La Voix De Sidi Bel Abbes

LETTRE DE L’ÉMIR KHALED ADRESSÉE A WILSON Président des États-Unis d’Amérique (mai 1919). Partagé par Amirouche

Monsieur le président,
emir-khaled-1Nous avons l’honneur de soumettre à votre haute appréciation et à votre esprit de justice un exposé succinct de la situation actuelle de l’Algérie, résultant du fait de son occupation par la France depuis 1830. Dans une lutte inégale, mais qui a été cependant tout à l’honneur de nos pères, les Algériens ont combattu pendant 17 ans, avec une énergie et une ténacité incomparables pour refouler l’agresseur et vivre indépendants. Le sort des armes ne leur fut malheureusement pas favorable.
Depuis 89 ans que nous sommes sous la domination française, le paupérisme ne fait qu’augmenter chez nous, pendant que les vainqueurs s’enrichissent à nos dépens. La convention, signée le 5 juillet 1830 entre le général de Bourmont et le Dey d’Alger, nous garantissait le respect de nos lois, de nos coutumes et de notre religion. La loi de 1851 a consacré les droits de propriété et de jouissance existant au temps de la conquête.
En débarquant à Alger, le 5 mai 1865, Napoléon III lançait un manifeste à la population musulmane : « lorsque, il y a 35 ans, disait-il, la France a mis les pieds sur le sol africain, elle n’est pas venue détruire la nationalité d’un peuple, mais au contraire, affranchir ce peuple d’une oppression séculaire, elle a remplacé la domination turque par un gouvernement plus doux, plus juste, plus éclairé… »
Nous nous attendions à vivre en paix, côte à côte et en association avec les nouveaux occupants, nous basant sur ces déclarations officielles et solennelles. Par la suite, nous nous sommes aperçus, hélas, à nos détriments, que d’aussi belles promesses ne devaient subsister qu’en paroles.
En effet, comme au temps des Romains, les Français refoulèrent progressivement les vaincus en s’appropriant les plaines fertiles et les plus riches contrées. Jusqu’à nos jours, on continue de créer de nouveaux centres de colonisation, en enlevant aux indigènes les bonnes terres qui leur restent, sous le prétexte intitulé : « Expropriation pour cause d’utilité publique ». Les biens Habous, qui se chiffraient par des centaines de millions de francs et qui servaient à l’entretien des monuments religieux et à venir en aide aux pauvres, ont été pris et répartis entre les Européens, chose extrêmement grave étant donné la destination précise et religieuse qu’avaient assigné à ces biens leurs donateurs. De nos jours, malgré la loi de séparation des églises et de l’État, le peu de biens Habous qui reste est géré par l’administration française sous le couvert d’une cultuelle dont les membres serviles ont été choisis par elle. Inutile d’ajouter qu’ils ne possèdent aucune autorité.
Contrairement à notre religion, l’administration profite de toutes les occasions, surtout pendant cette guerre, pour organiser dans nos mosquées et nos lieux saints des manifestations politiques. En présence d’une foule composée surtout de fonctionnaires, on fait lire des discours préparés pour la circonstance par les chefs du culte et on pousse même le sacrilège jusqu’à faire participer la musique militaire à ces manifestations humiliantes pour l’esprit religieux du musulman. Voilà ce qu’on a fait des déclarations du général de Bourmont du 5 juillet 1830 et de la loi de 1851.
Pendant 89 ans, l’indigène a été accablé sous le poids des impôts : impôts français et impôts arabes antérieurs à la conquête et maintenus par les nouveaux conquérants. En consultant la balance des recettes et des dépenses de l’Algérie, on voit aisément que, des indigènes surtaxés, la répartition du budget ne tient presque aucun compte de leurs besoins spéciaux. Plusieurs tribus sont sans route et la grande majorité de nos enfants sans école.
Grâce à nos sacrifices, on a pu créer une Algérie française très prospère, où la culture de la vigne s’étend à perte de vue ; le pays est sillonné de chemins de fer et de routes entre les villages européens. Pas très loin d’Alger on trouve des tribus entières, dont les territoires très peuplés, pauvres et abrupts, sont sans voie de communication. Des agglomérations importantes sont dépourvues de tout. Comme au temps d’Abraham on y puise l’eau avec des peaux de boucs, dans des citernes ou des puits à ciel ouvert. C’est ainsi qu’en tout et pour tout, la part des plus nombreux est la plus faible et la charge des plus pauvres est la plus forte.
Sous un régime dit républicain, la majeure partie de la population est régie par des lois spéciales qui feraient honte aux barbares eux-mêmes. Et ce qui est typique, c’est que certaines de ces lois qui instituent des tribunaux d’exception (tribunaux répressifs et cours criminelles) datent des 29 mars 1902 et 30 décembre 1902. On peut voir là un exemple de la marche régressive vers les libertés. Pour que nous ne soyons pas taxés d’exagération, nous joignons à cette requête deux brochures écrites par deux Français d’Algérie : MM. François Marneur, avocat à la cour d’appel d’Alger et Charles Michel, conseiller général et maire de Tébessa. Elles sont édifiantes sur l’odieuse injustice de ces lois.Un autre exemple démontrera la violation de la parole donnée ; le voici :
Avant 1912, les troupes indigènes étaient recrutées par voie d’engagement volontaire moyennant quelques avantages offerts aux engagés. Ces avantages furent supprimés progressivement et on arriva, en 1912, à la conscription obligatoire, d’abord partielle (10% du contingent) ensuite totale et cela malgré les énergiques protestations des Indigènes. L’impôt du sang nous a été appliqué en violation des principes les plus élémentaires de la justice. Appauvris, asservis et avilis par le droit du plus fort, nous n’avions jamais pu croire cependant qu’une pareille charge, réservée aux seuls citoyens français, jouissant de tous les droits, viendrait un jour peser sur nos épaules.
Des centaines de milliers des nôtres sont tombés aux différents champs de bataille, luttant malgré eux contre des peuples qui n’en voulaient ni à leur vie ni à leurs biens. Les veuves, les orphelins et les mutilés de cette guerre ont des traitements ou des subsides inférieurs même à ceux des néo-Français. Beaucoup de blessés, incapables de tout travail, viennent grossir les rangs des malheureux qui pullulent dans les villes et les campagnes. Il est bien facile à l’observateur impartial de constater la grande misère des Indigènes. A Alger même, des centaines d’enfants des deux sexes, déguenillés et rachitiques, traînent leur misère dans les rues en sollicitant la charité publique.En présence de ces faits navrants, le Gouvernement général de l’Algérie reste absolument indifférent. Sous le fallacieux prétexte de ne pas porter atteinte à la liberté, les mœurs se sont complètement relâchées et les boissons alcoolisées sont servies à profusion aux Indigènes dans les cafés.
En vaincus résignés, nous avons supporté tous ces malheurs en espérant des jours meilleurs. La déclaration solennelle suivante : « aucun peuple ne peut être contraint de vivre sous une souveraineté qu’il répudie » faite par vous en mai 1917, dans votre message à la Russie, nous laisse espérer que ces jours sont enfin venus. Mais, sous la tutelle draconienne de l’administration algérienne, les Indigènes sont arrivés à un degré d’asservissement tel qu’ils sont devenus incapables de récriminer : la crainte d’une répression impitoyable ferme toutes les bouches.
Malgré cela, nous venons, au nom de nos compatriotes, faire appel aux nobles sentiments de l’honorable Président de la Libre Amérique : nous demandons l’envoi de délégués choisis librement par nous pour décider de notre sort futur, sous l’égide de la Société Des Nations.
Vos 14 conditions de paix mondiale, monsieur le Président, acceptées par les Alliés et les puissances centrales, doivent servir de base à l’affranchissement de tous les petits peuples opprimés, sans distinction de race ni de religion.
Vous représentez au nom du monde entier le digne porte-drapeau du droit et de la justice. Vous n’êtes entré dans cette guerre gigantesque que pour les étendre à tous les peuples. Nous avons une foi ardente en votre parole sacrée.
Cette requête est faite pour éclairer votre religion et attirer votre bienveillante attention sur notre situation de parias.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de notre haute considération.
«Source Ahmed Tawfik el Madani »

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Posté par le Nov 13 2014. inséré dans ACTUALITE, HISTOIRE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

70 Commentaires pour “LETTRE DE L’ÉMIR KHALED ADRESSÉE A WILSON Président des États-Unis d’Amérique (mai 1919). Partagé par Amirouche”

  1. Hamid.

    Un plaisir de lire cela fait partie de notre passé et de nos signes combats.

  2. Mohand

    L’émir khaled était à cette époque la officier de l’armée française.ayant participé dans la première guerre mondiale, il fut touché par la combativité et le sacrifice des soldats algériens, ce qui le poussa a envoyer cette lettre à Wilson ( sans réponse), puis s’adressa à diverses personnalités françaises entre autre le président Herriot en 1924.
    L’emir khaled est il le père du nationalisme algérien? Je dirai non.

  3. Amirouche

    @Mohand

    Vous avez raison , mais sans parler de la personne de l’émir Khaled , le partage de cette lettre est pour un tout autre but .Cet écrit vous est proposé pour connaitre quel a été l’impôt du sang ,la souffrance de ce peuple durant cette période , comment  » la majeure partie de la population était régie par des lois spéciales qui feraient honte aux barbares eux-mêmes. », quelle a été la grande misère des Indigènes , comme il le dit dans sa requête ,etc …….. Mohand , je reviendrai sur ce sujet avec plus de détails et même avec d’autres récits et lettres à l’appui …….
    Cordialement

    • MADANI

      AMIROUCHE l’émir khaled avait la nationalité française ? l’avait-il renié avant sa mort ?

      • Amirouche

        MADANI

        Pourquoi ne posez-vous pas la question suivante : Quelle a été la fin de vie de l’émir Khaled et où ?? a t-il était considéré comme un élément dangereux pour la France ?

        • Mohand

          c’est une fin de vie en exil.
          A cette époque là, le peuple Algérien était presque anéanti par la France coloniale, complètement anergique.

          • Mohand

            « A partir de 1930, l’émir -Dieu lui soit miséricordieux ‘. – eut la conviction que tous ses efforts pour retourner en terre algérienne n’avaient plus de sens. Il dut alors se résigner à son triste sort et continua de vivre en Syrie, tantôt à Beyrouth, tantôt à Damas, où il recevait ses amis et admirateurs. Mais son âme était emplie de tristesse et son coeur plein d’amertume. Il passa les dernières années de sa vie malheureux,désespéré, et complètement abattu, jusqu’au jour de sa mort, le 9 janvier 1936, alors qu’il venait de dépasser la soixantaine, et ce, moins de deux semaines après la mort de son épouse.

        • MADANI

          AMIROUCHE il y a confusion je crois qu’on ne peut plus poser les questions qui dérangent ? bonne journée si elhadj .

          • Amirouche

            MADANI

            Non ,mon frère , c’est avec plaisir , surtout de votre part ,avec le tempset les échanges , je sais que vous n’avez pas de « préjugés » ou de mauvaises interprétations ……..Je n’ai pas répondu à votre question car la réponse est dans le texte , ce dernier que j’ai partagé, non pas pour parler de la personne de l’émir Khaled mais de la vie des indigènes durant la colonisation ….Avoir la nationalité d’un « sujet  » peut être qu’il l’avait selon « Le statut des musulmans en Algérie coloniale ,une nationalité française dénaturée » comme dit Weil. Et même s’il on l’avait déchu de cette « nationalité » il deviendra quoi ??si ce n’est algérien sous le colonialisme .Joumou3a makboula

    • Mohand

      @ Amirouche
      les revendications de l’emir Khaled sont ici purement sociales et religieuses (islamist selon Lizabeth Zack, et Kaddache ). Cependant,dans sa lettre à Edouard Heriot alors qu-il est est en exil, il est relativement loyaliste.

  4. Hamid.

    Aux historiens de parler.

  5. MADANI

    @ AMIROUCHE elhadj une petite précision afin qu’il n’y ai pas de confusion dans les noms le président américain est T.WOODROW.WILSON 1913/1921

  6. Karim10

    Bonsoir,
    Cette lettre est un document exceptionnel et de premier ordre sur l’Histoire de notre pays. Et dire que son auteur (émir khaled) est né à DAMAS.
    Ce premier nationaliste Algérien (selon bcp d’Historiens de renom comme Agéron , Kaddache ..Saadalah ).Cette lettre prouve qu’il était un « réformiste » et non un « assimilationniste ».

    Toutefois ! Il faudrait remonter la source !!!! C’est Ageron qui a le premier publié cette lettre. (après sa découverte par Claude pallat en 1968 à tanger).
    Toufik Ahmed El-Madani lui, est un historien de langue arabe. Un grand militant de la cause nationale. Ses ouvrages d’ordre historique dans un contexte de patriotisme militant avaient pour but principal d’amener les lecteurs et les auditeurs à réveiller les masses algériennes déculturées. Son Livre KITAB EL DJAZAIR fut l’une des plus importantes contribution par le mouvement réformiste en 1931 (rappelons nous du centenaire ! ).En plus Hadihi hiya el Djazair », publié en 1956 après son arrivé au Caire, et pour aider les peuples arabes à connaître l’Algérie, son histoire et son combat. Il était donc aussi (comme l’émir khaled) un « réformiste ». & lui aussi né à TUNIS ‘à l’étranger).

    Pour comprendre ce combat d’algériens né à l’étranger (Emir khaled et El-Madani), il est indispensable de rappeler aux jeunes générations la nature de la colonisation française en Algérie, de 1830 à la guerre d’indépendance nationale. Aucun état colonial de cette époque n’a osé aller jusqu’à cette extrémité très proche des théories raciales, ou esclavagistes. Par préméditation pour que « l’indigène » algérien n’ait plus, et ne se souvienne plus d’avoir une patrie, une culture, une histoire.
    Pour dire enfin qu’être ALGERIEN il ne suffit pas d’être né en Algérie. Un grand merci à Mr Amirouche. Un grand bravo pour ce choix. Un message d’un niveau très considérable.
    Comme lecteur de la vdsba je dirai que nous sommes vraiment gâtés par ce texte historique.
    Encore une fois ;Merci Mr Amirouche.

    • Amirouche

      Karim 10

      Merci pour toutes ces informations combien importantes . D’autant plus que je ne savais pas que c’était Ageron qui avait publiée cette lettre en premier !! Est-ce l’historien Charles-Robert Ageron ?

      Très bonne nuit à vous Karim

      • Karim10

        Absolument. Le grand spécialiste de l’Algérie : Ageron (Charles robert) de l’univ de Tours + Sorbonne et Paris8 (il avait encadré B.Stora) .C’est lui qui avait le premier publiée cette lettre .Elle dormait dans les tiroirs du consulat Américain et du coup il venait de changer sa position envers l’émir Khaled deux années après sa thèse (Les Alg Musulmans et la fr –plus de 1200 pages 1968).Rejoignant ainsi l’approche de ses autres collègues historiens (Nouchi,Henry robert,Koulaksis,Kaddache et plu tard Gilbert Meynier). On peut suivre le débat qui a accompagné la fameuse revue d’histoire et de civilisation du Maghreb (RHCM).Mais dans le web ! Il faudra y aller comme même à la Bibliothèque !!!!! Ah ! Oui !

        D’un autre coté c’est A/B .Saadalah qui a le premier traduit la lettre en arabe. Malencontreusement nos étudiants omettent souvent qu’un document traduit n’est pas une référence originale. Voilà pourquoi aussi la polémique autour de ce personnage charismatique reste toujours d’actualité.

        Salutations cordiales Amirouche.

  7. Claude.B

    @Amirouche ,bonsoir ,

    Et bien ,Monsieur ,permettez moi de vous adresser toutes mes félicitations ,vous avez atteint l’objectif que vous vous étiez fixé en arrivant sur le site ,en peu de temps .
    Bonne chance dans votre entreprise ,vous touchez au but !
    Et surtout , que l’on ne nous reproche pas de remettre sur le tapis le même sujet de discorde ,quand ce sont les autres qui s’y emploient sous couvert d’information .
    Cordialement .

  8. Amirouche

    @Claude.B

    Par votre commentaire adressé à Mehdi vous dites « …….pour respecter vos idées et en appliquer une complète réciprocité .Car enfin ,ce qui est valable pour nous ,devrait l’être pour vous Ne croyez vous pas ?…… » , Je vous dirai alors , et pour une complète réciprocité , une contribution ou un partage historique de votre part , prouvant le contraire de ce qui est relaté par l’émir Khaled sur ce qu’a vécue la population algérienne depuis 1830 seraient les bienvenus .
    Depuis quand l’histoire est devenue un sujet de discorde si elle est « véridique » et réelle ?!!!
    Ne vous inquiétez pas Madame , je n’ose atteindre aucun but de votre pensée , ce n’est pas la peine d’utiliser ces termes , nos interventions doivent être de faire progresser nos idées dans le respect de celles d’autrui afin de faire progresser le débat , sinon ne pas y participer tout simplement .
    Nous savons tous que la VDSBA se réserve le droit de supprimer tout commentaire hors-sujet, grossier ou contenant des invectives et des propos agressifs visant des personnes , il n’y a pas donc de couverture d’information.
    Le peuple algérien ( les indigènes) menait-il la vie en rose depuis 1830 à 1962 ? c’est la question qui m’a fait réagir et si vous avez la preuve du contraire ,je suis preneur ………..
    Courtoisement et très bonne nuit .

  9. Mohand

    « Voici le texte » des revendications qu’il avait présentées à M. HERRIOT
    alors président du Conseil :
    1. Représentation au Parlement à proportion égale avec les Européens algériens ;
    2. Suppression pleine et entière des lois et mesures d’exception , des tribunaux répressifs, des cours criminelles, de la surveillance administrative, avec retour pur et simple au droit commun ;
    3. Mêmes charges et mêmes droits que les Français en ce qui con
    cerne le service militaire ;
    4. Accession pour les indigènes algériens à tous les grades civils et
    militaires sans autre distinction que le mérite et les capacités personnels ;
    5. Application intégrale aux indigènes de la loi sur l’instruction obligatoire, avec liberté de l’enseignement ;
    6. Liberté de presse et d’association ;
    « 7. Application au culte musulman de la loi de la séparation des Eglises et de l’Etat ;
    8. Amnistie générale ;
    9. Application aux indigènes des lois sociales et ouvrières ;
    10. Liberté absolue pour les ouvriers indigènes de toutes catégories de se rendre en France.
    Signé : « E. KHALED, En extl

    • Mohand

      alors pour le point 7?

    • Amirouche

      Mohand

      Toutes les revendications que vous avez cité et qu’il avait présentées à M.HERRIOT , ne sont que la preuve des qualités morales de cet homme, de son dévouement pour améliorer les conditions de vie du peuple algérien ……C’était un cri par lequel il dénonçait ce que nos grands parents subissaient

      Merci Mohand pour ce commentaire qui n’est qu’une preuve de plus ………..

  10. Amirouche

    Lire « présenté »

  11. Mme CH

    Dans un article intitulé:  » EN MARGE DU NATIONALISME ALGERIEN
    L’ÉMIR KHALED (1875-1936) VU PAR IBN BADIS (1889-1940) », traduit de l’arabe par Ali MERAD , Université de LYON II, févr. 1971, on peut lire :

    « Mises à part l’auréole sentimentale qui entoure le souvenir de l’émir , et l’imagerie populaire qui le représente non seulement comme un chevalier sans peur et sans reproche, mais aussi comme un héros incompris à la fois des responsables de la politique française en Algérie, et de certaines élites algériennes attachées par-dessus tout à leurs intérêts immédiats et à l’esprit de parti, bien des questions se posent à propos de la carrière politique de l’émir en Algérie (1919-1924) et de ses diverses activités hors du territoire algérien, notamment en France et en Syrie, de 1924 à sa mort, le 9 janvier 1936, à Damas. Le document d’Ibn Bâdîs que nous présentons aujourd’hui, avec les quelques éléments que nous y adjoignons en notes, constituera une modeste contribution à une biographie de l’émir KHALED, qui reste à faire.
    Nous sommes loin d’une simple notice nécrologique, dans laquelle on s’attendrait à trouver une foule de détails d’ordre biographique. Dans les dix pages de cet article, il y a relativement peu de détails précis : un très petit nombre de dates ; quelques noms seulement de partenaires -algériens et français- de l’émir ; il s’agit plutôt d’un plaidoyer dédié à la mémoire de l’émir . Ibn Bâdîs y met en relief les qualités morales du défunt, son dévouement pour le peuple algérien, son désintéressement, et dénonce, sur un ton véhément , l’hostilité que lui manifestaient les milieux français d’Algérie et la résistance que lui opposaient certains hommes politiques parmi ses coreligionnaires.

    A suivre…

    • Mme CH

      Ibn Badis brosse à grands traits la carrière mouvementée d’un personnage qu’il a dû certainement aimer, et qu’il tenait probablement pour la plus glorieuse figure de sa nation.
      Dès les premières lignes, on sent un cri jaillir du coeur d’un homme profondément affecté par la perte de son héros. Dans ces pages passionnées , la ferveur du partisan n’a d’égale que sa véhémence vengeresse et sa volonté de flétrir devant l’Histoire les anciens adversaires et ennemis du célèbre disparu. Il s’y montre sans pitié pour les hommes politiques musulmans opposés au « groupe KHALED », soit par réelle conviction politique, soit pour des motifs plutôt sordides. Il n’est pas tendre non plus pour les responsables français (gouverneurs généraux, porte-parole des colons), qui firent tout pour briser la carrière politique de l’émir et le contraindre à s’exiler.
      A travers ce plaidoyer pour l’émir KHALED, on sent vibrer le coeur d’Ibn Bâdfs, l’homme d’action et le citoyen, dont la pensée politique avait alors atteint sa pleine maturité. On y sent percer également son amer regret devant l’échec final de l’émir, dont le programme de réformes aurait sans doute pu contribuer à infléchir le cours de l’histoire contemporaine de l’Algérie, s’il s’était trouvé, du côté français, un nombre suffisant d’hommes assez lucides pour en comprendre le bien-fondé, mais surtout assez résolus et forts pour en imposer la nécessaire mise en oeuvre.
      Ajoutons enfin que l’auteur de ce panégyrique est le commentateur coranique du Chlhâb et le moraliste, pour lequel politique et morale sont inséparables. L’échec de l’émir semble illustrer à ses yeux le triomphe de l’immoralisme politique sur les idées généreuses. KHALED avait cruà la doctrine wilsonienne et au mythe naissant de la S. D. N. ; la suite des événements ne tarda pas à le détromper. Il avait cru aux promesses faites par le gouvernement français à l’issue de la Grande Guerre, sous la forme de la loi du 4 février 1919 ; mais les réformes promises furent peu à peu vidées de leur substance. KHALED avait été profondément déçu par les responsables français, lui qui pensait que même en politique la parole donnée devait avoir un sens. Il fut déçu par ses anciens « amis » musulmans qui l’abandonnèrent par crainte de subir le même sort que celui qu’ils savaient lui être réservé. L’émir fut apparemment déçu par le peuple, dont il attendait peut-être un élan, un sursaut héro’ique, mais chez lequel il ne trouva en définitive que soumission résignée.
      Toutes ces déceptions, Ibn Bâdfs semble les avoir ressenties personnellement comme une profonde injustice. Le moraliste les a éprouvées comme le signe de la bêtise et de la petitesse humaines : ni les professionnels musulmans de la politique algérienne, ni le peuple, ne furent vraiment à la hauteur de cet émir, qui était né pour être un meneur d’hommes et un grand chef, et qui finit par s’avouer impuissant devant une masse moutonnière et versatile, et devant une caste de politiciens essentiellement guidés par leurs intérêts matériels.
      Plus que l’échec politique même de l’émir, c’est la leçon qui s’en dégage qui semble en fin de compte attrister le plus le moraliste, comme la plupart des sympathisants réformistes de l’époque, dont Lamine LAMOUDI était l’un des meilleurs interprètes en langue française. Qu’on en juge par ces lignes désabusées, au ton balzacien, qui résument le destin de l’émir, et qu’Ibn Bâdfs aurait pu faire siennes : « Condamné par la France, à qui il avait donné le meilleur de sa jeunesse, trahi par ses compagnons de lutte , vendu par ses amis les plus proches, KHALED s’en est allé, emportant dans sa retraite les plus vastes notions de la bassesse humaine »…. » » »

      On en découvre des choses….hein….!!! Ah! à cette époque aussi, il y avait les gringalets et les news H de l’arc en ciel….!!!!

      A suivre…

  12. Mme CH

    TRADUCTION : LE GRAND DISPARU, L’EMIR KHALED B. EL-HACHEMI (Par Abdelahamid Ibn badis)

    « Cinq lignes, pas plus, dans un coin perdu de La Dépèche Algérienne c’est tout ce que nous avons pu lire dans la presse d’Afrique du Nord, et c’est le seul écho qui nous soit parvenu, à propos de la mort d’un héros de l’islam, d’un illustre personnage arabe, et de l’un des fils exceptionnels de l’Algérie, qui fut de cette race d’hommes dont on ne voit les pays produire de semblables qu’à intervalles de plusieurs dizaines d’années .
    « Il est mort, l’émir vénéré, le seigneur tant honoré, le vaillant patriote, lui qui pouvait se flatter d’une si ancienne noblesse et d’une si glorieuse naissance, et dont le passé et le présent furent également prestigieux , j’ai nommé l’émir KHALED, fils de l’émir El-HACHEMI, fils du souverain de l’Algérie, qui fut la gloire des combattants pour la Foi, le sultan El-Hadj ABD EL-KADER B. MAHlEDDINE.

    « Il est mort, celui qui fut un astre éclatant dans le ciel de l’Algérie , et dont le rayonnement fut intense dans les sphères de la politique locale et de la politique française. En Afrique du Nord, en France, comme en de nombreux pays européens et dans l’ensemble des pays d’Orient, partout la presse célébrait son nom et faisait état de ses actions, et de longs articles y étaient consacrés à l’émir, tantôt pour combattre ses idées politiques, tantôt pour y applaudir. Il est mort en terre étrangère, [622] bien qu’il fut entouré de sa famille et de ses proches. Les fils du télégraphe n’ont point vibré pour lui ; les agences de presse n’ont pas réagi à l’annonce de sa mort, dont la nouvelle est demeurée ignorée, jusqu’à l’arrivée des journaux syriens à Paris. C’est alors seulement que le correspondant de La Dépêche [Algérienne] daigna envoyer les cinq lignes que son journal a publiées sans commentaire .
    « Ainsi meurent -hélas ! – les grands hommes dans l’Orient arabe.

    C’est à Damas qu’est né le regretté émir»». Son père, EL-HACHEMI , avait pris grand soin de son éducation et de son instruction. L’émir KHALED était l’un des petits -fils de l’émir ABD EL-KADER qui avaient le plus de talent et de personnalité.

    Lorsque l’émir EL-HACHEMI décida de s’établir en Algérie, après avoir reçu l’agrément des hautes autorités françaises, il amena avec lui sa famille, y compris le jeune émir KHALED. Ce dernier put ainsi grandir dans le pays qui fut le champ de bataille de son grand-père et la noble patrie de ses ancêtres. C’est pourquoi son amour pour l’Algérie était si fervent ; c’est pourquoi il s’était donné pour idéal de servir l’Algérie jusqu’au sacrifice . En effet, il ne cessa de servir l’Algérie, par la plume et par la parole , jusqu’à son dernier souffle.

    « Après avoir achevé ses études11, il entra à l’Ecole militaire française de Saint-Cyr, et s’y montra particulièrement doué pour les disciplines militaires. Il sortit de l’Ecole avec le grade d’officier (d’hbtt’). II servit sous ce grade dans l’armée française jusqu’à la fin de la Grande Guerre». Il quitta les armes avec le grade de capitaine.

    « A cette époque-là, l’Algérie connaissait une crise des plus étranges et des plus terribles : les droits étaient inexistants ; l’injustice intolérable ; les impôts écrasants ; les mesures d’exception extrêmement rigoureuses. Il était pour ainsi dire impossible que trois Musulmans se réunissent sans qu’un agent de renseignement ne soit leur quatrième. Ces dures épreuves eurent pour conséquence un abaissement du sens moral. Les gens s’habituèrent à la soumission résignée, au repli sur soi ; de sorte que quiconque osait parler ou agir était accusé d’être un agitateur, un opposant au Pouvoir.
    « C’est ainsi que s’écoulèrent les années de guerre. L’unique espoir, c’était la fin des hostilités et les promesses faites solennellement par le Gouvernement français aux habitants de ce pays, et réitérées par le président du Conseil, CLEMENCEAU, surnommé le Tigre.

    « La guerre était sur le point de prendre fin. L’émir obtint un congé de longue durée. Rentré en Algérie, il se mit à sonder l’opinion de ses compatriotes, à les interroger sur leurs sentiments quant au devenir de leur pays, pour savoir s’ils étaient prêts à assumer une action politique susceptible d’amener la France à réaliser rapidement la promesse qu’elle avait faite d’émanciper l’Algérie. Mais il ne rencontra alors que la peur et l’inertie…… »

    ça ne vous rappelle rien mes chers concitoyens….????

    A suivre….

    • Mme CH

      Salam Mr Mohand…!!! Chaque époque a ses caractéristiques propres qui permettent de la différencier d’une autre époque , ses circonstances, son environnement , sa société,…etc…et « Chaque époque engendre son héros », selon les circonstance de l’époque en question, je crois que m’avez comprise…!!!

      La suite de l’article:
      L’émir KHALED résolut pour sa part d’engager le dialogue avec le Gouvernement français et de constituer un front (wâgiha) des Musulmans algériens, afin d’obtenir les droits français promis à ces derniers par le gouvernement de la France.
      « M. CLEMENCEAU était à cette époque-là favorable à l’octroi de larges réformes au bénéfice des Algériens. Si cet homme courageux dans la
      défense de la Vérité avait pu réaliser ses idées, le problème algérien aurait reçu sa solution définitive, et l’Algérie se trouverait actuellement dans une voie différente de celle qui est la sienne aujourd’hui. Mais le gouverneur général de l’époque, M. JONNART, et avec lui toutes les forces coloniales et l’ensemble des élus d’Algérie, s’était opposé à l’octroi de telles réformes aux Algériens sans passer par une période transitoire, estimant que ce serait là un excès de libéralisme. Avec ses amis, il soutenait que de telles réformes pourraient causer la ruine du régime colonial, et provoquer en Algérie un bouleversement qui aurait à long terme les plus graves conséquences.
      « Toute cette activité politique déboucha sur les réformes du 4 février 1919, qui furent d’une certaine manière avantageuse pour l’élément autochtone, puisqu’elles instituaient l’égalité fiscale, la suppression des impôts indigènes et des lois d’exception, et prévoyaient l’accroissement du nombre des électeurs musulmans aux assemblées locales.
      « Néanmoins , ces réformes étaient stériles du point de vue politique , car elles ne réalisaient pas les espoirs de ceux qui aspiraient à voir l’Algérie évoluer aux côtés de la France dans l’égalité complète des droits et des obligations. Du reste, la déception était dans les deux camps :

      « Du côté européen, il y eut une violente levée de boucliers contre les droits accordés aux Musulmans en vertu des lois (sic) de 1919. Une tempête de protestations contre ces réformes souleva les milieux coloniaux25. Cette agitation entraîna, du côté musulman, une campagne de protestations et une reprise des revendications non satisfaites par « les lois » de 1919.
      « L’Algérie vit alors se former deux fronts opposés : celui des Musulmans, animé par l’émir KHALED, défendait ses droits avec une ferme résolution, et faisait connaître ses aspirations, tant en France qu’en Algérie, par toutes sortes de moyens de propagande écrite et orale. Le front colonial avaità sa tête M. ABBO qui avait provoqué la réunion de la Fédération des Maires d’Algérie, et déclaré que les droits octroyés aux Musulmans, surtout le droit du port d’arme, étaient de nature à favoriser la révolte [musulmane] et à mettre en péril l’autorité de la France en Algérie….

  13. Mohand

    Avec le point 7, l’émir khaled avait Accepté l’application de la laïcité pourvu qu’il défende les droits du peuple algérien, qui étaient à cette époque complètement bafoués.
    L’émir khaled ne semble pas être le Premier nationaliste algérien,qui selon certaines recherches remontent à 1910 , avec le premier drapeau algérien,un croissant vert sur un fond blanc. Le drapeau de l’émir Abdel Kader Était beaucoup plus un drapeau de guerre ou de bataille, et le nom de l’émir y figure.
    Joumoua makboula.

  14. OUERRAD en squatteur

    L Histoire , c est l histoire elle reste l HISTOIRE .Et c est aux historiens et ceux qui l ont fasconnee de nous la decrire .Mais le grand probleme de la notre c est justement sa FALSCIFICATION . Alors , arretons de suivre les mauvaises langues .

    • Mohand

      Bonjour monsieur Ouerad ,
      Le débat est ouvert sur le parcours de l’émir khaled, et où voyez vous la falsification de l’histoire concernant le personnage ? L’émir abdelkader à lutter contre la France coloniale avec un islam fédérateur , alors que l’émir khaled à tout essayé mais pacifiquement. Ce dernier à tout essayé ! D ‘autres mouvements suivront toutes tendances confondues, y compris la communiste.
      Mais le seul langage salvateur était celui de nos ancêtres , le baroud à la place du sabre. Efficace en 7 ans seulement.

  15. OUERRAD en squatteur

    Vouloir salir sa memoire , en disant a t il renier sa nationnalite francaise ,,, qui l a fait? , a ce jour il existe des soit disant moudjahidines qui courent apres ,,,,, ???

  16. Claude.B

    Bonsoir ,

    Le président Bouteflika a été accueilli hier soir dans une clinique Française ,à Grenoble .
    Je suppose qu’il place donc toute sa grande confiance en la médecine de l’ancien colonisateur ,et n’a pas d’états d’âme à ce sujet .
    Cordialement .

    • Mohand

      pardon madame, mais je ne voie de relation de ce que vous dites avec notre débat sur l’émir Khaled.

    • M.Mohammed

      Mme ne vous fatiguer pas à supposer des choses, l’éthique de la médecine oblige la confiance. L’ancien colonisateur portait un treillis et non une blouse blanche et tenait un mat 49 et non un stéthoscope. il avait prêté le serment de tirer.

    • OUERRAD en squatteur

      Ce monsieur , est libre d aller se soigner ou bon lui semble , il n en demeure pas moins qu il reste le PRESIDENT de tous les ALGERIENS , et il faut remarque que ceux les medecins du VAL DE GRACE qui l ont suivi a GRENOBLE ,,,,, comme quoi ?????

      • OUERRAD en squatteur

        QUE CEUX SONT…..

      • Claude.B

        Je me permets d’apporter un correctif à votre affirmation ,et de taille : ce ne sont pas les médecins qui l’ont suivi mais bien l’inverse .
        En effet ,le médecin qui l’avait soigné au val de grâce lors de ses précédents séjours ,exerce désormais à Grenoble !
        Comme quoi ?????

        • OUERRAD en squatteur

          J ai ete in duit en erreur par la presse Algerienne ,, pardon ;;

          • Claude.B

            @ouerrad en squatteur ,
            Tout le monde peut se tromper ,mais c’est une marque d’intelligence et d’honnêteté que de reconnaître une erreur ,et peu de gens font la démarche .
            Merci monsieur .

            • madjid

              ok avec vous Vous avez le sens de la droiture madame

            • OUERRAD en squatteur

              Mme Claude .B , je ne suis pas le seul madame il faut le reconnaitre , ce forum que vous cherissez tant , rassemble des amoureux de la VILLE . Et il faut admettre que vous allez rencontrer de tout , et toutes et tous ne sont pas mechants . Chacun a sa facon de voir les choses , d autres sont induits en erreur , il ne faut pas leur en vouloir .@madjid , suivre et commenter , tout est a votre Honneur MERCI.

              • OUERRAD en squatteur

                MERCI D Avoir des pensees nobles pour ma sante Kaid , cette fidele comme vous le dites si bien est plus fidele je pense que moi et toi car plus agee ? Donc normal elli faytek blila faytek bellillla .Un forun est le lien qui reunit des gens a travers le monde pour une juste cause qu est notre VILLE .Qui n aime pas son lieu de naissance et ne lui est pas FIDELE sauf le renegat bien sur c est comme rag el walidines .LES DIVERGENCES EXISTENT meme dans une la famille ; les doigts sont differents et les boyaux se disputent dans le ventre ; c est les dictons du terroire . CORDIALEMENT ou plutot TAHIYA KECHFIAH /

        • OUERRAD en squatteur

          comme quoi ?? comme quoi???? comme quoi ,,, le PRESIDENT aime la FRANCE .

        • MADANI

          c’est vrai mme Claude et pour vous dire ce président nous fait la honte à nous les algériens qui aimons leur pays il aime la france ou il a tjs trouvé la compétence et le savoir faire en contradiction avec les ????????????????? ils se reconnaitrons

          • OUERRAD en squatteur

            Pourquoi , il nous fait la honte ? Chacun ses convictions BOUM ? C est l URSS,,,,, BOUTEF ,? C est la FRANCE ,,,,, MOI ? C est SIDI BEL ABBES .

            • Mohand

              Bouteflika fait confiance à ceux qui l’ont combattu , qu’à ceux qui le trahissent . Pour la même maladie, Houari Boumedienne et Georges Pompidou n’avaient pas la même survie,en durée et en qualité . Vous allez deviner pourquoi.
              Bouteflika à bien compris, et je m’arrête la .

    • BADISSI

      @Claude B

      Vous ne manquez rien pour insulter , vous sortez du sujet , et la plus part ne réagissent pas , vous vous croyez tout permit , dans un sens vous avez raison mais on prie ALLAH de nous envoyez un clone DE HOUARI BOUMEDIENNE et la vous saurez la différence , focaliser vous plus sur le CRIF qui dirige votre pays (la france bien sure ) si vous ne faite pas partie du CRIF

      • Claude.B

        @badissi,

        Faut il que vous me détestiez pour voir des insultes la ou elles ne sont pas !!!
        Je sais que je vais encore vous contarier en vous disant que je ne suis pas juive ,mais ce n’est pas mieux ,n’est ce pas ,je suis catholique ,j’ai meme été baptisée dans une jolie petite église de votre / mon pays l’Algerie bien sur !! Elle n’existe plus bien sur .Merci pour elle .

  17. Claude.B

    @Mr mohand ,
    Relisez s’il vous plait tous les écrits de Mr Amirouche sur le sujet ,et vous constaterez que le but de son article était moins de parler de l’émir Khaled que d’évoquer les souffrances du peuple Algérien infligées par le colonisateur .
    Mon propos ,et vous l’aviez bien compris ,était à mon tour de préciser que les plus hautes instances de votre pays ont une mémoire sélective en fonction de leurs propres intérêts .
    Ceci dit ,je suis honorée que notre médecine soit considérée comme une des meilleures au monde ,surtout de votre part !!!

    • Amirouche

      Claude.B

      Pourquoi êtes vous contre l’idée d’évoquer les souffrances du peuple algérien infligées par le colonisateur ? Quant à la deuxième partie de votre commentaire, je n’y répondrai pas car vous êtes hors sujet .
      Bonne soirée

      • Claude.B

        @Amirouche ,
        Dans ma réponse à mr mohand j’ai repris vos propres mots ,donc ne déformez pas les miens ,vous êtes trop fin pour ne pas avoir compris le sens de mon propos . Je ne crois pas me tromper en disant que le sujet est abordé tous les jours ,puisque quel que soit le sujet de l’article ,il se trouve toujours quelqu’un pour relancer le débat sur le thème de prédilection .
        Désolée que vous ne vouliez l’admettre ,je comprends que cela puisse vous déranger au point de refuser le débat ,mais il n’y a pas de hors sujet .
        Vous ne me reprocherez pas ensuite de me dérober au débat ,je respecte votre position .Bonne soirée à vous aussi .
        Cordialement

        • R.TARI

          Bonsoir ma chère Claude
          Vous écrivez « …quel que soit le sujet de l’article ,il se trouve toujours quelqu’un pour relancer le débat sur le thème de prédilection « .
          Comme c’est exact ! Je me faisais la même remarque mais peut-être sommes-nous les seules à avoir eu cette impression ?
          Aussi, pour rester sur le sujet qui nous est proposé, je vous livre cet article que je viens de lire et qui suscitera probablement quelques commentaires, ce dont je me réjouis par avance…

          « François Bayrou, élu Maire de Pau, avait en son temps, promis que la ville de Pau donnerait le nom de l’Emir Abd El Kader à une artère de la ville en mémoire du séjour que fit cet illustre rebelle en 1948.

          L’ancienne équipe municipale avait donc décidé de baptiser du nom de l’Émir une ruelle d’un quartier particulier de la bonne ville de Pau et François Bayrou a donc hérité de cette décision et inauguré, en compagnie de personnalité et notamment le petit fils de l’Émir, la plaque de l’allée Émir Abd El Kader.

          Mais cela n’est pas du goût de la famille de l’Émir et notamment du président de la fondation éponyme, El-Hadj Mohamed-Lamine Boutaleb, arrière-petit-neveu du héros national.

          Mais pourquoi grand-dieu ?
          Parce que le nom de l’Émir a été donné à une petite venelle, dans le quartier du Hédas, connu pour être un haut lieu de la communauté gay et lesbienne de Pau. Le patron du Modem n’a fait qu’entériner un vote de la précédente municipalité PS qui octroyait à l’Émir l’un des endroits les plus malfamés de Pau »

  18. Mohand

    je viens de relire cette lettre et j’ai remarqué que la franque coloniale a beaucoup lésé le peuple algérien.
    J’ai exposé mon avis sur l’Émir et ses moyens de lutte pacifique.
    Quant à un débat sur la médecine française ou autre, on va le faire lorsque la VDSBA exposera un article dans ce sens.

  19. BADISSI

    @Hadj Amirouche

    Sale 3lykoume mon frère merci pour l article qui nous démontre la réalité amère du colonisateur que certains veulent cacher

  20. Chot lahcene

    La lutte du peuple pour son émancipation passe par des luttes incessantes permanentes contre l’ opportunisme des arrivistes qui pratiquent la hogra à tous les niveaux ….et cela dans tous les pays ….les maffias des assoiffés du pouvoir et du fric font tout pour prendre les rênes du pouvoir …les schémas à différents degré sont semblables dans tous les pays du monde …en Algérie les écarts entre richesse et pauvreté prend des dimensions effarantes ….dans l’hexagone la pauvreté la précarité sont alarmantes ….sur la planète terre la misère la faim les famines les guerres sont provoqués par l’élite des fabricants d’armes …pour les tenants du pouvoir se faire soigner ici ou ailleurs dans les meilleurs hôpitaux ;le fric n’a pas de frontières ….l’impérialisme dans la loi du plus fort est dans la nature des choses …dominer toujours plus s’adapter ou mourir ….

    ALLAH EST PUISSANT

  21. Chot lahcene

    c’est marrant à chaque foi qu’on parle sur une certaine période infernale de notre pays ,les mêmes agentes secrétés non officieuses s’y opposent systématiquement…autant autours de moi on aborde les événements de la guerre d’Algérie avec des anciens militaires ,dont les personnes se font un plaisir de libérer leurs consciences des chapes de plombs,,,,,,autant sur ce site deux ou trois personnes mettent le veto sur toutes paroles de ces événements…;; si au moins on comprends les tenants et les aboutissants de leurs actions ,au moins on comprendrait quelque chose ….ont-ils des choses qu’il faut absolument cacher ….va savoir ….je comprend que ses gens ont une mission téliguidé afin de noyer le poisson dans la limonade ….

    ALLAH EST GRAND

  22. Chot lahcene

    Le quartier fut immédiatement bouclé par des milliers de légionnaires dont certains
    tenant en laisse des molosses tous crocs dehors, aboyant aussi fort que les hurlements des hommes en tenues léopards. Le sombre destin de l’humanité dans son microcosme locale atteignit les esprits dans leurs grande angoisse de la vie sans lendemain. Je me tenais tremblant de tous mes membres, accroupis sur le pas de la porte, mes pieds nus tachés, de sang de ce pauvre Ali. Je me mis à vomir, secouer par des sanglots me sortant des fonds des tripes. La vue de cet homme, la tête fracassée, couverte de sang, sa cervelle et son œil sortaient de son crâne m’horrifie au plus profond de mon être de petit gamin. De la place où j’étais, je pouvais apercevoir la tête de mon autre copain Youssef, il était caché à l’intérieur de la bouche d’égout, qui faisait angle avec le trottoir, son regard emplit de terreur et d’angoisse, me regardait avec un air de pitié et de peur. La fureur de la peur à frappé les esprits comme un couperet tranchant les tètes de leurs statures comme pour séparer l’esprit de la matière ou de l’intelligence de son intellect. Tout à coup, la porte sur lequel j’appuyais mon dos, s’entrouvrit légèrement, une main m’agrippa par l’épaule, et une voix de femme me dit»: entre vite petit, entre à la maison.» Je poussais un ouf de soulagement ,pensant fuir cet horrible spectacle de cet homme qui avait été abattu devant les yeux effarouchés du petit gamin .Tout tremblotant, je me

  23. Chot lahcene

    militaires aux poings comme pour crier au loup la capture du gibier,encore fumant énivrant les narines entrouvertes des senteurs mortifères de la mort proche des hommes . Les soldats se positionnèrent tous au long de la rue, un chien tenus en laisse par un militaire, aboyait, sortant ses crocs, au-dessus de la bouche d’égout, le pauvre petit Youssef hurlait à la mort sa peur du chien. Un légionnaire se précipita pointant son arme sur la tête du petit Youssef, et sans ménagement il lui agrippa sa chemise et le tira violemment vers l’extérieur. Le capitaine hurlait« vite ouvrez la bouche d’égout». Un soldat arriva avec une barre de fer, et ouvrit la cache en fonte, deux autres légionnaires se précipitèrent pointant leurs armes vers l’intérieur du trou noir des égouts. Un officier prit le petit Youssef par la main et l’entraîna vers la jeep, qui se se trouvait à quelques métres de la , et il lui tendit une bouteille de limonade et un paquet de biscuits. Le cadavre de l’homme fut chargé dans une ambulance qui quitta la rue à toute vitesse. La tension redescendit progressivement, les soldats se positionnèrent tous le long de la ruelle, effectuant des contrôles, pénétrant en force à l’intérieur des maisons. Les affaires qui se trouvaient sur les étagères des meubles furent jetées à terres, les légionnaires pointaient leurs armes sur les enfants les femmes et les vieillards qui tremblaient de peur, leurs hurlant dessus. Tous les hommes valides furent immédiatement bousculés vers la sortie de leurs maisons, mains en l’air. On les fit mettre à

  24. Chot lahcene

    genoux à terre, les mains sur la tête, parqués sur le milieu de la rue. Je voyais mon père, mon grand-père, mes oncles et voisins, malgré la souffrance qu’ils enduraient à être à genoux, sur la dureté de l’asphalte, ils gardaient leur dignité. Les petits vieux, à bout de force, le dos voûté, se laissaient choir sur le sol. Ils étaient immédiatement agrippés par le col de leurs chemises,par les féroces légionnaires et brutalement remis droit, toujours agenouillés. Le capitaine«boulaie», c’était le surnom que lui avait donné les habitants du quartier, parce qu’il portait la longue barbe, de la section des barbus de la légion, celle qui lors des défilés portaient une hache sur les épaules, et était considérée comme la plus meurtrière et la plus dangereuse de toute la légion. Il criait de tous ses poumons, dans un arabe guttural, accompagnés par l’aboiement des chiens: «bandes de chiens fellaghas, vous allez me dire ou sont cachés les terroristes».Des heures passèrent ainsi, l’intérieur des maisons fut mi-sens dessus dessous, les enfants pleuraient à chaudes larmes, les femmes se lamentaient, et se lacéraient les joues, qui devenaient rouge de sang. Les hommes, toujours les mains sur la tête, se mirent debout, sous les ordres des soldats, et en file indienne sous bonne garde par les légionnaires armés, furent dirigés vers le poste militaire, et parqués dans la cour de celle qui était autrefois, une ancienne école primaire. Passant par les terrasses des voisins, je pus ainsi rejoindre la cour de ma maison, ma mère et ma grand-mère

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