La Voix De Sidi Bel Abbes

Le Mariage a S.B.A et ailleurs , la « Fatiha » : Ce plaisir des hommes au détriment des droits des femmes !

C’est  bientôt l’été et les mariages ont débuté a sidi bel abbés  ville et dans la région surtout que ces heureux événements doivent se dérouler avant le sacré mois de ramadhan 2012 prévu au 20 juillet. Prochain Et déjà les salles de fêtes les plus connues ont été requises Certaines familles se rabattrons sur des haouchs maisons a défaut de salles mais le plus inquiétant est indique notre source  Le mariage par la « Fatiha », sans aucune autre forme de légalisation, auprès des instances civiles officielles est depuis quelques années devenu le recours pour beaucoup d’hommes. Ceci n’est pas propre a sidi bel abbés il est partout ailleurs car ce phénomène prend des proportions alarmantes au vu des conséquences engendrées par cette pratique souvent malheureuse, voire dramatique. Pour sceller leur union, certains couples aujourd’hui se contentent d’une lecture de la « Fatiha » en présence de deux témoins sans passer par la voie légale en l’occurrence un acte de mariage établi par la Mairie. Pour qu’elles ne deviennent pas héritières, les enfants exigent de leurs parents de se remarier par la « Fatiha »La relation taboue  telle qu’elle était jadis entre les parents et leurs progénitures ne l’est plus aujourd’hui. Les enfants commencent sans retenue à s’immiscer dans les affaires de leurs parents. Ils exigent d’eux l’impensable. Le lien sacré tissé à l’époque de nos grandes mères et nos grands pères, s’est réduit aujourd’hui en une simple relation mercantile sans le moindre amour, ni la moindre moralité. Tous les parents aujourd’hui se plaignent de l’avidité de leurs enfants. Même pour ce qui concerne le remariage cette « union sacrée » pour les parents qui ont le malheur d’avoir  perdu leurs premières épouses, les enfants s’entremêlent  et dictent leurs conditions à leurs parents. Poussés par leurs pensées machiavéliques et purement matérialistes, ils conditionnent toute union que par la « Fatiha »  sans qu’elle soit légalisée à la Mairie ou au Tribunal afin que la nouvelle épouse n’ait aucun droit à l’héritage.  L’acte légal du mariage ou ce qu’on appelle le mariage à la « Fatiha » est devenu un moyen de fuir à tous les devoirs maritaux, une façon bien rusée  pour priver l’épouse de tous ses droits civiques. Cette façon de procéder est devenue une voie facile et apaisante  pour un nombre incalculable de veufs qui désirent se convoler une seconde fois afin de leurs éviter les mauvaises surprises qui peuvent surgir  de la famille et surtout des enfants qui n’admettent pas l’intrusion d’une nouvelle étrangère pour remplacer la mère. Donc, le mariage uniquement par la « Fatiha » sans qu’il soit consolidé  par l’administration constitue une aubaine pour tous les membres de la famille du fait que la nouvelle épouse ne peut prétendre à aucun héritage. Le mariage par la « Fatiha » uniquement constitue une mode pour les vieillards D’innombrables hommes préfèrent se marier avec une seconde femme que par la « Fatiha », sans le moindre droit civique en cas de litige. Cette pratique est devenue un vrai problème de société en Algérie. Beaucoup d’hommes profitant de la situation qui sévit actuellement saisissent l’opportunité pour exiger comme unique condition « le mariage uniquement par la  fatiha ». Sur ce sujet, beaucoup d’hommes ont été questionnés à l’exemple de Halim 58 ans qui avait perdu son épouse en lui laissant trois enfants, le plus jeune âgé de 20 ans. Ce dernier après avoir accompli son deuil, et au moment où il avait décidé de se remarier, il a été confronté  au  refus catégorique de ses enfants. Il a suffit  de beaucoup d’interférences de la famille pour accepter à condition qu’il ne soit pas un mariage civil afin qu’elle ne puisse avoir droit à aucun héritage. Donc, il ne restait  pour le père aucun choix que de chercher une épouse qui  accepte cette  mesure draconienne. Pour ce qui est de Djillali 60 ans, père de 5 filles et de trois garçons, ce dernier rejette de facto le mariage civil, car il ne souhaite nullement voir après sa mort naitre un conflit entre son épouse et ses enfants tout en jetant l’idée préconçue de vouloir l’estropier de ses droits civiques.Des femmes célibataires acceptent cette situation pour avoir un mariDe leur côté, beaucoup de femmes qui n’ont pas eu la chance de se marier jeunes, estiment que l’union par la « Fatiha » est la dernière solution qui permet à la femme de se débarrasser de son « célibat » et ses conséquences en matière de mauvais regards et médisances de la  société. Dans ce sillage, Khadidja 37 ans avoue qu’elle n’est pas contre le mariage par la  « Fatiha », du fait qu’il est légal vis-à-vis de la morale et de la société.Il ne reste aucun choix devant beaucoup de femmes célibataires que de se soumettre et accepter cette réalité  afin de fonder une famille. Car beaucoup de femmes ont accepté  cette aventure et maintenant elles mènent une vie  agréable. Lamia à titre d’exemple, âgée d’une trentaine d’années  a  accepté  un homme père de 5 enfants sans le moindre acte civil, uniquement pour se  stabiliser et fonder une famille. Par contre, beaucoup d’autres femmes ayant accepté ce genre de mariage, ont eu beaucoup de problèmes par la suite en voici quelques exemples ci-dessus.Une fille illégale avec un acte légal ,Halima, une employée qui s’est mariée  il y a déjà deux années  avec un homme que par la « Fatiha ». « Un homme de 40 ans a demandé ma main », ce dernier déjà marié avec une première femme qui  ne lui a jamais donné d’enfants. Il m’a  rassuré  qu’une fois   que sa situation s’améliore, il trouvera une solution à notre union. Ma famille était contre ce mariage. Mais vu mon célibat, j’ai fini par accepter.

Quelques temps après notre mariage,  je suis tombé enceinte de lui. Et lorsque je lu ai demandé de légaliser civilement notre union, il a commencé à se faufiler en trouvant mille prétextes. Le résultat, est que j’ai eu une fillette prénommée Amina  que  jusqu’à présent je n’ai pas pu l’inscrire sur l’état civil,  et avoir un extrait de naissance. Cette situation m’a poussé  de recourir à la justice et l’affaire est toujours en cours. Ce problème a été également vécu par  Houria, Widad, et Houda, trois victimes pour un même calvaire, celui de vouloir  fonder honnêtement une famille.Un homme de loi la met à la rue après trois ans de vie commune légalisée que par la Fatiha L’histoire fatidique de Leila ne différencie pas beaucoup des autres. Elle est arrivée de l’Est du pays poussée  par  la vie dure qu’elle menait pour accepter un mariage avec un homme très âgé que par la « Fatiha » avec la bénédiction de deux témoins amis où issus de la famille sans qu’il soit légalisé devant un Maire ou un juge. Les raisons qui ont poussé  cet  Homme  à prendre une seconde épouse, seraient-elles que la première après une longue période de vie commune, est devenue malade. L’époux étant un homme de loi sait pertinemment les tares d’une union quant elle est légalisée civilement. Quant à  Leila, elle a eu toute la confiance en cet homme du fait qu’il connaissait bien la loi, d’ailleurs ce qui l’a exhorté à accepter ce mariage tout en espérant que leur union sera légalisée après leur mariage. Mais la réalité a été toute autre, l’homme de loi après une union qui a duré trois ans seulement l’a chassée de chez lui pour qu’elle se retrouve sans protection par aucune loi du fait qu’elle s’est convolée sans passer par l’état civil.

L’histoire de cette pauvre victime n’est qu’une partie de l’iceberg. Les hommes d’aujourd’hui ne cherchent que l’éphémère plaisir, sans qu’ils aient la moindre connaissance morale ou spirituelle de la vraie notion du mariage. D’innombrables histoires similaires à celle de Leila ont été rapportées par les différents médias sur des hommes de lois qui ont usé de leurs statuts dans la société pour berner des milliers d’innocentes femmes  en agissant sous la bannière  du mariage par la « Fatiha ». Mais ces hommes en agissant de la sorte, avec un comportement jésuitique, ne croient-ils pas qu’ils rendront compte un jour devant leur Créateur.Le mariage par la « Fatiha », un moyen pour priver l’épouse de ses droits civiques Dans ce sillage, l’avocate B. Amal a déclaré que les imams ont en quelques sortes fait fi de l’application de la loi pour ouvrir toutes les portes au mariage par cette façon. Certes le mariage par la « Fatiha » est une condition indiscutable pour que l’union soit légale comme le dicte les préceptes religieux consolidé avec le témoignage de deux témoins, néanmoins beaucoup de gens le consentent comme un moyen efficace pour détourner les lois afin de  priver l’épouse de ses droits civiques en cas de divorce. Elle est aussi un moyen pour ne pas verser de pension alimentaire ni encore mieux reconnaitre ses enfants comme étant légitimes.  Par ailleurs beaucoup d’hommes se réfèrent au mariage par la « Fatiha » du fait qu’ils savent que la loi ne permet  pas la polygamie ou le mariage avec une mineure. De ce genre de mariages, peuvent naitre d’autres problèmes  surtout après la naissance des enfants, ce qui pousse généralement l’épouse à recourir à l’administration judiciaire pour permettre à l’enfant de porter le nom de son père. Mais ceci n’est  pas  toujours  chose facile et demande beaucoup de temps surtout si l’épouse ne trouvera aucun témoin, ou si le mari refuse de se présenter au tribunal. Selon un autre avocat, Nesreddine . Kh , il a insisté pour que les parents fassent très attention et exigent que l’union de leur fille soit légalisée devant un Maire ou un juge, afin de protéger les droits des enfants et de leur mère. Le mariage par la « Fatiha » est correct vis-à-vis de la religion musulmane et il renferme toutes les conditions légales, néanmoins  le manque de fidélité et de parole de certains comportements d’hommes inhumains et  sans conscience dans notre société ignorant par conséquent  les lois élémentaires de l’union sacrée, ont fait de la femme et de ses enfants des victimes dans la société.

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Posté par le Juin 17 2012. inséré dans ACTUALITE, ALGERIE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

5 Commentaires pour “Le Mariage a S.B.A et ailleurs , la « Fatiha » : Ce plaisir des hommes au détriment des droits des femmes !”

  1. zhor relizane

    un sérieux probléme resté pendant

  2. MIMOUN

    La fatiha ouvre droit au mariage mais ce n’est pas un contrat de mariage indéterminé et raison pour laquelle l’état a devancé l’acte de mariage qui est en quelque sorte un contrat de mariage avant la fatiha pour éviter ces nombreux problèmes.Beaucoup de mariages par la fatiha ainsi que par les actes de mariages ont été a annulés pour diverses raisons Le grand problème c’est que le nom de l’homme sort sur l’extrait de naissance de la femme et vis versa sans que le mariage ne soit consommé et sera comme un divorce.Dans ce type de cas l’état doit revoir une autre formule pour que les extraits de naissances des mariages non consommés seront vierges.Généralement le nombre de divorces a augmenté par le manque d’éducation et le monde actuel est devenu matérialiste et agit que par intéret.

  3. Bouchentouf Ghalem

    Salem et merci Mr Mekki d’avoir abordé un sujet tabou dans une société où il n’y a guère d’intimité, où l’on ne se marie ni par amour, ni pour écouter battre son cœur. Vous relevez ici un problème qui gangrène les relations entre les hommes et les femmes de notre société machiste où l’homme est le maître de la maison, tandis que la femme soumise, reste cantonnée à quelques rares exceptions prés, à la reproduction, à l’éducation des petits, ainsi qu’à l’économie domestique en acceptant de facto un destin minoritaire qui la voue à l’hégémonie d’un tuteur mâle aussi orgueilleux qu’un coq les deux pattes dans le fumier. Face à une sexualité refoulée qui ne permet aucune liberté, sinon dans la facilité légale d’une « Fatiha » où l’homme a encore le beau rôle pour assouvir la sienne, il faut peut être admettre que le peu de considération réservé à la femme dans toutes les sociétés en général, ne peut s’expliquer que par cette maxime de St Augustin (354-430) disant déjà « Homme tu es le maître, la femme est ton esclave : C’est Dieu qui l’a voulu »
    Dans le même ordre, voici l’historiette d’un mariage lointain qui rappellera bien des souvenirs je l’espère à mes contemporains, avec toutes mes excuses pour nos éventuelles chères lectrices.
    De son premier mariage ma mère avait gardé un enfant turbulent qui en grandissant, apparaissait et disparaissait comme bon lui semblait. Ce n’était certes pas un méchant garnement, mais ses escapades nocturnes à répétition l’inquiétaient tellement, qu’elle fut soulagée quand il lui annonça un jour qu’il allait se marier. L’un des souvenirs qui me reste de lui avant qu’il ne quitte définitivement la maison, était justement ce mariage inattendu. J’avais douze ans et on ne m’avait jamais mis dans la confidence, j’ignorais totalement ce qui se passait à la maison, je sentais bien que quelque chose se tramait dans les préparatifs des futures noces, roulade de couscous en grande quantité, cuisson de gâteaux secs de toutes sortes et fanion vert flottant au dessus du toit. La cérémonie avait eu lieu dans l’unique pièce, il y avait eut la nouba toute la soirée, tout le monde chantait et dansait au rythme des tambourins. On était parti chercher la mariée, montée sur un âne prêté par les voisins pour la circonstance. Les heureux élus s’étaient offert du petit lait avec des dattes sur le seuil de ce qui désormais aller être leur nouvelle demeure. Ils franchirent la porte en faisant bien attention de passer sous les jambes de ma mère et de renverser la cruche d’eau.
    Si tu entres dans la maison en marchant sur l’eau, votre cohabitation sera aussi douce, tu seras dorénavant comme ma propre fille.
    Ma mère qui disait cela avait dû réciter quelques choses de ce genre pour accueillir sa future belle fille. Mon frère Bachir avait dû se sentir extrêmement entouré ce jour là, au milieu de tout ce monde et il avait dû se sentir terriblement seul aussi dans cette chambre sombre où ils n’étaient plus qu’elle et lui. Elle s’appelait Khaïra, la bienheureuse, elle l’avait séduit chez le colon pour lequel ils travaillaient ensemble, lui comme jardinier et elle comme domestique attitrée. Il savait que de l’autre coté de la porte tout le monde attendait le verdict.
    Par où commencer? Comment leur montrer qu’il était viril et qu’elle était encore vierge?
    Le sexe absolument tabou et privé dans notre société devient subitement public par un étrange mystère quand il s’agit de mariage. Mais Bachir grand séducteur de femmes paraît-il, n’avait jamais connu la moindre difficulté en la matière. Alors que son tempérament pourrait nous conduire à penser que ce sera très facile pour lui, il n’en n’était rien. Au moment de faire son devoir d’époux, son membre, ce complice qui lui avait occasionnait tant de problèmes, ne voulut pas répondre à l’appel de l’amour. Rien. Rien de rien. Il fit les cents pas sur le sol tapissé, vêtu de son burnous blanc immaculé, essayant de se libérer de ses fantasmes. Il essaya tout les subterfuges qu’il connaissait pour amadouer celle qui était enveloppé dans son voile, dans l’espoir qu’il était désiré, elle le regarda un instant, indifférente de ses gros yeux couvert de khôl. Rien. Rien de rien, son membre ne réagissait toujours pas, jusqu’au moment où ma mère toqua à la porte.
    Tout va bien? Il y a du neuf? On peut commencer les youyous?
    Bachir répondit par des coups de pieds violents contre la porte laminée en bois, en lui intimant de le laisser tranquille et de lui foutre la paix.
    Je ne sais pas ce qui se passe, je n’y arrive pas ! dit-il nerveusement.
    Ma mère avait compris avant qu’il ne termine sa phrase, on lui a jeté un mauvais sort pensât-elle, on l’a lié, ne t’en fais pas! Je vais tout arranger. Elle entra dans la pièce avec une de mes tantes tenant un brasero où brulaient différentes herbes et de l’encens, elle lui ordonna de soulever son burnous et de passer ses jambes au dessus de la fumée. Il obéit et subit bientôt la chaleur qui envahit tout le corps. Il sentit son membre se détendre quand ma mère continuait de l’invectiver en le traitant d’incapable pour le faire réagir. Au bout de quelques instants interminables, il sentit l’envie lui revenir et son sexe répondit à l’appel de l’amour. Il expulsa les deux intruses en proférant des injures à l’assemblée qui attendait fébrilement la jupe ensanglantée, preuve de la virginité de l’élue. Le verdict tomba très tard dans la soirée, une giclée de sang égayait le jupon en crinoline qui fit le tour des observateurs avisés, l’honneur de la famille était sauf, maintenant les youyous peuvent se libérer et la danseuse exhiber le chemisier au nez et la barbe des hommes au comble de l’excitation. J’avais compris alors que j’allais cohabiter avec une étrangère aux joues fardées, aux lèvres collantes, qui commençait déjà à prendre ses aises dans l’espace restreint où nous étions à l’étroit. Ma mère n’appréciait guère cette compagne menue qu’elle n’avait pas choisie, si bien qu’ils disparurent sitôt la semaine de jouissance finit, pour s’installer très loin dans la ferme du colon complice de leur union. Ils reviendront au village au bout de trois années de cohabitation, loin de toute promiscuité familiale, trainant dans leur giron deux petits enfants malicieux que nous découvrions pour la première fois.

    • Claude.B

      Bonjour Monsieur ,
      C’est toujours un réel plaisir de vous lire ,merci .Merci aussi pour votre délicatesse vis à vis des lectrices ,cela fait du bien par les temps qui courent .Vous n’avez pas à vous excuser ,vous êtes un homme respectueux de nature ,cela transparaît dans vos commentaires .
      Cordialement .

  4. mafaçon

    C’est presque maladroit et mème faux de croire qu’un mariage de Fatiha sans acte civil est sujet à la dissolution et bien d’autres dégats. L’union conjugale musulmane exige la Fatiha et le tuteur de la femme. L’acte de mariage civil est indispensable administrativement. Cependant, cet acte n’empècherait pas non plus la dissolution du mariage, les problèmes d’héritage, et toutes les retombées matérielles au détriment de l’épouse quand la foi, le respect et le civisme manquent… Cela pour rappeler qu’on ne se marie pas parceque la Fatiha nous l’autorise. Un homme s’autoriserait la bigamie si et seulement s’il en est pleinement convaincu.

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