La Voix De Sidi Bel Abbes

Sidi-bel-abbés :Histoire vécue… / Par Ahmed Ouhala.

10336692_4097770777960_4334532730629790435_n  Après deux heures et demie de vol, l’Airbus en rouge et blanc d’air Algérie en provenance de Paris, vient d’atterrir sur la piste de l’Aéroport d’Oran. Cet avion, avait l’habitude de faire des allers-retours plusieurs fois par semaine entre la France et l’Algérie. Parmi les voyageurs que transportait cet aéroplane il y avait un homme qui n’avait pas mis les pieds sur le sol de son pays depuis 28 ans. Amar avait en fait quitté l’Algérie en 1954 pour la France, afin de tenter une carrière de footballeur dans un club français. Ce jeune Bélabésien, qui a joué un certain temps dans un club de la capitale française s’est fait une nouvelle vie en France. Il épousa une européenne, avec laquelle il aura des enfants. Pendant ce temps, sa mère, et jusqu’à sa mort en 1963 ne rêvait que d’une chose, revoir son fils avant de mourir. Hélas, elle a vécu jusqu’à voir son pays indépendant, mais elle ne vivra pas pour revoir son fils, elle meurt une année après l’indépendance, neuf ans après le départ de son enfant.
Pourtant, avant de mourir, la mère d’Amar en partageant les pièces de louis d’or qu’elle avait, entre ses fils et filles, elle n’a pas oublié son enfant qui vivait en France, très loin d’elle. Ainsi elle donna pour chacun de ses enfants présents une poignée de pièces de louis d’or, et laissa une poignée pour Amar, prenant le soin de la laisser chez une voisine à qui elle avait confiance. Des années passèrent, sans qu’Amar ne donna signe de vie ou pensa revoir son pays natal, Sa vie très loin de sa famille lui a fait perdre beaucoup de ce qui le liait à son pays, et la vie moderne en France l’avait métamorphosé. Chez lui, en Algérie beaucoup de choses ne changeaient pas. Car le changement n’est pas forcément signe de réussite ou de progrès, et si cela est vrai pour les technologies, pour les valeurs d’un peuple qui reste attaché aux siennes ne meurt pas, même s’il a l’air d’un vieux. Je ne parle pas des valeurs dont les uns comme les autres essayent de temps à autre de nous cadrer avec, tel un troupeau qu’on veut garder ou on désire orienter, mais les valeurs dont je parle c’est les valeurs qui sont en nous, innées ou acquises, mais dont on a nul besoin qu’on nous les enseigne, nous les dicte ou nous les impose.
Quelques jours après son arrivée en Algérie, accompagné de sa femme européenne et de ses enfants, Amar décida alors d’aller voir la tombe de sa chère mère, alors qu’elle l’attendait impatiemment durant des années. Il tenait à se recueillir sur sa tombe, où elle était enterrée depuis vingt ans. Accompagné de sa femme et de ses enfants, il choisit le jour saint du vendredi pour aller lui rendre visite au cimetière. Arrivant sur les lieux, il trouva une vielle femme étrangère, assise à côté de la tombe de sa mère. Il l’a regardé, étonné tout en essayant de ne pas la gêner ou la vexer. Ses pas ralentissent sa famille derrière lui, il se rapproche doucement de la tombe de sa mère, il s’assoit, il prit un souffle, puis il pose un regard sur la vielle femme à côté, mais avant qui ne bouge ses lèvres, l’inconnue lui dit avec une voix triste mais sûre : vous êtes Amar ?
Il la regarda ébahi un long moment, puis conscient qu’il devait répondre à la question de cette étrange femme, il prit un autre souffle et répond comme s’il avait peur de la suite : » oui, je suis bien Amar », puis il enchaine comme s’il a retrouvé son courage perdu, et vous ? Sans lui laisser le temps de poursuivre, la vielle femme se leva comme si sa jeunesse lui revenait soudainement, elle sort quelque chose de son sac : « tenez mon enfant c’est votre part de l’héritage. Votre mère m’a chargé de vous le remettre, depuis sa mort je viens chaque vendredi pour vous attendre ici, espérant qu’un jour vous allez venir rendre visite à la tombe de votre mère, maintenant je peux mourir en paix et rejoindre votre mère si Dieu le veut fière d’avoir réalisé sa volonté. La personne qui m’a raconté cette histoire, et dont le père était un ami d’Amar, avait les larmes aux yeux alors qu’il me l’a raconté, trente ans après. C’était il y a juste quelques jours.

 

11024486_366961880162299_4117556466043846061_n

Le héros de l’histoire dont il est question dans l’article Amar Moky est sur la photo , accroupis à l’extrême droite .(USMBA)

 

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=58859

Posté par le Fév 27 2015. inséré dans ACTUALITE, EVOCATION, SBA PROFONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

57 Commentaires pour “Sidi-bel-abbés :Histoire vécue… / Par Ahmed Ouhala.”

  1. Anonyme

    On l,appeler Amar mokki ancien footballeur des année 50

  2. amaden

    Je ne trouve pas de phrases pour commenter.
    Pathétique !

  3. mohamedDD

    Bjr, en ces temps où le pouvoir et l’argent ont corrompu toutes choses l’Education, la Santé …. la gestion du pays, idem pour les Partis (politiques) sont devenus des propriétés privés et tout le sait, les enfants de riche peuvent faire du bien comme beaucoup de mal, mais heureusement pour ces hommes et femmes (devenus très rares comme l’amour de son prochain et l’amitié) pieux, sages, vertueux …. croit en Allah et Son prophète Mohammed (sws) avec amour, foi, sincérité…… le Bien (kheir) existe et existera El hamdoullillah

  4. un ami

    Le joueur en question est un ancien éclaireur au sein des SMA,de notre ville indiquait un ami scout dans un article d’histoire.

  5. Hakem abderrahmane

    Belle histoire!

  6. ghosne

    Salem,Mr Lououhla, cette histoire est touchante, les Louis d’or ne valent pas la tendresse de sa mère. Allah yarhamha.

  7. Harmel Mehdi

    Cher ami Ahmed , c’est une histoire extraordinaire …c’est une vraie leçon de loyauté de nos aïeux et d’honnêteté pour nous qui sont devenus matérialistes souvent malhonnêtes…..Cependant certains détails dans cette narration me chiffonnent, notamment le fait qu’il a pu trouvé la tombe de sa mère sans un » guide » alors que tout monde connais l’état de nos cimetières et la grande anarchie qui y règne..alors je suppose que le fond doit être surement exacte mais permettez moi cher ami d’avoir quelques resserves sur la forme de l’histoire ..MERCI

  8. N.Télaghi

    Je m’excuse , cette histoire est à ignorer trés vite !!! A 1h de vol un fils ,aprés 28 ans d’absence oublie qu’une pauvre et pieuse MERE l’attendait toujours. C’est impensable , Ou est  » Sallat ERahim ?

    • houria noura

      Très vrai. N.Télaghi ALLAH yessmehna min elwalidine en plus le Paradis se trouve en dessous des pieds de la maman il est dit trois fois la mère et ensuite le père franchement je ne comprends pas comment es-ce-que ce Monsieur à pu s’en passer de sa maman sans la voir pendant toutes ces années je suis persuadé qu’il va avoir des regrets plus tard.

  9. OUERRAD

    Il ne faut tout mettre en doute , il se pourrait que AHMED , voulant ecourter le recit ne s est pas etale sur qui l a accompage au cimetiere . Le fond y est , et c est des histoires comme celle ce qui font de ce peuple un grand peuple .
    Notre vecu regorge d histoires pareilles ,et ceux ne sont pas des legendes .
    Des femmes, comme la vieille voisine existent belles et bien ; il suffit de trouver les protagonistes de l histoire .

  10. OUERRAD

    HASBIA ALLAHOU WA NI3MA EL WAKIL
    Ceux sont ces valeurs qui sont en nous ,qui ont fait que 22 jeunes hommes se sont rebelle contre l oppresseur et l ont foutu a la porte .
    Chacun est libre d y croire ou pas , moi j y croit car je crois en la grandeur de ce peuple et sa patrie qui s appelle ALGERIE , grand A.

  11. Omar

    Chers amis vous n’êtes pas la pour juger ni mettre cette histoire touchante en doute ? Nous ne savons absolument rien peut-être bien que c’est vrai peut-être bien que non ? la morale de cette histoire il vaut mieux positivé que dénigré Allah aâlem.

  12. N,Télagh

    Un  » OUF » envers les parents est interdit dans notre Religion, Alors ignorer une MAMAN pendant ces longues et douloureuses Années c »est choquant , Servez -vous Messieurs du Livre Saint qu’est notre CORAN , Aucune excuse n’est valable envers les parents ,

  13. BADISI

    une belle histoire qui nous montre la bonté et la cruauté , la bonté de cette voisine et la cruauté de ce fils qui abandonne sa mère jusqu’a ça mort .

  14. Benyahia Lakhal

    C’est l’histoire d’un algéro-canadien:
    J’étais en voiture, sur le chemin du retour depuis New York pour Montréal, où j’habite depuis maintenant plus de 20 ans.
    Au poste frontière, je remettais mon passeport à la préposée à la douane, et lorsqu’elle lut: « Lieu de naissance: ALGÉRIE », elle me demanda:
    Comment va l’Algérie?
    Ça peut aller, lui répondis-je. Tout ce que l’on souhaite, c’est que ça continue à aller autant bien que mal…
    Depuis combien de temps vivez-vous au Canada?
    Je viens de boucler ma 20ème année.
    A quand remonte votre dernière visite en Algérie?
    C’était il y a deux ans.
    Elle me fixa en souriant et me dit:
    Lequel des deux aimez-vous le plus, l’Algérie ou le Canada?
    La différence que je fais entre l’Algérie et le Canada, est exactement celle
    que je fais entre ma mère et mon épouse. Mon épouse, je l’ai choisie, je suis
    tombé sous son charme, je l’aime, j’en suis amoureux, mais elle ne peut en
    aucun cas me faire oublier ma mère.
    Je n’ai pas choisi ma mère, mais je sais que je lui appartiens. Je ne me sens bien que dans ses bras; je ne pleure que sur son épaule.
    Elle referma mon passeport, me fixa avec étonnement, puis me dit:
    On entend souvent dire que la vie est très difficile en Algérie. Comment
    pouvez-vous aimer autant ce pays?
    Vous voulez dire « ma mère »?
    Elle sourit et dit: supposons-le.
    Ma mère est peut-être pauvre; elle n’a pas de quoi me payer mes soins,
    encore moins les honoraires du médecin, mais la tendresse de son giron
    quand elle m’étreint, et la chaleur de son cœur lorsque je suis dans ses bras,
    suffisent à me guérir.
    -Décrivez-moi l’Algérie.
    -Elle n’a pas la beauté blonde, mais la vue de son visage vous apaise. Elle
    n’a pas les yeux bleus, mais sa vue vous met en sécurité. Ses vêtements sont
    simples, mais elle porte dans ses plis bonté et miséricorde…
    Elle ne se pare pas d’or et d’argent, mais elle porte à son cou un collier d’épis de blé, dont elle nourrit tout affamé. Les brigands l’ont spoliée, mais elle continue de sourire. Elle me remit mon passeport et dit:
    Je connais l’Algérie à travers les écrans de la télé, mais je n’y trouve rien de
    ce que vous m’avez décrit.
    Vous avez vu l’Algérie des cartes géographiques. Quant à moi, je parle de
    l’Algérie enfouie dans mes entrailles.
    Je souhaite que votre fidélité pour le Canada égale celle que vous ressentez
    pour l’Algérie… Je veux dire votre fidélité à l’épouse autant qu’la mère.
    Entre le Canada et moi, existe un contrat auquel je dois fidélité, et je ne
    suis pas de ceux qui ne respectent pas leur contrat. Et je souhaiterais que
    vous sachiez que cette fidélité, c’est ma mère qui me l’a enseignée …..

    • oulhissane

      Merci Mr Benyahia pour cette leçon, car c’en une. Je dirais que le plus beau des pays est celui qu’on porte dans le coeur.
      Merci.

    • Mme CH

      Merci Mr Benyahia pour cette histoire très touchante…..!!!! C’est vrai que « l’amour de sa patrie est inné dans chacun » mais « Une patrie se compose des morts qui l’ont fondée aussi bien des vivants qui la continuent… » (Ernest Renan)
      « Houbbou El Watan Mina El Imen »

      Au fait, l’Algérie est aussi une mère blonde avec les yeux bleus (d’une partie de sa population et de ses 1300 km de côtes)…!!!
      Comme une belle mariée, elle se pare d’or et d’argent et porte à son cou un collier d’épis de blé qui malheureusement, a été brisé pour importer du blé de mauvaise qualité…..!!!!

      L’Algérie est une mère riche qui paye les soins aux malades, mais comme vous dites les brigands et leurs sponsors l’ont spoliée et malgré ça, elle continue de sourire et de rester debout, grâce à ses Hommes et ses Femmes…!!!!

      « Ma maman, pour les autres ce n’est peut-être pas la plus belle, mais quand on la regarde avec MES yeux, c’est elle la plus jolie. »

      « Ma Maman est une Maman Comme toutes les Mamans Mais voilà c’est la mienne »……alors libre à vous de choisir des épouses, laissez-nous notre mère, car « rien ne vaut la douceur d’une maman »…..!!!

      Mes Respects Mr Benyahia Lakhal et toujours un plaisir de vous lire…!!

      • Imène

        Mme CH : Bsr !
        Ma mam à moi a les yeux bleus azur , des cheveux blancs soyeux , la peau laiteuse , et de joues roses ( malgré la maladie , les traitements ) , jeune , elle fut une trés belle femme , quand je la regarde , je pense à ces polonaises ( ou femmes de l’est ) dans les films de guerre…je ne sais pas pourquoi je te dis ça ..même si elle avait été laide , à mes yeux c’est elle la plus jolie ..oui rien ne vaut la douceur d’une maman ! Que Dieu te garde ta mam , et tout ceux ( et celles ) qui te sont chers (es ) ! A tous ( tes ) le même voeu du fond du coeur ! Amiiiin .

        • Mme CH

          Ohhhhh….!!! Merci Chère Imène, elle est sûrement très belle ta maman comme notre grande dame Algérie….!!! Et comme dit le dicton « telle mère telle fille », alors, je devine que toi aussi tu es une belle autruche (beauté de l’âme y compris)….!!!! Ma mam à moi a les yeux noisettes, la peau blanche et les joues roses aussi….!!! Sérieusement quand je la regarde, je pense à l’histoire Amazigho-arabo-turque de l’Algérie…..!!!

          « Ma maman, pour les autres ce n’est peut-être pas la plus belle, mais quand on la regarde avec MES yeux, c’est elle la plus jolie. »

          Merci pour tes voeux sincères et que Dieu guérisse ta mam. Je lui fais un gros bisou sur le front….!!!

          Bonne soirée…!!!

          Dommage pour le retard que font les commentaires pour apparaître, c’est frustrant parfois…!!!

          • Imène

            Bsr Mme CH , tlm !
            Hélas trés chère , j’aurai tant aimé lui ressembler ! mais c raté ( loooool )
            mais comme vous dîtes la vraie beauté est celle du coeur , de l’âme ..
            en fait , il en existe des mams laides ??? je ne crois pas ! Evidemment , chère amie la plus belle de toutes c’est l’Algérie ! avec son beau métissage de couleurs , de parfums , d’accents ,de musique , multilingue , multicult , généreuse , loyale même avec ceux qui l’ont spoliée..qu’est ce qu’on l’aime ! je comprends parfaitement l’attachement viscéral de notre cher Albarracin pour cette terre qui l’a vu naître ..
            Mme CH : Merci pour les poèmes , ils sont tous trés expressifs ..
            j’ai bcp aimé le posting de notre am « Ami  » et la comparaison entre la notion de l’amour de l’enfant pour sa mère malade et vieillissante et réciproquement ..c’est tellement vrai , la différence est criante , et ce n’est pas pour rien que le  » paradis est sous les pieds des mères  » ,que la piété filiale ( birr el walidein ) est un acte de foi , qu’un simple  » ouf  » proféré avec méchanceté ou peu d’égard peut s’avérer un désastre…
            Merci pour ta gentillesse , mam te le rend bien ..Amitiès .

    • Benyahia Lakhal

      Bonsoir,

      Mes remerciements s’adressent à tous les amis (es), lecteurs de la VSBA qui ont salué la mise en ligne de cette histoire vécue par un compatriote à la frontière entre les USA et le Canada : Mr Oulhissane, Mme CH, Imène, Albarracin de sidi bel abes, BENATTOU, N, Telagh. Mais dites-moi où est parti Amirouche, lui d’habitude si prompt à intervenir pour nous gratifier de ses judicieux points de vue ? Et puis, j’observe qu’hormis Merabbi, aucun de nos frères expatriés ne s’est exprimé sur la question. Pour ma part, je jure que je ne porte aucun jugement sur le comportement du « héros » de cette histoire. Il reste comptable de ses actes devant le Seul, l’Eternel. En livrant à nos amis lecteurs cette anecdote, je n’ai pas voulu jeter l’anathème sur les gens mais, simplement les inviter à la réflexion sur ces « choses de la vie ». Car enfin, « il n’est de SEULE patrie que celle de l’enfance et de l’adolescence » « Est-ce qu’on emporte la patrie à la semelle de ses souliers ? » (Georges Jacques Danton .1759- 1794). Ah, la patrie avec ses fondamentaux, dont LA RELIGION, et au diable la laïcité dont se gargarisent nos voisins outre méditerranée ! Tenez, à méditer :

      Mohamed Belouizdad était le coordinateur de l’état-major national de l’Organisation Spéciale, le bras armé clandestin du PPA-MTLD (Parti du peuple algérien-Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques). Cet organe, les irréductibles du Mouvement National avaient décidé de le créer, au congrès du 15 février 1947, au lendemain de la répression sanglante du 8 mai 1945. Les massacres du 8 mai 1945 avaient raffermi et exalté l’opinion de ceux des militants qui privilégiaient de passer aux actions violentes pour l’indépendance de l’Algérie.
      A cette structure, ses pères fondateurs avaient confié comme mission d’organiser, sur le territoire national, des actions militaires, des attentats, des coups de main pour la collecte de fonds, l’acquisition d’armes, l’entraînement à la guérilla. En somme, la préparation de cadres et militants en vue de l’insurrection générale à déclencher au moment choisi.
      Des épisodes violents comme l’attaque de la poste d’Oran, le 4 avril 1949, amènent les autorités françaises à prendre la mesure de la menace indépendantiste. L’Organisation Spéciale découverte fut démantelée par la police française en 1950 et plusieurs de ses membres arrêtés et jugés pour les chefs d’inculpation retenus contre eux : association de malfaiteurs, atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat et détention illégale d’armes, de munitions de guerre et d’explosifs. Certains, en fuite, sont condamnés par contumace.
      Mohamed Belouizdad est l’un des fondateurs et premier responsable de l’Organisation Spéciale.
      C’est dire la stature et l’envergure de Mohamed Belouizdad et l’estime et le respect que lui portaient ses frères d’armes parmi les plus déterminés des « historiques ».
      Les éléments qui ont été versés dans l’Organisation Spéciale ont été préalablement sélectionnés parmi les militants du PPA-MTLD qui devaient répondre à des critères rigoureux et satisfaire à des conditions strictes, telles que conviction, discrétion, courage, stabilité, endurance physique.
      Mohamed Belouizdad malade de la tuberculose fut exfiltré et admis dans un sanatorium en France. Durant sa convalescence et sur son lit d’hôpital, il recevait périodiquement la visite de ses compagnons de lutte, couverts sous de fausses identités. Bien évidemment, ils s’empressaient de lui demander ce qui lui ferait plaisir, s’il ne manquait de rien. Invariablement, il déclinait poliment. Avec leur fougue et leur impétuosité, alliées à leur jeunesse, ils auraient déboulonné la tour Eiffel et l’auraient déposée à ses pieds, s’il l’avait souhaité. Ce rituel se répétait toutes les fois qu’ils se rendaient auprès de lui pour s’entretenir avec lui et prendre de ses nouvelles.
      Et un jour, après leur offre d’usage, il leur dit :
      « Une seule chose me manque dont j’ai effectivement une grande envie, un besoin pressant, mais qui est malheureusement hors de votre portée, hors de notre portée, mes frères ;
      – dis-nous vite de quoi s’agit-il et tu l’auras immédiatement, leur répondirent-ils à l’unisson, déterminés et excités; ils auraient déplacé des montagnes pour le satisfaire ;
      – impossible mes frères, car ce qui me manque aujourd’hui plus que tout, terriblement, c’est el-adhan (toua7acht el –adhan ya khaouti) , l’appel à la prière et les senteurs de mon pays. »
      Frappé par la tuberculose pendant les longues années consacrées à la cause nationale, il meurt le 14 janvier 1952 à Paris, emporté par la maladie à l’âge de 28 ans. Il repose au cimetière de Sidi M’hamed dans le quartier populaire de Belcourt qui l’a vu naître et qui porte son nom.
      Mohamed Belouizdad avait terminé sa Révolution avant que d’autres ne la débutent ! En 1952 ! A une date où nombre de ceux qui dirigent aujourd’hui le pays n’étaient pas encore nés. Puisse Dieu faire en sorte qu’ils le mènent à bon port, celui ardemment voulu par nos chouhada. Gloire à nos martyrs.

      • Amirouche

        Benyahia Lakhal

        Tellement que les réponses étaient poignantes , (pour moi) pleines d’émotions, vraies , en plus réelles , que j’ai songé être cet algéro-canadien pour un laps de temps ,oubliant même de te remercier , mais c’est ta faute car cette histoire m’a béé , mais vraiment bouche bée !
        Ce que nous tu nous « livre » ,si Benyahia , n’est que du bonheur ….Tout à méditer
        Fraternellement

      • Imène

        Bjr Mr. Benyahia L . Tlm Azzul !
        C’est étrange : j’ai eu la même pensée que echahid M. Belouizdad …Allah yarhamou , exprimée exactement avec les mêmes mots ! c’était à Zurich chez mon frère ..aux heures de prière , il manquait qq chose de vital ! je lui ai dit alors avec une petite voix :  » twahacht el adhan ya khouya .. » sur ce , il m’a rabroué : arrêtes ton char , ya la radio , la télé , le pc , le tel …je lui ai dit que ce n’était pas pareil quand l’appel d’Allah akbar emplissait l’air…alors il s’est lancé -comme je le connais -dans ses sempiternelles diatribes contre les musulmans , l’hypocrisie , l’ostentation , les décibels des mosquées..( un peu comme notre ami Omar, ! )..je l’ai traité d ‘égaré ..il m’a répliqué : Ignare , obscurantiste , wahabite ! le ton montait , heureusement que mam était là pour tempérer le débat qui devenait excécrable ..le reste ça s’est bien passé , on évitait les sujet qui fâchent ,..Zurich est splendide , mais le adhan manquait terriblement , vivement le retour ! Salem . Gloire à nos martyrs .

        • oulhissane

          ZURICH ?

          Yek c’est en Suisse ? C’est dar el ghorba où les  » envies » ne manquent pas.
          Moi, dans la ville de SBA, j’ai une forte envie d’écouter le adhan de nos pères et nos grands-peres, c’est à dire l’adhan selon le rite maléquite : 2 Allaho Akbar, séparés, suivis par une pause où le muzzin récite secrètement la double chahada ( 2 fois) avant de les reprendre à haute voix.
          C’est là que réside tout le secret, la profondeur de l’Adhan, cordon ombilical nourricier, qui nous pousse à vivre notre foi dans la présence de nos frères et soeurs et le souvenir des disparu (e)s.
          Lorsque dans la ville dAdrar, le Adhan me surprenait dans la rue, je m’arrêtais pour écouter, et renaître quand le muezzin m’offre un moment de silence pour réciter, dans le secret, la double chahada.
          Il y a des lieux où on élève l’Adhan, et d’autres où le récite secrètement. Voilà, c’est ma vision des choses. Fausse ? Pourquoi pas?
          Vous vivez à Zurich, yek ? Ou Zurich jayya fi bled La Souisse ? Alors, récite du fond de ton coeur, en silence, la double chahada.

          • Amirouche

            Oulhissane

            Sallam

            Dès fois ,le destin oblige la personne à vivre loin de ses frères .Quant à la foi , quand on l’en a , on peut la vivre à Zurich , Oued Imbert (rires) ou à Groville …..
            Personnellement , l’adhan d’El harem el Mekki et de Djedda ,m’ont marqué , la voix de Mohamed Ali Chaker,entre autres , m’a touchée aux larmes , à chaque appel de prière je me sentais transporté ….Quelle émotion !
            C’est vrai monsieur Oulhisseane , récitons la double chahada en silence ; des millions de musulmans le font aux deux rives nord ……là où il n’y a pas de Muezzin
            Cordialement

            • oulhissane

              Amirouche, bonsoir

              Votre commentaire me réconforte. J’espère que notre soeur Imène ( foi ) m’excuserait si je lui proposais la lecture du verset 45 de la sourat »El 3Ankabout » , plus particulièrement le segment (Inna s sala-t nenha……l mounkar).
              Ce qui fit dire à un salih: l’esprit de la prière s’engage après le salam final de la forme.Un autre dira : est en prière tout musulman qui se conduit suivant son esprit ( la prière) même s’il n’est pas dans la posture et les mouvements qu’elle exige.
              La prière du dohr se traduit par ma conduite envers les autres après le salam final.
              qui clôt les 4 raka3at.
              Le malade,le voyageur, l’handicapé, et bien d’autres, ont leur prière adaptée à leur situation. Adaptez la vôtre selon votre situation en suivant les préceptes de notre prophète Que le salut d’Allah soit sur lui, n’en faites pas un sujet de polémique, un débat de télés zélées, des articles de journaux, des cas d’école, des disputes de famille…
              Mr Amirouche, merci.

          • Imène

            Mr Oulhissane , bonsoir ! tlm..
            Effectivement l’appel à la prière – el adhan – avec sa formule , ses expressions est un instant magique ..un ravissement pour l’ouie , pour les sens et on peut en être touché (ée ) jusqu’aux larmes comme l’explique el hadj 3mirouche ..A zurich , je sentais comme un vide abyssal , comme un manque , comme un sevrage à chaque heure de prière en l’absence de el adhan..( je ne sais pas si vous me comprenez ) j’ai exprimé tout naturellement ce manque à mon frère ..et ça a dégénéré ! ce n’était un débat zélé , ni une dispute familiale..juste une prise de bec , une chamaillerie tout à fait anodine entre frère et soeur ( chaouis et têtes dures ! ) .Il faut dire aussi que bcp de nos muezzins , n’ont pas les critères requis pour exercer.. notamment cette voix harmonieuse qui suscite émotion et ravissement dont parlais 3mirouche ..( le muezzin de ennahar tv est excellent ! ) Le verset 45 de sourat  » el 3ankabout  » est grandiose, je vais m’y approfondir avec le tafssir ..pour le adhan , on (je ) répète après lui , le takbir , les attestations , et enfin un dou’aa (invocations après el adhan ) .
            Mr Oulhissane , je ne vis pas à Zurich elli jayya fi bled la souisse ( lool ) mais bien en Algérie ! ça été un vrai plaisir de vous lire ..Salem.

  15. Albarracin de sidi bel abes

    @ Benyahia Lakhal

    Monsieur ;;;;je ne me lasse pas de lire et de relire votre  » conversation » réelle ou imaginée à ce poste frontière ….;
    L’humaniste qui s’exprime , résume avec tendresse et nostalgie, les sentiments , sources de fidélités et reflets de votre personnalité!
    Alphonse de Lamartine exprime  » on admire le monde à travers ce qu’on aime »
    L’Algérie pour de nombreux PNS , comme pour les Algériens demeurera cette « mère » .
    Nous avons en commun de partager cette partance continuelle….entre un aimer ici et notre amour de la bas!
    Cordialement

    • Mme CH

      Je dédie ces vers à Mr Albarracin que je salue, j’aime bien quand il fait dans les nuances, il reste quand même très sage et très fin….!!!!

      “El amor, madre, a la patria
      no es el amor ridículo a la tierra,
      ni a la yerba que pisan nuestras plantas ;
      Es el odio invencible a quien la oprime,
      Es el rencor eterno a quien la ataca”
      (Amor a la patria de José Marti.)

      Traduction :

      L’amour, mère, de la patrie
      N’est pas l’amour ridicule de la terre,
      Ni de l’herbe sur laquelle poussent nos plantes ;
      C’est la haine invincible de celui qui l’opprime,
      C’est la rancœur éternelle pour qui l’attaque.)

      « Je suis un peu de sang qui fertilise la terre
      Je meurs parce que je dois mourir
      Pour que vive le peuple »

      (Texte anonyme, cité par Ernesto Che Guevara)

      Cordialement…!!!

      • Albarracin de sidi bel abes

        @ Mme CH
        Bonsoir . Je suis trés sensible à votre réplique ! !Le chant du partisan, pour défendre sa patrie, résume son appartenance à un collectif dont il est membre par délégation de filiation historique, légale, créant des obligations , des droits et par réciprocité des devoirs!
        L’amour et le sentiment d’appartenance à une région du monde qui nous à vu naitre se révèlent comme un non choix ! C’est un sentiment d’appartenance naturelle! De m^me que nous n’avons pas choisi le couple géniteur !
        Le Che, a mené ses luttes , non pour la terre mère, mais pour ses frères opprimés sur leur propre terre….
        L’oppression d’un peuple n’est pas forcément le fait d’un pays ennemi… !
        Bien des révolutions naissent et se terminent sans l’intervention d’éléments ou causes extérieures !
        L’authentique mère pour un enfant, sera celle qui a imprégnée à jamais ses sens physiologiques, nourri ses besoins fondamentaux, affectifs,!
        La mère légale est une référence juridique ….; Elle ne suscite aucunement
        ipso facto une connivence affective… Peut être quelques curiosités d’appartenances à une lignée , une race ….heureusement que les relations humaines reposent sur une complicité partagée l
        Le besoin d’aimer et d’ ^etre aimé!
        Bonne soirée

        • Mme CH

          Merci Mr Albarracin, soyez certain que je comprends très bien ce que vous dites….!!! Et je comprends la douleur de certaines personnes qui n’avaient pas le choix, certaines personnes qui n’avaient pas commis d’actes criminels contre un peuple sans arme, certaines personnes qui ne sont pas complices ou sympathisantes de l’horreur…..!!! Certaines personnes qui n’ont pas la nostalgie du paradis perdu, mais la nostalgie tout court, pour le pays qui les a vu naître….etc…etc…!!! Quant aux Crocodiles, leurs larmes ne me font rien….!!!

          Effectivement, le Che a mené une lutte pour la liberté selon son idéologie, et les nôtres ont mené la lutte pour la liberté de la terre mère selon notre idéologie….qui se résume dans la plateforme du 1er novembre 1954

          « L’oppression d’un peuple n’est pas forcément le fait d’un pays ennemi…  » …!!! Entièrement d’accord avec vous, mais dans notre cas, c’était le fait d’un pays ennemi, tout comme en Palestine, au Vietnam, en Corée, en Irak, en Libye, en Syrie, en Afghanistan, au Mali, en Ukraine, en Yougoslavie, etc…etc…..!!!! Sauf que les techniques,les méthodes et les exécutants changent…..!!!! Vous savez sûrement de quoi je parle…!!!

          Allez, comme vous êtes très sympathique, je vous dédie les paroles de cette chanson

          J’ai besoin pour vivre sur terre d’essayer que les ètres ne manquent jamais de rien
          Besoin de travailler,
          rien que pour vous donner, car je ne pourrais pas exister
          J’ai besoin pour vivre sur terre,
          d’aimer et d’être aimée,
          de prendre et de donner
          J’ai besoin de penser et aussi de rêver à celui qui me fait tant aimer

          Portez-vous bien….!!!

  16. Albarracin de sidi bel abes

    @ Benyahia Lakhal
    Bonjour monsieur. Je réitère et vous exprime que j’ai beaucoup aimé votre prose affective dans sa dualité Mère et pays de naissance , votre ouverture d’esprit et votre sensibilité! De nombreux citoyens du monde partageront ce sentiment de fidélité aux racines , aux lieux de naissance!
    J’espère que la censure ne s’exercera pas à nouveau ! J’avais fait allusion aux PN/S qui vous lisant seront sensibles en écho vos nobles sentiments!
    Cordialement

    • Mme CH

      « On est si près de la vérité lorsque l’on dit que notre maman est la plus belle du monde. », mais on ne s’approprie et ne retient rien avec force, surtout pas une mère….!!! Et un lieu de naissance reste un lieu de naissance….!!!

      L’amour de la Patrie est le premier amour
      Et le dernier amour après l’amour de Dieu.
      C’est un feu qui s’allume alors que luit le jour
      Où notre regard luit comme un céleste feu ;
      ……………………………………….
      L’homme et la femme ayant l’un et l’autre leur tâche
      S’en vont un peu chacun de son coté. La femme,
      Gardienne du foyer tout le jour sans relâche,
      La nuit garde l’honneur comme une chaste femme ;

      L’homme vaque aux durs soins du dehors ; les travaux,
      La parole à porter – sûr ce qu’il vaut –
      Sévère et probe et douce, et rude aux discours faux,
      Et la nuit le ramène entre les bras qu’il faut.

      Tout deux, si pacifique est leur course terrestre,
      Mourront bénis de fils et vieux dans la patrie ;
      Mais que le noir démon, la guerre, essore l’oestre,
      Que l’air natal s’empourpre aux fleurs de tuerie,

      Que l’étranger mette son pied sur le vieux sol
      Nourricier, – imitant les peuples de tous bords.
      Saragosse, Moscou, le Russe, l’Espagnol,
      La France de quatre-vingt-treize, l’homme alors,

      Magnifié soudain, à son oeuvre se hausse,
      Et tragique, et classique, et très fort, et très calme,
      Lutte pour sa maison ou combat pour sa fosse,
      Meurt en pensant aux siens ou leur conquiert la palme

      S’il survit il reprend le train de tous les jours,
      Élève ses enfants dans la crainte de Dieu
      Des ancêtres, et va refleurir ses amours
      Aux flancs de l’épousée éprise du fier jeu.

      L’âge mûr est celui des sévères pensées,
      Des espoirs soucieux, des amitiés jalouses,
      C’est l’heure aussi des justes haines amassées,
      Et quand sur la place publique, habits et blouses,

      Les citoyens discords dans d’honnêtes combats
      (Et combien douloureux à leur fraternité !)
      S’arrachent les devoirs et les droits, et non pas
      Pour le lucre, mais pour une stricte équité,

      Il prend parti, pleurant de tuer, mais terrible
      Et tuant sans merci comme en d’autres batailles,
      Le sang autour de lui giclant comme d’un crible,
      Une atroce fureur, pourtant sainte, aux entrailles.

      Tué, son nom, célèbre ou non, reste honoré.
      Proscrit ou non, il meurt heureux, dans tous les cas
      D’avoir voué sa vie et tout au lieu sacré
      Qui le fit homme et tout, de joyeux petit gas.

      Paul Verlaine

  17. L'écoeuré

    Chacun de nous possède sa vrai histoire surtout lorsqu’on a quitté nos parent très jeune et que le temps de l’amour et de la jouissances de nos êtres chers s’est arrêté comme ce fut le cas de ce Amar et comme la si bien précisé M Oman ne nous attardons pas sur ce cas pour porter un jugement surtout après le décès de cette pauvre maman .
    Il faut lire ,comprendre et analyser sans porter de jugement .
    Est – ce une destinée ou bien une fatalité .
    comme l’avait si bien dit Shakespeare that ‘s the question .( là est la question).

  18. Mr KM

    Un bonjour à toi cher ami. Je souhaite que tu vas bien. Sur gambetta et notre ville te manquent. L’histoire racontée est très instructive.

    • Imène

      Tlm :Bsr !
      Comme Albarracin,j’ai lu et relu le posting de Mr Benyahia : MA GNI FI QUE !
      certains passages sont tout bonnement craquants ..L’assimilation de la mère à la patrie est une idée trés répandue , mais dans la bouche de ce garçon , avec ses arguments ..c’est carrément à tomber ! en tout cas il lui en a bouché un coin à la préposée de la douane !! MAIS , mais voilà ..pour revenir à l’histoire vécue proposée par Ouhala A – tout en gardant l’approche comparative de Benyahia L – Quand on passe le plus clair de son temps , ou la majeure partie de sa vie auprès de sa petite famille ( épouse -terre d’acceuil ) loin de sa patrie – (sa mère ) quelques soient les raisons d’ailleurs ..notre « équilibre  » affectif s’en trouverait sérieusement endommagé , car nous aurons construit notre supposé petit bonheur autour de l’une au détriment de l’autre ( et que cette autre est unique et irremplaçable c’est la mam ! Comment peut -on se sentir heureux ou dire qu’on l’aime cette mère si on ne la voit pas des années durant ?? parfois jusqu’à la mort …bien étrange cet amour ! enfin , comme dit Omar , il faut s’abstenir de juger encore moins de blâmer son prochain..
      mais ..28 ans bezaaaaaf ! je ne dirai pas plus , Mr ( mme ) le modérateur veille au grain , et il ( elle ) est sans pitié avec moi ! Salem.

  19. Imène

    Bsr Mr le modérateur !
    Pourquoi mon com n’a pas été validé ?

  20. BENATTOU

    Sans la maman, vous étés Là, vidé, lessivé, essoré, inutile, avec un grand silence dans le creux de vos mains. Chronique du temps qui vous coince, qui vous braque, qui vous largue dans la bouche d’un cratère, qui vous brise les reins, qui vous dompte, vous coupe le souffle tout part tout s’efface se gomme et seul Dieu le tout puissant reste. Salutations au frère LAKHAL BENYAHIA.

    • Mme CH

      Très touchant votre commentaire Mr Benattou…..!!!! D’ailleurs, je n’arrive pas à comprendre comment peuvent vivre certains loin de leur mère….!!!
      Malgré toutes les tentations, les opportunités et les offres, et entre « ma mère » et l’orphelinat , j’ai choisi ma mère par dessus tout…!!!

      Cordialement…!!!

      • ami

        @Mme CH
        Bon sang ne saurait mentir.je suis admiratif devant votre choix car la mère est
        irremplaçable tout comme ma grand mère(que vous adorez…eh oui car elle tenait
        toujours sa ceinture en bandoulière pour les mômes refusant obstinément
        de faire la sieste!!!!!)Bonne journée

        • Mme CH

          Merci l’Ami…! Bon sang ne saurait mentir, ça me fait toujours plaisir de vous lire…!!!
          C’est vrai que « Le sourire d’une grand-mère vaut mieux que tous les pardons du monde. » mais la ceinture aussi pour les mômes obstinés car « Une grand-mère, c’est la douceur alliée à l’expérience. »

          Pour nos grands-mères

          Mamie je t’aime très fort
          Tu es mon grand trésor
          Quand tu me fais des bisous
          Je suis content(e) comme tout
          Quand tu me fais des câlins
          Je me sens très très bien
          Ton sourire est si doux
          Qu’il illumine tout
          Et ton coeur est si grand
          Que je me perds dedans

          (De Marco)

          Mes Respects

  21. N,Télagh

    Sur ce sujet les lecteurs de la Voix de SBA se sont  » régalés » de l’histoire vécue de Mr Benyahia que je le salue chaleureusement qui donnera à réfléchir à cet émigré AMAR et les autres ,,,,,

  22. Habib SAID

    Baraka Allahou fik Monsieur Ahmed Ouahla pour cette belle histoire .

  23. Ami

    l ‘amour maternel est indescriptible .Tout le monde connaît l’histoire de ce jeune garçon qui aime beaucoup sa maman et qui lors d’une dialogue avec son copain
    Que veux-tu mon pote!maman est très gravement malade!et cela fait des années que je prend soin d’elle.Tu sais, elle est très vieille et je l ‘accompagne jusqu’à ce quelle parte!( Cette histoire vu sous l’angle du fils) Maintenant suivons le même dialogue mais cette fois-ci c’est la mère qui parle avec sa voisine:
    -OH oui chère voisine ,mon fils est très malade je prends soin de lui et je l’accompagne tout en priant notre bon Dieu pour qu’il le guérisse et je prie Dieu aussi pour que sa maladie soit mienne et je suis prête à échanger ma vie contre la sienne ….Pourvu qu’il survive..il est si jeune!
    Je vous dis que l’amour maternel est unique

    • Mme CH

      Comme on a beaucoup d’ami(es) sur la VDSBA, alors je profite pour leur faire un coucou…!!!

      Eh oui l’Ami, c’est toute la différence, « Amours de nos mères, à nul autre pareil.» c’est pour ça d’ailleurs, que « Le Paradis est sous les pieds des mères… »
      Par ailleurs « Nous ne sommes pas nés seulement de notre mère. La terre aussi est notre mère Qui pénètre en nous jour après jour Avec chaque bouchée que nous mangeons. » (de Paracelse)…!!!

      Merci pour cette histoire qui nous rappelle aussi qu’ « En suivant le fleuve, on parvient à la mer.. »..!!!!

      Cordialement..!

  24. merabbi

    Juste quelques précisions .
    «Partir en France en 1954 » ne peut être comparé à « choisir » un pays pour emigrer après les années 80
    Nos parents partaient souvent pour 4 ou 5 longues années pour revenir revoir la famille ) la femme ,notre maman vivait avec sa belle mère et attendait patiemment le retour du mari .
    Certains mari refusaient de s’ìnstaller en famille en France avec leur famille tant les défis étaient énormes .
    Amar faisaient peut être partie de ceux qui ne pouvaient se permettre de revenir à tous les ans .: ce qui ne veut absolument pas dire qu’il ne prenait pas de nouvelles de sa maman ( rabi yarhamha ).
    Certes les parents sont irremplacables mais certes aussi que la misère de l`’époque avait contraint beaucoup à partir .
    le choix ne s’offrait pas à ce moment là .Alors arrêtons de juger Amar lequel avait la bénédiction de ses parents preuve en est qu’elle lui a laissé sa part .
    Et même si cela n’était pas le cas ,je trouve que seul Allah connait ce que Amar ressentait . ( Ah ya ellissan ! ) ne préjuger pas accordez lui le bénéfice du doute
    Autrement on sortirait du cadre de cette belle histoire dont la morale concerne certes « bir el walidine » mais également « el hifad ala el amana ».

  25. Amirouche

    Jeune , une chanson me donnait des frissons en l’écoutant , après deux ,trois essais j’ai trouvé qu’ il m’est difficile de tenter la traduction de ces paroles de peur de trahir ce poème ………
    ………………………………………………………………………………………………………ست الحبايب ياحبيبه
    …………………………………………………………………………………………………..يااغلى من روحي ودمي
    ………………………………………………………………………………………………………..ياحنينة وكلك طيبة
    ………………………………………………………………………………………………………يارب يخليكي يا أمي
    ……………………………………………………………………………زمان سهرتي وتعبتي وشلتي من عمري ليالي
    ……………………………………………………………………………………ولسه برضه دلوقتي بتحملي الهم بدالي
    ………………………………………………………………………………………………انام وتسهري وتباتي تفكري
    ………………………………………………………………………………………..وتصحي من الآدان وتيجي تشقري
    ………………………………………………………………………………………………..تعيشي لي ياحبيبتي يا أمي
    …………………………………………………………………………………………………………ويدوم لي رضاكي
    …………………………………………………………………………………………………أنا روحي من روحك انت
    ……………………………………………………………………………………………………وعايشه من سر دعاكي
    …………………………………………………………………………………………….بتحسي بفرحتي قبل الهنا بسنة
    ……………………………………………………………………………………….وتحسي بشكوتي من قبل ماأحس أنا
    ……………………………………………………………………………………………………….يارب يخليكي ياأمي
    ……………………………………………………………………………………………………….يارب يخليكي ياأمي
    ………………………………………………………………………….لو عشت طول عمري أوفي جمايلك الغاليه علي
    …………………………………………………………………………………………………….أجيب منين عمر يكفي
    ……………………………………………………………………………………………………..وألاقي فين أغلى هدية
    ……………………………………………………………………………………….نور عيني ومهجتي وحياتي ودنيتي
    …………………………………………………………………………………………لو ترضي تقبليهم دول هما هديتي
    ………………………………………………………………………………..يارب يخليكي ياأمي ست الحبايب ياحبيبة
    Que Dieu vous garde pour moi, la maîtresse des bien-aimés, mon amour ……………. ma maman
    Aujourd’hui je pense à maman autrement et mon amour lui est plus intense et plus fort tant que mes enfants grandissent . Ouerrad et Imène me comprendront ………..
    Merci si Ahmed .

    • M (moi)

      Lorsque j’avais appris le décès de la mère du Président, j’avais dit Allah Yarhamha avec une petite pointe de tristesse.
      Quelqu’un qui était à mes côtés m’interpella:
      Tu dis ça parce que c’est la mère du Président?
      J’ai répondu: Non, pour moi c’est une maman qui est partie.
      J’étais sincère et je le suis toujours, parce que je sais ce que c’est quand une maman part.

  26. Amirouche

    Oups ! le poème s’est « éparpillé  » sorry ! commentaaire à lire juste au-dessus

    ست الحبايب ياحبيبه
    يااغلى من روحي ودمي
    ياحنينة وكلك طيبة
    يارب يخليكي يا أمي
    زمان سهرتي وتعبتي وشلتي من عمري ليالي
    ولسه برضه دلوقتي بتحملي الهم بدالي
    انام وتسهري وتباتي تفكري
    وتصحي من الآدان وتيجي تشقري
    تعيشي لي ياحبيبتي يا أمي
    ويدوم لي رضاكي
    أنا روحي من روحك انت
    وعايشه من سر دعاكي
    بتحسي بفرحتي قبل الهنا بسنة
    وتحسي بشكوتي من قبل ماأحس أنا
    يارب يخليكي ياأمي
    يارب يخليكي ياأمي
    لو عشت طول عمري أوفي جمايلك الغاليه علي
    أجيب منين عمر يكفي
    وألاقي فين أغلى هدية
    نور عيني ومهجتي وحياتي ودنيتي
    لو ترضي تقبليهم دول هما هديتي
    يارب يخليكي ياأمي ست الحبايب ياحبيبة

    • Imène

      Bsr 3mirouche : !!
      Aaaah , ya sitti el habaieb …j’adore cette chanson ! c’est ce que je fredonne à ma mam en berceuse ..ainsi que mama ..zamanha gaya !! tu sais bro , sitti el habaieb a été interpretée par les plus grands à commencer par Med Abdoualhab..la version  » khadem essaher  » est particulièrement émouvante , le frisson garanti !! 3mirouche mon frère : je te comprends trés bien , je sais , je sens – à travers tes belles annotations , que je lis toujours avec bcp d’interêt et de plaisir – ( et je ne suis pas la seule ) et surtout quand tu évoques ta famille , tes parents à sba ..je sais , je sens combien tu es un papa formidable ; mais surtout un bon fils !! aimant , attentionné , affectueux ..et sois -en sûr d’une chose : c’est que tes enfants ( plus tard ) te le rendront bien !
      ( ainsi qu’à leur mère ) parcequ’ ils vont grandir avec cette éducation , ce principe fondamental que tu leur inculques tous les jours sans peut être te rendre compte qui est l’amour et la piété filial , le respect des aînés – même s’ils sont loin – le sens de la famille unie.. Que Dieu te garde ta petite mam , sitti el habaieb , longtemps , le plus longtemps..ainsi que tout ceux qui te sont chers (es ) , restes comme tu es , ne changes rien, c’est comme ça qu’ils t’aiment , c’est comme ça qu’on t’aime !! Rabbi yahfdek bro !

      • Amirouche

        Imène

        My sister

        Merci pour tes vœux que j’apprécie énormément ………« L’invocation d’un musulman pour son frère en son absence est exaucée, un ange est assigné près de sa tête… » à chaque fois que tu invoques en faveur de de cette personne et tu dis par exp , : « Ô Allah pardonne lui. » L’ange dit : « Et à toi la même chose. »
        Pour « mam » :  » Celle-là avait des yeux bleus, de ces yeux bleus qui semblent contenir toute la poésie, tout le rêve, toute l’espérance, tout le bonheur du monde !. » de Maupassant .Embrasse la sur le front de ma part ……Encore merci ……..Sallam

  27. Nory

    Finalement la portée de cette histoire réelle est palpable constate t’on.Mes remerciement a Amirouche et ceux qui nous ne cessent de nous épater.

  28. Hakem abderrahmane

    Aimons nous notre maman ,telle que l’on entend dans les différents commentaires, autant qu’elle nous aime?

  29. OUERRAD

    Les circontances attenuantes existent et seul ALLAH nous jugent sur nos a

  30. OUERRAD

    En retard mais tous ces comments sont beaux a lire et relire ; pourquoi vous profitez tous de mon absence pour vous dire entre vous d aussi belles paroles.

  31. Imène

    Squatteur , bonjour l’ami !
    C’est pour aussi les belles paroles ! qu’est ce que tu crois ?
    Bien sûr qu’on pense à toi dans les dou’aa ! el hamdoullah 3ala essalama après la grippe carabinée ..thalla fi rouhek khayi .

Répondre