La Voix De Sidi Bel Abbes

Les cafés de Ammi Ahmed…………………… Par Mémoria.

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 « Le harki »

 

Ammi Ahmed apostrophe au Souk Elil son compagnon des années cinquante, Si Nacer des Béni Methar qui a trimé avec lui sur toutes les voies ferrées de l’Ouest Algérien même si il avait eu son certificat d’études d’époque…

                                        -« Savais-tu  Si Nacer que la lutte pour l’Indépendance avait commencé bien avant 1954 ? Déjà en 1950, Lahouel Hocine et Boussouf sont venus voir Si Bekkaye du côté de Hammam Badsi pour faire de l’O.S. une organisation efficace et d’envergure nationale ! C’était l’époque où Ferhat Abbas était partisan de l’intégration…l’Indimaj… ! »

                                  -« Ammi Ahmed je ne te savais pas féru d’histoire à ce point ! On manque d’écrivaillons de l’histoire nationale et je ne pense pas qu’on te réquisitionnera à la commission nationale de réforme de l’éducation pour cela ! » rétorque Si Nacer qui a connu Ammi Ahmed dans une katiba de l’ALN  en 1957, un Ammi Ahmed qui  savait  réciter  le Coran sans arriver à en écrire une sourate…   « D’où tiens-tu ces informations ou serais-tu allé te… réviser du côté de la direction des  nouveaux  anciens moudjahidines ??? »

                                      -« Non hélas non, Si Nacer… ! Je n’ai plus l’âge pour me présenter aux élections locales devant ces jeunes loups qui se légitimaient du FLN historique mais qui n’ont pas vécu l’épopée qui nous appartient corps et âme ; je ressens encore les douleurs lancinantes des éclats de l’obus de 105 qu’on a reçus dans cette grotte  du côté de Ain Sefra, et quand  je les oublie on me les rappelle avec les radios du contrôle médical et la thalasso de Hammam Bou Hanifia  !!! »

                              -« Quand je pense ya Ammi Ahmed que les harkis sont décorés en France et revendiquent un statut d’anciens combattants et l’immunité pour pouvoir revenir en touriste par  FerryMéditerranée se payer du fell…une deuxième fois, je me dis que l’Histoire est bizarre… ! »

                             -« Justement ya khouya Nacer,j’enrage et j’ai parfois envie d’être au Firdaous  parmi mes camarades morts dans l’ALN pour ne pas assister à ce que j’ai vu  au café Novelti où je me suis attablé pour siroter un press léger comme chaque matin !Un bonhomme âgé ,malingre, certainement hypertendu…. par les années « Mauvais Sang » de Gana El Maghnaoui  se plaignait à une autre personne du même âge mais bien  bâtie et mieux conservée portant abaya et chéchia blanche… ! »

                                -« Qui y a-t-il de mal à cela, à cette convivialité fraternelle par une matinée de vendredi ? »

                                -« Si Nacer, l’homme apparemment étranger à la région et qui devait être soit de Ghazaouet soit de Jijel, racontait ses déboires avec l’administration qui refusait d’accuser  réception  de son dossier de reconnaissance de la qualité de membre  du …PPA et de  l’OCFLN, et c’est lui qui parlait de Lahouel Hocine, Boussouf, feu Bekkaye et les autres ; il devait sûrement les connaître à une certaine époque !!! »

                                -« Et alors où est l’insolite ici ya Ammi Ahmed ….. et  pourquoi pas  maintenant les Messalistes  Allah yastourna …? » peste tout à coup  Si Nacer bousculé   par un pick pocket qui lui a marché sur sa chaussure  gauche toute neuve, un cadeau de son fils travaillant à Tiguentourine…

                                -« Le mal, le grand mal, la moussiba qui nous a mortifié encore plus que les balles coloniales qui ne sont  finalement pas arrivées à nous abattre même si j’en porte les traces dans ma chair,le mal qui aura raison de nous, c’est que l’interlocuteur de ce militant OCFLN est tout simplement un harki qui a été pris sous la protection d’un commerçant et vécu à son service depuis 1962 !!! Voilà le mal Si Nacer et il est certain que celui qui se plaignait à lui ne devait pas connaître son passé de goumier puisqu’il lui demandait conseil apparemment ! Voilà el moussiba ya Si Nacer, plus encore  que ce pick pocket qui t’a marché…sur les pieds et qui se dandine  en regardant dans les yeux les riverains comme s’il était inscrit à un chantier de travailleur social de proximité…comme ils disent à Alger… !!! »

                              -« Courage Ammi Ahmed ! Au fait as-tu reçu une invitation pour la commémoration des manifestations du 11 décembre 1960  qui ont commencé le 09 du même mois à Béni Saf et Ain Témouchent lors de la visite du Général De Gaulle ? Va surveiller le facteur et je ne sais même pas si ma lettre  vient de Bel-Abbès ou Témouchent … ? ! Et attention au …travailleur social qui active au marché ! Il risque de ne pas te rater la chaussure droite si tu continues  à fredonner Gana El Maghnaoui ! A la prochaine ….au Novelty !!! »

Par    Mémoria

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Posté par le Déc 13 2014. inséré dans ACTUALITE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

46 Commentaires pour “Les cafés de Ammi Ahmed…………………… Par Mémoria.”

  1. un ami

    Souvent on dit il n’est jamais tard pour bien faire. Cela s’applique au texte de haute facture et pleins de vérités historiques qui remontent en surface… Merci mon ami.

  2. Naim

    que de vaillants maquisards ont refusé ces fiches communales.oui il faut le rabacher

  3. Lecteur assidu

    La révolution a mangé ses valeureux enfants, c’est l’ére des opportunistes qui ont tout pris en otage, politique et histoire

  4. ABBASSI

    J’ai n’ai rien compris de ce commentaire « HARKI » , »MESSALISTE », »BOUSSOUF » ,et encore pire « GANA EL MAGHNAOUI » est ce que c’est le chanteur ? de quelle époque parle ce commentaire !

  5. Anonyme

    Harki ça a un sens connu. Boussouf grand militant de la cause nationale, Messaliste ceux qui suivirent HADJ patron de l’étoile nord africaine et puis le chanteur classique genre Wahrani.. Tout pour des repères.

  6. Anonyme

    Je suis l’auteur du commentaire.

  7. lecteur

    Je confirme mon envoi.

  8. Madjid

    Belle chronique lourde de portée sur post indépendance de ce qui advint aux djounouds de la dakhiliya

  9. OUERRAD en squatteur

    BONSOIR , Memoria , c est une replique de 3Ammi el HOUSSINE RABI YARHMOU , Cet ecrit est digne d un fils de ce grand MONSIEUR .Le temps nous a appris a reconnaitre les vrais fils de ce BLED :cette contribution doit etre debattue de facon tres ingenieuse , comme elle a ete ecrite .Son auteur , utilise un style qui demande reflexion .Les ecrivaillons , et le cheptel politique actuel n y comprendrant rien car exclus de la memoire de ce vaillant peuple .Seuls , ceux qui comme 3ammi el HOUSSINE ou son fils , qui a herite de lui cette sagesse rare de nos jours peuvent temoigner DIGNEMENT de cette epoque .MOI , j ai apprecie , car J i lu et relu et relirais INCHALLAH , MERCI pour cette MAGNIFIQUE CONTRIBUTION .

  10. Amirouche

    Memoria

    Bonsoir
    Histoire, témoignages , réflexions et connaissances s’imposent comme facteurs déterminants dans la compréhension de votre si belle contribution .Dans notre société , on assiste à un duopole entre les vrais et les faux « vrais » libérateurs de l’Algérie …….Je n’ai pas compris pourquoi le « café novelty »?!! .Existe-il là-bas chez vous ou là-bas chez nous ?!
    Faudrait faire appel aux « Bezouiche » afin que tout soit clair ………..
    Courtoisement
    Très bonne fin de soirée

  11. Mohand

    El maghnaoui n’a pas été agacé et n’a rien demandé à Milouda, car les jeux étaient faits.

    • MADANI

      MOHAND de l’émir aek vous êtes parti à bruxelles chez AIR COUSCOUS nous informer des escroqueries de nos voyous résultat vous avez fermés les commentaires aux lecteurs et ce n’est que bonne décision de l’administrateur restez dans le sujet svp

      • Mohand

        Madani, les deux faits que j’ai relaté étaient sur deux quotidiens , et ceux qui ont été pris en otage sont des citoyens algériens, un expulsé de force comme un chien, et les autres étaient obligés de rester à Bruxelles plus de 10H, avec des enfants et des vieux.
        l’administrateur n’est pas un saint envoyé de la haut, car il pouvait fermer ses commentaires après l’intervention de l’ecoeuré. je connais la politique de dépistage de chaque voix.
        Enfin, la voix ferme parfois avant tout commentaire.

      • Mme CH

        Mr MADANI, saviez-vous qu’Arthur Rimbaud a écrit un poème (peu connu) à l’âge de 14 ans intitulé « Jugurtha », qu’il a dédié à l’Emir AbdelKader….????
        Rimbaud « actualise la résistance de Jugurtha face aux Romains, afin d’illustrer celle de l’émir Abdelkader en lutte contre les Français. Malmenant le double mythe de l’Afrique romaine et de l’Algérie française avec humour, le poète est l’un des premiers Français à reconnaître le fait national algérien ; Rimbaud prend le parti de l’Algérie contre la France ! »

        Ainsi, Arthur Rimbaud, en 75 vers en latin, rend hommage à Abdelkader qu’il qualifie de « nouveau Jugurtha », reprenant le parallèle fait maintes fois sur l’Emir et le roi numide…….!!!!! Je vous dédie ce beau poème Mr MADANI:

        Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :
        Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
        Du second Jugurtha de ces peuples ardents,
        Les premiers jours fuyaient à peine à l’Occident,
        Quand devant ses parents, fantôme terrifiant,
        L’ombre de Jugurtha, penchée sur leur enfant,
        Se mit à raconter sa vie et son malheur :
        “Ô patrie ! Ô la terre où brilla ma valeur !’’
        Et la voix se perdait dans les soupirs du vent.
        “Rome, cet antre impur, ramassis de brigands,
        Echappée dès l’abord de ses murs qu’elle bouscule,
        Rome la scélérate, entre ses tentacules
        Etouffait ses voisins et, à la fin, sur tout
        Etendait son empire ! Bien souvent, sous le joug
        On pliait. Quelquefois, les peuples révoltés
        Rivalisaient d’ardeur et, pour la liberté,
        Versaient leur sang. En vain ! Rome, que rien n’arrête,
        Savait exterminer ceux qui lui tenaient tête !….’’

        Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :
        Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
        “De cette Rome, enfant, j’avais cru l’âme pure.
        Quand je pus discerner un peu mieux sa figure,
        A son flanc souverain, je vis la plaie profonde !…
        La soif sacrée de l’or coulait, venin immonde,
        Répandu dans son sang, dans son corps tout couvert
        D’armes ! Et une putain régnait sur l’Univers !
        A cette reine, moi, j’ai déclaré la guerre,
        J’ai défié les Romains sous qui tremblait la terre !….’’

        Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :
        Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
        “Lorsque dans les conseils du roi de Numidie,
        Rome s’insinua, et, par ses perfidies,
        Allait nous enchaîner, j’aperçus le danger
        Et décidai de faire échouer ses projets,
        Sachant bien qu’elle plaie torturait ses entrailles !
        Ô peuple de héros ! Ô gloire des batailles !
        Rome, reine du monde et qui semait la mort,
        Se traînait à mes pieds, se vautrait, ivre d’or !
        Ah, oui ! Nous avons ri de Rome la Goulue !
        D’un certain Jugurtha on parlait tant et plus,
        Auquel nul, en effet, n’aurait pu résister !’’
        Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :
        Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
        “Mandé par les Romains, jusque dans leur Cité,
        Moi, Numide, j’entrai ! Bravant son front royal,
        J’envoyai une gifle à ses troupes vénales !…
        Ce peuple enfin reprit ses armes délaissées :
        Je levai mon épée. Sans l’espoir insensé
        De triompher. Mais Rome était mise à l’épreuve !
        Aux légions j’opposai mes rochers et mes fleuves.
        Les Romains en Libye se battent dans les sables.

        Ils doivent prendre ailleurs des forts presqu’imprenables :
        De leur sang, hébétés, ils voient rougir nos champs,
        Vingt fois, sans concevoir pareil acharnement !’’

        Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :
        Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
        “Qui sait si je n’aurai remporté la victoire ?
        Mais ce fourbe Bocchus… Et voilà mon histoire.

        J’ai quitté sans regrets ma cour et mon royaume :
        Le souffle du rebelle était au front de Rome !
        Mais la France aujourd’hui règne sur l’Algérie !…
        A son destin funeste arrachant la patrie.
        Venge-nous, mon enfant ! Aux urnes, foule esclave !…
        Que revive en vos cœurs ardents des braves !…
        Chassez l’envahisseur ! Par l’épée de vos pères,
        Par mon nom, de son sang abreuvez notre terre !…
        Ô que de l’Algérie surgissent cent lions,
        Déchirant sous leurs crocs vengeurs les bataillons !
        Que le ciel t’aide, enfant ! Et grandis vite en âge !
        Trop longtemps le Français a souillé nos rivages !…’’
        Et l’enfant en riant jouait avec un glaive !…
        Napoléon ! Hélas ! On a brisé le rêve
        Du second Jugurtha qui languit dans les chaînes…
        Alors, dans l’ombre, on voit comme une forme humaine,
        Dont la bouche apaisée laisse tomber ces mots :
        “Ne pleure plus, mon fils ! Cède au Dieu nouveau !
        Voici des jours meilleurs ! Pardonné par la France,
        Acceptant à la fin sa généreuse alliance,
        Tu verras l’Algérie prospérer sous sa loi…
        Grand d’une terre immense, prêtre de notre droit,
        Conserve, avec la foi, le souvenir chéri.

        Du nom de Jugurtha !…N’oublie jamais son sort :
        Car je suis le génie des rives d’Algérie !… »

        Bonne soirée…!

        • MADANI

          A mme C.H merci beaucoup pour ces vers d’autant plus que j’aime lire arthur rimbaud bonne soirée . POUR votre commentaire d’hier concernant segolene royal vous avez parlé de julien dray mais vous n’avez pas dit qu’en compagnie de harlem désir il a été à l’origine d’un changement majeur de comportement dans la société française pour la défense et l’intégration des maghrébins avec bhl entre autres en fondant sos racisme vous étiez jeune à cette époque je pense ? vous vous souvenez de touche pas à mon pote ? la fameuse main jaune qui voulait dire STOP à la violence contre les beurs issus de la deuxième génération et c’est grâce à ce groupe que beucoup de lois ont été voté en faveur de la communauté maghrébine . une reconnaissance tant attendue et bénéfique . malgré que c’est un juif d’oran .

          • Mme CH

            Mr MADANI, je sais que vous êtes plus perspicace qu’en apparence, alors voici la réponse de l’un des fondateurs de SOS Racisme…!!!!!

            Serge Malik est l’un des fondateurs de SOS-Racisme. Il est à la fois arabe et juif, un « faux beur », un « margarine » comme il aime se définir lui-même. Dans son livre, «Histoire secrète de SOS-RACISME» écrit en 1990 il nous livre l’arrière-plan de l’association « antiraciste » où se dissimule en réalité une manipulation politique au service du PS et de François Mitterrand.
            Dans les années 83-85 le racisme était à son comble : bavures policières, meurtres d’arabes et d’antillais, alliance RPR -FN à Dreux et vedettariat de Le Pen.
            Serge Malik croyait au combat antiraciste comme moyen efficace pour vaincre l’intolérance, l’exclusion et les inégalités sociales. L’apparition soudaine d’Harlem Désir dans l’émission de Michel Pollac « Droit de Réponse » a été un véritable tremplin pour lui. Enfin, il a trouvé un espace au sein duquel il pourrait s’exprimer et aider les jeunes à comprendre et à se faire comprendre. Sans la moindre hésitation, il laissa tomber son métier de comédien et s’engagea à fond dans SOS…..Pendant des années, comme d’autres militants, Serge donna de tout son temps et de toute son énergie à SOS. Naïf, il n’avait pour seul moteur que le rejet de l’intolérance et du racisme.
            Puis au fil des années, quand les masques tombèrent, il se rendit compte qu’il a été abusé, manipulé et utilisé au service de politiciens avides pour lesquels l’immigration et l’intégration n’étaient qu’un instrument politique.
            « Touche pas à mon pote » n’était qu’un slogan, une valise vide. Pourtant pour des milliers de gens, c’était la promesse d’une vie différente, l’espoir de la tolérance et du changement.
            Les pseudos antiracistes étaient essentiellement des organisateurs de spectacles politiques, médiatiques et musicaux. Ils ont triché et menti. Pire, ils ont contribué à la banalisation du fait raciste et ont apporté de l’eau au moulin puant de Le Pen et tout cela pour des besoins alimentaires et des ambitions personnelles.

            A suivre…! Je m’excuse auprès de Ammi Ahmed, mais ça fait partie de l’histoire qui se prolonge….!!!!

            • Mme CH

              Profondément écoeuré, l’auteur nous confie dans ce livre l’histoire de ce mirage.
              Le grand patron et fondateur de SOS est Julien Dray. Au début des années 80, ce dernier était trotskiste ; il fonda le Mouvement d’action syndicale (MAS). Dans les facs et les cités, Julien Dray plus connu alors sous le sobriquet de Juju, brandissait fièrement son trotskisme pour donner l’image d’un révolutionnaire. Le MAS n’était pour lui qu’une passerelle ; en réalité il se sentait coincé dans les coulisses du monde politique, il voulait prendre un raccourci et éviter le long parcours du combattant comme n’importe quelle « limace » militante. Il troqua la casquette trotskiste peu rentable contre l’habit du militant socialiste en y apportant un formidable cadeau au PS : SOS Racisme, l’association championne de la jeunesse.
              Mitterrand accourut pour donner sa bénédiction à la création de la nouvelle association. Il était heureux de rencontrer de « vrais » gauchistes et de « vrais » jeunes dont la présence à la cour témoignerait de son humanisme et montrerait à quel point ce dernier est à l’ « écoute du peuple et concerné par les problèmes sociaux » surtout qu’on était à l’époque des désillusions de l’après mai 81 et que les indicateurs socio-économiques du gouvernement Mauroy étaient catastrophiques.
              Le Président mit alors tous les moyens matériels et humains du parti à la disposition de SOS. Avec le soutien de l’appareil du PS, il fallait pallier la carence médiatique et institutionnelle des mouvements beurs et vite récupérer la lutte des jeunes des cités. L’idée donc de créer une association jeune animée par des jeunes et pour des jeunes dont la fonction serait la lutte contre l’exclusion sous toute ses formes tomba à pic.
              Juju commença par annihiler ses concurrents potentiels. L’action entreprise par les beurs au début des années 80 fut réduite à néant. Sans appareil national pour les soutenir, les association beurs ont vite été mis K.O. par SOS.
              Pour le lancement de la spectaculaire assoce, il fallut trouver des slogans et des discours se rapprochant le plus possible des préoccupations quotidiennes des immigrés.
              Une histoire montée en toute pièce que les potes vont répéter à satiété va devenir la légende de la création de SOS. Elle met en scène Diego, un black de l’assoce, présent dans une rame de métro. Une horrible vieille dame blanche cherchait son porte monnaie en jetant des regards accusateurs sur Diego. Puis tous les autres voyageurs fixèrent méchamment le pauvre Diego et des relents de lynchages se firent sentir. Heureusement que la vieille retrouva son porte monnaie ; cette histoire traumatisa le malheureux Diego qui annonça à ses potes son intention de rentrer au Sénégal. Les potes, pour garder Diego en France ont décidé de créer l’association des potes en la baptisant « Touche pas à mon pote Diego ».

              A suivre….!

              • Mme CH

                Eh oui, on ne peut pas avoir le beur et l’argent du beur….!!!! La suite de toute la Hayhaya….!!!!

                Après les slogans et la légende, il fallut constituer le bureau et distribuer les rôles.
                SOS fut hiérarchisée en trois niveaux. Le premier était le « palier des beurs » constitué de tâcherons : ménage, préparation des victuailles, gardiennage, tri des badges, réception, etcetera.
                L’échelon d’au-dessus fut composé des « fondateurs » formant le bureau national (BN) où figuraient certains « beurs officiels ».
                Enfin la tête de pyramide, triée sur le volet par Dray, fut constituée principalement par la garde prétorienne ayant fait le même parcours que Juju : la fac, la ligue, le MAS, le PS et enfin SOS.
                Le choix du président n’a posé aucun problème pour Juju ; Harlem possédait toutes les qualités : il est black, sérieux, combatif et surtout malléable, obéissant et très dévoué au boss.
                En effet, Harlem a suivi à la trace son maître à penser. Tous ses mouvements étaient entièrement contrôlés et maîtrisés par Juju. Les désirs de Dray étaient des ordres pour Désir. Sa supposée spontanéité lors des émissions télévisées n’était que le résultat d’un coaching intensif mené par le grand chef.
                Petit à petit, Harlem le « gauchiste » sombra corps et âme dans le star system ; il découvrit les résidences secondaires et les chalets de montagnes, il rencontra le gratin mondain et tout ce qui compte dans le pays : des riches industriels, des décideurs, la « véritable » politique, le pouvoir et ses enivrants parfums ; à ce moment, l’apparat prit le dessus sur les idées.
                Si le choix du président fut facile, le recrutement des beurs au sein de SOS s’avéra un vrai casse-tête et tournait carrément au casting. Il fallait que les beurs sélectionnés ne soient pas politisés et fassent « banlieues », ou, si ce n’est pas possible, il convenait de les choisir parmi les fidèles du PS d’Ile-de-France.
                Ce qui rendait la tâche plus difficile encore est que Juju avait placé à la tête de SOS des membres de l’UEJF (Union des étudiants juifs de France), ultra-sionistes pour la plupart et très provocateurs. L’UEJF qui, pourtant n’avait aucun projet et ne s’intéressait à aucune action antiraciste monopolisa SOS. D’ailleurs, dans un article publié dans le monde du 14 juin 1985, Philippe Bernard s’étonna de la composition de la direction de SOS qu’il trouvait un peu accaparée par des juifs.
                Avec cette réputation d’association sioniste et anti-palestinienne, Juju a bien réussi à tenir les beurs indésirables à distance.

                A suivre….!!!

                • Mme CH

                  Après Paris, vint le tour de la province. Les comités locaux étaient constitués de petits groupes et le schéma de recrutement était le même qu’à Paris. La section locale devait toujours être chapeautée par des amis sûrs de Dray, fidèles et soumis. En cas de difficulté, SOS dépêchait des « commissaires politiques ». Ces derniers insufflaient « l’esprit du bureau national » aux militants, et réorganisaient les bureaux des comités en y nommant les membres sur mesure recrutés sur place. En tant qu’association du PS supervisée par l’Elysée, SOS a systématiquement utilisé les implantation locales du PS et de la Ligue en combattant durement les initiatives provenant du PCF, parti pour lequel Dray voue une haine viscérale (d’ailleurs c’est l’une des raison pour lesquelles Dray déteste le MRAP, association proche du PC).
                  Le « centralisme démocratique » de la SOS faisait que l’information ne circulait que dans le sens Paris-province et jamais entre les différents comités. Tout devait transiter par Paris, enfin disons par Dray.
                  Les fonctions des militants se limitaient à organiser des actions spectaculaires, des manifs, des grèves, des « dîners parrains » et autres, à prendre contact avec la galaxie médiatique, artistique et intellectuelle, à préparer le journal Touche pas à mon pote, à toujours donner à manger aux médias et provoquer des « affaires » même avec des éléments peu fiables…
                  Les potes ne devaient poser aucune question ni sur le fonctionnement politique, administratif et financier de SOS, ni sur les manipulations électorales, ou la fabrication des adhérents en nombre presque illimité, et encore moins sur les rapports, mandats et titres bidons. Le chef a bétonné son Bunker avec tant de soins que tout contestataire était vite isolé et sa tentative était par avance vouée à l’échec.
                  Le carnet d’adresses bien rempli de Juju, son réseau bien établi et ses soutiens nombreux rendaient son bastion intouchable.
                  Les francs-maçons furent parmi les premiers alliés de SOS. Il y avait aussi des grands industriels proche du PS comme Christophe Riboud ou Pierre Bergé ; ils firent des dons et introduisirent SOS dans le monde des affaires. Mais l’aide la plus précieuse fut celle des trois organisations proches du PS : la MNEF, la FEN et la CFDT….

                  Tiens tiens, on les trouve partout ces francs maçons…!!! Tout à fait normal….!!!!

                  A suivre….!!!

                  • Mme CH

                    La suite de la recette des petits gâteaux au beur…..!!!!

                    Les principaux collaborateurs de l’Elysée à SOS étaient Jean-Louis Bianco, Jacques Attali, Jack Lang et d’autres. Ils fournirent à SOS les « parrains » : Guy Bedos, Yves Simon, Simone Signoret, Coluche, Pierre Bergé, et cætera. De plus, SOS avait profité largement des services offerts par Gérard Colé et Jacques Pilhan, principales figures de communication de Mitterrand.
                    Dès le début, Le Matin de Paris et le Nouvel Obs étaient acquis à la cause. Le mensuel Globe a été le plus fervent supporter des potes. Dirigé par Georges-Marc Benamou, un proche de Bernard Henry Levy (BHL), le mensuel a lourdement fardé l’assoce pour l’aider à ne pas être perçue comme une officine du PS.
                    BHL fut l’un des tout premiers à se précipiter pour proposer « spontanément » ses services aux potes. Le « philosophe » et Marek Halter ont joué un rôle décisif dans la médiatisation en profondeur de SOS. BHL parrain, puis initiateur de l’agence de presse SOS, a ouvert l’association sur d’autres mondes de la politique et a provoqué sa rencontre avec beaucoup d’intellectuels.
                    Au début, le quotidien Libération était très critique vis-à-vis de SOS. Les deux journalistes Favereau et Beau confirmaient l’antinomie SOS-Beur. Ils dénonçaient l’absence de légitimité de SOS vis-à-vis du mouvement beur et l’influence grandissante de l’UEJF dans les instances dirigeantes de l’assoce. Ne voulant pas changer de ligne éditoriale, les deux journalistes furent donc priés de s’intéresser à d’autres sujets ! Et deux autres journalistes tout « neufs » sortis du chapeau magique, prirent la relève.
                    Depuis, les liens avec Libé changèrent radicalement et le quotidien devint l’un meilleurs soutiens de l’assoce.
                    Le premier concert fut produit par Sylvain Moustaki et Eric Basset. Le choix n’était pas un hasard ; en effet, Erik Basset était socialiste et ami de Jean-Marie Le Guen, alors premier secrétaire de la fédération de Paris du PS. Pour la réussite du concert, le Président de la République et son Premier ministre vont faire intervenir leurs collaborateurs auprès des grands donateurs potentiels : des entreprises publiques et certaines grosses sociétés privées furent sollicitées d’apporter leur aide à SOS.
                    D’émission en émission, de spectacle en spectacle et de concert en concert, SOS a réussi à s’imposer comme une icône de la vie politique française.

                    A suivre…!!

                    • Mme CH

                      Le dessert pour le beur….!!!

                      L’immigration et l’intégration n’ont jamais été une cause pour SOS et ses promoteurs mais seulement une couverture pour un certain nombre d’activités moins nobles et plus politiques : L’antiracisme étant une affaire juteuse, un bon filon.
                      Les fanfaronnades de SOS contre le FN n’ont jamais empêché ce parti de prospérer ; au contraire l’assoce fut un tapis rouge emprunté par le parti d’extrême droite pour passer de l’ombre à la lumière. L’émergence du FN dans le champs politique a affaibli le RPR ce qui facilita la réélection de Mitterrand.
                      L’UEJF fut rassurée : le « danger » de l’émergence d’une élite politique beur autonome susceptible d’être sympathisante de la noble cause palestinienne est écarté.
                      Dray, Harlem, Boutih et toute la garde prétorienne furent largement récompensés : des postes et des prébendes furent distribués par le PS sans compter.
                      Par contre, les beurs sur le dos desquels ce mirage s’est monté, moisissent toujours dans leurs cités délabrées et se débattent encore dans leurs problèmes récurrents.
                      Histoire secrète de SOS-Racisme, Serge Malik, 1990, Albin Michel

                      L’autre mirage
                      Le phénomène SOS n’a été qu’un feu de paille et son parcours s’est achevé en cul-de-sac. Les manipulateurs fourbissent leur nouvelle arme en allant puiser dans la décharge des idées coloniales : « libérer » la femme du « joug de l’homme indigène brutal et barbare ».
                      Les marionnettes de « ni putes ni soumises » sont les nouveaux indigènes médiateurs. Le statut du beur se mua de victime en violeur, tortionnaire de ses sœurs, nazillon, antisémite et intégriste voire dangereux membre potentiel d’Al Qaeda menaçant la république et la laïcité.
                      Ainsi de « Touche pas à mon pote » on passe à « Casse la gueule à mon pote ».
                      Cette nouvelle supercherie est non seulement sponsorisée par les proxénètes de la finance, de la politique des médias et du show-biz mais malheureusement elle est aussi soutenue par d’autres victimes manipulées.

                      Harlem Desir, il ne faut non plus prendre nos désirs pour la réalité……..!!!
                      Quant à BHL , ses actes sont bien connus maintenant.! Il ne travaille plus dans l’ombre……!!!!

  12. un ancien

    Cette contribution honore le journal. C’est le grand niveau.

  13. Mohand

    même le meilleur des psychanalystes ne saura trouver l’origine de vos maux ni les solutions. On bascule de l’islamisme au pseudo-nationalisme, et on est toujours au point mort.
    Allez bonne nuit, demain c ‘est un couscous chez zerda café.

  14. Mémoria

    Sbah El Kheir,
    Je suppose que vous devez savoir que nous sommes obligés d’assumer nos cadres référentiels,nos populations statistiques et…..l’étalonnage peut encore attendre pour une meilleure validité des résultats.Même le bagage conceptuel reste variance entre le Nord et le Sud pour ne plus dire Est et Ouest/Occident…Nous sommes là en Algérie et nous assumons notre algéro-centrisme même si nous comprenons du point de vue béhaviouriste les réactions mondialisées de nos frères et soeurs à l’étranger !Ils ont ces circonstances atténuantes que nous ne pouvons avoir nous ici !!! Notre inconscient collectif ne peut ‘être déculturé à défaut d »être acculturé! L’islamisme est un concept Nordiste judéo-chrétien,le nationalisme/Oumma est plus proche de nos archétypes…Les lectures diffèrent et nous comprenons cela !
    Bonne journée !

    • un ancien

      0ui les lectures différent dans la compréhension des uns et des autres mais les convictions personnelles sont privées. La ceux délaissent le corps du texte pour voir à cote n’ont pas raison ni on ne peut leur accident ces circonstances atténuantes. Les marqués du moins une bonne partie de ces Djounouds de la 25heure ont gagné matériellement portant préjudice aux idéaux du glorieux novembre 54.

    • Mme CH

      Eh bien, je vois que mon Grand Frère Mémoria a pris goût au café….!!!! Mais je vois que c’est du bon café, préparé avec une graine de qualité….!!!!
      Il faut bien lire cet article sous tous les angles et dans toutes les directions pour tout décrypter, c’est comme dirait un spécialiste dans le domaine une bombe à fragmentation….!!!!!

      Par ailleurs, je me demande si Ammi Ahmed a parlé de toute cette histoire à Khalti Mama….!!!! Surtout celle des H et des News H, ces oubliés dans la poubelle de l’histoire, qui vivent parmi nous (à tous les niveaux) mais qui ont prêté allégeance à la Pingouanie, « El Glayli Ma Yanssa Haz Ktafou », alors qu’en principe « 3ommar Daoud Ma Y3awed’, mais bon….!!!!

      Alors en décortiquant votre récit Top, je tombe sur plusieurs mots clés mais, ça me demandera des pages et des pages et des pages pour tout commenter, alors je me contenterais d’en citer les plus importants….!!!

      La lutte pour l’Indépendance avait commencé bien avant 1954
      Boussouf
      L’O.S
      Ferhat Abbas
      L’ALN
      Nouveaux anciens moudjahidin
      Jeunes loups
      FLN
      Harkis
      L’Histoire
      Café Novelti
      « Mauvais Sang » de Gana El Maghnaoui (qui a parlé du chanteur…???)
      PPA
      OCFLN,
      Les Messalistes
      Un pick pocket
      Tiguentourine
      1962
      Goumier
      Alger
      Invitation
      Manifestations
      11 décembre 1960
      Ain Témouchent
      Général De Gaulle

      Tout est clair comme de l’eau d’Evian avec anguille sous roche….!!!!

      Bravo, Mr Mémoria, pourquoi pas un autre café, ça nous changerait de l’eau minérale d’Evian….!!!!

      Mes Respects…!

      • MADANI

        VOUS éveillez en moi une très très grande curiosité de savoir qui est cette pépite d’or à la plume trop trop intelligente et subtile en même temps vous êtes très forte allah yahtik essaha lala mra ouach jabet encore une fois bonne soirée

  15. un ancien

    Je disais martiens.au lieu de marques. Lire aussi accorder au lieu d’accident.

  16. mellali mostefa

    Message bien reçu Mr Memoria .pour ecrire la memoire il faut avant tout avoir une memoire allah yarham echouhada . le reste allah yahdihoum

  17. Amirouche

    Beaucoup d’ anciens moudjahidine , qui ne sont pas du genre à se faire ostentatoirement remarqué du fait qu’ils ont fait leur devoir de monter au « jbel » sans attendre aucune récompense d’ici bas ,sauf la « chahada » ou l’indépendance ……Mais, d’un autre coté , je plains ceux qui sont restés vivants et n’ont rien dit de leur histoire ,de leur mémoire , de notre histoire à tous , ils meurent les uns après les autres ,chacun emportant avec lui un chapitre de son histoire sans en divulguer ce qu’il a pu vivre ,voir ou entendre au café Novelty ou au café Marhaba ……..Cette mémoire de tous les algériens au quatre coins du monde , qui se considèrent comme tel ,même s’ils vivent au Tubbataha , à Nauru ou à Teghalimet……………..
    Très bonne journée
    Khayicalement

    • sakara

      je suis a TEGHALIMET en vacances on a fait notre devoir pour ce beau pays

    • OUERRAD en squatteur

      Bonjour SAHBI ,comme disent les arabisants ;la hayatah limen tounadi .Ceux qui ont survecus a la revolution , sont de plusieurs categories ?Ceux qui se sont retranches pour vivre tranquilles apres avoir accomplis leur devoir .Ne demandant rien en echange , voyant ce qui se tramait apres l independance preferent se taire pour ne pas perdre les hassanettes qu ils ont glanees aupres d ALLAH .Ceux , qui attendaient ce moment propice pour se jetter corps et ame pour rafler tout ce qui restait apres les colons .Ayant vecus , les independances de nos voisins d est et surtout de l ouest , ont fait leur beurre .Ceux qui , normalement auraient du des le debut , se mettre en avant et ruer dans les brancarts face aux dictateurs venus des frontieres .
      L epoque , et surtout l histoire de CHABANI , les a dissuades .Les plus a blamer sont ceux qui etaient OUTILLES pour cela , et qui n ont pas lever le petit doigt .Je parle la des LETTRES et des INTELLOS de l epoque ;il fallait barrer la route aux opportunistes des le depart .Les historiens pretextant la retention de nos archives par la France coloniale , auraient du faire du porte a porte chez ceux qui ont vecus ce DRAME ,Helas , comme tu le dis si bien , notre memore collective s en va avec chacun d eux et on ne fait que regretter cela , et laisser a STORA et CONSORTS ? le soin d ecrire notre HISTOIRE ??

  18. Lecteur assidu

    Tirman. C’est teghlimet qui veut dire en berbère deux roseaux.

  19. Amirouche

    @Lecteur assidu

    A ma connaissance Tirman est le nom du gouverneur général d’Algérie et c’est lui qui a pratiqué la politique du peuplement de notre pays par les colons qui ont pris les terres de nos pauvres trisaïeuls…….Mais j’apprends aussi que tirman veut dire deux roseaux en berbère.

    Merci

  20. Lecteur assidu

    Non je voulais dire son ancienne appellation. Il a ete question d’imcomprehension c.tout.merci monsieur.

  21. Amirouche

    @Lecteur assidu

    Désolé pour l’inadvertance !! vous parliez de Tighalimet en berbère et moi de Tirman .
    عدرًا يا أخي

  22. Mohand

    Entre le pseudo nationalisme et l’islamisme s’est creusé un gouffre , beaucoup de gens y sont enterrés.

  23. Mohand

    Ou es tu léopard de barbarie? Oh panthera leo leo!

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