La Voix De Sidi Bel Abbes

Le maire de neuilly s’oppose à la commémoration.

Pour le cinquantième anniversaire de l’historique journée du 17 Octobre 1961 ou la manifestation pacifique des Algériens de Paris se transformat en drame après une violante répression. Tout un programme se ficele par Le Collectif 17 octobre 61-17 octobre 2011 Vérité et justice, qui en assure la coordination et qui réclame la reconnaissance officielle de ce crime d’Etat par les plus hautes autorités françaises. Notre journal la Voix De Sidi Bel Abbes et a sa manière tentera de contribuer a cette noble et importante initiative sur la vérité et la justice de ces douleureux evenements. Hélas, en parcourant la presse, avions enregistré que le maire de Neuilly Jean-Christophe Fromantin est de nouveau signalé comme dangereusement  mal place contre cette dynamique de verite. Pourquoi rebelle ? Politiquement cet indépendantiste a déjà fait cavalier seul localement en annonçant il y dans un passé recent qu’il transformait sa simple association de soutien local en un parti politique indépendant. Ce « psychodrame de Neuilly » indique notre source, a forgé sa rébellion a forgé sa popularité par ses rebellions. Car, il persiste souvent à se différencier du système : « Les politiques passent 80 % de leur temps à se critiquer entre eux, ce qui explique l’humeur des électeurs. Il est indispensable de rétablir la confiance… ». Mais aujourd’hui, c’est un registre bien particulier, c’est l’histoire d’un peuple ou tout un travail est mené et qui trouve « ce rebelle » sur le chemin des organisateurs. Voila ce q’il a répondu lorsqu’il a été sollicité par courrier par le maire de Colombes Mr. Philippe Sarre :

«J’ai pris connaissance avec la meilleure attention de votre lettre du 15 septembre dernier, par laquelle vous me faites part de votre souhait de pouvoir organiser à Neuilly-sur-Seine le 17 octobre prochain, conjointement avec les élus et responsables associatifs de plusieurs villes des Hauts-de-Seine, des Yvelines et du Val-d’Oise, une cérémonie d’hommage aux victimes du 17 Octobre 1961 à l’occasion du 50e anniversaire de ce dramatique événement.Par votre démarche, vous faites ressurgir le souvenir d’une période extrêmement troublée durant laquelle notre pays était en guerre, générant ainsi des tensions et des violences qui ont fait de nombreuses victimes parmi les deux pays belligérants.Après avoir évoqué votre initiative avec les Associations d’anciens combattants de la ville, je regrette de devoir vous informer que je ne souhaite pas accueillir à Neuilly-sur-Seine la manifestation d’ampleur régionale que vous souhaitez y organiser, considérant par ailleurs que ma commune, au-delà du symbole que vous évoquez, n’a jamais été associée à ce terrible événement par le passé».

Nous rappelerons selon notre confrère El Watan à partir de la capitale française, que pour le cinquantième anniversaire de cette journée qui ne doit pas être «portée disparue», la manifestation pacifique des Algériens de Paris du 17 octobre 1961 – à l’appel de la Fédération de France du FLN – et sa violente répression seront commémorées et célébrées non seulement dans la capitale française et sa banlieue, mais aussi dans plusieurs villes de province et jusqu’en Algérie à travers de très nombreuses initiatives multiformes qui s’étaleront sur plusieurs jours. Le Collectif 17 octobre 61-17 octobre 2011 Vérité et justice, qui en assure la coordination réclame la reconnaissance officielle de ce crime d’Etat par les plus hautes autorités françaises. Depuis plus de quatre décennies, à la même date, le 17 octobre, ils se donnent rendez-vous sur le pont Saint-Michel pour se recueillir à la mémoire des Algériens jetés dans la Seine par la police de Maurice Papon, préfet de Paris, le 17 octobre 1961, alors qu’ils manifestaient pacifiquement contre le couvre-feu que celui-ci avait imposé aux Algériens de Paris et sa région onze jours plus tôt. Ces porteurs d’une mémoire étouffée (leurs enfants, des progressistes et militants des droits de l’homme), qui ne se sont jamais résignés à ce que le silence officiel la recouvre définitivement – d’abord une poignée – sont de plus en plus nombreux au fil des commémorations. Leur détermination et leur pugnacité ont lézardé le mur du silence et abouti à quelques avancées comme l’apposition en 2001 d’une plaque commémorative, en 2001, par le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, place Saint-Michel. Et pour le cinquantième anniversaire de cette journée, qui ne doit pas être «portée disparue», la manifestation des Algériens de Paris et sa violente répression seront commémorées et célébrées non seulement dans la capitale française et sa banlieue, mais aussi en province et jusqu’en Algérie à travers des initiatives multiformes qui s’étaleront sur plusieurs jours : colloque international à l’Assemblée nationale, colloque à Nanterre, conférences-débats dont une au Centre culturel algérien, documentaires, éditions d’ouvrages, théâtre, expositions, musique, le tout couronné par une imposante manifestation qui partira des Grands Boulevards, un des lieux de convergence de la manifestation du 17 octobre 1961, où des dizaines d’Algériens désarmés ont été criblés de balles, piétinés, tabassés, leurs habits des grands jours souillés de sang – car c’était un grand jour que de manifester ce jour-là pour leur dignité et pour l’indépendance de leur pays – jusqu’au pont Saint-Michel où nombre d’entre eux ont été jetés vivants dans la Seine, la plupart s’étaient noyés parce qu’ils ne savaient pas nager. Toutes ces initiatives – à l’actif de plusieurs dizaines d’associations animées par des citoyens français et des enfants de manifestants du 17 octobre 1961 coordonnées par le Collectif 17 octobre 61-17 octobre 2011 Vérité et justice initiées par «Au nom de la mémoire», le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), la Ligue des droits de l’homme (LDH) et 17 Octobre contre l’oubli – ont pour finalité la reconnaissance officielle de ce crime d’Etat par les plus hautes autorités françaises, laquelle reconnaissance serait le prélude à la reconnaissance des crimes de la colonisation.«On ne construit pas la démocratie sur des mensonges et des occultations», affirment-ils. Et de considérer que «cinquante ans après, il est temps que les plus hautes autorités de la République reconnaissent les massacres commis par la police parisienne le 17 octobre 1961 et les jours suivants comme un crime d’Etat» ; que «la Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie (créée en application de l’article 3 – dont l’abrogation est demandée – de la loi du 23 février 2005 vantant les ‘‘aspects positifs’’ de la colonisation, ndlr) soit refondée sur des bases totalement différentes» ; que «la liberté d’accès aux archives soit effective pour tous, historiens et citoyens» ; que «la recherche historique sur ces questions soit encouragée, dans un cadre franco-algérien, international et indépendant». Cet appel du Collectif 17 octobre 1961-17 octobre 2011 Vérité-Justice a recueilli d’ores et déjà l’adhésion d’une cinquantaine d’associations, de syndicats, de partis politiques.

Des initiatives commémoratives par dizaines

Le 10 octobre au Cabaret sauvage à partir de 19h, une rencontre/témoignages avec l’historien Benjamin Stora, le directeur de Médiapart, Edwy Plenel, partenaire de cette initiative, Mehdi Lallaoui, président de l’association Au nom de la mémoire, créée en 1991, du sénateur David Assouline, cofondateur de Au nom de la mémoire, du journaliste Daniel Mermet, témoin direct de cette journée du 17 octobre 1961 et la présence exceptionnelle de Stéphane Hessel. La rencontre se poursuivra à 20h30 par une soirée artistique avec notamment Idir, HK et les Saltimbanks, Akli D., Rhavia… A l’initiative de Au nom de la mémoire et de La ligue des droits de l’homme, un colloque international sur le thème de : «Le 17 octobre 1961 : 50 ans après, la nécessaire reconnaissance», le samedi 15 octobre 2011 de 13h à 17h à l’Assemblée nationale, salle Victor Hugo, immeuble Jacques Chaban-Delmas. Le colloque sera précédé de la projection de la préface A propos d’octobre de Mehdi Lallaoui réalisée en 2011 pour la sortie en salles du film Octobre à Paris de Jacques Panijel (1962) et d’extraits de ce film et de la présentation par Yasmina Adi de son film Ici, on noie les Algériens, 17 octobre 1961 qui sort en salles le 19 octobre 2011 et de la projection d’extraits. Interviendront tour à tour, les historiens Emmanuel Blanchard sur le thème Octobre 1961 et la police des Algériens en région parisienne des années 1920 à aujourd’hui : entre principes républicains et pratiques coloniales ; Gilles Manceron : La mémoire de l’événement, comment a-t-il été possible ? (avec la projection d’extraits des films de Daniel Kupferstein, 17 octobre 1961, dissimulation d’un massacre et Mourir à Charonne, pourquoi ?) ; une table ronde animée par Samia Messaoudi autour de Jean-Luc Einaudi, Mohamed Harbi, Jim House, Neil MacMaster, Hassan Remaoun et Alain Ruscio : quoi de neuf dans la connaissance des événements ? Les vendredi 14 et samedi 15 octobre 2011 à la Maison de la musique de Nanterre, un colloque intitulé «Une mobilisation algérienne : Nanterre et le 17 octobre 1961», organisé par la mairie de Nanterre, l’association Les Oranges, la Société d’histoire de Nanterre, le MRAP de Nanterre, l’université Paris-Ouest Nanterre la Défense et la Bibliothèque internationale de documentation contemporaine. Dans la première partie «Contexte : l’automne 1961 en région parisienne», animée par Sylvie Thénault, chargée de recherche au CNRS ; Les chercheurs invités – Emmanuel Blanchard, Neil MacMaster et Daho Djerbal – décriront la situation des «Français musulmans d’Algérie» en métropole pendant la guerre d’Algérie, l’appareil policier à l’origine de la répression et le rôle du Front de libération nationale (FLN) dans l’organisation de la manifestation. Dans la deuxième partie : «Les mémoires du 17 octobre 1961, du local au national», animée par M’hamed Kaki, président de l’association Les Oranges, les interventions de Mehdi Lallaoui, Mohamed Harbi, Victor Collet (doctorant à l’université de Nanterre) seront consacrées à l’émergence tardive d’une mémoire collective de l’événement et aux acteurs de cette reconnaissance.

«Longtemps confiné à une mémoire militante d’extrême-gauche, le souvenir de la répression du 17 octobre a connu un renouveau depuis les années 1990, et bénéficie aujourd’hui d’une reconnaissance institutionnelle croissante.» Les acteurs de ce combat et les chercheurs reviendront sur ce processus. Le 7 octobre 2011 à 18 h, soirée inaugurale à la Salle des congrès de Nanterre : Conférence/débat avec Sidi Mohammed Barkat, philosophe, et Gilles Manceron, historien. Des personnalités syndicales et politiques apporteront leur soutien. Des comédiens liront des témoignages de victimes questionnant 50 ans de silence.Le 16 octobre 2011 R-V à 10h30 devant la Préfecture de Nanterre, pour la commémoration et l’inauguration du Boulevard 17 octobre 1961, inédit en France. Le 20 octobre 2011 à 19h, conférence/débat avec Jean-Luc Einaudi, historien, ainsi que des lectures de témoignages par des comédiens, à l’Agora Nanterre.

Musique contre l’oubli à Aubervilliers

Une rencontre-débat aura lieu jeudi 13 octobre 2011 à 19h avec des jeunes et la population d’Aubervilliers au lycée Le Corbusier avec la participation de Gilles Manceron, historien et vice-président de la Ligue des droits de l’homme, Hassan Remaoun, historien à l’université d’Oran et Mouloud Aounit, président du 93 au cœur de la République. Intermèdes musicaux avec le groupe Barbès Café et Nassima Chaâbane sur le thème du 17 Octobre 1961.
Projection d’un micro-trottoir et lecture de textes par les membres du Conseil local des jeunes. Une gerbe de fleurs sera déposée à la Passerelle de la Fraternité lundi 17 octobre à 11h. Dimanche 9 octobre à 15h : Film documentaire de Yasmina Adi. Ici on noie les Algériens – 17 octobre 61 – Cinéma Le Studio, 2 rue Edouard Poisson. Colombes : le 16 octobre 2011, sur le pont de Bezons, dévoilement d’une plaque commémorative ; à 16 heures dans les salons de l’Hôtel de Ville, une lecture à quatre voix d’une pièce de théâtre C’était le 17 octobre suivie d’un débat. Pose d’une plaque commémorative à Asnières et à Bezons et inauguration de la place du 17 Octobre 1961 à Gennevilliers, le 17 octobre 2011. Au total, environ une trentaine de villes de banlieues de la région parisienne – la première étant Paris en 2001 – qui ont leur lieu commémoratif du 17 Octobre 1961. A inscrire à l’actif des maires de ces villes et des associations locales. Rencontre Au CCA. Au Centre culturel algérien, vendredi 14 octobre 2011 à 20h30, sera présentée la pièce de théâtre la Pomme et le Couteau de Aziz Chouaki d’après les écrits de Abdelmalek Sayad et Jean-Luc Einaudi, auteur du livre essentiel La bataille de Paris (1991), sur une mise en scène de Adel Hakim, produite par Les petits ruisseaux en partenariat avec le collectif DAJA et l’association Les Oranges. La pièce sera jouée par les comédiens du théâtre des Quartiers d’Ivry. Une rencontre-débat le 17 octobre 2011 avec des historiens et des chercheurs ayant travaillé sur le sujet. Ce programme est loin d’être exhaustif, d’autres initiatives et activités dans d’autres villes de la région parisienne et en province sont programmées. Il est à signaler que des responsables de l’association Au Nom de la mémoire, Mehdi Lallaoui et Samia Messaoudi, participent au Festival de la bande dessinée qui s’est ouvert hier à Alger avec des créations sur le 17 Octobre 1961 qui seront portées à la connaissance du public algérois. Pour sa part, Yasmina Adi présentera son film Ici, on noie les Algériens. 17 octobre 1961 le 23 octobre 2011 à Alger.

Notre journal reviendra sur la participation d’un grand militant Bel Abbesien dans cette maniefestation réprimée par « la France civilisatrice », il s’agit de Mustapha le Noir de son vrai nom Zouaoui ce Belabbésien qui a tourné en dérision toutes les polices de France.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=8484

Posté par le Oct 6 2011. inséré dans ACT OPINIONS, ACTUALITE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

42 Commentaires pour “Le maire de neuilly s’oppose à la commémoration.”

  1. chaib draa tani djamel

    je suis fier de voir la photo de ce grand militant inconnu pour quelques uns dans notre ville c’est un ancien député aprés l’indépendance je crois, est ce qu’il y a une rue ou un etablissement scolaire qui porte son nom »zouaoui mustapha » il est de la famille zouaoui de la rue de la mosquée(graba) a coté des azza c’est la famille dite « moussika » c’est la fiérté de mon quartier natal et ou j’habite encore

  2. Christian Vezon

    A l’époque des faits j’étais au Lycée Laperrine et ,il me faut l’avouer ,je n’en avais jamais entendu parler.En 1971,alors que j’étais en CRS,j’ai eu les confidences d’un vieux Sous Brigadier qui avait été impliqué sur ces évènements,je suis resté abasourdi,frais émoulu de l’ecole de Police ,nous avions eu une formation du respect des lois républicaines qui n’auraient jamais autorisé ce genre de comportement.L’année suivant,Officier à Paris,j’ai été encadré par un Capitaine qui ,lui aussi avait été impliqué,et il me racontait sa version des faits.Cette manifestation est tombée au plus mauvais moment de l’histoire.Il y avait eu,du fait d’attentats FLN de Janvier à Octobre ,en métropole,29 policiers tués et 76 blessés gravement.Les esprits étaient échauffés.La manifestation contre le couvre feu a été coincée ,sans echappatoire.Mon Officier d’encadrement m’a dit qu’il n’y avait pas d’ordres formels de repression brurale.La seul chose qu’il se souvienne c’est de la bagarre,des premiers coups de feu qui ont semés la panique ,et de tous les morts qu’il avait fallu ramasser.Ils m’ont confirmé les faits totalement,les coups de feu ,les personnes jetées à la Seine ,en plein hiver ,l’eau froide ne pardonne pas,même aux nageurs expérimentés.Tous deux étaient taraudés par ce souvenir,voilà c’est tout ce que je sais,de vive voix,de ce drame.Drame qui depuis ne s’est jamais reproduit et dont l’ombre était ,à mon époque,encore vivace dans la Police.

  3. benbakreti s alger

    Du beau travail est accompli par ce journal de ma ville et j’en suis tres tres fier dans mon boulot.et surtout en constatant un parent feu zouaoui j ‘ai vite telephone a mes amis vraiment les lions de boukhanefis de sidibelabbes sont des hommes avec H majuscules.

  4. benali z alger

    ne pas oublier que chez les zouaoui se conclua les accords locaux du cessez le feu dans la graba

  5. Historica

    Trés, trés déçu de la relation des faits par Christian!
    Pour son instruction il y a leu le grand film de René Vautier « Octobre à Paris » qui a recueilli les témoignages les plus fiables.
    Ce film a été frappé de censure en France pendant 30 ans..
    A lire Vezon, le drame et la forfeiture de la police française se résument à une échaffourée et à une provocation du FLN..
    Pourquoi pas cette version:
    Le gentil préfet de police Maurice PAPON , gentil organisateur zélé des voyages des juifs vers les camps de la mort apprend la natation aux Algériens…au fond de la Seine.

    • Christian Vezon

      J’ai répondu Historica,mais mon propos a disparu,
      je n’ai pas le coeur à reprendre ,plus tard peut être,
      Amicalement

      • Christian Vezon

        Historica,j’ai apporté une réponse à votre commentaire où j’ai essayé d’expliquer pourquoi mon propos était si pauvre,et d’apporter d’autres faits dont j’avais été personnellemnt témoin,mais ce commentaire peut être trop long et utilisant des mots « interdits » a disparu dans les limbes informatiques de l’Administrateur;peut être qu’en attendant un peu vous aurez droit à la totalité du texte,je n’ais pas le courage de recommencer,en gros je vous confirmais que vous aviez raison,je n’ai pas vocation d’historien,
        Amicalement

  6. ouhibi reda

    vous etes un peu trop categorique historia c’est un temoignage de ce monsieur qui se trouvait a belabbes lyceen dit ce n’est pas l’avis d’un historien d’un chercheur. il a ete tres spontane tel que nous le lisons lui et les autres connus presents sue les commentaires.

    • Christian Vezon

      Historica,je vous ai ,une fois ,signalé que je n’avais aucune velleïté d’historien,je ne fais pas l’Histoire,je raconte des histoires,celles çi étaient ce que j’avais entendu de la bouche de gens qui avaient vécu ces évènements.Je ne dis pas qu’il y eut des provocations du FLN,je sais seulement qu’il y eut pas mal de luttes FLN/MNA à cette époque en France qui firent encore plus de morts que chez les policiers,mais ça ne regarde que les Algériens.Pour l’anedocte,j’ai été contacté par un jeune algérienné en 1967,qui anime un blog qui a été primé,et fait oeuvre d’historien amateur.Il me demandait si j’étais assez objectif pour lui raconter des péripéties qui avaient affligées notre village natal.Je lui répondais par l’affirmative.Il me demandait des renseignements sur une immense « ratonnade » qui avait eu lieu en Aout 1958.Je lui répondais qu’en Juillet :Aout j’étais toujours en vacances en Oranie,donc je ne lui étais d’aucune utilité,mais que par contre je pouvais lui raconter un massacre commis par un corps de troupe français,en 1956 et auquel j’avais assisté (j’avais 10 ans) .A ma grande surprise ce drame avait été oblitéré de la mémoire collective et je lui apprenais quelque chose.Je lui ai narré ce dont j’avais été témoin,et qui me mine encore.Je ne manque pas de raconter cet épisode navrant,à mes amis,à mes petits enfants pour que le citoyen « Lambda » sache jusqu’où la guerre peut pousser des individus « normaux ».On a pas le droit de supprimer une vie ,hors la légitime défense.

      • Christian Vezon

        Historica,mon permier commentaire,après agrément de l’Administrateur est paru au dessus de celui là;si cela vous dit de le consulter,mais depuis de l’eau à coulé vers les lacs..
        A ++

  7. ouhibi reda universt

    vous etes un peu trop categorique historia c’est un temoignage de ce monsieur qui se trouvait a belabbes lyceen dit ce n’est pas l’avis d’un historien d’un chercheur. il a ete tres spontane tel que nous le lisons lui et les autres connus presents sue les commentaires.

  8. moi

    Cher Christian,
    A défaut de voir le film « Octobre à Paris » de René Vautier, et pour vous faire un point de vue personnel sur cette terrible page de l’histoire franco-algérienne, je me permets de vous signaler LA référence (du moment) , le livre de Jean Luc EINAUDI « La bataille de Paris- 17 Octobre 1961″ aux éditions Le Seuil . Octobre 1991, dans lequel vous verrez planer et  » plonger », de Bordeaux, à Paris, en passant par Constantine, la main du sinistre Papon.
    Cordialement.

  9. moi

    errata : Ed. Le Seuil. Octobre 1991

  10. moi

    Cher Christian,
    Mon erratum a été posté incomplet. Il y manquait les précisions suivantes:
    En fait , le film « Octobre à Paris » n’est pas de René Vautier, mais de Jacques Panijel, dont le tournage a commencé clandestinement dès la fin du mois d’octobre 1961 et s’est poursuivi jusqu’en mars 1962.
    Faisant partie du comité Audin, ce sont ses amis dont Pierre Vidal-Naquet qui l’ont encouragé à faire ce film en réunissant dix millions de centimes et en bénéficiant de l’aide technique d’une trentaine de professionnels des milieux du cinémas et de la télévision pendant le tournage, selon Jean Luc Einaudi.
    Dès sa première projection le 9 octobre 1962, au Ciné-club Action dans le 18ème arrondissement de Paris, la police est intervenue et a saisi la pellicule. Ce film a été réalisé en plusieurs copies de 16 et 35 mm ont été projetées clandestinement et aussitôt saisies.
    C’est René Vautier, en 1970 en observant une grève de la faim, qui réussira a obtenir un visa de censure, mais qui ne sera pas pour autant distribué dans le circuit commercial malgré de rares projections en mai 68, avec le film « la bataille d’Alger » de Gillo Pontecorvo.
    Ce film d’une durée de soixante dix minutes, que je n’ai pas eu l’occasion de voir, se termine par ces mots :  » Qu’est-ce qu’il faut encore pour que tout le monde comprenne que tout le monde est un youpin, que tout le monde est un bicot (…) ?
    Bien à vous.

  11. moi

    errata :suite
    Le film  » octobre à Paris » est de Jacques Panijel ‘0ct. 1962, et non de René Vautier .

    • moi

      Dans un errata précédent, « porté disparu » par l’Administrateur du site pour des motifs inconnus, il y avait les précisions suivantes :
      Le tournage du film « Octobre à Paris » de Jacques Panigel, membre du comité Audin a commencé , dans la clandestinité, à la fin du mois d’Octobre 1961, pour être achevé en mars 1962. Ce film de soixante dix minutes a été réalisé grâce à l’appui de Pierre Vidal-Naquet et de ses amis qui ont réuni une somme de dix millions et au soutien technique d’une trentaines de techniciens et réalisateurs du cinéma et de la télévision.
      La projection de ce film a été faite en octobre 1962 dans le Ciné club Action du 18ème arrondissement de Paris, la copie ayant aussitôt été saisie par la police.
      Selon EINAUDI, malgré quelques rares projections de ce films dans l’euphorie de Mai 1968 avec celui de Pontecorvo « La bataille d’Alger », c’est René Vautier qui entama une grève de la faim en 1970 pour obtenir un visa de censure. Ce film n’a cependant jamais été distribué dans les circuits commerciaux français, et ce n’est que récemment qu’il a fait l’objet d’une théma sur Arte.

  12. Christian Vezon

    Mon cher moi,de retour parmi nous,c’est un plaisir.J’ai eu ,après les aveux de mes collègues,la curiosité de me renseigner plus à fond.J’ai eu des témoignages précis des horreurs qui se sont commises,comme dans tout massacre gratuit et inutile,aucune justification ne peut cautionner la perte de vies humaines quelqu’elles soient et j’en ai vu tellement que je n’aime pas revenir sur mes pas.Je regarde mes petits enfants en pensant qu’à leur age ,j’étais déjé vieux.

    • benouda

      vous étiez bien encadré à l’époque Mr vezon. vous avez du jubiler lors de la narration des faits. votre respect des lois republicaines a permis de vous debarrasser de 1,5 millions de vies. mais plus vous en tuiez et plus il en sortait de partout. un rapace restera toujours un rapace, enfantera des rapaces, vivra avec des rapaces et mourra en rapace.

      • Christian Vezon

        Benouda,il faudrait être ignare et inculte pour se réjouir de la mort injuste d’un être humain.J’avais huit ans en 54 et 15 1/2 quand je suis parti en 1962,je n’ai jamais tué personne,ni même tiré un coup de feu lors de 31 ans de Police.Et je vous défie de trouver où que ce soit,un arabe qui ait eu à subir,en trente et un ans de carrière, de violences de ma part.J’avais suffisamment de quoi m’occuper avec mes correligionnaires;qui eux,sont nombreux à avoir subi ma rigueur quand il s’agissait de leur inculquer le respect.

  13. BD

    Christian,
    Ta sincérité ne souffre d’aucune forme de suspicion . Ce que nous sommes aujourd’hui nous le devons en partie aux évènements qui ont traversé nos vies. Tu as relaté une version des évènements d’octobre 1961que tu as tenu des ainés de ta profession « chauffés » à blanc par la propagande du pouvoir en place de l’époque. C’est de bonne guerre!
    Passons, mais n’oublions pas. Je sais , pour t’avoir lu depuis un moment que tu es assez réceptif à autrui , pour avoir une opinion arrêtée. Nous sommes tous condamnés à évoluer et à faire évoluer nos positions.Et nous avons tout intérêt à le faire sincèrement, si nous souhaitons que les futures générations ( tes petits enfants, les miens et ceux des autres) puissent trouver de vrais repères et continuer à être porteurs et transmetteurs de leur histoire.
    Bien amicalement.

    • Christian Vezon

      BD,je disais dans mon propos « filtré » que ,interrogé par un jeune algérien ,né en 1967 et qui faisait oeuvre d’historien,sur des violences qui avaient eu lieu en Aout 1967,je ne pouvais répondre,en cette période de l’été ,j’étais toujours en Oranie,par contre je lui parlais d’exactions de l’Armée Français,au même endroit ,en 1956 (j’avais 10 ans) et dont j’avais été témoin.Figures toi que ce fait avait été oblitéré par la mémoire collective,je lui apprenais quelque chose qui ne lui avait jamais été raconté.Mon histoire personnelle ne concordait pas avec l’Histoire du village,pourquoi? …la faiblesse du fait historique …!
      Amicalemnt

  14. BD

    Merci de lire: pour ne pas avoir d’opinion arrêtée.

  15. Historica

    Le contributeur qui se désigne par un « MOI » intempestif devrait se méfier de son surmoi!
    Je maintiens que le film référence est bien de Vautier, le seul réalisateur français à être persona grata dans les maquis du FLN pour y tourner; Avoir 20 ans dans les Aures.
    Pour en revenir aux évènement du 17 octobre à Paris en 1961, ils restent illustratifs et symptomatiques du rapport du dominant envers le dominé.
    Ce dernier , dans la cartographie mentale du dominateur ( et j’inclus toutes les formes de pouvoir despotique) ne pose pas le sujet comme sujet de droit.
    Le pape de l’Herault pouvait se permettre de traiter des gens de sous-hommes car malgré ses positions en faveur de l’émancipation algérienne, il restait imprégné des schèmes de la pensée coloniale.
    Je n’accable pas Christian , car voulant témoigner d’évènements douloureux il est dans un écartèlement certain, tiraillé par plusieurs allégeances.
    De même que je plaide pour une mémoire non sélective ( et les tueries islamiques) sont là pour nous le rappeler, il ya toujours un barbare qui sommeille au fonds de nous!
    En 20011, la mémoire des évènements n’est pas décolonisée en France et elle reste l’objet de toutes les instrumentalisations en Algérie..
    En tous les cas, moi, je rends hommage aux victimes depuis que j’ai la connaissance de crime de guerre travesti en opération de maintien de l’ordre.
    Sur Papon, je n’ai rien à ajouter si non qu’il était l’ami de Mitterand, l’homme qui refusa systématiquement la grâce aux condamnés à mort du FLN pour plus tard revendiquer une place dans l’histoire comme celui qui avait supprimé la peine de mort en France.
    Aujourdh’ui, le refoulé colonial trouve matière à investissement psychique en s’acharnant sur l’Islam et en le postulant illégitime dans un espace enfanté par la matrice judéo et en réaffirmant que l’Europe se devait d’être exclusivement un club chrétien.
    Je me réjouis de la réussite économique de la Turquie, sous gouvernement islamique et la félicite d’avoir apporté la preuve que L’Islam était compatible avec l’exercice moderne du pouvoir par les urnes.
    La mémoire trahie de faits historique finit toujours par se venger!

      • moi

        Historica, bonjour,
        Nous parlons bien du film « Octobre à Paris ».
        Cliquez sur Google  » octobre à paris », et vous aurez quelques éléments de réponse, à moins que vous ne vouliez faire démentir toute la toile. Il n’y a là aucun ton intempestif ni péremptoire de ma part.
        Merci de bien vouloir me lire.

  16. Historica

    merci de lire  » matrice judéo-chrétienne »

  17. Historica

    Christian, j’ai toujours un double mouvement avant de m’exprimer sur la toile.
    La pulsion de réagir et la peur d’être trop présent et d’assumer la posture de monsieur  » je sais tout »!
    Je crois à la démocratie participative telle qu’elle est pratiquée dans les cafés, la rue et d’autres espaces.
    J’apprends de l’autre, tout le temps.
    Vous avez pu croire que je m’exprimais es qualité en tant qu’historien mais je ne le suis pas.
    J’utilise cet espace sur la base de l’assomption d’un toile participative qui n’exclut personne quelque soit le vécu et l’aisance à s’exprimer ou pas.
    Il n’y a de ma part aucune stratégie cachée ni la tentation d’administrer des leçons mais la volonté d’être intransigeant avec la vérité historique.
    Je suis trés content quand BD, Sans reproche, Vous-même et d’autres s’expriment car il y réversibilité des rôles: scripteur et récepteur, contributeur et lecteur.
    Croyez moi Ya ould bladi, je ne suis pas dans le quart d’heure Wharholien de notoriété virtuelle mais dans le compagnonage intellectuel et affectif car beaucoup de ressentis obligent à la deconstruction pour reconstruire car rien n’est immuable.
    Par atavisme et formation j’aurai plutot tendance à résister au mouvement hypnotique des torrents de mots qui noient la pensée.
    Amicalement.

    • Christian Vezon

      Historica il n’y a aucune offense à entendre les mots de l’autre,quand celui çi les dit avce sincérité .UN proverbe algérien dit » L’arbre a dit à la hache: tu me fais mal! La hache a répondu à l’arbre: c’est toi qui m’as donné le manche!  » dans une discussion,les arguments avancés sont des propositions à débattre ,non?? Je suis honoré de votre « Ould bladi » à mon égard,ma journée en sera éclairée,merci!
      J’apprends moi aussi de l’autre tous les jours,même à mon âge.
      « Les eaux coulent vers les lacs » Amitiés

  18. derkaoui mascara

    un christian vezon qui apporte des eclairages culturels et surtout tires de son vecu . tout ceci est tres vital les lecteurs que nous sommes en tirent profit de toutes les interactions debats

  19. HUmeur du jour

    Derkaoui passe le bonjour à Bab ali et dis aux enfants du matreg de lire et de réagir sur SBA
    Surtout que votre enfant de la ville Ould Kablia est aux commandes pour dire peut et qui ne peut point.

  20. Christian Vezon

    Mascara est la ville natale de mon frère aîné,et la ville d’une jeune femme qui vit dans l’immeuble de ma mère,son compagnon est d’Alger.Ils débutent dans la vie,un peu démunis, et je me suis fait une joie de leur donner quelques affaires dont ma mère n’avait plus besoin ,puisqu’elle partait en maison de retraite.Mon père et ma mère y louaient une maison à une Madame Abecassis,ils parlaient toujours de cette ville avec beaucoup de nostalgie.

  21. derkaoui de mascara

    je suis de mascara et je suis ce site c’est le football et les infos qui furent a l’origine de mon attrait a ce journal.des mascareens interviennent sur ce site tres tres ouvert et qui traite de sujets varies. le recteur de notre universite est belabbesien de nombreux cadres belabbesiens ont trouve a mascara des postes qui leur sied.pour monsieur vezon christian j’ai aime sess souvenirs de ain fratis et c’est cela l’avantage des reseaux sociaux qui bouleversent meme des ordres etablis des cas recents existent.pour nous on se contente de cet espace de ce journal acceuillant

  22. lalimi t gambetta

    laissez nous vezon il a ete potache dans notre lycee. reviens vite ami il lira mascara de mon enfance et revendra. c’est sur.

  23. kaddous cv

    kad merad est natif de 1964 vous pouivez sur ce journal voir unarticle qui lui fut consacre rubrique culturelle il est fait cas de viviani gaston julai marcel cerdan rene justrabo consultez monsieur le journal depuis mars 2011 mes amities les belabbesiens celebres aussi tsaki cineaste kadid peintre slim caricarituriste kaderkada cinema latreche cinema leila bekhti oscar….a bientot belabbesien

  24. Un parmi...les autres

    Pourquoi ne pas discuter de la mobilisation du maire de Nanterre devant la préfecture de Nanterre(RDV le 16/10/2011 à 10.30mn) pour la commémoration et l’nauguration du Boulevard du 17 octobre 1961,du jamais vu en France ? Neuilly n’est pas Paris !

  25. Amaria c Nanterre

    oui un nouveau boulevard sera depabtise 17octobre 1961 chez nous a nanterre.la ceremonie esr prevue le lundi 17oct2011 c’est un pas contres les extremistes de le pen et le discours raciste ambiant pour besoins d’ elections prsidentielle de sarko le nouveau busch je suis heureuse qu’en Algerie on suit ces evenements.

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