La Voix De Sidi Bel Abbes

Les premières cartes professionnelles remises aux artistes

La ministre de la Culture Nadia Labidi a procédé dimanche soir à Alger à la remise des cartes professionnelles à une trentaine d’artistes lors d’une cérémonie à laquelle ont pris part plusieurs artistes et auteurs de différentes régions du pays.
« Cette initiative qui intervient un an après l’adoption du décret exécutif relatif aux modalités de couverture et de prestations sociales pour les artistes et auteurs, reflète le souci du gouvernement d’assurer une protection sociale aux artistes en tant que travailleurs indépendants non salariés (…). C’est un premier pas vers la consécration de la loi de l’artiste », a précisé la ministre peu avant le début de la cérémonie.
Le gouvernement algérien avait adopté un décret exécutif relatif aux modalités de couverture et de prestations sociales pour les artistes et auteurs le 9 janvier 2014, publié dans le journal officiel le 18 février de la même année.
Outre la carte professionnelle, d’autres projets sont au programme et seront examinés prochainement en concertation avec les artistes, a indiqué Mme Labidi. Il s’agit en l’occurrence des contrats de travail qui permettront à l’artiste de s’affilier à la sécurité sociale et de bénéficier d’une pension de retraite et la création d’un fond de solidarité au profit des artistes, a-elle ajouté.
La distribution officielle des cartes professionnelles sera lancée lundi à Tizi Ouzou, Constantine et Annaba puis dans d’autres wilayas du pays. 1000 cartes seront distribuées dans le cadre de cette opération qui se poursuivra jusqu’à mars prochain.
Le président du Conseil national des Arts et des Lettres, Abdelkader Bendaamache a souligné l’importance de la carte professionnelle qui permettra à l’artiste de s’affilier à la sécurité sociale, d’être reconnu en tant que membre actif de la société et de conférer un caractère professionnel à l’activité artistique.
La carte professionnelle de l’artiste est délivrée par le Conseil national des Arts et des Lettres installé en 2012 en partenariat avec le ministère du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale en vue d’assurer une protection morale et sociale aux artistes. L’organisme contribue également par ses propositions et recommandations à l’élaboration d’une politique visant la promotion des intérêts socioprofessionnels de l’artiste.
La cérémonie de remise des cartes professionnelles a été marquée par la présence de plusieurs artistes et auteurs de renom dont Nadia Talbi, Mohamed Amari, Mohamed Hilmi, Ahmed Benaissa, Abdallah Menai outre le secrétaire général de l’Union générale des Travailleurs algériens Abdelmadjid Sidi Said.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=58598

Posté par le Fév 16 2015. inséré dans ACTUALITE, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

5 Commentaires pour “Les premières cartes professionnelles remises aux artistes”

  1. OUERRAD

    Enfin , il etait temps , que d artistes rabi yarham houm sont partis comme cela dans un denuement complet .Ce n est que justice .

  2. chaibdraa tani djamel

    Les anciens artistes décédés (allah yarhamhoum) sont partis sans aucune protection sociale,peut étre une chance pour les vivants comme on dit « LI HAJE,HAJE OUA LI 3AOUAKE ,3AOUAKE ». Il falait attendre l’an 2015 pour leur rechauffer le coeur.

  3. BENATTOU

    L’artiste est une personne qui se voue à l’expression du beau , pratique les beaux arts il est beau. Il est une part entière des richesses d’un pays. On doit lui accorder de la considération en raison de sa classe,lui inspirer tout le respect qu’on lui doit. C’est une personne respectable,socialement respectée parce-qu’il est respectueux envers son public.Toutes mes félicitations Monsieur l’artiste .

  4. Tewfik Adda boujelal

    Dans notre pays, il existe plusieurs catégories d’Artistes tout Arts confondus.
    La liste est vraiment longue et les inégalités encore plus flagrantes.
    L’état met des sommes mirobolantes dans les événements, mais oublie un peu ceux qui font le spectacle.
    Alors pour revenir à cette histoire de la retraite à 60 ans, puisque le sujet parle des Artistes et non des sportifs .Je voudrais simplement éclairer nos amis de la « voix », que l’artiste en général perçoit un cachet pour les prestations qu’il fournit .Mais là est le problème, car il existe des disparités énormes entre la classe de, celles et ceux qui sont programmés à longueur d’année ici et là-bas et la classe des rameurs.
    Ces derniers sont programmés au petit bonheur la chance et généralement leur cachet leur assure une survie de moins de deux semaines.
    Ils sont confrontés à un véritable dilemme, entre remplir le frigo, régler les factures, eau, électricité et gaz, subvenir aux besoins de la famille, investir dans du matériel ou simplement régler l’ardoise laissée chez l’épicier du coin ?
    Les ¾ des artistes Algériens survivent aux grès du vent .Leur ennemi féroce est sans nulle doute la « Programmation «avec cela, ils ne peuvent ni avancer ni reculer, mais passent le plus clair de leur temps à scruter l’horizon en rêvant de jours meilleurs, parce que tout simplement ils ne savent faire que leur métier.
    Le jour où, on adoptera, enfin, la politique du sponsoring, on verra émerger de véritables talents et
    La culture en sortira grandie .L’état consacrera alors, son « flous » pour assoir une véritable révolution culturelle ou les inégalités disparaitront pour laisser place à la créativité positive et surtout accompagner les projets porteurs.
    Mais là, c’est un autre débat..

  5. Hocine . C

    Trés bonne nouvelle , un combat gagné après 53 ans d’attente , une grande injustice vient d’etre réparée . Maintenant est ce qu’il y a un effet retroactif ?

Répondre