La Voix De Sidi Bel Abbes

L’histoire de Joseph et d’Aïcha à Sidi bel abbés 1854, (Une histoire vraie) / Par Tewfik Adda Boudjelal.

Cette histoire authentique racontée par mon ami et frère Kada Ben sur « Youtube », m’a fasciné, j’ai donc décidé de la transcrire pour les lecteurs de la Voix de Sba.

L’histoire du couple Joseph et de Aicha eut lieu en 1854 .Une histoire vraie, qui s’est déroulait entre Alger et Sidi-Bel-Abbès. Les premiers habitants de Sidi-Bel-Abbès, se rattachent à cette histoire Franco-arabe, qui mérite d’être racontée.
L’histoire à été racontée par un militaire Français de l’époque, Mis de Massol. Et par le général Lacretelle, chef du bureau Arabe de Sidi-Bel-Abbès. Joseph, avait vu le jour dans le Lot –et –Garonne prés de Bordeaux .Il débarqua à Alger en 1833 à l’âge de 22 ans, sans savoir comment il gagnerait sa vie, comme beaucoup de pieds noirs.
Mais le manque des ouvriers sur place, lui permit de s’improviser maçon et d’assurer ainsi son existence.
Puis, il commence le métier d’ouvrier d’Art, devenu 10 ans après (1843), contremaitre des travaux du génie dans la ville de Médéa.
La même année, le 16 Mai 1843, la capitale de l’émir Abdelkader (Smala), est tombée aux mains des Français par le Duc d’Aumale. Aicha, fut alors prisonnière par les Français, avec beaucoup d’autres femmes et enfants .Aicha était, une très belle fille, descendante de la tribu des Ouled Ezzine de Zahana (entre Oran et Sidi-Bel-Abbès).
Son père Mohammed Methar Bâchi était en temps des Turques, le chef du Musique du Bey d’Oran.
La jeune Aicha, fut mariée à Mascara à Ahmed Boukalikha, lieutenant de l’émir Abdelkader.
Durant la prise de la Smala de l’émir Abdelkader, le mari d’Aïcha qui commandait les troupes de l’émir, fut tué sur le champ d’honneur.
Aicha prisonnière, fut conduite à Boghar d’abord et entrainée par la suite à Médéa. Les Français, lui rendirent immédiatement la liberté, mais la jeune veuve, se retrouva déracinée et seule dans une ville loin des siens.
Elle ignorait totalement le chemin très long du retour à Sidi-Bel-Abbès, sa région natale. Elle avait du accepter les corvées les plus pénibles pour vivre dans l’espoir de retourner un jour chez-elle.
Et c’est ainsi, qu’elle avait rencontré l’Européen Joseph. Ce dernier, parvint après moult difficultés à s’approcher petit à petit d’Aicha tout en lui faisant croire qu’il pourrait l’aider à retrouver sa famille.
Elle suivit alors son sauveur qui la conduisit à Alger .Joseph, amoureux d’elle, ne parvint pas à la toucher en dehors des liens sacrés du mariage, mais il ne put se retenir pour lui faire part de ses sentiments pour elle.
Et ce n’est qu’en 1845, que Joseph a pu enfin épouser la belle Aicha .mais selon le rite Catholique. Et c’est ainsi, que Aicha est devenue européenne catholique. Joseph possédait assez d’argent et une belle maison.
Il chargeait donc un Arabe du nom de Mohammed Kharoubi pour la recherche de la famille de son épouse.
Ce dernier trompa son commanditaire pendant longtemps, car il ne cherchera pas à retrouver la famille de Aicha.
La crise économique qui vint frapper Alger de 1846 à 1848, à ruiné Joseph et bientôt il tomba gravement malade et cessa en même temps ses recherches pour retrouver la famille de sa dulcinée.
Enfin, au cours de 1852, quelques membres des Ouled Ezzine (la tribu de Aicha), vinrent à Alger pour leurs affaires. Ils s’informèrent d’Aïcha, et parvinrent finalement à découvrir où elle se trouvait .A leur retour à Sidi-Bel-Abbès, la nouvelle se propagea tel une trainée de poudre dans toute la région.
L’agha Moulay Abdelkader, l’oncle d’Aicha, décida alors de reprendre sa nièce. Il envoya à Alger son fils Kaddour et son frère Chaht.
A leur arrivée à Alger, ils furent très surpris de voir la jeune mauresque Aicha habillée à la Française et unie à un chrétien. Chaht et son neveu, essayèrent de ramener le couple et ses enfants avec eux mais le mari malade ne supporterait pas l’effort du voyage.
A leur retour, Chaht prit le soin de raconter ce que devint Aicha et son impossibilité de la ramener à la maison.
L’Agha, entra dans une grande colère à l’écoute du récit des deux envoyés spéciaux. Il chargea alors Benaouda, le propre frère de Aicha, d’aller convaincre sa sœur de renoncer à un tel son mariage et de la ramener à tous prix à la maison.
Cette deuxième mission était sur le point d’échouer, mais Benaouda décida alors de faire un complot.
Il a pu convaincre Joseph, que les familles indigènes ne veulent pas rompre son mariage, ce qu’elles désirent c’est le rapprochement de leur parente.
Alors Benaouda, propose à Joseph de laisser Aicha et les enfants rentrer avec lui seuls d’abord, ensuite il les rejoindre dans un deuxième temps.
Il lui fit la promesse d’un envoie d’argent pour son voyage sur Sidi-Bel-Abbès. A leur arrivée à Sidi-Bel-Abbès, après dix années d’absence, Aicha et ses enfants furent très mal accueillis comme étant femme et enfants de chrétien.
Les gens de la tribu les maltraitent et ils séquestrèrent Aicha pour son Apostasie. Quelques mois après, Benaouda, revint sur Alger pour remettre la somme de 300 francs à Joseph comme promis. Il reparti en lui disant que sa famille viendrait le retrouver à Oran.
Une grande déception pour Joseph, qui arrivant à Oran ne trouva personne à la réception.
Il se mit alors aussitôt en route pour Sidi-Bel-Abbès. Arrivé à destination, les Arabes qu’il interrogea se faisait un malin plaisir pour le dérouter et du coup rendait ses recherches impossibles.
Mais ce n’est qu’au prix de grandes difficultés qu’il parvint a localiser sa famille.
Et c’est alors, qu’il rencontra par hasard l’Agha Abdelkader dans un café maure de la Graba.
Il se présenta comme l’époux de Aicha .L’Agha ordonna à son subordonné de conduire Joseph et surtout de bien le traiter à ses frais. Mais toute la famille de Aicha, fut contre cette union et exigeait impérieusement l’abolition de ce mariage .Joseph, pu voir à peine sa femme et ses enfants et après tant d’angoisses, il sollicita les autorités militaires et le bureau Arabe de la ville qui était présidé par le général Lacretelle, de lui rendre sa famille.
Les autorités militaires lui font restituer sa femme et ses enfants avec des concessions à lui rendre favorable à une famille Arabe par un habillement .Joseph, quoique chrétien, devait suivre d’une façon apparente la religion musulmane et porter le costume indigène. Même obligation faite à Aicha et ses enfants.
Joseph, finit par adopter un costume arabe .Il opta pour un burnous et une 3mama comme couvre chef.
Dans cette tenue, il avait l’air d’un turc.
Les autorités militaires, lui accordèrent des terres à Sidi-Bel-Abbès, exactement à Moulay Abdelkader, plus connu sous le nom d’El Campo actuel Hai Boumlik.
Une grande et majestueuse maison, fut bâtie pour lui par le bureau arabe. Il fut ensuite garde champêtre à El Campo.
Aicha à sont tour, fut nommée Oum El Hassan. De cette union, naquirent huit enfants qui suivant les conventions, portèrent un nom arabe et un autre Français.
Mohammed-François
Hassan-Antoine
Benaouda-Charles
Djilali-Eugene
Hamidi-Ange
Ali-Louis
Miriam-Mimi
Mama-Joséphine
Joseph est mort en 1875 à Sidi-Bel-Abbès.
Es-ce que plu tard, les enfants du couple Aicha et Joseph abandonnèrent la religion catholique et se fendirent dans l’Islam ? La réponse est oui, et les enfants du couple sont toujours parmi nous et adoptent parfaitement l’Islam, sauf un seul d’entre eux .Il s’agit de jean, apparemment c’est le dernier de la confrérie .Il est né en 1861 et il n’est pas connu parmi les huit frères et sœurs. Pourtant son acte de naissance existe.
Gabriel Joseph Dezaize, un journaliste Français, affirme être un des descendants du couple Joseph et Aicha.
Gabriel, dont l’arrière grand-père, s’appelait Jean, affirme que le couple Aicha et Joseph, ont eu d’autres enfants que ceux qui sont cités. Il affirme qu’il y’a de nombreux enfants de nombreux petits enfants tous chrétiens.
Mr Gabriel Joseph-Dezaize, confirme son arbre généalogique .Il est le fils de René Joseph (le père).
Le fils d’Eugène Joseph (grand-père). Le fils de Jean Joseph (Arrière grand –père). Le fils de Joseph et de Aicha (arrière –arrière grands-parents) .D’après les informations recueillies auprès de Gabriel, le mariage mixte de ses grands-parents Joseph et Aicha, ne fut pas unique dans le genre .Il fut le septième mariage mixte de l’époque à Sidi-Bel-Abbès.

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22 Commentaires pour “L’histoire de Joseph et d’Aïcha à Sidi bel abbés 1854, (Une histoire vraie) / Par Tewfik Adda Boudjelal.”

  1. A.Dennoun

    Interessante histoire, jamais connu avant. Merci Tewfik.
    A.D

  2. belkhorissat

    Belle histoire de Joseph et d’Aïcha à Sidi bel abbés, très émouvante !

  3. Amirouche

    Mon ami Tewfik

    Salam

    Une belle histoire ………..réelle pour certains , vraisemblable pour d’autres et simple légende pour les enfants de St Lucien et tant d’autres !
    ………Au boulot , je ne peux détailler plus .

    A bientôt inchAllah……

    Bien cordialement

  4. DanielleB

    j’en avais déjà entendu parler
    quelle belle histoire d’amour mais aussi tellement compliquée, pourquoi les sentiments sont-ils toujours contrariés par la religion, apparemment Aïcha et Joseph s’aimaient sincèrement??? alors???? pourquoi ne pas les laisser vivre et élever leurs enfants en paix???
    en tout cas envers et contre tous et tout ils ont réussi à vivre ensemble et être heureux
    mais que de personnes malfaisantes autour d’eux qui ont essayé de tout détruire . l’amour ne devrait pas connaitre de frontières, c’est un sentiment noble , qui peut toucher n’importe qui dans toutes les communautés et qu’on ne peut pas controler

    • Imène

      Bjr Danielle B , tlm !
      L’amour même sincère , vrai ne justifie pas tout ! ( malheureusement je suis tentée de dire parceque c’est le plus beau sentiment qui puisse réconcilier entre les humains ) il ya des situations où il faut faire preuve de maîtrise de ses sentiments , de plus de retenue..Les français (ses ) à la libération , n’ont pas été tendres avec les femmes suspectées d’avoir ou ayant collaboré  » horizontalement  » avec les boches , pourtant c’étaient des pauvres filles sans ressources ..d’autres ont subi les mêmes humiliations ( nudité et tonte des cheveux ) parcequ’elles habitaient à proximité des allemands , où qu’elles y faisaient le ménage ..rien que pour ça ! je n’approuve pas ces procédés barbares , bien entendu , je n’aime pas qu’on maltraite les femmes , là où qu’elles soient, parceque avec elles c’est toujours excessif et disproportionné ! mais c’était la guerre ! des millions d’autres avaient souffert,, ou morts..pour que vive la France libre ! enfin , comment vous dire ? L’amour en temps de guerre..c’est pire que l’amour aux temps du choléra ! Salem..

  5. ghosne

    Salem, très belle histoire et c’est bien vrai « L’Amour a ses raisons que la raison ne connait pas » .

  6. OUERRAD

    Histoire , parmi tant d autres , ce n est pas la religion qui barre la route , c est l incomprehension de celle ci .En ISLAM , il est bien clair que l on peut epouser des gens du livre a savoir chretiens et juifs , suivant certaines conditions bien sur .L ISLAM ? N A JAMAIS BARRER LA ROUTE A L AMOUR , et les recits de ces amours sont legions dans notre passe ,et meme de nos jours ; seuls quelques gens persistent a mal interpreter la religion la plus permissive de l univers .

    • BADISI

      @ OUERRAD
      Salem mon frère vous avez bien répondue , c est une histoire ou plutôt un drame car on sait que notre religion interdit a la femme musulmane de se marier a un non musulman , c est claire et nette car l homme impose sa religion a sa femme ce qui s est passer dans cette histoire , mais par contre l homme peut se marier a une non musulmane , mais les résultats des mariages mixtes sont des fois catastrophiques surtout quand on vieillit ,

  7. Hassan

    voici l’histoire que l’on m’a raconté il y a bien longtemps c.a.d avant l’indépendance. Dans un village de la Wilaya de SBA vivait un certain M’hamed . Il travallait dans une ferme de colon comme gardien . C’était un bel homme avec une prestance certaine. Il montait un cheval et portait sur son épaule un fusil de chasse. L’histoire s’est passée vers les années 1930. Dans la ferme vivait un commis européen avec sa famille. Il avait une belle fille dont j’ai oublié le nom. Cette fille s’est éprise de M’Hamed et a voulu se marier avec lui. Mais en ce temps la épouser un indigéne n’était pas chose facile, presque impossible. Ses parents ont été catégoriquement contre alors un jour elle s’enfuie de la maison et rejoignit son amoureux qui vivait dans un douar des environs. Ils se marièrent suivant le rite musulman. La communauté européenne du village la renia . Elle vécue dans le douar , s’habilla comme les femmes arabes et accomplie les mêmes tâches que ces dernières. Ils vécurent un certain temps dans la misére, car M’Hamed perdit son travail et personne ne voulu lui en fournir. La pression étant tellement forte sur ce couple qu’elle devint insupportable, alors un jour M’Hamed accompagna son épouse jusqu’à Oran ou elle prit le bateau pour la France. ON N,entendit plus parler d’elle.
    Cette histoire se racontait alors que j’étais enfant  »Ou El ilmou li Allah ».

  8. benattou

    Mon frère Tewfik une belle histoire d’amour et tu as bien fait de la transcrire pour les
    lecteurs de la voix de Sidi-Bel-Abbés.

  9. Imène

    Azzul Tlm !
    Non ! Je ne suis pas d’accord avec vous Messieurs , Madame ! pas d’accord du tout …
    N’oubliez pas le contexte historique dans lequel se situe le récit de Tewfik : Nous étions dominés par la france , nous étions en guerre contre ce pays ..Le mariage de cette jeune femme avec un fils de colonisateur s’apparente tout bonnement à un acte de haute trahison ! mais , me diriez vous , l’amour se fout des convenances , de la religion , la politique ou la morale , je veux bien le croire , mais Aicha n’est pas la veuve de l’épicier du coin ..mais de l’homme qui commandait les armées de l’emir Abdlkader !! ce n’est pas rien , certainement qu’elle savait des choses qui pourraient interesser les Français..si ça trouve même que Joseph la voyait aussi sous cette optique ..en plus 3aicha est une belle fille , ce qui ne gâche rien ! moi , je comprends parfaitement , et je compatis à la douleur , la colère , le désappointement de sa famille , de sa tribu , ce n’est pas facile du tout !
    dejà aujourd’hui au 21 eme S , quand une fille ( une femme )  » fait une chose pareille  » c’est toute la famille qui est ébranlée ( bien que le fiancé étranger soit d’abord converti à l’islam ) alors au 19 eme ???? Il se peut aussi que Aicha (dans sa captivité à medea ) n’ait développé le syndrome de Stockholm ! cette affection psy qui fait que le prisonnier s’attache ( d’amour ) à son géolier ( ou l’otage à son ravisseur ) elle bien complexe la nature humaine en fait ( et ce n’est pas l’ami Albarracin – que je salue – qui va me contredire ! ) enfin …je dédie ces paroles à la belle Aicha :
    3aicha , 3aicha ..ecoutes -moi ! oooh ooh !
    3aicha , 3aicha il n’fallait pas ..oooh oooh !
    Salem khayical tlm !

  10. BADISI

    @Imène
    vous avez tout dit Baraka ALLAH fike ma sœur , comparer Aicha a LALA N SOUMEUR ,,

  11. Albarracin de sidi bel abes

    @ Iméne

    Les croyances et les traditions ancestrales ou contemporaines seront toujours ébranlées par les jeunes qui ont le plus grand mal à concilier les données de leur aspirations à aimer le présent ,avec les conceptions d’ordres sociales ou patriotiques sublimés par les ainés . Leurs sensibilités sont d’un autre ordre. Ils sont pleinement en phase avec leur présent dont dépend leur devenir…..S’ils ne peuvent satisfaire non pas une rupture , mais leur sensibilité , affective ils seront alors déshumanisés. L’esprit de révolte est aussi raison d’être , quand il s’agit de ce moi intime qui est à la fois promesse immédiate et volonté que perdure l’élan amoureux qui n ‘a rien de commun avec les tourments des combats idéologiques!
    Ce sont souvent les déçus et les frustrés,qui se retournent vers le passé ancestrale et s’efforcent d’y trouver les raisons de fierté pour les adaptée aux idéologies qui flattent leurs aspirations à ETRE , ouvrant au contraire de l’amour, pour une femme, pour un un homme ,la voie vers les théories extrémistes , rancunières, sclérosantes !
    Je songe à A Camus quand il écrit qu’entre deux amours l’Algérie ou sa mère , il choisit sa mère…..
    Cordialement

    • Imène

      Albarracin de Sba : Bonsoir !
      Votre com , comment dire ..est un concentré de reflexions toutes aussi intéressantes les unes que les autres , difficile d’y répondre de manière concise .
      Oui..certainement , les jeunes – contrairement à leurs aînés – sont ( et seront ) plus enclins à tordre le cou aux vieux clichés , aux traditions séculaires et sclérosantes qu’ils jugeront désadaptés à leurs aspirations ou qui entraveraient leurs libertés ( dans le sens le plus large ). Mais pour ce qui des croyances , la donne change :
      Les jeunes muslim DZ ( ou arabes ) vivant en Algérie ( ou ailleurs ) restent fondamentament attachés à leur religion , même si concrètement ils ne sont pas pratiquants , ou vivent leur religion de façon étriquée , déformée par ignorance ..le sentiment d’appartenance à cette culture est dominant , c’est ce qui les rassemble , et les rend unis et forts ( surtout quand ils sont loin de chez eux ) ..c’est tout le problème d’ailleus avec leurs sociétés d’acceuil..ils souhaitent s’intégrer ( ou ils le sont déjà ) – mais pas fondre dans le modèle civilisationnel de ces pays ( où ils sont nés , et où ils vivent ) ils veulent préserver leurs spécificités ..ce qui les met en butte aux incompréhensions , aux persécutions ( notamment en France , l’histoire du foulard , la minute de silence que les petits écoliers musulmans totalement français ont refusé d’observer pour dénoncer à leur manière les caricatures de l’abjection.. ) .Les croyances ont la vie dure , mon cher Albarracin !
       » Les déçus , et les frustrés …. » non , je ne crois pas ! se retourner vers le passé ancestral – surtout si il est fait de grandeur et justice – peut en effet être motif de fierté , non pas pour en rester là , juste à chanter les splendeurs du passé mais pour y puiser les enseignements , la force ,l’energie nécessaires pour se projeter dans l’avenir ..la révolution Française , ses valeurs est enseignée partout dans le monde , le patriotisme n’est pas synonyme de ringardise et frustration.. c’est l’élan patriotique qui a libéré la France du joug nazi ,et en fait une grande nation ! Quand aux théories extrémistes , dévastatrices qui menacent la paix et la sécurité dans le monde c’est à VOUS ( vous est impersonnel ) d’exhorter vos gouvernements et politiques d’aller se soigner de leur schizophrénie ! de cesser de financer et d’armer le terrorisme international d’une main et de le traquer avec les mêmes armes de l’autre , cessez d’envoyer les « djihadistes » ( qui sont tous fichés et connus par leurs services ) en syrie , en libye , et ailleurs , cessez de semer la mort ..parceque un jour viendra où ses bombes vous p..en plein figure ! le vous est impersonnel , je m’adresse bien entendu aux politiques en Fr , GB , Usa et non aux peuples .
      Salem Al ,

  12. Hassan

    Séparé de toi j’ai dit que je tremblais pour ma vie,
    à présent uni à toi ma crainte reste la même.
    Car hier je redoutais la langue de mes ennemis,
    et si j’ai peur aujourd’hui, c’est de l’œil de mes amis
    Djamaloddine d’Isphan.XII e siécle.

    Les mariages mixtes , quand ils sont sincères, expriment l’amour le plus noble car c’est un don de soit que la personne fait à l’autre sans rien exigé en retour.. Ces mariages ne laissent jamais l’entourage indifférent. C’est la même chose pour Roméo et Juliette , Kais et Leila ou Antar et Abla , Rouslan et Loudmila etc…

  13. Bardassi

    Magnifique histoire.
    Dommage que ce soit relaté en japonais…

  14. Amirouche

    Bonsoir

    La véracité de cette histoire , de Mis de Massol , ne peut être vérifiée que par un historien ……Histoire réelle ou simple légende !!!

    La date de la prise de la smala d’Abd el-Kader par le duc d’Aumale est le 16 mai 1843 alors que dans l’histoire c’est en 1842 ! . Aïcha est Tlemcenienne ,donc aucun lien avec la tribu Wlad Ezzine de Saint Lucien …….Les anciens de Zahana ( selon un commentaire ) n’ont jamais entendu parler de cette histoire sinon ils seraient au courant !!
    Selon la revue de l’Orient (sur Gallica page 221 à 225 ) on parle beaucoup de Ouled Ali village de la famille de Aïcha alors qu’elle est de Zahana en plus la smala a été défaite dans la wilaya de Tiaret ……….
    Dans l’histoire , Joseph dit : »Je vécus avec elle jusqu’en 1845 ,époque a laquelle je la conduisis à Alger où je l’épousai selon le rite catholique, après qu’elle eut été baptisée par monseigneur l’évêque d’Alger ……..Leurs enfants ont été tenus par un colonel , une fille par un capitaine  » , dont on dit même pas leurs noms !!! , ici on parle de Sidi Belabbès ………………………. KHARWADTOUNA ……… Qui croire ?!

    JE FAIS UN APPEL SOLENNEL A NOS HISTORIENS DE FAIRE LEUR BOULOT …..AYA AHADROU CHWIA ……….. Nous , nous ne sommes pas historiens …..BOUGEZ VOUS UN PEU …..Saint-Lucien ou Zahana n’est pas loin pour demander aux gens de cette tribu si cette histoire est réelle ou non . Merci

  15. chouaki zine

    apparemment l’histoire a beaucoup de sincérité sauf qu’il faut signaler que la dama Aicha était prisonnière des français à l’époque donc cette dame a été forcée de se marier avec joseph vu les circonstances de l’époque.

  16. Joseph

    Bonjour,

    etant un descendant de ce Joseph je suis content de voir cette histoire après tant de recherches généalogiques… J’ai les papiers (actes de mariage des arrières petits enfants) et un feuille de papier sur laquelle les noms des ancêtres de ses enfants sont écrits comme seule trace. La dernière arrière grande tante qui connaissait l’histoire familiale étant morte nous avions un vide à combler ! Le seul élément qui nous manque étant le nom de famille de Joseph (c’était son prénom)…

  17. lecteur

    apparement ce siecle derrivé du siecle des tenebres du moyen perdure
    toujouts ni le catholiue sait quelque chose de son catholisisme ni musulman
    de son islame..khalouta en français une boullabesse..
    primo le coran n’a jamais dit que le musulman n’entrera au paradis
    le musulman fait les 5 pilliers puis s’arrete là
    le croyant el moumine c’est celui qui applique le coran en ayant sa plate forme les cinq
    pilliers..Dans le coran le texte interdite au mouminine de se mariers qu’avec des mouminine..
    le musulman et la musulmane n’etant pas encre redevenue mouminine donc leurs approches vis a vis des foussak des kouffards et non musulman est possible..
    qui est le non musulman et qui est le kafir et le fassik??
    L

  18. mohamedDD

    tu n’es pas un lecteur assidu sûrement pas, sinon pourquoi toutes ces questions???? Si tu es musulman demandes aux ulemas et fouqahas, si tu n’es pas une personne musulmane quelques soit le pays vous êtes la bienvenue, et rapprochez vous du centre islamique le plus proche vous devez demandait de droit des connaissances sur la religion de Dieu l’Unique, le Miséricordieux ahla wa sahla fi dine Allah

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