La Voix De Sidi Bel Abbes

Les chapelles de l’ouest du pays réhabilitées et reconverties. Pourquoi celle de « Ain El BERD » tombe en ruine ?

Voici en images, trois anciennes églises datant de l’époque coloniale. La première est située dans la daïra de Maghnia (wilaya de Tlemcen), la deuxième au sud ouest à Béchar et la troisième à Ain El BERD ex Oued Imbert (wilaya de Sidi Bel Abbes). La première « de Maghnia » a été reconvertie, en galerie d’art dont ses murs internes sont à la disposition des artistes peintres pour l’exposition de leurs toiles. La deuxième, anciennement cathédrale du sud, est transformée en mosquée « Ibn-El-Houeyret » située en plein centre ville de Béchar, que j’ai eu le privilège de visiter et d’y faire la prière d’El Asr. Un choix judicieux de la part des initiateurs de ces deux projets : une mosquée et une galerie d’art.
Par contre la petite chapelle d’Ain El BERD a vu sa toiture démembrée, sa charpente et ses tuiles mécaniques vendus en lot entier pour quelques malheureux dinars par des braconniers qui sévissent dans la région. Actuellement cet édifice garde encore toute son apparence externe presque intacte mais l’intérieur est squatté par un riverain qui a fait de ce lieu une basse cour avec tout ce qu’il peut engraisser dedans, les volailles surtout. Et cela, bien sur, au vu et au su de toute la population locale, un vrai gâchis devant cette bêtise humaine… Mais en comparant les photos, on constate une dissemblance tangible des façons entreprises par les autres wilayas et la notre dans la préservation du bâti historique. Je me tais. Ces photos ci-dessous prennent le relais.

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Posté par le Avr 21 2014. inséré dans ACTUALITE, SBA PROFONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

74 Commentaires pour “Les chapelles de l’ouest du pays réhabilitées et reconverties. Pourquoi celle de « Ain El BERD » tombe en ruine ?”

  1. mekri mustapha

    oui effectivement ce bel edifice tombe en ruine apres avoir ete squatte par des sans logis.Il faut reconnaitre que depuis 1962 pas un chretien n`y a pose pied.L` attention du diocese d`ORAN a ete attiree a plusieurs reprises sur les possibilites d`une judicieuse et autre destination mais elle est restee sans effets consequents Il y a lieu de signaler la meme situation preoccupante de plusieurs lieux publiques au regard de leurs degradation avancee. Citons l`ancienne mairie actuellement « KASMA »,l`ecole primaire mitoyenne,un grand espace en plein centre de ville,et l`ancienne gendarmerie qui a abrite un centre de torture de la colonisation et qui pourrait etre annexe au centre de sante pour son extention. mes salutations a MR DOUAR

    • Mohamed-Senni

      Mon cher ami.
      Je ne t’apprendrai rien en te disant que Dieu tient l’univers et tout ce qui s’y trouve par des différences sans lesquelles point de richesse. Les cas que tu cites, à juste titre d’ailleurs, ne concernent pas uniquement Aïn El Berd mais l’ensemble du pays parce que fut un moment de notre passé où de faux dévots, pour des motivations fallacieuses et de bas calcul, en ont décidé ainsi. Lorsque Sidna Omar Ibn El Khattab fit son entrée à Jérusalem juste au moment du Asr, un de ses compagnons fit l’appel à la prière. Les Musulmans mettent pied à terre et se dirigèrent vers une Eglise. Sidna Omar les arrêta en leur disant : »Si j’accomplis ma prière dans cette Eglise, elle deviendra une Mosquée ». Sublime exemple de tolérance. Félicitations pour ton souci. Là je te reconnais comme tu m’as toujours paru. Bonne fin de soirée. Avec mon indéfectible amitié.

      • Bonjour
        J’ai remarqué que tout juste après l’indépendance, des églises ont été reconverties en mosquées uniquement dans les villages où la mosquée faisait défaut et le peu de dévots qu’il y avait, avait accompli les prières dans une turne avec 4 murs et un toit homologuée comme Habousse ou dans la place publique au moment des grandes prières des 2 Aïd., je peux citer ce que j’ai dans ma tète à l’instant comme exemple, le cas de Sidi Brahim, Sidi Hamadouche . Par contre là où la population autochtone avait une mosquée durant la présence coloniale, l’église n’a pas été transformée après . Elle fut laissée tomber en ruine ou saccagée.
        Mes respects Mr Senni et sincèrement j’aimerai bien être parmi ceux « vos amis » que vous rectifiez leurs erreurs faites dans la langue de Molière.
        Mes amitiés cordiales cher Monsieur.

        • Mohamed-Senni

          Cher Monsieur Douar,
          Nous savons exactement ce qui s’est passé pour les lieux de culte depuis la chute de Fort l’Empereur le 5 juillet 1830. Ce que la colonisation a spolié ou modifié a été en grande majorité récupéré après l’Indépendance. Pour les Eglises qui ont été construites durant la présence française, je crois savoir que pour nombre d’entre elles remises à l’Algérie l’ont été avec l’accord de l’Archevêché d’Alger et , si mes souvenirs sont bons, même avec l’accord du Vatican. Tel fut le cas de l’Eglise Saint Vincent de Paul de Sidi-Bel-Abbès devenue Mosquée Abou-Bekr. Reste posé le problème des Eglises qui ont été laissées à l’abandon. A mon humble avis, il faut soit les récupérer pour leur faire abriter des activités culturelles ou les verser telles quelles dans la diversification du patrimoine. Il faut noter que la récupération des Eglises par notre pays s’est opérée avec tact, pondération et sens élevé des responsabilités ce qui ne fut p

          • Mohamed-Senni

            (Je continue après une inexplicable édition indépendante de ma volonté).
            ce qui ne fut pas le cas lors de la mainmise du corps expéditionnaire sur nos lieux de culte. N’a-t-on pas récemment retrouvé en vente aux enchères à la salle Drouot de Paris des manuscrits volés de la Grande Mosquée de Blida suite au sac de la ville, en 1833, par le Général de Berthezène?
            Cher Monsieur Douar.
            J’ai pris bonne note du contenu de votre dernier paragraphe et je suis honoré d’être votre ami et mes amis je ne les corrige pas : j’attire simplement leur attention. Très bonne fin de journée.

        • Mme CH

          Mr Douar, vous devinez que je préfère de loin le pain béni de ma grand mère, mais c’est aussi un sujet intéressant, que je classerais dans la case de la protection du patrimoine de la wilaya de Sidi Bel abbés qui est victime d’un incroyable abandon de la part des responsables et de la société. « Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir » ….!!!
          SBA possède un énorme potentiel culturel, historique et architectural du passé, d’ailleurs je pense à Robba et l’arbre de fer de notre ami Reffas que je salue, qui fait partie des richesses nationales à sauvegarder. On a rien à envier à d’autres pays, mais eux ils préservent jalousement leur patrimoine qui leur rapporte aussi beaucoup de devises….!!!
          La Mosquée Abou Bakr, Maghnia, Bechar, Hammam Bouhdjar, Santa Cruz à Oran etc… etc…sont des exemples à suivre pour éviter la dégradation et le pillage de ces monuments historiques…!!!

          Quant à la ville sainte d’El Qods, (comme son nom l’indique) je pense qu’il s’agit là d’une autre histoire et d’autres Hommes et aucune comparaison ne peut être faite dans ce sens sauf pour la tolérance et là vous voyez bien que nous vivons en paix avec les Chrétiens et les Juifs qui sont restés en Algérie, après l’époque de l’oppression coloniale du peuple algérien Musulman!! Et là, je pense à un autre grand Homme Ibn Badis qui a dit :
          شعب الجزائر مسلم و إلى العروبة ينتسب
          من قال حاد عن أصله أو قال مات فقد كذب

          Traduction en français:

          « Le peuple d’Algérie est Musulman et à l’Arabité est affilié
          Qui donc a dit qu’il s’est détourné de son origine, ou a dit qu’il est mort, il aura alors menti » mais comme a dit Mr Senni: « les belles choses s’apprécient dans leur originalité »

          Au fait, allez voir ce qui reste, maintenant, du patrimoine Arabo-Musulman d’El Qods et de toute la Palestine….!!! Alors svp, ne fredonnons pas l’air de la dormette..!!! Quand nous reprendrons El Qods et toute la Palestine, les chrétiens et les juifs seront bien traités comme à l’époque du Califat Omar Ibnou EL Khattab Radhia Allahou 3anhou..!!!!

      • elhadj abdelhamid

        Bonjour Si Mohamed Senni
        J’ai entendu dire que la mosquée Abou Bakr, l’ancienne église Saint Vincent de Paul, avait toujours gardé une  » dépendance  » catholique où venaient prier les anciens Belabbésiens.
        Je suis autant fasciné que vous par la  » sublime tolérance  » du Calife Omar Ibn Elkhattab qui avait, entré à Jérusalem, signé  » Le Pacte  » ( Okda Omaria ) avec les Chrétiens qui  » garantit la sécurité des personnes, des biens, des églises et de leurs croix… »
        Le Calife Omar permit aussi le retour des Juifs, chassés par les Romains, à Jérusalem.
        Après avoir visité l’église de la Résurrection, le Calife se reposa sous son porche et, à l’heure de la prière, s’en alla vers l’esplanade du Temple où il ordonna la construction de la mosquée Al-aqsa.
        Les Templiers, ces chevaliers qui avaient élu résidence de leur QG à la mosquée ( le Temple ), étaient aussi d’une grande tolérance envers les Musulmans.
        Lorsque j’ai lu les 120 chefs d’accusation de leur procès après leur grande rafle de Paris ( un vendredi 13 ), cela m’avait inspiré mon petit roman Le Templier et la princesse arabe, une histoire d’amour entre le  » dernier templier  » et la fille du gouverneur arabe de Jérusalem où je mets en exergue une opinion  » historique « , la conversion des Templiers, du moins de leur dernier Etat Major dont le dernier Grand Maître Jacques de Morlay, à l’Islam !

        • Maitre D sedik

          A monsieur Elhadj A nous avons lu votre ouvrage Dar shlomo édité en Fran ce et nous v us souhaitons vous relire plus Mes salutations fraternelles

          • elhadj abdelhamid

            Bonjour
            @Maître D Sedik
            Merci pour votre aimable commentaire sur Dar Schlomo, un été 62 qui m’encourage beaucoup. Je me ferai un plaisir de vous offrir d’autres à lire inch’Allah.

            • gamra de sidi khaled

              @Elhaj A Salem je voudrai dire que maitre D seddik a bien fait de vous encourager mais votre ouvrage;dommage qu’il n’est pas comercialisé Algérie En plus sur le jouranal vsba vos contributions furent un régal alors faites nous d’autres Bonne santé doct

            • gamra de sidi khaled

              Doct si on a pas lu votre ouvrage non commercialisé on est content de savoir votre ardent désir de bien faire mais vos contributions sur vsba étaient un régal A VOTRE PLUME

              • elhadj abdelhamid

                Re-bonjour
                @ Si Gamra
                Merci beaucoup pour le gentil commentaire qui me touche beaucoup.J’ai retrouvé, dans ma corbeille, un court poème que m’a rappelé votre amical salut  » A votre plume » et que je vous dédie en espérant qu’il vous plaise inch’Allah.

                Ma plume
                Ma plume est sensitive
                La douleur la nourrit
                Telle une épée
                Je la tire de l’encrier
                L’arbitraire m’exaspère
                Du verbe, je lascère
                La lacheté m’écorche vif
                D’une ligne, je larde ses adeptes
                L’ingrat me répugne
                Dans son corps
                Je plante ma pointe
                Mais , plus que toute autre au monde,
                Une chose me tue, le mensonge.
                Celui d’un ami fait souffrir
                Avant de faire mourir

                • gamra de sidi khaled

                  @El hadj Abdelhamid je viens de me connceter;le clavier nationalisé par mon fils en attendant le retour de son frére qui en abuse je viens vous remercier et vous dire la vsba EST NANTIE EN INTELLOS MES SALUTATIONS DOCT

            • Danielle B

              @ MRS ELHADJ ABDELHAMID et MOHAMED SENNI
              Passionnants vos échanges messieurs, je vous lis et relis avec beaucoup d’attention et de plaisir
              vous êtes 2 sages et beaucoup devraient s’inspirer de votre maturié d’esprit tolérant
              Quant au père Mas que j’ai bien connu puisque c’est lui qui m’avait rendu la foi que j’avais perdue, c’était un homme sévère mais d’une bonté immense et qui n’a fait que du bien autour de lui, c’était un saint homme et je ne l’oublierai jamais dans mes prières
              cordialement à vous deux
              bonne journée

              • fouziaT

                @Danielle B bonjour moi comme beaucoup de fidéles lecteurs j’aime les échanges des lecteurs qui sont fructueux je suis comme vous je sais apprécié Alors a plus

                • Danielle B

                  @ FOUZIA T
                  Bonjour ma belle
                  oui c’est un vrai plaisir que de lire certains commentaires
                  non seulement ils sont intéressants mais ils n’apportent que du bonheur et un plus dans nos connaissances
                  je vous lis aussi avec beaucoup de plaisir
                  je devrai faire comme eux et être plus modérée (rires)
                  bonne journée
                  cordialement

                  • fouziaT

                    Madame Nou je ne pense pas si une personne est entiere ele exprime vite ses pensees La modération existe chez des politiciens sur un plateau de télivision lorsqu’ils sont en campagne me souffle t’on autour de moi (rires)Rien ne vaut le naturel Ace soir je file faire des courses et il reafait beau a SBA qui manque a beaucoup Mon bonjour a vous

                    • Albarracin

                      A Danielle et autres amis du père Mas

                      j’hésite à évoquer une épisode à la fois surprenante et banale tant la vie nous réserve des instants qui ne peuvent s’oublier et qui constituent nos références intimes , constitutives de notre personnalité!. Alors que nous habitions la ferme du Centre , propriété de Pal Bella; une cousine trés pieuse ( que tout bel abésien connait par l’image, celle du reportage de la procession de la statue de la Vierge de santa Cruz. Au demeurant les quatres femmes porteuses , étaient voisines du 55 rue Gambetta! )Cette cousine s’inquiétant de mon absence totale de relations avec la religion, fera la démarche de m’inscrire au catéchisme!; avec le père Mas; Objectif faire ma confirmation et ma communion!
                      Ainsi entre midi, je me déplacerai de l’Ecole Marceau, à l’Eglise St Vincent , le casse croute se prenant en marchant!
                      Arrive en cette année 1952 , le jour de la confiirmation ! Je quitte à pied la ferme du centre , une pluie battante en prime tout au long de la route! J’avale les kilomètres et mes angoisses ! C’est bien trempé que je pénètre dans l’Eglise!
                      Je me souviens de l’étrange bruit de mes chaussures et des clapotis qui semblaient devoir attirer l’attention de toute la communauté présente!
                      Je suis à l’évidence en retard, la cérémonie est amplement commencée, une pieuse femme me récupère et me conduit au premier! rang Monsieigneur Lacaze est déja en action , il exécute sur les fronrs des jeunes qui défilent devant lui les signes de leur confirmation:. quand arrive mon tour, je suis le dernier , l’état de ma tenue vestimentaire trempée, ma t^te et ma chevelure digne d’une grenouille avec perruque , surprendra et troublera monseigneur l’Eveque , qu ‘il en oublia de me présenter l’anneau de sa dignité pour le baiser de respectueuse reconnaissance!
                      Alors A Danielle et Claude et qui sait pour d’autres vous étiez peut être ce jour de confirmation année 1952 témoins surpris de cette arrivée non attendue d’un confirmant amplement béni par le ciel!
                      Cordialement

                    • Danielle B

                      @ FOUZIA T
                      Oui vous avez raison la modération existe en politique car c’est d’abord les avantages qu’ils vont tirer de telle ou telle situation qui leur soufflent ce qu’ils vont dire
                      pire encore lorsqu’ils sont en campagne, car là ils deviennent féroces tellement ils ont peur qu’on leur prenne leur part du gateau (rires)
                      lorsque vous me lirez j’espère que vous aurez passé un bon après-midi
                      à bientôt

                    • Danielle B

                      @ MR ALBARRACIN
                      Votre histoire est on ne peut plus touchante
                      elle m’a fait sourire et en même temps elle m’a donné envie de pleurer car je vous vois devant Mgr Lacaste dégoulinant d’eau avec une petite mine de papier maché, vous avez par contre à l’inverse des autres été bêni 2 fois (rires)
                      j’ai fait ma confirmation mais je ne sais plus en quelle année je vais chercher dans mes archives mais je ne crois pas que ce soit en 62, sinon ce que vous racontez là je ne l’aurai surement pas oublié
                      tout comme vous pour le catéchisme, j’allais de l’école Paul Bert jusqu’à l’église où se tenaient les cours et j’apprenais la leçon que je n’avais pas pris la peine d’apprendre la veille
                      MERCI pour ce merveilleux souvenir qui pour vous ce jour là n’a pas du l’être
                      amicalement

                    • Claude.B

                      Mr ALBARRACIN .bonjour ,
                      Des souvenirs de ma confirmation et communion ,j’en ai certes ,et de très drôles ,mais ils se situent en France ,dans un petit village d’Ariège où nous avions tous atterris ,provisoirement .
                      En effet ,l’année 1952 étant l’année de ma naissance ,nous aurions pu nous rencontrer mais pour mon baptême ,à ce sujet je ne connais pas le nom du prêtre qui m’a baptisée ,et je ne peux plus désormais le demander à quiconque !
                      Cordialement .

                    • Albarracin

                      @Danielle et Claude

                      A L’évidence je suis le patriarche! !
                      cordialement

              • Mohamed-Senni

                @ Madame Danielle B.
                Je suis très heureux qu’à l’instar de Hadj Abdelhamid, j’ai contribué à vous procurer du plaisir. Ce qu’il y a d’incroyable dans le développement des communications c’est que l’on peut y faire des rencontres fort intéressantes sans que l’on se connaisse. Dans ce triumvirat que nous formons, aucun de nous ne connaît l’autre en dehors de la toile.
                Madame, si je dois parler de Père Mas, je sais parfaitement par où commencer mais le gros problème consiste en ce que je ne sais absolument pas où et quand je devrai m’arrêter. Aussi, pour aujourd’hui, je vais aller à l’essentiel.
                Originaire du Sud de la France, ce saint homme comme vous le qualifiez à juste titre, prit sa décision de venir exercer en Algérie qui compte deux pères dans l’Eglise dont Saint-Augustin. Notre curé est orienté sur Sidi-Bel-Abbès où il accomplit son ministère à l’Eglise Saint Vincent de Paul. Vous le savez mieux que moi ce Saint est originaire de la région de Dax si mes souvenirs sont bons – d’un village qui porte aujourd’hui son nom -, et qui a lui aussi foulé cette terre du Maghreb puisqu’il fut capturé en France par des Barbaresques et emmené en Tunisie où il fut vendu mais réussit à fausser compagnie à son « maître ». C’était en 1607. Six ans plus tard il commença à se consacrer à Dieu dans les pauvres. Ceci corrobore la « bonté immense et qui n’a fait que du bien autour de lui » comme vous le dites à juste titre d’ailleurs. Père Mas était prédestiné au bien et uniquement au bien. C’est lui le créateur de la « Confrérie de la charité » puis la « Communauté des Filles de la Charité » qui subsiste jusqu’à nos jours en Algérie et au Maroc en l’état actuel de mes modestes connaissances. C’est au milieu des Filles de la Charité d’Oran que Père Mas nous quitta en odeur de sainteté. Avant de s’y rendre il me dit : « Je ne veux pas quitter Sidi-Bel-Abbès mais cinq familles algériennes m’ont proposé de terminer mes jours chez elles et je m’en voudrais de faire des mécontentes. »
                Je l’ai connu deux fois et à chacune d’elles, je l’ai adopté. En bloc. Et la réciproque était plus vraie encore. La première fois je le vis, sur le parvis de l’Eglise avec un groupe de ses fidèles. Parmi eux, il y avait mon excellent professeur de français (de la 5ème à la 3ème). Il s’appelait Edric Yvan Gabriel. Elégamment vêtu d’un costume bleu marine, il participait à la discussion tenant son missel à la main. C’est alors que je vis Père Mas caresser tendrement la tête de mon professeur au point où j’en fus ému. Dès cet instant l’image de cet homme ne me quitta plus. Je les ai revus plusieurs fois ensemble. Mon professeur quitta définitivement l’Algérie en 1967 (?). En 1969 et comme disait Alfred de Musset dans sa sublime « Nuit de décembre » : « Pleurant ma première peine » à un groupe d’amis qui m’écoutaient attentivement , une main se posa sur mon épaule. Je me retourne et je vis Père Mas qui avait suivi ma discussion de derrière la fenêtre de son bureau et m’invita à le suivre. C’était la première fois de ma vie que je rentrai dans une Eglise. Nous discutâmes presque deux heures sans aborder ni ce jour là ni par la suite des questions de religion. En visitant l’Eglise, il me montra son bureau sur lequel étaient disposés des livres et des documents et, à part, un livret qui m’attira par son titre : « Le Saint Suaire » de la Cathédrale de Milan. Je le feuilletai et fus très intrigué par le contenu. Je lui demandai de me le prêter. D’un geste simple il prit le fascicule et me le tendit en disant : « Garde-le ». Et de là commença une amitié à propos de laquelle je vous livre, Madame, quelques facettes:
                A mon mariage c’est de lui que je reçus mon premier cadeau : un superbe écrin avec un service à découper composé de trois pièces.
                Quand je lui annonçai ma réussite au concours qui allait me permettre de suivre à partir du 1er octobre 1970, à Lyon, des études d’ingénieur, il était ivre de joie.
                A la naissance de ma première fille à Oujda, je l’en informai. Mon épouse m’écrivit moins d’une semaine après : elle venait de recevoir les premières félicitations d’Algérie exprimées par… Père Mas.
                Trois mois après mon arrivée à Lyon, il m’adressa une lettre m’informant que le Censeur du Lycée du Parc (de Lyon) serait heureux de me rencontrer. Il fut professeur de français à Sidi-Bel-Abbès qu’il quitta en 1955 (si mes souvenirs sont bons). Je passai une après-midi extraordinaire. Le censeur s’appelait André Queinnec et habitait le quartier Gambetta. Il me demanda si je connaissais la famille Hamri. Je l’informai que leur fils Miloud est un ami, très bon enseignant technique et, en plus,. un grand footballeur. Le contact fut rapidement repris.
                Madame Danielle.
                J’ai tant et tant de choses à dire sur Père Mas. D’autres Belabbésiens diraient sûrement plus que moi et nous en parlons régulièrement. Dans les prochains jours je vous adresserai une photo de lui – la toute dernière – que j’ai prise moi-même alors qu’il coulait des jours bénis entouré par les Filles de la Charité.
                Bonne fin de soirée et « secouez »-nous Madame Claude sinon je ferai le déplacement pour lui chanter « Jeff » de Jacques Brel. Cordialement.

                • HBF

                  C ‘est extra ;de vrais échanges sereins et admiratifs le muezzin sans fanatisme aucun m’interrompt c est trés bien pour notre forum

                • Danielle B

                  @ MR SENNI
                  Votre relation avec l’abbé Mas est quelque chose d’extraordinaire je n’ai pas eu la chance de le connaitre intimement, je l’ai juste cotoyé et en vous lisant je regrette sincèrement que l’occasion ne m’ait pas été donné d’approfondir mes relations avec ce saint homme
                  je ne doute pas que bien des bel-abbésiens lui ait demandé de venir vivre chez eux après l’indépendance
                  pour ce qui est de la photo, oui ça me ferait grand plaisir, la rédaction possède mon adresse mail, s’ils veulent bien vous la communiquer je serai vraiment heureuse de la posséder
                  pour ce qui est de Claude, je ne crois pas qu’elle aie besoin d’être secouée (rires), c’est une femme forte et intelligente et je sais qu’elle ne se laissera pas couler, et puis elle sait qu’elle a des amies et amis sur ce forum
                  bonne soirée Monsieur et encore MERCI pour vos souvenirs que vous avez eu la gentillesse de partager , c’est un grand moment d’émotion
                  amicalement

                  • Mohamed-Senni

                    @ Danielle B.
                    Vous voyez juste en disant que ma » relation avec l’abbé Mas est quelque chose d’extraordinaire ». J’ai toujours senti que le désir de dialoguer, d’échanger, de communiquer était très fort chez le duo que j’ai eu le bonheur de former avec lui. Quand je vous ai adressé le post où je vous parlais de lui, je fus subitement pris de remords : j’ai tellement distribué des exemplaires de la photo que je vous ai promise que je fus pris de doute. M’en reste-t-il? Je n’avais qu’une certitude : je garde religieusement tous les clichés des photos que j’ai eu à prendre depuis que j’ai possédé mon premier appareil fin 1961. Finalement j’ai retrouvé la photo que je vais scanner et vous envoyer. Cet après-midi, j’ai retiré un petit carton qui contient deux grandes enveloppes : dans l’une, treize lettres de père Mas et dans l’autre dix-neuf lettres de mon père qui était Imam. Leurs points communs : aucune faute d’orthographe ou de style, une très belle écriture, de bonnes paroles. Leur différence : celles de Père Mas étaient écrites en français, celles de mon père en arabe classique qu’il a pris soin de me transmettre. Dans les dernières lettres de notre abbé, l’écriture et le style n’ont pas changé mais il y avait une interférence des lignes. Sa vue avait énormément baissé. je lui ai téléphoné et l’ai supplié d’aller en France. tout content qu’il était, il refusa. Je téléphonai alors à un parent par alliance, belabbésien résident non loin du lieu où se trouvait Père Mas. Trois heures après, il lui remit un billet d’avion en première classe Oran-Lyon et retour. Il m’appela et me dit qu’il ne pouvait accepter d’autant plus qu’il y avait des frais auxquels il ne pouvait faire face. Je lui disais de me pardonner si je ne pouvais l’accompagner et il lui restait juste à contacter les siens pour lui prendre rendez-vous avec un ophtalmologue. Quand il reçut confirmation, je lui demandai de confirmer son billet et il serait pris en charge par un ami français à partir de son arrivée à Lyon Bron. Et c’est ainsi que sa vue s’améliora quelque peu. Mais ce qu’il y a de saisissant dans cette histoire c’est que l’ami français qui était communiste et le parent d’Oran ont tenu à prendre en charge les frais et que par conséquent je ne leur devais rien. et le plus invraisemblable c’est que les deux hommes sollicités me dirent, l’un de Lyon et l’autre d’Oran, une même phrase : « Ton abbé est la douceur humaine par excellence ». Voila ce que l’on peut honnêtement qualifier de solidarité humaine parfaite par son désintéressement. L’ami français disparut il y a une dizaine et mon parent d’Oran coule des jours paisibles à Oran.
                    Bonne nuit Madame.

                    • Danielle B

                      @ MR SENNI – bonjour
                      j’ai du reprendre ma lecture plusieurs fois car tout ce que vous m’écrivez sur l’abbé MAS me bouleverse et ce sur beaucoup de choses
                      premièrement son état de santé préoccupant à l’époque et ensuite cet élan de solidarité et de bonté de vous tous envers lui, on ne pense plus ni à la religion ni à la politique, seule la générosité pousse à agir et c’est là qu’on s’aperçoit que l’amitié, la paix et vouloir faire du bien devraient toujours être au dessus de tout le reste
                      je vous remercie du fond du coeur, vous et vos amis , et je suis certaine qu’une place de choix au paradis vous est réservée,pour avoir pris soin de cet homme qui le méritait si bien
                      puis-je monsieur utiliser certains de vos commentaires pour informer certains amis bel-abbésiens ???
                      je sais que ça ferait plaisir à beaucoup d’entre eux
                      encore MERCI pour ce beau récit , il pleut sur mes joues alors je crois que je vais m’arrêter là
                      bonne soirée monsieur
                      amitiés

                    • Mémoria

                      @ Mr Senni,

                      Je reste pantois devant la verve très progressiste de Monsieur SENNI et un engagement humaniste que je n’aurais deviné tant les média font souvent dans l’artifice et évitent l’effort de rechercher dans les « bibliothèques » du terroir et aussi de la mémoire…partagée !
                      Je suis admiratif aussi devant la retenue et l’absence d’Ego chez cet intellectuel très bilingue que je m’aventurerais à qualifier d’érudit ,et qui refuse toutes les vitrines de la récupération…et de la connivence !
                      J’avais presque perdu espoir en une certaine génération qui a vécu cette Histoire partagée,assumé une Indépendance dévoyée et confisquée et surtout tenu la dragée haute aux éradicateurs de la culture universaliste…!
                      Je serais heureux de rencontrer Si Senni …dans sa bibliothèque dont je ne connais l’adresse.
                      Bonne soirée !!!

                    • Amirouche

                      @Senni Mohamed
                      @Memoria

                      C’est avec un grand plaisir et une grande joie , que je vous lis tous les deux . Vos écrits me sont bonheur,délice et délectation .
                      Courtoisement
                      Amirouche

        • Mohamed-Senni

          Cher Si El Hadj Abdelhamid.
          Ce que vous dites sur l’Eglise Saint Vincent de Paul est vrai. Elle a été cédée officiellement au Ministère des Affaires religieuses à cause de la conjugaison de deux données. La première était due à la réduction importante des ouailles et la seconde était que le curé qui y exerçait son ministère, mon regretté ami Père MAS Ernest Margerie, une fois son âge avancé, sa vue ayant beaucoup diminué et ne voulant pas quitter l’Algérie décida de terminer ses jours auprès des Petites Soeurs de la Charité à Gambetta (Oran) là où a exercé Monseigneur Clavelie avant d’être assassiné. Père Mas rendit l’âme dans les années 1980 et fut enterré à Oran. La majorité des personnes qui l’ont accompagné à sa dernière demeure était composée de Belabbésiens. En déplacement à l’Etranger je n’ai pu y assister. Il a fait beaucoup de bien et mérite pleinement qu’il fasse partie du patrimoine de la ville qu’il a passionnément aimée.
          Vous avez soulevé – comme je l’ai fait – l’extrême tolérance du Khalife Omar qui n’avait pas usurpé son surnom de « Juste ». Ce qu’il a fait à El Kods est parfaitement circonscrit mais ce qui m’émeut le plus de lui c’est son extrême lucidité et sa parfaite sagesse au moment où il allait mourir. Je connais par coeur tout ce qu’il a dit. Noblesse à l’état pur, vision toute tournée vers la Communauté et une humilité qui ferait chavirer les coeurs les plus renfermés constituent un bréviaire que l’on devrait enseigner à tous les responsables musulmans si tant est qu’il en existe dans le temps. Son petit-fils Omar Ibnou Abdelaziz qui n’a été Khalife que durant trois années, a fait des choses grandioses. Je me permets de vous conseiller de lire les poèmes de Hafidh Ibrahim écrits sur le deuxième Khalife.
          Je serais ravi de lire votre « petit roman » puisque, sûrement par modestie, vous le qualifiez ainsi. Je vous cite un vers d’El-Moutanabbi:
          « C’est aux yeux du petit que les petites choses paraissent grandes et c’est aux yeux du grand que les grandes choses paraissent petites ».
          وتعظم في عين الصغير صغارها وتصغر في عين العظيم العظائم
          Enfin je vous concède que l’histoire des Templiers et celle, impensable de nos jours de Salah Eddine Al Ayoubi, sont palpitantes à maints égards.
          J’ai été honoré par cet échange. Je vous souhaite une bonne nuit. Cordialement.

          • fouziaT

            @Danielle B je n’ai pu vous répondre je le fais parce le clavier de l’unique ordi est tjrs retenu Fort heureusement libéré cet aprés midi de repos chez nous pour vous dire que les discussions suivies sont généreuses Je souhaite que vos amis et amies puisent accéder eux aussi a la vsba et lire sur notre ville et voir ce qui se dit et quantifier les amitiés du forum de la vsba Je vous souhaite un bon week end

          • Mohamed-Senni

            @ Mémoria.
            Bien cher Monsieur.
            Votre inespéré message ne m’a pas surpris. Il m’a tout simplement désarçonné. Mon orgueil est agréablement chatouillé quand vous me dites que vous restez pantois. Les mots -ces armes insoupçonnées – ont le don de provoquer des impacts selon les qualités de ceux qui les expriment. Sachant que vous n’êtes pas complaisant, je sais que vous n’écrivez que ce qui s’imbibe avec vos intimes convictions. j’en suis très touché.
            Toutefois, j’objecte le titre d’érudit. Ayant eu le bonheur et la chance d’en côtoyer certains, je mesure les efforts -même si je sais qu’ils seront vains – que je dois déployer pour arriver dans le sillage du dernier d’entre eux.
            Avec la librairie que je tiens, je possède une honorable bibliothèque familiale que je vous ferai visiter avec plaisir. Il ne vous reste qu’à me menacer d’y venir.
            En vous remerciant pour cette louable initiative, je vous souhaite une agréable fin de soirée.

            • Mémoria

              @Si Senni,
              Loin de moi l’idée Si Senni de brandir menace au nom de la curiosité culturelle! Mais bizarrement,étant assez physionomiste,je me suis rappelé être entré pour quelques minutes dans une librairie,il y a deux années peut être,du côté de la Mosquée Abou Bekr…Nouvelle pour moi car je venais de la découvrir..J’ai tout de suite senti qu’elle ne ressemblait pas aux autres….boutiques de par la variété et ses éditeurs ! C’est vrai que j’étais pressé et je me suis promis d’y revenir ! J’ai tout juste dit au propriétaire,un homme posé d’un certain âge,salamaleikoum…! Ce dernier me répondit en me regardant longuement …..sortir ! Je sentis alors que cet homme aurait voulu que je lui pose des questions ou un complément d’information sur ce que je recherchais éventuellement !!! Intuition quand tu nous harcèles!
              C’est vrai que je revins bien plus tard mais la librairie avait fermé boutique ou déménagé. Etait-ce-la vôtre Si Senni ?
              Je crois que je n’arrive plus à m’adapter aux » forêts et parcs » virtuels où les échanges déconstruisent plus qu’ils ne structurent et Derrida le philosophe serait déçu par des joutes féminines qui claquent sous des « bisous » le jour puis « éclatent » la nuit par des « restons-en là » convenus par les deux parties/rives en classant les hommes dans la catégories des dindons de…la farce !!!
              Aussi je préfère la forêt des loups qui ont une organisation plus plus cohérente et pérenne pour la survie de l’espèce et je doute que « La femme soit l’avenir de l’homme… » au vu de la tournure qu’a pris ce débat qui se devait être « Psychothérapie de groupe » entre les deux rives suite aux séquelles de la colonisation/décolonisation et de la guerre d’Algérie.
              Sans machisme aucun….!

              Si Senni ,j »ai touché l’Administration pour avoir vos coordonnées!

              Respectueusement !

              • Mohamed-Senni

                @ Memoria
                La librairie où vous êtes rentré était bien la mienne et, à cause de la spécificité des matières qui sont déficitaires sur le plan national, je travaille seul. J’ai essayé de trouver un jeune de bonne formation pour lui passer le flambeau mais peine perdue. Après y avoir exercé durant cinq années, j’ai fait les frais d’une surenchère orchestrée par un barbu. J’ai donc déménagé à la Rue de la Palestine (Ex-Rue Mogador) et mon second passage a duré quatre années pour connaître la même issue que celle de la première expérience. Et troisième déménagement. J’ai eu la satisfaction de connaître des personnes intéressantes. J’ai balisé le chemin à quatre étudiants pour préparer leur magistère à titre gracieux. L’un d’eux, de Chlef a fait une remarquable thèse sur Jacques Berque. Etudiant à Oran, il a été orienté sur ma librairie pour enfin trouver ce qu’il voulait. M’ayant expliqué le thème de sa recherche je lui ai conseillé un livre de l’enfant de Frenda dont il n’a jamais entendu parler. Il s’agit d’un gros pavé au titre d’Opéra Minora sur une dissection poussée de l’anthropologie des pays du Maghreb. Ce même titre a été utilisé par Louis Massignon mais pour un autre thème. Mais ma plus grande joie m’a été procurée par un jeune professeur de philosophie qui m’a acheté des titres pointus en français : de Platon à Sartre. L’homme étant très timide, nos échanges étaient limités. Et un jour il commença à enlever presque tous les titres sur le soufisme. C’est alors que j’attirais son attention sur le langage spécifique des Soufis et les échanges commencèrent. C’est là que j’appris qu’il était professeur de philosophie dans un lycée et il m’annonça qu’il allait attaquer une thèse de doctorat. Je lui demandai quel en était le sujet. Il me répondit que c’était sur le livre « Les lobes de la sagesse »( Fussous el Hikam) du grand mystique andalou Ibn Arabi, Maître spirituel de l’Emir Abdelkader.
                Je lui ai conseillé de changer de sujet car aucun orientaliste au Monde n’a pu s’attaquer à ce livre à l’exception de deux Algériens : L’Emir et mon regretté ami le Professeur Abdelmadjid Meziane et avant eux Abdelghani Naboulsi. De plus il devait disposer dans sa documentation de deux livres incontournables dont l’un est introuvable dans les trois pays du Maghreb. Il me fit savoir qu’il en avait déjà un et il était à la recherche de l’autre. C’était l’époque où j’avais rédigé une réponse à Monsieur Mustapha Chérif, ancien Ministre de l’Enseignement Supérieur qui avait publié un article inqualifiable sur toute une page de journal ayant pour titre « D’Ibn Arabi à l’Emir Abd-El-Kader.
                Je lui sortis le livre introuvable et le lui tendis : il a failli perdre connaissance. Il le garda six mois et me le ramena m’annonçant sa brillante réussite. Il y a quinze jours nous avons longuement parlé de Borgès, d’Al Farabi et d’Avicenne. J’ai appris beaucoup de choses. J’étais content car il doit avoir l’âge de l’aîné de mes garçons. Quant au livre que je lui ai prêté c’est celui qui a pour titre : « La vie d’Ibn Arabi » du plus grand spécialiste sur cet auteur, l’orientaliste espagnol Acin Palacios le livre ayant été traduit de l’espagnol à l’arabe par le prolifique Aberrahmane Badawi (d’Egypte) qui parlait et écrivait dans une dizaine de langues. Je regrette mais quand il s’agit de livres, je démarre au quart de tour. Cependant j’ai senti votre souci pour ce qui se passe dans votre pays et c’est pour cela que je me suis étalé. Un sourire pour terminer? Il y a quelques mois la presse à posé des questions sur les titres des derniers livres lus par nos députés. Le premier questionné donna cette réponse : « La Constitution ».
                Vous avez bien fait de demander mes coordonnées à la VDSBA.
                Meilleures salutations.

                • gamra de sidi khaled

                  Allah est aux cotés de ceux qui triment et vient en assistance Bonne journée a tous

                  • Ghosne

                    Il existe dans la vie des personnes qui ont 3/3 c’est a dire – (1) L’éducation, (2) L’instruction (3) La Culture et Mr Senni a les trois a travers ces commentaires nous avons compris qu’il est très simple ,calme il a ses racines .

                    • Mohamed-Senni

                      @ Ghosne.
                      Merci pour votre bienveillante appréciation mais elle n’engage que vous. Cependant, je vous citerai à travers deux exemples ce qui peut, peut-être, vous rassurer sur votre jugement et éventuellement le modifier.
                      Le poète Abou Nouas a écrit ce vers à des personnes qui voulaient lui faire la morale parce qu’il était trop porté sur le vin :
                      « Dis à qui prétend, en science, détenir quelque philosophie Certes, tu as appris quelque chose mais tu en ignores beaucoup.
                      فقل لمن يدعي في العلم فلسفة حفظت شيئا وغابت عنك أشياء
                      Le deuxième concerne Monsieur François Mitterrand qui ne jouit pas de ma sympathie. Dans la fin d’ une émission télévisée il eut cet échange avec un journaliste (Je cite de tête) :
                      Le Journaliste : Monsieur le Président, on dit de vous que vous êtes un dévoreur de livres.
                      Mitterrand :Oh! Pas plus que le moyen des Français.
                      Le journaliste : On a même avancé un chiffre.
                      Mitterrand : Et on a parlé de combien?
                      Le journaliste : 180 livres par an.
                      Mitterrand : Ils ne sont pas loin de la réalité.
                      Le journaliste : Monsieur le Président. Vous-même écrivez beaucoup. Tous les mercredis vous tenez un conseil des Ministres. Vous recevez et vous rendez visite à beaucoup de Chefs d’Etats. Vous promenez tous les jours votre labrador (son chien). Qu’est-ce que ça vous rapporte de lire tant de livres?
                      Mitterrand : Ca me met mal à l’aise.
                      Le Journaliste : Alors là j’avoue que je ne comprends plus.
                      Mitterrand : Oui cher Monsieur, en pensant à tous les livres que je ne pourrai jamais lire.
                      Bonne fin de journée.

        • Mme CH

          Salam Si Elhadj abdelhamid, dommage je n’ai pas encore eu le plaisir de lire vos romans, mais je pense que la fiction ne doit pas faire oublier à l’écrivain d’être parfois très précis, lorsqu’il s’agit de certains propos qui peuvent prêter à confusion. Lorsque vous dites que les anciens Belabbésiens venaient prier dans l’ancienne église, quelqu’un qui ne connait pas l’histoire de la région, va croire que les anciens Belabbésiens (du moins avant 1830) étaient catholiques, alors qu’ils étaient musulmans…..Donc, il faut bien préciser que vous parliez des légionnaires et des colons qui occupaient la ville à cette époque….!!!
          ‘Lakoum Dinakoum wa liya Dini’

          « Toutes les époques ont leurs lacunes et leurs erreurs. Si l’on me demandait quel est le défaut majeur de la nôtre, je répondrais que c’est la confusion et le renversements des valeurs » (J.Guitton)

          Ceci dit, j’ai beaucoup apprécié votre poème dédié à Gamra…..!!!

          Mes respects

          • elhadj abdelhamid

            Bonjour, Mme CH
            Merci d’avoir apprécié mon petit poème dédié à Si Gamra.
            Madame, si vous pouviez trouver « quelqu’un qui ne connait pas l’histoire de la région et qui va croire ( à cause de certains de mes propos prêtant à confusion parce que j’aurais oublié d’être précis ) que les anciens Belabbésiens ( du moins avant 1830 ) étaient catholiques », je serais benoîtement ravi de le rencontrer pour faire ma pénitence..
            Alors, à tous les lecteurs qui ont pu croire, par ma faute, que les Beni Amers étaient catholiques, je demande pardon.

            • KERROUCHA

              la terre BELABBSIENNE n’était pas ex nihuliis préalablement bien occupée par les tribus des amarnas ceux des ouled bahim hazredj ouleds silmane tous musulmans et pratiquants Tenez vous c’est le adhan de elasr prémonitoire NON,,?pour me conforter qu’il faut souvent des pincette pour aller vers des rives dangereuses certainementt involontaires et excusables

  2. fethi

    je vous remercie de nous éclairer monsieur Mekri mustapha surtout que ce qui est soulevé est préoccupant

    • Amirouche

      @DOUAR

      Bonjour mon grand frère

      Je ne sais pas si « des églises ont été reconverties en mosquées ou des mosquées sont revenues comme elles étaient avant 1830 ,certes des églises ont été construites mais l’histoire nous révèle d’autres réalités .

      La mosquée as-Sayyida fut détruite en 1832 par les services du génie lors de la création de la place du gouvernement. La même année, la mosquée Ketchaoua, bâtie en 1794 par le Dey Baba Hassan, fut transformée en lieu de culte catholique. Par la suite, les principaux édifices islamiques d’Alger furent détruits : le mausolée de Sidi Abdelkader al-Djilali, la mosquée Mezzo-Morto, construite vers 1685 par al-Hadj Hussein, un Italien converti à l’islam, la mosquée Khédar-Pacha, la zaouïa Ketchaoua, édifiée en 1786 par al-Hadj Mohamed Khodja Makatadji, la mosquée ach-Chemaïn, la mosquée d’Aïn al-Hamra, la mosquée Ben Négro, la mosquée d’al-Mocella, la zaouïa de Sidi Amar at-Tennessi, construite au XVème siècle.
      Le résultat de cette politique d’éradication de l’Islam de la ville d’Alger était clairement remarquable dans le paysage : en 1830 Alger renfermait 13 grandes mosquées, 109 petites mosquées, 32 « chapelles » et 12 zaouïas. En 1862, il ne restait plus que 4 grandes mosquées, 8 petites !!!
      Dans les autres villes d’Algérie, la même politique fut menée par la destruction d’édifices religieux. Avant la conquête, Annaba comptait 30 mosquées et 2 zaouïas, toutes pourvues d’écoles. Suite à l’occupation de la ville, 22 mosquées disparurent dans les démolitions. Pour celles restées encore debout, seules 2 avaient conservé une école. La mosquée Abou Merouane, centre de rayonnement culturel et scientifique construit au XIème siècle, fut confisquée et interdite aux fidèles musulmans. Les calligraphies ornant la mosquée et la médersa furent détruites. Après avoir usurpé l’édifice, les autorités françaises le transformèrent en hôpital militaire. Dans la même ville, le mausolée de Sidi Brahim al-Toumi et ses mosquées, construites au XVIIème siècle, furent confisqués et interdits d’accès à la population musulmane. Les lieux devinrent une sorte de cantonnement permanent pour l’armée d’occupation. A Bejaïa, la mosquée de la Casbah fut transformée en hôpital.

      POURTANT la convention signée entre le général de Bourmont et le Bey d’Alger, engageait la France à respecter la liberté de tous les habitants de l’Algérie, leur religion et leur propriété.
      Deux mois après la prise d’Alger et malgré la convention signée par le général de Bourmont, le général Clauzel inaugura une politique de lutte contre la religion musulmane en la privant de ses moyens d’existence par la confiscation des biens habous. Environ deux millions d’hectares de terre furent confisqués et plusieurs dizaines de mosquées furent fermées. Un grand nombre de cimetières furent labourés afin de les transformer en terres arables pour les colons. Les religieux, qui refusaient de faciliter ces confiscations, furent voués à l’internement et à l’exil, comme le mufti malékite Belkebabti qui fut déporté puis emprisonné en Corse avant d’être expulsé à Alexandrie en 1848
      Après l’adoption de la loi de séparation des cultes et de l’Etat en 1905, la laïcité ne fut jamais appliquée au culte musulman dans une Algérie colonisée qui avait juridiquement le statut de département français. Alors que la loi de séparation des cultes et de l’Etat s’appliquait pleinement aux cultes catholique, protestant et juif, l’administration coloniale continuait de maintenir le culte musulman sous sa subordination immédiate. Afin de contrôler l’Islam, les imams, les muftis ou les qadis étaient nommés et salariés par la puissance occupante qui les contraignait à être les « voix de la France » dans les mosquées et autres lieux de cultes musulmans
      La République laïque apporta un fidèle soutien à l’action de l’Eglise qui faisait office de précieux appuis dans sa lutte contre l’Islam. Du 3 au 7 mai 1939, se tint à Alger le congrès eucharistique qui se réunit avec l’appui officiel du gouvernement laïc soutenu par l’assemblée élue en 1936 sur le programme du Front Populaire. Dans son discours aux congressistes, le cardinal Verdier affirma sa volonté d’évangéliser l’Algérie et au-delà l’ensemble de l’Afrique : « Si vous êtes venus tenir ici vos assises eucharistiques, c’est surtout, vous ne l’ignorez pas, afin d’y célébrer le centenaire d’un évènement à jamais mémorable pour l’Eglise et pour la France. En 1839, Alger, la ville blanche, dressait ses terrasses sur la mer comme un défi aux peuples chrétiens. Voici que sur un de ses minarets, s’élève la croix du Christ, et Alger devint soudain la porte lumineuse par où pénétra, chaque jour plus rapidement jusqu’au cœur du continent noir, le flambeau de la révélation »
      Face au puissant mouvement de renouveau islamique qui se constitua en Algérie durant l’entre deux guerre sous l’impulsion du cheikh Abdelhamid Ben Badis , l’administration française, craignant que la contestation s’organise à partir des mosquées, réglementa limitativement le droit de prêche dans les lieux de culte qu’elle contrôlait. Le 16 février 1933, la « circulaire Michel », du nom du secrétaire général de la préfecture d’Alger, Jules Michel, enjoignait les autorités coloniales de surveiller les ouléma suspects « de chercher à atteindre la cause française »
      Expliquant le rôle central de l’Islam dans la résistance à la colonisation française, Ahmed Ben Bella affirmait que « si la colonisation a finalement échoué, cela est dû à un fait irréfragable : l’Islam. Qui n’a pas compris cela, n’a rien compris à la révolution algérienne, n’a pas saisi l’intelligence profonde des événements qui se sont déroulés sur notre terrain. […] Depuis environ quatorze siècles, le facteur islamique est le nœud gordien de nos latences, le noyau dur de notre identité »

      Commentaire basé sur :
      – Ageron Charles-Robert, Histoire de l’Algérie contemporaine
      – « Conquête de l’Algérie : crimes de guerre et crimes contre l’humanité »
      -Intervention de Messaoud Boukadoum à l’assemblée nationale française le 20 août 1947
      – Bennabi Malek, « A la mémoire de Ben Badis »
      -Hadj Ali Smaïl, « La mission civilisatrice, un processus de décivilisation », El Watan,

      Cordialement Khayi

      • Imène

        Merci 3mirouche pour cet éclairage. trés intéressant .yaatik essaha.

        • Albarracin de Sidi Bel Abes

          @Danielle!

          Mon aventure style « parapluie de Cherbourg » se déroule en 1952!
          Il en en est une autre , d’un autre genre, aventure « douce amère » à l’âge où déja on est sensible à la beauté naissante des futures jeunes filles !
          Comme le chemin vers l’école était suffisament distant, j’empruntais la route d’Oran pour me rendre à l’école Marceau à pied A Mi -chemin , j’étais doublé par un breck fermé , ouvert à ll’arriére par un petit portillon ! L’ouverture me laissait entrevoire une fille de mon âge sans doute fille d’un proprétaire terrien!
          Un jour , J’eu l’audace de courir et de sauter sur le marche pied!. La toute jeune fille me regarda sans brancher, ni souriante, ni sévère! Mais en sautant sur le marche pied , je donnais un mouvement au cabriolet!
          lLe cocher, musulman donna de son long fouet une tirade vers l’arrière il me fallut abandonner mon aventure naissante!
          C’est ainsi que j’étais le petit marcheur amoureux d’une petite princesse sans nom! Qui me doublait sans mal et sans malice!
          Si la demoiselle en question aujourd hui je l’espère pour elle me lit, qu’elle sache que ce fut mon tout premier béguin .Elle qui me doublait sans connaitre mes sentiments d’adolescent sur la route d’Oran!! _Le Rocher Bel abbés!! On ne déserte jamais les paysages de son enfance! Et si nous sommes intervenants sur le site la VSBA, c’est pour jouer les prolongations d’une jeunesse interrompue brutalement !
          Bien cordialement

          • Danielle B

            @ MR ALBARRACIN
            Encore un récit de vous qui m’émeut vous ne pouvez pas savoir, j’imprime tout ce qui est écrit de beau sur ce forum que ce soit de vous ou d’autres intervenants
            cette petite demoiselle ne saura jamais quel homme extraordinaire vous êtes devenu, dommage qu’elle n’ait pas cherché à vous connaitre
            dommage ce cocher trop zélé (rires)
            j’espère aussi de tout coeur qu’elle vous lise , est-ce que ce serait consolation pour vous????
            comme vous avez raison de dire que si nous intervenons sur ce site c’est pour prolonger une jeunesse qui malgré des vicissitudes a eu aussi de nombreuses heures de joie et de tendresse, on ne peut pas tirer un trait sur une époque magnifique dans un pays tout aussi magnifique
            encore MERCI monsieur pour cette confidence
            bonne soirée
            amitiés

            • Danielle B

              @ MR ALBARRACIN
              avant de m’attirer les foudres de certaines personnes je tiens à préciser :
              lorsque je dis une époque magnifique je précise qu’il s’agit de celle de notre enfance et adolescence
              ce sont les années de notre vie où l’insouciance prime, on ne voit que le bon côté des choses, on profite de la vie, on est jeunes et beaux, le monde nous appartient et on s’imagine que tout le monde il est beau et gentil (rires) comme disait Jean Yanne
              bonne soirée à tous

            • Albarracin de Sidi Bel Abes

              @Danielle
              Merci, j’avoue que ce n’est pas sans hésitation que je confie sur un site public, quelques traiits de la vie de la-bas nullement aux antipodes des choses de la vie….Car où que l’on soit, qui que l’on soit; nous sommes des êtres sensibles!!
              Consolation déja, ma chère puisque vous me lisez!

              • Danielle B

                @ MR ALBARRACIN
                je suis d’autant plus touchée car je vous sais pudique sur votre vie privée, celle de maintenant et celle d’il y a longtemps , pas si éloignée que ça quand même, disons que c’était hier (rires)
                je vous ai toujours lu avec beaucoup d’intérêt , j’apprécie vos écrits et ça me ferait trés plaisir de faire un jour votre connaissance
                notre vie là-bas n’a jamais été aux antipodes de la vie, elle était différente de celle d’ici en france c’est tout et notre sensibilité est toujours à fleur de peau, c’est peut-être pour cela que nous souffrons autant
                bonne soirée monsieur
                en espérant que vos ennuis de santé soient derrière vous
                amicalement

                • Albarracin de Sidi Bel Abes

                  @ Danielle
                  Il est tard et je reviens d’une réunion! Je lis votre message qui me touche!
                  Nous rencontrer un jour ? Ce serait et ce sera avec plaisir!
                  Qui sait , On ne peut pas dire ..;Fontaine….vous connnaissez la suite!
                  Merci pour votre aimable suggestion La santé est sous surveillance mais le plus mauvais ne sont que des souvenirs§§§§
                  Cordialement

                  • Danielle B

                    @ MR ALBARRACIN – bonjour
                    oui je connais la suite de la fable merci (rires)
                    il ne faut jamais dire jamais ça aussi j’y crois mais le tout est de savoir QUAND??????
                    pour votre santé ça me fait plaisir de savoir que vous allez mieux
                    portez vous bien et passez une bonne journée
                    amicalement

  3. Claude.B

    Monsieur DOUAR ,bonjour ,
    Votre article est très instructif dans la mesure ou il prouve que les lieux de cultes peuvent être préservés en étant reconvertis ,au lieu d’être soit laissés à l’abandon soit carrément démolis .
    Personnellement ,si le souhait n’était pas de maintenir les églises en tant que telles ,je trouve très positif qu’elles puissent devenir des lieux de culture ,le bâti peut perdurer ,surtout lorsque ce sont de belles constructions ,et la mutation en galerie d’art est plus respectueuse de ce que représentait ce lieu pour nous ,chrétiens ,que l’abandon et le pillage .
    Je tiens à remercier tous ceux qui entreprennent de telles démarches pour la sauvegarde de ces monuments qui ont une histoire et une valeur architecturale certaine ,je suis très sensible à ce respect .
    Cordialement .

  4. gamra de sidi khaled

    oui il faut bosster ces activités sociales

  5. OUERRAD

    il n y a pas que les edifices qui tombent en ruine ; avez vous vu l etat des cimetieres français et juifs ? Vous allez me dire et l etat de nos cimetieres à nous ? rabi yahdina
    mekri mustapha : as tu lu l hommage que j ai envoye pour notre ami BOUFELJA decede le 12 avril dernier ??

  6. kaid

    Bon réflexe puisque c’est encore le mois du patrimoine Le réflexe pourrait attire le regard des responsables locaux

  7. OUERRAD

    @kaid
    rak mennitek wine rahoum les responsables locaux
    EL MIR ????qui ne connais pas sa ville , à part chez lui , sa rue , et la poste pour le CCP
    LE DEPITE ??????qui ne connait que l immeuble qui abrite l APN ??? et le CCP à 40000000
    LE SENA TOUR ???? Qui ne sait plus où se trouve SIDI KHALED ????

  8. Arbi

    Mais c’est la catastrophe d’aprés OUERRED ?Personne n’est as place

  9. KADA

    Les lieux de cultes sont plein de monde et les coeurs sont vide de FOI

  10. OUERRAD

    @ARBI
    C est mon avis et ça reste un avis ;;;; no comment ???

  11. OUERRAD

    @KADA
    Ils sont pleins fi ramadhan wel djoumouaa sinon EL FEDJR Qui trouve t on ???

    • Amirouche

      @OUERRAD
      Bonsoir
      Je suis totalement de votre avis .Le maire ou n’importe quel responsable devrait rencontrer les citoyens , écouter leurs opinions , leurs conjectures, marcher dans la rue …..
      Se prennent-ils pour des Pharaons ?

  12. OUERRAD

    @AMIROUCHE
    3ANDI GHIR FARAOUN WAHED les autres d où me les sors tu ???

  13. OUERRAD

    @AMIROUCHE
    Le code de l APC stipule que les reunions de l assemblee sont publiques , cela n a jamais ete applique .
    Te rappelles tu le feuilleton MONSIEUR LE MAIRE Avec STEVE MAC QUEEN ??

  14. OUERRAD

    DERNIERE NOUVELLE ? BOUTEF va nous parler ;;;;

  15. hamid

    salut freres ouerrad et amirouche pour les apc et pour assister aux reunions il suffit de connaitre un elu et les jeux sont faits vous allez bien le renard est de retour

    • Amirouche

      @hamid
      Salut Khayi
      Le lapin se réveillera tôt le matin ! la prochaine fois venez dès que le berger fait sa prière du coucher du soleil et que le lapin sort de son terrier !
      A demain peut être Si Hamid
      Sallam

  16. OUERRAD

    @]HAMID
    J espere que tu vas bien avant que j oublie il y a 20ans tu ne m as paye de cafe sur la CANEBIERE ??
    @AMIROUCHE
    KHAYI moi je vais au pieu le renard est de retour , jespere qu il est tout seul cette fois sans DIB ni SLOUGUI ni TATA FAIZA
    BYE BYE @TOUS ???

  17. Danielle B

    @ CLAUDE
    C’est vrai qu’on ne pense pas à demander à nos parents ou grands-parents des précisions sur certains événements qui ont marqué notre vie et après c’est trop tard
    j’ai cherché dans mes vieilles photos, j’ai trouvé une photo de ma confirmation mais pas de date, je devais avoir 6-7 ans ce qui me ferait dire que je l’ai faite en
    50-51 mais sans certitude
    heureusement j’ai réussi à récupérer de vieux livrets de famille qui m’ont éclairé sur mes ascendants, je n’ai qu’une tante côté maternel pour éclairer de temps ma lanterne lorsqu’elle va s’éteindre, heureusement d’ailleurs elle a 80 ans et une mémoire infaillible
    sinon à part elle tout comme toi je n’ai plus personne vers qui me tourner alors bien souvent côté paternel je reste avec mes interrogations
    amitiés

  18. CHOT Lahcène

    une seule image me traumatisme dans mon enfance c’est la violence abrupte absurdes barbares des légionnaires sur les enfants ….et personne ne nous dira de nous taire ou de dénoncer cette barbarie …c’est immonde insensé monstrueux ces gros malabars plein de ouf en armes qui courent derrière les enfants en leurs faisant peurs avec leurs mitraillettes ….quel bbandes d’abrutis …

    ALLAH LES JETENT EN ENFER

  19. Mohamed-Senni

    @ Danielle B.
    Bonsoir Madame.
    Les Belabbésiens qui ont eu à accomplir ce qu’ils ont fait – et je rends grâce à Dieu d’avoir été du nombre – envers Père Mas n’ont, ni à être remerciés ni à être encensés pour la simple raison qu’ils n’ont fait que leur devoir pour un des leurs.
    Si cela peut atténuer ce que vous avez ressenti au sujet de sa maladie, je suis intimement convaincu qu’il n’en avait cure tellement il était habité par Dieu ce qui devait l’emmener à se néantiser face aux épreuves qu’elles fussent physiques ou morales. Par ses intimes convictions féales, il me donnait cette impression que la vraie foi se mesurait à l’aune de ce cher ami. J’ai la prétention de penser que nos rapports avait un plus par rapport à ceux qu’il entretenait avec d’autres. Je suis reparti de chez lui deux fois complètement bouleversé : la première quand il me donna un exemple de l’amour maternel tiré d’un passage de Montesquieu (j’hésite sur le nom de l’auteur) et la seconde fois quand je suis parti lui faire mes adieux à la veille de mon départ pour entamer mes études supérieures à Lyon à partir du 1er octobre 1070. Au moment de partir il me dit : »Va! La réussite t’attend et n’oublie pas de me communiquer tes notes. »
    Quand il m’avait reçu la première fois chez lui, il me fit instantanément penser à Monseigneur Bienvenue qui, victime d’un bagnard, lui permit par quelques phrases de vivre une transfiguration : le bagnard était Jean Valjean des « Misérables » de Victor Hugo.
    Quand je suis retourné, en 1973, j’ai commencé à travailler au centre du Pays. Je venais environ deux fois par mois à Sidi-Bel-Abbès et lui rendais visite. Quand sa mission prit fin il s’installa à Oran et chaque week-end un Belabbésien le ramenait chez lui pour passer quelques nuits. J’ai eu l’occasion de l’y rencontrer à chacun de mes déplacements. Un jour je suis allé le voir chez un ami qui, dès qu’il m’aperçut me dit : « Tu es venu voir le Père? Il n’est pas ici. Untel me l’a volé. » C’était sublime. Ah ce sourire, tout d’humanité fait qui revigorait les plus désespérés!
    Chère Madame. J’ai bien noté votre voeu de voir ceux qui l’ont entouré mériter d’une place de choix au Paradis. Personnellement, un simple strapontin me suffira pleinement. Le tout est d’oeuvrer ici-bas pour le mériter.
    Je ne vois aucun problème à ce que vous partagiez ces commentaires. Une fois écrits ils ne m’appartiennent plus. Je vous charge de leur transmettre mes salutations. Une dernière chose : Père Mas a été heureux. Pouvait-il en être autrement d’une scintillante étoile qui nous est tombée du ciel?
    Bonne fin de soirée.
    Cordialement.

    • Danielle B

      @MR SENNI
      Bonsoir Monsieur
      Quel magnifique récit sur notre Abbé tant aimé MERCI MERCI
      je ne suis pas trés originale mais je ne sais pas quoi dire d’autre tellement je suis émue, vous me comprenez n’est-ce pas???
      je n’avais jamais su tout ce que vous me racontez sur lui, d’ailleurs je crois que bien peu de bel-abbésiens soient au courant et le connaissaient vraiment, j’ai le souvenir d’un homme secret , distant et assez froid qui n’incitait pas l’enfant que j’étais à en savoir plus sur lui, sa vie et ce qu’il pouvait ressentir comme je le regrette, j’ai le sentiment d’être passé à côté de quelque chose d’exceptionnel et vous me donnez non seulement des regrets mais aussi des remords
      nous ne savions de la fin de sa vie que le fait qu’il soit mort pratiquement aveugle chez les petites soeurs des pauvres à Oran sans plus,
      je vais regrouper les informations les plus importantes que je vais transmettre à mes amis et je vous suis reconnaissante de m’autoriser à le faire,
      encore MERCI pour votre gentillesse et votre bonté , je suis persuadée qu’une fois arrivé là-haut vous n’aurez pas un strapontin mais un fauteuil bien confortable, DIEU pense surement comme moi
      je vous fais toutes mes amitiés et je vous souhaite une bonne fin de journée

  20. Mohamed-Senni

    @ Danielle B;
    Prière lire : »l’amener » et non « l’emmener ».Toutes mes excuses.

  21. Werdiren I

    Bon, je vois que mes commentaires allant à contre courant ont été supprimés, j’ai compris, continuez à vous encensez et à vous congratulez à qui mieux mieux, pour moi Capri c’est fini. Vous êtes de grands démocrates, enfin des démocrates algériens qui sont pour la libre expression mais seulement lorsqu’elle va dans votre sens.

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