La Voix De Sidi Bel Abbes

Mémoire: Essai nucléaire à Reggane, 150 prisonniers algériens utilisés comme cobayes humains. Partagé par Mémoria.

René Vautier est mort le 4 janvier 2015. 
Résistant à 15 ans, il fut, avec pour seule arme sa caméra, engagé sa vie durant contre le colonialisme et les injustices ; emprisonné dès son premier film à 21 ans ; censuré comme nul autre réalisateur français ne le fut. Lui qui avait des liens si forts avec l’Algérie s’était fait l’écho d’un témoignage terrible. Il était surtout intervenu auprès d’amis algériens.

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Cela se passe au Centre saharien d’expérimentation militaire situé à Reggane, à 700 km au sud de Colomb Bechar. Les tirs sont effectués à Hamoudia, à une cinquantaine de km au sud-ouest de Reggane. Le 1er avril 1960 a lieu le second essai nucléaire français, sous le nom de code “Gerboise blanche”. La bombe dégagea environ 4 kilotonnes.

Le tir a été l’occasion d’étudier la résistance des matériels militaires (avions, véhicules, parties de navires…) à une explosion nucléaire. L’armée française a mené des essais sur des rats, des lapins et des chèvres. Des exercices militaires en ambiance «post-explosion» ont été réalisés. Ils commencèrent vingt minutes après les tirs. Mais, environ 150 hommes vivants furent aussi exposés aux effets de la bombe, ligotés à des poteaux, à environ 1 km de l’épicentre.

Nous sommes en pleine guerre d’Algérie, cette guerre qui a fait plusieurs centaines de milliers de victimes algériennes, militaires et surtout civiles. Beaucoup de victimes meurent torturées. Pour le colonialisme français et son armée, la vie des algériens ne vaut pas cher à l’époque…

René Vautier, avait monté son film “Algérie en flammes”, tourné aux côtés des combattants algériens dans les studios de la DEFA (Deutsche Film-Aktiengesellschaft) en RDA. 
C’est là qu’il a appris que Karl Gass, réalisateur documentariste à la D.E.FA. avait recueilli le témoignage d’un légionnaire français d’origine allemande affecté à la base de Reggane. Le témoin affirmait avoir reçu, juste avant l’explosion, l’ordre de récupérer dans des prisons et des camps de concentration, 150 Algériens qui devaient être utilisés comme cobayes à proximité du point zéro. Il déclarait les avoir fait venir, les avoir remis à ses supérieurs hiérarchiques et ne les avoir jamais revus. Ce légionnaire a été affecté ailleurs en 1961.

M. Mostefa Khiati, médecin à l’hôpital d’El Harrach et M. Chennafi, enlevé avec cinq de ses amis de Staouéli (ouest d’Alger) à Reggane où ils devaient travailler, confirment ce témoignage (voir encadré “Ce que disent les Algériens”). En Algérie, la presse et les médias algériens, la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme, des juristes, des médecins évoquent ces questions.

Le 14 février 2007, le quotidien Le Figaro cite une réponse à l’interpellation des Algériens. Elle est faite par le responsable de la communication du ministère de la Défense, Jean-François Bureau : « Il n’y a jamais eu d’exposition délibérée des populations locales ». Il s’agit, selon lui, d’une légende entretenue par la photo d’une dépouille irradiée exposée dans un musée d’Alger. « Seuls des cadavres ont été utilisés pour évaluer les effets de la bombe », ajoute-t-il.

Mais alors, quels sont ces cadavres ? D’où venaient-ils ? Quelles étaient les causes des décès ? Où sont les documents tirant les enseignements de leur exposition à la bombe ? Et surtout, peut-on sérieusement croire qu’en pleine guerre d’Algérie, l’armée française pouvait transporter des cadavres sur des centaines de km pour des essais “éthiques” alors qu’elle torturait et tuait quotidiennement civils et combattants algériens ? Qui peut croire aussi, qu’un pouvoir qui se dote à grands frais d’une arme nouvelle, qui fera l’essentiel de ses forces, va s’abstenir d’en faire l’essai jusqu’au bout ? La logique “technique” à défaut d’être humaine, c’est de la tester “en vraie grandeur” c’est à dire sur des êtres humains vivants… Tous l’ont fait : lisez, pays par pays, l’ encadré à ce sujet.

Pourtant, il n’y a pas eu de scandale d’Etat à la hauteur de ce fait qui relève du crime contre l’humanité. Le fait que le FLN avait accepté, dans le cadre d’ »annexes secrètes », que la France puisse utiliser des sites sahariens pour des essais nucléaires, chimiques et balistiques pendant quatre années supplémentaires a sans doute créé des conditions propices à ce silence officiel… En effet, ces essais se sont poursuivis dans les conditions de mise en danger des populations locales et des travailleurs algériens sur les sites contaminés, le pouvoir algérien ne souhaitait sans doute pas voir ce dossier sensible resurgir.

Derrière elle, l’armée française a laissé des poubelles nucléaires à peine ensablées, des populations victimes de multiples cancers, des nappes phréatiques radioactives. Mais elle laisse aussi le souvenir, mieux caché pour l’instant, d’une épouvantable expérimentation effectuée sur des êtres humains vivants. Merci à René Vautier pour avoir tenté, durant des années, de lever la chape de plomb sur ce crime. A présent les bouches et les archives doivent s’ouvrir.

Comme la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme, exigeons l’ouverture compète des archives militaires sur les essais nucléaires dans le sud du Sahara (algérien) dans les années 1960 à 1966. Demandons aux nombreux militaires et civils français et algériens qui ont servi sur la base de Reggane et ont pu être témoins direct ou recueillir des témoignages de dire ce qu’ils savent. Que la France officielle reconnaisse aujourd’hui le crime. A défaut de pouvoir le réparer, qu’elle prenne ses responsabilités pour atténuer les conséquences de ses essais nucléaires sur les population algériennes :

La réhabilitation des sites d’essais nucléaires, conformément à la législation internationale.

La création d’une structure de santé spécialisée dans le traitement des maladies cancéreuses causées par la radioactivité. La mise en place d’un registre du cancer dans les régions d’Adrar, Tamanrasset et Béchar. La prise en charge totale des malades.

La création d’un pôle d’observation des différents sites ayant servi aux essais nucléaires comme ce fut le cas pour l’Angleterre et ses sites en Australie.Et enfin, que la mise au jour de ce crime soit une occasion de plus d’exiger de supprimer PARTOUT ces armes, qui avant même leur emploi dans un conflit, ont de pareilles conséquences.

Ce que disent les Algériens

Du côté algérien, des recherches ont été faites dans les années 2000 et résumées ainsi par l’avocate Me Fatima Ben Braham : «L’étude iconographique, de certaines de ces photos, nous a permis de constater que la position des soi-disant mannequins ressemblait étrangement à des corps humains enveloppés de vêtements. A côté de cela, nombre d’Algériens détenus dans l’ouest du pays et condamnés à mort par les tribunaux spéciaux des forces armées [français] nous ont apporté des témoignages édifiants. Certains condamnés à mort n’ont pas été exécutés dans les prisons, mais ils avaient été transférés pour ne plus réapparaître. Ils avaient, selon eux, été livrés à l’armée. Après consultation des registres des exécutions judiciaires, il n’apparaît aucune trace de leur exécution et encore moins de leur libération. Le même sort a été réservé à d’autres personnes ayant été internées dans des camps de concentration.»

Après des recherches, l’avocate a retrouvé une séquence des informations télévisées montrant un combattant mort sur une civière entièrement brûlé, ainsi commentée : «Et voilà le résultat de la bombe atomique sur un rebelle.» 
De plus, une étude minutieuse des photos de mannequins, et particulièrement une, où plusieurs corps (5 environ) étaient exposés, indique que les mannequins auraient une forte ressemblance à des corps humains.

Elle a alors réuni un groupe de médecins et de médecins légistes à l’effet de faire le rapprochement des corps exposés avec de véritables corps humains dans la même position (tête, bras, jambes, bassin, buste, etc.)
Les résultats ont été concluants : il s’agit bien de corps humains (même le poids a été déterminé) et leur mort était certaine.
En 2005, la question a été posée aux autorités françaises qui ont d’abord répondu qu’il s’agissait uniquement de mannequins et de rien d’autre, pour tester les habillements face aux essais.

Après insistance des Algériens, les autorités françaises ont rétorqué que «s’il y avait des corps à la place des mannequins, il faut se rassurer que les corps étaient sans vie».

Source : Des cobayes humains ?

>Lors d’un documentaire, réalisé par Saïd Eulmi et diffusé à l’ouverture du colloque, il a été rapporté que des prisonniers de guerre avaient été utilisés comme cobayes lors des essais. Des images de corps humains calcinés accrochés à des poteaux ont été montrées. « Les corps de ces martyrs (…) ont été retrouvés durcis comme du plastique», a souligné Mostefa Khiati, médecin à l’hôpital d’El Harrach. «Les conventions de Genève ont été violées. Il s’agit de crimes de guerre », a estimé Abdelmadjid Chikhi, directeur des archives nationales.

Source : Metaoui Fayçal, El Watan

Le témoignage de M. Chennafi, « un sexagénaire, enlevé avec cinq de ses amis de Staouéli (ouest d’Alger) à Reggane où ils devaient travailler jour et nuit et préparer l’installation de la bombe nucléaire : « Après l’explosion de cette bombe, les victimes étaient parties en fumée. Même les ossements ont disparu». Plusieurs militaires et médecins Français ont confirmé l’utilisation par l’armée française d’habitants de la région ou de Ghardaia afin de « tester l’effet des radiations » sur eux. Ces derniers ont été placés dans les lieux servant de théâtre des opérations sans protection aucune. Les survivants n’ont bénéficié d’aucun traitement contre les radiations nucléaires par la suite.

Source : Planète non violence (webzine)

La LADDH pense que l’exposition directe, par la France de prisonniers dans l’expérience nucléaires constitue “une flagrante violation de la convention de Genève relative aux prisonniers de guerre et à leur traitement.

Le FLN a accepté, dans le cadre d’ »annexes secrètes », que la France puisse utiliser des sites sahariens pour des essais nucléaires, chimiques et balistiques pendant cinq années supplémentaires. Onze essais se sont ainsi déroulés après l’Indépendance du 5 Juillet 1962 et ce, jusqu’en février 1966.

La LADDH est porteuse d’exigences vis à vis de la France (voir article principal). Source : Les essais nuclaires français

Radiations imposées : même les militaires n’étaient pas protégés

Si l’on compare avec ce qui a été fait en Polynésie pour la protection des populations – des blockhaus pour Tureia qui se trouve à 110 km de Mururoa et des «abris de prévoyance» sommaires pour les Gambier, Reao et Pukarua, dans le Sahara algérien, les précautions prises pour la protection des personnels militaires et des habitants des palmeraies voisines ont été très sommaires, voire inexistantes. 
Quelques documents estampillés «secret» permettent d’avoir une idée du mépris des autorités militaires à l’égard de leurs hommes. on peut constater que pour les populations sahariennes de Reggane (environ 40 km d’Hammoudia) et quelques palmeraies encore plus proches des points zéro, la protection était nulle. Aucun abri ou autre bâtiment n’a été construit pour ces populations, tout aussi bien que pour les personnels militaires de la base de Reggane Plateau ou les quelques dizaines de militaires et civils qui restaient sur la base d’Hammoudia pendant les tirs.

A Reggane au Sahara, à moins de 5 km de l’explosion, on donnait des lunettes noires aux soldats pour se protéger les yeux. Mais ils étaient en short et chemisette. Des retombées à plus 3 000 km, des conséquences sanitaires terribles.
Outre dans tout le Sahara algérien, les retombées radioactives ont été enregistrées jusqu’à plus de 3000 km du site (Ouagadougou, Bamako, Abidjan, Dakar, Khartoum, etc.). 24 000 civils et militaires ont été utilisés dans ces explosions, sans compter l’exposition aux radiations de toute la population de la région.

Le film « Vent de sable » de Larbi Benchiha montre clairement que si des dosimètres ont été remis à la population, puis des examens effectués pour mesurer les expositions aux radiations, c’était à des fins d’études et non pas de soins.

A Reggane où les essais ont été atmosphériques et ont couvert une vaste zone non protégée, selon les médecins l’exposition aux radiations ionisantes provoque plus 20 types de cancer (cancers du sein, de la tyroïde, du poumon, du foie, du côlon, des os, etc.). 
Les leucémies dépassent de manière sensible la moyenne dans la région. Des malformations touchent aussi bien les adultes que les enfants, les nouveaux nés et les les fœtus. On constate également une baisse de fertilité des adultes. Des cas de cécité sont dus à l’observation des explosions. A Reggane le nombre de malades mentaux est très important. Des familles entières sont affectées, sans parler des lésions de la peau, des stigmates physiques et des paralysies partielles, ainsi que d’autres phénomènes sur lesquels les médecins n’arrivent pas à mettre de mots.

Le bilan des décès causés par les maladies radio-induites ne cesse de s’alourdir à Tamanrasset. Au total 20 cancéreux, entre femmes, hommes et enfants, sont morts en juillet dernier, s’alarme Ibba Boubakeur en 201447, secrétaire général de l’Association des victimes des essais nucléaires à In Eker (Aven), Taourirt. « Nous avons assisté à l’enterrement d’enfants amputés de leurs membres inférieurs et de femmes à la fleur de l’âge. Le pire, c’est qu’aucune de ces victimes ne possède un dossier médical, hormis les quelques certificats délivrés par les médecins exerçant dans la région », se plaint-il. 52 ans après cette tragédie que la France ne veut toujours pas réparer.

« On ne peut pas avoir le nombre exact de victimes. En 2010, un recensement partiel faisant état d’un peu plus de 500 victimes a été réalisé dans les localités relevant uniquement de la commune de Tamanrasset, à savoir Inzaouen, Ifak, Toufdet, Tahifet, Indalak, Izarnen, Outoul et Tit. Nous y avons constaté beaucoup de maladies, des avortements, des malformations et toutes les formes de cancer ».

Selon une étude réalisée par des experts, 21,28% des femmes de cette région sont atteintes de cancer du sein et 10,13% du cancer de la thyroïde

La France n’est pas la seule à utiliser des humains comme cobayes

USA

Le secrétaire d’Etat à l’Energie américain, Hazel O’Leary, a révélé que son pays a mené des expériences sur quelque 700 « cobayes humains ». C’était dans les années quarante, on administra à plus de 700 femmes enceintes, venues dans un service de soins gratuits de l’université Vanderbilt (Tennessee), des pilules radioactives exposant les foetus à des radiations trente fois supérieures à la normale. On leur faisait croire qu’il s’agissait d’un cocktail de vitamines. 
En 1963 (là, on était pourtant édifié sur les effets de la radioactivité !), 131 détenus de prisons d’Etat de l’Oregon et de Washington se portèrent « volontaires », en échange d’un dédommagement de 200 dollars chacun, pour recevoir de fortes doses de rayons X (jusqu’à 600 röntgens) aux testicules.
Mais l’expérimentation humaine principale avait été menée lors des bombardements atomiques d’Hiroshima et Nagasaki les 6 et 9 août 1945 et après eux.
le Japon avait de toute façon déjà perdu la guerre et s’apprêtait à négocier, avant les bombardements nucléaires.
Les USA choisissent Hiroshima et Nagasaki pour leurs configurations différentes et y expérimentent deux bombes de types différents : plutonium pour Nagasaki ; uranium 235 pour Hiroshima. Plus de 2 00 000 victimes immédiates, sans compter celles des décennies suivantes.
Les archives américaines ont révélé que quatre des plus grandes villes japonaises avaient été retenues comme cibles potentielles et interdites de tout bombardement, afin de pouvoir attribuer à la seule bombe atomique les dégâts observables. Par ordre de « préférence», il s’agissait de Hiroshima, Niigata, Kokura et Nagasaki.
Après les bombardements les USA construisent tout un hôpital, implantent un camp de scientifiques pour examiner les survivants et mener des expériences sur eux, quelques semaines seulement après le bombardement. Mais ne soigneront personne.

URSS

En septembre 1954, l’armée soviétique exposa sciemment des civils et des militaires aux retombées d’une bombe atomique de 20 kilotonnes, explosée à 350 m au-dessus de la ville de Totskoye, dans l’Oural. outre les 45 000 soldats qui furent exposés – quand les généraux décidèrent de leur imposer des exercices militaires sur les terrains encore brûlants de radioactivité -, il y avait aussi des civils : un million de personnes environ, réparties dans un rayon de 160 km autour du site de l’expérience. En effet, Kouibichtchev (aujourd’hui Samara), alors peuplée de 800 000 habitants, se trouve à 130 km à l’ouest du site et Orenbourg, 265 000 habitants, à 160 km à l’est.
Au Kazakhstan un quart du territoire kazakh est occupé par les terrains d’essais et des usines militaires. On y a fait exploser 466 bombes atomiques : 26 au sol, 90 en altitude et 350 sous terre. Lors de l’essai, en 1953, de la première bombe à hydrogène 14 000 personnes furent exposées aux retombées. Une vaste région de ce pays est contaminée. Elle a subi une irradiation d’un niveau comparable à celui de Tchernobyl pendant quarante ans.
 Source : Le scandale des cobayes humains

Chine

Le site d’essais nucléaires chinois de Lob Nor, dans le Xinjiang, est le plus vaste du monde : 100 000 km2, dans le désert du Turkestan oriental, dont environ un cinquième a été irradié. 
Les populations locales se sont plaintes à de nombreuses reprises de maladies inhabituelles : cancers de la thyroïde ou malformations à la naissance. Les estimations du nombre de victimes vont de « quelques décès » selon les autorités, à 200 000 selon les sympathisants de la cause ouïghoure (ethnie majoritaire au Xinjiang). Des tests indépendants, conduits dans quelques villages, ont montré des taux de radioactivité très supérieurs à la limite d’alerte, et 85 000 personnes au moins vivent encore à proximité immédiate des anciennes zones d’essais. Au début des tests, ces riverains n’étaient même pas déplacés. Dans les années 70, on les faisait évacuer quelques jours avant de les faire revenir.
Source : Denis Delbecq et Abel Segretin.

Royaume Uni : le gouvernement britannique a eu recours à des soldats australiens, anglais et néo zélandais pour les utiliser comme cobayes lors d’essais nucléaires.
Des centaines d’aborigènes ont probablement été contaminés à proximité du site d’essais de Maralinga.

Nicolas Pluet

Ami de René Vautier.

Sources :

Dossier Algérie : Les essais nucléaires français au Sahara. Annexes

Essais nucléaires en Algérie : la Laddh exige des réponses de la France

L’AVEN s’alarme des décès causés par le cancer à Tamanrasset partagé par notre ami Mèmoria

Les essais nuclaires français

Les méfaits nucléaires de la France coloniale

– Le jour d’Algérie du 13 février 2007

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=69851

Posté par le Nov 14 2016. inséré dans CE QUE DIT LA PRESSE, HISTOIRE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

17 Commentaires pour “Mémoire: Essai nucléaire à Reggane, 150 prisonniers algériens utilisés comme cobayes humains. Partagé par Mémoria.”

  1. Dounia

    Le FLN a accepté, dans le cadre d’ »annexes secrètes », que la France puisse utiliser des sites sahariens pour des essais nucléaires, chimiques et balistiques pendant cinq années supplémentaires. Onze essais se sont ainsi déroulés après l’Indépendance du 5 Juillet 1962 et ce, jusqu’en février 1966

    • Mémoria

      Bonsoir Dounia qui me rappelle une « Bozariste » ou belle artiste ! Excusez-moi pour cette réminiscence plus inconsciente que réfléchie !
      Une tendance révisionniste veut s’imposer sur la scène historico-médiatique bilatérale,en l’occurrence l’existence de clauses secrètes dans les Accords d’Evian qui ont bien plus souffert du non respect de leurs clauses explicites puisque verbalisées et ‘écrites que d' »amendements » fictifs ultérieurs à imputer aux gouvernements successifs composés de certains’éléments du CNRA qui ont refusé de signer ces mêmes accords du 18 mars 1962.
      Les Accords d’Evian n’ont jamais eu de clauses secrètes .Elles sont toutes verbalisées et je vous conseille camarade Dounia de lire le livre « Les Accords d’Evian »,OPU-03-86-Ben Aknoun-Alger du regretté Benyoucef BEN KHEDDA qui en est l’auteur et ancien président du gouvernement provisoire de la République Algérienne(GPRA) !
      Bonne nuit !

  2. Amirouche

    En 2009, l’artiste photographe Bruno Hadjih a découvert Mertoutek, un village martyr de 300 ames qui se trouvait sur le passage du nuage radioactif de la bombe de Berryl au Sahara. Ce photographe ( pourtant un étranger…►OU SONT NOS JOURNALISTES???) qui a pris le sujet à bras le corps et s’était rendu une dizaine de fois dans cette région entre 2009 et 2014, il avait pris de très nombreuses photos de la région et avait questionné les habitants qui ont eu la chance de vivre (ou la malchance suite aux maladies, cancers, déformations…). Vous pouvez lire cet article en tapotant  » Retours à Mertoutek, village martyr du Sahara, décimé par la bombe nucléaire française « …

  3. Mme CH

    Salam…!!! Tout d’abord, il faut noter que la VDSBA est citée comme source parmi tant d’autres dans cet article qui nous rappelle les atrocités atomiques du colonisateur barbare au Sahara algérien…! C’est une bonne chose, cela prouve que nous sommes lus et suivis un peu partout dans le monde.surtout lorsqu’il s’agit des choses sérieuses…!!!

    Sans vouloir prendre la défense du FLN historique, surtout que je ne suis pas une adepte du compromis de l’eau minérale d’Evian, il faut signaler qu’à l’époque, ils avaient des circonstances atténuantes:

    – L’indépendance de l’Algérie était la priorité des priorités…..!!!
    – Les Limites du territoire algérien et le sort du Sahara, que la France souhaitait conserver, étaient aussi une priorité….!!!!
    – FaFus avait parlé d’essais nucléaires seulement, alors qu’il s’agissait de véritables explosions nucléaires -(dont 11 ont échoué, parmi lesquels l’accident de l’essai du nom de code « Béryl », le 1er mai 1962, qui a fait éclater la montagne du Hoggar à In Ekker. Le tir avait pour but l’expérimentation d’un engin dont l’énergie est de 50 kT, destiné à armer le Mirage IV de la dissuasion nucléaire de la France. L’accident dont la gravité équivaut celui de Tchernobyl, le 26 avril 1986, et celle de Fukushima, le 11 mars 2011, est dû à un mauvais réglage de l’engin…..)-………et à l’époque, je suis sûre et certaine, que les responsables du FLN ne connaissaient pas les effets réels des radiations sur l’Homme et l’environnement et ne réalisaient pas la portée et la gravité de cette opération criminelle….!!! D’ailleurs, les responsables français n’ont pas cessé de mentir en prétendant qu’ils avaient réalisé des essais « propres »… !!! Ils nous prennent pour des benêts…ces messieurs « Propre »….!!!

    Les victimes algériennes, polynésiennes et françaises souffrent jusqu’à ce jour au su et au vu de tout le monde…!!!

  4. Hassan

    Dans l’article »retour à Mertoutek il y a des inexactitudes flagrantes:
    1. Il n’y a jamais eu d’essais de bombes au Béryl dans le sud. Le nom de code de l’essais nucléaire était Béryl ce qui est tout autre chose. Le Bérylium est un élément rare qui est utilisé comme modérateur des neutrons dans une réaction nucléaire.
    2. Le camps d’internement des militants du FIS se trouvait à In Amguel , lieu situé loin de Tin Affela la montagne ou ont eu lieu les explosions nucléaires souterraines. C’était l’ancienne base française qui servait pour l’hébergement des spécialistes qui travaillaient sur le programme nucléaire français. Il y existe une caserne militaire et même une piste atterrissage pour avions qui ramenaient le ravitaillement et les épouses des spécialistes français qui vivaient dans cette base secréte à l’époque.
    3. La montagne Tin Affela lieu des explosions souterraines ne s’est pas effondrée mais il y a eu formation d’une fissure par ou la lave radioactive s’est épanchée en dehors de la chambre de confinement.
    4. La clôture en fil barbelé sur l’ image a été posée par le COMENA pour empêcher que des gens non habilités puissent se rapprochés de la galerie qui est murée .
    Il ne faut pas croire tout ce que raconte la rumeur: Nos responsables chargés du dossier y veillent. Nous avons des spécialistes en radio-protection qui ont étudié dans les meilleurs établissements étrangers en particulier aux USA qui ont travaillé sur la question. L’un d’entre eux est actuellement directeur au niveau de l’Agence internationale de l’Energie Atomique (AIEA) à Vienne . Toute la région autour de Tin Affela a fait l’objet d’un levé radiométrique terrestre et un levé aéro-magnéto-spéctrométrique capable de détecter toute radioactivité qui dépasse le fond radioactif naturel.
    Les gens qui savent savent que nos hommes et femmes veillent sur notre pays. Merci à nos patriotes.

    • Amirouche

      Hassan

      Salam,

      Merci pour cet éclaircissement qui nous fait connaitre une région « touchée » par les essais nucléaires français du sud de notre grand pays, mais pour « …ne pas croire tout ce qu’on raconte « , il serait souhaitable que les responsables, que vous citez dans votre annotation, chargés du dossier de la protection des sites et qui y veillent, de nous dire où pourrait-on voir, constater ou lire ce que disent les relevés radiométriques de ces régions. Peut-on lire  » quelque-part  » les résultats des études de nos patriotes sans doute bien formés, afin de savoir depuis quand ont-ils commencé leur travail, quel serait le nombre des morts et des malades du cancer( 20 types), des malformations congénitales, des malades mentaux …etc, de nos autres patriotes qui se trouvent vraisemblablement à ce jour exposés aux radiations du plutonium dans la région de Hamoudia, Reggane, In-ekkert, jusqu’à Tamanrasset. Je ne parlerai pas des effets sur l’environnement…etc…Et puis protéger une galerie est-ce suffisant devant l’ampleur des dégâts ?! Procèdent-ils à des décontaminations?! …Ces responsables du  » dossier  » ont-ils trouvé des restes d’ossements d’êtres humains ou tout est parti aux labo français ? Voyez-vous si Hassen, beaucoup de questions se posent!, doit-on strictement être fonctionnaires de l’état pour connaitre les réponses ?! …

      NB/ Vous avez raison Si Hassan, Beryl n’était pas une bombe comme l’avait dit le photographe, c’était un code. La France avait fait treize tirs souterrains( dont 4 qui n’ont pas été totalement confinés). Parmi ces codes des tirs :  » Agathe, Béryl, Améthyste, Rubis et Émeraude, ils étaient les plus atroces et effectivement,  » la région a vécu un accident terrible lors du second essai baptisé au nom de Béryl. Un défaut de confinement de l’explosion à l’intérieur des galeries creusées dans les montagnes de Taourirt Tan Affla et Tan Ataram avait conduit à libérer des éléments radioactifs associés à des scories et des aérosols auxquels une centaine de personnes avaient été exposées.les parois du mont de Taourirt se fissurèrent en plusieurs pans laissant apparaître sur ses flancs un panache noir qui éructa brutalement son magma de lave radioactive et son souffle de particules toxique dans l’atmosphère ».

      Je partage l’avis du Pr Chittour qui a écrit dans un article : » Outre l’aide technique qu’elle est en devoir de fournir en matière de décontamination, elle doit ouvrir ses archives, mettre des noms sur tous les lieux secrets où les bombes avaient explosé. Il reste que si la France a attendu 45 ans après pour révéler l’implantation des mines antipersonnel posées le long de nos frontières, aucune cartographie des sites des dépôts des déchets radioactifs n’a été fournie à l’Algérie à ce jour. Il serait moral que la France, qui a semé la mort et qui n’avait aucune certitude quant à la fiabilité de ses expériences – n’avait-elle pas en effet préparé 6000 cercueils à toutes fins utiles ? – reconnaisse enfin, que la colonisation ce n’était pas « positif » pour les milliers de personnes irradiées et pour les autres milliers potentiellement malades à venir, car faut-il le rappeler, la demi-période de l’uranium 235 est de 24.000 ans. C’est-à-dire que dans 24.000 ans il restera la moitié de la concentration initiale en uranium. D’ailleurs, sur le terrain, la radiation est toujours aussi forte, plusieurs dizaines de fois plus forte que la radioactivité naturelle La France devrait, de ce fait, indemniser et ce n’est pas une aumône, les vies brisées pour ceux qui mènent une vie de souffrance, et – après voir donné la mort – redonner la vie en décontaminant le site pour diminuer les risques de contaminations mais aussi reverdir la région en construisant un village avec toutes ses commodités. »…
      Est-ce vrai que l’État algérien avait donné le dossier des victimes à la LADDH ?!

      “Le vrai patriote s’inquiète, non du poste qu’il doit occuper dans la patrie, mais du rang que la patrie doit atteindre parmi les nations.” Tardivel

      Fraternellement et respectueusement.

      • Hassan

        @ El Hadj Amirouche. Si je ne me trompe pas vous êtes résident en France. Permettez-moi de vous poser une simple question: Est ce que toutes les données du CEA (commissariat à l’Energie Atomique) sont accessibles au public? Bien sur que non. L’accès aux sites protégés ou sensibles est réglementé. Chaque pays a ses propres secrets et tout le monde ne peut pas y avoir accès . Seules le personnel habilité y a accès à différents niveaux.
        Pour vous tranquilliser il me suffit de vous dire que des chercheurs algériens en radio-protection ont mené une compagne de prélévement d’échantillons des maisons de Tamanrasset et ont mesuré leur teneur en certains isotopes , ainsi que la teneur en radon dans ces maisons. Concernant la décontamination des lieux ou ont eu lieu les explosions nucléaires , à ma connaissance , aucun pays ne l’a réalisé: Cela coûterait trés cher et on ne peut ,en l’état actuel des connaissances scientifiques garantir son efficacité. Certains isotopes pouvant exister sur ces lieux des milliers d’années. Les sites en question sont protégés (gardiennage, barbelés, gendarmerie) et peuvent servir pour certaines activités d’études et de recherche.
        Ceci dit cela ne veut pas dire que nous ne devons pas exiger réparation de la France, au contraire c’est en présentant des données scientifiques fiables que nous pourrons défendre nos intérêts.
        Mon respectable frère Amirouche , il existe toujours en Algérie, quoi qu’on dise ,des algériens qui aiment leur pays et qui veillent jour et nuit sur notre peuple et notre pays.
        Salutations fraternelles.

        • Amirouche

          Hassan

          Grand frère,

          Qui n’aime pas son pays ? même ceux qui le disent, ne le pensent pas; frustrés, ils expriment seulement un rejet de certains qui, après 62, ont donné les seins de l’Algérie à certains de ses enfants en privant les autres. Nous aimons tous notre mère patrie, certains la surveillent par les armes, les autres par la plume et l’invocation. Qu’Allah la protège.
          Sans polémiquer, je pense que vous ne m’avez pas bien compris. Je voulais parler des chiffres, des études et des démarches ayant trait à ces questions et entreprises par nos gouvernants successifs.

          Si Hassen, résidents à l’intérieur ou à l’extérieur du pays, nous ne faisons qu’un simple constat de tel ou tel sujet par amour de notre patrie, sans plus. Néanmoins, je pense qu’il est du devoir ( même de l’honneur) de nos dirigeants de cesser de se parer des plumes du paon, et devront contraindre la France à donner tous les éléments et dossiers des essais nucléaires, les archives d’avant 62, du rapatriement des restes mortuaires de « nos parents » exposés dans ses musées juste parce qu’ils étaient des résistants au colonialisme. Qu’ils prennent exemple des dirigeants de l’Afrique du Sud qui ont pu ramener Baartman « Vénus Hottentote » sur sa terre natale ou de la Nouvelle Zélande qui a pu reprendre chez elle les restes d’une vingtaine de Maoris exposés au musée depuis le 19e siècle.

          Je suis Chérif Boubaghla, je suis Cheikh Bouziane…
          Sais-tu que j’attends avec impatience tes commentaires ?! Goutaya par exemple, je ne la connaissais pas…
          Fi Lamene

          • Hassan

            @El Hadj Amirouche. Je n’ai jamais douté du nationalisme et de l’amour de la Patrie chez ceux et celles pour une raison ou une autre se sont retrouvés à vivre dans des pays étrangers. Au contraire , je pense plus on est loin de notre patrie(Mére) plus on l’aime et les expatriés algériens qui vivaient en France durant la guerre de libération nationale en sont l’exemple type. Pour ce qui me concerne je pense que notre »diaspora » est une chance et une force terrible pour la défense de notre pays. Elle peut jouer un grand rôle dans le transfert du savoir-faire, du savoir vivre et du savoir tout court à notre peuple. De même elle peut jouer un grand rôle dans le développement économique de notre pays. Malheureusement certains essayent de diaboliser nos frères qui vivent à l’étranger(Ex. Ouahya ou Ahmed dont le fils est installé à l’étranger).
            Frère Amirouche je ne vous apprend rien si je vous dit que les relations internationales sont basées sur un rapport de force. Notre pays n’est pas en mesure actuellement, d’imposer à la France de faire son devoir envers notre peuple. Nous sommes entrain d’avancer petit à petit pour atteindre notre but: Les archives, les dépouilles de nos valeureux chouhadas Allah yarhamhoum, le canon qui défendait Alger El mahroussa etc…Un jour peut être viendra ou notre peuple atteindra un tel niveau économique, culturel et technique et alors , comme le dit un proverbe de chez-nous » Ghadoua n3raf yema men yamek ». Je crois profondément dans le génie de notre peuple, dans son courage et son abnégation et surtout dans sa solidarité pour avancer vers le progrés et le développement.
            En 1962 nous avions quelque médecins, pharmaciens et avocats et 5 ou 6 ingénieurs en tout et pour tout. Nous n’avions ni le savoir ni les moyens humains et matériels pour gérer un pays dévasté par sept ans de guerre de libération nationale et par la guerre de la terre brûlée. Nos Moudjahidines savaient manier les armes légères mais ne connaissaient rien en gestion, management, marketing, sociologie, économie etc… En plus nous fûmes attaquer par nos frères marocains (1963). Notre gouvernement à l’époque fonctionnait comme dans le maquis: Prendre des décisions immédiates pour résoudre les énormes problémes du pays.
            Le nucléaire était le cadet de ses soucis: Aprés l’indépendance l’URSS proposa à notre gouvernement (Ben Bella Allah Yarhamou) de l’aider à faire  »marcher » l’Institut nucléaire algérien d’Alger. Notre gouvernement rejeta l’offre car il avait surtout besoin de former des cadres dans les domaines économiques:Hydrocarbure, recherche minière, militaires etc..
            Je me rappelle comme si c’était hier quand le Président Ben Bella venait sans escorte prendre un repas à la cité des étudiants de Ben Aknoun. Il s’asseyait et discutait avec les étudiants. Il en est de même quand Boutéflika, ministre de la jeunesse, habillé d’une Djélaba venait au 10 Bd Amirouche pour dîner et discuter avec les étudiants. Le niveau était ce que la situation d’alors pouvait octroyer au peuple algérien.
            Maintenant nous avons des femmes et des hommes armés du savoir et qui sont capables de prendre en charge le devenir de notre peuple. Il faut laisser le temps au temps pour que notre pays puisse , à l’instar des autres pays  »avancés » prendre son destin en mains. Il faut être optimiste. Malheureusement pour beaucoup d’entre nous nous n’avons pas le temps d’attendre. Ce sera le devoir de ceux qui nous remplaceront dans le future. La jeunesse est une force plus forte que le nucléaire, il faut juste qu’elle soit bien orientée.
            Mes respects .

            • Mme CH

              Salam mon frère Hassan…!!! Toujours un plaisir de vous lire…!!! Dans votre intervention on peut relever plusieurs vérités objectives et subjectives, historiques et actuelles…!! Il faut dire qu’à chaque époque ses hommes, que « chaque temps fait ses hommes » et qu’à « chaque temps suffit sa peine « , n’empêche que nos hommes auraient pu mieux faire depuis le jour de l’indépendance jusqu’à ce jour, s’ils avaient respecté notre peuple, nos concepts, nos valeurs, notre identité..etc..!

              Il ne faut pas oublier aussi que l’Algérie a été minée par les orbitons de H.F, certains déserteurs de l’armée française, les H et les News H…et le statut du « sleeping partner. »……..ce qui fait que la connivence a été trop importante…et c’est ça qui a mis un frein au développement de notre pays…..l’Algérie devait rester la vache laitière et un marché de la FaFus, point final….!!! Prenons le cas du secteur de la recherche, vous êtes au courant comment fonctionnait ce secteur et pourquoi la recherche n’a pas vraiment décollé pourtant tous les moyens humains et matériels étaient là…!!! Par exemple, c’est maintenant qu’on commence à parler des énergies renouvelables alors qu’il y avait des centres de recherche dans tous les domaines relatif à cette énergie….!!! Bref..!!

              Revenons à la « Diaspora » même si je n’aime pas beaucoup ce terme car il se rapporte à une certaine espèce d’individus…dans l’ancienne histoire…!!! Là, je ne suis pas totalement d’accord avec vous, car parmi nos immigrés assis sur deux continents, il ne faut pas occulter ceux qui ne s’impliquent pas du tout, ceux qui nient leur algérianité, critiquent leur pays (je ne parle pas des critiques constructives comme nous le faisons tous), ceux qui dansent avec les chats comme les Souris ou Far en arabe, ceux qui sont nourris au fromage puant comme les Manchots qui se prennent pour des Pingouins, les H et leurs progénitures contaminées par les virus de leurs parents (l’exception ne fait pas la règle), ceux qui ainsi font font les petites marionnettes qui dansent toutes en rond sur le pont d’Avignon ou sur le pont Golden Gate…etc…etc…!!! Bref…!!! Autrement dit, il n’y a pas que les bons (les Autouins), il y a aussi une bande de brutes et de Truands……en mèche avec la bande intra-muros. .!!!

              « La jeunesse est une force plus forte que le nucléaire, il faut juste qu’elle soit bien orientée »….oui, c’est vrai…!!! Reste à savoir comment, dans quel sens et par qui…!!!???

              Tahiyatiiiiii El Khalissa…!

              • Hassan

                @ Mme CH. Effectivement le centre des énergies renouvelables existe depuis longtemps. Il a réalisé beaucoup de travaux tels: Les pompes solaires installées dans le Hoggar, l’éclairage de la piste Regane Borge Baji Mokhtar, la piste Silet Timyaouine, la station solaire d’Adrar etc…L’équipe du CDER était enthousiaste et volontaire et travaillait malgré les difficultés. N’oublions pas la géothermie et l’éolien. Que tous ces spécialistes trouvent ici l’expression de mes remerciements et mon profond respect et en particulier au Dr. Belhamel, , Fatima-Z ohra, Sa3ida etc..
                Pour développer une recherche quelconque il faut les moyens matériels, financiers et humains. Il faut une politique claire de la recherche-développement.
                Il faut que les spécialistes soient valorisés et qu’ils aient les moyens de vivre au moins comme un trabendiste.
                Pour ce qui concerne nos frères et sœurs installés à l’étranger et pas seulement en France, je pense que la majorité d’entre eux aiment vraiment et sont fiers de leur pays. Il reste une infime minorité  »D’entristes » qui pour un rien, sont prés à vociférer contre leur pays. Mais le dicton arabe ne dit-il pas:
                 » El kalbou kalboun wa louw bin essiba3i rabi
                Wa e sab3ou sb3oun oua louw hafat makhalibouhou »
                De toutes les manières  »Les chiens aboient mais la caravane passe »
                Salutations fraternelles.

  5. Mme CH

    Du coté algérien, sur les 200 dossiers de reconnaissance et d’indemnisation déposés au niveau du service des anciens combattants (Telemly-Alger), par les victimes algériennes des explosions nucléaires françaises au Sahara, 32 dossiers ont reçu un courrier officiel, en juin 2012, du ministère de la défense français, en leur affirmant que leurs dossiers seront présentés dans les meilleurs délais au comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) tout en précisant la possibilité d’expertises complémentaires en concluant qu’il appartient au comité d’indemnisation de faire une recommandation au ministre de la défense qui proposera un capital ou rejettera la demande d’indemnisation. Tous ces dossiers ont été rejetés en décembre 2012 par la commission ad-hoc mise sur pied à la faveur de la loi Morin, car jugés incompatibles avec cette dernière. Ils ont été refusés au motif que les pathologies déclarées ne rentrent pas dans le cadre de la loi.

    Il est cité dans cet article que La France n’est pas la seule à utiliser des humains comme cobayes…..effectivement, c’est une vérité amère hélas, mais il y a une différence de taille entre FaFus et ces pays….!!?? Ces pays ont une longueur d’avance sur la France en termes de reconnaissance des victimes des explosions nucléaires, ils ont au moins reconnu leurs torts même si le mal est fait, pas comme les messieurs propres. En effet, ils ont pris des dispositions concrètes pour faire droit aux revendications de leurs ressortissants, en accordant une indemnité (à des degrés divers) aux victimes qui ont souffert des effets de l’après-essai nucléaire….!!!

    Aux Etats-Unis, depuis la fin des années 1950, le gouvernement a mis en place un programme de suivi médical spécifique pour les populations des îles Marshall et ont créé un fonds d’indemnisation pour les populations déplacées de ces atolls. le 25 avril 1988, le Sénat a adopté une loi d’indemnisation des vétérans (militaires et civiles) ayant été exposés aux radiations en établissant la présomption d’un lien avec le service pour des maladies dont ils souffrent.

    En Grande-Bretagne, le gouvernement britannique a indemnisé les victimes australiennes et des îles océaniques et a procédé à la décontamination des sites des essais. Il a, par ailleurs, décidé de réviser ses propres études épidémiologiques. En février 2009, il a accordé le financement d’une étude radio-biologique indépendante sur la santé des vétérans anglais.

    En Australie, le gouvernement australien a publié, en août 2001, la liste nominative des 16.500 personnes affectées aux essais britanniques sur son territoire. Il a également accordé un budget de 500.000 dollars pour des études épidémiologiques et radio-biologiques. En juin 2006, il a adopté une loi d’indemnisation des victimes essais nucléaires dans le territoire indigène de Maralinga.

    Au Canada, le 2 septembre 2008, le gouvernement a créé un fonds d’indemnisation pour un millier de vétérans canadiens exposés dans les années 1950, aux essais nucléaires dans le désert du Nevada.

    En Nouvelle-Zélande, le gouvernement a mis en place, en septembre 2001, une étude sur un groupe de 100 vétérans utilisant la méthode des tests radio-biologiques, permettant d’affirmer l’exposition aux radiations. Un système de prise en charge des vétérans et de leurs descendants a également été mis en place.

    Au Kazakhstan, le gouvernement verse une indemnité compensatoire aux victimes des essais nucléaires soviétiques.

    Mr Zalani Azzedine, un juriste algérien installé en France avait affirmé que cette incapacité à répondre aux exigences du décret exécutif promulgué en France, le 13 juin 2010, en application de la loi Morin sur les conditions et modalités d’indemnisation des victimes des explosions et essais nucléaires français, est «synonyme de déni de justice».

    Le gouvernement français doit œuvrer sans attendre pour une véritable réparation des préjudices sanitaires et environnementaux causés par les 210 explosions nucléaires conduits par la France entre 1960 et 1996, et ce, par la modification de la loi Morin de 2010 sur l’indemnisation des victimes des explosions nucléaires françaises au Sahara algérien et en Polynésie..!

    Effectivement mon frère Hassan, Merci à nos patriotes…!

  6. Lui

    Merci Hassan pour la rigueur scientifique et la clarté de vos éclairages.
    les essais nucléaires français ont continué par des tirs en Polynésie au grand dam de l’Australie et de la Nouvelle Zélande.
    Ils ont été présentés comme vitaux pour perfectionner la dernière génération d’arsenal nucléaire.
    Ils n’ont cessé que parce que des logiciels permettent maintenant aux puissances nucléaires de modéliser des stimulations qui vaudraient tirs réels.
    C’est le Président qui a autorisé les derniers tirs et on ne connait pas exactement quel est l’impact des retombées radio-actives en milieu marin.
    L’Algérie de 1963 n’avait pas toutes les cartes en mains et a du batailler ferme pour contrecarrer le plan de partition précédant les accords d’Evian et qui prévoyait l’annexion pure et simple su Sahara, région dans laquell on avait trouvé des gisements de pétroles et gaz entrés en exploitation sous l’égide de la SNRépal qui n’a plié bagage que suite à la nationalisation des nos ressources par Le nationaliste Boumédienne qui dira à cette occasion:
    ‘ Oui, notre pétrole est rouge du sang de nos chouhadas’
    De grâce, soyons au niveau de leur sacrifice

  7. Lui

    merci de lire président Chirac

  8. Al Hanif

    @ Hassan
    Tout d’abord merci de contribuer au débat sans outrance, adossé que vous êtes à un vécu qui vous honore.
    Merci aussi de ne pas douter de l’amour du pays de ceux qui ont fini par rejoindre des diasporas plus anciennes, en commençant par celle fondatrice de Massilia (ville quasiment algérienne sur l’autre Rive,la juive, l’irlandaise (qui a imprimé son cachet à l’Amérique), la russe des russes blancs et bien d’autres encore.
    On ne peut qu’appeler Diaspora algérienne une dispersion géographique qui concerne plus de quatre millions de personnes et ce mouvement est loin de se tarir.
    Chaque année la matière grise algérienne continue à quitter le pays et un aspirant émigrant sur quatre n’est pas le chômeur bravant la mort liquide à bord d’arches qui invitent la fatalité mais des médecins formés gratuitement par l’argent du Pays.
    Les dernières statistiques indiquent que plus de 14000 médecins algériens exercent dans la seule France et beaucoup d’autres en Europe, sans que l’on s’interroge sur cet état de fait sinon en convoquant un nationalisme étendard.
    Le CREAD du chercheur Mohamed Yassine a certes tenté de tirer la sonnette d’alarme et de présenter cette hémorragie comme le prolongement du pillage des ressources du Sud par le Nord mais ses conclusions n’abordent jamais les vraies raisons et les statistiques brandies ne parlent pas de la vraie réalité, celle du vécu, des affects, des espoirs et rêves de ceux qui veulent prendre le large..
    Plus de 300.000 cadres de haut niveau exercent en Europe, les chiffres pour le Canada et les USA étant plus incertains car les conditions de leur intégration professionnelle dans leur pays d’origine posait question.
    Au delà de ce bilan, il est temps de rappeler qu’il n’y a pas d’Amour sans preuves d’amour.
    Et des preuves, l’association des médecins installés à New York qui fédère tous les praticiens installés chez l’oncle Sam en donne en venant opérer gratuitement en Algérie et en assumant les frais de transport à leurs frais.
    Des preuves, nous en avons donné lorsque nous avons utilisé la tribune du journal le Monde et d’autres espaces pour faire rendre gorge aux propos infamants de Kamel Daoud et réduit au silence ses laudateurs-manipulateurs, tous penauds devant la vigueur et la crédibilité de notre réaction.
    A notre Etat de donner des preuves d’amour en rendant les billets d’avion ou de bateau plus accessibles aux bourses les plus modestes qui s’imposent chaque été une saignée financière inimaginable.
    Que cela soit par air ou par mer, le prix du kilomètre qui nous ramène vers la mère patrie est tout simplement prohibitif et hors de portée pour les plus modestes d’entre nous.
    Plus récemment l’article 51, à être interprété plus comme comme une crispation, qu’une mesure ayant du sens a contribué à éloigner affectivement et psychologiquement tous les détenteurs d’une double nationalité, tenus désormais en suspicion illégitime.
    Les partisans du brouillage du débat et de la vision autiste ont le vent en poupe.
    Vite, vite, ouvrons les fenêtres car l’air devient vicié!
    Les couleurs chantent m’a dit un ami physicien de la Diaspora, à ma grande stupéfaction:
    Oui, m’a t-il expliqué: chaque couleur émet une fréquence et possède une longueur. Tiens, le Rouge par exemple chante le plus fort avec 500.000 nanomètres de longueur d’onde.

    Les couleurs de notre drapeau chantent la fierté d’Etre ce que nous sommes et le Croissant rappelle nos gloires passées et à reconquérir.

  9. Mme CH

    Salam Mr Al Hanif…!!! Toujours un réel plaisir de vous lire…!! Tout d’abord, je dois dire qu’on ne doute pas de l’amour du pays de tous nos immigrés, qui sont parfois plus nationalistes que ceux qui sont sur la rive Sud, mais j’ai cité plusieurs catégories qui ne méritent ni estime, ni considération, ni respect, ni même compassion…d’ailleurs , je ne comprends pas pourquoi certaines espèces qui passent toute leur vie là bas demandent à être enterrées ici…..c’est drôle non….!!!!

    Il va sans dire que je partage plusieurs points inscrits dans votre belle et pertinente intervention qui contient plusieurs vérités …hélas…!!! Par exemple:

    – « La matière grise algérienne continue à quitter le pays……des médecins formés gratuitement par l’argent du Pays. »
    – « Le prolongement du pillage des ressources du Sud par le Nord mais ses conclusions n’abordent jamais les vraies raisons.. »
    – « Nous avons utilisé la tribune du journal le Monde et d’autres espaces pour faire rendre gorge aux propos infamants de Kamel Daoud et réduit au silence ses laudateurs-manipulateurs… »
    Mais le TOP des Top, c’est celle- là:  » il est temps de rappeler qu’il n’y a pas d’Amour sans preuves d’amour. » Tenez, par exemple, moi j’aime beaucoup la Botanique et je l’ai prouvé à plusieurs reprises…(rires)…..!!!!

    Rien qu’entre vous et moi, cher monsieur, je trouve que l’article 51 est une très bonne chose pour couper l’herbe (et encore) sous les pieds de certains Bi qui sont de connivence avec les Pingouins, les Renards, les Ours, les Baleines bleues sans oublier les Corneilles noires et les étoiles bleues…! Ceux qui veulent occuper des postes clés n’ont qu’à choisir une nationalité, sinon on ne peut pas danser sur deux pieds….!!! Mais, si ça ne dépendait que de moi, les Bi n’auraient pas de postes clés même s’ils abandonnent l’une de leurs 2 ou 3 nationalités….!!! Excusez ma franchise…!!!

    Concernant le chant des couleurs, je suis d’accord avec vous…..après le réveil de l’Ours russe, des voix rouges ont repris leurs chants, alors qu’elles se sont tues pendant un long moment…il y a même celles qui ont changé de couleur……!!! Mais je me demande à quoi ça sert de chanter si on chante faux…même s’il y a parfois de belles partitions….!!!

    Selon les spécialistes, dans la majorité des cas, quelqu’un qui chante faux, c’est quelqu’un qui ne connait pas bien la mélodie de ce qu’il doit reproduire.
    Dans un cas un peu moins grand mais tout de même très important, quelqu’un chante faux lorsqu’il ne s’écoute pas assez. Il entend, mais il n’écoute pas. Par conséquent, la boucle audio-phonatoire est viciée, la personne ne se reprend pas, ne corrige pas sa voix, et les notes sont alors fausses….!!!

    « Les couleurs de notre drapeau chantent la fierté d’Etre ce que nous sommes et le Croissant rappelle nos gloires passées et à reconquérir. », là par contre, je suis à 1000% entièrement d’accord avec vous…très belle phrase…Merci..!

    Mes Respects…!

  10. Mme CH

    Qu’est ce que je vous disais….!! Ghir El 3ya…!!

    « Non à l’utilisation de notre emblème national sur les affiches de propagande française » (Communiqué de presse, le 23/11/2016)

    Les racistes, les xénophobes et les nostalgiques de l’Algérie française imposent au prix du plus puant et du plus répugnant l’image de l’Algérie dans la campagne de la primaire de droite.

    Autant les Binationaux sont libres du choix de leur candidat de droite comme de gauche à la présidentielle française, autant je les appelle à manifester leur désaccord sur l’utilisation de notre emblème national sur une quelconque affiche ou photo de propagande française.

    Aussi, j’invite nos ressortissants à l’étranger à rester vigilants et à signaler aux opérateurs des réseaux sociaux toutes images qui visent à salir notre drapeau afin de bloquer les comptes des nostalgiques de l’Algérie française.
    Comme j’espère que toutes les associations franco-algériennes vont se réunir dans un collectif pour ester en justice tout auteur d’une utilisation malveillante de nos emblèmes nationaux.

    La non-ingérence dans les affaires internes des autres nations est l’un des principes directeurs de la politique étrangère de l’Algérie. Et, c’est également au nom de ce principe que nos autorités interdisent l’utilisation des emblèmes étrangers dans nos propres campagnes électorales. Sur ce sujet, il serait souhaitable que les autorités françaises emboîtent le pas à notre pays.

    Chafia Mentalecheta (Députée de la Communauté Nationale établie à l’étranger).

    Bonne nuit les grands et les petits…!

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