La Voix De Sidi Bel Abbes

LES AMIS D’ABDELKADER AZZA . Partagé par Amirouche

Abdelkader Azza était l’ami de beaucoup de gens qui ont croisé son chemin de parcours dans sa vie, ils étaient issus de toutes les régions de l’Algérie; parmi eux, même ceux qui n’ont pas fait l’école française ou pas du tout.De ses nombreux « copains » bélabessiens, il y avait mon grand-père. Nonobstant que c’est personnel mais je peux témoigner que « si » Azza a rendu à « jeddi » un grand service, sans pour autant rien attendre « en retour ». Ces messieurs étaient des Hommes qui ne s’attachaient pas aux biens de cette vie éphémère qui n’était à leurs yeux qu’un champ de labour dont les fruits sont à récolter dans l’au-delà.
Comme hommage de rappel sur la VDSBA après presque cinquante ans de la mort de ce grand belabbéssien Allah yarhmehe, j’ai lu un sujet écrit par Ahmed-Amine Dellaï concernant Ahmed Tahar, un autre ami de AZZA et aussi une grande plume mascaréenne, dont une de ses études avait lien de façon directe et indirecte avec le travail de si Azza Abdelkader …En lisant ce partage, on comprendra bien que pour faire sa thèse, Azza avait fait des études poussées, de longs déplacements et voyages, recherches « redécouvertes » par hasard après 70 ans de sa thèse de doctorat !…
Bonne lecture…
Présentation :
C’est en parcourant la bibliographie qu’Abdelkader Azza et à la fin de son anthologie bilingue consacrée au poète Mestfa Benbrahim, que nous avons pris connaissance, pour la première fois, de l’existence de notre ouvrage ci-présent. Benguennoun, poète populaire de la plaine de Ghriss y est non seulement cité comme référence, mais il est aussi largement utilisé dans l’étude et apparaît souvent dans l’appareil critique. Ce qui prouve, s’il en était besoin, qu’Azza avait travaillé sur un exemplaire de ce manuscrit en sa possession. Notre curiosité ayant été ainsi éveillée, nous n’avons plus cessé, depuis ce jour, de rechercher ce mémoire inédit en Algérie, mais sans succès. Bien des années après, il nous a fallu un séjour scientifique à Aix-en-Provence, en 2005, et des recherches au CAOM pour le découvrir, presque par hasard, parmi un ensemble de documents du Gouvernement Général.
Le manuscrit :
Notre manuscrit se présente sous la forme d’un ensemble de 38 feuilles, en papier d’emballage légèrement brillant, cousues en un cahier unique dont les pages sont numérotées de 1 à 148. Une page, le numéro 98, est bissée. L’écriture, très soignée, est faite à la plume et à l’encre bleue. La page contient une moyenne de 25 lignes. Le manuscrit est assez lisible dans l’ensemble, sauf en quelques endroits où l’encre s’est effacée. Des tâches de moisissure commencent à gagner certaines parties du manuscrit. En guise de couverture, il est simplement enveloppé dans une grande feuille de papier, probablement du papier d’emballage aussi, de couleur ardoise, sur laquelle nous lisons, écrit au crayon bleu, sur ce qui fait office de 1ère de couverture : « Prix de traduction, 1942 ». Et à l’encre bleue, sur la 4ème de couverture : « Exp. Azza Prof. Collège Laperrine- Sidi Bel-Abbès, Gouvernement général de l’Algérie (Direction des Affaires musulmanes) Alger ». Le nom de Abdelkader Azza, au lieu de celui d’Ahmed Tahar (1905-1981), auteur du manuscrit, tendrait à suggérer que cette couverture était primitivement celle du manuscrit de Azza sur « Mestfa Benbrahim » qui a été renvoyé, sur sa demande à l’auteur. Ce manuscrit est accompagné d’un ensemble de lettres et documents qui vont nous aider à retracer les circonstances qui ont entouré l’obtention, en 1942, du « Prix de traduction de l’Algérie » par ce mémoire.
L’histoire : Le « Prix de Traduction de l’Algérie » :
Pour décrire la genèse de ce prix en le replaçant dans son contexte politique, culturel et scientifique nous devons remonter à l’année 1941 : au niveau politique, la France est défaite, et nous sommes en pleine période de ce que l’on a appelé le « vichysme colonial », après la signature de l’armistice par Pétain le 17 juin 1940 et l’appel de de Gaulle du 18 juin, censuré à Alger. Le PPA, qui a refusé de rejoindre l’ « union sacrée », est dissous le 26 septembre 1939, ses dirigeants jugés et condamnés, tel Messali Hadj qui écopera de 16 ans de travaux forcés et de 20 ans d’interdiction de séjour.A l’Université d’Alger, Georges Hardy (1884-1972), ancien directeur de « l’école coloniale », est appelé au rectorat en remplacement de Pierre Martino. Augustin Berque (1884-1946), qui est nommé directeur des affaires musulmanes au GG, écrit dans son « Esquisse d’une politique musulmane »(1941) : « Ne laisser aucune supériorité intellectuelle ou sociale se révéler sans l’absorber ou la neutraliser aussitôt de façon à ce qu’aucune force véritable ne passe à l’opposition ». Et plus loin : « main tendue aux intellectuels », « ils (les élus) constituent une force grandissante que nous devons capter comme toutes les autres forces de ce pays. Capter et utiliser… ». C’est cette stratégie de séduction et d’absorption adoptée par le pouvoir colonial à l’endroit de l’élite musulmane, clairement exprimée ici par Augustin Berque, responsable rompu aux « affaires indigènes », qui va servir de cadre favorable à la mise en œuvre d’une action culturelle en direction des indigènes, la forme et le contenu de cette action seront du ressort de l’institution académique qui va proposer ses propres projets. Il y a ici convergence entre le désir du politique et celui du savant d’obtenir la collaboration des musulmans algériens. Et cela est largement conforté par un arrière-plan idéologique que Jean-Claude Vatin décrit longuement dans sa postface à l’ouvrage d’Augustin Berque :
« Au moment où l’Algérie transitait vers personne ne savait au juste quoi, une grande partie de l’énergie des savants était consacrée au sauvetage des lieux-refuges, des croyances-origines, des institutions-survies, à la chasse aux cérémonies, rituels, us, et fêtes. Comme si la recherche se préoccupait plus d’accumuler des témoignages du passé que d’observer le présent, insistait sur l’archive plutôt que sur l’action en cours. A bien y regarder cela correspondait assez bien avec les préoccupations des gouvernants, visant à ramener la société à ses valeurs ancestrales, à redynamiser les codes. Les contre-feux n’eurent pas l’effet escompté, parce que ces valeurs se trouvaient déjà, pour la plupart, en rupture avec l’humus qui les avait produites. Il était certes un peu tard pour renvoyer l’indigène à sa culture archaïque et pour tenter de le détourner en même temps des refrains révolutionnaires ou réformistes des organisations politiques. Mais enseignants et politiques français tentaient, plus ou moins confusément, d’ancrer l’Algérie, de la relier à ses racines, de la bloquer dans ses élans menaçants ».
Lieu-refuge par excellence de la mémoire et de l’identité « indigène », la poésie populaire, écartée d’abord du prix de traduction qui, au départ, ne concernait que le « meilleur ouvrage de caractère littéraire écrit en arabe classique » (à côté du meilleur ouvrage de caractère scientifique écrit en français), va être défendue par le recteur qui écrira :
En outre, la majeur partie de la poésie populaire d’Algérie, en arabe dialectal, demeure inaccessible parce qu’elle n’a pas encore été recueillie par écrit et traduite en français avec toute la précision désirable. Cette poésie dialectale, si intéressante au point de vue littéraire et linguistique comme au point de vue historique et sociologique, risque de disparaître si on ne veille pas à la réunir en Corpus dans le plus bref délai.
Henri Pérès (1890-1983), qui va publier, à la même époque, son appel à la constitution d’un corpus de la poésie populaire, est visiblement l’inspirateur de ce texte. Sur accord de Berque, un « Prix de traduction […] destiné à récompenser un ouvrage consacré à un poète populaire de l’Algérie » est donc adjoint au « Prix de traduction […] destiné à récompenser un ouvrage consacré à un texte d’un auteur arabe classique ». Le Prix institué en 1941 sera décerné à partir de 1942.
Cette année 1942 sera marquée par le débarquement américain le 8 novembre. Bien avant cela, en mars 1942, la répression s’abat sur les responsables du PCA qui seront traduits en justice. Le verdict sera de 6 condamnations à mort et plusieurs perpétuités. Juste après le débarquement, en décembre 1942, Ferhat Abbas, dont Ahmed Tahar sera un compagnon de lutte au sein de l’UDMA, rédige un « message aux autorités responsables » qui préfigure le « Manifeste du peuple algérien » de 1943.
Les candidats pour « le prix de traduction destiné à récompenser un ouvrage consacré à un poète populaire » sont, pour cette année 1942, Ahmed Tahar, professeur au collège René Basset (Mostaganem) pour son Benguennoun, poète populaire de la plaine de Ghris et Azza Abdelkader, professeur au collège Laperrine (Sidi Bel-Abbès) pour Mestfa ben Brahim et ses chants. Le jury, qui se tenait sous la présidence du Recteur de l’Académie d’Alger, et en présence du Directeur des Affaires musulmanes, était composé des personnalités scientifiques suivantes : Georges Marçais (directeur de l’Institut d’études orientales de l’université d’Alger), Henri Pérès (professeur à la faculté des Lettres d’Alger), Marius Canard (maître de conférence à la Faculté des Lettres d’Alger) et Ibnou Zekri (Directeur de la Médersa d’Alger). L’étude d’Azza sur le poète Mestfa ben Brahim fera l’objet plus tard d’une thèse de doctorat soutenu en 1963 à la Sorbonne, et publiée en 1979, à la SNED.
L’auteur : AHMED TAHAR :
Cet ancien sénateur de la IVe République, Ahmed Tahar Ben Mohamed, appelé, couramment Bettahar par ses concitoyens de Mascara, est né le 14 mars 1905 à Mascara et décédé le 11 novembre 1981 à Oran. Sa tombe se trouve à Sidi Ahmed Benali, son terroir d’origine.
Après avoir fréquenté les Médersas de Tlemcen et d’Alger, il devient professeur d’arabe et enseigne au collège René Basset de Mostaganem (aujourd’hui lycée Zerrouki) d’où, en 1942, il concourt au Prix de traduction. Sa carrière politique commence dès les années 30, passant des Oulémas, au Congrès des Élus musulmans (1936), puis aux Amis du Manifeste, enfin à l’UDMA dont il fait partie du Bureau Politique. Professeur au lycée de Mascara (aujourd’hui Djamel-Eddine El-Afghani), il est membre de l’association dissoute des AML et participe aux élections générales du 21 octobre 1945. Il fait également partie du « Comité d’initiative de Mascara pour l’amnistie aux détenus politiques » (1945) en tant que chargé de la commission de propagande. Conseiller municipal de Mascara, il démissionne, dès 1957, ainsi que l’ensemble des élus musulmans pour « manifester son attachement au FLN et appuyer le juste combat des Algériens ». Arrêté, interné puis libéré en 1959, il rejoint le Maroc où il poursuit sa carrière d’enseignant, tout en militant. L’indépendance venue, Ahmed Tahar occupa le poste de directeur du Lycée El-Afghani de Mascara, jusqu’à sa retraite qu’il passa à Oran.
Tahar et El-Habib Benguennoun :
C’est seulement après sa retraite qu’Ahmed Tahar se consacrera à sa thèse sur la métrique du melhoun qui sera publiée en 1975. Cette thèse, nous en trouvons les prémices dans le chapitre V du mémoire de 1942 où il nous livre une sorte d’ébauche de ce qui sera sa préoccupation scientifique future. Ne pouvant, naturellement pas, se baser sur un corpus aussi mince que celui de Benguennoun, grand poète mais poète peu prolifique, pour en faire une thèse, à l’instar de son contemporain, AMI ET HOMOLOGUE ABDELKADER AZZA avec Mestfa Ben Brahim, poète fécond, Tahar a choisi la voie ardue d’une étude plutôt technique sur la métrique du melhoun….
L’appareil de notes ainsi que le glossaire sont d’un apport inestimable au vu des nombreuses notations dialectologiques et ethnographiques inédites puisées dans la culture populaire auprès d’informateurs dont, malheureusement, l’auteur ne donne pas les noms. Mais nous pensons que Tahar a probablement eu les mêmes informateurs, parmi les interprètes et poètes de l’époque, que Azza, son contemporain, de la même région géographique (l’Oranie).
Ahmed-Amine DELLAÏ

patte-doie

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Posté par le Avr 22 2016. inséré dans ACTUALITE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

20 Commentaires pour “LES AMIS D’ABDELKADER AZZA . Partagé par Amirouche”

  1. elabbassi

    ce paragrapphe de berque rapel un certain pararaphe des protocole je ne sais si berque voulait copier et produire son propre protocole ou il a plagié les protocoles..
    En tout cas merci Amirouche de montrer dans un etxte aussi cours la complexité de la colonisation de l’algerie on ne sait pas exactement le visage des colonistauers s’ils sont venue pour exploiter les ressources naturelle ou sont venue pour  »exterminer » l’etre humain..
    je pense qu’il fait tout revoir dans l’histoire de l’algerie mettre chaque colonistauer dans un camps..y’a le camps des investisseurs ça c’est sure des gens venue de partout constatnt une abondance de matieres première inexploités ont voulu investsir pour l’exploiter et je ne crois pas que cette machine de l’investissement aille a contre courant de ces objectifs pour soulever les authochtones contre elle et se creer des problémes inutiles..
    ce texte de berque est d’une virulence extreme un haine profonde qui n’existe que cheza Iblis satan vis a vis des de Adam et de ses enfants
    « Ne laisser aucune supériorité intellectuelle ou sociale se révéler sans l’absorber ou la neutraliser aussitôt de façon à ce qu’aucune force véritable ne passe à l’opposition ». Et plus loin : « main tendue aux intellectuels », « ils (les élus) constituent une force grandissante que nous devons capter comme toutes les autres forces de ce pays. Capter et utiliser… ».
    cette opossition n’existe que dans l’esprit de berque et de son camps qui n’est pas forcement du camps des investisseurs exploiteur ou sure exploiteurs..Les americians et les anglais exploitent encore notre Gaz mais quiconque produit ce genre de comportement leur portera prejuduce et sera reprimés..Comment ce camps Iblissien et satanqiue arrive a s’infiltrer partout ça c’est son Génie..
    d’apres le Coran  »iblis te laisse créer un systeme et souffle dedans son projet  »lol
    berque etait un petit diablotin qui manque d’experience et de savoir si on récompose so texte ça devients en partie
     »laissez les innover et s’accaparer de leurs innovation pour faire croire aux autres que l’innovateur et de chez vous » lol c’est bonne celle la n’est ce pas?? lorsque on est bloqué et on ne sait quelle direction prendre ni la voix on s’accapare d’un savant neutre et le fait le sien » ma3liche ça ne fait rien Dieu attrrape tout le monde aucun n’echapera..
    si ce matin il a 58 il ne lui restera que 15 ans…le compte arebours a été enclancher on ne compte plus de bas en haut mais d’en haut vers le bas..on ne dit plus 58 mais 73 72 71.. 70..69… .. »wala tamoutouna illa wa’antoum mouslimoun »..le veset qui sauve tout le monde..MDR..

    118. Allah l’a (le Diable) maudit et celui-ci a dit : “Certainement, je saisirai parmi Tes serviteurs, une partie
    déterminée.
    119. Certes, je ne manquerai pas de les égarer, je leur donnerai de faux espoirs, je leur commanderai, et ils
    fendront les oreilles aux bestiaux; je leur commanderai, et ils altéreront la création d’Allah. Et quiconque prend le
    Diable pour allié au lieu d’Allah, sera, certes, voué à une perte évidente.

    6. Or, il y avait parmi les humains, des mâles qui cherchaient protection auprès des mâles paris les djinns mais cela ne fît qu’accroître leur détresse.

  2. chaibdraa tani djamel

    ALLAH YARHAMAH,c »était un voisin de chez nous et une fiérté du bon voisinage de cette famille notable de notre ville SIDI BEL ABBES ( rue de la mosquée, fg graba à coté de la medersa)

  3. chaibdraa tani djamel

    AH, cette belle photo du petit vichy (patte d’oie pour les connaisseurs) qui va disparaitre, quel malheur

  4. Ayadoun Sidahmed

    Merci ELHADJ Amirouche sur ce nouveau éclairage sur Ahmed Tahar un autre intellectuel que je découvre grâce à votre partage. Pour feu Azza Abdelkader c’était un intellectuel de renom et je trouve que c’est une pensée puisque il est décédé durant le moi d’Avril.

  5. LE CHIBANI

    Bonjour,

    Pour ce sujet, on aimerai bien lire quelques témoignages des personnes qui ont connu monsieur AZZA Abdelkader, de ses élèves ou de sa famille.

    Cette carte postale me fait rappeler ma jeunesse flouée des années soixante, ainsi que de très bons souvenirs de ce lycée et cette place . Pour que la jeunesse d’aujourd’hui sache l’histoire de sa ville SidiBelAbbès, du moins pour ceux qui s’y intéressent, il faut savoir qu’en plus de la « patte d’oie » (appelé aussi Place de Lattre de Tassigny ou petit vichy), il y avait :
    La place Bugeaud…Rue Flatters/ rue du Sénégal/Bd Sphahis
    La place Carnot, actuellement place du 1er Novembre
    La place Ben Cheneb…à Maconnais ( cités Perret et Perrony)
    La place de République…Avenue Kleber/ Loubet
    La place Georges Clémenceau…Au centre de ville, au croisement de l’Avenue Loubet et l’Avenue de l’Armée.
    La place Ibn Rochd…à Maconnais ( cités Perret et Perrony)
    La place si Kaddour Ben Gabrit…à Mâconnais ( cités Perret et Perrony)
    La place Thiers…Avenue Théodore Héritier …
    Malheureusement, aujourd’hui, tous les nouveaux quartiers sont construits sans aucune place qui pourrait rassembler les riverains, les constructions sont sans équilibre social et avec un grand manque d’équipements sportifs et culturels…Ah! ça me fait rappeler Stade Lahmar, stade farmaja…etc, les salles de cinéma étaient plus nombreuses, la ville plus ombragée…Ajourd’hui et partout dans les villes de notre pays, au lieu de nommer une cité, on dit cité des 100 lgts, des 250 logts, des 300 lgts …etc
    La douleur d’un chibani loin de Belabbès, c’est comme celle de Ben guitoune loin de sa « hayzia »
     » Amis, consolez-moi; je viens de perdre la
    reine des belles. Elle repose sous terre.
    Un feu ardent brûle en moi !
    Ma souffrance est extrême.
    Si elle devait être le trophée d’un combat,
    vous entendriez le récit de mes
    exploits; je l’enlèverais de haute lutte,
    devant témoins.
    S’il fallait la mériter au cours de rencontres
    tumultueuses, je combattrais durant
    des années, pour elle.
    Je la conquerrais au prix de persévérants
    efforts, car je suis un cavalier intrépide.
    Mais puisque telle est la volonté de Dieu,
    maître des mondes, je ne puis détourner de moi cette calamité.
    Patience ! Patience ! J’attends le moment…. « de ma retraite » .

    Sahitou…Salam

  6. Mémoria

    Merci au Chibani qui nous rappelle que la mémoire algérienne est aussi aujourd’hui extra muros ! La saga des chibanis est pleine d’enseignements pour nos jeunes générations qui ignorent que tant de destins se sont dilués …en France,Navarre et Dom Tom ! Certains ont réussi ,d’autres ont chaviré dans des circonstances rocambolesques ! La majorité ont à leur décharge le mérite d’avoir travaillé dur et fait vivre leur tribu… ! J’avais rencontré un jour à Ain El Turck il y a plus d’une ou deux décennies l’acteur constantinois Ben Zerrari qui avait joué le rôle du mari imposé à…Hizia et lui avais demandé qu’était devenue la belle actrice qui tenait le rôle de Hizia la sacrifiée ? Il m’avait regardé d’un drôle d’air et m’avait répondu séchement: »Jebdet,jebdet …!!! »

    Hommage à tous les Chibanis sans oublier notre Amirouche ! Merci Le Chibani pour la poésie de Ben Guitoune !

  7. Ayadoun Sidahmed

    @Memoria Salem je me délecte en parcourant ces deux derniers commentaires outre cela un mot ou rappel sur feu Azza Abdelkader est a faire Voila ce que j’ai pu trouver en recherchant c’est un lien sur le journal ou est correspondant un ancien de la VDSBA qui en est l’auteur
    http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5114657

    • Mémoria

      @Ayadoun ,Salam !
      Merci pour votre lien sur Feu Azza Abdelkader et dont l’auteur est notre concitoyen Si Kadiri Mohamed qui n’est plus à présenter ! Ancien de la VDSBA Mr Kadiri dites-vous ? Pourquoi ? A-t-il démissionné ? Le contributeur que je suis doit rendre à César ce qui est à César et il faut reconnaître que Hadj Kadiri reste un Rédacteur en chef qui a contribué à la promotion de la VDSBA surtout dans le créneau Relations publiques et sociales de proximité !
      Bonne soirée !!!

      • Ayadoun Sidahmed

        SALEM @Mémoria ce n’est que maintenant que je viens de lire votre commentaire et je trouve que vous avez dit la pure vérité sur notre ami et frère Mr Kadiri que j’estime beaucoup et personne ne peut nier qu’il est à l’origine de toute les relations qui se sont créées par l’intermédiaire des activités (Samedi Bel Abbésien, BESMA ect…) ou j’ai eu la possibilité de participer. Pour son retrait de la VDSBA je crois que celui-ci voulait se reposer et se consacre moins qu’avant au journalisme et s’il s’est retirait c’est parce que cela lui prenait beaucoup de temps mais il a pu réussir à nous faire réunir et nous continuons sur la VDSBA à participer modestement dans ce journal qui reste toujours un acquis pour nous tous comme je ne manquerai pas de vous demandez de nous gratifier d’autres contributions signées Mémoria

        • Amirouche

          Ayadoun Sidahmed,

          Salam,

          Par ce petit post, je me permets de m’immiscer dans ta conversation avec notre grand frère « Mémoria ».
          Kadiri par son expérience dans plusieurs domaines, et même s’il est en retraite, il lui reste beaucoup à donner aux jeunes et à la société.Je pense que son retrait n’était pas pour le repos. Sidahmed khayi !, quand, par exemple, dans ton association, tu es entouré par quelques narcissiques genre « moi, je…moi, qui », des polémistes pour un oui ou un non, des « récitants », de faux orateurs, des nantis rêveurs pour prendre ta « chaise », des « ghire Abdelslem ma 3lihe klem », des « ja kari wala chari », quand certains te « lancent  » des commentaires comme des flèches dans le cœur dont l’intention de te blesser et que tu laisses tomber ton projet…Que vas-tu faire, alors?! .Mais avec le temps, tu sauras que ces « certaines personnes » étaient dans ton équipe dans laquelle ils participaient, et puis tu sauras qu’ils le faisaient non pas par amour à la ville ou à la nature mais pour acquérir autre chose ou juste parce qu’ils voulaient faire une association comme toi, alors qu’ils pouvaient en faire sans utiliser ses « méthodes », sachant que tout au contraire, deux ou trois associations sont mieux qu’une seule, …qu’Allah éloigne ce genre de personnes « 3like we 3lina »….Certains ont trouvé « bizarre » qu’un lecteur participe dans un autre journal que la VDSBA, et j’ai bien aimé sa réponse en disant qu’il commente dans tous les journaux de sa ville car il aime Belabbès et se sent concerné par ses sujets. D’autres personnes qui ne participent que pour faire la remarque que tu as fait une faute grammaticale, comme si on était dans un concours pour le prix Goncourt et donc le Belbessien qui n’a pas fait l’école ou l’arabisant n’y a pas droit…etc.
          Certains sont partis car le « courant » ne passait pas avec telle ou telle personne, préférant donc quitter le bateau…
          Ceci dit, je parle en connaissance de causes et je ne cite aucune personne.
          Al fahem yafhem…
          Maintenant, on ne va pas faire un procès, que chacun fasse selon son âme et sa conscience et Dieu Soubhanou est témoin de tout.
          Avec toutes les plumes qui sont passées dans ce journal de la plaine de la Mekerra, on aurait peut être l’un des meilleurs en Algérie et même des autres rives…Vivement le retour de tous…Sinon la vie continue.

          Fraternellement …

          • Ayadoun Sidahmed

            SALEM EL-HADJ Amirouche Merci, à chaque fois j’apprends de vous surtout de votre sagesse qui m’inspire que de l’espoir et du bonheur. Sans vouloir prétendre être un psychologue, généralement les gens qui critiquent juste pour critiquer ils me font de la peine, dans les pays développer ils sont prit en charge, malheureusement pas chez nous. De toute façon on ne peut pas imaginer la vie sans qu’il y aient les bons et les mauvais « Tout le monde croit que le fruit est l’essentiel de l’arbre quand, en réalité, c’est la graine. »Nietzsche JOUMOU3A MOUBARAKA

          • BENHADDOU BOUBAKAR

            j’approuve tes dires mon ami,il faut le retour de tous les « anciens » ,sans dèmagogie ni protocole,à bon entendeur salut

  8. LE CHIBANI

    Mémoria,

    Bonsoir,

    Les autres ont voulu sciemment « éradiquer » aux « indigènes » de la plaine de la Mekerra leur histoire, créant des mythes et légendes sur l’histoire de cette terre, très loin de la réalité historique… Azza et les autres par leurs plumes, Boumilk, Lalout, Sekkal, Bendimred, Zaoui et les martyrs par leur sang…, ont montré le contraire .
    Construire une ville n’est preuve que d’un passage colonial sur cette terre, que les historiens « pro-colonialistes » ne peuvent pas nier la présence humaine, certainement non française, et ce depuis l’ère néolithique et « occulter » ainsi la vraie l’histoire de tout un peuple pour justifier le colonialisme.
    Aux décideurs de programmer des sorties scolaires du primaire au secondaire pour aller voir les vestiges près de Daya, de Oued Séfioune ou juste à coté  » si le transport est cher » à Sidi Hamadouche, pour que nos jeunes voient de visu la présence d’une vie sur ce territoire depuis des milliers d’années…
    Malgré la mémoire défaillante du chibani que je suis, je me pose cette question: pourquoi parle t-on souvent de la visite de Napoléon à Sidi Bel Abbès et rarement(ou pas du tout) du passage de l’Emir Khaled à la même ville ? …Beaucoup de travail reste à faire pour nos historiens!!!
    Ah, ce Amirouche !, moi aussi, il m’a fait rappelé les poèmes de ma jeunesse (rires)…

    Le bonjour de Paname, qui fut allemande un moment de l’histoire puis redevenue française …Alger, aussi, est redevenue algérienne…C’est l’histoire.

    Espérant une vie heureuse à la belle actrice « li jebdet » .

    Fraternellement

  9. karim10

    Salam Si Hadj Amirouche.
    Ce que vous avez partager ici et comme toujours suscite un attrait éprouvé pour tout les lecteurs (es) de la vdsba. Cet article revient à poser la réflexion sur le va et viens de l’écrit et de l’oral.Je voudrais surtout revenir sur ce « manuscrit » évoquer dans le texte autant que je puisse en juger par observation . Il est temps de penser aux manuscrits légués par nos intellectuels. C’es le cas de le dire.Par remémoration Amina Rouai (Azza) que les lecteurs connaissent m’a semble t-il parlé de ce « texte bilingue » auquel son grand père tenait tant.
    Dans l’avant propos de cette remarquable thèse de Tahar Ahmed éditée en 1975 (et de surcroît par la sned)- La poésie populaire algérienne (Melhun- Rythme, mètres et formes),il est écrit : « L’intérêt porté ici au melhun en langue arabe parlée risque d’etre mal interprété par les tenants d’un conservatisme ombrageux…..
    C’est déjà une erreur regrettable de sous estimer le mérite des œuvres d’érudition à l’étude de ces parlers qui ont servi durant des siècles de mode d’expression orale et meme –peut-on dire- artistique aux masses d’eshéritées. Avec le recul du temps ,ces travaux seront appréciés à leurs juste valeur.(…) ».

    N’est ce pas marquant ! Historiquement, l’école Française de J.Ferry, centrée sur l’écrit, s’est construite contre l’oralité.Pourtant,certains orientalistes savants ont soulevé cette problématique bien avant .BRESNIER dans son : Chrestomathie Arabe en Algérie (1871) et Boyer,Berque …et notamment Henry Perez cité dans ce texte qui savait déjà que ce « patrimoine » était le fondement premier d’une identité.

    Salutations cordiales.

    • Amirouche

      Karim 10,
      Sbahe el hkire si Karim,
      A la fin des années 50, Laure avait 22 ans quand elle a été nommée professeur de lettres classiques dans un lycée de Sidi-Bel-Abbès, probablement lycée Azza, mais elle ne cite pas Monsieur AZZA Allah yarhmehe dans son livre « Le Glacis »,Madame Rivet a écrit :« Le Glacis, au nord de la ville, c’était une grande avenue plantée d’acacias qui séparait la ville européenne de la ville indigène. Une frontière non officielle, franchie par qui voulait et gravée pourtant dans les esprits de tous comme une limite incontestable, naturelle, pour ainsi dire, à l’instar d’une rivière ou d’une orée de forêt…etc », cela sans citer « la vie professionnelle  » au lycée Laperrine !. D’un autre coté, Madame Amina Rouai, la petite fille de si Abdelkader, avait promis aux lecteurs de la VDSBA d’écrire la biographie de son grand-père pour qu’on connaisse les amis, les prof, les déplacements à l’étranger de ce grand monsieur…, et dont nous sommes toujours dans l’attente,( ci-dessous son post):
      « Rouai Amina » le 30 janvier 2013 – 14 h 19 min
       » Bonjour à toute l’équipe du journal, qui font des efforts exceptionnels, afin de nous permettre de découvrir certains visages, ou qui revient souvent sur le parcours des différentes figures de Sidi Belabbès!…. je ne vous remercierez jamais assez pour cela.
      Soit! je m’attelle à vous offrir le plus rapidement j’espère la biographie de Abdelkader Azza. Je vous laisse la surprise quant au contenu. Mais en attendant la parution, je vais me faire plaisir, et vous faire plaisir également! je vais en collaboration avec Monsieur Kadiri (fidèle à la mémoire de A.Azza) venir vous faire partager de belles anecdotes vivantes, vécus par votre Éducateur, sa famille, et ses amis. Même ses élèves qu’il a formé, aidé, aimé, comme ses propres enfants…amina rouai « .
      Dans l’attente de l’édition de cette biographie, mais aussi celle d’autres grands Hommes et Femmes qu’a pu engendrer Sidi-Be-lAbbès. « il reste beaucoup de pain sur la planche ! », car les anciens, les « témoins oculaires », partent les uns après les autres.

      Si Karim, en ce jour sacré, je vous souhaite une joumou3a moubaraka, qu’Allah agrée nos prières et nos saluts sur El Moustapha, sa famille ainsi que ces compagnons.
      Bien cordialement

      • rouai

        à Monsieur Amirouche, je viens vous répondre directement pour vous remercier d’abord, vue que vous avez pensez à mon défunt grand-père près de 50 ans après, il reste toujours vivant dans les mémoires et cela grâce à chacun de ses élèves qui chaque fois par leur présence au lycée, ou à travers le journal électronique parle de lui et évoque son parcours. De plus, ce qui m’a laissé perplexe, c’est comment vous avez répondu à Karim qui m’envoyais un message clair ( je lui ai répondu plus haut), c’est le texte daté et même l’heure! j’en suis émue, car vous me donnez la preuve que vous apporter un intérêt particulier à ce qui se dit dès lors qu’il s’agit de Abdelkader Azza ( en l’occurrence, moi sa petite fille). Je vous invite à m’aider pour réussir mon paris « mon imprimerie » et ce pour partager avec vous tous qui l’aimait tant la biographie, que j’ai intitulée simplement  » Sidi Bel Abbés, Abdelkader Azza….Amina Rouai. Si vous voulez laissez moi votre mail, je vous enverrai alors un aperçu de ce que sera mon livre, avec anecdotes, mais également témoignages et index…peut-être pourriez vous m’aider à compléter ce dernier, car hélas je n’ai pas réussi à trouver tous les mots..enfin vous comprendrez mieux une fois que vous m’aurez lu. J’attends, que vous m’éclairer qui est derrière « Amirouche »….Allah Yerham tous ceux qui nous ont quitté, et longue vie à ceux qui sont encore parmi nous, même ceux qui ont choisi l’exil. Bonne soirée…Amina Rouai

    • rouai

      Cher Karim, bonsoir et je t’avoue que ça me fait très plaisir de te relire. Soit, tu me rappelles à l’ordre, et bien je viens te dire que mon devoir de mémoire envers grand-père, cette grande figure de Sidi Bel Abbés est fin prêt. Si j’ai mis tant du temps, c’est bien pour qu’il soit d’abord « parfait », ensuite, vue que je ne fais plus confiance aux éditeurs en Algérie, j’ai le plaisir de t’annoncer que je vais très bientôt ouvrir ma propre imprimerie, avec comme associé son petit fils Azza Youssef,afin de pouvoir enfin imprimer tout ce qui est en « chantier », comme je le souhaite…..Je t’invite même à apporter ton témoignage ainsi que tes corrections. Pour ce qui est du manuscrit dont parle si clairement Amine Dellai ( il nous l’a fait découvrir lors du centenaire de grand-père en 2005), je n’ai pas eu la possibilité de me rendre à Aix, pour retrouver ce document, cependant, sa thèse bilingue sur Benbrahim a était réédité par l’ENAG grâce au ministère de la culture pour Tlemcen Capitale…Toumi était encore ministre. Il existe en librairie à Oran ( ils viennent de faire une nouvelle édition). Si tu ne l’as pas eu je peux t’indiquer les librairies oranaises pour que tu en est un. Je te remercie du fond du coeur de me citer dans ton commentaire, cela prouve bien que je suis « suivie’ de très près par ceux qui restent fidèle à Azza Abdelkader. Je te dirai même que je n’ai pas oublié cette anecdotes que tu as racontais alors que tu présidais le mémoire de Dahmani Omar. Je compte sur toi pour m »envoyer l’intégrale pour l’ajouter dans la biographie. Cordialement Amina

      • karim10

        Bonjour Amina. Ravi de vous lire aussi tout se passe bien donc et tant mieux. On sait dans l’ensemble qu’Il faut du labeur pour écrire. C’est difficile mais c’est normal et logique .Toutefois, l’écriture est aussi une affaire de vitesse c’est comme pédaler un vélo. Il faut donc aller de l’avant ni trop vite ni trop lentement.Le parfait n’existe pas.Pour y arriver il faut être efficace.Vous allez réussir.

        Au sujet du manuscrit que vous m’aviez montrée (en image) au colloque Sba. Il faudra aussi le publier en annexes.
        A vrai dire ,l’emploi du mot « chantier » dans votre commentaire suscite l’ appréhension des difficultés puisque généralement l’’utilisation de ce mot est tjr suivi de l’écriteau « fermé au public » !!! Votre « chantier » prend du retard .N’oubliez la promesse au bout du chemin.
        Bon courage.
        Salutations Cordiales .

  10. mohamedDD

    « Abdelkader Azza : Itinéraire d’un intellectuel de Renom *…UNE année plus tard, en 1947, Abdelkader AZZA réussit à se faire élire au conseil municipal de la ville, où le maire communiste René Justrabo avait comme adjoints AZZA, Goelli, Villela, Laguer, Benamou. Au sein de l’assemblée, il y avait Ben Hassaini, Ouhibi, El Haina, Adim, Bénali, Badsi, Abrous et autres conseillers municipaux. L’activité du militant intellectuel au sein du conseil municipal de la ville a été caractérisée par ses efforts pour promouvoir l’éducation et la formation de la jeunesse indigène. Les archives de la ville gardent le document de la motion proposée par Abdelkader AZZA et adoptée le 15 avril 1947 par le conseil municipal de la ville. Le texte de cette motion nous renseigne sur la situation de la jeunesse indigène de la ville à cette époque et aussi des préoccupations qui agitaient le professeur Abdelkader AZZA : » Vous n’êtes pas sans avoir remarqué le grand nombre de yaouleds (enfants) qui circulent à travers la ville, vivant livrés à toutes les tentatives malsaines, désœuvrés, déguenillés, misérables, bruyants. Nul ne se soucie de porter remède à leur situation et tout le monde se plaint de leurs méfaits, de leur humeur chapardeuse, de leur effronterie, de leur insistance, véritable plaie sociale. Leur nombre va croissant d’année en année. Dans leur tendre jeunesse, ils n’ont pas trouvé place dans les écoles et des parents ignorants et insouciants les ont abandonnés à la rue. Ils ont conquis cette rue, les boulevards et les marchés, les cafés, la ville, toute la ville…… Le militant et intellectuel Abdelkader AZZA s’est éteint le mardi 19 avril 1967 dans la maison qui le vit naitre. Il a été enterré le mercredi 20 avril après la prière du dhohr au cimetière de Sidi Bel Abbes. » Sous un ciel maussade, il pleuvait ce jour-là sur Sidi Bel Abbes jusqu’au cimetière » . Il a été accompagné à sa dernière demeure par une foule nombreuse dont des enfants du lycée, l’âme en peine. Un an après sa mort, son nom a été écrit en lettres d’or sur une plaque en marbre qui désigne le plus ancien lycée de Sidi Bel Abbes. Benyahia Lakhel sur BelAbbés infos en date ». A plus de 60 ans et malheureusement, j’ai pas connu l’Homme mais assisté à la baptisation de notre lycée en son Nom et vécu pendant 07 belles années (oui, hier c’était l’école-lycée- +, les CEM n’existaient encore), mais j’ai connu des Hommes ..et des Femmes qui m’ont marqué..
    A lire, cet hommage à A.Azza et l’histoire de la jeune population d’alors……….. plus de 50 ans après l’indépendance, où en est la jeunesse d’aujourd’hui (c’est l’Algérie de demain??)??? Elle est au même stade, sinon pire………..quand les scandales se suivent et s’énorgueillissent d’injustice où leurs acteurs sont honorés … qui a dit que les zaouias en majorité (celles qui se respectent le savent) ne jouent pas leurs rôles d’ailleurs plus vénérées l’une après l’autre… Si, le pauvre Khelil s’invite (gouffa avec)dans différentes associations, c’est normal ……….en hommage au Cheikh Ben Badis et l’association des oulémas musulmans algériens où sur le plan politique, les oulémas représentent la tendance arabo-islamique dans le mouvement national algérien dont elle constitue l’une des principales composantes. Les oulémas sont partis en croisade contre les marabouts et les zaouïas.
    Allah est plus Savant.

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