La Voix De Sidi Bel Abbes

Les zaouïas de la Nouvelle-Calédonie

En attendant de lire l’ouvrage de notre ami et frère docteur El Hadj Abdelhamid ‘Dar Schlomo, un été 62’ édité récemment en France. Notre écrivain qui est appelé a nous donner un résumé à nos lecteurs(ces) vu qu’ils sont nombreux a avoir souhaité celà. Entre temps, nous n’avons pas résisté à la tentation de mettre en ligne une de ses multiples contributions en notre disposition intitulée (Les zaouïas de la Nouvelle-Calédonie) et ce quelques jours après avoir publié le beau texte intitulé ‘Titanic, l’an 100’.

Par : Kheireddine.B

Les La Nouvelle Calédonie, Le Caillou pour les « intimes » garde, pour les Algériens, depuis la Déportation coloniale, une attache « mémorielle » toujours incandescente. Il y a quelques années, l’Algérie accueillait sur son sol, Tjibanou, le chef d’un FLN kanak (indigène du Caillou) aussi socialiste que ne l’était le nôtre ; mais Tjibanou reconnaît : « le peuple kanak n’a pas la tradition d’armes des Algériens ».  Lorsque le FLN kanak, peut-être mal conseillé, déclenche son Premier Novembre en armes, il a suffi de quelques gendarmes et gardes-champêtres pour étouffer dans l’œuf « la Révolution » et Tjibanou est mort sans que personne ne revendique un statut de martyr pour lui ni celui d’un ayant droit de descendant de ce Moudjahid, vrai ou faux Dieu seul le sait mais, d’ailleurs socialiste, Tjibanou a peu de chances d’être candidat aux paradis. La Nouvelle –Calédonie est découverte en 1774 par le Capitaine Cook ( Anglais) mais devient territoire français en 1853 et la première insurrection « kanake » survient en 1878 car si les premières déportations d’Algériens commencent en 1867, à partir de 1873 de nouveaux arrivants comme les déportés de l’insurrection de Mokrani et du Cheikh Haddad , le Chef de la Zaouïa Rahmania qui avait proclamé le Djihad , appelés « Les Kabyles du Pacifique » débarquent dans l’île-bagne et gagnent la solidarité des Communards parisiens déportés aussi mais qui bénéficieront , eux, d’une amnistie excluant les Algériens. Les Kanaks indépendantistes qui ont eu leur « insurrection » en 1878 et leurs « évènements de la Calédonie » entre 1984 et 1988, se sont fondus dans les institutions avec les anti-indépendantistes à majorité caldoche ( blancs dont beaucoup , descendants des déportés algériens, sont hostiles aux indigènes) alors que Le Caillou, territoire d’outre-mer de la République Française, jouit à présent d’un statut particulier de large autonomie « sui generis » et qu’un referendum local sur l’indépendance est prévu entre 2014 et 2019. Mais voilà, cet été, des affrontements qui ont fait quatre morts et vingt trois blessés ont à nouveau embrasé le Caillou à cause, à l’origine, d’un conflit généré par la hausse des prix des billets d’avion de la compagnie Air Calédonie. Mais la secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard (peut-être originaire de Pise), pense que le « conflit est plus profond, lié à la répartition des terres » et dit : « il faut absolument une voie (avec e) qui permette d’établir le dialogue ; c’est la raison pour laquelle nous avons proposé une médiation des autorités religieuses ». Ainsi, si la première insurrection de 1878, en Calédonie, est allumée par le « contact » des Zaouïas de la Rahmania d’Algérie, l’Etat laïc de la ministre Penchard qui doit avoir une inclination pour les confréries veut éteindre le soulèvement « moderne » par une médiation religieuse. La ministre assure avoir obtenu la levée des barrages érigés autour de l’aérodrome. Dire que chez nous, avec une religion d’Etat, beaucoup font la fine bouche lorsque ce dernier dialogue avec les Zaouïas ou a recours à la médiation des autorités religieuses pour éteindre des conflits comme à Barika lorsque le « gouverneur » de la daïra, dépassé par les « évènements », est déclaré persona non grata par le peuple.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=8376

Posté par le Jan 10 2012. inséré dans ACT OPINIONS, ACTUALITE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

80 Commentaires pour “Les zaouïas de la Nouvelle-Calédonie”

  1. elkhomri

    Bonjour.
    Sincèrement, et selon votre approche historique, j’ai apprécié les faits, qui au demeurant restent incohérent avec l’âme de votre texte, et de surcroît nous éloignent de la définition authentique des « zaouia », appendice dans son rôle d’asservissement de l’administration coloniale.Sans trop de détails, je suis déçu de ton saut inhabituel dans un domaine que vous aviez toujours décrié.

  2. elhadj abdelhamid

    Bonjour ,
    Ya Elkhomri, ya ma
    Vous me prêtez un combat qui n’est pas le mien . Je n’ai jamais décrié, comme vous dites , un domaine , encore moins celui des  » zaouïa  » et c’est bien la première fois de ma vie que je me sers de ce vocable . J’ai lu , comme vous , beaucoup de choses sur les relations entre l’administration coloniale et les  » confréries  » religieuses mais je retiendrai, par exemple , que l’attaque de la première Redoute Légionnaire, celle du Marabout de Sidi Bel-Abbès a été un fait d’armes de Résistants de Ouled Brahim adeptes de la zaouïa des Derkaoua.
    Cheikh Haddad , un héros algérien  » historique  » était le Chef de la zaouïa Rahmania.
    Je prépare un texte sur un fils du Cheikh , déporté aussi , qui a réussi une évasion , sur un radeau à travers l’océan . Son histoire reléguerait celle du  » Papillon  » ( avec le grand Steve McQueen au cinéma ) au rang d’un dessin animé de Mickey Mouse .

  3. amine

    je trouve que le sujet est tres interréssant

  4. D.Reffas

    Cher ami Abdelhamid.
    Je trouve ton sujet, sur le plan historique intéressant.En outre, la moralité me fait peur. Je préfère ne pas m’étaler sur les Zouis, pour ne pas écorcher certaines personnes qui veulent « démontrer » , selon les circonstances politique du pays, le « rôle » des confréries dans le développement du sentiment national pendant la colonisation. Cela me fait dresser les cheveux sur la tête.Puisque tu abordes le sujet, alors je te prie de nous parler sur la zaouia elbelkaidia d’Oran. Mes amitiés

    • elhadj abdelhamid

      Mon cher ami Driss
      Il n’y aucune moralité dans ce texte pas plus que dans les autres que j’écris pour faire plaisir à ceux daignent les lire ; il ne faut pas lire les choses à travers le prisme de ses convictions personnelles car je connais ton hostilité , que je respecte , aux confréries. Moi, mon  » idéologie « , c’est l’universalité du modèle algérien du combat pour la liberté à travers les siècles , de Jugurtha , Donat , la Kahina à l’Emir et jusqu’à Larbi Ben Mhidi ,qui est une constante quelque soit le  » ferment  » culturel identitaire conjoncturel opposé à l’envahisseur,religieux ( le donatisme qui est un Protestantisme algérien avec son illustre  » harki » Saint Augustin, l’Emirat de AbdelKader , la zaouïa de Cheikh Haddad ,les Scouts Musulmans…) , nationaliste ( arabe , maghrébin… , Afrique du Nord …) …
      A bientôt.

      • elhadj abdelhamid

        Driss , je dois t’avouer mon ignorance de l’histoire de la zaouïa El Belkaïdia d’Oran .Mon seul souvenir date de mes années d’étudiant à Oran ; nos voisins du dessus , au 7ème étage d’un immeuble de le rue Khémisti , étaient des  » Belkaïdia .
        Leurs cérémonies de dervichisme ,  » zohd « , étaient un peu bruyantes mais ce désagrément sonore était pardonné par une succulente  » zlafa  » de couscous offerte à tous les voisins !

        • ctié police

          sacre abdelhamid bonne journée docteur fidéle devoix desba

        • D.Reffas

          Bonjour mon ami.
          Je pense que tu voulais dire le catholique et harki de St Augustin, car ce dernier n’a rien à voir avec le donatisme. Quant à la zaouia, il est temps de mettre fin à la récupération politique à travers des associations à caractère beaucoup plus sectaires et intéressées que religieux. Par enchantement, on remet sur le tapis les zouilles pour encadrer la société civile. Amicalement. La belkaidia s’offre la part du lion , et elle mise au premier plan par l’administration pour plaire aux décideurs. mes amitiés.

          • elhadj abdelhamid

            Bonsoir,
            Mon cher Driss , je ne crois pas avoir perdu assez de neurones pour suggérer que Saint Augustin soit un donatiste ; je te prie de relire sereinement le commentaire , le donatisme algérien avec son illustre  » harki « , c’est à dire le supplétif de l’envahisseur romain catholique. A la manière de Charles Aznavour , j’aimerais te chanter : Camarade , ensemble nous avons fait les barricades !
            Les premiers articles sur le donatisme tel  » Saint Augustin , agent de Rome » publiés dans la presse, comme la Voix de l’Oranie, on les a bien écrits ensemble .
            A bientôt

  5. kaddous retraité

    bonjour docteur Reffas driss.je veux que notre journal soit toujours au top niveau et en relisant le doct elhaj je dis que el baraka existe…

  6. kheira

    reponse a Mer bennabi ,peut importe qu’il soit historien ou medecin le plus important il a une information est veut la partager et il veut qu’on la debat avec lui ou l’enrichir d’avantage .cette information historique qu’il a hétité de son grand pére ou grand mere ou il a lue dans un livre d’histoire on a tous besoin de connaitre le passer des zaouis et leurs activités et plus………………merci a vous Dr el hadl abdelhamid et bonne continuation.

  7. messafer

    on est centent de toi khiwani.Continue avec tes amis de ce journal belabbésien

  8. DIDAOUI K

    je suis natif de Sfisef j’ai un cousin qui se trouve en nouvelle Calédonie à Nouméa depuis 1960 quelques lettres tous les 05 ans.

    • DIDAOUI Yasmina

      bOnjour j’habite la nouvelle calédonie, j’y suis née vous dite avoir cousin ici, mon grd pére paternelle s’apél YAHIA DIDAOUI je crois qu’il est arivé ici ds les années 60.

      • Sfisefi

        Bonjour Yasmina Didaoui.
        Je connais bien votre grand pére Yahia Didaoui. Nous avons étudié ensemble à Sfisef . Il était apprenti mécanicien quand on l’a prit pour faire le service militaire dans la marine française avant l’indépendance de l’Algérie et depuis ce jour il n’est plus revenu dans son village natal. Beaucoup d’habitant de Sfisef se rappellent de lui. Vous avez beaucoup de cousins dans ce village. Un de vos oncles vit actuellement en Allemagne. Un autre de vos cousin vit en Ukraine dans la ville d’Odéssa. Soyez la bien venue chez vous à Sfisef.
        Le grand bonjour à votre grand pére des habitants de village Ouled Ali Sfisef Algérie.

        • Yasmina DIDAOUI

          bonjour, je vous remercie du fond du coeur, vous pouvez pas savoir le bien que sa nous fait de savoir que nous avons des cousins la bas j’aimerais trop les rencontré, mon grand père sera surment trés surpris que j’ai put avoir des nouvelles d’eux merci encore:j’aurai 2 petites question a vous posez mon grand pére à des fréres et soeurs est ce qu’il sont toujours en vie? j’aimerais connaitre le noms de leurs enfants s’il vous plait…..merci
          ps: donné bien le bonjour au village de sfisef…..yasmina

          • Sfisefi

            Bonjour Yasmina Didaoui.
            Vous pouvez dire à votre grand pére Yahia que son oncle Ahmed Didaoui est toujours vivant et que son âge se rapproche de 100ans. Il marche bien et a tout son esprit. Il est trés respecté par les habitants de Sidi Bel Abbes ou il demeure.
            Vous avez des oncles et leurs enfants et la maison des Didaoui existe toujours, sauf que maintenant le village qu’à connu votre grand pére a beaucoup changé: il a beaucoup grandi. L’école ou votre grand pére a étudiée existe toujours. Elle s’appelle l’école de la gare.
            S’il revient un jour à sfisef il va rencontrer beaucoup de ses anciens amis . Passez lui le bonjour de notre part et dites-lui que  »Les enfants de Sidi Yahia ou qu’ils soient seront toujours Ouelds Slimane ». Il comprendra ce que cela veut dire.
            Portez vous bien et à un de ces jours peut être à sfisef?

            • benhaddou boubakar

              le message de didaouyi yasmina m’a beaucoup touche;c’est une tres bonne chose.la nostalgie du pays existe encore.bonne chance les didaoui!

            • DIDAOUI KARINA

              Bonjour,
              cela fait plaisir de recevoir des nouvelles via votre journal électronique. Je suis une des filles de Mr DIDAOUI Yahia. Pouvez vous nous donner plus d’informations concernant la famille DIDAOUI. Nous sommes très loin et malheureusement nous ne connaissons pas la famille de papa. Merci mille fois par avance pour votre réponse et à bientôt !

          • Mekki B VDSBA

            Bonjour Yasmina Didaoui En tant que membre de ce journal electronique Belabbesien je suis heureux de voir des amis lecteurs vous donner des nouvelles sur les membres de votre respectable famille. Je vais proposer l’invitation de Mer Didaoui dans une de nos prochaines rencontres entre lecteurs une activité qui se fait depuis la creation de ce journal. Cela se nomme Samedi Belabbesien. C’est une idée que j’espere sera concrétisée. Salutations fraternelles

          • DIDAOUI

            Bonjour
            Je suis une DIDAOUI d’origine kabyle, et j’habite Alger, l’êtes vous aussi? , j’aimerais constituer l’arbre généalogique des DIDAOUI. Merci de me répondre

            • Mr mekki b de laVDSBA

              Bonjour; au niveau de notrejournal ; onest heureux d’avoir pu faire rencontrer des gans des quatre coins de la planéte.Pour votre question ;adressez nous vos coordonnées; mail notemment pour vous donner le maximum sur ce que nous possédions sur l’arbre généalogique.Bonne soirée

            • DIDAOUI Yasmina

              pouvez vous m’envoyé votre adresse e-mail je suis exiter à l’idée de savoir que vous souhaitez faire l’arbre généalogique de notre famille, en mémoire de mon grand père je serait heureuse de vous aidé répondez moi vite svp.yasmina.d.

            • DIDAOUI Yasmina

              mon grand pére DIDAOUI YAHIA est un DIDAOUI d’origine kabyle, voici mon adresse e-mail: lemyas@hotmail.fr

      • elhadj abdelhamid

        Bonjour.
        1962 , j’avais 6 ans et je croisais souvent ,à Boutin, une charmante écolière, Nicole, bien plus grande que moi. Dans mon petit roman  » Dar Schlomo, un été 62  » , je parle de cet idylle d’enfants , contrarié par la différence d’âge visible chez des enfants et frustré par le départ de Nicole ,  » rapatriée ».
        50 ans plus tard, je retrouve Nicole en ….Nouvelle Calédonie !
        Elle a dit : Internet c’est magique !
        Un ami m’a ramené une photo de classe de l’école de Boutin avec Nicole , que je compte lui envoyer.
        Voilà , à l’ami qui s’interrogeait si j’étais historien , je lui réponds moi aussi, non mais  » Internet , c’est magique « !

      • kaddous cv sba

        iBienvenue madame parmi vos freres belabbesiens et la vous suivez le bled

  9. ammou

    ungrand gardien de crbsfisef a joue longteps et serieusement il s’appelle didaoui c un parent

  10. lecteur

    Monsieur SfisefiJe mesure la modération de vos propos. Vous êtes un témoin privilégié pour nous narrer les grans moments de notre ville et région.
    Amitiés

  11. lecteur

    Le Catéchisme révolutionnaire sévit et ne se soucie pas des sédiments d’histoire ancienne.
    Regardez les thermes romaines de Guelma et les vestiges de Djemila et la trace de vie humaine millénaire au Sahara.
    Les confréries religieuses font partie de notre système culturel comme les chamans de celui des peuples premiers.
    Tous les convertis ont gardé de l’ancien et l’ont mêlé au nouveau.
    Toutefois la peur des salafistes ne doit pas réhabiliter les superpistions .

  12. soltani

    mr ane_onyme poser ces questions a vos maitres criminels qui ont mis l’algerie a feu et a sang et qui a tuer abdelkader hachani,cela vous occupera longtemps

  13. Biladouna

    La magie d’Internet a opéré dans l’Ile Lumière insufflant
    Un souffle soufi qui a ranimé le Souvenir des Ames Vaillantes,
    Aux relents de jasmin et a fait apparaître Yasmine
    D’au-delà les horizons lointains, pour nous rappeler nore Histoire,
    Et la présence de nos frères et soeurs déposés entre
    Terre rouge des mines, souvenirs du bagne et Emeraude
    De l’Océan qui calme et appaise tous les tumultes
    Et Sfisefi qui renoue un à un tous les fils de la Mémoire
    Pour retisser les liens distendus et tenir la Chronicle
    Du temps qui passe sans que notre Algériennité ne trépasse!

    • sfisefi

      A Yasmina Didaoui.
      C’est un chant de sirene du Pacific
      un cri du sang magnifique,
      qui m’a poussé à réagir
      pour faire revivre et ressurgir
      de notre mémoire engourdie par les ans
      les fils de Sfisef aux coeurs vaillants.

      Si Bassorah a son Sindabad le marin
      nous avons aussi notre propre marin
      Il s’est embarqué d’Oran vers Djédah
      a contouré le Yemen et accosté à Calcutta.

      Aprés avoir traversé l’Océan indien,
      il a longé le litoral malésien,
      visité l’Australie et s’est établi en Calédonie,
      ou’ il construisit son nid.

      Certain ont chanté Jazairouna
      et moi je glorifie Biladouna
      Nous avons tant de fréres,
      qui ont sillonné les mers,
      talonné par la faim et la misere.

      Ils entendent parfois la voix de leur village
      qui leurs dit  »Revenez, revenez même à la nage.
      Venez voir les votres courage,
      écrivez-nous de temps en temps , ne tournez pas la page

      Fraternellement Biladouna.

      • Ramdane

        Biladona vous etes un ange,merci pour nous avoir tirer les vers.

      • Yasmina DIDAOUI

        magnifique!!!!!!!
        je vous remercie infiniment!!!!
        j’ai la larme facile,un rien me donne des palpitation au coeur!!!!!je remercie dieu d’avoir permis que par hazard un jour je trouve ce site!pouvez vous dire au DIDAOUI que yahia se porte bien!!!!il a 10 petits enfants qui l’adorent!!!!!

        • Sfisefi

          Bonjour Yasmina
          Je vais transmettre votre message à l’oncle de votre grand pére Mr. Ahmed Didaoui. Je suis trés content de savoir que notre Yahia se porte bien et qu’il a des enfants et petits enfants.
          Je vais faire une description sommaire de Sfisef pour que s’il ferme les yeux il aura une idée de son village actuel.
          Dites lui que le village a grandi vers l’ouest il a presque atteint l’usine de sucre et qu’à la place des champs de vignes qu’il a connu maintenant il y a des batiments pour habitations. Sur le côté Est il a dépassé le cimetierre chrétien et atteint la ferme de Roger. Vers le nord ,Douar Souabria existe toujours sauf que maintenant il y a la route goudronnée et l’électricité.Le chamd d’amandiers n’existe plus à sa place on a construit des habitations .
          A la place du jardin qui fesait face à sa maison , maintenant il y a une grande mosquée. La ferme de Paulo Marsan n’exite plus, il en est de même du garage ou il était apprenti chez Mr. Dilat.
          Si vous voulez avoir d’autres informations d’ordre privé ,écrivez moi à l’adresse suivante et envoyez-moi le N de téléphone de Yahia Didaoui pour que je puisse lui parler.
          Voici mon Email: ceminco@yahoo.fr
          Salutations .

  14. Biladouna

    svp lire notre histoire

  15. Biladouna

    svp lire la Chronique

  16. nabila f sba

    monsieur biladouna svp un poéme sur le samedi belabbésien

  17. DIDAOUI K

    bonjour!vous dites à yahia que kada quand tu es partis j’avais 08ans maintenant j’ai 60ans.j’ai déménagé de sfisef en 2004 j’habite Arzew.je suis père de 04 enfants 02g et 02f la 05iè elle est décédée 26ans nommée SORIA.Ton grand père yahia a 04soeurs et 02 garcons sahnoun vient juste de décéder .kada bien à vous tous

  18. Yasmina DIDAOUI

    bonjour didaoui K heureuse de fair votre conaissance !!!!je suis la petite fille de yahia!avez vous une adresse e-mail?je voudrais vous donné des nouvelles de lui il est trés fatigué en ce moment.bien a vous .yasmina.

  19. mekki b de vdsba

    bonjour notre journal est disposé a servir de lien entre vous.Que si k Didaoui nous communique son mail et vous également le votre au niveau de la rédaction et on aura accompli notre mission .MERCI

  20. DIDAOUI K

    bonjour yasmine c’est kada tu as 04 tantes 02 oncles moi je suis le cousin germain de yahia .j’ai 04 enfants lynda à paris mariée 03 enf
    mohamed marin marie 01 enf dalila marie 01 fille larbi matelot celibataire mon e.mail est: kadadidaoui@hotmail.fr bien à vous tous

  21. kheloufi el habib

    slt yasmina c est ton cousin habib j ai beaucoup pleure a l annonce du deces d’oncle Yahia.Je vis a Saida ou j’exerce es qualite de psychologue.J’ai 02 garçons et 02 filles.J’attends ta reponse Yasmine.Que Dieu Nous Garde Notre SFISEF.

  22. kheloufi el habib

    cher cousin farid toutes mes condoleances a propos de la perte cruelle d’oncle Yahia.Est ce qu il sera inhume a Noumea? Est ce que tu vit toujours en Australie?Enfin prompte retablissement.Reponse. Ta famille de Sfisef(W Sba)

  23. bennabi c sba

    C »est le grand mérite de ce journal relisez le commentaire précédent il est trés illustratif de la fraternité.. je me joins a ces condoléances

  24. Didaoui

    Cher cousin, cousins de papa, Amis,
    En effet, notre chere et tendre père yahia Didaoui née le 10 mai 1941 à mercier lacombe Algérie , ancien electro mécanicien à la marine française, nous a quitter ce dimanche 22 avril à 1h20 du matin ds sa 71 eme année. C était une personne énormément respecter par de nombreuses personnes ici à noumea, et connu de tous, il a réussi à construire sa vie ici et a vivre convenablement, à 7 enfants qui l aiment énormément 4 garçons et trois filles et environ 15 petits enfants dont la moitié sont quasiment devenus des hommes et des femmes respectables , sa disparition ns est difficile à vivre, mais ainsi va la vie. Papa à eu droit à des funérailles musulman par respect pour sa religion, un himam ainsi que toute les étapes des funérailles ont étaient respecte. Voilà 2 jours ce soir que les funérailles sont terminées aujourd’hui je suis fière d avoir ma force de caractère et mes principes car c est une des choses que papa nous as légué comme héritage , et à mes yx très précieux .
    Je suis farid Didaoui le plus jeunes de ses enfants je vie sur noumea , 25 ans , et j aime mon père énormément .
    En espérant renouer les liens avec une famille inconnu mes qui existe!
    Amicalement et fraternellement , Farid DIDAOUI .

    • G.Mohamed.sba..

      Mr Farid DIDAOUI,je vous présente mes sincères condoléances,suite au décès de votre cher Papa !! A Dieu nous appartenons et c’est à Dieu que nous retournerons!! Allah Yerhmeh !!

    • amroun mohamed

      slt farid. suite au deces de votre cher papa.recevez mes tres sinceres condoleances et l expression de ma plus profonde sympathie .mohamed amroun sfisef.

  25. kheloufi el habib

    un ancien du lycee azza a.e.k annee 70 qui vous salue bien.N est ce pas Monsieur Benziane.,,,,

  26. kheloufi el habib

    Merci cher ami Mohamed.Ton message a ete recu cinq sur cinq…El Habib.

  27. DIDAOUI K

    Cher cousins et cousines je viens d’apprendre le décès de YAHIA par l’intermédiaire de HABIB ET NABIL DIDAOUI ,recevez les condoléances les plus attristéès et que DIEU le bénisse. KADA DIDAOUI

  28. kheloufi el habib

    felicitations a l equipe de l U.S.M.B.A d avoir acceder au palier superieur.et de representer toute une region sevree de football.Pourvu que ca dure.Merci l U.S.M.B.A…

  29. DIDAOUI K

    FARID J’attends toujours de vos nouvelles .

  30. Didaoui farid

    Cher Kada , cousins , cousines, oncle , grand oncle , la famille Didaoui de nouvelle caledonie se porte très tes bien , le DC de papa est une période dure à surmonter mais nous sommes forts et papa n aurai jamais accepter le faîte de se laisse aller!

    Serai il possible de recevoir si vous en avez encore des photo de la famille Didaoui ainsi que des photos de papa d’enfants , si vous en possédez , en espérant vs relire , mon mail fariddiaoui@me.com

    Amicalement

    Que dieu vs garde

  31. MIMOUN

    Pourquoi certains religieux font leurs prières dans la mosquée et refusent de prier dans la zaouia alors qu’on cite les paroles de dieu dans les deux .Je crois que le role de la mosquée est pour prier et le role de la zaouia est pour former des talabas.On prie meme chez nous et dieu dit de « rendre vos habitations un lieu de culte »

  32. kheloufi houari

    Mr Dennoun doit savoir qu’on est exclus de leur belle democratie depuis le traite Sykes-Picot,la declaration Balfour Lyautey…etc.Le pauvre il se repete et il y croit encore.

  33. Frère

    Salam si Kheloufi Houari
    Ah ce traité secret conclu entre la France et la grande Bretagne en 1916 avec la bénédiction de italiens et russes prévoyant le partage du moyen orient à la fin de la guerre, pour contrecarrer les revendications l’empire ottoman.
    Nous aimerions discuté sur ce sujet, si on est bien sur sur la même longueur d’onde. salutations

  34. Mohamed

    Sykes est de retour,avec un nouvel acteur, les USA. La Chine se diffuse économiquement en profondeur: réponse dans qq annees avec la débâcle euro.

  35. DIDAOUI KARIM

    DIDAOUI KARIM je suis un didaoui kabyle de larbaa nath irathen j aimerais s.avoire tous sur la famille didaoui du monde entier .et merci pour tous

  36. DIDAOUI KARIM

    mes excuses a mr: yacite

  37. DIDAOUI KARIM

    bonjour yasmina didaoui,j,aimerai bien vous connaitre,et de connaitre la famille didaoui.

  38. Ouled Slimane

    Je regrette la famille Didaoui n est pas Kabyle mais originaire du douar Ouled-Bouazza au nord ouest de Sfisef.Ma mere est une Didaoui.. donc je sais ce que je dit. Ouled Slimane.

  39. Ait Sakina

    LES ZAOUIAS : DU HAUT DU CIEL CETTE BRILLANCE DES ETOILES NOUS ECLAIRE par mr@bet

    Les forces du mal s’attaquent aux lieux de culte et le spiritualité nationale

    Les commentateurs de l’histoire de l’Algérie et les scribes de la propagande malveillante discréditent la glorieuse révolution de novembre en lui collants des attributs rocambolesques et des motivations insensées. Une raison de ce jugement est cautionnée par leur omission volontaire et calculée d’occulter un acteur majeur de la résistance à l’occupant : le berceau réel de la révolution, le terreau de la révolte ininterrompue, foyer du djihad, catalyseur du combat armé et surtout refuge de la culture algérienne et de ses différentes composantes sociétales et spirituelles : la zaouïa , Banal et accessoire serait le fait de citer les accomplissements de Abdelkader Djilani , Bouamma ,el-Haddad, el-Mokrani, Boumaza , Fatma en’soumer et autres géants du djihad contre l’occupant français, après 1830. Bien avant et cela depuis 15 siècles quand l’Algérie berbère fut islamisée, tant notoires et connus sont leurs accomplissements contre les ennemis, et leurs services au pays. Leur dévouement à l’Algérie et leur contribution à sa survivance ne requièrent aucune plaidoirie, elles sont inscrites en lettres d’or dans les chroniques et les annales.
    Ces glorieux hommes ont été hélas l’objet de critique dans divers cercles profanes des dogmes modernistes ou islamistes scélérats. Les auteurs de diatribe contre la zaouïa ont pour crédit que discours stériles, commérages, accusations diffamatoires, et n’ont aucun service à offrir à la nation et au peuple. Durant les années d’incertitude et de confusion post-indépendance, l’unique œuvre concrète des penseurs officiels enfantés par l’Algérie « révolutionnaire » et les deux courants idéologiques antagonistes (laïc – islamiste) a été de démolir l’image de la zaouïa et de ses vénérables figures de proue, les garants de l’Algérie musulmane et de l’identité de son peuple. La poursuite du progrès a été le prétexte de cette croisade contre la source première et les dépositaire de l’islam millénaire authentique, la zaouïa et ses porte-drapeaux, les confréries et cheikhs soufis héritiers de sidi Abderrahmane, sidi Boumediene, sidi el Houari, sidi Lakhdar Benkhlouf, l’émir Abdelkader.
    Selon un plan de reprogrammation de la mémoire collective opéré après l’indépendance, les cheikhs ont été dénigrés; soumis aux pires sévices physiques et moraux, à l’harcèlement médiatique, administratif, et judiciaire, aux jugements arbitraires et condamnations expéditives, à l’assassinat, à l’interdiction d’enseigner, et finalement à l’obligation de fermer leurs lieux de culte !
    La mission de liquidation que la France n’avait jamais osé imaginer entreprendre en profanant ces lieux de culte, a été assumée par des algériens, par procuration, comme c’est le cas aujourd’hui avec les profanateurs des mouvements berbérophones et l’espion franco-Kabyle Rachid Neggaz au service du MAK..
    Le rôle primordial des zaouïas durant les révoltes a été occulté, les cheikhs souvent diffamés, par nul autre que
    – les utopistes du socialisme frauduleux,
    – leurs alliés de la décadence, sécularistes, « sorbonnards » militants de la dernière heure,
    – les réformateurs de la nahda,
    – les ministres du culte soudoyés par le wahhabisme et le partenaire ibadite (mozabite) adeptes de diverses configurations « fondamentalistes » sources de toutes les discordes.
    La nébuleuse du dénigrement était souvent financée par les corrompus souverains wahabites de l’Arabie saoudite et pays du golf.
    Le constat, de ce retournement après l’indépendance de l’histoire de la colonisation, transcrit la vengeance française contre les hommes qui lui avaient infligée une défaite humiliante et la perte d’un empire. Cette vendetta s’est opérée par tiers interposé : ses nombreux agents et les DAF (déserteurs de l’armée française) infiltrés dans les rouages du mouvement nationaliste avant et après 1962 ! Conséquence de ce stratagème l’islam a été, en particulier depuis le coup d’Etat le Président Ahmed Benbella enfant de la zaouia de Maghnia (Ouest algérien). Ce coup d’Etat, déguisé en 1965 de « redressement » de 1965, détourné et dénaturé sous les coups de discours empruntés aux philosophies apparues au milieu du 19ième siècle et dont les élites algériennes d’alors adoptèrent les rudiments. Certains réclamant une « purification » de la religion, par des procédés salafo-wahhabites, d’autres prêchant carrément son abandon et celui des lois religieuses par l’instauration de la laïcité/matérialisme d’essence athéiste.
    Cette offensive généralisée fut l’œuvre d’illuminés rassemblés dans la nébuleuse de la subversion, dont certains membres sont aujourd’hui toujours en exercice et en activité :
    – les initiés de la franc-maçonnerie (loges du Caire, de paris, de Rome),
    – les cancres instruits par les orateurs de la nahda et charmés par la révolution industrielle et son vernis scientiste.
    – les agents commandités de paris (« DAF » et sorbonnards), taupes infiltrées au sein de l’ALN/FLN , ayant détourné et neutralisé le sursaut nationaliste et la ferveur populaire musulmane en l’écrasant par la dictature et son adjuvant le pouvoir personnel,
    – les illusionnés du marxisme/socialisme qui se trompant de cible, déversèrent rancunes et aigreurs (de leur stérile et inféconde existence) contre les nobles de la nation qu’ils enviaient.
    L’amalgame et la diffamation devinrent des armes légales de la propagande lancées contre les saints, marabouts, vénérables cheikhs soufis, talebs (récitants, enseignants, guérisseurs).
    Traités de collaborateurs, de traitres, de rétrogrades, de charlatans, nombreux ceux qui abandonnèrent leur service à la communauté et s’isolèrent loin du tumulte du système despote et totalitariste qui entre autres avait renversé l’autorité légitime de la révolution (GPRA). Dans l’euphorie de l’indépendance, le peuple innocent, naïf, confiant en ses nouveaux orateurs démagogues avait baissé les bras et entamé sa mise en esclavage sournoise. Une illustration de ce procédé subtile d’asservissement conçu dans les laboratoires du communisme. Œuvre des talmudipèdes soviétiques, est notable dans l’objectif réel du service national, modèle de conditionnement, de gaspillage de ressources humaines, de restrictions civiques, de fraude idéologique, de punition collective, d’humiliation individuelle, et nullement conçu comme sacrifice ou acte patriotique devant servir le pays ).
    Voici, les centres d’endoctrinement et de formation/franc-maçonnerie :
    Tunis : zeitouna; Caire : nahda, frères musulmans, loges; Mecca-medina :wahhabisme; France : armée , Sorbonne, Services consulaires en pays arabes et nord Afrique.
    Les armes de déculturation dirigées contre l’Algérie visaient essentiellement la zaouïa et le soufisme
    L’islam en Algérie est en plein mutation sur un ‘islam modéré’, moins violant, plus tolérant et conviviale avec les trois religions du livre qui protègera les communautés : chrétiennes, juives et musulmane, la porte de la zaouia leur est ouverte. L’objectif final consistant en un déracinement des convictions millénaires de la masse populaire, le bannissement de la culture musulmane acquise depuis 15 siècles et les valeurs préservées, même après 130 ans de colonisation, dans ces établissements d’apparence insignifiante et souvent précaire, isolés du monde extérieur, à l’immobilier anodin, mais dans lesquels des musulmans à la foi inébranlable se façonnaient en préparation des défis à venir. Par ailleurs, nombre de zaouïas de renommée internationale attiraient des élèves de pays voisins (africains) ou ils emportaient leur savoir et confrontaient les vagues d’évangélisation et d’assimilation. L’enseignement dispensé riche et varié, basé sur le sunnisme et rite malékite, pouvaient s’enorgueillir d’offrir l’apprentissage et l’exégèse du coran, le hadith, le « fiqh », la langue arabe classique, les sciences, l’éducation civique inspirée du modèle par excellence du prophète (QSSL).
    Aussi controversiste que cela parait, le danger menaçant la survie de l’Algérie a été d’abord dirigé contre la zaouïa et ses vénérables adeptes et leurs cheikhs défenseurs de la culture et valeurs ancestrales face en premier lieu à la France et aux les mouvements berbérophone MAK , BARAKAT, etc.
    Harcelée par le colonialisme, accusée de « bidaâ » (innovation condamnable) par les wahhabites, et de rétrograde par les illusionnés du modernisme/socialisme/matérialisme, la zaouia ne doit sa survie qu’à un miracle divin tant acharnés furent ses ennemis. Avec elle, la culture et les traditions de l’Algérie, l’islam authentique, l’identité nationale, l’intégrité du territoire, la dignité des hommes et des femmes ont été sauvegardés avant et après 1962. Les traditions religieuses ayant survécu à 130 ans de colonialisme subirent alors des attaques internes plus pernicieuses, préparant le terrain aux extrémismes de diverses dénominations.
    Des changements eurent lieu, notons les commémorations personnelles décrétées solennellement (19 juin en Algérie) pendant que le sacré et noble jour du mouloud annabawi était arrêté « jour ouvrable » ! .Le mouloud annabawi est aboli par les prêcheurs wahhabites qui ne pointent jamais le doigt vers la « fête du trône » en Arabie saoudite, commémorant la colonisation de l’Arabie par ibn-Abdelaziz saoudi , allié de la couronne britannique et ami du ministre juif Balfour ! Exposer en détail les mécanismes des changements opérés pendant plus d’un siècle par ces frauduleux porte-paroles de l’islam déborde le cadre restreint de ce media, un résumé de la succession de changements enregistrés suffira à éclairer la transformation et la reformulation de l’islam au profit du fondamentalisme.
    Les adversaires de la zaouia algérienne
    Tous les conflits qui ont lacérés l’islam en Algérie pendant la décennie noire ont pour origine l’ingérence du « socialisme boumédiéniste » dans la gestion des affaires religieuses et le façonnement de la vie spirituelle du peuple par l’autorité sous la dictature, selon de nouvelles normes et convictions personnelles et de « créer un homme nouveau » à leur choix. Cela s’est terminé par un échec, avec la chute du mur de Berlin ?
    Le peuple dans sa majorité faisait appel aux zaouïas pour préserver son identité et ses convictions, ses traditions culturelles imprégnées de spiritualité musulmane. Parfois teintées de pratiques locales populaires, mais constituant un efficace bouclier contre l’assimilation, efficace mêmes lorsque entaché d’innovations non condamnables et n’affectant naturellement pas la « aâqida » du croyant: sa foi fondamentale, son attachement aux préceptes d’adoration d’allah et son amour du prophète (qssl).
    Sous l’œil attentionné du cheikh, la masse populaire était prémunie de toute aliénation orchestrée par des vagues de campagnes d’évangélisation, d’assimilation, de naturalisation, toutes menées sous la menace et les représailles, le génocide systématique et la famine, l’élimination physique, le chantage politique et économique.
    Cette endurance, patience, résilience séculaire du peuple glorieux forgea sa volonté au combat contre l’occupant et le prédisposa à l’avènement du 1er novembre 1954 !
    La zaouïa et les cheikhs ont été les garants des commandements dictés par le coran et la sunna du prophète (qssl). Après avoir recueilli respect et amour de leurs compatriotes, grâce à leur noblesse, sagesse, savoir, compassion pour le faible et le démuni, ils ont formé les hommes aguerris et parés de foi en allah et en son prophète (qssl). Des combattants déterminés au sacrifice suprême qui dans la bataille se disputaient l’accès au rang de martyr.
    Ce monument de la résistance contre l’envahisseur a survécu à toutes les tentatives d’éradication, grâce à l’attachement d’un peuple profondément croyant à ses valeurs, et à ses zaouïas en reconnaissance aux innombrables services rendus à la nation par les gardiens de ce temple du nationalisme et du savoir.
    Tous les témoignages des moudjahidines attestent de leur formation militante au sein de cet institut. Forteresse et terreau de la préservation de l’identité nationale avant et pendant la colonisation. Elle fut le prototype de l’échelle réduite de la société algérienne, la communauté, le village, le douar, la tribu, ou la confrérie. Sous la conduite d’un guide spirituel dont l’autorité était consacrée par son respect de l’islam authentique et sa dévotion à l’amour du prophète (qssl). La zaouïa fut l’institution de substitut de l’état érigé par l’émir Abdelkader, une fois la défaite consommée et la colonisation établie. La population fragmentée se réorganisa en une société composée d’une multitude de communautés adhérant au rite malékite et embrassant différentes confréries toutes se réclamant du soufisme.
    Regroupés autour des pôles spirituels et religieux des zaouïas, la société conserva sa culture et érigea des défenses contre les tentatives d’assimilation qui par vagues successives et incessantes furent lancées contre elle.
    La vérité historique a ratifié la mission de préservation de notre culture et de notre identité. La mission accomplie par la zaouïa a été la sauvegarde de nos intégrités et notre identité culturelle.
    Plus de 700 zaouias sont réparties à travers le territoire national, dont 22 en Kabylie, ces lieux de cultes constituent un véritable et gigantesque rempart infranchissable qui continu à résister aux provocations des mouvements berbérophones de la Kabylie (MAK et BARAKAT). Les zaouias sont aussi garantes de la paix et de la stabilité du pays.

    Chef de la Zaouite El mourabitoun (Sidi Daho. W de Sidi bel abbès)

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