La Voix De Sidi Bel Abbes

 « L’Epilogue » par Tayeb  Oulhissane  

Tayeb OULHISSANE

 

   TITRE :  L’EPILOGUE  :

                        Quand l’incendie de la forêt de B… fit crépiter el ballout , il y avait Meriem qui était sur les lieux. Sans broncher, elle fit semblant de ne pas avoir entendu les rafales de vent qui attisait les flammes sur les cimes des arbres. Elle ne fut point impressionnée par l’ampleur de l’incendie qui progressait à pas de géant. Un paysage de désolation s’étendait comme une tache d’huile.

               Meriem est dans ma mémoire une valeur de ma profession. Une aide précieuse et utile.
J’ai d’abord côtoyé à Kenadsa une Meriem qui, avec le bout de ses doigts, jouait comme du piano en tapant sur la machine à écrire. Elle avait la finesse de parfaire mes manques, mes oublis, en me posant respectueusement une question.  » Monsieur, me disait-elle, je n’arrive pas à lire ce mot sur votre rapport… » En fait, c’était une faute d’orthographe qu’elle me signalait. Elle savait corriger mon inattention avec politesse.
« Voudriez-vous bien m’épeler les lettres, s’il vous plaît ? »
C’était il y a bien longtemps, dans un établissement scolaire. C’était une jeune fille, brune, maigre, et qui avait toujours du travail sur la planche.
Ensuite est venue celle-ci, d’un patelin de S… Je l’ai connue dans les cinq dernières années du terrible vingtième siècle.
Elle se levait tôt le matin, prenait son café en deux ou trois gorgées, puis quittait la maison paternelle, son cartable à la main. Ses parents la regardaient quitter le foyer familial sans mot dire. Son travail comporte des risques, certes, mais elle était leur seul soutien. L’unique œil selon une expression du pays.
En hiver, la petite ville où elle habitait, arrivait difficilement à se débarrasser des ténèbres.
Des traces de fumée visibles sur des murs semblent rappeler aux gens la couleur de l’époque qu’ils vivaient. On les voyait de la route. C’était clair. L’histoire les conserve pour les jours qui se suivent.
Meriem, lucide comme toujours, savait retrouver son chemin dans les décombres de la vie, dans le noir de ce siècle qui connut deux guerres mondiales, une guerre d’indépendance et cette « chose » qui n’a pas de nom.
Au carrefour de T… Meriem se  plantait et attendait patiemment une quelconque voiture qui l’emmènerait à travers la forêt de B… jusqu’à S… où elle enseignait.
Avec sa frêle silhouette, elle se tenait debout, immobile, brave sentinelle défendant le rêve de ses élèves, et dans son cartable brillait l’espoir en un lendemain de paix et d’amour.
Un égrènement de mots se distillait du cœur de la campagne enveloppée de brumes. Il ressemblerait, pour qui l’aurait lu, au poème  » le clairon  » de Paul Deroulède. C’était au temps où la Prusse se préparait à jeter à terre le second empire des français. Une défaite comme celle du premier empire. Décidément, les empires sont mal reçus dans le pays.
Les paroles laissent apparaître une éclaircie d’où s’échappaient ces vers :
Et sur sa lèvre sanglante,
Gardant sa trompette ardente,
Il sonne, il sonne toujours.
Meriem était toujours là. Elle offrait sa jeunesse à ses élèves, son courage à son pays. Pour elle-même, elle ne garda que sa blessure. Un sourire l’embaumait.
Dans cette attente, longue et épuisante, elle a appris à nourrir l’espoir de voir la campagne libérée de la terreur, refleurir, de vaincre la peur des ombres qui la traversent, de porter son cartable plein de leçons aux élèves qui l’attendaient.
Quand B… devint un autre territoire inaccessible aux personnes, elle ira attendre à la périphérie sud de la ville qu’une opportunité lui permettrait de rejoindre ses élèves en passant par  les terres de T… une commune isolée, noyée dans le silence et la peur.
La forêt, d’un vert prompt à se muer en noir, bordait la route, parfois elle la pressait entre ses arbres, lui soufflait un peu d’odeur de la mort.
La campagne, nue, vidée de toute trace de vie, s’en va heurter silencieusement une chaîne de montagnes à l’horizon.
Elle était vraie cette phrase qu’on nous apprenait à l’école, il y a bien longtemps de ça : « en Algérie, la montagne est la compagne du voyageur. »
Trop jeune pour avoir fréquenté cette école, Meriem fit la même découverte.
Tout un détour qui donnait à ceux qui le prenaient les mêmes visions, les mêmes frissons. Une aventure dangereuse qui, parfois, se terminait en panique pour certains.
Son collègue ne put résister plus. La peur le tenaillait à chaque fois qu’il fermait la porte de son appartement derrière lui, et que l’air frais de l’extérieur venait le secouer, le tenir par la gorge, le sonner comme une claque. Lui, il habitait la ville.
Il avait la peur au ventre quand les effluves de la forêt lui parvenaient alors qu’il n’a pas encore quitté la gare routière. En fait, la forêt était encore bien loin. Elle l’attendait à la sortie de l’immeuble et lui chuchotait une mise en garde. Elle était là, et chaque matin elle l’accompagnait jusqu’à l’arrêt des taxis. Il évitait les bus. Leur fumée sentant le mazout l’incommodait. Ensuite il trouvait que le silence des quarante voyageurs du bus est plus lourd à supporter que celui des six voyageurs du taxi.
D’habitude, il quittait son logement à sept heures. C’était encore tôt en automne et en hiver. Trop tôt, trop dangereux.
Il finit par jeter le clairon. La bravoure ne se taillait pas de son tronc. Un froussard, voilà ce qu’il était !
Il s’enferma chez lui à double tour et se coupa du monde. Il regardait les jours passer par les volets de sa chambre. Il avait quand-même un peu honte de ce sauve-qui-peut dégradant qui le remuait d’un instant à l’autre.
À dix heures du matin la sonnette annonçant la récréation lui parvenait jusque sur son oreiller. Il entendait ce bruit confus des élèves qui semblait monter au ciel. Il voyait les gestes habituels de ses collègues. Leur voix aussi, il l’entendait dans leurs mouvements d’humeur. Seule une voix qu’il ne reconnaissait pas tout près au début s’adressait à lui: « espèce de lâche ! » lui dit-elle en ricanant.
Deux heures avant lui, dans sa petite bourgade Meriem était déjà réveillée. Elle apportait l’espoir à ses élèves. La route était longue. Il y avait de la peur, de l’imprévu.
Ses élèves, là-bas, dans ce petit village enclavé, l’attendaient debout, en rang, devant la porte de leur classe sous la surveillance de l’unique « pion », enfant du village. Les élèves avaient les yeux rivés sur la porte d’entrée. Un compte à rebours les étouffait. Ils montraient des signes d’impatience.
Leur joie était immense quand ils entendaient cette porte qui crissait.
Ils ne se retenaient pas de jubiler en secret.
Elle est arrivée ! Ouf !
Aujourd’hui, ils auront leur leçon.
Des fois, il n’y avait dans tout l’établissement que ses leçons. Une chance, un parcours, un espoir en un jour meilleur. Elle tenait bon. Tout se déroulait normalement.
Il y avait des élèves, une jeune suppléante et un adjoint d’éducation qui est un natif du village. La vie bougeait comme la lueur d’une bougie harcelée par le vent.

                            2

——Mais, se souvient-on de ce samedi qui, d’un seul coup, devint noir comme du charbon ? De ce soleil qui disparut brusquement à quinze heures sonnées, comme s’il eut été happé du ciel ? De ce silence qui répondait à une danse macabre ? Ce long cri de douleur qui ébranla toute la région ? Vous rappelez-vous de ces trombes d’eau qui se déversèrent sur le paysage et en firent un moment de déluge ? Des routes coupées à l’entrée nord de la ville? Des déviations qui ramenaient les automobilistes à leur point de départ?  De ces coups d’éclair qui fendaient le ciel profondément en y laissant des sillons de feu ? De cette épouvante qui s’empara des écoles? Partout c’était la panique.
Au moment-même, onze jeunes enseignantes et un jeune homme y laissèrent leur vie entre Aïn Aden et Sfisef. Là-haut sur la montagne. Dans une forêt qui couvrait la région de toutes parts.
Les jeunes femmes furent sauvagement assassinées. Le jeune homme put se sauver mais ne tint pas longtemps.
Chacune de ces victimes portait un espoir pour cette enfance oubliée, une vie à cette école malheureuse, un soutien à leurs parents. « Quand ce soir tu viendras m’attendre, apporte moi une rose. Je voudrais tant sentir le parfum des roses ». C’est ce qu’aurait dit une de ces jeunes femmes à son mari le matin de ce jour-là.
Les bancs furent désertés, les tableaux béants gardaient pendant longtemps la date de ce jour funeste: le 27 septembre 1997.
Un souffle venant de ces écoles abandonnées, annonçait la fin de l’enfance dans la bourgade. Il balaya les villes et les campagnes de son onde. Le monde entier fut stupéfait: on a assassiné des enseignantes.
C’était pour cet espoir d’enfance qui poussait dans les écoles comme les premiers épis de blé dans les champs, que Meriem, de son côté,  continuait à garder espoir. Mourir n’est pas de son choix.
Son collègue ne pouvant  tenir plus longtemps  arrêta sa navette quotidienne, tomba malade et faisait la chaîne dans la grande salle de la Caisse d’assurance sociale à chaque fin de mois pour percevoir les miettes de son congé de maladie. Plusieurs  miettards comme lui s’exposaient aux regards de la salle.
En fait, ils n’étaient pas malades. Mais ils finirent par le devenir. Ils prenaient des calmants. Des drogues.
Notre école, en ce temps-là, gravait des lettres dans le cœur, et ses élèves écrivaient des mots inoubliables. Ils dessinaient une image de cet espoir qu’ils tenaient de leurs enseignants.
Dans les points les plus reculés de la wilaya, il y avait des « suppléantes » qui, au péril de leur propre vie, donnaient vie à l’école et ravivaient la flamme de l’espoir dans l’âme de leurs élèves.
Elles étaient ajournées dans les concours que la Fonction Publique inventait dans ses bureaux pour le recrutement d’enseignants. Mais elles étaient toujours maintenues dans leur poste, ces suppléantes, gardiennes de l’espoir, qui comblaient le vide laissé par des hommes dans des différents corps de l’Enseignement. Elles traversaient des contrées désertes, des hameaux abandonnés au ciel, à la forêt et au silence.
Qui oserait venir enseigner à la place de ces suppléantes à Merine, Tefessour, Hçaiba, Marhoum, Mcid, Dhaïa, Oued Sebaâ, Sidi Chaïb, Chélia, Aïn Tindamin, Aïn Aden et autres endroits enclavés ? Ils n’y avaient qu’elles qui montraient dans leur sourire la joie de vivre en dépit du danger qui planait au-dessus d’elles. Elles relevaient un défi. Mourir n’était pas de leur choix et elles ne se creusaient pas la tête. Mourir est tellement devenu banal qu’on fabriquât des blagues. On riait à grand éclat.

Ce sont ces fonctionnaires assis derrière leur bureau qui leur faisaient peur quand ils retiraient leur dossier d’un classeur, mettaient leurs petites lunettes et ouvraient le carrousel:
Voyons, nous disions…
C’était la voix de la mort qui se fait entendre. Les regards, tranchants comme un couteau menaçant, semaient l’épouvante…
Les fonctionnaires, on leur ramenait du mobilier neuf. Leur école se modernisait. Celle du terrain est autre. Elle vit au pouls du village.
Dans des routes désertées, la mort guettait les rares voyageurs. À l’intérieur de la voiture, on se taisait. On entenderait notre respiration nasale jouait du clairon. Une folle envie de rire nous prenait. Puis, on arrive à sommeiller. Puis, une question nous réveille: quel est cet instrument de musique qui joue dans nos narines? Une trompette? Non. Une ghaïta? C’est sûr! Et en quelle occasion? Aucune réponse. Le silence revint avec force. La ghaïta poursuivait sa balade. L’imbécile !
En forêt, dans les virages à visibilité nulle, on avait le souffle coupé. On s’attendait à rentrer droit dans le mur de la mort. Elle était dans les parages, devant nous, derrière nous, à nos côtés. Peut-être, c’était elle qui nous jouait de la ghaïta en guise de prélude à notre horrible fin.
On avait peur qu’elle entende le souffle de notre respiration, le frémissement de nos idées, qu’elle infiltre notre silence.
Mais, que la route est longue ! Que la campagne est vide ! Pas âme qui vive ! Rien.
Soudain…
Oh, la vache ! Regardez ! Il y a une vache ! Là-bas ! Juste au bord de l’oued qui accompagne ce tronçon de la route (de Moulay Slissen à Hçaïba) ! Oh, la vache ! Quel courage ! Quelle bravoure ! Il y a de la vache, il y a de la vie ! Regardez ! Elle lève la tête ! Elle nous regarde ! Elle nous sourit ! Oh, la vache ! Qu’elle est jolie !
En se regardant dans le rétroviseur, le chauffeur, découvre malgré lui, que son visage n’était plus le même. Il lui semblait qu’il était à l’envers, comme un mot devant une glace. Il se moqua de lui-même, de sa trouille, tout en ramenant sa tête à son vrai emplacement. Il s’excusa:
Il y a longtemps que je n’ai pas vu une vache.
Le silence reprit place et nous musela. Il nous serra très fort cette fois-ci:
Chut ! Taisez-vous ! On peut vous entendre !!!

                               3

——C’est dans ces circonstances, pénibles et douloureuses, que germa l’idée de l’Okadhia; une poésiade d’enfants des établissements qui relevaient de la circonscription II.
En avril de chaque année scolaire,
l’Okadhia nous réunissait, autour de l’amour du pays, comme un feu dans l’hiver glacial de la préhistoire. Et c’était nos enfants, avec les battements de leurs cœurs, qui l’empêchaient de s’éteindre, ce feu de veillée qui chassait les ténèbres.
Sensibilisés au sujet, les enseignants s’y engagèrent pleinement. Les élèves cherchaient à s’accrocher au cordon ombilical qui les attachait à leur patrie. Peu importe la qualité de leurs écrits. Les enseignants étaient sollicités pour se tenir à leur côté, les aider à franchir les difficultés qui se dressent devant eux, les écouter. Ce qui nous poussait à continuer dans ce chemin c’était de garder l’enfant tout près de sa patrie. Plus tard il s’ensuivra une amélioration notable de ses expressions orale et écrite.
Dans leurs écrits les élèves priaient pour que la paix revienne au pays. Et Allah exauça leur prière.
Avec leurs courts textes ils faisaient fuir la fumée aveuglante qui buvait de nos larmes. Avec leurs rimes, ils nous dessinaient leur espoir. Ils avaient appris à peser leurs mots de leur vrai poids. Ils devinrent mûrs bien avant l’âge. Ils raisonnent avec le cœur.
L’Okadhia devint une activité culturelle complétant les cours des expressions écrite et orale. Il y avait de la déclamation des textes d’élèves, une pièce théâtrale écrite par des professeurs et jouée par des élèves. Puis on ajouta un peu plus tard l’atelier de traduction. On évitait de parler de poésie d’enfants pour ne pas  réveiller les démons qui dormaient au fond de certaines personnes se proclamant académiciens sans être capables de pondre un seul vers. La rythmique de la poésie arabe étant complexe, ces gens n’avaient que des histoires à raconter. On préférait donc
parler d’activités post disciplinaires. Un sujet qui tient à l’école plus qu’à la poésie. Une façon de les écarter de notre chemin.
La règle qui prévalait dans toutes ces activités est que les élèves participants doivent maîtriser la langue arabe en tant que discipline enseignée, c’est à dire en tant que produit de l’école. La maîtrise de nos élèves était telle que le jury du festival  national du théâtre scolaire se détournait du travail que nos élèves présentaient sur scène. Il y avait de l’art et de la langue. Le parlé du quotidien était d’un autre monde qui s’étendait bien au-delà de nos limites d’enseignants.
Le langage de ces messieurs ne sortant pas de celui du citoyen lambda, leurs objectifs versaient dans  leur propres convictions personnelles. Ils n’apportaient rien à l’école. Les prix qu’ils distribuaient aux trois premiers finissent par réduire le nombre des participants d’année en année. Si c’est pour perdre, mieux vaut rester chez soi.
Après deux ans de sensibilisation auprès des enseignants, arrive la première représentation sur la scène du collège Djillali Liabès de la ville de Sidi Bel Abbés. C’était à l’occasion de la trente cinquième commémoration nationale de la Journée de la Victoire.
Les symboles ne manquaient pas.
Nos enfants étaient la fierté de tous ce jour-là. Il y avait cette maîtrise de la langue qui laissait l’assistance bouche-bée, et ces mouvements de théâtre qui imposaient un grand silence. Il y avait une jeune génération  qui tenait à faire la différence.
Depuis, et jusqu’en 2012, l’Okadhia restera fidèle à ses objectifs. Elle eut son équipe dirigeante, son règlement intérieur et le registre de ses réunions. On travaillait en silence.
En fin de représentation, le public était invité à la collation offerte par l’équipe dirigeante. Il y avait de tout: les gens du métier, des parents d’élèves, des invités… Les femmes en particulier avaient le don d’embraser l’atmosphère de leurs youyous. On voyait des larmes qui mouillaient les yeux. L’émotion était forte. On sentait qu’en dehors de la ville il y avait du feu qui brûlait. Certes, mais il y avait l’Algérie qui vivait encore et que nous aimons de toutes nos forces.
Si l’Okadhia a pu tenir quinze ans de suite, c’est parce que nous avons mis de côté le système du classement et des récompenses. Nous étions tous les premiers, élèves et enseignants.
Tandis que les plumes de nos élèves traçaient et retraçaient le chemin qui mène à la patrie, des adultes continuaient à tomber malades comme des mouches. Certains rusèrent pour bénéficier d’une maladie de longue durée. Après trois ans d’arrêt de travail certifié par une commission médicale, ils seront, dit-on, déclarés invalides et quitteront la fonction en conservant le plein traitement. Une fois libérés ils travailleront avec leurs deux mains à la fois. Ils traîneront leur esprit comme une queue oblongue. Ils l’utiliseront pour chasser les mouches. Il y a parmi eux des individus qui boitent. Ils font semblant de le faire…
On se disputait l’autorité. Elle est monstrueuse quand elle appartient aux monarques, aux dictateurs, aux bourreaux, aux bouchers, aux épiciers du coin, aux vendeurs de lampes…
Pour se débarrasser de leur roi, les Français lui coupèrent la tête. Ils auraient pu le laisser vivant et lui couper la main ; c’est elle qui tenait une brioche tandis que le petit peuple des campagnes se partageait du pain noir et du lait aigre et moins blanc.
Ceux qui ont cassé leurs dents en s’attaquant à la Bastille se retrouvèrent sans voix et sans dents. La Bastille, quant à elle, devint le salon culturel des nouveaux richement vêtus, ceux qui d’origine sont des cultivateurs et qui font de la culture dans des salons huppés.
Mais, tant qu’il y aura des vaches qui osent se tenir debout sur la route express de Moulay Slissen à Hçaïba, seules, sans gardien, défiant les chacals, il y aura du bon rayeb avec de gros caillots !
Ça fera pousser des mots dans les plumes de la jeune génération. Ces enfants rebelles défient la guillotine qu’on voit dans leurs regards de communards. Ils chanteront « le temps des cerises » avec les voix de ceux qui fuirent le bruit des bottes dans leur pays. Ils aimaient leur pays à leur façon ceux qui préfèrent y rester à regarder le soleil qui se lève et le même soleil qui se couche. Et regarder chaque jour des têtes qui tombent…
Tant pis, si parmi nos enfants poètes il y a une voix étrangère qui chantait les cerises sur des corps criblés de balles et jetés sur le bas-côté de la route. L’histoire se répète.
Tant pis, si elle est d’un autre pays ! Elle est notre voisine de palier. Elle a la philosophie en tête et la géométrie au cœur. Elle n’a pas assez d’euros pour être heureuse chez elle. Le merle peut bien se moquer du haut de la Manche, ou de la mer du Nord, le soleil est bel est bien méditerranéen.
Avec l’aide de quelques collègues du cycle moyen, chefs d’établissements et intendants, nous avons imprimé avec des moyens de bord un recueil regroupant des textes des élèves de l’Okadhia, et des dessins que quelques enseignants de l’Éducation artistique ont bien voulu nous offrir en guise d’encouragement à notre merveilleuse aventure que nous avons vécue ensemble.


C’est avec un petit pincement au cœur que je verrai ma demande de publier un livre sans réponse. Notre ministère possède des imprimeries dans plusieurs régions du pays ce qui nous facilitait la tâche.
J’ai dû m’y faire. Seul le livre est témoin d’une société éveillée dans la mesure où il intègre un bris de la mémoire. Ne pas en publier est un geste de bédouins quelque soit la fonction qu’on occupe.
C’est bien triste!

                               4

——Sur les murs, des portes et des fenêtres sont dessinées. Il y a même des voitures garées. Des dessins à la craie et de toutes les couleurs. On ne construisait pas. On dessinait des écoles. On dessinait des immeubles. Bien sûr, il n’y a que ceux qui vivent à l’intérieur qui croient fermement qu’ils habitent dans un quartier. Dans une ville telle que la nôtre. L’exode est un phénomène humain qui traverse particulièrement le champ de l’éducation sans y prêter attention. Il piétine la terre, et les bornes qui la délimitent sont vandalisées. Il n’y a pas de logements à la hauteur de l’homme qui l’habite, pas plus que d’éducation. Il y a un espace qui se nourrit de son dérèglement naturel et social sans autre objectif.
L’exode dans sa façade architecturale refuse la présence de l’art. À aucun moment l’œil découvre un coin où se reposer, un paysage à admirer, un temps pour respirer l’air à plein poumon. Pas même une belle rose!
On est à se demander de l’objectif de notre présence sur terre.
L’exode mal géré est une dégradation de l’environnement qui ne s’arrête pas de se répéter. En réalité, elle se situe dans un lieu qui a déjà subi les affres d’un exode précédent.
Les objectifs, tout le monde en a. Il y en a des footballeurs, des artistes qui font « éclater la baraque ! » comme on dit chez nous. Ils attirent les jeunes dans des cafés, sur des pistes, dans des stades, et les engorgent de rêves et d’espoirs. Il faut se demander si leurs objectifs ressemblent à ceux de notre Meriem et ses compagnons anonymes. Certains vous interpellent, vous en proposent en grappe comme s’il s’agissait pour vous d’acquérir un appartement à moindre coût. Le comble! Ces gens-là vous tiennent votre place dans l’au-delà. Ils vous parlent de vous montrer le chemin. Indécent. Jamais il n’a été reconnu à un simple humain de vivre et de disparaître dans la peau d’un autre. Les limites de la personne sont inviolables. Invendables.
Quand son cousin vint demander sa main, Meriem, exténuée par ses déplacements, refusa ce havre de paix qu’on venait lui proposer. Elle tenait farouchement à ses élèves. Pour elle, ce serait les trahir que de les laisser sans école. Impensable !
Tout son entourage s’étonna de son refus. Son prétendant ne manquait pas d’argent. Il était entrepreneur en bâtiment, et ses affaires florissaient au fort des interminables incendies qui ravageaient le pays.
Meriem ne supportait pas cette odeur de forêts qui brûlent, d’autocars, d’usines… Elle ne mangeait pas de ce pain-là. La nausée lui en venait.
Beaucoup de jeunes filles à sa place auraient accepté. La tentation était forte ; villa et voitures luxueuses ne leur laisseraient aucun choix. Elles diraient « oui » sans hésiter une seule seconde. En fait, elles détournaient les yeux pour ne pas voir la réalité.
Pour Meriem, la villa n’était pas un espace de vie moderne. C’était plutôt un douar à la new mode, une tribu sans le sang qui coule dans les veines. Une pancarte de publicité où la tête qu’on voyait sourire était bien douteuse. Les entreprises poussaient juste après les incendies. Un dinar arraché aux eaux sales ! Une cité envahie par des rats, les chats ayant déserté les lieux !
Meriem savait que son image dans le miroir que lui proposait son cousin était inversée. Elle refusa de dire oui, de s’adapter à la mentalité de ce droitier qui se tenait tout droit dans le droit chemin et qui croyait fermement que personne n’est plus droit que lui. Il finira par lorgner l’autorité.
Or, dans ce chemin de droiture, quand on est gaucher, on cherche à être droit sans prétendre l’être d’une manière définitive. Une recherche qui ne s’arrêtera à aucun moment. On n’est jamais tout à fait droit même si nos deux mains sont droites. On cherche seulement à l’être. On s’applique ; on corrige l’erreur, on évite le mensonge, la cupidité, mais on se trompe d’une façon ou d’une autre. On se perd en chemin quelque fois, avant de se retrouver dans le droit chemin. Le droit chemin n’est pas une ligne droite tracée sur une feuille par une main droite. Ceux qui en font une géométrie se trompent de sujet.
Les chemins de la perdition sont multiples. Celui du droit est le seul qui peut nous réunir quelque soit la main qui le trace.
Les gauchers, il semblerait bien qu’ils sont le produit d’un filtrage providentiel dont la société ne sait pas comment en tirer profit. Notre société fait du droit une aliénation.
Les gauchers ne prétendent pas être droits en roupillant sur leurs bonnes intentions. Ce serait s’acquitter d’une sorte de fisc et se permettre d’aller en kamis blanc s’enrichir de rituels aux dépens des démunis.
Alors, ils s’en vont en pure perte, ces pièces sonnantes et trébuchantes, comme se perdaient les eaux de pluie charriées par la Mekerra, depuis Rjem Demmouche.
Il a fallu des têtes et des mains chinoises pour les récupérer et en faire du tourisme, pas de l’agriculture. Une tache d’eau, une agression contre la nature et une concentration de la pollution.
C’est l’homme qui est pollueur, pas les sachets en plastique. L’homme qui prétend être dans le droit.
Ces Chinois, ils répondent à toutes les demandes. C’est selon le montant qu’on leur propose.
Jamais en Chine, les arnaqueurs ne seront débusqués.

                             5

——Contre toute attente, Meriem se cloîtra. Son absence créa un vide dans le cœur de ses élèves, ses collègues, le chauffeur du bus qu’elle prenait chaque matin, le receveur, et les mêmes voyageurs qui chaque jour partageaient avec elle le trajet de la peur et du silence.
On avait prit le pli de se rencontrer chaque matin, liés par je ne sais quel lien. Non! Pas des liens virtuels bourrés de mensonges et de virus. Ce n’était pas encore le moment. De plus le temps était si court le soir qu’il ne permettait à personne de veiller tard dans la nuit, à tuer des cafards. On dormait tôt. On se levait tôt.
Son collègue, par contre, quitta l’antre de la maladie où il s’était planqué, et s’exposa au soleil pour « griller » les cafards qui squattaient la fissure inter hémisphérique de son cerveau engourdi par le poids des obscurités qui emplissaient son appartement.
Il dut réapprendre à utiliser sa main droite. On lui a cloué le bec derrière le dos durant tous ces longs mois de convalescence. Personne ne savait comment on a procédé. Nos mères, quand elles sentaient instinctivement que le bébé entre leurs mains montrait les signes d’un gaucher, faisaient vite de lui ligoter sa main scélérate afin de le tenir asservi par sa main sultane.
Ligoter ; un geste désespéré qui peut conduire loin dans un monde vu sous l’effet du miroir. Ligoter une liberté menacée ou plutôt piétinée. Une scolastique qui étouffe par la poussière fine et sournoise des classes dessinées sur des murs nus. Ligoter; tuer au ralenti pour que la fatalité se dénonce au milieu des foules sans que l’on s’aperçoive jusqu’où elle peut aller.
L’homme, que la peur rendit malade imaginaire, se fit héros de lui-même. Symbole de sa bravoure et de sa fierté, il s’érigea en statue, déversant son narcissisme sur le miroir de sa femme. Il imprima même un beau calendrier mural où il fixa sa photo; celle d’un usurpateur.
Maintenant, il va percevoir ses primes de rendement. Enfin !
Il sera même le guide éclairé de son groupe. Le meneur qui tend à l’avant son bras de toute sa longueur. Il voulait, dit-il à ses collègues, écouter le vent siffler dans une cage comme un vrai chardonneret.
Il fuyait le rouge du sang et le noir des forêts carbonisées durant toute une décennie qu’il regardait passer, presque inaperçue, par derrière les rideaux de son appartement, vaste de 80 m2, au cinquième étage d’un vieux bâti. Un bel immeuble tout près du centre -ville et qui jamais n’a perdu de sa majestueuse allure.
La nuit tombée, il se faufilait dans le jardin de la ville, coupait quelques branches, comme un braconnier aux temps de la misère et des rois, et revenait chez lui parfaire sa langue de bois auprès d’un feu de cheminée en marbre blanc qui attisait la rancœur. C’est ici que le cauchemar se vêtit des scintillements du songe. C’est dans ce lieu que naissait le verbe qui glorifiait les faux élus.

                                 6

——Meriem disparut de la circulation alors qu’elle fut reçue au concours de recrutement, car cette gauchère au regard fier et tenace n’était, durant tout ce temps, où le vingtième siècle chez nous s’achevait en drame, qu’une simple suppléante, une sorte de « moucebbila » des nouveaux temps.
Personne ne comprit pourquoi s’est-elle cloîtrée dans la maison de ses parents sans mot dire.
Préférant garder le secret, elle ne se confiait qu’à elle-même. Est-elle gauche à ce point-là?
On ne comprenait toujours pas pourquoi a-t-elle refusé d’épouser son cousin. Une situation stable. Un avenir assuré. Une famille en perspective. On comprenait pas pourquoi elle quitta son travail alors qu’elle venait d’être reçue à l’examen de recrutement. Les gens sont curieux. Ils sentent mauvais en fourrant leur nez dans les affaires des autres. Ce doit être un groin bien sale!
Elle n’en voulait pas et c’est tout !
Tous les efforts pour la convaincre de changer d’avis échouèrent. Elle ne perdait rien en se cloîtrant. Elle ne gagnerait rien en reprenant le chemin de l’école. Voulait-elle cacher son amère déception d’avoir raté le steamer de Mallarmé ? D’avoir lu tous les livres que le poète a épluchés pour tromper la misère de la chair ? Voulait-elle cacher aux autres une autre histoire qui a survécu aux  incendies des forêts?
Je la finirais ainsi, son histoire, par ces mots, en espérant qu’elle les lira un jour, peut-être :
Au carrefour de T…, il y avait une enseignante suppléante qui faisait de l’auto stop sur la route de S… Le pays autour d’elle était en feu. 
Donnons-lui le nom de Meriem. Elle avait un joli minois et la taille d’une lycéenne qui prépare son Bac.
Dans son cartable elle portait pour ses élèves l’espoir d’un avenir radieux.
Aujourd’hui, retirée du monde, elle préfère rester seule, face à son destin.
Meriem, toi qui a l’âge de ma fille, je te dis ceci :
« Que la décision que tu as prise soit la bonne pour toi. Pour tes élèves tu as donné le meilleur de toi-même. Pour ton pays tu es demeurée fidèle à ses idéaux. Pour ton métier tu as été ponctuelle, consciencieuse. 
Pour toi-même tu as été sincère.
Adieu. »


– Tayeb Oulhissane , Inspecteur de l’enseignement moyen (en retraite) .                           pedatayeb22@gmail.com

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=74004

Posté par le Sep 17 2018. inséré dans ACT OPINIONS, CULTURE, ÉDUCATION, EVOCATION, PENSEE, SBA PROFONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

15 Commentaires pour “ « L’Epilogue » par Tayeb  Oulhissane  ”

  1. Amirouche

    Ce terrible drame restera, à jamais, gravé dans ma mémoire. Je n’oublierai jamais ce 27 septembre 1997. Parmi les institutrices assassinées, une était enceinte de deux mois.

    Qu’ont-ils gagné?

    Allah yarhamhoum

    Mes salutations fraternelles si Tayeb

  2. Argos

    1988 a soulevé le couvercle de Pandore et voilà notre pays accablés, usés par dix années d’une guerre fratricide qui l’ont laissés exsangue avec plus de 200.000 morts et quelques milliers de disparus. Qui l’eut cru dans une société musulmane où normalement nous étions tous comme des frères. Nous devrions tous aussi nous interroger pour comprendre comment notre pays était devenu comme çà, pourquoi l’Islam qu’on aime tant a produit autant de mutants qui au nom d’une idéologie fanatique, tuent, égorgent, viols, volent et massacres des innocents. Seulement, dans les yeux vides d’avoir trop pleuré de nos mères, dans les mots chargés de révolte des jeunes désœuvrés de 88, dans les souvenirs d’une lutte de libération des plus anciens, dans la photo tragique de ces filles sacrifiées sur l’autel de l’ignorance, dans ce recueil émouvant de Mr T.Oulhissane, se lit toute la détresse d’un pays mal dirigé qui se cherche encore tant qu’il n’aura pas la légitimité du peuple. Rendez-vous compte même la France n’a pas fait autant de dégâts dans nos esprits que ces égarés d’« Islamistes » qui communiquent par l’excommunication, l’anathème, la Fatwa afin d’établir un ordre social et politique intelligible que par eux même et par leurs maîtres prêcheurs qui inondent les antennes para diaboliques honnis. « Dans le village K… Jawhar n’a plus la force de se battre depuis que les terroristes ont assassinés son fils instituteur. Cloué au lit, elle est allongée dans le silence d’une chambre discrète aux murs peints à la chaux, la future chambre de marié de son fils chéri qui allait bientôt convoler en juste noce avec Houria sa voisine. Elle n’arrive pas à admettre qu’ils l’ont égorgé comme un vulgaire mouton au tournant d’un virage et pourquoi ? Cette dame aux yeux malicieux ne comprend pas ce qui se passe autour d’elle. Elle a perdu espoir, entourée de quelques photos jaunis de celui qui l’aidait à survivre depuis que son mari est décédé. Jawhar est une vieille dame mais elle n’est pas franchement malade et le village K… où elle habite n’était pas franchement triste. Mais depuis que certains hommes ont pris le maquis avec leurs armes dans la montagne toute proche, la vie et son cortège de chagrin lui ont coupé les jambes. « Je suis très inquiète et pessimiste quand je vois ce qui arrive à mon village. Mais comment les choses pourraient elles s’arranger? Certains jours j’en arrive presque à penser avec une certaine nostalgie aux années Algérie Française. Vous vous rendez compte de ce que je dis là…… Pourtant j’ai voulu le départ des Français et j’étais heureuse de notre victoire. Mais aujourd’hui j’ai peur……. » Autre témoignage dans le ciel vide d’un village sans la moindre parcelle d’un horizon de paix bien lointaine. Laadi Flici médecin et poète assassiné le 13 Mars 1993 par les terroristes dans la Casbah, avait écrit ceci : « Mon enfant me regardait, étonné de ma tristesse, et j’ai baissé la tête car je savais qu’un jour il me faudrait lui expliquer le visage de la haine. » Tuer des policiers et des soldats est, somme toute banal, pour un mouvement de rebelles, mais il faudrait un jour qu’ils nous expliquent pourquoi tuer des bébés, des enfants et des femmes enceintes ?

  3. Mme CH

    Un récit intéressant et très émouvant de Mr Oulhissane…..! On le remercie pour ces témoignages qui nous permettent de lutter contre l’oubli…et d’éviter que l’on tombe dans le même piège tendu par des forces perverses qui tentent de créer un climat d’affrontement entre les Algériens S/c de plusieurs prétextes…! Les commanditaires voulaient obtenir le premier Printemps zarabe en Algérie à l’époque, en utilisant le même genre de mercenaires teintés en vert que ceux qu’ils utilisent actuellement pour semer le chaos en Syrie, en Libye et ailleurs…! Avec le recul, on comprend mieux les dessous/dessus de la décennie noire…!! Les deux oncles Sam et François se disputaient la tarte…..pour cela, ils ont poussé les uns et les autres à faire le sale boulot…! D’ailleurs jusqu’à ce jour des terroristes de tous bords et de toutes les couleurs, sont bien accueillis, les uns chez l’oncle Sam et les autres chez l’oncle François et ailleurs….. même l’Allemagne qui est en train de refouler certains « Harragas » assure l’hébergement de certains éléments de la décennie noire….! Tout ça pour dire que la pieuvre du mal et ses tentacules sont puissants grâce à la connivence des H et new H.

    D’ailleurs, Mr Réda Malek, qui ne le connaît pas, a dévoilé une notre confidentielle du parti socialiste français sous le règne de François Mitterrand, datant de la fin 1993, qui comporte un plan de FaFa pour la recolonisation de l’Algérie…. Ce plan diabolique préconise la déstabilisation et la mise en place éventuelle d’un PROTECTORAT EUROPEEN EN ALGERIE , en œuvrant pour:

    1- « Que les intellectuels algériens condamnent le pouvoir et en appellent à l’intervention de l’Occident ;…….Devinez qui sont ces pseudo-intellectuels…???
    2- L’établissement d’un climat de confusion et approfondissement des différences entre décideurs ;
    3- Un mouvement sporadique de protestation.»….comme ils essayent de le faire maintenant en Kabylie, à Ghardaïa, au sud…ect…Papapapapapaaaaaa.!

    Inna Edhikra Yanafa3ou Al Mouminines:

    Ce passage que j’ai repris d’un commentaire de notre frère Hassan confirme certaines choses: « Le conseiller de Chadli était Mitterrand qui venait secrètement en Algérie et accompagnait Chadli pour chasser la gazelle. Ce fait est authentique et les gens de Tamanrasset le confirmeront. C’est lors de ces parties que la politique de l’Algérie était définie. Ce qui a amené l’Algérie presque à la faillite puis ce fut le FMI , 5 Octobre et la guerre civile. Puis ce fut le néo-libéralisme et le pouvoir des charognards et de la chkara..»

    Par ailleurs, je reprends ce passage de notre ami Argos:  » Qui l’eut cru dans une société musulmane où normalement nous étions tous comme des frères. Nous devrions tous aussi nous interroger pour comprendre comment notre pays était devenu comme çà, pourquoi l’Islam qu’on aime tant a produit autant de mutants qui au nom d’une idéologie fanatique, tuent, égorgent, viols, volent et massacres des innocents. … » pour dire que l’Islam n’a rien à voir avec les terroristes, et maintenant tout le monde le sait, que des services de renseignements étrangers connus (en s’appuyant sur les différentes théories de Brzeziński, Huntington…etc…) ont embrigadé, manipulé, financé, entraîné, armé et drogué…….pour semer le chaos dans le monde particulièrement arabo-musulman et ternir l’image de l’Islam et des Musulmans…qui sont les premières victimes de ce terrorisme aveugle….!!! Certains comme Fabius ont même parlé du bon et du mauvais terrorisme…alors arrêtons d’emmêler les pinceaux dans le but de semer la confusion dans les esprits des faibles d’esprit et de consolider le processus d’islamophobie…! D’ailleurs les mêmes pratiques ont été utilisées pour combattre le communisme considéré à l’époque comme étant le fascisme rouge…..la seule différence est que l’Islam est la religion de Dieu…!!!

    Merci encore une fois Mr Oulhissane,….. au fait, je me demande pourquoi, votre livre n’a pas été publié…?? Pourtant le ministère en question fait passer parfois des choses incroyables, insensées et médiocres….!!! Normal, puisque Men Habba Wa Dabba devient responsable…!

    • OULHISSANE Tayeb

      Merci de votre commentaire.
      Vous remarquerez sans doute que publier répond à une carte de la « géographie intellectuelle ».

      • Mme CH

        De rien Mr Oulhissane….!!! Je vous ai compris…(pas comme a dit De Gaulle)..!! Effectivement…la carte de la « géographie intellectuelle » est un critère primordial dans le monde des publications, mais, il faut dire aussi que les belabbésiens ne font rien pour défoncer la glace, ils se sont renfermés sur eux mêmes, parfois dans leur égoïsme, et parfois, ils éprouvent simplement un grand abandon car les zélus, la souciété cifile, les noutables et les responsables d’une manière générale, ne travaillent que pour leurs intérêts personnels, ils n’ont pas la notion de notre ville d’abord, ham ham après….! C’est pour cela d’ailleurs, que SBA est en bas de l’échelle, malgré ses ressources humaines et naturelles…! Pôvre Orpheline…!

        C’est toujours un plaisir de vous lire…!

  4. Argos

    Bonjour Mme CH…. D’accord avec vous sur ce point car l’Islam authentique des pieux n’a rien à voir avec ces pseudo islamistes qui sèment la confusion et la terreur en Terre d’Islam surtout. Mais je crois que nous sommes tous plus ou moins manipulables dans ce domaine vaste qu’est notre religion, car il nous manque la connaissance et le savoir, ce n’est pas pour rien qu’Allah Soubhanou dans le premier verset révélé, ordonne au prophète Mohammed (SAWS) de lire ou de réciter ; c’est à dire d’apprendre avant même de lui ordonner d’adorer. Ce n’est pas parce que nous avons une culture Islamique après avoir appris quelques versés du Coran, quelques Hadiths ou quelques événements historiques de l’Islam comme la majorité des musulmans, que nous prétendons être des savants (Ulemas). Pour arriver à la connaissance suprême et répondre à toutes les questions que l’on se pose, le chemin est très long et il n’est pas permis à tout un chacun de déchiffrer ce qui est visible et ce qui ne l’est pas dans les paroles d’Allah. Même notre noble Prophète (SAWS) par humilité n’a pas expliquer le Coran. Ce sont les êtres humains avec leurs défauts et leurs qualités qui ont entrepris cette tâche délicate, chacun selon son époque, sa culture et sa tradition d’où la confusion qui règne dans nos esprits pour arriver à s’entre-déchirer parfois même à se fâcher pour une montre portée au bras gauche, cela m’est arrivé croyez-moi. Nous avons beau avoir des divergences sur certains sujets délicats comme la colonisation, mais concernant les Pied-Noirs, je dirais que s’il n’y avait pas eu l’OAS et sa politique de la terre brûlée que je condamne fermement, l’histoire aurait sûrement pris une autre tournure, car dans les accords d’Evian, il n’était pas question qu’ils quittent l’Algérie. Cordialement

    • Mme CH

      Salam Mr Argos…!! Totalement d’accord, avec vous sur ce passage depuis: « L’Islam authentique……………………………………………….jusqu’à les paroles d’Allah », effectivement, les interférences des sectes concoctées par les ex empires britanniques (surtout) et français, le courant Wahabbite des Al Soussou……. le Chiisme des safaouites, le terrorisme appelé islamiste et la marginalisation des vrais Oulémas « modérés » ont tous eu leur impact sur les esprits surtout ceux des maillons faibles de la chaîne humaine et des ignares qui se contentent de capter…..Il faut chercher la vérité…!

      Pour la suite, je vous rapporte seulement ces deux versets, et à vous de chercher la vérité, si vous êtes vraiment intéressé.

      « (Nous les avons envoyés) avec des preuves évidentes et des livres saints. Et vers toi, Nous avons fait descendre le rappel (Coran), pour que tu exposes clairement aux gens ce qu’on a fait descendre pour eux et afin qu’ils réfléchissent. » (Coran: 16:44)

      « Dieu a très certainement fait une faveur aux croyants lorsqu’Il a envoyé chez eux un messager de parmi eux-mêmes, qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu’ils fussent auparavant dans un égarement évident. (Coran: 3:164) ».

      Concernant les pieds noirs, l’histoire a prouvé qu’ils étaient contre l’indépendance de l’Algérie , c’est pour cela d’ailleurs qu’il y a eu la création de l’organisation terroriste l’OAS …! Ils ne gobaient pas le fait d’avoir le même statut que les indigènes »; ces deniers avaient un « statut inférieur » avant l’indépendance….! Ils ont quitté l’Algérie, tant mieux, maintenant ils doivent assumer leur choix….et la vie continue…..pourquoi ils ne cessent pas de créer des problèmes qui enveniment les relations algéro-françaises jusqu’à ce jour…chaque jour ils nous sortent une chanson….??!!!

      Cordialement.

  5. Mémoria

    Salam !

    Le récit de notre camarade et frère Oulhissane qui semble être l’épilogue d’un livre à publier m’a catapulté plus de quarante ans en arrière tant son style et sa perception « écrite » de la nature montagneuse et surtout forestière …ressemble à celui de l’écrivain franco-allemand Guy Sajer rendu célèbre par son livre « Le soldat oublié » , best seller de son vécu personnel dans la Wehrmacht sur le front russe pendant la seconde guerre mondiale ! Voici le lien pour Si Tayeb et les autres… !
    https://books.google.dz/books/about/Le_Soldat_oubli%C3%A9.html?id=6x__gV-YchAC&source=kp_cover&redir_esc=y

    Quant au débat ci-dessus,je pense qu’il faut éviter de s’enfermer dans les méandres de l’idéologie et de la religiosité de la violence des deux décennies noires…Tout d’abord parce que les statistiques de certains services sont unanimes à assurer que la plupart des « terroristes » étaient de niveau primaire ,donc …analphabètes,de familles à problèmes et marginalisés par l’Etat et ses structures…Il y eu beaucoup de toxicos parce que frustrés et non intégrés du point de vue conjugal ; il y eût aussi beaucoup de chômeurs déguisés abrutis par l’eldorado que leur promettait l’économie de bazar !
    D’un point de vue psychanalytique ,la misère sexuelle provoquée par le chômage et un logement inaccessible pour le lumpen prolétariat a poussé ces jeunes vieux vers ce qu’ils croyaient être la rédemption pour éviter (Antagonisme des extrêmes?) soit la toxicomanie ,les prisons ou l’émigration illégale comme me le confirmait il y a des années un grand réalisateur de l’ENTV ! Il n’y a pas plus grande torture morale que l’angoisse existentielle d’une vie sans espoir(s) !!! Donc le marginalisme à origine économique ou chômage endémique et de masse sont les causes réelles de la violence en Algérie.Le terme islamique n’existait pas avant car nous étions musulmans et non islamiques/islamistes.Il a fallu instrumentaliser des apprentis sorciers par les labos multi médias contrôlés par le mouvement sioniste mondial pour asséner le coup de grâce au monde arabe qui n’a réussi ni sa « Révolution industrielle »,ni sa phase mécanique et encore moins programmatrice de multimédias capables de finaliser sa « révolution culturelle »…
    Les zombies qui assassinèrent des enseignantes salariées et intégrées,jeunes et belles sous leur foulard…musulman assouvirent leur abstinence forcée en faisant gicler le sang à flots sous la pluie;c’était leur seule façon d’arriver à « l’orgasme » et il n’y pas lieu de réveiller Freud pour cela !Tant d’émirs devinrent des sybarites pendant leur coup de feu …Les quelques versets étaient là pour voiler leurs frustrations et démons ! un crime crapuleux et de masse au même titre que celui de Sansabil ,par des drogués à mort lente ! Leur imputer une quelconque appartenance idéologique ou sectaire relève de l’irrespect de la mémoire de ces victimes de…l’analphabétisme ! Les médias occidentaux et leurs opinions sont-ils excusables de vouloir voiler/masquer qu’ une marginalisation de masse à origine socio-économique en Algérie serait à l’origine d’une violence armée pas toujours… »islamiste » comme ils voudraient qu’elle soit chez nous… pour parfaire leur printemps arabe ? La lutte des classes existerait-elle que dans leurs sociètés post industrialisées ?

    Et pourtant le précurseur du socialisme mutuelliste avant Proudhon était bien Abû Dar AlGheffari (Mort en 652 après JC):

    Un jour, il reçut la visite d’un homme qui trouva sa maison bien dépouillée. Il demanda à Abû Dharr :
    —  » Où sont tous tes biens ?

    — Nous avons une maison là-bas [c’est-à-dire dans l’Au-delà], répondit Abû Dharr, où nous envoyons nos biens les plus précieux.  »

    L’homme comprit ce qu’Abû Dharr voulait dire. Il continua toutefois :
    —  » Mais tu dois bien posséder des choses tant que tu es ici.

    — Le propriétaire de cette maison ne nous laissera pas y demeurer à jamais, rétorqua Abû Dharr.  »

    Abû Dharr continua à mener une vie simple et frugale jusqu’à sa mort. L’émir de Syrie tenta une fois de lui envoyer trois cent dinars. Abû Dharr retourna l’argent en disant :  » L’émir de Syrie ne trouve-t-il pas un serviteur plus méritant de cette somme que moi ?  »

    En l’an 32 de l’Hégire, Abû Dharr mourut. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — avait dit de cet homme qui avait fait preuve d’abnégation :
    —  » La terre ne porte ni les cieux ne couvrent un homme plus vrai et fidèle qu’Abû Dharr. «  »

    Merci Si Oulhissane pour ce récit autobiographique et cet appel à commémoration !

    • oulhissane tayeb

      Merci Si Mourad.

    • Imène

      Bonsoir !
      Tout à fait Memoria !
      Très percutante votre analyse. ok avec vous à 200% !
      Je ne sais pas si le terrorisme a une idéologie , ce qui est certain c’est qu’il n’a aucune religion ! et je trouve terriblement injuste et offensant qu’on impute à l’islam – délibérément ou par ignorance – les actes terroristes , les crimes , les viols , enfin toutes les horreurs dont ces abrutis sont capables . Prêter à l’islam un quelconque lien avec cette mouvance est une ignominie .
      Ce qui me révolte par-dessus tout c’est qu’on qualifie ses hordes sauvages de « djihadistes « alors que le djihad , mon Dieu est un bien grand mot ! le véritable djihad commence par soi –même ! Commencer par apprendre , combler ses lacunes , « la quête de la science est une obligation pour tout musulman « ( hadith ) , remplir ses devoirs envers son créateur et ses semblables , mais ça …trop difficile !
      Oui alors ! L’illettrisme , la pauvreté , la discrimination , l’échec scolaire , le chômage , la misère sexuelle , les disparités économiques ..sont les véritables causes de la violence : Le sentiment d’injustice ( el hogra ) devient mobilisateur ! Les politiques successives , les premiers responsables de ce délabrement , et de l’exclusion humaine dont souffre une partie non négligeable de la population DZ , Ces politiques ont le devoir de répondre de tout leurs ratages et de les assumer .
      Pour leurs pulsions bestiales , aucun souci ! ces monstres enlevaient les jeunes filles devant leurs parents , considérées comme butin de guerre , les captives reviennent de droit à l’émir , elles sont systématiquement violées par le reste du troupeau , et si elles ne réussissent pas à s’évader , ces pauvres filles deviennent témoins gênantes , elles seront assassinées tout simplement .De ces dévergondages des enfants sont nés …
      Alors les commanditaires eux , la pieuvre du mal . Mme CH a tout dit . Ils doivent se vautrer dans l’opulence en triquant à la misère du monde !
      Je n’apporte rien de plus , je sais , mais juste pour vous dire que j’aime et je partage .
      Je veux juste ajouter que notre ami feu Djillali C ( Allah yarhamou ) a écrit plus d’une chronique sur le drame de Ain Aden sur BAI , des textes magnifiques , très émouvants dont « requiem pour kheira et les martyrs « « Les belles sont mortes , la bête est toujours là « à lire absolument
      Amitiés vdsbéennes .

  6. Imène

    Mr Oulhissane , bonsoir ! Ravie de vous retrouver , Azzul tlm..
    J’ai lu et relu : le texte est long , l’émotion va crescendo ! L’auteur surfe sur plusieurs thèmes à la fois : le passé , le présent se mêlent et se chevauchent , j’aurai aimé qu’il l’eut publié en 2 ou 3 parties pour mieux apprécier « l’épilogue «
    Les événements qui ont secoué notre pays en cette fin de « siècle noir « n’étaient pas « une chose qui n’a pas de nom « ! c’était une guerre fratricide épouvantable qui a fait des milliers de morts , de déplacés , d’expatriés , des destins brisés , l’horreur…c’était une tragédie nationale qui a plongé le pays dans le chaos plus d’une décennie durant , les séquelles de cet épisode sanglant sont encore bien loin d’être effacées , malgré le retour à la paix civile ou el hamdou lilleh .
    Plus qu’un appel à la commémoration ou une halte à l’amnésie , le récit est avant tout un bel hommage rendu aux femmes résistantes dans la lutte contre le terrorisme . Meriem l’intrépide, les martyres de Ain Aden, les suppléantes, gardiennes de l’espoir, des enseignantes , mais pas seulement ! Les moussabillat de ces années de braise avaient ri au nez des menaces terroristes , défié les dangers et la mort en se rendant à leur travail tous les jours , ou tout simplement au marché ou à la mairie..Plutôt rompre que plier , telle était leur devise ! et rien qu’à lire l’itinéraire qu’empruntait Meriem , les enfants , et les autres pour rejoindre leur l’école , je sens comme une boule d’angoisse me tenaillait les tripes ..le silence de la forêt , la grisaille de la campagne tôt le matin , la route qui n’en finit pas , et la montagne à l’horizon. partout la désolation , partout la menace et l’odeur de la mort planent.. elles y allaient quand même , la peur au ventre mais déterminées ! A l’heure ou bcp d’hommes ont abandonné par frousse insurmontable , par lâcheté , d’autres ont retourné leur veste , ou quitté le navire ! Dans le karsan de Ain aden il y’avait 11 femmes et 01 hommes toutes sauvagement exécutées , hélas ! Quels temps ..
    A Alger et sa banlieue , la vie était ponctuée d’explosions de voitures piégées , des assassinats ciblés ou à l’aveuglette , des massacres collectifs . 1995 , je me souviens , attentat Bd Amirouche près du commissariat central , la bombe avait éclaté au passage d’un bus bondé : un carnage ! C’est toute la capitale qui a été secouée par la déflagration A ce jour , à Alger les commerces baissent leurs rideaux à 18 h , seuls les bandes de loubards squattent allègrement les artères de la ville : les stigmates de la décennie de la terreur ont la vie dure .
    Merci Mr. Oulhissane pour ces témoignages émouvants sur cet épisode tragique de notre histoire , de notre mémoire collective. Merci pour ce bel hommage rendu à Meriem et à travers elle à toutes les victimes du terrorisme.
    Bonne chance pour la publication de votre ouvrage
    Pour terminer juste une question à vous Mr. Oulhissane , el Okadhia, « je ne connaissais pas ce mot . ça se prononce comment ? avec un K comme Keltoum , ou KH comme Khadija . Merci de me répondre .

  7. benattou

    C’est une triste histoire, il ne faut pas oublier, on dessine tous ces visages dans nos âmes, on imagine les scènes, que c’est triste. Ya Si Tayeb chacun de nous peut faire du bien et du mal mais ceux qui peuvent brouiller la ligne de division morale détiennent la clef . ‘’ Le racisme, le manque de tolérance caché sous l’arrogance , les guerres et leurs conséquences marquent l’histoire de notre pays’’. Günter Grass

  8. OULHISSANE Tayeb

    IMENE:
    K comme Keltoulm.
    à l’époque pré-islamique, les grands poètes se rencontraient annuellement dans un village appelé Okadh pour déclamer leur vers.
    Les meilleurs textes sont écrites en  »eau d’or » et exposés à la Kaaba. Littéralement on les surnomme les suspendus « . (el moualakatt).
    Certains historiens parlent de 7, d’autres de 10 poèmes dont les auteurs ont acquis la postérité.
    De l’Okadh de la période anté-islamique à l’Okadhia des collégiens de Sidi Bel Abbes, il y a sur quoi méditer.
    Imène, merci.

  9. Imène

    Mr Oulhissane , bsr !
    Merci à vous pour cet éclairage .
    En fait , je connaissais le mot , mais en langue Arabe , عكا ظ qui évoque pour moi un vieux souk en péninsule Arabique ( souk okadh ) j’ai retrouvé votre interview l ’ « hôte « de la VDSBA , un article de Mr Madene Benattou , paru en fev 2015 , et j’ai appris un peu plus sur l’Okhad et l’Okhadia , poesiade , un autre mot que je découvre . Quand à l’Okhadia des années de braises c’était à mon avis , bcp plus qu’un espace d’expression et d’épanouissement artistique , culturel , mais c’était tout un programme pédagogique pour surmonter les traumatismes et les peurs que peuvent ressentir les enfants , le but étant de semer l’espoir , l’amour de la patrie …et comme vous dîtes « Quand je découvre un élève poète, c’est comme Sonatrach qui découvre un puits ! «
    Mr. Oulhissane : Merci .

Répondre