La Voix De Sidi Bel Abbes

Les cafés de Ammi Ahmed…« Une rencontre fortuite… » par notre ami Mémoria.

tasse-de-cafe-cafe-en-grains-164559Les fraîches matinées d’octobre à Sidi Bel Abbès restent un don d’Allah après l’été caniculaire et lourd à négocier pour le citoyen lambda …Ammi Ahmed qui a presque percuté par hasard son camarade d’école Si Tahar , résidant à Alger mais passant quatre mois de l’année dans sa villa des hauteurs de la ville pour se ressourcer…
– « Oh Si Tahar 24/29 qui porte de grosses lunettes et ne reconnait plus ses amis d’antan même devant le Café du …Petit Paris ! As-tu oublié les cireurs qui polissaient les chaussures jaunes /marrons de sortie des légionnaires faisant relâche après l’anisette chez Aldo d’en face ? Ou c’est l’armée des frontières et l’Algéroise qui t’ont fait oublier le Bled et la tribu… ? Mâalich je te paye un thé à la menthe et chhiiba s’ils en font encore ici les jeunes d’aujourd’hui !!! »
– « Smahli Si Mohamed, je ne t’ai pas reconnu et ne t’aurais pas parlé si tu ne m’avais pas rappelé le FM 24/29 qui m’a brisé l’épaule avec cette arthrose qui me fait souffrir l’hivers sur les hauteurs d’Alger depuis que Dziria n’est plus là pour me la masser! Mes fils s’occupent de moi maintenant avec leurs toubibs mais les calcaires de Cao Bang m’ont inoculé leur virus bien plus que les mines de la ligne Challe…et les emmer…de leurs rejetons ! Rebi Kbir !!! »
Tout confus d’ignorer la mort de l’épouse de son camarade d’antan, Ammi Ahmed présente ses excuses attristées et guide Si Tahar vers une table en retrait pour s’asseoir. Il remarque que ce dernier voit mal puisqu’il a même oublié son prénom…à défaut de le dévisager…Et puis les visages se sont émaciés avec les décennies et les aléas de la vie. La jeunesse et l’arrogance, la fierté pour certains, tout cela a fondu au soleil d’Allah et s’est dilué sous la poussière des savates des spectateurs. Les pathologies ont grignoté l’…Agora et ses déserteurs pour ne laisser place qu’aux déficients et la rumeur nocturne de Madeleine Mouton…Et puis le thé sans Chhiba est servi et Ammi Ahmed dévisage l’ancien tirailleur qui le regarde droit dans les yeux.
– « Ah Si Belgacem, je n’oublie jamais les frères et je n’ai pas encore perdu la mémoire. Je suis même passé avec mon fils de Bel-Abbès, le DG que tu connais, voir un ancien à Ténira pour qu’il nous pardonne…Au retour près de Belouladi, nous nous sommes arrêtés près d’un cimetière pour honorer la mémoire du chahid Amirouche El Mâaskri tombé…accidentellement au lieu-dit ! »
Ammi Ahmed ne tenant plus devant cette méprise sur sa personne se leva tout à coup en se penchant par-dessus la table et parla à voix basse à l’oreille de Si Tahar, attirant pendant quelques secondes l’attention de trois clients attablés près d’eux …
« Ya El Hadj Tahar, je ne suis ni Si Belgacem que je n’ai jamais connu, ni l’Indochine de Dien Bien Phû, ni la ligne Challe ! Je suis Ammi Ahmed de la zone 5 .J’étais avec Si Amara Bendahou dit Commandant Belahcène de Tajmout… ! Je ne connais pas ton DG de fils, d’ailleurs le mien ne les aime guère depuis que le sien, universitaire multi diplômé, cherche à prendre le large parce qu’il n’a pas trouvé de profil d’électronicien dans la ville de …l’électronique ! Il nous a même supplié de ne plus lui payer d’abonnement Internet car c’était du gaspillage inutile selon lui tant les opérateurs et sociétés publiques et privées de SBA exhibaient des mails dont ils avaient oublié les mots de passe… ! Ils en étaient restés à la civilisation orale et la Com des zerdates et des canapés… Je n’ai pas compris ce qu’il voulait me dire ce petit fils devenu adulte tout à coup ! Le temps passe vite … !»
Si Tahar accusa réception du speech apparemment et serra le bras de son interlocuteur en lui ordonnant de se rasseoir.
– « Assieds-toi ya Ammi Merzouk ! Je te croyais plus lettré que çà ! Ne t’emporte pas ! C’est une question de mentalité(s) et de …savoir vivre ! Tu es trop coincé et tu ne t’es pas adapté au nouvel ordre mondial…Je te souhaite plein de Omrates comme celles que m’ont payées mes fils pour m’éloigner-disaient-ils- de la foire d’empoigne qui régnait à Béni Mezghena même si les …sirènes du port et ses dépôts adoucissaient les mœurs .Bouchnak et Boukhriss se seraient retournés dans leurs tombes devant la manne qui coulait sur les quais! Ce temps est révolu pour nous et je vois que …Merkare City est aussi contaminée par la ploutocratie et le népotisme ! Pourquoi ne m’en as tu pas glissé mot pour que j’en parle à mon DG de fiston ! Oulida je t’assure ! Il a aidé pas mal de gens et fi Sabil Allah bark et puis il y a deux complexes de systèmes électriques qui ne fabriquent pas que des …fusibles comme le nôtre d’Alger où travaille ma troisième fille maintenant …! Tu n’as pas encore appris à baisser la voix avec ces oreilles de la Boulitic qui sont près de nous et pressés de remplir leur bulletin quotidien…!!! »
Décidément Si Tahar devait avoir un début d’Alzheimer et Ammi Ahmed restait sûr qu’il ne l’avait pas reconnu et l’avait intégré à la cour des courtisans du Bled qui le sollicitaient très chichement pour transmettre dossiers divers à la hiérarchie que représentait son fils qui lui avait pourtant interdit avec l’âge d’accepter enveloppes scotchées en son nom !
Ammi Ahmed, déçu par la prestation du camarade d’une école séculaire qui avait été rasée il y a quelques années, dût se dire qu’il faisait partie lui aussi des gravats de ce patrimoine immatériel de la ville de Sidi Bel Abbès tant les cris de joie de l’innocence de ses enfants s’étaient éparpillés comme des fétus de paille aux quatre coins du monde !
Ammi Ahmed, l’ex guetteur de l’ALN, héla le cafetier pour payer les thés mentholés .Les trois consommateurs d’à côté ne leur jetèrent aucun coup d’œil. Il regarda une dernière fois Si Tahar de l’armée des frontières pour lui dire adieu !
« Hadj Tahar, je te souhaite une bonne retraite chez les enfants et prends soin de toi ! Je ne te donnerais pas le dossier de mon petit fils qui a terminé son service national depuis plusieurs mois. Un cadre de la communication d’une grande société de chez nous lui a même souhaité beaucoup de …courage pour être recruté même avec ses bagages et son CV par les deux complexes ? ! Je n’ai rien compris à ce charabia ! Et puis Si Tahar la Boulitic Polis n’existe plus depuis que Si Abdelaziz à qui nous souhaitons longue vie l’a abrogée sur un simple décret ; un grand nombre d’entre eux n’avaient pas le temps de rédiger un rapport de situation clair et détaillé et cela alimentait la contre-information et la rumeur. Le bilan est là et seul le Mektoub nous a réunis ! Allah yarham Chouhadas !!! »
Ammi Ahmed sortit seul de l’établissement et s’empressa de se diriger vers la grande poste qui faisait face au cinéma Empire .Le macadam et ses escaliers usés par une saison caniculaire exceptionnelle portaient les stigmates de millions de traces de savates invisibles d’une Vox Populi à la fois sourde et inaudible…

Par Mémoria

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Posté par le Oct 16 2016. inséré dans ACTUALITE, CONFIDENCES. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

15 Commentaires pour “Les cafés de Ammi Ahmed…« Une rencontre fortuite… » par notre ami Mémoria.”

  1. SBA

    Bonne soirée. Un joli texte de très bonne facture qui honore l’auteur et le journal. Franchement cette rencontre fortuite est riche en enseignements C’est toute une génération qui se sacrifia pour libérer le pays du joug colonial et tout son long cortège de deuils de veuves et autres atrocités…qui est maintenant oubliée par tant d’ingratitude qui toucha même leur progéniture. c’est ma première lecture car il existe tant de messages dans ce récit qui eu pour cadre un nouveau café du boulevard Larbi Tebessi Le dialogue entre les deux personnages fit ressortir Un grand Ammi Ahmed entier et modeste … Une fois de plus Merci à vous si MEMORIA

  2. OUERRAD

    No comments ,,,,ou plutot si ,
    il ya des moments ou on a envie de faire comme les jeunes ,,,,
    el boti wel harga ,,,, tellement ,
    l air est vicie ,, voire POLLUE.
    Sur les rives de la MEKERRA , et à travers les 48 wilayas ,,,,,
    je n ai pas aime :depuis que si abdelaziz ,,,,,,
    la bouliss boulitic reste toujours aussi forte et aussi dangeureuse ,,,,
    pas pour le compte de la patrie ,,,,
    mais pour le compte du ,,, CLAN.

  3. Mme CH

    Ohhhhhhh…!!! j’ai bien fait d’attendre, je parle du Balagh bien sûr….. hé ben dis-donc….les ondes télépathiques sont toujours là….!!!!

    Enfin 3ammi Ahmed est de retour….voyons ce qu’il va nous raconter en nous offrant un café pur arabica j’espère….!!! Alors, prenons le temps de lire entre et sous les lignes, donc je vous dis…je re….Inchaallah…!!!!

  4. Mohamed Ghalouni

    Bonjour Grand Mémoria ,
    Azul ahmayen alehvev ass amegaz amervouh ,

    Comme à l’accoutumée le Grand Mémoria nous revient avec un texte de haute facture sur Ammi Ahmed que j’ai lu avec un grand intérêt . Je suppose que la saga « Les Cafés de Ammi Ahmed … » continu au grand bonheur de nous tous . Dans le texte , vous évoquez le chahid Si Amara Bendahou alias le Commandant Belgacem que j’ai suivi sur votre page fb , j’ai vu sa photo en compagnie d’autres moudjahidine . Mais ce que je n’ai pas compris , il est mentionné que le martyr le Commandant Belgacem tombé au champ d’honneur en novembre 1960 « a été dégradé par les moudjahidine en 1984 » … !! Pourquoi et si toutefois vous avez une réponse à ma question !!
    Voilà mon cher Mémoria , j’espère qu’on ne va pas faire un autre « Balagh » dixit la Grande Dame CH que je salut au passage … j’espère aussi lire votre dernier ouvrage « Le Traquenard de Poitiers » quel bonheur pour mon ami Amirouche , il l’a déjà lu … !!

    Bonne journée à toutes et à tous !!

  5. SBA

    Heureux qui a pu lire tout nouveau ouvrage. Peu être l’auteur pourrait donner une idée de son’ultime ouvrage car ici ce n’est juste’un titre. On’reste sur notre soif

  6. Amirouche

    Bonjour Mémoria,

    Whaouh! pour le texte, Hummm, pour le plaisir de la dégustation du thé à la chhiba, bravo pour la photo choisie et finalement ziiiiip pour la mémoire « traumatique » du vieux si Tahar. Heureusement que ce dernier est « apparemment » bien pris en charge par ses enfants, comme il pourrait croire y avoir, et peut être qu’il en n’a pas !…chose plausible du fait de son Alzheimer dû à son age avancé ou à l’impact psychologique de sa montée au Jbel durant sa jeunesse .
    Après la poste, Ammi Ahmed ferait mieux de prendre son café à la maison autour de la maieda en compagnie de khalti Mama…rahe habalha meskina ( rires )
    Grand frère, les lecteurs et lectrices de Merkare City et même d’ailleurs sont contents de vous lire. Tout en laissant à Mme CH le soin de nous exposer sa lecture des « entres et sous les lignes  » de cette rencontre fortuite, je vous dis Merci
     » Et le bilan est là !!!  »
    Fraternellement.
    Salam

  7. Mehdi

    Qui de Ammi Ahmed ou de Si Tahar se trouve réellement déphasé? Hada Hal Eddounia: Chi Tala3 Wa Chi Habat, Mais… Etala3 est-il forcément celui qui «monte»?
    Merci Mr Mémoria pour ce beau partage!

  8. sidi yacine

    Content de vous lire mon frère Mémoria…Puissent ainsi d’autres guillemets viennent garantir les prochaines histoires .

  9. LOULED ABDELKRIM

    Merci beaucoup Mr Mémoria, excellent travail, ne nous priver pas de vos écrits, nous attendons la suite impatiemment la suite.

  10. Mme CH

    Tout d’abord je dois féliciter mon grand frère Mémoria pour ce beau récit très riche en informations historiques, sociales, politiques et même médicales…!!! Une intrigue, comme il sait les faire avec l’art et la manière….!!! Je pense plutôt à une intrigue sans intrigue, car quand on lit entre et sous les lignes on comprend les dessous-dessus de l’étoile de fond…!!!

    Alors, aujourd’hui permettez-moi de relever les mots et les phrases clés dans le texte de 3ammi Ahmed Fi 9ahwat 3ammi Ahmed….!!! les voilou….

    L’été caniculaire et lourd…….a presque percuté ……..Si Tahar 24/29…… les cireurs…….les légionnaires……..l’armée des frontières……….la tribu…….un thé à la menthe et chhiiba…… Cao Bang….. la ligne Challe……..l’Agora et ses déserteurs…….Madeleine Mouton………… chahid Amirouche El Mâaskri tombé accidentellement …………l’Indochine de Dien Bien Phû…….la zone 5……..Amara Bendahou dit Commandant Belahcène……..DG……cherche à prendre le large……n’a pas trouvé de profil d’électronicien dans la ville de l’électronique ! …….. en étaient restés à la civilisation orale et la Com des zerdates et des canapés……… C’est une question de mentalité(s) et de savoir vivre !……..nouvel ordre mondial……..plein de Omrates…….Bouchnak et Boukhriss……….la manne…….Merkare City est aussi contaminée par la ploutocratie et le népotisme !………fusibles………oreilles de la Boulitic….. Alzheimer……… à la cour des courtisans du Bled qui le sollicitaient très chichement pour transmettre dossiers divers à la hiérarchie…….école séculaire qui avait été rasée……….. patrimoine immatériel de la ville de Sidi Bel Abbès……..des fétus de paille
    l’ex guetteur de l’ALN…….une bonne retraite……la Boulitic Polis l’a abrogée sur un simple décret……..Si Abdelaziz………la contre-information et la rumeur……Le bilan est là………
    les stigmates de millions de traces de savates invisibles d’une Vox Populi à la fois sourde et inaudible……………Mémoria

    A partir de là, on peut écrire des livres…!!!

    Je commence par Madeleine Mouton, la seule femme guillotinée en Algérie; elle fut exécutée à Sidi Bel Abbes, le 10 Avril 1948. Elle avait été reconnue coupable d’avoir empoisonné 11 personnes : 7 mortes, 4 rescapées.
    « L’ancien bourreau d’Alger Fernand Meyssonnier atteint d’un cancer du foie, avait déclaré « Quelqu’un comme moi, qui ai exécuté 200 bonshommes, il ne peut pas se permettre d’avoir peur, hein ! »…….. Il pense aussi à la mort de certains condamnés. Il y en a trois, pas plus, à propos desquels il se dit « troublé » : Fernand Yveton, le communiste, Abderrahmane Taleb, le « chimiste » (qui préparait des bombes), et Madeleine Mouton – « Ces trois-là, j’ai presque un peu de regret. Si j’avais pu, je les aurais sauvés. Attention, c’était vraiment des criminels, hein ! Mais, va savoir pourquoi, j’aurais préféré qu’ils meurent d’un arrêt cardiaque. » (Catherine Simon, Le monde, 16.09.2002)

    Un Mousselssel à suivre….!!!!

    • Mme CH

      A la liste des mots clés, j’ajouterais, Le Mektoub…..Allah Yarham Chouhadas….!!!

      Je profite pou saluer à mon tour le grand et sympathique Monsieur Mohamed Ghalouni qui ne doit pas trop s’éloigner lui aussi, sinon les Balaghs vont me coûter les yeux de la tête……!!!!

      Je vous dédie ainsi qu’à tous les algériens rescapés de la guerre d’Indochine – (qui leur a été imposée par le colonisateur barbare)- les paroles officielles de la chanson « Kao-Bang »:

      La petite fille est une guerrière
      Elle joue à ce qu’il ne faut pas faire
      Contre les dragons, elle frappe les yeux fermés
      Avec son sabre attaque les cavaliers
      Sur un cheval en Mandchourie
      C’est dans la plaine qu’elle y sévit

      Le baron fou est un tyran
      Il pille, il tue les paysans
      Et ses bandits ont volé l’or du Sin Kiang
      Elle décida d’y mettre K.O. Chaos Bang
      La guerre fit rage jusqu’au matin
      La ville tomba entre leurs mains

      Kao Kao Bang
      Kao Kao Bang
      Kao Kao Bang
      Kao Kao Bang

      Et dans le ciel elle est si belle
      Quand elle sourit sous le soleil
      Avec son sabre défendra son village
      Et les dragons les mettra dans une cage
      La petite fille est une guerrière
      Elle joue à ce qu’il ne faut pas faire

      Kao Kao Bang
      Kao Kao Bang
      Kao Kao Bang

      Mes Amitiés..!

  11. elabbassi

    Me CH en parlant de la retraite vous m’avez rappeler l’interview ce matin de directeur de recherche au ministère de l’enseignement supérieur avec la plus corrosive Souhila el hachemi de la radio chaine 3..le sujet etait le retour des chercheurs algériens avec un billet en première classe pour servir leurs pays. alors qu’un européens les plus grand imminents scientifiques si tu les invites c’est avec une grade joie ils ne demande rien sauf une réservation d’hôtel et un taxi ils payent tout de leurs poches. ces gens là bizarement que ceux qui sont partie vers les pays anglos saxons des vieux qui veulent subitiment servire soit diant leurs pays tout cela sent l’odeur de la retraite. aux etats unis comme au canada comme aux pays du golf y’a pas de retraite prépare ta retraite toi moi ou va chez le privé qui t’enlEver la peau des dos. Le responsable de la recherche était el miskine completment a coté et puis comment donner des postes a des etrangers au sein d »un conseil scientifique qui fonctionne a la mesure de la politique et non a mesure de la science. le conseil scientifique c’est le budget c’est l’argent et si l’etat reduit le chapitre équipement personne ne viendra au conseil scientifique ils viennet que pour les devises et le budget de recherche tout le monde le sait. on plus on veut ramener des algériens établis a l’étranger pour siéger pour faire quoi?? Pour frapper la table pour avoir une retraite?? Donc la majorité qui sont parti al’etranger pour cause d’argent a l’age de 60 ans ils veulent revenir en algerie pour la meme cause l’argent dans ce pays le notre qui ne sait pas encore faire planeter un olivier n’a pas besoin de chiki de faire la recherche comme alibis afin de se sucrer. il fallait dire ouvertement  »on veut de l’argent » et les choses seront mieux posé au moins les vraie chercheurs algériens de très hauts niveaux qui sont partout sur le terrain auront enfin la paix de travailler souvent en puisant dans leurs poches pour faire de la recherche sans rien demander a l’état. ces vraies chercheurs du terrain sont partout entrain de porter le pays sur leurs dos. comme ils n’ont pas assez de temps pour occuper les bureaux ce sont ces bureaucrates qui crèvent le budget d’État et qui font fuir les plus ardu des chercheurs en le poussant soit a la sortie soit a l’abondant en redevenant comme eux un bureaucrate magouilleurs avec les syndicalistes. l’algerie est certe généreuse parsa nature mais faux pas abuser les algériens qui sont partie a l’étranger ils ont fait du quite au double il faut accepter la réussite comme les échecs
    mais ne pas profiter des deux cotés et redevenir opportuniste là ou il le râtelier on introduit son museau il faut avoir le nif et la dignité d’un algérien celui qui fait cela n’a aucun gêne algérien ça doit être un étranger établi en Alger et qui mange a tous les râteliers tu as beau l’insulter le pousser il reste agripper au râtelier comme un bétail
    comme certain peuple qui ont établis un adage en disant
     »sallame 3la el kelb man foumah waddi salahték mannah »
     »embrasse le chien sur son museau et tire ta chaise d’entre ces mains »
    la majorité des algériens ne peuvent pas faire cela même si ils sont considéré comme kh’chane et mal conditionné devant les porte d’entrés ou de sortie
    ces algeriens etablie a l’etranger redevenue vieux et au point d’etre ejetcté par les etats unis le canada et les pays du golf essayent de présenter leurs cursus de quoi trouver une pette retraite au conseil scientifiques.. bien que je sais que les algériens les vraie ont du nif ils ne reviendront pas ils ont fait le quitE ou double. ces gens là sont les biens venues. ils n’ont qu’a contacté les chefs de départements de chaque université et je suis sure le chef de département va leurs trouver des heurs pour donner des chapitres de cours.. on n’a besoin de gens des cours des TP et TD on n’a besoin de chercheur.. la recherche c’est l’innovation celui qui a quelque chose a prouvé l’ENI la Sonacome la sonelgaz CCLS la sonatrach ETC sont a coté leurs problèmes sont identifié et du terrain ou tu sais ou tu ne sais pas.

    La retraite au Québec
    La retraite au Québec peut être prise à l’âge de 65 ans pour bénéficier de l’intégralité des prestations financières liées à la cessation d’activités. Vous pouvez vous mettre à la retraite à 60 ans, mais dans ce cas, vous ne percevrez qu’une partie des rentes. Avant 60 ans, vous ne percevrez rien jusqu’à l’atteinte de cet âge.

    En vous mettant à la retraite, vous bénéficierez d’une RENTE des régimes publics : la Sécurité de la vieillesse et le Régime de pension du Canada (fédéral) et le Régime de rentes du Québec (provincial). Généralement, le montant de chacune de ces rentes est peu élevé. C’est pourquoi la retraite au Québec doit se planifier tout au long de la vie. Les Québécois cotisent à des régimes de retraite privés : régime complémentaire de retraite (dits fonds de pension), compte de retraite immobilisé (CRI) ou fonds de revenu viager (FRV). Certains employeurs permettent à leurs salariés de cotiser à des régimes de retraites privés, généralement intéressants.
    Bénéficier de la retraite au Québec

    Pour bénéficier des versements de la Sécurité de la vieillesse et régime de pension du Canada, vous devez avoir vécu au moins 10 ans au Canada après l’âge de 18 ans. En fonction du nombre d’années que vous aurez vécu au Canada au moment de votre retraite, vous toucherez une pension pleine ou une pension partielle.

    Le montant de la rente versée par le Régime de rentes du Québec équivaut à 25 % de la moyenne mensuelle des revenus sur lesquels vous avez cotisé. Le montant est plafonné à 960 $ en 2011. Vous pourrez toucher également une rente de conjoint survivant si votre époux/conjoint est décédé.

    Pour percevoir ces rentes, vous devez obligatoirement en faire la demande.

  12. Cheniti Gh.

    Salam Frère Mourad ,
    Très heureux de te lire cher ami , comme d’habitude , tu nous régales avec un récit extraordinaire qui captive le lecteur par le biais de son héros Ammi Ahmed .
    Madeleine Mouton aurait pu connaître un meilleur sort post-mortem avec fleurs et fanfares ! ( peut-être du Flower Festival de Chiang Mai ? ? ))
    Avec mes amitiés . .

  13. Mme CH

    Salam..!! L’un des mots clés relevé dans le récit de mon grand frère Mémoria est « Cao Bang »

    « Octobre 1950. Episode clé de la guerre d’Indochine, Cao Bang est la première grande défaite d’un pays colonisateur face à une armée de libération nationale, un «désastre» qui porte les germes de l’effondrement de l’empire colonial français. Bâti autour des témoignages inédits des rares soldats rescapés, ce document retrace le parcours de ces jeunes hommes en quête d’aventure et d’exotisme, engagés dans une guerre que beaucoup croyaient romantique. Replongeant dans leurs souvenirs, ils évoquent les événements qui ont conduit à la défaite française et révèlent un épisode de ce conflit passé sous silence par les états-majors, le gouvernement et les médias. »

    Ce qu’on ne lit pas dans ce qui suit : la participation de tout un bataillon de tirailleurs algériens qui ont été obligés de faire une guerre qui n’est pas la leur…!!!

    Les chiffres des pertes varient suivant les auteurs, néanmoins il semble que le corps expéditionnaire ait perdu dans cette bataille environ 5 000 hommes sur les 7000 engagés (tués, blessés et prisonniers). Sur les 3 000 prisonniers, on estime que 2 000 d’entre eux ne sont pas revenus des camps….les pôvres algériens…!!!!

    « CAO BANG : LES SOLDATS SACRIFIÉS D’INDOCHINE » (Documentaire, Entretien avec Bernard George, auteur-réalisateur, 27 AVRIL 2014, propos recueillis par Anne-Laure Fournier).

    Le désastre de Cao Bang. En 1950, l’Etat français ordonne l’abandon de cette ville au nord du Vietnam. Mais l’ennemi frappe et neuf bataillons français sont anéantis. Cette offensive meurtrière marque un tournant dans le conflit.

    Que raconte votre film ?

    Bernard George : Il revient sur un épisode clé de la guerre d’Indochine en raison de l’ampleur des combats, et pourtant peu connu. Une bataille qui marque la transformation radicale de la nature du conflit indochinois. En 1949, avec la victoire de Mao Tsé-toung et de la Chine communiste, le Viêt-minh bénéficie de l’encadrement et du soutien des Chinois. A partir de là, ce qui était une guérilla avec le Corps expéditionnaire français va devenir un conflit moderne en pleine guerre froide. Ce désastre militaire, avec de nombreux morts et disparus, porte en germe ¬l’effondrement de l’empire colonial français.

    Que s’est-il passé exactement ?

    B. G. : Le long de la route coloniale n° 4 (RC 4), il y avait des postes fortifiés et, tout au bout, la petite ville de Cao Bang, entourée par un fleuve, avec une citadelle construite par les Français. Elle permettait de contrôler les communications entre le Vietnam du Nord et la Chine. Mais, au fur et à mesure de l’avancée des combats, les moyens français n’étaient plus suffisants et le Viêt-minh s’équipait de plus en plus. Cela devenait compliqué de tenir cette route. A l’automne 1950, on a alors décidé d’évacuer la garnison de Cao Bang, et une colonne française a été envoyée en renfort depuis le sud, mais le Viêt-minh a attaqué au milieu et éclaté ces deux colonnes. C’est un événement terrible d’un point de vue humain et militaire.

    Quel fil conducteur avez-vous suivi ?

    B. G. : Le film est construit autour de témoignages inédits de quelques soldats rescapés. Certains faisaient partie de la colonne Le Page qui quittait Cao Bang et d’autres de la colonne Charton qui montait vers le nord. Cela nous a permis de reconstituer les événements jour par jour, heure par heure. 7 000 soldats environ ont été engagés dans la bataille et, en quelques jours, 5 000 ont été tués, blessés ou faits prisonniers par le Viêt-minh. Aujourd’hui, ceux qui racontent l’histoire ont plus de 80 ans, mais, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, ce sont de très jeunes hommes qui s’ennuient un peu et ont envie d’aventure, d’exotisme et de romantisme. Ils partent pour cette guerre qui s’internationalise sans bien savoir où ils vont. Leurs récits, souvent émouvants, témoignent de leur jeunesse perdue en Indochine, où ils se retrouvent le jouet de cette grande histoire qui les dépasse.

    L’armée française a d’ailleurs longtemps gardé le silence sur ce drame…?

    B. G. : Avec le recul, on découvre la méconnaissance stratégique de l’état-major, qui a géré l’évacuation n’importe comment. Cela faisait déjà plus d’un an qu’on leur disait de quitter cette partie du Vietnam trop compliquée à tenir. Mais ils sont allés d’erreur en erreur. Ils n’ont pas compris que le Viêt-minh, entraîné et équipé, n’était plus en guérilla, mais était passé à une guerre conventionnelle. Leur suffisance les a perdus. On apprend aussi qu’à l’époque l’armée française est constituée d’une multitude de nationalités. Par ailleurs, l’opinion publique se fiche totalement de cette guerre lointaine, excepté le Parti communiste, qui supporte le Viêt-minh. Cette défaite française aura d’ailleurs été leur première grande victoire, préfigurant celle de Diên Biên Phu, avec à sa tête, déjà, le général Giap !

    A quelles archives avez-vous eu accès ?

    B. G. : Je travaille beaucoup avec la photographie. Comme il n’existe pratiquement pas d’archives filmées sur cet événement, les photos permettent de remettre en scène la parole. Outre les images de l’armée, on a pu retrouver quelques plans d’amateurs. Et nous avons eu beaucoup recours à des cartes et des animations, qui permettent de suivre le déroulement et les mouvements de la bataille.

    Hé oui, ce sont les « races supérieures » qui ont voulu cifilsser » les races inférieures »…!!! Mon œil,…….. plutôt mon doigt dans leurs œils….!!!!

    Allah yarham les algériens….ils ne savaient peut être même pas pourquoi, ils sont morts…!!!

    « Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir.. »

    Bonne lecture…!!!

  14. Mme CH

    Aujourd’hui, c’est le mot clé Légionnaire qui va être au menu…!!! On ne va pas parler des crimes atroces commis par ces mercenaires pour le compte de FaFa, mais du phénomène de désertion orchestré et encouragé par le FLN…!!!! Pour cela veuillez lire:

    l’article intitulé: « Sidi Bel Abbés et les désertions de légionnaires durant la guerre d’Algérie » (par Hani Abdelkader)

    Voici quelques passages:

    …..La diffusion de tracts, accompagnée d’un travail de propagande intense, principalement à Mascara et à Sidi Bel-Abbès produisit son effet. Par dizaine des légionnaires choisirent la liberté. Suivant des filières bien contrôlées par l’ALN, ils furent conduits vers la région de Béchar d’où ils purent rejoindre le Maroc.

    A Sidi Bel-Abbès, l’organisation OCFLN installa un réseau chargé du travail de propagande en direction des Légionnaires.

    Les légionnaires déserteurs étaient souvent acheminés vers leurs pays d’origine ou vers le pays de leur choix. Certains d’entre eux s’étaient mis au service du FLN. Muller, légionnaire allemand choisit lui d’être algérien. Il fut chargé durant toute la guerre d’Algérie d’animer le service de propagande en direction des légionnaires et d’assurer le rapatriement de ceux qui désertaient. Il contribua ainsi à la neutralisation de milliers de légionnaires en Oranie………

    C’était vraiment du beau travail….!!!!

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