La Voix De Sidi Bel Abbes

Le « roi du raï » Cheb Khaled condamné pour plagiat pour son succès international « Didi

Le « roi du raï » Cheb Khaleb a été condamné vendredi dernier par le tribunal de grande instance de Paris pour avoir plagié la musique d’un auteur algérien, Cheb Rabah, pour la composition de son plus gros tube international, « Didi », a appris ce mardi l’Afp auprès de leurs avocats.

C’est un succès qui reposait sur un mensonge », a commenté Me Jean-Marie Guilloux, avocat de Cheb Rabah. L’avocate de Cheb Khaled, Me Laurence Goldgrab, a annoncé son intention de faire appel du jugement.

Le tribunal a notamment condamné Cheb Khaled, né à Oran en 1960, à restituer à Cheb Rabah les droits d’auteurs perçus pour la composition musicale   de l’oeuvre « Didi », commercialisée à partir de 1991, au titre de son exploitation dans le monde, mais pour une période postérieure à juin 2003 en raison d’une prescription partielle.

Le chanteur a également été condamné à payer à Cheb Rabah une somme de 100.000 euros, en réparation de son préjudice moral, et une somme de 100.000 euros, en réparation des atteintes à son droit moral d’auteur. Le tribunal a en effet considéré que Rabah Zeradine, dit Cheb Rabah, compositeur, auteur et interprète de raï, avait perdu une chance de gagner en notoriété importante du fait du succès de la chanson.

Le tribunal a enfin ordonné à la SACEM (société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) « de modifier toute sa documentation » concernant la  chanson Didi pour faire désormais bénéficier Cheb Rabah d’une part des droits de reproduction mécanique et d’exécution publique « en tant que seul compositeur » de l’oeuvre.

La chanson « Didi » a connu un grand succès dans les pays arabophones et sur  plusieurs continents, notamment en Europe où il est entré dans le haut des hit parades en France, en Belgique, en Espagne et en Asie. La chanson a également  été utilisée dans un film de Bollywood et a été jouée lors de la cérémonie d’ouverture de la coupe du monde de football en Afrique du Sud en 2010.

Considéré comme « le roi du raï », Khaled Hadj Brahim Khaled, dit Cheb Khaled, a été le lauréat de nombreux prix prestigieux et a vendu plusieurs   dizaine de millions d’albums à travers le monde.

Qui est cheb rabah ?

Cheb Rabah, de son vrai nom Rabah Zeradine, né le 25 septembre 1962 à Alger, est d’origine kabyle. Dès l’âge d’une année, il se retrouve à Oran où il effectue ses études avant de s’arrêter en deuxième année secondaire. Il s’oriente vers la musique en fréquentant les salles des fêtes et les complexes touristiques.

Après la troupe « Les Dreams » (Les rêves) qu’il constitua au milieu des années 70 et après la sortie de sa première cassette en 1986, il arrête durant trois années avant de reprendre et comptabiliser jusqu’en 1996, 14 cassettes. Son père n’avait su qu’il était chanteur que trois ans avant sa mort survenue en 1991. Parmi ses 14 productions, seule la première, réalisée avec les éditions de Saïd Dadouche, a bien marché.

Définissant son style comme du « Raï mélangé avec de l’Algérois », Cheb Rabah qui émigra en France, en 1990, et travaillant dans un restaurant, enregistre son dernier album intitulé « Ki nkoune maâk » chez Dadouche, en décembre 1996. Ce dernier, présentant musicalement comme un métissage des musiques et rythmes (La world Music), a été produit avec la collaboration de Rachid Bahri.

Celui qui revendique la paternité de la musique de la célèbre chanson de Khaled « Didi » a aussi fait une brève apparition dans le film « Salut Cousin ! » de Allouache.

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Posté par le Avr 7 2015. inséré dans ACTUALITE, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

13 Commentaires pour “Le « roi du raï » Cheb Khaled condamné pour plagiat pour son succès international « Didi”

  1. Amirouche

    La chanson  » n’est pas ma tasse de thé  » , mais le mot plagiat a attiré toute mon attention. Pourquoi plagiat !?, pourtant le titre de la chanson est bien  » DI Di  » qui signifie  » prends prends » .Cette chanson a été commercialisée en 1991 et c’est maintenant , après 24 ans que cheb Rabah porte plainte !!!!? , espérant que  » Abdelkader ya Bou3alem  » ,  » Aïcha » et « Bakhta » ne porteraient pas plainte contre le quinquagénaire cheb khaled , sinon on va l’entendre du Maroc chanter  » wine el Harba Wine  » ………

    • OUERRAD

      SAHBI , c est vrai mais il y a dans l air comme un aveu etait sur que c etait pas a lui , car comme il a dit lui .DI EDI , prends prends .Quant a cheb RABAH qui n est d ailleurs plus cheb depuis , a trouve le filon ;pourquoi ne pas casser Khaled qui a opte pour le MAROC en disant WINE EL HARBA WINE .

    • Imène

      Exactement 3mirouche !
      Il était où le cheb Rabah il ya 24 ans ?? et c’est maintenant qu’il émerge de son  » kahf  » pour crier au plagiat ! manifestement il ya anguille sous roche : On veut  » griller  » le king ! vu ses connivences avec le Maroc ( j’entends el Makhzen et non le peuple frère )
      Le Cheb Gagnant ( comme son nom l’indique : Rabah ) n’y est pas allé avec le dos de la cuillère : il veut 200 000 euros cash ! pôvre Khaled ! Ceci étant..qu’ils se bouffent le nez entre eux ! Nous avons d’autres soucis , nous autres DZ !

  2. chaibdraa tani djamel

    Les loups se mangent entre eux

  3. oulhissane

    Amirouche bjr, tlm

    Avec toutes ces informations que tu détiens au sujet des chansons du cheb, c’est vrai que ce n’est pas une tasse de thé que tu as, mais toute une théière !
    Pour ce cheb, il s’est trouvé, malgré lui, perdu dans un labyrinthe. Et dans ce lieu, on se heurte constamment au mur des galeries sans issue.
    Son histoire rappelle celle du Cheb Mami. À lui aussi on a collé sur le dos une histoire de je ne sais quoi.
    Tout homme qui chante Di Di termine en fredonnant Rod Rod.
    Et dire que cette histoire après 24 ans d’apologie à Di Di !
    Eddew koulch ! Ou rabbi el ghani fi moukih !

  4. Amirouche

    Oulhissane

    Sallam

    Dans notre jeunesse , Il fut un temps ,pour nous tous , où chacun fredonner une chanson qu’il aimait , peut être pour vous c’était Lili Labassi ou Med Abdelwaheb (rires) et pour moi d’autres , mais écouter ce style de chansons aux paroles futiles, frivoles et dès fois même obscènes ,n’était pas du tout, mais pas du tout ma tasse de thé .Ce cheb et bien d’autres ont fait leur choix , dès leur jeune age ,ils sont rentrés dans le « milieu » ,les cabarets, les paillettes ,el zahwe …..etc ,un espace où on trouve un concentré de personnages mercantiles et sans pitié .Mais cette affaire n’aura pas d’incidence sur les deux vieux cheb car la convention d’honoraire préalable établie avec leurs avocats respectifs est déjà une fortune …………..
    Je conseillerai aux jeunes d’écouter « Mishary Rashid Al Afasy » ou Ahmed Bukhatir , en plus c’est un moyen simple d’apprendre de belles paroles et poèmes ….A bon entendeur ….. c’est beaucoup mieux que WAÏ WAÏ du chanteur de Thalassa .
    Cordialement

    • Anonyme

      Salem Amirouche ,une belle ville comme Oran sur le Bd L’arbitre Ben M’hidi on entend que cette musique a tue-tête provenant des voitures vitres baissées c’est gênant ! Et quelle mocheté ! branche que pour la bamboula! j’ai honte! Cela derange et nous met mal a l’aise ! Heureusement qu’il existe les cigales et les fourmis et c’est tant mieux!! (rires).

  5. kouider .K

    Les gouts et les couleurs ne se discutent pas , chacun écoute ce qu’il veut .

  6. h.bouasria

    il n’est plus algérien il a donné son dos au pays pour quoi on contenu à parler de celui qui nous a changé avec du fève au lieu de le faire changer avec ce qui est couvert le fève on contenu a lui faire mille et mille compte en plus si c’était au moins un type utile pour une population

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