La Voix De Sidi Bel Abbes

Le nom Algérien et sa signification dans la littérature par Djemaa Maazouzi

Djemaa-Maazouzi

Le Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC), a abrité une rencontre qui futa animée par Djemaa Maazouzi qui est titulaire d’un Ph.D en littérature de langue française de l’Université de Montréal avec une thèse de doctorat intitulée scénographies mémorielles et figurations médiatiques de la guerre d’Algérie.
Elle est maintenant chercheure postdoctorale du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) pour un projet intitulé passé des siens, présent de l’autre: mémoire et solidarité dans la littérature et le cinéma des années soixante-dix françaises, au laboratoire Alithila de l’université Charles-de-Gaulle à Lille 3.
Elle a écrit aussi plusieurs ouvrages collectifs ainsi que dans des revues telles Études françaises, Cinéma et Cie, Théorème, Médiation et information (MEI) ou encore la Revue des sciences sociales, coorganisatrice et organisatrice de nombreux ateliers et colloques internationaux, elle a récemment dirigé le numéro 06 de la nouvelle revue Synergies Canada, intitulé, L’Algérie malgré tout.
Elle a aussi codirigé, avec Marion Froger, le numéro 21 de la revue Intermédialités .Elle a été la coordinatrice scientifique du Centre de recherches intermédiales sur les arts, les lettres et les techniques (CRIalt, de l’Université de Montréal de 2009 à 2012. Elle est membre du comité de coordination du Centre de recherche interuniversitaire en sociocritique des textes (CRIST).
Intitulée «De qui, de quoi Algérien est-il le nom ?» la conférence abordera le parcours onomastique et analyse des discours dans la littérature et les arts en Amérique du Nord (Québec, Canada, États-Unis).
Selon la conférencière, le nom Algérien, en Amérique du Nord, n’est pas seulement lié à l’Orientalisme, ensemble (territoire et géographie fantasmés, corpus de textes et d’images hétéroclites, mode de pensée hégémonique colonial, idéologie impérialiste.) dont Edward W. Saïd a bien déconstruit à la fin des années 1970 les mécanismes, représentations et organisation du discours. Il est aussi relié, selon des cas sociohistoriques notamment algériens, à la colonisation française du XIXe siècle, à la lutte menée par les indépendantistes contre l’existence française entre 1954 et 1962, à la terre d’accueil des révolutionnaires durant le tiers-mondisme victorieux des années 1960-70, à la guerre civile des années 1990 et à un vivier terroriste islamiste destructeur, à l’exploitation infinie de ses réserves d’hydrocarbures et à ses institutions probablement pourries par la corruption, à un pays sans printemps arabe car, ayant eu son mois d’octobre.
Selon les enjeux de la globalisation des relations humaines (ses accroissements et son intensification), en particulier dans la sphère culturelle (Appadurai) de ces dernières décennies, le nom Algérien renvoie ainsi à celui d’arabe musulman, kabyle ou bien berbère et quelquefois, à celui d’Africain; il vise autant indirectement la femme, l’Algérienne et la soumet à tout autant de déclinaisons.
Cette conférence veut découvrir ce que le nom «Algérien» indique dans la littérature, au cinéma, dans les arts plastiques et dans les médias en Amérique du Nord, en particulier au Québec. À l’heure d’un parcours survolant diverses représentations et discours, elle sera l’occasion d’évaluer le pouvoir de celui qui nomme et d’interroger la possibilité de parole de celui qui est nommé (Spivak, Boulbiba).

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=57145

Posté par le Déc 24 2014. inséré dans ACTUALITE, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

21 Commentaires pour “Le nom Algérien et sa signification dans la littérature par Djemaa Maazouzi”

  1. lecteur

    Cela n’est-il pas préférable de voir ces conférences dans les villes intérieures ?

  2. lecteur

    Notre université doit s’inspirer d’Oran.

  3. madjid

    hamdoullah ce nom Algérien a un grand respect et large écho et déclinaisons des plus honorables pour nous Algériens.

  4. OUERRAD en squatteur

    C est beaucoup plus l auteur qui est pris en charge , que le mot Algerien en lui meme , donc le titre ??????
    Il AURAIT FALLU y assister pour le savoir ????

  5. abbes

    @Ouerrad je relève de bonnes notions sans y étre a cette rencontre!

  6. OUERRAD en squatteur

    Mais pas sur le sens du mot Algerien , c est beaucoup plus le CV qui est detaille .

  7. merabbi

    Pour en savoir plus ya SI OUERRAD . CLIQUEZ sur le nom lorsque vous effectuez votre recherche sur la personne et sur son parcours ainsi que les sujets de recherche qu`elle a osé traité vous ne serez que fier en tant qu`Algérien .
    la problématique de la langue ,l`’influence de l’histoire sur le comportement langagier sont parmi les thèmes qu’elle a abordé.
    Notre ami lequel a souhaité que nos Universités s’en inspirent a vraiment raison tant notre écrit ,parlé et nos comportements langagiers sont victime de barbarisme.
    Il est des fois où ,sans le vouloir ,nous nous retrouvons à employer des mots dont on ne connait même pas l’origine ni le sens .
    D’autres fois nous utilisons des mots carrément « vulgaires et indignes» du statut qui nous est confié en tant que père, mère , tuteur ou prof ….
    .
    à QUAND UN LANGAGE PROPRE ?
    Des Jemaa et des benghebritt il nous en faut je pense .

  8. Mme CH

    Alors, c’est un nouveau sens qu’on veut donner au nom algérien…???? Où doit-on lire entre les lignes….!!! Qu’est ce que je disais….??? Ah! CRASC quand tu nous tiens…!!!

    Je vois que certains ont regretté que nous ayons eu le mois d’Octobre, ils se mordent les doigts. s’ils avaient su, ils auraient attendu le printemps arabe….!!! Ghabatelhoum….!!!!

    Qu’est ce qu’elle a encore l’Algérienne, pour que Djemaa Maazouzi « chercheure postdoctorale du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) pour un projet intitulé passé des siens, présent de l’autre: mémoire et solidarité dans la littérature et le cinéma des années soixante-dix françaises, au laboratoire Alithila de l’université Charles-de-Gaulle à Lille 3… » vienne la titiller et parler en son nom..????

    Au fait, le nom algérien veut dire algérien….!!!!

    Je profite pour saluer Mr merabbi et lui dire qu’il nous faut aussi les antidotes des deux femmes que vous avez cité…..!!! Très bonne soirée…!!!

    • Stambouliote

      Mme Ch, on a dit :  » Pas de débauche de signes ».
      Vous avez en stock des points d’exclamation, et vous cherchez à nous les fourguer à vil prix ?
      Cet emploi immodéré augure d’une conversation qui doit peu à Tacite.
      C’est ahurissant, le nombre de fadaises qui nous sont servies ici ; et à la truelle, par-dessus le marché.

  9. Fethi

    C’est toujours bien utile de savoir!

  10. Belabbesien

    Un algérien est un algérien et basta ! Ce n’est pas un mongole ou un kanak. Notre identité est claire comme l’eau des chûtes du Niagara. Nous sommes Amazighs, Arabe et musulmans pour la majorité. Il existe aussi des algériens d’origine africaine et musulmans. Quand à faire une thèse sur le rôle du sanglier dans l’agriculture algérienne au CNRS de Laval au Canada,libre à l’auteur de la réaliser. Il est meilleur de s’instruire auprès de nos sociologues de l’université d’Oran.
    Mr. Ouerrad a raison un CV n’est point un résumé de thèse.
    J’aurais bien voulu entendre parler de nos spécialistes bélabésiens dans d’autres sciences: Biologie, chimie, physique ou géologie.
    Salutations a nos professeurs des universités algériennes qui travaillent dans l’anonymat pour leur pays.

  11. merabbi

    l’Algériannité ne se limite pas géographiquement et sa définition n’est l’apanage d’aucune personne : Eh! oui il ya des Kanak d’origine Algerienne ( lire l ‘Histoire des déportés de la période d’ELmokrani ..)
    Ce dont il s’agit ici, c’est de recherches et en tant qu’Algérienne cet auteur a publié des recherches qu’il faudrait consulter fussent -elles sur le sanglier ou son rôle dans le maquis du Tessala comme vous aimez à le mentionner monsieur .
    Par ailleurs, il faudrait savoir que Le comportement langagier pourrait servir de thème ou d’ apport aux recherches de nos Biologistes lesquels pourraient arriver à établir la « carte cérébrale » et nous aider à mieux comprendre certaines aphasies ou troubles du langage .
    Pour les chercheurs, toutes disciplines confondues ,ce devrait être un principe à respecter car il n’y a de discipline plus intéressantes que d’autres tant qu’elles aident à comprendre les comportements humains .
    Je réinvite donc toutes les personnes à ,au moins lire ses ( ceux de l’intéressée) et ensuite en débattre .
    Et avant de finir je voudrais juste saluer ma sœur Mme CH et mon frère Ouerrad tout en leur conseillant de consulter en ligne le mot « frimousse ».
    monsieur Tewfik ADDA Boudjellal connait une personne sous ce sobriquet et cela n’a rien à voir avec la COMMUNICATION
    En ce qui me concerne j’accorde de l’importance à leurs SIGNES ( à ceux de Madame CH et M.Ouerrad ) PHATIQUES soient-ils ..
    SI« Belabbesien» est mon frère MADANI QU’IL M’EXCUSE ENCORE UNE FOIS DE CETTE RÉPONSE .

  12. merabbi

    lire «lire au moins ses recherches ».

  13. Mohand

    Il n’y a pas de relation entre l’origine de nos noms et les troubles neurologiques,mais l’auteur elle même s’appelle djemaa , pas fréquent mais quand même signifierait union. Quelque part nous sommes responsables des noms qu’on donne a nos enfants, lesquels doivent s’inspirer de nos origines,la note religieuse y est bien sur.

  14. Belabbesien

    @Mr. Merabbi .
    J’ai connu un certain Merrabi Adda Allah yarhmah. Belabbesien n’est pas le frère Madani et vous n’avez pas à vous excuser. Pour revenir à notre sujet je voulais dire que nous n’avons aucun doute sur notre identité. En parlant de Kanak ou de mongole c’était pour souligner que nous savons qui nous sommes et qu’il est inutile de creuser la ou on sait déja qu’il n’y a rien à découvrir. Je n’ai rien contre la recherche scientifique mais toute recherche doit servir le développement. Nos chercheurs de l’université d’Oran sont reconnus pour leur savoir dans le domaine de la sociologie. Il faudrait voir plus prés de nous et non regarder l’horizon.car ce dernier se déplace sans arrêt. En parlant des sciences appliquées je voulais attirer l’attention des bel abbesiens qu’ils ont des spécialistes de haute facture dans certaines disciplines comme: L’automatisation, la chimie nucléaire, la physique des réacteurs, la géochimie, la microbiologie, la cytologie et la nutrition etc…
    Je n’ai rien contre la chercheuse Djemaa, mais j’ai oui dire qu’à Montréal certains surfent sur la question d’identité des algériens pour les diviser. Ils veulent faire la comparaison de la population du Québec avec les Kabyles en jouant sur la notion des minorités.
    En Algérie il n’y a pas de minorités visibles :Il y a des algériens tout court. Et quiconque veut s’attaquer à notre unité en créant de toute pièce un probléme d’idendité se trompe de nation et de peuple. La nation algérienne s’est formée de nombreux apports qu’elle a assimilé pour donner un peuple qui en regardant derrière lui voit aussi loin que les têtes rondes des Tassilis ou l’homme de Palikao mais il sait qui il est : Djazairi.
    Salutations.

    .

  15. merabbi

    Bravo Alik et merci de cette précision laquelle m’éclaire mieux ,mon frère,Si tel est le cas ( tentative de diviser ) ,il reste ,bien entendu et bien compris , que votre position est noble car Chergui,gharbi…..l’Algérien est UN et doit le demeurer et quiconque tentera au moyens d’études Anthropologiques,linguistiques ou physiologique …..toutes les études ……….iques ne réussiront point à nous désunir .Notre Djemaa de Constantine ne saurait émarger à ce groupe de « penseurs » ,je le pense ,
    Ce dont il s’agissait dans ma petite intervention était par rapport aux comportements langagiers dont ,vous même,aviez mentionné les origines ( turques,arabes, espagnols ,français..) qui,d’un point de vue linguistique nous distinguerait des autres pays du Maghreb.
    Et, je vous rejoins quand vous dites que nos sociologues ,psychologues ,anthropologues se doivent d’être de la partie tout en restant vigilants quant aux objectifs recherchés .
    Merci encore car j’ai beaucoup appris .de votre explication .
    Le grand bonjour à Mon frère Mohand également auquel je voudrais rappeler que certains noms patronymiques mal choisis pourraient causer des troubles psychologiques ,juste par ce que sortant du cadre des valeurs culturelles et Cultuelles . il y a juste quelques années quelqu’un a voulu donner comme prénomm à son nouveau né « GHAB EL HAK » L’ENFANT aurait grandi avec un grand trouble je pense .
    Ceci dit j’ai apprécié tous les commentaires et j’ai beaucoup appris .
    Joumoua MAkboula inchaAllAH

  16. Amirouche

    Bravo à mes frères @merabi et @Belabessien ,dont je partage leurs avis ……Selon Djemaa le nom Algérien, en Amérique du Nord, n’est pas seulement lié à l’Orientalisme ………Qu’en est-il alors du nom de l’Algérien si elle faisait ses études de doctorat au Japon ou au Neverland ? L’idée ou la vision de Mme Maazouzi changera t-elle selon la politique du pays où elle réside ?
    Comme le disait @Belabessien « Il y a des algériens tout court. »ni gharbi ,ni charki .Je partage aussi le conseil de @merabbi ,pour rester vigilant quant aux objectifs recherchés de la main invisible dont l’intérêt concourt à celui des autres !
    « Il convient de résister à la tentation de réduire son identité à une dimension exclusive et prioritaire qui se distinguerait de toutes les autres. On comprend que cela puisse être rassurant, mais c’est surtout appauvrissant et, en temps de crise et de tension, cela peut engendrer rejets, racismes et conflits d’identités, de cultures ou de « civilisations » larvés ou passionnés. » ….Il n’y a pas longtemps que j’ai lu ce dernier paragraphe et je pense que les années à venir demanderont beaucoup plus d’attention et de vigilance Allah yahfad bladna.
    Sallam

  17. lecteur

    Oui je vous rejoins monsieur Amirouche.

Répondre