La Voix De Sidi Bel Abbes

L’éducation de nos enfants, les temps ont changés…..quelle attitude (3ème partie)

SERVIABILITE  ET TÄCHES DOMESTIQUES

Ce qui compte, ce n’est pas  le nombre de services rendus mais le sens du devoir.

Parents et enfants sont loin d’avoir la même opinion à propos des tâches domestiques, et l’on observe semblables divergences d’une famille à l’autre. Le plus grand nombre pense en principe que les enfants doivent avoir leur part des services à rendre à la maison. D »aucuns constatent qu’ils peuvent faire le travail eux-mêmes de manière tellement plus efficace ou qu’ils s’énervent  à un tel point en s’efforçant de les obtenir de leurs enfants qu’ils préfèrent abandonner.

Quelques parents déclarent : «  je ne veux pas que mes enfants  travaillent du matin au soir comme j’ai dû le faire moi-même ! » ou « la jeunesse  n’a qu’un temps. Laissons-les s’amuser pendant qu’ils en  ont le droit. »Se pose par ailleurs la question  de savoir quels travaux conviennent  aux enfants, à quel âge il importe de les obliger, s’il faut ou non les rétribuer.

J e ne suis pas d’accord avec les parents qui croient que tout travail domestique doit être par principe épargné  aux enfants,spécialement quand il s’agit de personnes peu enclines à réclamer de leurs enfants considération ou politesse. Cette attitude  des parents tend, à un degré plus ou moins prononcé, à faire de leurs enfants  des sujets peu séduisants, égoïstes, exigeants, tant pour le voisinage que pour l’école  ou la maison. Elle aboutit à former des adultes qui, dans leur profession comme dans leur ménage, s’attendront à être toujours satisfaits et au cours d’un pique nique comme au bureau .Leur mariage commence-t-il a craquer, ils voient uniquement les fautes de leur conjoint  Et quand ils perdent leur emploi, c’est au patron qu’ils s’en prennent.

J e crois que c’est une erreur quasiment aussi grande que d’épargner certains petits travaux aux enfants sous le prétexte que les parents peuvent les accomplir plus vite ou mieux.

Toutes les institutrices  d’école  gardienne ou primaire savent que les enfants développent un sens accru de leurs responsabilité à aider dans la classe ; elles savent aussi que ce ne sera pas le cas si elles ne leur en donner point l’occasion. Aussi demandent-elles leur assistance, même si cela doit ralentir d’autres travaux. Les parents devraient se montrer tout aussi soucieux de former le caractère de leurs enfants à vrai dire ils devraient même l’être davantage.

Je ne voudrais cependant pas donner l’impression qu’un enfant doit s’acquitter d’un nombre déterminé d’heures de travail pour qu’on puisse  lui reconnaître bon caractère. Ce qui compte , bien entendu, c’est l’esprit dans lequel les parents sollicitent sa coopération et les sentiments de l’enfant, quand il la donne. Lorsque des parents  aiment un enfant de façon saine et équilibrée, ils ne se bornent pas à jouir  de sa présence et à lui souhaiter tout ce qu’il y a de bon dans la vie. ; ils savent qu’à long  terme il ne sera  heureux que s’il a appris à rendre service aux autres. Ils n’auront pas le sentiment d’avoir accompli leur devoir à son égard ou vis-à-vis de la société tant qu’ils ne lui auront pas inculqué le sens du devoir.

Ce qui paraîtra approprié  en fait d’obligations pour les enfants variera énormément  suivant les circonstances familiales et les traditions. Dans une famille ou l’aide extérieure est  réduite ou nulle, on peut s’attendre à ce qu’une fille du même âge fasse une partie de la vaisselle, du nettoyage  et des chambres avec sa mère, spécialement pendant le week-end. Un adolescent devrait décharger son père d’au moins la moitié du lavage de la voiture, de l’entretien du jardin  ou de tout autre corvée que le père doit entreprendre.

Vous pouvez vous faire une idée suffisante des travaux dont un enfant peut se charger suivant son âge, rien qu’à l’observer attentivement. Même un enfant de trois ans est capable de mettre les serviettes et les cuillères à tables  au moment des repas. Il peut apporter un lange à sa maman quand elle change le bébé. Il lui sera salutaire d’aider celle-ci à ranger ses jouets en fin de journée.

Si vous doutez de la pertinence qu’il y aurait à insister sur un travail bien précis, soit que vous manquiez d’expérience, soit que l’échec d’un enfant vous irrite au point que vous cessez de vous  fier à votre jugement, ce sera une bonne idée de prendre l’avis de l’instituteur, au sujet de ce qu’il a pu observer  des enfants du même âge. S’il semble que vous vous êtes trompé dans votre estimation, mieux vaut le savoir. S’il tend à vous donner raison,  son opinion  vous sera d’un  grand réconfort et vous persuadera d’obtenir que le travail soit fait.

Faudra-t-il payer tout travail, à l’aide d’une allocation ou par une gratification d’autre nature ? je pense qu’il y a de grandes différences, d’une famille à l’autre, quant aux liens entre travail et rétribution. Cela dépend en partie de considérations telles  que les ressources des parents, les habitudes du voisinage, le désir éventuel des parents d’encourager leurs enfants à se procurer des ressources supplémentaires, et enfin, la possibilité éventuelle d’obtenir que les tâches soient accomplies sans encouragement d’aucune sorte.

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Posté par le Avr 14 2011. inséré dans ACTUALITE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

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