La Voix De Sidi Bel Abbes

Le musée Boumelik Aek : derrière l’appelation, un grand héros.

la récente commémoration du 55ème anniversaire du 19 mai 56 avait débuté par un rassemblement des autorités locales aux cotés des associations estudiantines. Certains des jeunes présents ignoraient ce grand héros local. En aparté un ami de La Voix De Sidi Bel Abbes, m’a suggéré d’en parler du fils d’El Mhadid, mais vaillant héros de la révolution nationale. Et s’il  est patent de reconnaitre que le courage et le sacrifice des Zabana – Lotfi – Boumelik et autres n’a pas été vain, et si à partir, à titre indicatif, du mouvement national à l’OS et au développement de la guerre en 1954, toute une histoire clandestine s’est déployée avec ses Hommes, ses peines, ses actes, mais nous connaissons que peu… Beaucoup de choses sont à faire ressortir en ces événements, dont cette succincte biographie quelque peu méconnue, dictée par ce récent constat du 19 mai 2011 . comme il y a lieu de souligner, que c’est le premier guillotiné de la prison d’Oran le 04 décembre 1956. Par ailleurs, les musées et les sites historiques et autres espaces culturels font partie du patrimoine, et ce petit musée local, en est un en attendant l’achèvement de celui en cours de réalisation  sur la rocade sud, mais c’est derrière l’appellation de ce petit musée, qu’un grand héros national est a faire connaitre. Suivez

Né le 24 Novembre 1926 à M’Hadid – Sidi Bel Abbés, Fils de Miloud et de FRATIL Fatima, d’une famille très démunie, feu Boumelik perdit sa mère à peine à l’âge de 6 ans. L’orphelin étudia à l’école primaire coloniale malgré handicape social et les grandes contraintes de l’époque qui l’empêchèrent de poursuivre sa scolarité pour se consacrer au travail dans la briqueterie du Camp des Spahis « Campo ». Période enrichissante pour forger le chahid aux qualités intellectuelles et morales très reconnues qui débuta ses activités politiques, notamment syndicales, au sein des ouvriers en leurdémontrant  leurs  droits  bafoués  et  les  exhortant  à  se  mobiliser. Cette attitude  syndicale    au sein  de  la  mouvance Nationale locale fait   que Boumelik entra au  sein    de la confédération générale des travailleurs, dans laquelle il milita activement et sans cesse, de jour et de nuit,  tel qu’il nous a été dit et confirmé par des témoin oculaires encore en vie. Très actif, il fut à l’instar de plusieurs autres militants anonymes et célèbres en des principaux artisansde déclenchement de la guerre de libération nationale dansla région de Sidi Bel Abbés. S rencontre historique et de liaison avec Si Aïssa (de la région de Tlemcen), visant la coordination des activités et des actions, notamment en cette année 1954. L’action des fidaïs qu’il chapeauta en tantque responsable en 1955, après le départ de Gherar   Mohamed, appelé à mener le combat à l’extérieur du pays. Responsable de la cellule Fidaïs, il en mena les différentes opérations militaires dont la majorité ont étéexposés au musée du chahid, il fût arrêté un certain 24 Novembre 1955.Au terme d’une vaste opération de recherches menée par l’occupant colonial.Après sept mois d’incarcération dans la prison locale, il sera transféré à la prison d’Oran où il fut condamné d’abord à 20 ans de prison ferme puis, de nouveau, condamné à mort; c’était un 04 Décembre 1956 où il fut guillotiné sous le numéro 7046. Le syndicaliste, le militant, le chef fidaï, ce grand combattant est une véritable figure héraldique qui imprégna très fort les strates des mémoires…

Lors de son premier jugement de 20 ans de prison, le défunt, sachant et convaincu que la nuit coloniale n’allait pas être pérennisée, durer… s’adressa à ses tortionnaires impitoyables et insensibles au message lancé. « 20 ans? Je ne pense pas les passer dans votre prison… Votre passage en notre nation est éphémère. Dans une année ou deux, je sortirai libre comme l’Algérie… ».

Il déclara également: « Je ne reconnais pas votre justice, votre tribunal n’a pas les prérogatives pour me juger. Il est illégal dans mon pays ».

L’évocation de ses citations véridiques et dites par mes compagnons n’est qu’une modeste contribution en ce bref devoir de mémoire à raviver une flamme. Sidi Bel Abbés et l’Algérie sont en droit de rappeler aux légitimes commémorations et de faire un devoir de mémoire vis-à-vis de ces actes de bravoures de feu Boumelik et ses compagnons. Feu Boumelik méritait objectivement une halte. L’évolution de son nom est synonyme de sacrifices et d’actes de bravoures.

Un des premiers groupes des FIDAYINES de la ville de Sidi Bel Abbes sous la direction de Feu Delâa Kaddour dit : Si Abdelmadjid et Feu Boumlik Abdelkader guillotiné le 04 Décembre 1956 à Oran.

1- Feraoun Kaddour

2- Bouyeddou djilali

3- Bounouar salah

4- Beghadid Belabbes

5- El mhadji Ben Abdellah

6- Amour Mohamed

7- Saim Belabbes

8- Smiria Ben Abdellah

9- Benzineb elhadj

10- Kadi turki aissa

11- Mahdjoub Boumedienne

12- Mokhtari Mohamed

13- Bouakline Abdelkader dit : Dellinger

14- Berrahal Abdelkader

15- Hor Abdelkader

16- Bouzefrane .A

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=4445

Posté par le Mai 21 2011. inséré dans ACTUALITE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

7 Commentaires pour “Le musée Boumelik Aek : derrière l’appelation, un grand héros.”

  1. badrou

    c’est ça quand cherche nous les lecteurs des nouvelles sur les établissement qui sont oublié par notre sociéte,merci

  2. badrou

    et si vous voulez que je vous donné la photo de mon grand pére qui es mort chahid pour notre bled….rabbi yarham chouhada

  3. Fatima FRATIL

    Bonjour,

    Je m’appelle Fatima Fratil, je suis la fille d’AbdelKader Fratil né le 25/10/1895 à Les Trenbles. Je n’ai malheureusement aucune autre information sur mon père, ni sur le reste de sa famille. Je profite de cet article pour laisser un commentaire et voir si quelqu un connaitrait ma famille paternelle.
    Merci d’avance

  4. abbes

    Je vous promets pas grandes nouvelles mais chercher mme Fratil fatima

  5. BOUYADDOU Amar

    Salem!
    Après avoir lu les noms des moudjahidines cités ci-dessus; j’ai découvert qu’il y a une confusion dans les prénoms des deux premiers moudjahidines :
    – Le premier : FERAOUN Djillali au lieu de FERAOUN Kaddour;
    – Le deuxiéme : BOUYADDOU Kaddour au lieu de BOUYADDOU Djillali (Mon père) décédé récemment le 02-01-2014. Et je vous demande de bien vouloir rectifier cette erreur.
    Merci.

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