La Voix De Sidi Bel Abbes

Ma rencontre avec Aâmi Lakhdar, retraité algérien résident en France, par notre ami Choucha Houari

1900085_1405611069695068_1261609402_nJe rencontre Aâmi Lakhdar pour la première fois au quartier Maghrébin pour faire quelques courses, des produits du bled, Aâmi Lakhdar retraité résident au foyer Adoma ex sonacotra, âgé de 65 ans, isolé, il vit en France depuis 1965, analphabète sans qualification, il a toujours travaillé dans le bâtiment en qualité de manœuvre, des problèmes de santé qu’il le préoccupe. Aâmi Lakhdar est de petite taille, visage creusé vêtus d’un manteau marron qui cache toute sa silhouette et un bonnet noir sur la tête, très marquer physiquement, et parait bien plus âgé que son âge réel.

Baraquement des travailleurs migrants 1978

Baraquement des travailleurs migrants 1978

«Le traumatisme lié à leur histoire migratoire et la pénibilité des métiers exercés entraînent souvent un vieillissement précoce », observe Murielle MAFFESSOLI, directrice de l’observatoire régional de l’intégration et de la ville, en Alsace. En échangeant avec lui autour du quotidien et les nouvelles du bled, il m’invite à boire un café avec lui, j’accepte volontiers, je suis identifié comme intervenant social par nos Chibanis, Aami Lakhdar il me précise qu’il a besoin de parler et veut juste que je l’écoute, tout simplement, me parler de sa vie et ne pas pour faire valoir ces droits, car il sait que ce n’est ni le lieu ni l’endroit pour ça. Après une introduction sur la situation en général de nos Chibanis il évoque sa situation administrative et des problèmes de santé en commençant tout d’abord son discours par un récit de vie émouvant Aâmi Lakhdar n’a jamais oublié l’heure et le jour de son arrivée en France par bateau à Marseille et même son premier café dans une brasserie avec une ambiance de musique d’Edith Piaf, il me déclare « qu’il était sans qualification et venu pour trois mois pour travailler dans l’agriculture, afin d’améliorer sa situation social et aidé sa maman et ses frères et sœurs, il s’est aperçu qu’il est en France depuis 40 ans » le mythe du retour reste d’actualité, il est passé partout en France, il a travaillé dans le bâtiment, il faut savoir que ces personnes migrantes venues du Maghreb ont travaillé dans quatre domaines : l’agriculture, le bâtiment, les mines et la métallo-sidérurgie, des métiers difficiles et pénibles dans des conditions climatiques sévères entre le chaud et le froid avec une sécurité au travail minimes, s’ajoute à cela les accidents de travail et leurs lieux de vie dans des baraques de fortune à la sortie de chaque ville, loin de la civilisation et de l’intégration, avec un nombre d’heures de travail de 8 à 14 heures par jour.
En qualité d’intervenant social, et mon repérage sur le terrain lors de mon accompagnement social de certains d’entre eux aux établissements privés et publiques de santé le constat et le diagnostic des professionnels de santé et sans appel «les pathologies et le vieillissement précoces sont liés à leur parcours professionnel et leurs conditions de vie » comme les a surnommé le sociologue Abdelmalek SAYAD «les hommes en bétons et les hommes en fer» faisant référence à tous ceux qui ont travaillé dans le bâtiment et à tous ceux qui ont travaillé dans les mines et la métalo-sidérurgie.
Sans l’interrompre Aâmi Lakhdar poursuit « si on sait ni lire ni écrire parce que la majorité des personnes migrantes qui sont venues Du Mahgreb pour travailler en France sont originaires des villages, ils n’ont pas eu l’occasion d’être scolarisés, arrivant en France ils n’ont pas appris le français pour les raisons suivantes : Les heures du travail effectuées dans la journée de 8 à 14 heures par jour ne leur permet pas d’apprendre le français, afin d’intégrer la société française, nombreux d’entre eux ont fait des heures supplémentaires au travail pour subvenir à leurs besoins et ceux de leur famille resté au pays.
Il faut savoir que ces travailleurs migrants ils étaient tout le temps dans la construction et l’épargne, ils ont construit des maisons en Algérie finalement pour ne pas y habité, ils ont mariés leurs enfants, Aâmi Lakhdar fier de me montrer tous les immeubles qui abritent différentes administrations, aux quelles il a participé à la construction.
Aami Lakhdar il a fondé une famille et construit une maison au pays, il a participé à la reconstruction de la France dans l’urbanisme et les routes ainsi que les autoroutes et il a travaillé toute sa vie, il ajoute qu’il était tout le temps indépendant financièrement, arrivant à la retraite il lui manquait plusieurs trimestres parce que son employeur l’a pas déclarer pour une période de trois années, ça fait un trou dans sa fiche de carrière et il se retrouve avec une maigre retraite, et qu’il est impuissant pour subvenir à ces besoins et aux besoins de sa famille se trouvant en Algérie. Il n’est pas demandeur, le frein de la langue et la méconnaissance de ces droits l’empêche à franchir les portes des administrations car pour Aâmi Lakhdar c’est une façon de mendicité d’ailleurs l’administration ne va pas le comprendre, pour lui, il a travaillé toute sa vie et il veut tout simplement ses droits ni plus ni moins Aâmi Sebti s’arrête brusquement de parler, souffle et reprend pour déclarer, « je maudis le jour ou j’ai pris le bateau pour Marseille » sans lui demander pourquoi il déclare « en Algérie je suis l’immigré en France je suis immigré » je n’arrête pas de faire le va et le viens, comme les a surnommé le sociologue Abdelmalek SAYAD « les personnes du couloir aérien » poursuit Aâmi Lakhdar pour mon épouse et mes enfants je suis tout simplement « l’euro » et « les cabas » j’ai pas vu grandir mes enfants, j’ai perdu l’autorité sur ma famille, je n’ai plus de repères en Algérie, si je ne retourne pas en Algérie c’est pour trois raisons :
– Je suis très malade, et le système de soin et plus meilleur en France
– Après tout ce que j’ai construit en Algérie, et comme je suis âgé maintenant je suis en conflit avec mes enfants et mon épouse, si ils m’appel au téléphone c’est pour me communiquer leur liste des affaires à acheter en plus pour l’envoi de l’argent et si je décide de faire un retour définitif, je sais que ma retraite sera gérer par ma famille.
– Comme je bénéficie de l’ASPA (Allocation de Solidarité aux Personnes Agées) ex minimum vieillesse, ma retraite n’est pas transportable en Algérie, avoir le droit de l’ASPA et mise sous condition de résider sur le territoire français.
Après tout me déclare Aâmi Lakhdar en souriant « autre fois mon épouse et mes enfants avaient besoin de moi, de mon affection et de ma présence, maintenant ils ont besoin de mon argent et ce qu’il y a dans mes valises, après tout je leur pardonne … si dieu le veut je vaudrais mourir dans mon pays »
Résidence sociale Adoma ex sonacotra construit en 1992 photo prise en 2013

Résidence sociale Adoma ex sonacotra construit en 1992 photo prise en 2013

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Posté par le Fév 14 2014. inséré dans ACTUALITE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

64 Commentaires pour “Ma rencontre avec Aâmi Lakhdar, retraité algérien résident en France, par notre ami Choucha Houari”

  1. fethi

    Magnifique papier reflétant réalité amére

  2. abbes

    Houari Choucha ; heureux et fier de vous lire

  3. houssine

    Sans doute certains dand notre pays croient que tout va pour le mieux pour ces chibanis Non ;non ce n’est pas toujours vrai monsieur Choucha Houari nous montre un cas digne de grand intérêt et qui sait si il ya des dizaines

  4. BADISSI

    Houari Choucha enrichie le site , nous dévoile une vérité que plusieurs personnes ne connaissent pas , revenons au sujet la situation de ces vieux qui ont travaillée toute leurs vie dans des conditions difficile voir infernale , des conditions que les Européens refusée catégoriquement ,

  5. CHOT LAHCENE

    C’est ce que nous avons pas arrêter de dire depuis des lustres ….mais certain s’évertuent à nous traiter d’immigrés ;alors que nous faisons partie de la communauté nationale….les shémas faisons croire que » » l’immigri «  »est un adversaire …est intolérable ….

    ALLAH EST GRAND

  6. mus

    Un article révélateur d’une situation presque inconnue chez nous

  7. fethi

    un plaisir de voir les abbassis comme l’artiste Choucha Houari participer dans la vsba

  8. Fouzia T

    Cela nous fait changer des articles politiques vote président laic musulman Remercions ce jeune belabbésien auteur de ces lignes

  9. Belamri abdelkader

    Cet article ou ce témoignage doit servir de base de réflexion aux gens d’ici qui,non contents de leur statut de rentiers ,n’arrêtent pas de dénigrer leur pays car n’ayant pas reçu l’éducation civique nécessaire pour apprécier ce don de DIEU (le pétrole et le gaz )qui permet à chacun d’entre nous de vivre sans beaucoup de contraintes.Mais cela ne peut pas durer éternellement car la nature a ses revers que seul DIEU détient le secret ,car il est le créateur et le gestionnaire.Tout le monde peut savoir, et pas seulement les économistes , que A – B = Croissances où A est la richesse produite par le travail ,l’investissement et la création et B les consommations,les dépenses de fonctionnement etc..Or ,comme tout un chacun le sait notre production et surtout notre travail ne génèrent rien et donc ne représentent qu’un infime pourcentage par rapport à notre P I B dont presque la totalité est couverte par les ressources naturelles.Ceci nous conduit à réfléchir sérieusement à l’après hydrocarbure qui a rendu les algériens aux ambitions démesurées et que chacun essaie de tirer le maximum de profit à soi sans réfléchir à l’avenir des générations à venir.Seul le travail productif de l’homme est générateur de richesses et donc contributif au développement authentique du pays.Il ne faut pas pleurer de ces gens qui ont choisi de nourrir leurs enfants à la sueur de leur front malgré les conditions difficiles,mais de louer leurs mérites car ils n’ont rien demandé à personne et ils ont compté sur leur force et leur foi pour subvenir aux besoins de leurs familles.Le fait-on dans notre propre pays où tout est permis,malheureusement dans le sens négatif du terme.? A méditer.

  10. Imène

    une narration poignante, bcp d’emotion..difficile d’en sortir indemne : Merci Choucha H.

  11. Belamri abdelkader

    Est-ce CHOUCHA ould ammi bouziane ( Allah yarhmah ) moul el koucha fi Gambetta ?

  12. Kerrroucha

    je crois que c’est lui sonfrére est prof ex instituteur de Francais plus âge que lui Sauf lui confirmera

  13. kazouz

    C’est important comme témoignage,nous félicitons Choucha pour tout cela,c’est une réalité des personnes âgées en FRANCE,AMI LAKHDAR a toujours vécu en France sans sa famille,il était jeune il ne rendait pas compte ,mais comme maintenant il est malade et âgé ,je pense qu’il a besoin de sa famille,il vaudra mieux qu’il retourne en ALGÉRIE MALGRÉ CE QUI PENSE DE LUI SA FAMILLE,il finiront un jour à le soutenir ce qu’on souhaite.

  14. Chot Lahcène

    Nous devons remercier et témoigner nous ‘chibanis «  » pour le travail extraordinaire que MONSIEUR CHOUCHA a entrepris depuis de longues années. L’action social envers les «  »chibanis » »déracinés et abandonnées par leurs propres services consulaires ,qui sont seulement considérés comme un apport en «  »devises «  » et rien d’autres ….combien d’Algériens qui n’ont pas la chance d’être logés en foyers ,et sont sans domiciles fixes ,ayant perdus tout repaires ….nos gouvernants ;d’ailleurs ne tiennent même pas compte de cette communauté sauf quand il s’agit des élections .
    ALLAH EST GRAND

  15. choucha houari

    Exactement je confirme Mr Belamri ya jary je suis ould ammek BOUZIANE ALLAH YERHMAH Moul el koucha li fel mexique pour les personne qui ne connaissent pas le mexique c’est l’extrémité du vieux Gambetta, et je confirme ya ould ammi Kerroucha que je suis le frère de Benziane qui est tjrs instit de la langue française.
    je vous embrasse tous les deux

    • Belamri abdelkader

      Avant d’atterrir au » mexique »,ammi bouziane (Allah yarhmah )avait une des plus jolies maisons de la rue fulton ou Arrar Adda actuellement ,un four banal et une épicerie qu’il a ensuite vendue à Feu Elgharoussi (Allah yarhmah),c’était le bon vieux temps où l’insouciance du futur nous aidait à avancer dans l’entraide et le bon vivre ensemble ,malgré l’adversité de l’absence de moyens.Allah yarham jami3 el walidine qui nous ont inculqué une éducation à même de faire face aux vicissitudes de la vie.

  16. Fouzia T

    Pourquoi on appelle MEXIQUE,?

    • choucha houari

      Une bande de copains des année 70, parmi eux Meftah Antar allah yermah le frère de Meftah Abbes dit BOUGAITA figure emblématique du scoutisme et du monde artistique, comme cette construction est un passage obligé pour aller en direction du lac sidi mohamed benali , ANTAR et ses copains voulaient rejoindre le lac en passant par cette nouvelle construction de peinture blanche,vide et inhabitée, Antar allah yerhmah a prononcer sa fameuse phrase « WAOO ON DIRAIT LE MEXIQUE » et depuis …..

      • FouziaT

        Je vous remercie de votre réponse C’est apréstant d’années que j’apprends cei parque je ne connais que l « explication de karya qui est dans cité nouvelle adda boudjellal prés vieux larbi ben mhidi gambitta

  17. gherbi sba

    @Mr Choucha Houari Que devient le vieux Lakhdar? Ya t’il un brin d’espoir pur lui?

  18. CHOT Lahcène

    si un retraité perçoit une petite pension ….comment ferait -il pour vivre au pays ?

    aspa est une aide octroyer par l’état français …pour ceux qui ont une toute petite pension ….cette aspa…oblige le retraité à rester en France ….beaucoup de ses retraités âgés de 70 ans et plus sont obligés de faire l’aller retour afin de toucher ce pécule ….que fait le gouvernement algérien pour résoudre ce problème humain …nous assistons à des témoignages ou des vieillards de 80 ans 90 ans et plus à bout de force ,malades ,handicapés faire la navette entre le pays d’origine et le pays d’accueil afin de régler les problèmes administratifs liés à leurs conditions de vie ….Ne serait -il pas plus judicieux que l’Algérie prennent en compte ce problème en octroyant une aide afin que le retraité puisse vivre dignement dans son pays et vivre ses jours paisiblement …..mais bon c’est pas demain la fête ….mais pour l’insulte et la vindicte nous sommes fort ….

    ALLAH RECONNAITRA LES SIENS

  19. MILOUA

    c’est vrai ce que decrit Mr Choucha est le sort de cette vielle generation qui a emigre pendant les annees 60. Pour eux il n’y a pas eu de probleme ni de visas ou de residence,parce que la france avait besoin d’une main d’oeuvre à bon marché mais de preference illettrée donc ignorante de ses droits.
    Leur seul souci etait le maigre salaire à envoyer au bled,celibataire il ne revendiquait ni logement,ni couverture medicale ou sociale,des gens qui trimait et ne genait ni l’administration ,ni le voisinage,tout juste s’ils avaient le temps de respirer et ceux sont ceux-là qu’aimait bien la france de la 4eme republique.
    Mais il ne faut pas se meprendre et penser que c’est le genre de vie a l’image de ammi lakhdar que mene l’emigration actuelle en france.les choses ont bien changé
    Je pourrais vous raconteri l’histoire de Ammi Brahim un proche parent,plus age encore que ammi lakdar qui vivait dans un foyer et à Marseille au cours Belzunce ,illetré il vivait l’enfer ,seulement lui c’est sa femme moyennement lettrée qui savait ecrire et lire en français qui l’a rejoint 10 ans apres, et là quand l’administration eut à faire a cette dame qui a su alerter les services sociaux ,les associations,la mairie,la prefecture,les syndicats allant meme a reunir en manifestant des compatriotes elle a pu changer completement la vie du couple avec logement social,salaire revalorisé,primes sociales.
    apres le cote cour malheureux de ammi lakdar la communauté a decouvert le cote jardin celui de l’integration progressive,celui de revendiquer,se battre à armes egales.s’introduire dans le milieu politique,celui de postuler à la double nationalité, enfin s’imposer comme citoyen à part entiere.

    • Imène

      …les choses ont bien changé , dîtes vous Miloua ?? oh oui alors ! changé radicalement..virage à 360° : nous sommes les nouveaux maîtres de la France !!
      rien que ça ..loooool..confortés par nos frères maghrébns, nos voisins africains, nos amis asiatiques et tous les opprimés de la planète..nous allons couler la France comme dit fellag ! Yeah…we won ! (loool) on a gagné , on a gagné ! la vengeance est un plat qui se mange ….santé, les nouveaux maîtres ! hhhhhhhh..

      • Danielle B

        bonsoir IMENE
        je dois avouer que vos propos me déconcertent un peu
        plaisanterie ou pas de votre part?????
        par contre je n’ai pas trés bien saisi non plus ce que voulait sous-entendre mr Miloua
        il ne parle que de revendications, se battre à armes égales (AVEC QUI???? ET CONTRE QUI OU QUOI????)
        s’introduire dans le milieu politique mais à quelles fins?????
        quant à la double nationalité je dois vous dire tout de suite que cette solution me heurte au plus haut point si on veut être reconnu comme citoyen à part entière
        dans la vie il faut CHOISIR on ne peut pas pardonnez-moi l’expression avoir le derrière entre deux chaises
        Cordialement

        • Imène

          Bonsoir Danielle B
          Pourquoi et en quoi mes propos sont ils déconcertants ? je ne fais que dépeindre une réalité tangible, complexe sur un ton un peu léger, ironique l’immigration massive ( du sud et l’eur de l’est ) est un problème majeur auxquel sont confrontés tous les pays de l’ue, vous même dans un précédent commentaire évoquiez je cite  » l’immigration sauvage qui menace votre quotidien…. » je me suis un peu inspiré de notre grand humoriste Fellag, c son thème de prédilection, et puis souvenez vous la célèbre devise de Beaumarchais  » je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer  » quand à la double nationalité, je ne suis pas concernée, je n’ai aucune opinion la dessus. salutations cordiales.

          • Danielle B

            bonsoir IMENE
            déconcertants je ne sais pas comment expliquer ce que je ressens et je n’ai pas voulu vous blesser j’ai juste été surprise de la tournure de vos propos c’est tout
            la double nationalité??? moi non plus je ne suis pas concernée ça ne m’empêche pas de dire que lorsqu’on se veut partie intégrante du pays dans lequel on vit on se doit de choisir, je sais que c’est difficile lorsqu’on a le coeur qui balance entre son pays de naissance et celui où on a décidé de faire carrière et entretenir sa famille, mais pour moi c’est un acte de courage, une prise de conscience , mais ça chacun pense comme ça l’arrange
            juste une petite info, un ami bel-abbésien décédé l’année dernière m’avait proposé de faire le nécessaire pour que j’ai la double nationalité, j’ai décliné son offre, j’ai quitté l’Algérie parce que j’étais française j’ai pensé qu’il n’y avait pas à revenir là-dessus
            cordialement et bonne soirée et surtout sans rancune

            • Imène

              Bsr Danielle B..
              Je crois savoir ce que vous ressentez Danielle : vous n’etiez pas dans de bonnes prédispositions..probablement irritée par tout ce déballage, tout ce qui a été dit et écrit sur ce pan -ô combien sensible- de l’histoire entre VOS DEUX pays..pour vous l’équation se pose comme suit : la France c’est tous les jours, l’algerie -S.Belabès- c’est toujours indissociables !! puis vint mon commentaire ..inélégant, discourtois à la limite trash je l’admets.. mais c’était juste pour rire, et alors c’est la réaction épidermique, le tsunami..lol. à l’evidence je peux me tromper.
              sans rancune aucune.
              salutations cordiales , bonne fin de soirée.

              • Imène

                lire : la france c’est tous les jours, sidi belabes c pour toujours..indissociables. merci

                • Danielle B

                  Bonjour IMENE
                  ah là là pas facile de s’expliquer par écrit et lorsqu’on ne veut pas trop s’attarder sur le sujet pour ne pas importuner les autres lecteurs
                  vous avez bien résumé lorsque vous dites la france c’est tous les jours et SBA c’est pour toujours, mon coeur ne balance pas puisqu’il est resté là-bas, mais la raison et l’honnêteté intellectuelle m’ont donné une ligne de conduite que je ne renierai pas ne serait-ce que par fidélité à mon grand-père et mon père qui se sont battus pour la france en 14 et en 40 et dont je ne rougirai jamais, si malgré tout j’étais restée vivre en Algérie j’aurai peut-être agi différemment par respect
                  votre commentaire inélégant et discourtois surement pas, ne vous en excusez pas, c’est juste que je n’avais pas saisi « l’humour » de vos propos et lu entre les lignes, je reconnais être assez chatouilleuse sur certains sujets et je réagis au quart de tour, c’est après que je me dis « mais pourquoi tu as réagi comme ça???? » mais c’est trop tard mon post est parti (rires) et le tsunami a fait des dégats et pas seulement avec moi
                  voilà ma chère Imène ce que je voulais vous préciser
                  bonne journée
                  cordialement

                  • Danielle B

                    A LA REDACTION DE LA VDSBA
                    BONJOUR
                    une excellente idée que d’avoir permis à nouveau de garder notre post ou bien de vouloir l’effacer en cas de nécessité
                    bonne journée
                    cordialement

                    • benali

                      @Danielle B bonjour Le débat est toujours porteur on découvre davantage les autres et on noue amitié

                    • Danielle B

                      bonjour MR BENALI
                      oui les débats sont toujours porteurs mais malheureusement pas toujours dans le bon sens
                      c’est vrai qu’on découvre là je suis d’accord avec vous
                      vous êtes un pacificateur, vous me faites penser à
                      MR ALBARRACIN , vous essayez toujours tous les deux de calmer le jeu et de ne voir chez les autres que ce qu’il a de bon et de constructif
                      bonne journée
                      amicalement

  20. samira

    merci monsieur le directeur ancien emir abdelkader

  21. kaid

    un témoignage qui nous renvoie a voie ici les choses

  22. Houari Choucha

    Bonjour,
    Je voudrais préciser à tous nos chers lecteurs et lectrices que Aâmi Lakhdar, a voulu juste exprimer ses MAUX par ses propres MOTS, il n’est pas un cas isolé mais je peux dire que plusieurs d’entres eux ont entamer à l’époque la démarche de regroupement familiale en france, et il vivent avec leurs épouses et enfants.
    dans le prochain article j’essaye de vous parler de leur quotidien, et quels sont les dispositifs mis en place en direction de ses chibanis, le rôle des services sociaux, la position des politiques vis à vis de ce public et le rôle des consulats algériens.
    pour votre information je suis missionné par la politique de la ville, la prefecture et le conseil Général pour intervenir auprès de tous public quelque soit son origine, sa couleur de peau, son sexe, sa religion et son orientation politique, les chibanis retraités font parti de mon public, pour leur permettre d’accéder à leurs droits.

  23. Jamel

    Sut tous ces lecteurs qui plus ou moins positivent vous vous trouvez ceci inadéquat moi je dis bravo C Houari

  24. Fouzia T

    @mr Hassen je ne sais comment vous remercier ?Une question un peu personnelle loin d’etre désobligeante Ou résidiez vous pur juste vous situer Fraternellement

  25. Mme ABDI hy

    témoignage très émouvant ; touchant et regrettable a la fois ; mais vois tu cher ami Choucha ; le correspondant qui m’a précédé Mr HASSEN a comme par télépathie façonné mes idées en vers écrit merveilleusement que je ne pourrais rajouté plus c tellement bien dit et tellement réel que je n’ai pu retenir mes larmes car notre fin a tous est faite ainsi mais mourir dans la dignité restera éternellement le vœu de chacun .Merci cher ami CHOUCHA d’avoir su par ton récit mis en évidence le mal que beaucoup le vivent et préfère souffrir ds leur misère pour éviter les regards des inhumains !!!!!!!

  26. Fouzia T

    @Mme ABDI Hy Je ne peux ajouter plus mais je crois quelque soit sont statit social méme défaorable l »tre humain reste digne et respectueux c’est ce dénominateur commun a nous tous ,passagers de gare en gare jusqu’a l’eternel MERCI

  27. Mohamed-Senni

    Quand on fait un choix sensé, réfléchi, après en avoir mesuré les pour et les contre et quand on fini par prendre sa décision, toutes les conséquences, bonnes ou mauvaises, rejaillissent sur leur seul auteur. Il assumera seul ses responsabilités avec tout au plus le soutien de ses amis. S’il finit sa vie active en ne récoltant que des déboires, il n’a pas le droit de pointer du doigt ses patrons successifs encore moins l’administration du pays d’accueil car ni les premiers ni la seconde ne l’ont forcé d’accepter. Parti d’Algérie en homme libre, il ne l’a pas été moins en posant le pied sur le sol de l’Hexagone. Et puis il faut cesser de généraliser les échecs de certains pour en faire le lot de tous les autres. Ceux qui sont dans le cas de Ammi Lakhdar savaient ce qui les attendait, ont commencé à le vivre et ont eu entre les mains, dès les premiers mois de leur activité, la pleine mesure de ce qui allait être la suite. Et ils ont pris le parti de rester. Ils n’ont plus désormais qu’un droit : n’en vouloir qu’à eux-mêmes. Mais ce qui n’est pas dit dans le texte et qui mérite d’être porté à la connaissance des lecteurs, c’est qu’il faille s’intéresser au revers de la médaille : examiner le cas de ceux qui s’en sont sortis et ils sont extrêmement nombreux. Avec 18 autres compatriotes j’ai eu, avant d’entamer mes études supérieures à Lyon, à partir d’octobre 1970, à débuter une formation par un stage de « sensibilisation au monde industriel ». Je l’ai vécu dans les Établissements Berliet de Vénissieux dans la banlieue lyonnaise qui comptaient 18 000 employés : français, espagnols, portugais et algériens. Un monde en marge du monde, vécu de la même manière par tous ceux qui pointaient à 6h57 à l’entrée et à 17h57 à la sortie. Durant six mois, je suis passé de l’usage du balai les premiers jours en passant par tous les ateliers que suivait l’itinéraire de la fabrication des camions et des bus. Certains ateliers étaient extrêmement bruyants : la forge où des marteaux pilons s’abattaient dans un bruit infernal pour donner la forme grossière des pièces, l’atelier d’emboutissage où des presses ayant des forces de coupe qui atteignaient des dizaines de tonnes, découpaient les plaques métalliques en leur donnant les formes extérieures des bus et camions. Toutes les opérations étaient minutées avec précision, chronométrées par des spécialistes et les quantités journalières fixées pour les ouvriers indépendamment de leur origine. C’est dans un atelier de forge qu’un ouvrier français âgé me donna des frissons en me disant que des statistiques établies sur des cas similaires au sien lui donnaient une espérance de vie d’un maximum de huit ans à sa sortie de retraite. J’ai eu à connaître beaucoup de compatriotes et ne ratais pas une occasion de leur rendre visite dans leurs foyers SONACOTRA. Je leur rédigeais des lettres pour leurs familles restées au bled, leur lisais celles qui en leur parvenaient. Aucun ne se plaignait de son chef ni de son ambiance de travail. Ils avaient réussi à construire leur petit monde et, n’eût été l’obstacle de la langue, je pense qu’ils se seraient facilement intégrés à leurs collègues français. Beaucoup d’entre eux finirent par rejoindre définitivement le pays où ils travaillèrent sous mes ordres. J’ai visité durant les trois années passées en France beaucoup d’usines : celles de Peugeot Montbéliard, celle de Rhodiaceta (qui deviendra Rhône Poulenc Textile), les raffineries de Strasbourg, les distilleries Kronenbourg, Neyrpic (fabricant de turbines de barrage), les usines Renault Billancourt, Alsthom et j’en laisse. J’en ai rencontré des compatriotes et nul ne m’a parlé de discrimination professionnelle ou une surexploitation quelconque. Pourtant il y eut un cas à Lyon qui a défrayé la chronique. Je vais rapidement en parler : non loin du stade Gerland où je ne ratai pas un match, chaque fois accompagné d’un ami belabbésien, se trouvait l’usine de Penaroya, appartenant au groupe de Rothschild, spécialisée dans la transformation du plomb. Derrière l’usine qui se trouvait en bordure d’une grande avenue se trouvaient des baraquements où étaient logés les ouvriers : 98% de Nord-Africains et 2% de Portugais qui n’avaient pas le droit de quitter l’Enfer du site. Quand un ouvrier était défaillant à son poste, on réveille un autre qui le remplace. Et puis un jour, la nouvelle d’un cas de saturnisme(maladie due au plomb) se répandit et tout bascula. Quelques semaines auparavant, l’usine avait recruté un français pour un poste administratif. Quand il vit la détresse et l’exploitation des ouvriers, il décida de tenter l’impensable : une grève. Syndiqué CFDT il convainquit les ouvriers d’adhérer à son syndicat. La grève eut lieu. 20 000 étudiants -on parla d’étudiants venus de Grenoble, de Saint-Étienne – défilèrent. Du jamais vu. Penaroya, bloquant les salaires, les étudiants prirent contact avec le chanteur Léo Ferré qui donna un spectacle gratuitement. Il resta sur scène le temps d’interpréter… 36 chansons ! Un record. Et la bataille fut gagnée. La solidarité humaine était sublimée. C’était au printemps 1973 et dans une ville où, dès mon débarquement trois années auparavant, on me dit « Il ne faut pas faire attention aux Lyonnais, ils ne sont pas renfermés uniquement vis-à-vis des Étrangers mais ils le sont également vis-à-vis des autres Français ». Mais ce soir là, une fois les recettes versées aux grévistes, je fus le deuxième gagnant puisque Léo Ferré m’accorda ainsi qu’à mon épouse un entretien de quelques minutes. Avec l’obtention de mon diplôme quelques semaines plus tard cette rencontre avec mon Idole qui chantera plus tard « Les émigrants qui n’ont jamais de pain d’avance » constituait pour moi une apothéose à ma modeste dimension.
    Enfin, il est important de signaler que « grâce » à la plongée du Dinar, nos émigrés ont réalisé dans leur pays tout ce qu’ils n’auraient jamais pu réaliser si cette érosion de notre monnaie n’avait pas eu lieu. En 1970 un franc s’échangeait au marché noir pour un dinar avant d’atteindre 17 dinars en 1994.
    Les malheurs des émigrés, s’ils existent, sont un problème algéro-algérien. Taire ces éléments c’est commettre un mensonge par omission. Et l’exploitation d’un cas isolé ne doit pas nous faire oublier ce qu’a écrit Jean de La Fontaine :
    « Est-on sot, étourdi, prend-on mal ses mesures
    On pense en être quitte en accusant le sort. »

  28. Mohamed-Senni

    Deuxième ligne : lire « on finit ». Sincèrement désolé.

  29. ya mma!

    Sur un plan humanitaire et fraternel,on ne peut que compatir à la douleur et
    à la tristesse que vivent et ressentent ces personnes ce sont ,nos aînés,nos frères ,nos parents et nos voisins .
    Sur un autre plan ,la question restera toujours sans réponse: Pourquoi est-ce que les gouvernants ne veulent pas faciliter le retour des émigrés?
    Un exemple ,les Tunisiens, les Marocains et même les Mauritaniens encouragent leurs émigrés à participer à des achats de logements / résidences compris dans certains programme de construction de logement .

    Le problème ,à mon sens ,est à la fois historique/culturel et économique car de tout temps :
    `l émigré( ce binational), quand il vient c est juste pour étaler sa « richesse ,sa voiture,ses bijoux……) et donc c est un peu provocateur ( quoique à sa place on on ferait autant sinon pire : hacha ouled el familia )
    ( In )Culturel, puisque certains de nos illustres intervenants ne se sont pas gênés de dire que ceux et celles qui ont émigré ont à choisir ,« algérien ou ……» mais pas les deux à la fois ( QUE DIRE ALORS DES AUTRES DITS ILLETRES?).
    Cette perception de la situation ,via certains tribuns, trouve malheureusement consommateurs alors que la réalité est tout autre
    l Algérien en raison de son histoire et de son éducation diffère des autres maghrébins,il reste attaché à ses origines : le cas des déportés en Guyane et en Nouvelle Calédonie est révélateur ( la révolution dÈL MOKRANI rahimahou ALLAH) et les tribus entières séparées et déportées )

    La vérité est que la plupart des émigré sont parties pour des raisons objectives ( vous aurez remarqué que j`ai mentionné la plupart )
    Ce n èst ni le passeport ,ni le statut ,ni le confort qui pourraient changer lÀlgérien mais force est de remarquer que certaines personnes ne comprennent pas cela et continuent de blâmer ces pauvres personnes et ces pauvres jeunes voulant ou ayant déjà quitté les leurs .
    ( le problème est ailleurs ) , encore une fois merci à ce jeune intervenant et à notre frère et artiste CHOT LAHCEN à qui je dis ceci : La famille CHOT est connue et nul n à le droit de douter de son patriotisme :les chahid et les cadres issus de cette famille sont célèbres .
    Bonne continuation encourageons ces émigrés qui veulent apporter un plus et changeons cette mentalité car la planète a besoin de progrès et de respect et surtout de justice et de paix .
    Comme dernier point j aimerais remercier également Monsieur BELAMRI pour
    avoir mentionné que l` Algérien devrait prendre soin de certains avantages sociaux dont il dispose car ailleurs cela ne s òffre pas il faut travailler pour en bénéficier et on NE le saura quÙNE FOIS ON EST EMIGRE .

  30. gamra de sidi khaled

    @Ya mma vous nous administrez ici une bonne dose de sagesse

  31. BADISSI

    @ ADMINISTRATEUR
    l article sur farr ou les commentaires son fermé et certains supprimé M. HAKIM KOCEIR comme le mien ou j ai dit insulte grave quand ce dernier a comparer certains commentateurs a des porcs ( HACHAKOUME ) il étais souhaitable que son commentaires soit aussi supprimé MERCI

  32. CHOT Lahcène

    Ce que nous essayons de faire toucher du doigt …c’est la difficulté des algériens résidant à l’étranger et des algériens du pays à rentrer et sortir du pays ,pour la simple raison que notre dinars n’est pas convertible en monnaie internationale ;et les lourdeurs administratives liés à ce problème ,fait que des retraités sont obligés de faire l’aller retour afin d’encaisser leurs dus ….nous avons toujours proposer la convertibilité du dinars ce qui permettrait aux algériens «  » »immigris » » »de toucher leurs argent dans les banques aux pays ,sans passer par le compte devise ..et le change au noir qui ruine l’économie ..et aux algériens du pays de sortir à n’importe quel moment avec un dinars qui se changent dans tous les pays du monde à l’intar des autres nations ….bref sortir de ce système digne de l’ex URSS….

    ALLAH EST GRAND

  33. ya mma!

    Khouya GAMRA ,OUALLAH CELA VIENT DU CŒUR ET CELA ME FAIT DE LA PEINE ALORS QUE L`ON DEVRAIT S UNIR OU A LA LIMITE FAIRE COMME CEUX QUI ONT SU EXPLOITER LES RESSOURCES DE LEURS ÉMIGRÉS ( HUMAINE,FINANCIÈRES ET POLITIQUE LORSQUE LA NÉCESSITÉ L«  EXIGE NE PARLE -T-ON PAS DE POLITIQUE PARALLÈLE ?

    LES « GAMRA »KHYAR ENNASS ET J EN CONNAIS PLUSIEURS .

  34. la réalité

    À Chacun sa destiné .Et quelle triste réalité de certains pour qui la chance n’a pas souri ils sont devenu en quelque sorte les rebus de la societe francaise qui a eu besoin d’eux en masse pour une tres grande collaboration à son economie et une fois qu’ils aient terminé le dur labeur eh! Bien on connait le resultat auquel ces travailleurs ont abouti .
    Certains ont reussi mais ne sont qu’une minorité. Les foyers qui pour moi furent des marchands de sommeil sous tutelle de l’état tel que la SONACOTRA ENTASSAIENT ces travailleurs comme des sardines dans des chambres de 6 M2 avec une cuisine commune et une foche pour moultes personnes.
    tout ceci pour demolire les fameux bidonville s demunis d’eau et d’électricité et dont on connait l’affreuse situation de nos chers magrebins qui y residaient.
    Alors pour ces chibanis leur sort est au mains d’allah.certains ou la majorite qui ont laissé leurs femmes et enfants au pays sont devenu des vache laitieres comme le dit l’interressé il n’est même pas choyé ni aimé par ses enfants ni sa famille et ce qui les intéresse c’ est le fric ( l’€) et la fripperie (Chraméte).
    Pauvre de nous

  35. Abbes

    La chance ne peut pas sourire à tout le monde et ce chibani n’est pas un cas isolé et il a bien fait de laisser ses enfants au pays. Je ne vois pas pourquoi le qualifier de vache laitière puisqu’ il a envoyé de l’argent juste pour faire nourrir sa famille et pas plus .Cet article parle d’une situation juste après notre indépendance ou le chomage règnait dans notre pays et en cette période tout le monde voulait s’en sortir de la misère qui était sur les deux rives .Ce chibani n’aurait pas du quitté son pays dans le cas ou il a trouvé du travail chez lui ?

    • Danielle B

      bonjour mr ABBES
      vous avez tout à fait raison, cet homme n’avait pas d’autre choix
      ou bien il restait dans son pays et lui et sa famille étaient dans la misère, soit il partait pour leur assurer une vie meilleure, personne ne doit blamer cet homme et combien d’autres comme lui qui ont fait le sacrifice d’une vie familiale pour le bien de leurs enfants et même d’autres personnes de leur entourage
      ce que je ne comprend pas , c’est pourquoi maintenant qu’il est retraité il ne rentre pas chez lui dans son pays, son foyer finir ses jours tranquille auprès des siens?????

  36. choucha houari

    HYMNE SANS DRAPEAU…

    Pardon ! Excusez-moi ! J’aurais aimé ne pas vous déranger
    Mais à qui reprocher mon exil dans le pays des étrangers ?
    Elus et auditeurs sensés pensez avant de m’abroger
    Que mon âme et mon cœur ne sont pas en congé !

    Je vis en solitaire dans les maisons d’autrui
    Loin de mes enfants qui parait-il ont grandi
    Et m’ont même fait un grand père sans préavis
    J’ignore qui est mort et qui vient d’entrer dans ma vie…

    Pardon ! Excusez-moi ! J’aurais aimé ne pas vous déranger
    Mais à qui reprocher mon exil dans le pays des étrangers ?

    Toi aussi mon amour de ma vie je te demande pardon
    Mère de mes enfants avec qui j’ai très peu vécu
    Seule t’en as fait des hommes de bonne éducation
    De tous les êtres parlant tu es mon cher point de vue

    Pardon ! Excusez-moi ! J’aurais aimé ne pas vous déranger
    Mais à qui reprocher mon exil dans le pays des étrangers ?

    Voyageur déchiré entre sol d’échouement et mère patrie !
    Etre désaxé ! Mon cœur bat là bas et mon corps vit ici ;
    Je gagne durement mon pain à la sueur de mes chagrins
    Mais je rêve de paix et de bonheur pour tout être humain !

    Pardon ! Excusez-moi ! J’aurais aimé ne pas vous déranger
    Mais à qui reprocher mon exil dans le pays des étrangers ?

    La vie m’a trahi, alors qu’elle se rajeunit moi je vieillis ;
    Dans cette terre d’accueil la solitude me tient compagnie.
    D’assistante en assistante et de foyer social à un autre
    Je suis une mouche qui dans vos couverture se vautre…

    Pardon ! Excusez-moi ! J’aurais aimé ne pas vous déranger
    Mais à qui reprocher mon exil dans le pays des étrangers ?

    Je vous ai en quelques mots raconté mon histoire
    Il est certes trop tard pour dire Ras le bol et j’en ai marre !
    N’ayant pu choisir ma vie je ne dois pas rater ma gloire
    Celle de finir mes jours auprès des miens dans mon douar…

    Pardon ! Excusez-moi ! J’aurais aimé ne pas vous déranger
    Mais à qui reprocher mon exil dans le pays des étrangers ?
    Elus et auditeurs sensés pensez avant de m’abroger
    Que mon âme et mon cœur ne sont pas en congé !

    Poète retraité inconnu
    MEDIATION CITE Septembre 2004
    Pour Hassen

    • Danielle B

      bonjour mr CHOUCHA HOUARI
      trés beau poème que le vôtre qui montre bien votre souffrance de vivre loin de chez vous, de votre famille, et je comprend vos motifs, vous n’aviez pas le choix, personne n’a le droit de vous le reprocher
      vous m’avez beaucoup émue, mais je me dois de vous poser une question
      maintenant que vous êtes à la retraite, pourquoi ne pas rejoindre ceux qui vous manquent tant, vivre ici seul sans l’amour de votre femme qu’apparemment vous aimez toujours autant, vos enfants, petits enfants????, peut-être qu’ils n’attendent que votre retour????pour être eux aussi enfin complètement heureux
      c’est ce que je vous souhaite du plus profond du coeur
      cordialement monsieur

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