La Voix De Sidi Bel Abbes

Le lac Sidi Mohamed Benali: un site à promouvoir par notre ami Mustapha Mazari

Notre confrère Mustapha Mazari qui avait enseigné l’anglais à la faculté de lettres de l’udl de sba nous revient avec cet article.

Situé à environ deux bornes de la ville de Sidi Bel-Abbes, presque au pied du mont Tessala, commune d’Aïn Trid, le site abritant le lac de Sidi M’hamed Benali est un lieu naturel à la beauté unique, attirant durant les week-ends et les vacances scolaires de milliers de visiteurs à la recherche de quiétude et d’air pur.

Passer quelques moments de détente et de contemplation dans le site du lac de Sidi M’hamed Benali c’est faire une escale dans une carte postale.

C’est une oeuvre d’art naturelle. Il n’est qu’un échantillon des splendeurs naturelles de l’Algérie qui regorge de sites à couper le souffle.

Pour les visiteurs, c’est le site idéal pour évacuer le trop-plein de stress, le trop-plein de vie urbaine, de béton, de gaz d’échappement et autres grands ou petits soucis de la vie quotidienne. Il suffit pour cela d’observer cette nature inimitable, essayer de s’y intégrer, d’être en harmonie avec ce paysage et d’y rechercher, même pour un court moment, un certain équilibre, puis repartir le corps et l’esprit chargés de sérénité et d’énergie nouvelle pour affronter la vie urbaine et ses interminables tracas.

Le site est féérique toute l’année durant. Il se transforme au gré des saisons et prend à chaque fois de nouveaux habits, de nouvelles couleurs et lumières. Mais c’est au printemps qu’il livre tous ses atouts et devient, de surcroit, un endroit…poétique.

Le lac occupe une cuvette naturelle. En pleine eau, il s’étend sur une cinquantaine d’hectares. Sa profondeur maximale peut atteindre les 30 mètres. Des séances de plongée sont parfois organisées par une association locale.

Il est alimenté par l’oued Mekerra et constitue en quelque sorte une soupape de sécurité en absorbant le trop plein d’eau de l’oued lors des fortes précipitations et des crues. Il constitue l’une des plus importantes réserves de la région.

Le lac présente des rives verdoyantes, avec des rangées de roseaux et une flore variée. Des oiseaux migrateurs comme le canard et le flamant rose y séjournent régulièrement. On y trouve également de nombreuses poules d’eau.

Les poissons ne sont pas en reste : gardons, carpes argentées, entre autres, font le bonheur des pêcheurs occasionnels qui les taquinent… s’ils arrivent à dénicher l’endroit propice.

L’inexistence d’espaces de loisirs à Sidi Bel-Abbes, hormis quelques sites en plein tissu urbain, poussent les habitants en quête d’un bol d’air frais et d’évasion à se diriger vers le lac. Il y a ceux qui viennent contempler les oiseaux et ceux qui préfèrent la promenade dans les dédales de la forêt qui s’étend sur plusieurs hectares. Mais il y a ceux qui viennent au lac presque exclusivement pour les barbecues et lorsque le temps est propice on y sent des fumets alléchants. Les amateurs de photos trouvent également leur compte dans ce lieu pittoresque aux contrastes formidables.

Certaines familles fréquentent le site depuis des années, à tel point que plusieurs d’entre elles se sont liées d’une solide amitié et continuent de se fréquenter et d’échanger les visites le reste de l’année, à Sidi Bel-Abbes ou ailleurs.

Question sécurité, les gendarmes effectuent des patrouilles régulières, notamment durant les week-ends et les vacances scolaires, moments propices à l’évasion et à la découverte des lieux des nombreuses familles qui fréquentent le lac et la forêt qui l’entoure.

Quelques bémols, cependant, à cette harmonie et en premier lieu les détritus. On y retrouve les sempiternels sachets en plastique de toutes les couleurs et autres déchets du genre non biodégradables que les campeurs d’une journée abandonnent sur les lieux de leurs festins.

Une grande partie des berges du lac étant en pente, une grande partie des détritus s’accumulent non loin de l’eau, notamment au niveau des bandes de roseaux qui prospèrent au niveau des berges. Un travail de sensibilisation est à entreprendre à l’adresse des pique-niqueurs et autres visiteurs du site.

DES AMENAGEMENTS AMBITIEUX

D’autre part, malgré ses atouts naturels, le site a ses limites, faute d’aménagements adéquats. Un premier aménagement a été déjà effectué par le passé, mais celui-ci n’a pas donné les résultats escomptés pour dégager toutes les potentialités de cet havre de paix et de quiétude.

Pour corriger le tir et redorer le blason d’un site qui fait la fierté de la région, un ambitieux projet a été concocté par les autorités compétentes. Le projet prévoit la réalisation d’un jardin citadin, d’un musée de l’environnement et d’un parc animalier, ainsi que d’un parcours pédestre, deux parkings, des restaurants et circuits pour footing, entre autres, dans cette zone humide.

Toutes les structures prévues seront réalisées en bois. Un vaste programme de plantation de palmiers et de plants d’ornement et d’alignement sera également réalisé.

« Ce projet écologique intégré et complet vise à transformer ce lac de dimension environnementale en zone touristique qui attirera de nombreux visiteurs de Sidi Bel-Abbes et d’ailleurs », avait indiqué la ministre de l’aménagement du territoire et de l’environnement, Dalila Boudjemâa, lors de sa dernière visite à Sidi Bel-Abbes. Elle avait souligné, dans ce contexte, que c’est un lieu de détente et d’oxygénation doté d’une vue superbe, renfermant une flore et une faune des plus intéressantes. Quelque 630 millions de dinars seront nécessaires pour mener à terme ce projet visant à améliorer le cadre de vie des citoyens.

Plusieurs études seront, en outre, menées dans le cadre de ce projet, ainsi qu’un inventaire de la faune et de la flore de cette zone humide proposée à l’inscription dans le cadre de la convention « Ramsar ».

Et si la ville de Sidi Bel-Abbes est relativement loin de la mer et que ses habitants doivent, durant l’été, parcourir plusieurs dizaines de kilomètres pour faire trempette, qu’à cela ne tienne. Une plage artificielle sera aménagée au niveau du lac Sidi M’hamed Benali.

Le projet, dont les travaux d’aménagement ont débuté dernièrement, a été présenté au ministre de la Jeunesse et des sports, Mohamed Tahmi, en visite dans la wilaya de Sidi Bel-Abbes, il y a quelques mois.

Cette plage artificielle s’étendra sur un plan d’eau d’une superficie de 7.700 m² et d’une profondeur variant entre 0,8 et un mètre, indique-t-on.

Le projet est pris en charge par la direction locale des ressources en eau qui devra entreprendre tous les aménagements et procéder au transfert des eaux du lac vers la plage artificielle, à leur traitement et même installer les équipements adéquats pour créer de mini-vagues.

Tous ces projets, alliés aux atouts naturels du site, devront donner un coup de fouet au tourisme local, pourvu que le site, sa faune et sa flore, soient protégés. Ceci est l’affaire de tous, estime-t-on.

lac-sidi-mohamed-benali

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=57812

Posté par le Jan 18 2015. inséré dans ACTUALITE, SBA PROFONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

10 Commentaires pour “Le lac Sidi Mohamed Benali: un site à promouvoir par notre ami Mustapha Mazari”

  1. OUERRAD en squatteur

    C est beau toute cette phraseologie , encore faut il proteger le site de la faune humaine , car l homme est l ennemi de la nature .Et l homme , ne peut marcher qu au fouet , les gendarmes qui viennent le week end et durant les vacances ?
    Quelle blague , seule une presence reelle et effective des agents de securite peut regler pas mal de problemes , encore faut il sevire .
    Cette remarque est aussi valable pour nos cimetieres delaisses , il va falloir cloturer et imposer un systeme de surveillance sans relache , pour que le citoyen prepadeur par excellence de ces lieux rentre dans les rangs .

  2. Lecteur assidu

    Espérons cette fois ci que les travaux projetés soient réussis pour préserver le site qui a assez souffert des erreurs humaines. L’environnement reste un espace à toujours défendre par nous tous.

  3. Moum

    J’ai visité l’endroit il y a quelques semaines. C’est une vraie honte! Les gens manquent cruellement d’éducation et de savoir vivre…

  4. Amirouche

    Aménagements ambitieux vous dites !!
    Selon les experts dont plusieurs articles sont parus dans les journaux et même à la VDSBA par les annotations de ses lecteurs , tous ces aménagements sont une grave bévue .Les conséquences du «bétonnage» de cette zone humide sur l’écosystème sont d’ores et déjà perceptibles.
    Selon El Wattan ,les autorités locales de Sidi Bel Abbès reconnaissent enfin que l’aménagement du lac de Sidi M’hamed Benali, tel qu’il a été conçu et réalisé a été une «grosse erreur». Même le wali a explicitement admis que le plan d’aménagement de cette étendue d’eau artificielle était «inapproprié».
    Des écologistes de la ville ont d’ailleurs souligné récemment que la réalisation d’allées piétonnes et d’un mur de clôture a sérieusement bouleversé le cycle biologique de certaines espèces animales qui nidifiaient dans ce site.
    Le projet de création d’un parc citadin sur le site jouxtant le lac avait, rappelons-le, fait réagir des représentants du mouvement associatif de Sidi Bel Abbès( maintenant en hibernation peut être à cause du froid actuel à SBA !!). Les « écolos » avaient même émis de sérieuses réserves quant aux conditions de réalisation d’infrastructures dites de loisir, initiées par l’ex-wali sur un site considéré comme fragile et vulnérable. Ils avaient attiré l’attention des responsables de l’époque sur les risques de dégradation et d’altération générés, le plus souvent, par l’activité humaine.
    Certains avaient même qualifié de «crime contre la nature et l’environnement» les travaux engagés aux abords immédiats de cette zone humide.Des travaux consistant, entre autres, à installer un système d’adduction d’eau potable, des réseaux électriques, à réaliser une route à double voie, des terrains de sport, un théâtre en plein air, un débarcadère et un circuit de karting. Fruit d’un montage financier «puisé essentiellement dans les fonds de caisse des différentes directions de wilaya», (El Wattan).
    « Saha ghire binatna  » comment voulez-vous que les différentes espèces d’oiseaux aient une zone de nidification sur du béton ou sous un lampadaire allumé toute la nuit ? je ne vois qu’une chose ……..Ils vont fuir ,on n’aura plus d’oiseaux au lac , il faudrait prévoir un autre budget pour acheter des leurres d’oiseaux , carguettes et quelques barbeaux et poissons en plastique et les accrocher « fel chajra de Snawbar  » pour faire plaisir à nos enfants et générations futures ………, déjà c’était une grosse erreur de planter le Pin d’Alep ………..
    Sallam

  5. Amirouche

    Aménagements ambitieux vous dites !!
    Selon les experts dont plusieurs articles sont parus dans les journaux et même à la VDSBA par les annotations de ses lecteurs , tous ces aménagements sont une grave bévue .Les conséquences du «bétonnage» de cette zone humide sur l’écosystème sont d’ores et déjà perceptibles.
    Selon El Wattan ,les autorités locales de Sidi Bel Abbès reconnaissent enfin que l’aménagement du lac de Sidi M’hamed Benali, tel qu’il a été conçu et réalisé a été une «grosse erreur». Même le wali a explicitement admis que le plan d’aménagement de cette étendue d’eau artificielle était «inapproprié».
    Des écologistes de la ville ont d’ailleurs souligné récemment que la réalisation d’allées piétonnes et d’un mur de clôture a sérieusement bouleversé le cycle biologique de certaines espèces animales qui nidifiaient dans ce site.
    Le projet de création d’un parc citadin sur le site jouxtant le lac avait, rappelons-le, fait réagir des représentants du mouvement associatif de Sidi Bel Abbès( maintenant en hibernation peut être à cause du froid actuel à SBA !!). Les « écolos » avaient même émis de sérieuses réserves quant aux conditions de réalisation d’infrastructures dites de loisir, initiées par l’ex-wali sur un site considéré comme fragile et vulnérable. Ils avaient attiré l’attention des responsables de l’époque sur les risques de dégradation et d’altération générés, le plus souvent, par l’activité humaine.
    Certains avaient même qualifié de «crime contre la nature et l’environnement» les travaux engagés aux abords immédiats de cette zone humide.Des travaux consistant, entre autres, à installer un système d’adduction d’eau potable, des réseaux électriques, à réaliser une route à double voie, des terrains de sport, un théâtre en plein air, un débarcadère et un circuit de karting. Fruit d’un montage financier «puisé essentiellement dans les fonds de caisse des différentes directions de wilaya», (El Wattan).
    « Saha ghire binatna » comment voulez-vous que les différentes espèces d’oiseaux aient une zone de nidification sur du béton ou sous un lampadaire allumé toute la nuit ? je ne vois qu’une chose ……..Ils vont fuir ,on n’aura plus d’oiseaux au lac , il faudrait prévoir un autre budget pour acheter des leurres d’oiseaux , carguettes et quelques barbeaux et poissons en plastique et les accrocher « fel chajra de Snawbar » pour faire plaisir à nos enfants et générations futures ………, déjà c’était une grosse erreur de planter le Pin d’Alep ………..
    Sallam

  6. Lecteur assidu

    Tant qu’ont veut sauver ce joli espace ce qui est à encourager.

  7. Mohammmed

    C’est un projet à réussir. Seul endroit qui est à sauver.

  8. Mohammed

    Un site qui nous est cher. Protection obligatoire et travailler sérieux.

  9. Imène

    Bsr !
    Vu comme ça , c’est magique ! une véritable escale dans une carte postale..mais
    avant les aménagements ambitieux qui tendent à transformer le lac en zone touristique il faut ALERTER l’opinion sur l’hygiène , le respect de l’environnement
    soit par la sensibilisation ou par la répression s’il le faut ( verbaliser les promeneurs sales , crades et sans éducation ) autrement c’est de l’argent jeté par la fenêtre ..et vivement la sauvegarde de nos lacs , forêts , montagnes..
    vivement la protection de la nature !

  10. mohamedDD

    c’est un site majestueux demandant un investissement généreux et colossal pour « un oasis de paix »

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