La Voix De Sidi Bel Abbes

Le petit Paris, théâtre de la clôture du festival du conte / Par Tewfik Adda Boudjelal.

Sous le signe du conte » à la croisée des cultures », le petit Paris, à donc abriter hier soir, la clôture de la huitième édition du festival du conte. Organisé par l’association Oranaise « le petit lecteur», pour la promotion de la lecture enfantine.

Cette programmation a été rendu possible grâce aux deux CCF, d’Oran, de Tlemcen et l’association locale, parole et écriture avec à sa tête, Mme Taleb Khalida, présente sur tous les fronts pour la réussite de cet événement culturel de haute facture.

 Un beau cadeau pour les adeptes de l’art de l’oralité .La langue de Molière, fut à l’honneur ce soir, ou pas moins d’une quinzaine d’artistes, se sont succéder sur les planches de notre « bijou » de théâtre.

 Le public Bélabésien, fut à la fois séduit et conquis par la générosité de ces artistes venus d’Algérie : Mahi Seddik, Farés Idir, Aini Iften, Sihem Kennouche, Djamila Hmitou.

Le Franco-Algérien, Kamel Zouaoui .De France, Anne Saffore, Amélie Raffaëlli (Corse).

Des hautes Alpes Suisses, Pierre Rosat .Du Congo, Serge Roland Kaya .Du Chili, Elsa Escribar et du pays du cèdre, le Liban, la gracieuse Nassim Alwan.

Des conteurs, aux styles différents, vous embarquent dans l’univers de l’oralité, ou la transmission des mots, qui sont l’expression de nos pensées, de nos émotions et de nos sentiments, sont la transcription du patrimoine oral, local ou universel.

Telles les fables de la Fontaine, à chaque conte, sa morale.

Le public Bélabésien -chanceux-, présent pendant deux heures et trente minutes – à renouer ce soir avec la magie du conte .Des contes, des quatres coins du globe.

Après son « odeur de couscous » du front de mer d’Oran, le sympathique Franco-Algérien, Kamel  Zouaoui assista Elsa Escribar- venue de son Chili lointain -à Franciser son conte Espagnole.

Anne Soffar la Landaise, comédienne et photographe de talent, déploya des trésors d’ingéniosité et d’énergie pour séduire son auditoire.

Que dire du conteur Africain, roi de la polyvalence et de la débrouillardise, puisqu’il est à la fois comédien et musicien dont le reggae est sa deuxième passion.

Djamila Hamitou, la Princesse de Tiaret, à la voix si douce et à peine audible qui vous accroche et vous emporte dans le monde de « Sid el Hakem ».

Nassim Alwan, la Libanaise vous envoute avec son accent mélodieux, qui vous fait rappeler la diva de la chanson Arabe Magda Erroumi.

Amélie Raffarelli, vous fait partager son amour pour sa Corse natale, sa langue et sa culture avec une générosité sans pareille.

Aini Iften, comédienne et chanteuse, ayant grandi entre la réalité des HLM Parisiens et les contes Kabyles de sa chère maman. Elle reprend les figures des contes traditionnels et son vécu quotidien.

Sihem Kennouche, professeur de lettres et conteuse, suit les traces de ses deux grands mères qui furent aussi conteuses. Elle a réussit à allier le conte à la musique et à la poésie.

Pierre Rosat, le Suisse des hautes Alpes, comédien et adepte de l’art Africain dans le sens le plus large, assure aussi des ateliers de formation et participe à bon nombre de festivals à travers le monde.

Farés Idir, descendu tout droit des monts du Djurjura, vous fait savourer les délices des figues et des olives avec un arabe dialectale a fort accent Kabyle qui vous arrache un large sourire.

Notre star locale,Mahi Seddik ,méconnu chez lui et connu sous d’autres cieux. De formation théâtrale d’où sa maitrise de l’art de la narration, œuvre depuis tant d’années à promouvoir et à transmettre la tradition disparue des « Gouals « , qui jadis se produisaient à la « Tahtaha » du quartier mythique « d’El-Graba ».

Seddik, est engagé, dans la collecte des contes et légendes du pays, pour les promouvoir et les mettre en scène, soit en qualité de contes ou de pièces théâtrales.

La soirée fut clôturée en apothéose. Le public fut invité à monter sur scène pour se mêler aux artistes afin d’immortaliser cet instant magique en une photo de famille.

Les artistes sont repartis avec le sentiment du devoir accompli, celui d’avoir suscité chez ce public d’un soir, un intérêt avéré pour l’art de l’oralité.

La morale de cette soirée est qu’il devient plus qu’urgent pour la ville de se doter d’un véritable plan Marshall pour l’art de la lecture. Seul moyen de construire l’être humain Algérien de demain.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=41562

Posté par le Mar 23 2014. inséré dans ACTUALITE, CULTURE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

20 Commentaires pour “Le petit Paris, théâtre de la clôture du festival du conte / Par Tewfik Adda Boudjelal.”

  1. Danielle B

    Bonsoir Mr BOUDJELAL
    quel bonheur ce genre de représentation
    je vous en souhaite bien d’autres, l’art et la culture ne peuvent que faire du bien à tous
    cordialement

  2. Djamel

    Avant cela,penser à avoir une ville propre.l’oppurtunisme ne mène à rien. Votre longueur d’onde n’est pas celle du peuple.

    • un abassi d'ailleurs

      à Djamel , meme si la culture ne nettoie pas les rues , elle nettoie les tetes

      • Djamel

        Ça se voit , continuer à danser dans des gourbi , et vivre grâce à ceux qui cultivent. L’oppurtunisme est un art bien développé chez vous. le double langage en est un additif permanent.

  3. Belamri Abdelkader

    La culture d’ailleurs et d’ici essaie de casser les verrous d’une société fermée sur elle-meme par un endoctrinement à la consommation matérielle pour que la reflexion reste en l’état ,c’est à dire sclérosée par une période de privation dont la seule issue ,pour le citoyen ,demeure l’accaparation des biens matériels ,au diable les besoins de l’esprit.D’ailleurs essaie de décliner votre qualité dans un groupe de discussion (Dr,ingénieur ,professeur etc…),on vous rira au nez , à peine si vous ne dérangez l’ordre établi et voilà qu’à l’entame du 21 ème siecle tout le monde s’y met car la réalité du terrain a fait baisser les bras aux quelques idéalistes.Les ateliers de lecture doivent se faire au niveau des écoles primaires,comme nous les avions vécus dans les années 50 et 60 et rares sont les élèves qui n’arrivaient pas à lire un conte en mettant le ton ,c’est à dire l’art et la manière.D’ailleurs c’est à partir de ces lectures de contes que certains se sont découverts une vocation de comédien par la suite.Mr Lacarne Belabbes devrait élargir son repertoire et nous sortir de « ZOUJ HWITATES  » qui fuient la poele depuis 62,lui qui a la capacité de nous emporter vers d’autres cieux de l’imaginaire.De toute manière ,merci aux organisateurs de ces rencontres et notamment la directrice de la bibliothèque parole et écriture qui fait beaucoup pour la culture avec peu de moyens.
    Merci à notre ami Adda Boudjellal pour ce joli reportage ,comme on aime.

    • khiwani

      @Lecteurs (es) je suis en train de réaliser que belabbes est riche en potentilités humaines et cela est inspiré de cette annonce faite sur la bande défilante du journal qui a travers ces article et reportages comme celui ci est magnifique Et comme le dit jedati khamsa fi..

  4. CHOT Lahcène

    bravo pour toutes les initiatives que prendront les habitants de SBA….je me rappelle de la tahtata et ces conteurs …ou nos comédiens de théatre aller puiser dans ce répertoire magnifique et intarrissable …l’art la culture font partie de nos traditions populaires depuis toujours ….il faut juste renvoyer «  » »ceux qui bloquent les initiatives citoyennes «  » » »leurs donner un balai et qu’ils balaient les rues de la ville ….

    ALLAH EST GRAND

  5. CHOT Lahcène

    tahtaha….mdr

  6. BACHIRUS

    Pouvons-nous voir un jour transposé pour un moment le théâtre ou toute activité culturelle sur la place publique-qui à mon sens ne semble jouer aucun rôle social ou socio- culturel sauf celui de la disette et du courtage du tout venu-le temps de de se refamiliariser avec la halqua qu’on retrouvait autrefois à la tahtaha,et les groupes de musique ,comme sous d’autres cieux.

  7. B.Rahmane (presse)

    Bravo mon frère Tewfik pour ton texte formidable et très percutant
    Que vive la culture

  8. choucha houari

    Mahi Seddik et sa bande de conteurs veillent à la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, merci Tewfik pour ce reportage.

  9. khayi

    @Choucha houari a ces artistes abbassis La vérité est a dire ,il faut ajouter le journal la voix de belabbes par son travail

  10. wlacarne

    le conte est le seul moyen qui voyage l enfant dans son monde imaginaire sans aucun prix a payer, qui parmis nous n a pas eue ce moment de relaxation et d evasion avec les contes comme LOUNEDJA BENT EL SOTANE ou BAGRETTE EL YTAMA ………Alors je ne peux que dire bravo aux organisateurs de ce festival , et merci a mon ami tewfik pour ce beau conte avec tjrs la meme qualité,…. le soucis du detail .

  11. ali

    @W Lacarne votre papa a honoré hier la rencontre des avocats avec abbes et son fils redouane Bonjour belabbésien

  12. farid

    si comme j habite dans la lune je suis absent de c journées aucune
    information

  13. K.taleb

    Alors ceux qui ont raté le festival du conte de samedi dernier nous les attendons avec grand plaisir le jeudi 27 mars à 16h à la bibliothèque paroles et écriture pour une conférence sur la bande dessinée (Tintin ou cinquante ans d’histoire au XXème siècle . Présentée par l’historien Michel Pierre. Soyez nombreux et soyez les bienvenus.
    Les membres de l’association paroles et écriture organisent beaucoup d’événements culturels mais la présence des belabbesiens est plutôt maigre. Les annonces sont pourtant toujours faites dans la voix de Sidi bel abbés et sur la page facebook de ´´bibliotheque paroles et ecrituré´ alors belabbesiens on vous attend jeudi prochain!!!! La présidente Khalida taleb

  14. samira

    le journal la voix de belabbes un e vitrine en essor

  15. Dr Nadia B B/ France .

    Merci de nous faire partager avec une grande élégance , tant dans le style que dans la qualité de tes écrits .On a l’impression de rater chez-nous , avec une certaine frustration et pas la moindre , crois-moi , Bref .je ne suis pas critique littéraire , je suis une simple lectrice , mais dors et déjà ,une admiratrice .Ton souci du détail et de la précision , ton sens de la narration , sont dignes d’un grand écrivain .C’est juste une quintessence littéraire , et un plaisir intellectuel , sans parler de ton engagement dans cette noble cause qui n’est autre que la culture .Heureusement qu’il y’à chez-nous des personnes comme toi , qui militent pour des causes culturelles .Je me permet et avec humilité de te dire que , lorsqu’on a fini de te lire ,on reste frustré de ne pas en avoir plus .Il nous faut plus Monsieur Tewfik .encore et encooooore !

  16. Pierre Rosat/Suisse .

    Bonjour Tewfik , oui effectivement de retour chez-moi en Hautes Alpes , et je t’avoue que la neige m’attendait alors que j’avais prit l’habitude du beau soleil de votre belle Oranie .Je te remercie vivement pour ton article sur notre passage dans votre merveilleux théatre .en espérant d’autres rencontres avec le beau public connaisseur de Sidi-bel-abbes .Encore une fois merci et au plaisir de te revoir .

  17. Kaid

    Voila un bon réflexe de reconnaissance pour devoir accompli

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