La Voix De Sidi Bel Abbes

L’éducation de nos enfants, les temps ont changés…..quelle attitude (1ère partie)

Les bonnes manières. Il ne faut pas hésiter à les enseigner.

Pourquoi  minimiser l’importance des bonnes manières ? Je ne pourrais être moins d’accord avec moi même .De tous les côtés je rencontre des enfants qu’on ne peut d’écrire que comme des marmots mal élevés. Leurs parents ne semblent prêter aucune  attention au fait d’être insultés et maltraités. A mon avis, c’est faire preuve de peu d’équité vis-à-vis des enfants que de les éduquer sans leur apprendre à se soucier des autres ni leur dire de qui est considéré comme une conduite polie.

Ce n’est pas une erreur d’apprendre la politesse à un enfant ; j’insiste sur le fait, que ce sont les sentiments qu’il doit éprouver envers autrui qu’il faut les inculquer d’abord, les bonnes manières  viendront ensuite tout naturellement .Forcer trop et trop sévèrement un enfant à se montrer poli, aboutit souvent au résultat opposé.

Je  supporte difficilement d’avoir affaire à des enfants mal polis. L’envie me prend de leur administrer une fessée, et de chapitrer   leurs parents. J’estime  que ceux-ci leur rendent un mauvais service. Les personnes prévenantes réussissent mieux dans la vie, que ce soit pour se faire des amis, trouver un mari ou une épouse, obtenir et conserver un emploi. Ils rendent agréable la vie de tous ceux qui les entourent et éveillent la gentillesse  chez les autres. C’est avant tout de ses parents que tout individu apprend comment  se conduire.

Les règles de la politesse varient grandement suivant les époques .A la fin du siècle  dernier, les enfants bien élevés étaient tolérés, mais rarement entendus, à la table familiale .Je n’aurais pas entamé de discussion à ce propos avec les gens de cette époque, si tel était leur sentiment, et je doute fort qu’un silence de cette nature, dans une famille ou la bonté prédominait, aurait  blessé les enfants. A  l’heure actuelle les parents veulent pour la plupart entendre la conversation de leurs enfants, surtout si elle est agréable et pour autant qu’ils aient eux-mêmes l’occasion de placer un mot .La conversation d’enfants aimables est ,pour une bonne part , plus fraiche et plus colorée que celle des adultes, laquelle a parfois  tendance à se cantonner dans des récriminations, au temps qu’il fait, et à des clichés  .

Parfois, quand  nous nous plaignons de la tenue d’une personne, nous voulons en réalité tout simplement dire que nous ne l’aimons pas. Nous nous en prenons à une de ses façons de faire qui ne nous dérangerait pas le moins du monde s’il s’agissait de quelqu’un qui nous est sympathique. Je sais que lorsque quelqu’un me déplait, j’ai tendance  à être particulièrement irrité par tout bruit de la bouche qu’il peut faire en mangeant. De sorte que doute que personne ne puisse dresser un catalogue des bonnes manières qui convienne parfaitement à la majorité. je crois qu’il nous faut  en revenir à l’esprit dans lequel la tenue d’un enfant  prend racine et à l’état des ses rapports avec les autres.

Pour moi, j’y vois une des indications très claires que l’homme nait avec une préférence pour l’amour plutôt que pour la haine, pour qu’il puisse haïr, il a besoin qu’on le lui apprenne.

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Posté par le Mar 28 2011. inséré dans ACTUALITE, SOCIETE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

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