La Voix De Sidi Bel Abbes

« LES PONTS ET LES ARCADES »,par Tayeb Oulhissane

Tayeb Oulhissane.

                La plume courait de ligne en ligne et le paragraphe grossissait au fur et à mesure qu’elle avançait. Jawad écrivait un article qu’il devait envoyer à Louisa. Elle habitait une ville qu’il n’a jamais vue. Une ville où comme dans toutes les autres, il y a du large, il y a de l’étroit, il y a le jour et la nuit, et parfois, des ponts et des arcades, « belles comme une chance », lui avait écrit Louisa un jour. Et c’est vrai; la chance n’a ni hier, ni demain, ni éclat, ni dépérissement. La chance est belle. Une femme n’est belle que si elle est chance, et sa beauté est constamment au-dessus du temps; ses heures et ses gongs.
Jawad aimait voir sa plume gambader sur les feuilles A4. Telle un lapin de garenne, elle donnait libre cours à ses fantasmes. Il faut la voir avec quelle passion elle s’adonnait à son sport favori; celui de faire courir derrière elle les chiens de la meute. Oui, des chiens aussi rétrogrades que celui qui ne cesse de s’essouffler en sonnant le cor.
Soudain, Jawad sentit en lui une forte secousse. Il y eut comme un coup de frein brutal. C’était si violent que ses doigts se crispèrent sur sa plume. Il allait être éjecté hors de sa carcasse et projeté dans le vide. Volant dans les airs, une fin atroce l’attendait.
Le voici malgré lui accroché à un  arbuste qui enfonce toutes ses racines dans le flanc gauche de la berge de l’oued. Ce semblant de bois vivotait  sous une passerelle. Il se retenait bien difficilement dans son coin. Il avait perdu la couleur de ses vertes feuilles, mais il mettait tout son temps pour se donner la force de résister dans cette région isolée de la montagne où très peu de gens osent s’aventurer de temps à autre. Le tourisme ne répondit pas aux charmes des paysages, et le projet tomba à l’eau. Un désert prit le pas sur les maquettes chatoyantes des promoteurs. Un vent de vérité mit à nu les publicités mensongères, et plus personne des badauds ne s’aventura depuis. Le prix de la randonnée est très coûteux.
L’oued fou, acharné, a mis des siècles à percer le roc pour creuser un passage et faire couler ses eaux.
Un peu plus haut, l’homme a ajouté une passerelle reliant les deux berges de ce passage.
Jawad allait traverser cette passerelle comme à l’accoutumée. Il allait avancer d’un pas quand il s’aperçut du danger qu’il courait. À ce moindre effleurement de ses pieds, la passerelle s’effondra comme un château de cartes. Elle a été sabotée. Les traces de la scie sont visibles à l’œil nu.
Jawad se renversa en arrière, tomba et fut happé par le bas. Il dut son salut à cet arbuste qui se trouvait là par un heureux hasard, ou plutôt par miracle. C’était ce tas de branches et de feuilles touffues, desséchées, noircies par les revers du climat, qui arrêta sa descente vers une mort certaine. Il sut taire les douleurs des ronces qui le piquaient de partout, tint bon et ne bougea plus.
À ses pieds, il y avait le vide, béant, qui s’étendait, prêt à l’engloutir. Et, tout en bas, dans les eaux dormantes de l’oued, des choses vivantes bougeaient. C’est sûr qu’elles ont des crocs et sont prêtes à déchiqueter, à démembrer, et même à faire disparaître les diverses formes et les contenus des corps et des esprits.
Il a fallu un temps incommensurable pour que cet oued creuse dans le roc un passage. En faire de cet ouvrage titanesque un refuge à ces choses affreuses, monstrueuses, est vraiment déplorable ! Tout ce temps perdu pour rien ! Tous ces efforts persévérants, devenus vains par la présence d’un arrivisme répugnant, n’ont abouti qu’au durcissement de ce climat de poigne et de misère. Il semblerait que le temps s’est arrêté. Il n’a pas osé continuer son chemin au-delà de la survie des gens comme il en est sous d’autres cieux. Ici le temps pousse tel des plantes après que la forêt soit incendiée. Il est d’un atavisme éloquent où sévissait une brutalité sauvage, bien avant celle des animaux.
La préhistoire, déserte à perte de vue, s’offre des palais somptueux. Les gens fuient les razzias de ses cavaliers et courent vers des oasis aux rêves bleus.
Jawad n’en revenait pas. Tout cela lui est arrivé subitement parce qu’il s’est mis à chercher un mot pour la suite de la phrase qu’il écrivait. Il fut violemment désarçonné et jeté à terre par une force en furie qu’il n’a pas reconnue. Il sait pertinemment qu’elle a entraîné avant lui dans son sillage plusieurs de ses amis et compatriotes .
Il fallait trouver ce mot coûte que coûte pour remonter la pente et sauver sa vie et celle d’autres.
D’un geste rapide il fit irruption dans  son cerveau et se dirigea droit vers la boîte où la lumière de ce mot était cachée. Ces derniers temps, les lumières étaient devenues un crime de lèse-majesté. Leur illumination, celle qui met à jour la corruption de l’être et du système, est punie par la loi. Il faut les éteindre à tout prix !
Aussi douloureux soit-il, on acceptait de les cacher chez leurs pires ennemies ; les ténèbres. Oui, il le fallait bien.
Un non-sens malheureux, certes, mais incontournable.
Jawad souleva le couvercle de la boîte d’un geste nerveux. Stupéfait, il se figea en regardant la boîte vide: le mot a disparu de sa mémoire !
Du haut du canyon, il a vécu toute à l’heure l’affolement de se trouver au bord d’un abîme. Le voici maintenant dépouillé de sa mémoire. Quelqu’un s’est emparé du mot et lui en voulait à mort. Il ne s’arrêtera pas là. C’était comme si on s’apprêtait à le pousser une seconde fois du haut d’un gouffre. Depuis, une sensation de vide dans son crâne changea sa perception de la vie. Il fut pris de vertiges, de nausées, de malaises. Une chute imminente le menaçait.
Il ne put supporter l’idée d’avoir une boîte crânienne creuse. C’était plutôt à l’intérieur d’une tombe qu’il se sentait vivre. Souvent, il entendait de sa tombe, des prières, des psalmodies réservées aux morts. Il eut cette impression  bizarre que les vivants sont « plus morts » que ceux qui vivent dans leur tombe.
Dans le silence qui enveloppait le lieu, il n’y avait que lui et son miracle. Un moment de survie dont il est le seul témoin. Une chance de méditer.
Puis, il entendit un bruit court et sec. Il prêta l’oreille et attendit patiemment. Il entendit le même bruit quelque temps après. On dirait la trotteuse en fuite d’une pendule qui passe d’une seconde à une autre. Il chercha à comprendre son origine, et peut-être sa raison. Il chercha jusqu’au moment où le bruit résonna un peu plus fort. Il était si près, au dedans de son corps, qu’il tressaillît de toute son âme. Et sans aucune difficulté il comprit le message.
À cette heure de l’après-midi, plus personne ne viendrait à son secours, et Dieu sait combien il en a tellement besoin. Sa vie en dépendait.
Le bruit qu’il entendait, émanait des plus faibles des branches de l’arbuste sur lequel il était cantonné. Elles se cassaient l’une après l’autre. Bientôt il n’en restera aucune qui sera capable de le porter.
« Quand les faibles disparaissent, les plus forts finissent par les suivre. » C’était sa dernière réflexion.
Il sortit son portable et appela son amie:
– Louisa, je manque de mots!
– de l’eau?
– non, non! De mots!
– quel mot ?
– liberté!
– et la tienne ?
– on me l’a volée !
Tout en bas, dans les eaux dormantes de l’oued, des choses vivantes se remuaient…

Oulhissane Tayeb ~ Sidi Bel Abbes
pedatayeb22@gmail.com

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=74932

Posté par le Nov 11 2018. inséré dans ACT OPINIONS, ACTUALITE, ALGERIE, CULTURE, SBA PROFONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

42 Commentaires pour “« LES PONTS ET LES ARCADES »,par Tayeb Oulhissane”

  1. Mme CH

    Un bel article à lire plusieurs fois entre et sous les lignes pour comprendre le fond de pensée de l’auteur que je remercie pour cet agréable moment de lecture et pour la lecture du moment..!

  2. OULHISSANE Tayeb

    Effectivement, Mme CH, les sous les lignes ne manquent pas.
    Merci de ce commentaire.

  3. Imène

    Azzul , bonsoir tlm…!
    Tout à fait Mme CH ! Un texte riche en symboles , en images où toutes les figures de style sont représentées, c’est un peu le « truc « de l’auteur T. Oulhissane , qui nous amène à toujours relire ses écrits pour mieux les comprendre ..
    Moi , je crois qu’ Il y’a quelque chose de foncièrement autobiographique dans la narration de Mr .Oulhissane : Jawad , c’est un peu lui , Tayeb , à la différence que notre ami n’a pas de plume , cet objet fétiche de jawad qu’il « aime voir gambader « sur du papier , notre Oulhissane lui , pianote sur son clavier « des paragraphes qui grossissaient au fur et à mesure qu’il avançait.. » comme Jawad , ses doigts légers et fébriles doivent se crisper lorsque le bon vocable , tel verbe , telle allégorie viennent à lui échapper ! Ah ! les mots , pour dénoncer les maux ( coucou CH ! ) on ne badine pas avec les mots chez Oulhissane , il en est amoureux ! il les choisit avec minutie , il les façonne avec un art certain , et contrairement à Jawad , il est impensable qu’il ait « la boîte crânienne creuse « ou chiche de mots !
    Il ya des passages que je trouve particulièrement éloquents , je cite en substance : le fait d’occulter la lumière , celle qui met à nu les pratiques maffieuses , la corruption des hommes et du système qui les protège , la liberté spoliée ..Mais quand je lis « Une femme n’est belle que si elle est chance « une phrase qui prête à sourire , à équivoque surtout ! Mais alors : si l’homme qui a « la chance « d’avoir cette femme est une tête de guigne lui , un « Nahss , miziria « Qu’en adviendrait –il de sa beauté à cette pauvre femme , hein ???
    Un beau texte , Merci à vous Mr. Oulhissane T.
    Khaticalement.

    • Amirouche

      Un grand merci à M. Oulhissane et merci à ma sœur Imène qui a si bien décortiqué le texte de Si Tayeb. Un texte donnant une fausse nuance, pouvant être réelle ou virtuelle, d’un homme, dont l’âge est inconnu, et qui écrit et décrit avec sa plume une situation cauchemardesque qu’il a vécue (qu’il vit encore peut-être !) puisque ce texte pourrait avoir plusieurs lectures et sens dans lequels Louisa pourrait être une femme, un rêve. Et pourquoi pas même la mère patrie! 🤔
      Fraternellement 😉

      • Imène

        3mirouche !
        Ah te voilà toi ! win rak khouya ??? je pense trés fort à Mohamed , tu as des nouvelles?
        Si tu peux le contacter , fais lui mes amitiès .

  4. Mme CH

    Salam chère amie…! Effectivement, j’ai eu le/la même sentiment/impression que toi: Jawad est Mr Tayeb……. qui a dû écrire avec une plume bien before l’apparition du clavier…!!

    Tu sais Khayti, ton commentaire m’a beaucoup plu…c’est l’experte qui parle…! Au fait, as tu déjà écrit un livre..? Si non, tu devrais vraiment/vite t’y mettre…!

    « un « Nahss , miziria »….Mdrrrrrrr…! Mais je pense que la femme est le pilier de la maison, de la famille et de la société….. donc, elle doit être « chance ».

    Azzulcalement…!

    • Imène

      Mme CH , bonsoir !
      moi , je crois que -de manière générale – il ya tjrs quelque chose d’autobiographique dans un récit , même si l’auteur ne le vois pas comme ça , ou refuse de l’admettre . Dans un roman réel ou fiction , l’écrivain s’inspire quelque part de son vécu , de son ressenti , exprime des émotions qu’il transmet à ses personnages ( crées de toutes pièces , ou ayant existé ) mais bon , je peux me tromper car je ne suis ni experte , ni spécialiste ya khayti ! Juste une amoureuse des mots , des beaux textes , des citations , des romans , des poèmes..étant une lectrice assidue ( depuis toute petite, ds la famille tout le monde lit ) j’ai un rapport très étroit avec les livres , j’aime le contact , l’odeur des pages …écrire ? ça m’arrive , juste pour me faire plaisir , mon ( notre ) ami Hassan ( que je salue ) m’a donné le goût des rimes , et réveillé la poétesse qui sommeille en moi ..hé hé ! Non rien de sérieux , wallah !
      Merci khayti de me faire confiance , si un jour j’écrirai qqchose , tu seras la première informée et ma première lectrice !

      • Mme CH

        Salam et merci chère amie Imènus..c’est très gentil de ta part…! tu dis « Si »…allez tu dois t’y mettre tout de suite, le temps passe trop vite……. et je sais que la montagne n’accouchera pas d’une souris mais d’une belle Cigogne blanche des Aurès…!

        Et si tu publiais, sur la VDSBA, un récit que tu as déjà écrit juste pour me/nous faire plaisir……!!!! Allez Khayti, ce sera un réel plaisir de te lire…!

        Salammmmeeeeeettttt

        • Imène

          Et si la montagne accouchait d’une autruche ???? ya khayti je suis mdrrrrr….
          Une cigogne blanche des Aurès …Oooooh ! ça me va droit au coeur , Wallah !
          Je vais choisir un texte , donnes moi juste le temps , espérant que l’Admin soit ok Merci, merci mille fois.

      • Imène

        Ah khayti ! j’ai oublié la suite de mon com .
        Alors « la femme est chance , el – pilier n’ta3 eddar , el kheir m’ra ou echarr m’ra !!! tu connais ? On nous a tellement rabattu les oreilles avec ça comme si que l’homme était exempt de toute responsabilité ! Moi , je crois que tous les adages populaires qui encensent la femme ont été inventés par les hommes pour mieux dominer les femmes et asseoir leur autorité dans la société ! c’est un peu comme les moutons , on les engraisse pour mieux les vendre ou…les manger ! La substance de ces messages – qui ont traversé les âges , résisté aux changements – consiste à penser qu’une femme est dîte « bien « ne tient avant tout qu’à sa capacité à être endurante , à faire des concessions sans rechigner , à encaisser les vacheries des uns et des autres , ( famille , belle famille surtout ) à pardonner les infidélités , les goujateries de son homme , et pourquoi pas les coups et violence au bout ! et si elle rouspète , elle cessera illico d’être  » bien considérée ! ça a fonctionné comme ça des lustres durant ! évidemment toute généralisation serait abusive .
        Manque de bol pour les gardiens du temple , la situation des femmes a bcp évolué ! Elles sont devenues plus fortes , plus combatives , elle réussissent mieux dans les études ( voir les résultats du bac ) plus motivées au travail fusse t-il ingrat ou épuisant ..tiens khayti ! un simple exemple : dans la communication entre les deux amis dans le texte : au moment où Jawad s’enfonce dans une situation quasi kafkaïenne parce qu’il ne retrouve pas le MOT , Louisa à crut entendre L’EAU , car elle , elle pense concret , juste ! Imagine une matinée ou un aprèm sans eau dans la maison…
        J’aimerai terminer avec un adage , en faveur de la femme bien sûr !
        Il est bien dit que « Derrière chaque grand homme , il ya une femme « waraa koulla rajoulin 3adhim imraa , très bien ! ce qu’on oublie d’ajouter est que « derrière chaque femme pervertie il y a souvent , très souvent ….un homme !
        Khayticalement .

      • Hassan

        @ Imene.
        Écrire un texte n est pas complique : il faut un sourire; un clin d’œil et beaucoup de coeur.
        Un sourire pour charmer le lecteur .le sourire ne laisse personne indifférent c est comme un flux magnétique qui envoie au cerveau une bouffée de dopamine. Le lecteur est heureux et il en demande encore plus. Il vous suivra.
        Un clin d oeil pour devenir complice avec votre lecteur afin de le guider vers des horizons multicolores ou poussent des poèmes de toutes sortes. Vous pouvez aussi l’effrayer en l’ amenant au bord du précipice ou coule la vie tumultueuse des humains.
        Beaucoup de coeur pour lui faire sentir la beauté de la vie malgré ses vicissitudes . Cette vie qui telle une muse aux sourcils fins et arqués qui surmontent des yeux narquois couleur d émeraude et une bouche qui esquisse un soupçon de sourire énigmatique.
        Voici les ingrédients pour façonner un texte . Cependant le texte peut être joyeux ; triste colereux ou triomphant et même parfois vaniteux.
        Un texte exprime comme un miroir l état d’âme de son (sa) auteur.
        Chère Imène épanchez votre joie dans un texte en arc en ciel.
        Hassan vous salue bien.

        • Amirouche

          Hassan & Imène
          Juste pour te dire que tu es un homme de bien, de tes écrits jaillit la lumière de la sagesse. Tu es fooormidable, grand frère, et j’ai une grande estime pour toi, voila.
          (Avec ta permission, j’aimerai bien mettre ton commentaire sur ma page Facebook car je le trouve très beau)

          Pour weltma Imène : J’ai passé le message au squatteur qui était très content de le savoir et il te dit « Marhba besslamek » et t’informe qu’il lit « koul kabira wa saghira » sur la VDSBA. Pour ses dernières nouvelles, il se porte bien tout en squattent, cette fois ci, Facebook (seul support où il peut librement ykharej tout ce qu’il a sur le cœur 😂)

          Fraternellement

          • Imène

            Merci 3mirouche !
            El hamdoullah que notre ami le squatteur se porte bien , sur la Voix ou sur FB maaliche ! c’est important ykharej tout ce qu’il a sur le coeur …vraiment contente d’avoir de ses nouvelles. Merci encore une fois.

        • Imène

          Hassan !
          C’est trés joli , et ça se passe de commentaire .
          Je te promets de faire de mon mieux pour intégrer ces trois précieux éléments dans l’écriture de mon texte bien que l’exercice ne soit pas de toute aise ..
          Un texte en arc en ciel , ça me convient !!
          Merci Hassan , mes sincères amitiès .

          • Mme CH

            Salam chère Iménus…! Tu vois, j’ai eu raison de t’inciter à nous régaler avec l’un de tes récits……..tout le monde t’encourage pour le faire..! Après les précieux conseils de notre frère Hassan, que je salue chaleureusement , il ne doit plus y avoir de problèmes…mais fais attention, tu dois bien choisir les plus belles couleurs de l’arc en ciel…..hhhhhh…!

            Mes amitiés à notre ami le Squatteur, contente de savoir qu’il se porte bien. Un coucou à Khouya Amirouche….mais je ne sais pas Win Rah Dareg Hadal Yamet…!

            Salammmmeeeetttt

        • OULHISSANE Tayeb

          Quand Pandore ouvre sa boîte…

  5. OULHISSANE Tayeb

    Imène, bonjour.
    Votre commentaire est profond, riche et marquant. À propos du choix de mes mots, une amie m’a écrit que je « cisèle mes mots. »
    Çà m’a fait plaisir de trouver la même impression dans votre commentaire.
    Il n’y a plus de doute.
    Mes amitiés.

    • Imène

      Mr.Oulhissane ,
      Merci à vous , tout le succès inchaAllah .
      Savez vous cher ami que « ciseler « dans le lexique culinaire est une technique de découpe ( eh oui ! ) qui consiste à émincer finement et harmonieusement les ingrédients , légumes , herbes aromatiques , poisson etc.. afin de conserver leur parfum , la saveur , et même l’aspect visuel d’un plat ! Votre amie avait bien raison ..
      Au plaisir de vous lire prochainement .

  6. benattou

    Ya Khouya Si Tayeb tu as un don inné qui te permet d’accomplir certains écrits impossibles à aucun autre. Tu traites le difficile facilement et tu exécutes ce que tu veux. Amicalement …

  7. oulhissane tayeb

    Un grand encouragement que tu m’envoies.
    Amicalement

  8. Hassan

    @ Mes sœurs Imene Mme CH et mon frère El Hadj Amirouche
    A tous mes cordiales salutations.
    Si vous me le permettez je voudrais vous conviez a un voyage virtuel a travers notre beau pays.
    Nous sommes a Sidi Bel Abbés. Fermez les yeux et ne les ouvrez pas avant que je ne vous le dise.
    Ça y est on est a Silet. C est un petit village qui se trouve a 80km au sud ouest de Tamanrasset. La voiture tout terrain dans laquelle on est roule sur la piste vers le sud direction Tin Zaouatine. Déjà une vingtaine de kilomètres nous sépare de Silet. Regardez sur votre gauche la montagne noire Bourzekal. Elle monte la garde comme une sentinelle sur la piste qui va vers Timgaouine. Nous la laisserons en paix et on se dirige plein ouest le long de l oued de Tamanrasset qui va se perdre du côté de Chat Eller dans le Tanezrouft.
    Le disque rouge du soleil monte lentement a l horizon. La voiture roule a 100km a l heure sur le bassin de Timissaou. On ne sent rien car le terrain est plat et s étend a l infini. Le silence n est perturbé que par le bruit du moteur
    Regardez a droite puis a gauche il n ya que du sable fin et blanc
    Regardez devant vous et gardez constamment l oeil sur le chauffeur afin qu’ il ne devit pas sinon on se retrouvera a Ain Tbal dans un dédale de filons qui zebrent le paysage.
    Nous voilà arrivés au puit Amelel où on profitera pour remplir nos gourdes d eau ainsi que l outre ( El guerba) pour la suspendre sur le flanc de la voiture. Ce sera notre figidaire . Vite il faut traverser le plateau Dreg et rejoindre le gisement d or Tirek. Voyez vous cette carrière comme une plaie beante
    qui longe la piste c est Tirek il ne reste plus aucune activité sur ce lieu sauf un tas de ferraille et la pollution pour des siècles a venir. Ne restons pas là dans ce décor de film de science fiction. Partons vers Amesmessa l autre gisement d or en exploitation où on trouvera un gîte pour la nuit. Nous traversons les indices d In Allaren et nous dirigeons vers le puit d Ighaldouin dans l oued In Ouzal.
    Voyez vous tout là bas ces petits cubes Blancs et des fourmis qui bougent en tous sens c est la base vie d Amesmessa. Sur la droite une gigantesque carrière ou la roche
    blanche brille au soleil c est du Tchamak ou quartz blanc aurifere. Sur la gauche d imenses tas parallèles ce sont les tas qui ont servi pour l extraction de l or a l aide d un acide et du cyanure. Prenez garde ne touchez rien qui soit en liaison avec ces tas: c est du poison. Voilà déjà le poste de garde a l entrée de la base.
    La suite dans le prochain post sinon la VSBA ne reverrai point ses chers lecteurs.

  9. OULHISSANE Tayeb

    C’est dire que le Sud se traverse en éternités; le sable en heures. D’ailleurs, quand il y a un couac, il y’a toujours un grain de sable quelque part qui bloque la topographie.
    Très beau voyage.

  10. Hassan

    Voyage suite
    La voiture s arrêta a quelques mètres du poste de garde. Un agent de sécurité se dirigea vers nous. Après avoir vérifié nos documents d identité il nous invita à la le suivre a l intérieur de la base. Aussitôt un groupe de travailleurs nous entoura ; nous sommes l attraction du jour. Il y a longtemps qu’ ils n avaient pas vu des nordistes. Ils ressemblaient aux mineurs qui exploitaient les mines de la planète d’une. Les salutations durent un long moment. Les « matoulas’ fusaient de partout et  » El kharghas » leur répondaient. Soudain un certain Jougi se présenta et nous invitant a le suivre pour nous installer pour la nuit. Plutard une sonnerie retentit et on nous invita aux repas du soir. Le réfectoire était rempli de monde . On nous installa tout au fond de la salle . Sur une vieille table étaient alignées des assiettes en aluminium avec des cuillères et des gobelets du même métal. On eu droit comme tout le monde a une soupe aux lentilles soupoudrees de sable. Le sable’ a ce qu’ il paraît aide la digestion. Le pain également contenait du sable.
    Après le repas un feu de camp fut allumé et les gents s assirent tout autour. On parlait de tout et de rien. Les sudistes voulaient savoir ce qui se passe au nord.
    Puis la conversation abordable l histoire de la découverte de l or dans cette région désertique. Un ancien ingénieur prit la parole et tous l écoutèrent;
    Du temps de la SONAREM vers les années 70 une équipe de géologues roumains accompagnés du personnel de soutien algérien a réalisé des travaux de prospection dans cette région ce qui permit de découvrir le gisement de Tirek. Le chef de base était Ali Echaoui .
    Le feu et la nuit incitent les gens a rêvasser. On se sent tout petit dans ce milieu lunaire. Un tergui prit la parole et dit:
    Il y a longtemps du temps où les montagnes vivaient comme les hommes; la montagne Adriene qui limite Tamanrasset a l Est se disputa avec la montagne Tiouine a cause des beaux yeux de la montagne Tahat . Tiouine porta un coup de takouba a Adriene et le blessa au flanc. De cette blessure actuellement coule une source thermale. Adriene a son tour assena une telle gifle a Tiouine que ce dernier fut projeté vers la frontière du Mali . C est pourquoi actuellement on voit a son ancienne place un cratère de volcan non loin d Ablessa.
    La magie aidant on prétendit que l équipe des géologues algériens de Bendali; Lakhdar et Djamel est toujours basée a Abankor et que l équipe de Brahim est a Tafassasset. Il paraît même que dernièrement on a vu Ahmed avec Zoubir du côté de Tamert i Iblis. Certains affirmerent que Kilian sur son chameau suit la piste des Garamantes pour trouver leur trésor d émeraude. Mais tout cela n est que bavardages de gens envoûtés par la flamme et la noirceur de la nuit.
    L ancien géologue reprit la parole et dit: Vers les années 80 une équipe de géologues soviétique qui effectuait une recherche systématique dans la région y decouvrit le gisement d or Amesmessa. Il faut savoir qu’ entre la découverte d un gisement et son explotation il s’écoule une période de dix ans.
    Bien tard dans la nuit quant la croix du Sud apparue le petit groupe s éparpilla et chacun se dirigea vers sa cabine saharienne.
    La suite suivra dans le prochain numéro si les montagnes du voisinage ne se chamaillent pas

  11. Imène

    Bonsoir Hassan , Vdsb1 Azzul !..
    Le grand sud Algérien est l’un des plus beaux déserts au monde ! Comme dans un songe j’ai vu défiler des paysages féeriques : massifs montagneux , plaines rocailleuses un océan de sable , des sites que la nature à divinement sculptées , des gravures rupestres vestiges d’une civilisation ancienne , qui témoignent certainement du passage de l’homme dans ces coins là..
    Et ce disque rouge du soleil : Magique !
    Bercée par le silence , le ronronnement du moteur , la monotonie du paysage , je laisse ma tête glisser sur l’épaule de mon amie , et me mets à rêvasser…
    Attends Hassan , tu nous as pas dit quel temps il fait ! je pense à l’outre , suspendue au flanc de la voiture , elle va bouillir s’il fait chaud !!!
    La halte à la base vie d’Amessmessa , je n’ai pas aimé du tout , trop de monde ! le dîner au réfectoire avec les travailleurs n’a rien de romantique …la magie est rompue net ! ma sœur et moi aurions rêvé d’un dîner ensemble , tous les 4 autour d’un feu de camp sous le ciel étoilé , à l’abri de ces inconnus qui nous dévisageaient comme des bêtes curieuses , on aurait pu parler de choses et d’autres , rire , jouer au scrabble , nous connecter avec nos familles et amis (es ) restés à Bel3abbes , enfin ! Mon Dieu quand je pense au réfectoire , la soupe aux lentilles… Liyeh ? liyeh ? cha dert fina ya Hassan ya khouya ???!
    La veillée au coin du feu dans le silence de la nuit , l’histoire quelque peu insolite du Tergui ont détendu les esprits .. » c’était il ya longtemps , du temps où les montagnes vivaient comme les hommes .. » Terrassées par la fatigue, ma sœur et moi luttons vainement contre le sommeil , avant de nous endormir , nous évoquâmes les travailleurs, le réfectoire , la restauration exécrable dans la base , nous trouvions scandaleux que ces gens à des milliers de kms de chez eux , qui bossent très dur , dans des conditions ingrates aient pour dîner une soupe de lentilles parsemée de grains de sable ! et dire ensuite que c’est bon pour la digestion…franchement dégueulasse le truc !
    la suite des élucubrations de Targui sur le combat des montagnes , Hassan avait promis de nous les raconter demain, sur la route de l’aventure Saharienne …
    Merci Hassan pour ce voyage virtuel , très beau ! On connaissait le bourlingueur aguerri et infatigable , là on découvre le guide chevronné mais aussi le conteur passionnant que tu fais ! Tu ne cesseras jamais de nous surprendre fils de Dechra !
    J’espère que mes amis du voyage , et nos lecteurs ( ices ) ont apprécié , il ne saurait en être autrement !
    N.B , Hassan ça veut dire quoi les matoulas , les kharghas : je pense à des formules de salutations ,ou de bienvenue dans la langue locale , je me trompe ??
    Mes amitiés et vivement la suite de l’aventure .

  12. Voyage suite
    Le lendemain de bonne heure nous fûmes réveillés par le muezzin qui appelait les gens a la prière du Fadjr . Il faisait encore noir et un peu froid. Mais quand il faut y aller il faut y aller. La prière faite on se dirigea vers le réfectoire pour le petit déjeuner qui consistait en un bol de café crème et des morceaux de pain rassis avec de la confiture d’orange. Les gens parlaient bas ;on aurait dit qu’ ils avaient peur de réveiller le soleil.
    Un peu plus tard quand le soleil brillait dans le ciel bleu comme une mer tranquille nous fûmes convoqués chez le directeur. Ce dernier nous souhaita la bienvenue et nous informa que l’ ingénieur Salah nous servirait de guide pour la visite du complexe minier. Salah nous invita a le suivre dans une cabine qui lui servait de bureau. Sur le mur étaient collées des cartes multicolores. Il nous dit qu’ on allait visiter la carrière et la station de concassage le matin et le soir on visiterait les tas pour la lexiviation puis la station de l extraction au charbon actif et la fonderie où on fabriquait les lingots d or. Il nous informa que ce programme ne débuterait pas avant 9 h a cause du tir d abattage du minerai qui est programmé pour 8 h et demi. Il nous dit qu’hier le «  »Bout de feu » avait inspecté la maille de trouver du forage et ce matin il avait bourré ces trous avec des explosifs et relié chaque trou a l autre avec un fil métallique qu’il déroula jusqu’à cette tranchée où se trouvait le détonateur.
    Il s’ excusa pour le repas d’hier car le camion frigo qui devait arriver de Tamanrasset était en retard et pour cela le cuisinier n’ utilisait que les impérissables. Imene en profita pour lui demander la signification des mots: matoula et elkharghas «  » Ces mots de bienvenue signifient : Comment ça va et ça va très bien ».
    Il reprit a propos de ravitaillement voici une histoire que j’ ai vécue lorsque je faisais partie de l équipe d exploration qui était dirigée par Ahmed notre plus ancien ingénieur géologue que les Touaregs appelaient par affection Amghar.
    Un jour notre équipe composée d une voiture Toyota wagon et d un camion SONACOM M 210, de deux géologues, d’un géophysicien et deux chauffeurs tous algériens devait effectuer une mission de reconnaissance pour vérifier des sites susceptibles de renfermer du minerai. Ces sites ont été choisis sur la base de photos aériennes et des cartes topographiques et géologiques. Notre convoi prit la piste d In Azaoua a partir de Tamanrasset vers 7 h du matin. Nous n avions ni guide ni radio ni téléphone portable qui n existait pas a l époque. Les sites se trouvaient a environ 500km au sud est de Tamanrasset vers la frontière du Niger. Notre convoi travers l’oued Ton Amzi longea le massif On Tounin puis le massif Taessa et a 70km prit la direction plein Est vers On Azaoua. Le paysage était représenté par des roches cristallines noires et parfois par des bans de marbre blanc . C était un terrain relativement plat. Amghar guidait le chauffeur. On naviguait vers l inconnu mais on avait confiance dans notre chef d équipe. Bientôt on aperçut un troupeau de dinosaures qui était orienté du sud vers le nord et qui nous barrait le chemin. Amghar nous explique que ce sont de gigantesques filons de quartz en forme de dinosaures qui sont apparus il y a des millions années lors de l’ouverture d une faille régionale qui s’est allongée sur des centaines de km. L érosion a tout emporté mais les filons de quartz ont résisté. Il va falloir les traverser pour accéder aux Tassillis . Nous les traversâmes vers 11h au lieu dit «  »Diouana ».ce lieu fut ainsi nommé parce que c’est un passage obligé vers le bassin de Tin Seririne. Ce dernier est très plat avec du sable blanc a perte de vue. Le bassin est limité a l’Est et a l’Ouest par des falaises de gré.
    On fit une halte a «  »Diouana » » pour casser la croûte qui consistait en un peu de dattes, du lait Lahdha et un morceau de pain
    La suite du voyage d Amghar et ses collègues suivra…

  13. Hassan

    Voyage suite
    Après s être restaurés on reprit notre route.Dans cette mer de sable blanc ou pointaient de temps en temps des pitons de roche constitues de grés. L un d eux avait la forme d un cyclope assis et coiffé d un grand sombrero. On le salua en passant et on continua notre route. On longeait la falaise qui barrait le passage vers le plateau des Tassillis N Ajjers. Vers 14 h Amghar fit signe au chauffeur de s arrêter. Il nous indiqua un passage en haut de la falaise d ou s epanchait une coulée de sable. Il faut traverser cette falaise a cet endroit
    Nous descendimes de la voiture .le chauffeur mit plein gaz et accéléra de toutes ses forces. La voiture se cabra et monta le long de la coulée de sable.On retint notre souffle car c était dangereux. Dieu merci la voiture franchit le passage et roula de l autre côté. Par la suite ce fut le tour du M210. Il monta comme une gazelle le long de la pente et rejoignit la voiture. Nous applaudissames notre SONACOM et suivirent nos voitures. Une fois en haut Amghar nous ordonna d installer un fut de 200 l sur le bord de là falaise et de le remplir de sable afin qu’ il serve de repère pour ceux qui viendront dans le futur. Une fois notre repère installé nous nous dirigeames plein Est sur le plateau de Tamert N Iblis ( la barbe du diable). Le paysage était d une tristesse infinie: C était un plateau de schistes gréseux de couleur noire qui s étendait a l horizon vers le Ténéré du Niger. Amghar indiqua la direction a suivre pour se diriger vers la région de Tagharaba. Nous atteignimes notre destination vers 16h du soir.
    Le chauffeur cuisinier installa son arsenal et commença les préparatifs pour le repas du soir. Pendant ce temps les géologues traçaient le programme des travaux de demain.
    Une fois la tchekhchokha prête le chauffeur frappe sur un ustensile en métal pour inviter les membres du groupe a venir manger pendant qu’il fait jour car nous n avions pas de générateur. Après le repas ce fut le tour du fameux the autour du feu. Le paysage ressembler à s y méprendre a celui de la planète Mars: Rien tout autour. Pas un arbre pas une herbe pas un animal quelconque. On se sentait seuls sur cette planète.Pour remonter le moral des troupes Amghar mit en marche une radio a transistors. Une voix sortie de nulle part dit: Ici Dakar voix du Sénégal. Amghar tourna et ré tourna le bouton pour chercher : Houna El Djazair. Sans résultat. La radio ne captait pas Alger. On réalisa que notre pays est très vaste. La nuit s approcha a pas feutrés et le soleil disparu a regret derrière l horizon en projettant un dernier soupir sous forme de panache couleur de feu.
    Chacun installa son sac de couchage comme il put. Amghar nous recommenda se choisir un lieu où il y avait que du sable sans aucune pierre pour éviter les scorpions et surtout les vipères a cornes dont la morsure est mortelle. Nous n avions pas de vaccins anti vipérin carte nous n avions pas de frigo pour sa conservation
    Nous nous remîmes a Dieu et on s endormit. Seul le feu continuait a discuter avec la croix du Sud jusqu’à l apparition de l étoile du berger dénommée Venus. La constellation Orion les observatoires un moment puis partit vaquer a ses affaires dans le firmament.
    La suite sur le prochain N

  14. Hassan

    Suite voyage.
    Pendant la nuit le vent commença a souffler de plus en plus fort. Les dormeurs se couvrirent leurs têtes et s endormirent. Le vent furieux menait ses assauts par rafales successives contre les voitures. Le vent de sable s infiltrant partout.Vers les premières lueurs du matin le vent se calma. Un géologue qui était nouveau se réveilla le premier.lorsqu il sortit sa tête du sac de couchage et regarda tout autour il vit qu’ ils étaient recouverts par une couche de sable. Il réveilla ses collègues en disant : Merci mon dieu de m avoir permit d atteindre ce pays où même les cheveux de la tête du corbeau ont blanchi et ou les gens sont enterrés vivants.
    Tout le monde se réveilla et la routine reprit le dessus.
    Après le petit déjeuner le chauffeur cuisinier informa le chef d équipe qu’ il ne reste presque rien comme nourriture. La seule chose qui reste c est un peu de riz du lait Lahdha et de la farine. Amghar décréta aussitôt que le menu du soir consistera en une bouillie de riz au lait. L équipe devait coûte que coûte terminer le programme de travail. A chat savait que personne ne passerait dans cette contrée d ici au moins quatre ans et encore ce n est pas sur. Les résultats de leur mission conditionnent la projection de travaux dans cette région dans le futur.
    Ils finirent leurs travaux et le lendemain ils reprirent le chemin du retour vers l Ouest vers la civilisation. L humeur était bonne et on raconta ces blagues :
    Les gens raisonnables contournent la montagne. Le géologue vs dans la montagne.
    Un homme avait trois fils; deux intelligents et le troisième géologue.
    Le géologue passe puis la civilisation arrive.
    Salah parlait quand tout a coût la terre trembla sous l action de l explosion destinée à abbatre le minéral.
    Un peu plutard Salah nous invita a commencé la visite du complexe minier.
    La suite….

  15. Hassan

    Voyage suite.
    Nous nous dirigeames vers la carrière d ou montait un épais nuage de poussière. Déjà un mineur aspergeait d eau le tas de minerai pour faire disparaitre la poussière. Salah nous montra un tuyau qui serpentait vers le réservoir du complexe minier.Cette eau est pompée a 60 km dans des forages situés dans le Tanezrouft. Sans cette eau le gisement serait inexploitable. En s approchant du front de taille on remarqua une colonne de gros camions qui se dirigeaient vers le tas de minerai. Une fois chargés ils s en allaient vers la station de concassage ou le minérai est réduit en poudre.
    Salah prit un échantillon de minerai et nous fit un exposé sur la minéralogie.il dit: les minéraux sont comme les êtres humains. Ils naissent se battent pour occuper plus de place et former de beaux cristaux puis sont détruits par le temps et l érosion et finissent par mourir et disparaitre. On vit d abord des filons formés de quartz blanc qui forment une zone minéralisée. En regardant le quartz sous une loupe on aperçoit des points jaunâtres qui brillent. C est cela une partie de l or que l on exploite. C est ce qu’ on appelle l or visible. Une autre partie de l or est contenue dans la maille cristalline du quartz de la pyrite (sulfure de fer) et dans la chalcopyrite (Sulfure de cuivre).
    Salah nous expliqua qu’ il y a des millions d années une grande faille régionale s est ouverte dans l ecorse terrestre et a été remplie avec une solution hydrothermale qui a lessivé l or des roches encaissantes des filons pour le déposer dans ces filons.
    Il nous expliqua les conditions physiquo chimiques qui ont contribué à la formation du gisement. J avoue que je n ai pas compris grand chose sauf le fait qu’ il faut une tonne de roche pour extraire quelques grammes d or. En passant a coté du grand tas issu du concassage nous ne vimmes aucun grain d or et pourtant il était la. Un peu plus loin d immenses tas de ce minérai concassé était aspergé avec de l acide cyanidrique. Le liquide qui sortait de ces tas est envoyé a travers des colonnes contenant du charbon actif. Ce charbon retient l or contenu dans la solution acide. Le charbon est brûlé par la suite dans un four. Le charbon brûle et l or comme une coulée de lave est recueilli dans des moules que l on plonge dans de l eau pour obtenir des lingots d or . Par la suite ces lingots sont expédiés a l étranger pour subir un affinage. L or raffiné est vendu a la Bourse de Londre.
    Extenues de fatigue nous retournames a la base vie pour se reposer et demain sera un autre jour. On projette de partir a Timgaouine.

    • Imène

      Bonsoir !
      La suite du voyage a vu l’éclatement du groupe des 4 . Oh ! rien de dramatique ! Les filles très fatiguées , ne pouvant plus continuer l’aventure ont décidé de rentrer . Bro lui-même de formation scientifique, mais surtout plus curieux et plus résistant tenait à accompagner Hassan dans cette expédition aux fins fonds du désert ,à la recherche du métal précieux . Le chauffeur nous a donc déposé à l’aéroport de Tam , depuis je suis la « chevauchée fantastique « des deux compères à bord de la Toyota de service comme ds un film de science fiction ! depuis aussi , je n’ai plus de nouvelles de mon amie la CH , je souhaite qu’elle se porte bien , et pas trop fatiguée ( coucou l’amie ! )
      Périlleuse et flippante la suite du voyage : au menu angoisses et sueurs froides ! Ici la croisière ne s’amuse pas ! le boulot commence à l’aube , climat oblige, des itinéraires incroyablement surréalistes , sans guide , ni radio aucune signalisation , sauf le jerrican de 200l rempli de sable que Amghar à eu l’ingénieuse idée de planter au bord de la falaise afin qu’il serve de repère ! Chapeau bas vieux ! ( Amghar signifie vieux en berbère ) j’ai remarqué d’ailleurs que tous les endroits dans ce vaste territoire ( villes , oueds , montagnes …jusqu’à la barbe du diable ( amert n’bliss ! ) portent des noms berbères , c’est dire que l’Algérie est fondamentalement Amazighe.. Les paysages insolites , lunaires , avec ces roches divinement taillées aux formes étranges : cyclope et dinosaures ne manquent pas au décor ! L’érosion , les phénomènes de la nature sont d’une telle puissance ! Avec Hassan , c’est aussi le périple de tous les dangers : la Toyota qui grimpe la falaise , le vent furieux qui vient narguer les dormeurs jusqu’à sous leurs sac de couchage , qui s’insinue dans les moindres recoins menaçant de les ensevelir vivants sous ses amoncellements !! ça doit grincer sous les dents la tchekhchoukha et la bouillie de riz au lait !!! mais le plus terrifiant reste el 3agreb ! le scorpion et la vipère qui peuvent attaquer à tout moment dans la nuit épaisse , les hommes n’avaient aucun moyen de défense ! mais certainement , que bien avant le sérum antivenimeux , les Terguis avaient bien leurs petites recettes ancestrales , bien conservées pour traiter en urgence ce type d’agressions , fallait demander à Amghar ! Les scorpions sont chez eux là -bas , c’est vous les intrus ! ( lol )
      On remarque finalement que la restauration est plutôt mauvaise avec ou sans le retard du camion frigo qui vient de Tam ! Une alimentation équilibrée pour les travailleurs n’était peut être la priorité des responsables de l’époque.
      Je sais Hassan que tes publications sur le « voyage « sont authentiquement autobiographique , je voudrais à travers toi exprimer mon profond respect et tous mes hommages à toute cette génération de travailleurs , cadres sup , chauffeurs , cuistots , tous métiers confondus , pour leur abnégation , leur compétences , leur esprit de sacrifices , qui n’ont jamais rechigné devant le travail malgré les conditions exécrables ,( et dont on a un avant goût avec la lecture de ces témoignages que tu décris avec une telle rigueur et une sincérité confondante ) Bravo et chapeau bas à toi , à tous !
      A bientôt à Timgaouine !

  16. Mémoria

    Merci à Si Tayeb Oulhissane pour sa nouvelle très existentialiste à la limite de la phénoménologie . Ou ne serait ce qu’un chapitre d’un livre à terminer ? La symbolique du texte est envoûtante par sa perception du monde extérieur et de l’Autre . La projection assurée car les mécanismes de pensée chez l’être humain sont considérés comme des invariants.Et puis il y a le style qui reste un marqueur de qualité chez cet écrivain qu’on ne trouve ni au Sila,ni dans nos mess d’écrivains parce que journalistes encartés ! Remercions La VDSBA pour son accueil à la limite du refuge d’écrivants du pays profond ! La participation de Hassan l’expatrié avec un récit autobiographique es qualité nous honore et donne le caractère de rubrique littéraire(Grâce à Tayeb Oulhissane) ! Gageons que d’autres équipiers daigneront re-marquer leur présence et collaboration qualitative à La VDSBA qui ne pourra assurer l’année 2019 sans eux, quitte à me faire sermonner par les Rédaction et Administration !
    « Le café est… tiré,il faut le boire ! »dixit Mémoria ! Je pense à mes amis et plumes Sans reproche,Bouchentouf G,Ghalem Cheniti et El Hadj Abdelhamid ! Les autres auront déjà reçu le …dernier message d’un itinérant,médiateur et contributeur !

  17. Mme CH

    Ah, cette grippe, elle ne veut pas me lâcher …il faudrait que je prenne une autre tisane…!

    Hé bien, je vois que « les Ponts et les Arcades » De Mr Oulhissane nous ont emmenés jusqu’au fin fond de notre Sahara qui est sublime, splendide, féerique, grandiose…! Merci mon frère Hassan pour ce voyage extraordinaire, c’est comme si on y était. Il faudrait peut être écrire votre autobiographie, puisque vous avez un vécu bien rempli Allah Ybarek et beaucoup de choses intéressantes à partager avec les autres.

    A chaque fois que je vais au Sahara, j’ai l’impression d’aller visiter une autre planète: Mars.
    Quels beaux souvenirs, quelle nostalgie..!!!!!

    Merci pour ces beaux moments de plaisir que vous nous avez offert. Il n’y a qu’à la VDSBA que ce genre de chose se passe.

    J’ai lu aussi le commentaire de notre grand frère Mémoria…. plein de messages entre les lignes (2019) j’espère qu’ils seront décryptés. Et puis, le mot café m’a rappelé « le café de 3ami Ahmed » qui nous manque beaucoup.

    Mes Salutations à toutes les plumes, à tous les lecteurs et à toutes les lectrices de la VDSBA, sans oublier l’Administrateur et son Ange gardien.

    Salammmmmeeetttt !

    • Imène

      Tahour in chaAllah khayti !
      C’est la saison des grippes , on fait avec ! N’oublies une ou deux rondelles de citron dans ta tisane. Essaies le thym ou le romarin – de preférence frais non séchés – en infusion c’est radical.. Le romarin à l’inconvénient d’être trés amer , tu peux ajouter du miel.
      Prompt rétablissement khayti , fais attention à toi , et reviens nous vite en excellente forme!
      Salem.

      • Mme CH

        Salam et merci soeur Imènus…! ça va, je vais beaucoup mieux wal Hamdoulillah! J’ai bu pas mal de tisanes mais je n’ai pas voulu prendre d’antibiotiques..! Cela m’a permis de suivre le grand périple au Sahara de notre frère Hassan, euuuh pardon, à la planète Mars, c’est vraiment agréable! Je le remercie d’avoir voulu partager avec nous ses souvenirs et ses grands moments de bonheur..! C’est la nostalgie qui fait parler notre poète.
        A quand le fameux récit de Imènus…?

        Salammmmmmeeeeetttt.

  18. Hassan

    Voyage suite et fin.
    Le lendemain nous fiment nos adieux aux travailleurs du complexe minier qui chaque jour que Dieu fait travaillent dur pour le bien de notre vaste grand et(Si j ose le dire) beau pays comme un paradis .
    La vie c est comme une foule de gens qui marche toujours vers l avant vers l horizon.De temps en temps quelqu un est fatigué. Il s’assoit sur le côté de la piste et la caravane avance vers cet horizon qu’ elle n atteindra jamais vu que l horizon se déplace au fur et a mesure que l on s approche de lui.
    C est ainsi que notre sœur Imene se mit sur le bas de piste . Nous avons demandé au chef de base de s occuper de son retour vers le nord.
    Le reste de l équipe était triste de laisser Imene sur le bord de la piste. Les hommes ne pleurent pas mais parfois il le faut.
    On prit la piste de Tymiaouin .C est une bourgade caserne située a environ 200 km au sud d Amesmessa sur la frontière algro malienne. Nous laissames le puit Ighaldouin a droite , le massif de Tamezguida a gauche et on roula vers l oued In Ouzal.
    Après une centaine de km on aperçu un campement de Touaregs constitué d une seule tente avec quelques chèvres qui broutaient une herbe rachitique qui poussaient dans le lit de l ancien fleuve du quaternaire.
    Une vielle femme sortit de la tente et nous fit signe de la rejoindre. Elle nous fit comprendre qu’ elle avait mal a la tête. Je sorti un comprimé d Aspro que je lui tendit. Elle ignora mon geste et continua de montrer sa tête. Le chauffeur éclats de rire et me dit: » »Elle demande du tabac a chiquer  » il lui tendit sa boîte d ou elle se servit généreusement. Elle nous apprit que son mari était parti chercher de l eau dans des chambres à air de camion arrimées sur le dos de dromadaire. Cette expédition lui prendrait quelques jours.
    Après l avoir salué nous continuames  » notre route ». On arriva a Tymiaouin vers les 2 h de l après midi. Le chef de garnison nous invita a prendre le repas avec lui.
    Ces hommes qui veillent sur notre sécurité sont très modestes et pourtant en les regardant avec la tenue treillie et le cheche sur la tête on se rappelle immédiatement Khaled iben El Oualide et sa bravoure légendaire. Le groupe GGF de Tymiaouin nous rappella le roman « le désert des Tartares » .
    On apprit que si on continue vers le sud on arrivera a Kidel puis Gao puis Tambouctou et plus loin Mopti et enfin Bamako.
    Si on part vers l Ouest on arrivera a Borge Bagi Mokhtar puis une fois le Tanezrouft franchi on rencontre Erg Chenachene pays du cobra royal et après toujours vers l Ouest on traverse le Yetti avec sa fameuse Gars Mora puis les Eglabs avec Affetout et on roulera vers le Taoudani pour atteindre la frontière de la Maurétanie.
    Si on décide de partir vers l Est on arrivera a Tin Zaouatine puis In Gezame plus loin ce sera Assamaka Arlit Agades Thaoua et enfin Niamey capitale du Niger. La route est bonne.
    On décida d aller a Tin Zaouatine puis de remonter vers le nord en passant par Tin Amzi traverser les Tassillis de la région de Tin Roh Roh afin de faire une pause au puit de Tin Roh Roh et montrer a notre frère Amarouche les troncs d arbres silicifies puis l or visible a Ouantichkate. Pour notre. soeur Mme CH on décida de l amener a l indice de cuivre pour récolter des échantillons de malachite verte et de l Azurite pour pouvoir confectionner des bracelets et des colliers. Pour les bagues on ira a Ouanrechla où on récoltera des cristaux de Beryl avec un peu de chance des aiguës marines et peut être meme des émeraudes.
    De la on remontera vers Garate Enous distante de 200 km de Tamanrasset par la route transsaharienne.
    A Tamanrasset on prendra du thé avec des beignets et on visitera le musée avant de prendre l avion pour Oran. Cependant on préféra notre mode de voyage : on ferme les yeux et Hassan claque des mains et on se retrouve a Sidi Bel Abbés a coté de la mosquée en face de la mairie ou paraît il siège toujours notre frère Boudjellal. On a ouï dire que la VSBA se trouve dans les parages.
    Merci d avoir voyage avec nous dans ce magnifique pays El Djazaire.

  19. Amirouche

    Hassan/Imène

    Salam,

    Aller au Sahara est un rêve qui appartient à beaucoup de gens, passer une semaine au Tassili, faire des randonnées, marcher sur le sable fin, faire des feux de camps la nuit…etc. Tout ça c’est beau ; mais y vivre est tout autre chose.
    Il faut faire la différence entre le Sahara de l’est algérien et celui de l’ouest. Moi, personnellement, j’ai passé mon service national au sud-ouest de l’Algérie, près de Tindouf. Dans cet endroit, il n’y a que peu de sable et le reste n’est que « Hmada » qui se représente en grands plateaux rocailleux et désertiques. Le climat est d’une rudesse extrême. Quand on y arrive, on se dit que c’est là où fini le monde. Changoulek Imene, yaw makene walou qui plaît tamakina, que du Srehreh, vents de sables, siroco wel Hjar puisque on était dans une plaine rocailleuse.
    En fin de journée, une fois le service fini et puisque (souvent) la télévision ne captait rien, on jouait au cartes pour tuer le temps, ou on regardait des films sur magnétoscopes, certains s’echangeaient des bouquins, dès fois, on s’invitait mutuellement à manger chez un ami positionné dans un autre emplacement à quelques encablures du notre.
    Un soir, revenant d’un diner convivial chez un camarade, il n’y avait pas de lune, la nuit était vraiment sombre, et pour revenir seul à ma casemate qui se trouvait à 2 ou 3 km, mon ami m’a alors indiqué le chemin à prendre, en me disant que je n’avais qu’à suivre la petite lumière de la lampe allumée par un groupe électrogène. Cette lampe représentait, au loin, l’emplacement du poste de commandement où je travaillais.
    Bismillah, je commençais mon chemin en lisant quelques sourates du Coran, car la rumeur disait que cette zone pullulait de diables et des chiens errants. Comme il faisait un peu froid, je portais un tricot gris foncé en laine. Tout se passait bien, mais à quelques centaines de mètres de mon arrivée, une chose m’attrapa du dessus de mon épaule, j’ai essayé d’avancer mais elle ne me lâchait pas. Ayant vraiment peur, je commençais à réciter tout le Coran ta3 Sidi Rabi que je connaissais, mais rien, ce Djenn ne voulait pas me lâcher, me tenant toujours par mon tricot, j’appréhendais le moment où ce diable allait me taper. Un moment, avec courage et sans oser retourner ma tète, j’avais tendu ma main vers mon épaule et j’ai su finalement que le diable n’était qu’une branche d’un arbre dont les épines s’étaient bien accrochées à mon pull. J’ai dû faire un sprint à la Carl Lewis pour finir la distance qui me restait et rentrer enfin à ma casemate pour dormir éssssssouflé.😅
    (Bravo Hassan pour ta belle description de ta mission au Sahara, en la lisant on se sent presque réellement avec toi)

    Fraternellement.

  20. oulhissane tayeb

    Salut Si Amirouche et la compagnie.
    Dans l’année 1986 j’étais à Tindouf. Je decouvrais la ville en compagnie d’collègue natif de la ville. Soudain je vois un grand immeuble de couleur ocre qui me cache l’horizon.
    Je pose une question:
    – vous avez des immeubles à Tindouf?
    – non, pourquoi?
    – et ce mur là-bas, c’est quoi?
    Il éclata de rire:
    – c’est un vent de sable qui s’approche!

  21. Imène

    Hassan , 3mirouche , bonsoir ! tlm..
    Fin de mission pour Hassan ! El hamdoullilleh salamat pour lui et ses camarades , quelques jours de repos ( bien mérité ) lui seront nécessaires pour se remettre d’aplomb.
    Avec ces textes – si bien charpentés – on peut aisément réaliser un court métrage ou un film documentaire sur le grand sud avec en musique de fond la douce complainte de la gasba de l’Oranie ou des Aurès ponctuée par le souffle du srehreh ( c nouveau , et je suis mdrr , ya 3mirouche ! )
    Je ne sais pas si vous avez remarqué au fil du récit : les distances ! d’un endroit à l’autre, vraiment impressionnant ! des centaines de kms dans cet espace infini sans moyen pour se « géo localiser « juste l’expérience et le flair hors normes de ces anciens routiers , et la précieuse assistance des Touaregs , les seigneurs du désert ..on se rend compte – nous nordistes , confinés dans nos petits conforts – combien l’Algérie est complexe et très très vaste ! Le Sahara occupe plus de 80 % de la superficie du pays , et malgré toute la féerie et les richesses souterraines , ça reste un milieu contraignant , hostile à l’homme , c’est t. bien qu’il en soit ainsi préservé je trouve , autrement avec notre ghachi…
    Hassan , j’ai été très sensible à votre peine , le jour de mon départ , sur le bord de piste à Tam …mais , voilà !
    Comment te le dire ? Tu as attendu que je sois partie pour aller chercher quelques bouts d’émeraude et autres malachite azurite machin que tu comptes offrir à mon amie la CH une fois à Bel3abbes ! passkeu hiya bent bledek , c’est ça ?? ou anaya ? et moi , rien ! Wallou..Ah , non khayi ! la colère me monte au nez , et je sens que ça va barder là ! elle me dit tout ma sœur , tu sais …mais bon , calmos ! Le régionalisme il est partout , à diverses échelles , on le sait , mais pas sur la VDSBA !
    3mirouche , le « guet apens « dont tu as été victime , seul dans la nuit noire …c’est à ne pas lire le soir , my God ! mais , mais ..bessah goulli yarham oubbak ! wèche m’khrajek fi ellil mil caserna ???? et tes potes , vraiment pas gentils de te lâcher seul en plein nature , la nuit ! ils auraient pu t’accompagner , vraiment pas gentils du tout dis –le leur de ma part !
    Merci mon cher Hassan pour le voyage ! On avait grandement besoin de cette évasion pour rompre avec la monotonie de nos quotidiens ..tu as été un guide , un compagnon et un conteur formidable ! et comme dis 3mirouche , rien qu’en te lisant on se sent presque réellement avec toi ..
    Merci mille fois et à d’autres contributions .
    Khayticalement vôtre.

    • Hassan

      J ai travaillé et visité l’Algérie de long en large , d’Est en Ouest et du nord au sud et comme le dit notre Dariassa » Yahyaou benat bladi ou yahyaou ouled bladi
      Ahna khaoua fi koul mkane. »
      Imene ne t’en fait pas la prochaine fois on ira à Bled El Mass , qui se trouve a une vingtaine de km de Reggane , au nord du Tidikelte, pour ramasser des diamants bien de chez-nous,La route est goudronnée donc pas de secousses mais si tu préfères le Hoggar alors on ira dans la région d’In Hihahou pour les saphirs . Notre pays est riche et il suffit pour nous faire vivre si on avait une bonne gestion et si on travaillait dur. Mon récit avait pour but de montrer notre beau pays et souligner les sacrifices de la génération post-indépendance pour construire ce pays à la sueur de leurs fronts. Malheureusement certains rapaces dit oligarques vampires ont but le sang du peuple et se sont accaparés de sa richesse. Mais comme le chantait notre Saim de SBA
       » Ya galbi la tgoul mouhal
      Ayamna tazhar ou taziane
      ouli rahlou hak ibane
      ou thouma tkaid ki yad el khayene »
      Cordiales salutations à toutes et tous.

  22. Mme CH

    Salam chère amie Imènus…! Voilà tu as tout gâché , adieu les émeraudes…notre frère Hassan est en colère après l’avoir accusé de régionalisme, lui qui a passé plus de temps à Alger, au Sahara et ailleurs qu’à Sidi Bel Abbés….ou peut être qu’il m’a joué ce tour pour les offrir à la Chaouia IM 16-05….heinnnn…! Bon, on va faire un deal toi et moi, ce sera -fifty-fifty comme ça il n’ y aura pas de jalouse…!

    Quant à l’histoire de Khouya Amirou, il faudrait la classer parmi les histoires d’horreur, notamment celles des sorcières maléfiques……hhhhhhhhh…!

    Et qui a dit que les ponts et les arcades ne servaient plus à rien (37 commentaires + un grand voyage dans le désert brûlant)? Cependant, on aimerait bien que notre frère Oulhissane nous donne son avis sur différents sujets publiés sur la VDSBA., ce serait vraiment un grand plus.

    Salammmmmeeeeetttt.

    • Imène

      Bjr Mme CH , tlm !
      Le deal me convient parfaitement khayti : noss / noss ! Quant à ce à quoi tu as pensé ( rani mdrrrrr ) : apappaaapaaa ! j’suis pas le genre à faire des entourloupettes moi ! T’inquiète tout va s’arranger très vite , bro hassen a promis de nous emmener au pays des diamants et saphirs , là bas à Reggane ou dans le Hoggar…l’occasion surtout de réciter une prière à la mémoire de nos compatriotes ,victimes de la bombe atomique coloniale..le sujet est en ligne , signé Mme HC, je vais le lire à tête reposée.
      Salem Khaytical , Merci Hassen et ne t’éloignes pas trop !!

  23. De quel Sahara vs NS parlez,il n’y a rien ni infrastructures,ni rien et en plus je vais pour me brûler ou me déshydrater ou pis encore les morsures de scorpions et de serpents,je n’y ai pas été et je n’ai pas l’intention d’une telle expérience.je préfère l’Europe ,les états unis et je respecte nos compatriotes du Sahara allah ykoun fi ounhom.

  24. OULHISSANE Tayeb

    Il fallait bien que j’entende cette voix. Elle met en relief les textes de Hassan.

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