La Voix De Sidi Bel Abbes

« Les pieds-rouges, ces pieds-noirs à l’envers »par Abdelkader Guerine.*

 

Guerine Abdelkader

 

——Contrairement aux pieds-noirs qui quittaient l’Algérie au moment de son indépendance, les pieds-rouges sont des citoyens français qui faisaient le chemin inverse pendant ce temps.

Une raison pour laquelle on les surnomme d’une manière anecdotique « Les pieds-noirs à l’envers ».

Le terme « pied-rouge » désigne donc un Français militant de gauche ou d’extrême gauche qui s’est rendu en Algérie juste au moment de son indépendance. Ils étaient pour la majeure partie des membres du parti communiste français, farouchement opposés à la politique extérieure exercée par la France à l’égard de ses colonies, notamment en Algérie. On comptait entre autres parmi ces migrants particuliers des éléments avec des idées socialistes, marxistes, trotskistes ou mêmes anarchistes, ce qui leur a valu la distinction de la couleur rouge.

Pieds rouges

Pressés par le gouvernement français à cause de leur position contraire à son programme colonialiste, et traqués par l’OAS en France suite au soutien logistique et diplomatique qu’ils fournissaient à la cause algérienne, un grand nombre de pieds rouges se sont exilés massivement au Maroc ou en Tunisie pendant la guerre d’Algérie. Ils ont rejoint l’Algérie par les frontières dès que l’autonomie du pays fut proclamée. Leur objectif premier était d’œuvrer à la reconstruction et au développement du pays en dehors du cadre de la coopération, une coopération qui notifie selon les accords d’Evian la participation de 15 000 cadres français à la continuation de l’état algérien sous la tutelle du GPRA.

En 1962, l’Algérie est un pays majoritairement rural dont la paysannerie a été profondément déstructurée par les besoins de l’économie coloniale.

Bouleversé par plus d’un siècle d’oppression coloniale, le peuple algérien souffre de dépaysement, d’illettrisme et de bidonvillisation aux conséquences sociales dévastatrices : 40% d’une population comptant alors dix millions de personnes vit dans la misère, deux millions sont au chômage, et seulement 10 % des enfants sont scolarisés. C’est que l’économie du pays a longtemps reposé sur l’exportation massive de produits agricoles à destination de la métropole coloniale. Sur le plan politique, de nombreuses obligations pèsent sur le nouveau destin national des Algériens, toujours angoissés par le spectre de la guerre civile. La malnutrition et la tuberculose frappent les habitants des campagnes qui manquent de personnels soignants, comme de personnels enseignants, puisque les hôpitaux publics et les écoles sont désertés.

Le pays avait donc un réel besoin des compétences étrangères afin de maintenir la machine en marche et de passer à de meilleures vitesses d’essor et de développement.

——En plus des pieds-noirs qui ont choisi de rester en Algérie sous garantie de sécurité et de respect pour leurs personnes et pour leurs biens, des coopérants vénus au terme de relations officielles entre la France et l’Algérie, les pieds rouges, arrivés « clandestinement », étaient aussi les bienvenus au pays, l’apport de leurs différents services était une nécessité absolue aux Algériens. Ils y affluèrent par milliers, leur nombre n’est pas exactement déterminé, tous désireux de mettre en chantier l’utopie réparatrice des torts coloniaux.

Qu’ils soient médecins, instituteurs, artistes ou journalistes, qu’ils veuillent « réparer les dégâts » du colonialisme ou qu’ils rêvent de révolution mondiale, chacun se veut du bon côté du monde. Ils aspiraient à la participation à la naissance d’une nouvelle société libre, avec un modèle de socialisme tiers-mondiste différent du bloc soviétique devenu répugnant, observé comme dictatorial par l’opinion des nations.

——Pour les pieds rouges, Alger était La Havane, la Mecque des révolutionnaires, eux qui rêvaient d’une société qui se révèle d’un socialisme authentique. Ils étaient séduits par le mode politique de « la révolution démocratique et populaire », un mode traduit sur le terrain par un nationalisme populaire dont les objectifs du pouvoir en place visent en premier lieu à développer les secteurs vitaux : industrialisation, ouverture du commerce extérieur, développement agricole, ainsi que l’amélioration des services sociaux. Ce caractère socialiste, voire autogestionnaire, se remarque par la redistribution gratuite de terres, la création de coopératives collectives, l’octroi des crédits et d’autres mesures alléchantes qui ne pouvaient qu’attirer bon nombre de militants anticolonialistes qui voulaient faire de l’Algérie un terrain expérimental pour un socialisme idéal.

Mais, l’enchaînement des événements n’était guère parallèle au désir presque utopique exprimé par les pieds rouges. En ces premiers mois de l’indépendance, les tensions sont effectivement grandes entre les maquisards de l’intérieur, de l’armée des frontières dirigée de l’extérieur par le colonel Boumediène, et de la fédération de France du FLN.

Le climat est même exacerbé avec la liquidation des supplétifs musulmans de l’armée française, les « harkis » ralliés à la cause de la France, et le départ massif des « pieds-noirs » estimé à 700 000 partants lors de l’été 1962. Sans compter les rivalités sanglantes entre le FLN et le GPRA qui s’intensifient avec la révocation par le GPRA du chef de l’ALN devenue Armée Nationale Populaire (ANP).

——Après l’installation de l’assemblée constituante algérienne du 20 septembre 1962, l’instauration d’un régime de parti unique le 8 septembre 1963, et l’interdiction du parti communiste algérien, une volonté d’épuration et d’encadrement drastique et monolithique du pays se confirme dans la vision politique du régime en place. Malgré tout, le FLN jouit d’une légitimité populaire qui, gagnée sur le terrain militaire, fait aussi de l’armée un rouage essentiel de son pouvoir.

Le rêve des pieds rouges s’estompa graduellement avec les changements effectués dans les grandes lignes de l’Algérie nouvelle par ses nouveaux dirigeants.

A cette époque, Alger est l’une des plaques tournantes du tiers-mondisme, accueillant les militants et militantes d’Afrique et d’Amérique latine qui rêvent d’un nouveau socialisme théorisé dans les pages de la revue prochinoise « Révolution africaine » entre autres animée par le jeune avocat Jacques Vergès.

Feu Maître Jacques Vergès

Les pieds rouges sont finalement rejoints par des cadres de Russie, de Chine, de Cuba ou d’Egypte, arrivés massivement dans le cadre d’accords de coopération avec ces pays tiers-mondistes. Pour autant, la voie consensuelle d’un nationalisme frotté de culture arabo-musulmane s’insinue toujours davantage dans les parages de l’utopie autogestionnaire. Le sabotage des syndicats, l’interdiction des partis politiques naissants après l’indépendance démontre la volonté du FLN à copier les stratégies soviétiques et exercer un régime de gérance autoritaire, totalitaire, chose qui n’arrangeait pas les prétentions des pieds rouges. Par ailleurs, l’apposition du code de la nationalité, adopté en mars 1963 et intégré à la constitution de la nouvelle république approuvée par référendum en septembre. Son article 34, en prévoyant que « Le mot Algérien en matière de nationalité d’origine s’entend de toute personne dont au moins deux ascendants en ligne paternelle sont nés en Algérie et y jouissaient du statut musulman », exclut de fait les pieds rouges qui travaillent pourtant d’arrache-pied à la reconstruction du pays.

En outre, le conflit arabo-israélien, avec la guerre des six jours 1967 et celle de 1973, accentue les tensions entre les pays du Tiers-Monde et l’Occident. La confusion de la situation politique se complique avec la nationalisation des hydrocarbures par certains pays du sud. La haine entre les pôles refait surface et le spectre du colonialisme revient à la scène pendant ces changements inattendus par les pieds rouges, ce qui a induit à leurs départs progressifs après chaque événement de malentendu, entre la France et l’Algérie spécialement. La présence des pieds rouges, et de tous les européens d’ailleurs, a été remise en question après chaque conflit entre ces deux pays.     L’arabisation du système scolaire et des institutions étatiques en Algérie était l’acte qui a obligé les derniers clandestins occidentaux à quitter définitivement le pays. Ce sont aussi des universitaires comme l’ethnologue Jeanne Favret-Saada, des journalistes comme Henri Alleg, des cinéastes comme René Vautier, des militants comme Eugénie Dubreuil de la Fédération anarchiste, ou encore le photographe Elie Kagan, célèbre pour ses photographies des massacres de la nuit noire du 17 octobre 1961.

Photo d’Elie Kagan sur les victimes algériennes du massacre du 17 octobre 1961 à Paris.

Le passage des pieds rouges en Algérie était bref mais d’un apport utile à remercier, aussi bien durant la guerre d’Algérie lorsqu’ils étaient désignés de « porteurs de valises» du FLN, que pendant son indépendance. Humanitaires, faisant pour la plus part dans le bénévolat, ces cadres ont aidé la nouvelle Algérie à se lever, en formant d’autres cadres dans tous les domaines, en gérant des institutions sociales et même en animant la scène médiatique et culturelle.

Ils ont travaillé dans le silence, et sont partis dans le silence. L’hommage qu’on puisse leur rendre est une simple pensée, un rappel pour vaincre l’oubli de ces gens que l’histoire a presque égarés. L’évidence impose que de toutes les façons, un étranger, quelle que soit la couleur de ses pieds, sera un jour ou l’autre appelé à rejoindre son pays d’origine. Finalement, il ne restera à l’oued que ses bonnes pierres.

* Ecrivain

Source écrite/lien : http://www.lequotidien-oran.com/?news=5267144

 

 

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=74282

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12 Commentaires pour “« Les pieds-rouges, ces pieds-noirs à l’envers »par Abdelkader Guerine.*”

  1. MS

    Une thérapie de groupe pour traiter cette histoire de pieds.

  2. Mme CH

    On aurait tout vu , les pieds noirs, les pieds rouges….qui dit mieux…!!! Mais l’auteur a occulté le fait que les communistes (PCF) étaient aussi pour l’Algérie française…..!!!!

    Dans un article de Jean-Pierre Vernant intitulé le PCF et la question algérienne (1959), vous pouvez lire:

    « Le 15 février 1958, la Fédération de France du FLN publiait un document intitulé Le PCF et la Révolution algérienne. On y trouvait une très violente dénonciation de la politique algérienne du Parti communiste français, accusé de n’avoir pas eu le comportement conforme aux principes dont il se réclame : internationalisme et soutien inconditionnel de la lutte anti-impérialiste des peuples coloniaux. Citant les textes officiels du Parti, la Fédération de France du FLN faisait observer qu’en 1956 encore – c’est-à-dire deux ans après le déclenchement de l’insurrection nationale en Algérie – le PC continuait à demander le maintien de l’Algérie dans l’Union française et se prononçait contre l’union de l’Algérie avec la Tunisie et le Maroc indépendants au sein d’un Maghreb arabe. Le PC prenait ainsi, dans les faits, position contre le mot d’ordre au nom duquel le mouvement national algérien avait engagé la lutte armée contre le système colonial français : l’indépendance.

    Quelles pouvaient être les raisons d’une attitude si ouvertement contraire aux principes léninistes dont se réclame le Parti ? Suivant le FLN, il s’agirait, non pas tant d’une absence de fermeté idéologique, de cet esprit d’opportunisme et de recul qui fait céder à la pression de l’adversaire, mais bien plutôt d’une ligne politique délibérée, appliquée, dès la Libération, de façon conséquente : l’ennemi principal étant l’impérialisme américain, le PC se donnait comme objectif stratégique essentiel de rassembler contre cet impérialisme tous ceux qui, suivant la formule du secrétaire général du parti, n’acceptaient pas de voir la France « réduite au rang de puissance secondaire »; il cherchait à réaliser un large front anti-américain englobant tous les Français, des divers partis, « toutes les couches patriotes de la nation qui veulent reconquérir l’indépendance et la souveraineté nationales ». Dans cette perspective, la révolte des peuples coloniaux opprimés par la France et leur tentative de libération devaient être considérées par la direction du PC avec une certaine réserve, pour ne pas dire avec une certaine méfiance……”

    Alors svp, ne présentez pas les communistes comme s’ils étaient tous beaux, tous gentils ou comme étant les sauveurs des « indigènes »….même s’il y avait des exceptions….!!! D’ailleurs, ils défendaient une idéologie et une stratégie…… et non pas les beaux yeux noirs ou marrons des « indigènes »… !!!! S’ils étaient vraiment conte le colonialisme, ils auraient dû rester à la métropole pour combattre la bourgeoisie et l’impérialisme Français, d’abord…….!!!!

    Laissons les couleuvres pour les ingénus……..et les nostalfrances….!

    «Un arabe reste un arabe, fusse-t-il le Colonel Bendaoud » et moi je dirai: Un Colon reste un Colon, fusse-t-il un pied rouge ou noir…!!

    L’Algérie a ses propres pieds et ils ne sont ni rouges ni noirs, mais elle a surtout besoin des mains et des cerveaux..propres..!!

  3. Mr H

    Vous réfléchissez comme même comme le général de Gaulle, vous n’aimez pas les communistes et les colons parce qu’ il le sont, ni la gauche parce qu’elle ne l’est pas…….mais en matière de politique extérieure, il faudrait coopérer avec quelqu’un. Ce sont les intérêts entre les pays qui perdurent !
    J’ai étudié chez les pieds rouges, ils étaient à la hauteur ! Ne soyez pas parano.

  4. Mme CH

    Ce n’est pas de la paranoïa…….ce sont les faits et l’histoire qui parlent…du PCF -(qui a même enfanté un PCA…mais les militants de ce dernier (la plupart) ont rejoint les rangs de l’ALN/FLN.)- . Cependant, il s’agirait peut être d’une autre maladie: l’Amnésie totale ou partielle de certains sujets…!!

    « Ils étaient à la hauteur » à quelle hauteur au juste…?? Moi, personnellement, j’ai étudié chez les pieds algériens et ils étaient aussi à la hauteur de l’Amour de la patrie (indépendante et souveraine)..!

    Par ailleurs, l’article ne parle pas de coopération notant que l’Algérie a plusieurs partenaires…!!!

    • Mme CH

      “L’identité multiculturelle du PCA n’était pas en accord avec l’idée d’une identité et citoyenneté algérienne basé surtout sur la religion…..”…????

      Les racines européennes du mouvement communiste et sa politique, était souvent très proche et même trop proche de celle du PCF. Ce n’est pas surprenant que les mouvements anticapitalistes ont des racines en Europe parce c’est là où se trouve les origines du capitalisme. Mais la relation entre la France et l’Algérie était basée sur l’oppression nationale qui n’était pas suffisamment reconnue par le PCF. Même si dans les années 1920 les communistes ont demandé l’indépendance de l’Algérie, des fois les communistes français et européens ont pensé que la révolution en France était une précondition pour la libération de l’Algérie. Le mouvement communiste en Algérie était donc Eurocentrique aux origines, non seulement au point de vue des cadres et membres, mais aussi parce que la politique était souvent déterminé par le PCF.”…????

      “L’Algérie était étroitement liée dans la politique non seulement française mais européenne. L’influence du PCF sur le PCA a été la plus intense dans les périodes de crises européens et internationales – la lutte antifasciste et la deuxième guerre mondiale. Ces relations étroites entre les deux partis ont été renforcées par le fait que pendant ces années la plupart des membres du PCA ont été européens.”…???

      “Le front populaire a été une politique communiste et une période où les communistes avaient plus d’influence populaire qu’avant. Mais dans les pays de peuplement comme l’Algérie et l’Afrique de Sud, le front populaire a eu comme résultat de renforcer la division entre les Européens et la majorité indigène. Le PCA, sous l’influence du PCF, a mis l’accent sur la lutte antifasciste en Europe en oubliant la lutte anticolonialiste. Donc, la période du front populaire et la lutte antifasciste représentait un grand pas en arrière pour le PCA en ce qui concerne l’indépendance de l’Algérie. Ceci a été renforcé en 1939 par la thèse de Maurice Thorez, secrétaire générale du PCF, que l’Algérie était une nation en formation et donc qu’il fallait maintenir l’unité avec la France.”…?????

      « Pendant la deuxième guerre mondiale et sous le régime de Vichy les communistes en Algérie –PCF et PCA – ont été internés. Les communistes français ont été libérés avant les membres du PCA. Donc le PCF pouvait encore poussait le PCA ver l’unité avec la France et contre l’idée d’une Algérie indépendante. Le résultat se voit dans la réponse du PCA au massacre dans le Constantinois en Mai 1945 : les communistes ont annoncé que la manifestation nationaliste du 8 mai a été une provocation fasciste et donc était responsable pour des évènements sanglants qui suivaient. Mais ils se sont rendu compte que la répression était horrible, et ils ont lutté contre ça.”..???

      Extraits tirés de la communication: “Le Parti communiste algérien et la lutte anticolonialiste :Mythes et réalités” d’ Allison Drew, professeur de politique à l’Université de York en Angleterre (2014).

  5. DocTeur

    bof tout le monde sait maintenant que le communisme était l’œuvre de gros centre financiers ils ont entrepris le communisme pour des raisons geo stratégiques ils ont lui donné un caractère antireligieux rien que pour diminuer l’influence des religieux sur la finance et la richesse. les religieux détenaient le foncier agricoles sous leurs coupe le maraboutisme c’est une forme de religion qui n’a rien avoir avec le coran mais exploité a des fins de productions ça ne veut pas dire que le colons français n’allait pas a l’eglise et n’était pas croyant. les nouveaux financiers issus en majorité en ville ont fait basculé les choses et avaient posé des problèmes géostratégique. c’est a dire que le financiers en supprimant le religieux un autre lui es apparue en ville et qui va lui poser d’Énormes problèmes. le financiers qui se croient Dieu tout faire sur terre en faite il devant un grand barrage qu’il ne pas contrôler le flux. a chaque fois il sera en face d’une faille qu ‘il va essayer de colmater sans succès. si le débit augmente le barrage cède et va l’emporter.
    Dieu peut te noyer aussi par le déversement de richesse par uniquement par son retrait
    tout porte a croire que l’origine du communisme ne doit partir qu’a partir des états unis

  6. Mme CH

    DocTeur n’a pas tout à fait tort lorsqu’il dit que le communisme et l’oeuvre de gros centre financiers pour des raisons géostratégiques….!

    Permettez-moi de partager avec vous des passages d’un article fort passionnant, intitulé: “Les Rothschild et l’apparente opposition entre capitalisme, nazisme et communisme”, histoire de confirmer que la capitalisme et le communisme ont été concoctés et orchestrés par les juifs pour régner sur le monde à travers les deux pôles….!!! Wa Ma Khafia Kana A3dham…!!

    “Les Rothschild conduisent la “Symphonie Rouge” par Henry Makow Ph.D., rédigé le 9 novembre 2003, : “Aussi incroyable et bizarre que cela puisse paraître, l’humanité est vraiment victime d’une conspiration diabolique. Les guerres, les dépressions et les génocides du siècle passé n’étaient pas accidentels ou inévitables mais le résultat d’un dessein malveillant.

    Une preuve choquante est l’interrogatoire en 1938 par la police staliniste (le NKVD) d’un des fondateurs de l’Internationale Communiste, Christian G. Rakovsky, 65 ans, qui était menacé d’exécution pour un complot visant à renverser Staline.
    La transcription des 50 pages de son interrogatoire, surnommée « The Red Symphony (la symphonie rouge) » n’était pas censée devenir publique. Elle confirme que les Rothschild (Illuminati) planifiaient d’utiliser le communisme pour établir une dictature mondiale au profit des élites richissimes.
    C’est peut-être le document politique le plus explosif de l’histoire moderne. Il révèle pourquoi les Illuminati ont créé Hitler et ensuite pourquoi ils ont cherché à le détruire, et pourquoi Staline fit un pacte avec Hitler en 1939.

    Christian Rakovsky était un ancien initié communiste. Né Chaim Rakeover en 1873, il étudia la médecine en France avant de devenir un révolutionnaire. Il était le leader d’un groupe terroriste qui attaquait les officiels gouvernementaux.
    En 1919, Lénine le mit en charge du gouvernement soviet de l’Ukraine. Il défendit avec succès la zone pour les bolcheviks pendant la guerre civile. Staline le nomma ambassadeur de Russie à Paris en 1925.
    Rakovsky appartenait à la puissante faction Trotskyste qui prenait ses ordres auprès des Rothschild. Beaucoup de membres de cette faction furent tués lors de la purge par Staline du parti communiste en 1937.

    Les circonstances de son interrogatoire dans la nuit du 26 janvier 1938 furent très dramatiques.
    Que pouvait bien dire Rakovsky pour sauver sa vie ? Il confirme que le « mouvement révolutionnaire » était conçu pour gagner du soutien en prétendant servir la morale de l’humanité et les idéaux collectifs. Toutefois, le but réel était de donner un pouvoir mondial total aux banquiers en divisant la société et en sapant l’autorité établie.
    « Révolution » signifiait réellement « renversement » de la civilisation occidentale.
    « La chrétienté est notre seul vrai ennemi puisque les phénomènes politiques et économiques des états bourgeois n’en sont que ses conséquences » dit Rakovsky (Griffin, page 264).
    La paix est « contre-révolutionnaire » puisque c’est la guerre qui trace la route pour la révolution……

    Il explique que l’Ordre des « Illuminati » est une société secrète maçonnique dédiée au communisme. De manière significative, son fondateur Adam Weishaupt prit le nom de « la seconde conspiration anti-chrétienne de cette ère, le gnosticisme » (page 249)……..”

    Reste à savoir, qui sont les dindons de la farce ou la farce des dindons…??!

    A suivre..!

    • Mme CH

      La Saga continue….!!! N’oublions pas que ces révélations ont été faites en 1938…!!

      “Rakovsky donne à son interrogateur une vision étonnante de l’intérieur de l’histoire moderne afin de prouver que ses commanditaires contrôlent le monde.
      « L’argent est à la base du pouvoir » dit Rakovsky et les Rothschild le fabriquent grâce au système bancaire.
      Le « Mouvement Révolutionnaire » était une tentative par Mayer Rothschild et ses alliés de protéger et d’étendre ce monopole en établissant un Nouvel Ordre Mondial totalitaire.
      Selon Rakovsky, « les Rothschild n’étaient pas les trésoriers mais les chefs de ce premier communisme secret… Marx et les plus hauts chefs de la première Internationale … étaient contrôlés par le baron Lionel Rothschild [1808-1878] dont le portrait révolutionnaire fut réalisé par le Premier Ministre anglais Disraeli, qui était aussi sa créature, et nous a été laissé [dans le roman de Disraeli ‘Coningsby’] » (page 250)

      Nathaniel Rothschild (1840-1915), le fils de Lionel, avait besoin de renverser la dynastie chrétienne [orthodoxe] des Romanov. A l’aide de ses agents Jacob Schiff et les frères Warburg, il finança la partie japonaise dans la guerre russo-japonaise, et une insurrection infructueuse à Moscou en 1905. Puis il fut à l’origine de la première guerre mondiale (Trotsky était derrière le meurtre de l’archiduc Ferdinand) et finança la Révolution Bolchevique de 1917. Rakovsky dit qu’il fut personnellement impliqué dans le transfert de fonds à Stockholm. (pages 251-252)

      Le mouvement ouvrier juif (le Bund) était un instrument des Rothschild. La « faction secrète » du Bund infiltra tous les partis socialistes en Russie et fournit les dirigeants pour la Révolution Russe. Alexandre Kerensky, le premier ministre Menchevik en était un membre secret (page 253).

      Leon Trotsky était censé devenir le leader de l’URSS. Trotsky, un juif, épousa la fille d’un des plus proches associés de Rothschild, le banquier Abram Zhivotovsky et intégra « le clan. »

      Malheureusement, des communistes « nationaux » comme Lénine (un quart juif) croisèrent sa route. Lénine rejeta Trotsky et fit la paix avec l’Allemagne (traité de Brest-Litovsk en 1918). Ce n’était pas le plan des Rothschild.

      La première guerre mondiale était censée se terminer comme se termina la seconde. La Russie était censée envahir l’Allemagne en 1918 et aider les révolutionnaires locaux à établir une république populaire.

      Trotsky fut responsable d’une tentative d’assassinat de Lénine en 1918 mais Lénine survécut. Quand Lénine eut une attaque en 1922, Trotsky le fit achever par Levin, le docteur juif de Lénine.

      A ce moment critique, l’inattendu se produisit. Trotsky tomba malade et Staline fut en position de prendre le pouvoir. Dans ces circonstances cruciales, les Trotskytes prétendirent supporter Staline et infiltrèrent son régime en vue de le saboter.

      Rakovsky caractérise Staline comme un « Bonapartiste », un nationaliste par opposition à un international communiste comme Trotsky.

      « C’est un tueur de la révolution, il ne la sert pas, mais il s’en sert, il représente l’impérialisme russe le plus ancien, juste comme Napoléon s’identifiait avec les gaulois… » (page 257)

      A suivre…!

  7. Hassan

    La différence entre le capitalisme et le communisme réside dans la réponse à la question suivante: Qui possède les moyens de production. Est ce l’individu ou la collectivité?. Pour le capitalisme c’est l’individu qui doit détenir ces moyens de production (La terre, les usines .. le capital) d’ou la notion de la propriété privée. Pour le communisme tous les moyens de production doivent être la propriété collective. Ceci se traduit , dans un premier temps par déléguer la propriété de ces moyens à l’Etat qui n’est qu’une émanation de la collectivité. La devise qui traduit ceci est » A chacun selon ses besoins  »..L’État doit veiller à la réalisation des nécessités des gens dans tous les domaines: Santé, culture, matériels etc..
    Le moteur de la réalisation de ce projet est le parti des travailleurs qui doit être le fer de lance du combat contre le capitalisme et ses enfants naturels le colonialisme et l’impérialisme, stade suprême du capitalisme. Le capitalisme pour se développer a besoin de plus en plus de marchés d’ou son caractère agressif pour la conquête de nouveaux marchés et territoires, soit son expansion par tous les moyens y compris les guerres.
    L’approche intellectuelle de la question de la propriété des moyens de production est exprimée par la dialectique matérialiste . Cette dernière est basée sur certaines lois telles que:
    La loi de la négation de la négation
    La loi de l’unité et la lutte des antagonismes
    Etc…
    Pour démontrer la véracité de cette approche on utilise le matérialisme historique c.a.d l’application de la dialectique au processus historique. Par exemple l’évolution depuis l’âge néolithique jusqu’au stade du socialisme et enfin au communisme. Il ne faut pas confondre le socialisme avec le communisme. Avant la culture à l’âge des cueilleurs-chasseurs , pendant les combats entre tribus les prisonniers étaient tués. Lorsque les hommes ont appris à cultiver ils avaient besoin de plus en plus de bras pour produire plus. Ils firent des prisonniers des ésclaves. Ce fut l’âge de l’esclavage , mais quand les moyens de production devinrent plus performant que les esclaves alors il y eu une transition vers la féodalité basée sur le seigneur et les serfs. Le seigneurs exploitait les serfs mais n »était pas obligé de les nourrir .Par suite du perfectionnement des moyens de production grâce à de nouvelles techniques et au commerce des anciens serfs se sont petit à petit enrichis (acquérir du capital) et ils aspirèrent à prendre le pouvoir:Ce fut la révolution bourgeoise qui se traduit par la négation du féodalisme alors que ce dernier était la négation de l’esclavagisme . On constate donc une négation d’une autre négation.
    Les lois du matérialisme dialectique tentent d’expliquer l’évolution de la société en passant d’un stade à un autre: Esclavage-féodalité-bourgeoisie-socialisme-communisme.
    D’après le marxisme toute l’évolution de la société est basée sur l’économie: C’est celui qui détient la chkara qui commande à travers ses représentants. C’est pourquoi , toujours d’après le marxisme, la démocratie libérale n’est qu’une façade qui permet au capital de détenir le pouvoir pour exploiter les travailleurs, tant manuels, qu’intellectuels.
    Toujours d’aprés le marxisme la démocratie libérale devra être remplacée par le centralisme démocratique qui assure à tous les travailleurs (à par les travailleurs il ne doit pas y avoir dans la socièté des exploiteurs qui vivent au dépend des travailleurs) la santé, la culture, et les biens matériels pour vivre..
    l’Algérie a t elle été socialiste¨?

  8. Mr H

    Des pieds rouges on se retrouve avec des textes
    sur l’origine du communisme, alors qu’après le départ
    des pieds rouges, on voit débarquer sur notre
    sol des russes, des cubains (ces derniers sont
    Communistes mais qui nous aiment!), et puis les
    Égyptiens, les chinois, ………
    Dans la vie , il faut avoir un ou plusieurs partenaires
    pour pouvoir progresser sur tous les plans , mais il faut choisir les meilleurs. Vous devez
    tailler votre gros nez pour pouvoir embrasser le monde.
    Oui , les pieds rouges chez qui j’ai étudié avaient un bon niveau, sans
    oublier nos frères algeriens, fruits d’une ancienne école et d’un civisme
    meilleurs
    Tolstoi voulait aider l’agriculteur russe à sa façon, le communisme l’a fait
    d’une manière différente, puis cette dernière idéologie n’a pas réussi
    Le sukhoi est aussi efficace que le F16.

    • Mémoria

      Salam !
      Les cubains Barbudos sont arrivés dans plusieurs secteurs pour aider Benbella qui traitait aussi bien avec Castro , Che Guevara que JF Kennedy qui envoya des aides alimentaires à l’Algérie indépendante au début ainsi que des missions médicales même à Sidi Bel Abbès .Elles levèrent le camp après le 19 juin 1965.Des barbudos cotoyèrent les yankees en Algérie (SBA)et vous imaginez les histoires d’espionnage qui pouvaient en découler après la Baie des cochons et l’assassinat de JFK le 22 novembre 1963 ! Benbella était presque le « prophète’ de la mecque des révolutionnaires et Indira Ghandi encore jeune Indienne orientale était une de ses admiratrices. Puis arriva la sécheresse avec les républiques socialistes (Hongrie,Tchécoslovaquie avec sudètes d’origine allemande) et leur hard way of life avec en dernier les russes avec leurs arméniens ,kazakhs et asiatiques.Une coopération panachée à l’extrême avec les égyptiens et leurs coptes,Irakiens sunnites avec leurs communistes éloignés en DZ par Saddam. Un multipartenariat qui rendit quand même service à l’Algérie exsangue et débarrassée du tutorat des français malgré la présence des pieds rouges,peu nombreux,qui furent rejoints par les jeunes universitaires de leur service civil/militaire,en couple ou concubinage,en Algérie Indépendante ! Il faut de tout pour faire un monde et encore moins un…Tiers Monde ! La plupart de ces cadres furent au diapason et les russes furent les mieux organisés avec chef de mission et détachés du KGB qui surveillaient les déviations ,surtout les femmes qui se laissaient tanguer sans…ordre de mission ! Et puis même le F111 US furtif fût abattu au dessus du Nord Vietnam lors de sa première sortie expérimentale par les SA 75 Dvina alors que les SA 2 faisaient des ravages parmi les Phantoms F4 et les stratoforteresses B 52…Quelle saga !!!

      • Mr H

        Bien dit Mr Memoria, car vous résumez un parcours algérien, dont l’avenir certes est entre les mains de ses enfants, mais qui a besoin d’une coopération fiable et efficace.

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