La Voix De Sidi Bel Abbes

Le Prolifique ALI KADER, hôte de La Voix De Sidi Bel Abbes. Par Louled Abdelkrim

Notre journal continue sa grande aventure intellectuelle au seul intérêt de ses lecteurs(es) qui se comptent eh oui par milliers, et le voilà cette fois-ci prendre langue avec un autre écrivain en l’occurrence Mr Ali Kader, et ce dans la rubrique « Hôte du journal » en attendant probablement la relance de la rubrique NADI.NET que chapotait et animait notre ami Cheniti Ghalem, et qui fut initiée dois-je le rappeler par notre ami Kadiri Mohamed.
Revenons à notre hôte pour lui soumettre quelques questions. Suivez avec nous cet intéressent entretien.
VDSBA : Présentez-vous à nos lecteurs
ALI KADER : C’est un plaisir pour moi de me présenter à vos lecteurs. Habituellement, je n’aime pas trop parler de ma personne encore moins de ma carrière, mais puisque vous me posez la question, je vais essayer d’esquisser un léger portrait. Je suis né à Tizi-Ouzou, j’ai fréquenté les écoles de la région comme l’école primaire de Souk El Khemis à Maatkas, le collège d’enseignement général(CEG) d’Azazga puis le lycée Ali Mellah de Dra El Mizan. Je suis ingénieur en agronomie. J’adore exercer ce métier qui m’a procuré et me procure encore d’énormes satisfactions. Il me met en relation quasi permanente avec les gens du terroir, les hommes et les femmes du pays profond que l’on découvre qu’à de rares occasions. Ma carrière professionnelle débuta très jeune –à peine vingt-quatre ans- comme enseignant dans un Institut technique. Comme je pressentais l’horizon se boucher dans cet établissement, je me décidai de prendre mon envol et parti ailleurs voir ce qui s’y passait. Je découvris d’autres régions. J’embrassai une fonction supérieure. Je fus tour à tour directeur des services agricoles à Laghouat, Médéa où je vécus les affres de la décennie noire, Bejaia ou je vécus également la crise de la Kabylie au début du siècle, puis Ghardaïa avec les grandes inondations de 2008. Actuellement, je suis à Sidi Bel Abbes, dans les mêmes fonctions. J’ai commencé l’écriture en 2009. Sincèrement, je ne pensais pas épouser une carrière d’écrivain tant la chose me paraissait insurmontable. Je dois cette vocation à mon défunt ami Salah Mouhoubi, éminent politologue, économiste et auteur, qui attisa en moi cette flamme en m’incitant à me jeter dans l’arène.
VDSBA : « les dents de la terre », « les raisins amers », « le vieux fusil », « la déchirure », un mot ou plutôt un résumé sur vos ouvrages
ALI KADER : Il m’est difficile et désagréable de résumer mes ouvrages en quelques lignes. Mes livres s’inspirent du vécu de mes concitoyens. Les récits tirent racine de faits sociétaux bien établis où le réel se confond avec l’imaginaire. Le livre « le vieux fusil » est le premier d’une longue série à être édité chez l’ENAG (Entreprise Nationale des Arts graphiques) à Alger en 2010. À l’origine, j’avais écrit un autre texte qui malheureusement ne pouvait être édité. Je me remets au labeur et en sors celui-ci qui traite de l’histoire de deux familles algériennes, deux familles voisines qui ont du sang en commun qui coule dans leurs veines. Mais aussi sur les mains. Du sang qui coulera à flot tant les rancœurs furent tenaces. Hakim et Naima, tous les deux, jeunes, payèrent le prix de l’incohérence de la société. Le premier se retrouva au maquis croyant rendre service à son Créateur, la deuxième sera marquée à vie pour n’avoir pas voulu épouser Hakim. Elle sera enlevée par son soupirant, puis tombera enceinte. Elle portera dans son ventre le fruit du déshonneur. L’opprobre s’abattra sur sa famille et à travers elle, il fera éclater au grand jour toutes les divergences d’une société sans réel projet d’avenir autre que celui de servir Dieu, qu’une partie de la jeunesse de l’époque pensait être son juste combat. C’était sans compter sans Si Omar, un homme aux cheveux blancs, un vrai moudjahid de la première heure qui reprendra les armes et le combat pour sauver son pays et sa fille.
Ce livre a été traduit en langue arabe.
‘’’La déchirure’’, livre édité en 2011, aussi traduit en arabe, raconte l’histoire d’un jeune blédard, Lounes, parti suivre des études en France. Au détour d’une agression dans le métro parisien, il fait la connaissance, malgré lui, d’une fille, Angelina, descendue de sa Bretagne natale pour un diplôme à la Sorbonne. Les deux jeunes gens que tout sépare, notamment la culture et la religion, vont s’aimer et finiront par se marier. Lounes veut faire découvrir son pays à sa femme qui accepte volontiers de l’accompagner. Malha, la mère de Lounes fera tout pour faire capoter le mariage. Elle n’acceptera jamais Angelina comme femme de son fils à qui elle prédestinait une autre fille du terroir, du village. À son retour en France, le couple se fissure complètement, il finira par se disloquer, le chômage et la jalousie aidant. Lounes se sépare d’Angelina. Il décide de quitter la France et d’enlever leurs deux enfants en les rapatriant dans son pays natal. Ce livre, toujours d’actualité, décrit ce que d’aucun appelle le choc des civilisations. Culture, religion, mode de vie, us et coutumes. Le Maghreb et l’occident. L’intégration ou l’assimilation. Ou le refus des deux.
Le livre ‘’les dents de la terre’’ est écrit dans un moment particulier. Des vacances ratées à Terga me donnent l’idée de le confectionner. Trois jeunes hommes issus d’horizons différents se retrouvent embarqués volontairement dans une aventure. Dans de simples barques frêles que le moindre coup de vent ferait envoyer par les fonds, ils décident de faire le grand écart. Contactés par un réseau de passeurs sans foi ni loi, ils partent à l’assaut des vagues de la méditerranée pour rallier l’Eldorado, l’Espagne toute proche. Trois destins. Un des trois arrivera à bon port et se fera aider par un ami déjà installé à Barcelone. Le deuxième finira sa course dans les geôles de sa Majesté le roi du Maroc avant de se voir éjecter de nuit dans le bidonville faisant office de lieu de transit à la frontière. Il finira par reprendre le même chemin inverse qui l’avait conduit jusqu’à Terga en passant par Ghardaïa et Tamanrasset. Il repartira chez lui au fin fond du Nigeria, convaincu que nulle part ailleurs que chez lui, n’existe le vari bonheur. Enfin, le troiseme, un footballeur virtuose que la chance a lâché, s’est fait prendre par les gardes-côtes et finira en prison. Il en ressortira quelques temps plus tard, avec toujours en tête, l’idée de retraverser la mer méditerranée pour se rendre en Espagne. Ce livre décrit la tragédie de milliers d’hommes et de femmes de la rive sud que la misère, les guerres pour le gros des troupes, la mal-vie pour quelques-uns d’entre eux, jettent dans la gueule des trafiquants pour gagner les terres d’Europe jugées plus clémentes.
‘’Feriel’’ est l’ouvrage que je ne devais pas écrire. Des amis essayaient de me dissuader de le faire. En vain. Une étudiante brillante qui n’a jamais quitté ses parents, décide de débarquer à Alger pour suivre ses études. Une fille très sérieuse que seule la réussite à ses examens, intéresse. Une vie d’étudiante, laborieuse, difficile. Des matins gris et des nuits d’insomnies. Tout allait bien jusqu’à ce que sa camarade de chambre, une fêtarde, la convainque de l’accompagner dans un hammam pour prendre un bain, l’eau chaude à la cité universitaire est coupée depuis belles lurettes. Feriel finira par tomber dans le piège que la tenancière du bain maure lui a tendu. Du chantage. On ne raconte pas ce genre de choses à ses parents, on essaie de s’en sortir seul. Survient un simple rendez-vous. Un rendez-vous anodin qui transformera à jamais la vie de la jeune fille. La luxure. L’idée que l’on ne la rattrapera jamais à cette situation. Puis la peur, l’habitude. Le grand plongeon. Celui d’où Feriel ne sortira plus la tête. Le père, un homme qui aime sa famille mais qui aime aussi fréquenter les lieux de luxure, loin de chez lui. À Alger. Le choc ! Sa fille ! Il décide de passer à l’action. La tragédie, la prison. Une vie qui part en mille morceaux.
‘’Les raisins amers’’ est mon livre coup de cœur. La ville de Sidi Bel Abbes m’a tellement impressionné que je décidai d’écrire un roman. Une histoire à contre-sens de l’Histoire. Un fils de colon qui tombe amoureux d’une indigène. La guerre. L’indépendance. La délivrance pour les uns, le cauchemar pour les autres. Et Alain, septuagénaire qui reviens sur ses pas, revisiter son passé, revoir le lieu de son enfance, Tassin, la ville où il avait étudié, Sidi Bel Abbes, la fille qu’il avait aimée, Aicha. Un plongeon dans le passé. La mémoire qui refleurit. Puis 1962. Le drame. Quitter son pays, quitter sa bien-aimée. En se disant, bientôt le brasier s’essoufflera, il s’éteindra comme se sont éteints tous les volcans. Tout le mode reviendra reprendre sa place. Comme avant. Renouer avec Aicha. L’épouser même si les parents sont contre et continuer de vivre. Le drame d’Oran en ce mois de juillet. Les raisins étaient encore pendants sur les ceps. Pas mûrs. Verts. Une population en liesse, la joie sur les visages même si le pays est exsangue. Une autre qui se jette sur les routes. Des fermes abandonnées, brûlées. Des avions bondés. Des navires qui risquent de sombrer tant la cargaison était lourdes. Des hommes, des femmes, des enfants, des ballots. Une mer bleue à l’horizon et les collines qui s’éloignent. Une vie à reprendre. À zéro. Ailleurs, dans cette France qu’ils ne connaissaient pas. L’incertitude, l’inquiétude au bout.
‘’Meurs, demain ça ira mieux ‘‘est un ouvrage qui rend hommage aux chahids morts au maquis dans l’anonymat le plus total. Des familles en quête de vérité. Des hommes qui ont sacrifié leur vie pour la patrie, les armes à la main, plein de bravoure. Aucun héritage à transmettre. Pas de sépulture. Pas de corps. C’est l’histoire de ces hommes oubliés de l’Histoire que narre ce livre à travers des personnages qui vivent dans un village abandonné de Dieu et des hommes. Un aller et retour entre le passé et le présent. La guerre d’indépendance et l’insouciance des vivants à replacer le sacrifice de ces valeureux hommes dans son juste contexte.
VDSBA: Pensez-vous que vos différentes ventes dédicaces et présentations de vos ouvrages étaient suffisamment médiatisées pour prendre connaissance de vos œuvres et de vos efforts ?
ALI KADER : Vous venez de mettre le doigt sur la plaie. Mon éditeur souffre de ce déficit chronique à mettre en avant ses auteurs. Pas de promotion ni de publicité. Pas de café littéraire. Le grand désert ! Vraiment dommage pour un éditeur de cette envergure qui possède les meilleures presses d’Afrique. On ne voit rien venir. Les ventes dédicaces antérieures sont le fruit de mes contacts. Sauf celle du SILA dont l’ENAG est commissaire. Et encore, celle-ci gagnerait à être médiatisée auprès des télévisons et journaux comme le font certains éditeurs privés que j’éviterai de nommer et qui promeuvent leurs écrivains. J’en ai pourtant et souvent parlé de cela avec les responsables de l’ENAG mais apparemment, il y a encore de la marge malgré le magnifique travail qu’ils font en matière de préparation des ouvrages qui sont d’excellente qualité.
VDSBA : Qu’allez-vous présenter à la 20eme édition du SILA ?
ALI KADER : Le SILA (Salon International du Livre d’Alger) est la seule grande manifestation littéraire. Je n’ai raté aucune édition depuis 2010. J’ai eu aussi à participer au salon du livre de Paris en mars. Pour cette édition 2016, normalement, si tout va comme je l’espère, le livre ‘’les femmes ne se cachent pas pour pleurer’’ devrait être disponible. Il est déposé chez l’éditeur depuis un peu plus d’un mois. C’est aussi un autre ouvrage d’actualité qui raconte le combat d’une jeune femme atteinte du cancer du sein. Elle subit une ablation. Son mari la répudie. Le livre n’est pas technique, il met en exergue le fait qu’avoir le cancer n’est pas la fin du monde. Il est vrai que ce n’est pas facile mais dans la narration que je fais, je m’efforce à donner de l’espoir. Lynda, l’héroïne de ce récit, elle-même ne croit pas retrouver une vie normale. Faire la conquête d’un homme était au dessus de ses forces. Et pourtant c’est ce qui arriva.
La totalité des droits d’auteur iront aux associations caritatives de lutte contre le cancer. En plus de ce livre, il y a aussi l’ouvrage ‘’la déchirure’’ en langue arabe qui vient juste de sortir qui sera présenté.
VDSBA: Tizi-Ouzou, Laghouat, Médéa, Bejaia, Ghardaïa, Sidi Bel Abbés, là où vous avez exercé et où vous exercez encore, quelles impressions et souvenirs gardez- vous de ces régions de l’Algérie profonde ?
ALI KADER : L’Algérie est un grand pays. Magnifique. On passe souvent à travers les belles choses qu’il recèle pour aller chercher ailleurs ce qui existe ici, à moindre coût. J’ai la chance à travers mes pérégrinations de connaître plusieurs contrées. Les unes plus remarquables que les autres. Je me souviens avoir vécu quatre saisons en un seul voyage, dans la même journée. Je partais de Tizi-Ouzou au pied du majestueux Djurdjura vers Laghouat aux fins fonds de la steppe, la porte du désert. Un climat froid, une petite pluie qui chuinte à travers les montagnes sans vraiment vouloir tomber. Arrivé à Bouira, je fus boqué par la neige abondante qui tombait. En doublant Sidi-Aissa vers Boussaâda, une pluie diluvienne se mit à tomber. Puis, le vent de sable en prenant le cap sur Djelfa. À cinquante kilomètres de Laghouat, un soleil radieux. On se croirait en plein printemps et début de l’été, tant la douceur du climat contrastait avec ce que j’avais enduré une à deux heures plutôt. Quant aux hommes et aux femmes, mes concitoyens sont à la hauteur de leur hospitalité légendaire. Dans ces coins reculés du pays profond, on partage volontiers le repas avec le passager, aussi frugal soit-il. Chaque région possède ses spécificités. De la Kabylie à la capitale des oasis, du Titerri à la Mekera et au Tessala en passant par le Mzab mystérieux, ce n’est que pur régal pour celui qui sait déceler les richesses de ces régions. J’adore mon pays.
VDSBA: Nous avons relevé que vous avez sollicité EDILIVRE pour un de vos ouvrages ,y a-t-il des raisons alors que d’autres l’ont été avec l’ENAG ?
ALI KADER : Je suis fidèle à l’ENAG. Si le livre ‘’les raisins amers’’ a été édité en France, c’est tout simplement pour toucher un lectorat particulier qui se trouve justement là-bas. Les pieds-noirs. D’ailleurs cet ouvrage est en cours de traduction vers l’arabe et sera proposé à mon éditeur traditionnel pour la publication.
VDSBA: N’avez-vous pas constaté qu’il y a moins de librairies en ville ? Quelles solutions préconisez-vous ?
ALI KADER : Effectivement vous avez raison. Il y a de moins en moins de librairies. Avez-vous jamais entendu un jeune demander ou se faire financer un projet de librairie dans le cadre des subventions ? Ceci est lié à l’ambiance générale. La culture du ventre a pris le dessus. Les pizzerias et les fastfoods foisonnent à travers les artères de nos villes. Certes, l’Etat a bien ouvert des librairies dans les communes. Mais à bien y regarder, les gens ne se bousculent pas pour y accéder. Les ouvrages qui y sont entreposés sont de moindre qualité. Je remarque souvent que des opportunistes organisent des salons ou foires du livre. Voyez ce qu’ils vendent. Quelques ouvrages scolaires certes utiles mais on y remarque la prédominance du livre de cuisine et du livre religieux. Comme si nos enfants allaient tous devenir des imams ou des cuistots ! La solution ? On ne peut pas dissocier le livre de l’éducation et de la culture. Ce sont des notions qui s’acquièrent laborieusement pour peu que les autorités donnent au livre l’importance qui lui sied. Rien n’est définitivement irrémédiable. Il n’y a pas de solutions miracle, il faut simplement commencer à y croire. Ne dit-on pas qu’un homme inculte est comme une pâte entre les mains d’un esprit maléfique, il peut en faire ce qu’il veut. Voyez autour de vous ce qui se passe.
VDSBA: Les jeunes lisent de moins en moins, quel remède suggérez-vous?
ALI KADER : Il n’y a pas de solution miracle. Il faut reprendre dés le début, détricoter le problème. Ne pas hésiter à faire son mea-culpa, dire que nous avons échoué. Un étudiant qui aura fait son cursus scolaire du primaire jusqu’au lycée, en langue arabe, se voit propulser à l’université pour étudier en langue française. Il ne maitrisera ni l’une ni l’autre. Dans quelle langue lira-t-il ? Prendra-t-il goût à la lecture ? Trop d’anachronismes. Si les jeunes lisent de moins en moins, il ne faut surtout pas les accabler. Il faudra accabler les générations antérieures qui n’ont pas su léguer leur héritage. Ajouter à cela le rôle grandissant mais pas irréversible-il suffit de regarder les européens et les japonais- de l’informatique et des réseaux sociaux, on comprendra que la partie se présente sous son plus mauvais aspect. La lecture est déjà une culture. Un être cultivé lit, respecte autrui. Il faudra pour le cas de notre pays revenir aux fondamentaux. La lecture, la dictée et la récitation dès le plus jeune âge à l’école. Il n’y a pas de secret pour réussir pour que cette génération et celles à venir reprennent goût à la culture en général et la lecture en particulier. Il ne suffit pas d’avoir des crèches en guise d’école pour former les élites de demain. C’est un tout. Un tout qui se tient. Un chiffre pour en terminer avec votre question. Chez nous, une moyenne (à confirmer) : un livre pour quatre vingt personnes, ailleurs, une personne lit quatre vingt livres par an.
VDSBA: Vous lisez La Voix de Sidi Bel Abbes ? Avez-vous suivi sa rubrique NADI.NET qui a accueilli plusieurs écrivains à l’image de Mme Naima Abassia venue spécialement de France, Henni Abdelkader, Maissa Bey et autres ?
ALI KADER : Comme tout résidant de cette magnifique ville, Il m’arrive de lire le journal ‘’la voie de Sidi Bel Abbes’’. Un journal qui prend de l’ampleur grâce à son sérieux. Rien que de penser que mon ami Khiat avait fait partie de votre collectif, un certain temps, je comprends que ‘’ la voix de Sidi Bel Abbes’’ a trouvé sa voix. Je souhaite longue vie au journal et à la rubrique NADI.NET.
VDSBA: Je vous laisse le mot de la fin.
ALI KADER : Je vous réitère mes félicitations pour le travail que vous faites. Je suis content de participer à votre rubrique. Quant à moi, je me suis lancé un challenge : éditer au moins un livre par an. Pour l’instant, je tiens bien le fil depuis 2010. Bravo à tous les journalistes et à tous les travailleurs de votre journal. Un clin d’œil à vos lecteurs et aux habitants de Sidi Bel Abbes.

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Posté par le Oct 26 2016. inséré dans ACTUALITE, HOTE DU JOURNAL. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

19 Commentaires pour “Le Prolifique ALI KADER, hôte de La Voix De Sidi Bel Abbes. Par Louled Abdelkrim”

  1. Mme CH

    Il est vraiment prolifique notre écrivain Ali Kader……!!! Editer un livre par an c’est un vrai challenge…surtout qu’il assure aussi la direction des services agricoles…!!? Quant à l’esquisse du portrait , elle est très riche, mais il faut la lire entre et sous les lignes pour comprendre les messages de notre écrivain…!!!
    A vrai dire, je partage avec Mr Kader pas mal de points de vue, tels que

    – « L’Algérie est un grand pays. Magnifique. On passe souvent à travers les belles choses qu’il recèle pour aller chercher ailleurs ce qui existe ici, à moindre coût.  »

    – « …mes concitoyens sont à la hauteur de leur hospitalité légendaire (Dans ces coins reculés du pays profond).

    – « Il y a de moins en moins de librairies »… »Avez-vous jamais entendu un jeune demander ou se faire financer un projet de librairie dans le cadre des subventions ?. »…. » La culture du ventre a pris le dessus. »

    – « Il faut reprendre dés le début, détricoter le problème. Ne pas hésiter à faire son mea-culpa…. »….. »Il faudra accabler les générations antérieures « …… »Il faudra pour le cas de notre pays revenir aux fondamentaux »….reste à se mettre d’accord sur ces fondamentaux!
    … »Il ne suffit pas d’avoir des crèches en guise d’école pour former les élites de demain. C’est un tout. Un tout qui se tient. »….un livre pour quatre vingts personnes….dites-vous..?
    Est ce qu’il y a une étude qui confirme ces chiffres…!!! Maintenant, lire pour lire et lire n’importe quoi aussi, n’est pas une solution, car ce genre de lecture pourrait faire plus de dégâts….!!!

    Quant aux livres, je vois que les titres sont intéressants, mais ne les ayant pas lu, je ne peux donner un avis objectif, même si je devine un peu les fils de la toile de fond….!!

    Mais, il y a un livre qui a attiré mon attention, vous l’avez deviné, c’est « Les raisins amers », et là, je relève des phrases qui peuvent semer la confusion dans les esprits et induire à l’erreur:

    « Le drame. Quitter son pays »: Ohhhhhh…!!!! Là, vous parlez des Corneilles Noires, et on considère que l’Algérie n’est pas leur pays, puisqu’elles sont venues pendant qu’il était colonisé, et ils sont repartis avec le colonisateur…!!! D’ailleurs tous ceux qui ont fui, avaient la nationalité française….!!!
    Jules Ferry, le 28 juillet 1885, lors d’un débat à la Chambre des députés : Les colons doivent être recrutés non seulement parmi les Français, mais aussi parmi les étrangers, notamment les Allemands, aux qualités solides, les Maltais et les Mahónnais, moins recommandables, mais s’adaptant facilement au pays. Du reste il serait imprudent de se montrer exigeant sur la qualité là où on a besoin de la quantité. »

    « En se disant, bientôt le brasier s’essoufflera, il s’éteindra comme se sont éteints tous les volcans. Tout le monde reviendra reprendre sa place. Comme avant. « …c’est un rêve irréalisable….sinon ce serait encore une fois le cauchemar pour « les indigènes »…!!!! Au fait, tous les volcans ne se sont pas éteints, il y a ceux qui sont toujours en activité et ceux qui dorment…..!!!!!

    « L’épouser même si les parents sont contre et continuer de vivre… » Il n’y a pas ça chez-nous…….. l’épouser, oui s’il se convertit à l’Islam….!! Et on doit inculquer à nos enfants l’amour, le respect et l’obéissance aux parents….!!!

    « Le drame d’Oran en ce mois de juillet »…..Quel drame devant tous les drames que les Algériens ont connus pendant 132 ans…! Hé ben, mon cher monsieur Kader vous leur jetez un bouquet de fleurs bien garni, et je comprends pourquoi, l’édition devait se faire sur l’autre rive…!!!

    « Les raisins étaient encore pendants sur les ceps. Pas mûrs. Verts….. Des avions bondés. Des navires qui risquent de sombrer tant la cargaison était lourdes. Des hommes, des femmes, des enfants, des ballots. Une mer bleue à l’horizon et les collines qui s’éloignent. Une vie à reprendre. À zéro. Ailleurs, dans cette France qu’ils ne connaissaient pas. L’incertitude, l’inquiétude au bout. »…..Papapapapapapapapaaaaa…! J’allais presque demander des Kleeeeennex à mon amie Imènus pour essuyer quelques larmes de crocodiles…!! On dirait que ce sont les indigènes qui ont colonisé FaFa…!!! Il fallait s’y attendre, non car ce qui a été pris par la force a été repris par la force…. »Wa Ma Yab9a Fel Oued Ghir Hdjarou »……malgré les tentatives désespérées mais sanglante de l’organisation terroriste OAS…!!! Cependant, ceux qui sont restés vivent parmi nous sans aucun problème..!!

     » — Ainsi, vous êtes Algérien…, mais fils de Français, n’est-ce-pas ?
    — Bien sûr ! Tous les Algériens sont fils de Français, les autres sont des Indigènes » (dialogue entre un étudiant d’Alger et une étudiante métropolitaine lors du Congrès de l’UNEF en 1922)

    « C’est nous les Algériens, disent-ils aux Français de France. L’Algérie, c’est nous. Voyez ce que nous avons fait. Remerciez-nous, Messieurs de France, et ne vous avisez pas de nous juger. Malheureusement, ils ne tiennent pas le même langage avec nous. Dès que nous leur disons que nous sommes Algériens nous aussi, ils nous rétorquent : – Vous en êtes ? C’est bon. Tas d’Indigènes, que supposez-vous? Nous sommes Français, nous. Arrière, et garde à vous! Vous voulez nous f… à la mer, bande d’infidèles et d’ingrats. Mère patrie, du secours ! » (Mouloud Feraoun de son roman Les Chemins qui montent. Au fait il a été assassiné par l’OAS)…

    • kader ali

      Bonjour madame.Je vous remercie pour votre long commentaire critique que je trouve sans concession. Excellent pour avancer . Il faudra peut-être lire le livre en entier pour éviter les raccourcis désastreux. Il n’a jamais été question de faire l’apologie de n’importe quel crime surtout pas celui de la colonisation qui en est le plus abject. Mes parents en ont beaucoup souffert. Je voulais relater même si c’est souvent romancé, des évènements qui auraient pu avoir lieu. Je voulais revenir sur une période où chacun vivait la chose de son coté. Les uns voyaient arriver l’indépendance, la fin du calvaire, tandis que pour les autres,commençait une longue période d’incertitude. Le livre  »meurs,demain ça ira mieux » relate l’histoire d’un chahid tombé au champ d’honneur dont le corps n’a jamais été retrouvé. C’est tout dire. Je ne veux surtout pas être connu comme certain, rien qu’en  »tapant » sur son pays, son régime ou sa religion.

      • SBA

        Heureux de voir l’auteur répondre Merci monsieur

      • Hassan

        Je n’ai pas eu le plaisir de lire les ouvrages de l’auteur Kader Ali et pour cause:Je n’ai jamais entendu parler de lui !. Je remercie la VSABA de nous avoir présenté cet auteur prolifique. À travers l’ interviewe de Mr. Kader Ali j’ai appris qu’il a écrit sur beaucoup de sujets qui nous interpellent d’une façon ou d’une autre. Il y a deux d’entre eux qui ont éveillé en moi des souvenirs. Il s’agit de  »Lounes » et son mariage avec une française (Bretonne?) ,fait qui en lui même est banal, mais qui m’a rappelé une histoire véridique qui a eu lieu durant la période coloniale. Il s’agit du mariage d’un algérien (Indigéne comme le précise Mr. Kader Ali) avec une française (pied noire) dans un petit village d’Algérie. L’algérien travaillait comme gardien de plusieurs fermes de colons. Il était un bon cavalier. Il montait un beau cheval arabe , habillé d’une gandoura et d’un burnous blanc, il portait en bandoulière un fusil de chasse. C’était un rouquin avec de belles moustaches. Dans l’une de ces fermes de colons vivait la fille du commis pied noir. Par des circonstances incompréhensibles, sauf le destin, cette fille tomba amoureuse du gardien et quitta sa famille et se maria avec le gardien. Sa famille et toute la communauté pied noire la renia. Le gardien vivait dans un douar ou il insatalla son épouse. Elle s’habilla comme une  »femme indigéne » et apprit petit à petit à faire tous les travaux ménagers: Moudre le grain, tamiser, faire du pain au levain etc.. Le gardien fut renvoyé de son travail et fut interdit d’exercer tout travail dans le village. Le coupe vécu un certain temps puis la pression de la société et la misère furent telles que le mari accompagna sa femme jusqu’à la ville portuaire la plus proche et l’envoya en France. On n’entendit plus parler d’elle.
        Le deuxième sujet est  »Les raisins amers » .Ce titre me rappelle  »les raisins de la colére » et surtout mon enfance: Quand j’étais en 5e au collége pendant les vacances d’été, il fallait travailler pour gagner l’argent afin d’acheter mon trousseau d’interne. Chaque année, accompagné de mon frére on quittait notre village pour  »émigrer » à la recherche de travail pendant les vendanges. On prenait deux vielles couvertures dans un sac en jute pour tout bagage et on partait pour  »Rio Salado (El Malah). On passait la nuit à la belle étoile sous les palmiers de la place centrale de ce village. On vivotait comme on pouvait. Parfois , quand on avait la chance d’obtenir quelques sous pour de menus travaux’ on dormait dans le hammame pour 10 douros la nuit. Chaque matin on attendait avec beaucoup d’autre demandeurs d’emplois la venue d’un fermier quelconque qui aurait besoin de travailleurs pour récolter le raisin. Quand un tracteur arrive tout le monde courait, car celui qui montait était recruté et les autres sont refoulés. Nous avons eu la chance d’être recrutés dans une ferme de Sassel (Non loin de Terga ou était l’auteur). Nous étions 45 travailleurs qui dormaient la nuit dans une chambre de 4X4m. La serrure était fermée la nuit de l’extérieure et malheur à celui qui tente de sortir: Des chiens bergers allemands gardaient la ferme. Une sentinelle armée juchée sur une guérite gardait la ferme la nuit. On travaillait toute la journée de l’aurore au crépuscule et on avait pour toute nourritue du pain rassis et du raisin. Chaque jour la même chose jusqu’à ce que le raisin d’habitude sucré, devient amer et suscite l’aversion rien qu’à le voir. C’est le véritable  » raisin amère ».
        En cette époque il existait deux types de gens qui vivaient en Algérie:
        1. Les êtres humains c.a.d. les européens
        2. Les esclaves c.a.d.les indigénes qui ne méritaient même pas le nom d’algériens.
        Quiconque pense qu’on était bien sous le colonialisme et qui a de la pitié pour les  »pövres » pieds noirs chassés de leur paradis perdu n’a jamais connu la réalité des damnés de la Terre.
         »Ma dari bel mezouad ghir eli matssaouat bih ».

      • Mme CH

        Salam Mr Kader…!! De rien monsieur, mais vous avez peut être omis de dire que ce n’est pas tout le commentaire qui était critique puisque j’avais précisé que je partageais une bonne partie de vos points de vue….!!!

        Voyez-vous cher monsieur, moi la seule chose qui m’intéresse c’est « la fin du calvaire » , de 132 ans, pour les miens qui n’ont pas choisi d’être colonisés, pour les autres, ils ont fait un choix alors ils n’avaient qu’à l’assumer après que l’Algérie soit redevenue algérienne….!

        Concernant ce que certains appellent le drame d’Oran:

        en 1993, l’historien Charles-Robert Ageron, dans sa préface à l’ouvrage du général Joseph Katz, L’honneur d’un général, Oran 1962, a expliqué comment cet officier français commandant du corps d’armée d’Oran, qu’il qualifie de « courageux défenseur de la République face à la rébellion de l’OAS à Oran », a servi la légalité en cherchant à éviter au maximum les victimes civiles parmi les Européens de la ville qui soutenaient alors majoritairement l’OAS. Il a décrit comment, durant les mois précédant l’indépendance proclamée le 5 juillet, l’OAS d’Oran, composée et commandée par des civils armés organisés en « collines », a déployé des actions dont ont été victimes, de manière ciblée, les éléments minoritaires de la population pied-noire qualifiés par eux de « gaullistes », « socialistes », « communistes » et autres « traîtres », ainsi que, de manière aveugle, les personnes de la population musulmane d’Oran.
        Des quartiers où vivaient ces dernières furent l’objet de tirs de mortier; le 6 avril, par exemple, 14 Algériens ont été tués dont quatre carbonisés dans leur véhicule. Et la spécificité de ce drame du 5 juillet à Oran qui n’a heureusement pas eu d’équivalent dans les autres villes d’Algérie ne peut se comprendre si on omet le fait que l’OAS d’Oran, en refusant l’accord de cessez-le-feu que l’OAS d’Alger avait conclu le 17 juin avec le FLN, a continué pendant deux longues semaines à tuer, à détruire et à incendier au nom d’une folle stratégie de la terre brûlée.

        Charles-Robert Ageron a donné le bilan publié officiellement par les autorités françaises, des victimes de ce terrorisme de l’OAS à Oran entre le 19 mars et 1er juillet 1962: 32 morts parmi les membres des forces de l’ordre françaises, 66 morts parmi les civils européens et 410 parmi les Algériens musulmans.

        Des historiens algériens tels Fouad Soufi et Saddek Benkada ont publié aussi des travaux sur ce drame. En novembre 2000, lors d’un colloque à la Sorbonne en l’honneur de Charles-Robert Ageron, Fouad Soufi a montré notamment qu’à lui seul l’attentat aveugle de l’OAS du 28 février par un véhicule piégé qui a explosé en plein cœur du plus important quartier musulman d’Oran, la Ville Nouvelle, avait fait 35 tués dont une petite fille âgée de 10 ans et 50 blessés.

        Il a rappelé la véritable guerre livrée par l’OAS à l’armée française, les assassinats par elle au mois de juin de ses officiers, le lieutenant-colonel Mariot le 12 juin, du général Ginestet et le médecin-commandant Mabille, en plein hôpital, le 15 juin. Ensuite, aux alentours du 27 juin, les commandos de l’Oas ont quitté la ville sur des chalutiers et autres navires qui les ont conduits en Espagne franquiste, avec leurs armes et les centaines de millions de francs résultant de leurs hold up faciles des mois précédents.

        C’est dans ces conditions que le 5 juillet des crimes odieux ont été commis contre des civils européens, dont beaucoup n’étaient pas des extrémistes, se croyaient protégés par leurs bonnes relations avec des Algériens musulmans et étaient disposés à continuer à vivre là où ils avaient toujours vécu, dans l’Algérie indépendante.
        Ce n’est pas en écrivant une histoire hémiplégique qui ne s’intéresse qu’à une seule catégorie de victimes, qui occulte le rôle crucial de l’OAS et isole ces crimes sans les replacer dans la longue suite de ceux qui les ont précédés, que l’on peut écrire réellement l’histoire……………, mais attention à ne pas s’écarter du nécessaire travail historique et ni à basculer dans une instrumentalisation partisane et caricaturale de l’histoire.

        « Je ne veux surtout pas être connu comme certain, rien qu’en »tapant » sur son pays, son régime ou sa religion. » …Je suis contente de vous l’entendre dire, surtout après la débâcle de Kamel Daoud, consorts et sponsors….!!!!

        Mes Salutations les plus Cordiales…!

  2. Mohamed Ghalouni

    Merci mon ami Louled Abdelkrim pour ce bel entretient qui nous permet de faire connaissance avec l’écrivain Mr Ali KADER , un parcours très riche notamment en littérature . Pour ma part , si ma mémoire ne me trahit pas , je pense avoir rencontré Mr Ali KADER lors du premier Café Littéraire animé par Mr Ahmed KHIAT , qui s’est tenu à la Bibliothèque Paroles et Ecriture en janvier dernier . C’était lors d’une interprétation de « Djeha et le Garde Champêtre » avec le trio Ahmed Khiat , Abdelkader Belamri et Ali Kader .
    Bienvenu Mr Ali Kader , je vous souhaite beaucoup de succès !

  3. mohamedDD

    m’tcharfine si A. Kader, ça doit être un pseudo littéraire???? Je vous souhaite une très bonne continuation et beaucoup de réussite. agro (terre) et littérature & co (esprit) sont similaire, « on récolte ce que l’on sème (le fruit de son travail) »

    Sur la presse nationale, on parle (par écrit) de la chute de quelqu’un ‘encenser hier, réprouver aujourd’hui’ une presse pour mission « d’informer » -dans informer, c’est pas le contraire de former? La dite personne a « démissionné » point final (trop d’honneur a en parler, demain ce sera Ouyahia, Sellal etc .
    Avec le peu d’instruction que j’ai acquis hamdoulillah, je comprends par ‘chute’, qu’une ascension a précédé, mais c’est pas le cas; il n’y a pas eu d’ascension mais de parachutage, et on fait quoi avec le parachute qui l’a toujours porté ….. encore une leçon de plus à qui ……..

  4. Ahmed Khiat

    Mon ami Ali Kader est bien modeste en avançant qu’il pense éditer un livre par an. Au fait, malgré le peu de temps que lui laisse la lourde responsabilité de la fonction, il en écrit parfois deux et je parle en connaissance de cause, tant la volonté existe et les idées ne manquent pas.
    Pour revenir à notre ami Ghalouni, je dirai qu’effectivement vous avez rencontré M. Ali Kader en chair et en os lors des Rencontres littéraires dont il a animé 2 ou 3 avec M. Abdelkader Bélamri. Il a toujours fait le rôle de ‘ narrateur ‘. Notre ami Bendjafar en connait quelque chose.
    Même nos amies CH , Imène et tous ceux qui ont visionné les vidéos de ces rencontres, vidéos réalisées par notre gentil et serviable Khaled Ouerrad , ont vu la belle silhouette de notre grand auteur, et hôte bienvenu de la la Voix de SBA, et entendu sa voix posée et expressive.
    A d’autres grands succès, mon cher Ali.

  5. SBA

    Un écrivain avec qui vous nous avez permis de faire connaissance avec ses oeuvres littéraires ainsi que d’autres aspects sur sa longue et riche carrière. Bon vent Mr Ali Kader

  6. SBA

    Monsieur Louled des news sur votre hôte À t’il été au SILA?Quelles sont ses nouvelles je dirai ses impressions. Merci Monsieur.

  7. Ayadoun

    Merci mon ami Louled pour cet entretien qui est bénéfique afin de nous faire connaitre Mr Kader Ali par ses ouvrages qui nous honore. Bonne continuation Monsieur

  8. Imène

    Mr. A. KADER : Azzul , tlm .–
    je vous  » connaissais  » en tant que narrateur dans  » djeha et le garde champêtre  » de M Khiati
    aujourd’hui je suis ravie de vous connaître un peu plus grâce à cet entretien accordé à notre ami Louled A , en tant qu’hôte d’honneur de cette rubrique ( qu’il anime d’ailleurs avec brio) Votre parcours est assez atypique – bien que vous n’aimez pas en parler – Kabyle , amoureux de sidi belabbes , et de l’Algérie profonde où vous avez exercé « des métiers « et forcément des rencontres , des influences , ..témoin des grands boulversements qui ont marqué la vie politique dz ( où vous vous trouviez à chaque fois au « bon « endroit ! ) la décennie noire à Médéa ,( la ville et ses montagnes réputée d’être le fief des groupes terroristes ) au cours du « tafsut imazighen « des années 80 , vous étiez à Béjaia ! Maintenant l’écrivain que vous « êtes devenu « parceque à priori , rien ne vous prédisposait à cette voie là , et pourtant ! Scientifique de formation , ingénieur agronome ,( métier que vous aimez bcp en plus .. ) vous vous êtes retrouvé propulsé – un peu à votre insu – dans cette grande et merveilleuse aventure de l’écriture ! Je suis de ceux qui pensent que « écrire n’est pas un métier , mais une vocation « la vocation , en tout cas , vous l’avez , vous l’assumez pleinement..et votre ami , feu salah M , de là où il est , est certainement fier de vous …J’ai lu les extraits de vos ouvrages ( des titres assez accrocheurs ) celui de Lounès , l’émigré ( la déchirure ) qui rentre au bled avec Angelina , son épouse française , me fait penser directement à « la terre et le sang « de notre grand Mouloud Feraoun ( Allah yarhamou ) avec Amer ou kaci , qui rentre dans son village à Ighil nezman ( après un long et malheureux exil ) avec, accrochée à son bras Marie , la parisienne..Marie la tharoumit et les péripéties de cette union entre autres racontée avec le talent immense de l’écrivain Feraoun..Parmi tous vos écrits , mon livre coup de cœur , est indiscutablement l’histoire de lynda , répudiée car atteinte de cancer du sein ! des milliers de nos concitoyennes subissent le même sort chaque année ..et on dénombre plus de 10 000 nouveaux cas / an !! Imaginez une seconde l’ampleur de ces drame et leurs conséquences désastreuses sur la famille et la société DZ ! Le cancer du sein est la première cause de mortalité chez les femmes ..ces femmes justement « ne se cachent pas pour pleurer « ! c’est d’un pathétique ! la semaine passée , avec une amie , on a décidé de faire une mammographie –à titre préventif – ( octobre , le mois rose ..) un examen douloureux , traumatisant ..il y’avait bcp de femmes , dans la salle d’attente – exceptionnellement silencieuses – tendues – , l’attente est longue.. le titre ? là aussi , ça me rappelle le merveilleux ouvrage de colleen Mc Cullough , titré « les oiseaux se cachent pour mourir « adapté au cinéma , le livre et la saga ont eu un succès planétaire , au fait Colleen , l’écrivain (australienne ) est aussi scientifique de formation..enfin , Mr Kader , je vous souhaite le meilleur pour l’avenir , avec plein , plein de succès franchement ! Merci Louled A pour le partage .

  9. kader ali

    azzul – comme vous le dites si bien ,tous les livres relèvent de faits sociétaux. Surtout le dernier-né  »les femmes ne se cachent pas pour pleurer ».

  10. Al Hanif

    @ Imène, CH, Amirouche et Ghosne merci à tous de me rappeler la vérité du moment: le partage des souvenirs et des bons moments.
    Imène, je compte de nombreux amis de Skikda, Batna,Souk Ahras et j’apprécie leur côté rugueux et franc ( ya bouguerra!)
    Bonne journée à tous

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