La Voix De Sidi Bel Abbes

le film culte de la libération des colonisés  » La bataille d’Alger »

Qu’est-ce que la résistance  à l’occupant , , qu’est-ce que le fait colonial , qu’est-que la liberté, qu’est-ce que la révolte , qu’est-ce que la guérilla et surtout qu’est-ce que le patriotisme , autant de questions et d’autres  qui  tournent dans nos esprits depuis le tour de manivelle de ce que l’on considère comme le film culte du cinéma algérien et le plus fondateur  comme l’a été , l’est et
le sera la « bataille d’Alger » . Justement voilà une œuvre artistique qui longtemps et depuis le début  a dérangé  la France  autant  ses intellectuels français que  ses politiciens  pour avoir mis le
doigt sur  la volonté d’un peuple d’arracher  sa liberté face à la plus radicale  , la plus inhumaine , la plus injustifiée , la plus sanglante colonisation au nom  du monde occidental  « dit libre » .  Justement deux versions du mot liberté sont opposées, version du colonisateur et celle du colonisé  et le scénariste Franco Solinas et  le réalisateur Gillo Pontecorvo   ont su traduire avec objectivité et  précision les aspirations d’un peuple dépossédé, déraciné à qui on a inculqué dès l’enfance  d’autres ancêtres que les siens. En vain. Les images sans concessions, lyriques  , nette  en noir et blanc ont su traduire la CASBAH incarnant  la Patrie à reconquérir.
L’occupant pouvait avoir un uniforme nazi  cela n’aurait rien changé sauf que l’uniforme français se drapait derrière les valeurs de Robespierre et en était conscient   , il savait que le peuple s’organise, ses leaders  incarné notamment par Si Larbi ben Mhidi   sont à la mesure de son ambition, et les noms de héros naissent dans l’action ; la révolution est imminente. Le colonel Matthieu  là dans le film était on ne peut plus évident dans sa guerre antiguérilla, il semblait avoir compris comme son chef De gaulle leur échec .Le film excelle dans le sens où il a mis en parallè la fin coloniale de l’Algérie et une autre de l’indépendance.  Jeune , impatiente , cette jeune révolution  met en scène des jeunes  à l’exemple de  Yacef Saadi  , de Ali  la pointe , de Hassiba
Ben Boulaid , du  petit Omar , ils symbolisent  la génération  de la libération nationale , celle qui s’est levée pour mettre fin au cauchemar  coloniale . Pontecorvo et son équipe ont su surtout démontré le génie du peuple algérien quant à sa capacité de s’organiser , de mettre au point sa stratégie  de guerre voire une guérilla urbaine au point où les plus grandes écoles militaires actuellement étudient en théorie cette pratique révolutionnaire  , ce qui prouve là  que le peuple a son école , que c’est lui qui crée sa révolution et que c’est lui qui la met en mouvement . Ce film démontre surtout l’aveuglément du colonisateur qui  méprise le colonisé si bien que du haut de sa grandeur il ne voit pas que c’est lui le bourreau  qui a appris à la victime le maniement des armes qui de là annonce le vent libérateur, briser les chaînes d’une longue nuit coloniale. Cette œuvre  obtint le lion d’or  à la Mostra  de Venise qui  défraya la chronique du grand milieu intellectuel français, l’éveillant à la vraie
histoire de la guerre d’Algérie, choc qui demeure encore vivace. Cette évocation  son intention est un peu pour rafraichir les mémoires, surtout les jeunes  qui doivent connaitre cette époque où des hommes humiliés, écrasés sous la botte coloniale se sont levés pour mettre fin à ce joug. Le prix a été un lourd tribut. 1 million et demi de martyrs, des milliers d’orphelins, de veuves. Les effets pervers  de la colonisation et ses relents continuent à ceux qui veulent être amnésique. D’ailleurs lors du dernier festival de Cannes  le film hors-la-loi a été boudé, accepté du bout des lèvres et bizarrement vient à point nommé comme  pour appuyé le message du film « la bataille d’Alger » surtout avec cette période  de recrudescence des nostalgiques de l’Algérie française. Mais ne nous trompons pas il existe  des français , femmes et hommes  d‘honneur, qui  ont soutenu et soutiennent encore
la libération des peuples et l’exemple de René Vautier  , de Gisèle Halimi , de Maitre Vergès et bien
d’autres est édifiant  pour dire  que l’idée de Kader Kada de proposer une biennale   international  de cinéma des deux rives est intéressante à plus d’un tire pour défendre le concept de dialogue  , de coexistence pacifique et  de respect et surtout  d’échanges culturels  et artistiques  pour libérer les mémoires que ne sont jamais les peuples  qui se font la guerre. L’exemple de la Palestine est en pleine actualité…Dont act..Voilà pourquoi le film « La bataille d’Alger » en est l’illustration lequel a été réalisé par un italien , produit par un algérien avec des comédiens français .

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Posté par le Sep 29 2011. inséré dans ACTUALITE, ALGERIE, HISTOIRE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

17 Commentaires pour “le film culte de la libération des colonisés  » La bataille d’Alger »”

  1. Benyahia Lakhal

    Ce film illustre aussi et surtout combien était grande chez les leaders du mouvement national leur vision sur le cours de l’histoire de l’Algérie contemporaine: prophétique et prémonitoire. Une scène de ce film met face à face Larbi Ben Mhidi, Ali la Pointe (Allah yerhamhoum) et Saadi Yacef (que Dieu lui prète vie) dans une maison de la Casbah pour arréter les détails de l’organisation de la grève des six jours que le FLN comptait organiser à Alger pour faire accélerer le cours de l’Histoire, que la cause de l’Algérie combattante soit portée jusque dans les travées de l’ONU et pour d’autres considérations dont, ici, n’est pas le propos: les historiens que nous ne sommes pas maitrisant mieux la question. A la fin de cette réunion Saadi Yacef, qui jouait son propre role dans ce film, invite Ali la Pointe à « escorter » Larbi Ben Mhidi jusqu’à la demeure où il résidait dans la clandestinité dans la ville européenne. Le trajet pour quitter la Casbah devait s’effectuer de terrasse en terrasse puisque ce quartier était bouclé par les militaires français. Il était éprouvant et commandait à ces deux personnages de s’arréter souvent en une petite halte pour reprendre leur souffle. A l’une de ces étapes, sur la terrasse d’un citoyen algérien qui était au fait de leur mission, un splendide clair de lune témoin de la scène, la Méditerranée au large, Larbi Ben Mhidi interroge Ali la Pointe sur la justesse de la décision de la direction politique de décréter, maintenant, une campagne de désobeissance civile. Larbi Ben Mhidi connaissait dejà la réponse d’Ali la Pointe: le sachant fougueux, baroudeur, dynamique et qui était convancu que seule la voix des armes pouvait infléchir la position de la France. Ali la Pointe ne remettait pas en cause la décision prise à laquelle il adhérait mais donnait son opinion propre qu’il savait ne pas influer sur la suite des évènements. Au contraire, il pensait que certains des militants pouvaient ne pas partager ce point de vue ce qui créerait des dissensions et mettrait en cause la cohésion du mouvement révolutionnaire. Larbi Ben Mhidi le rassura par cette réponse fulgurante (et là j’en arrive à la fin de mon propos): « NON, YA SI ALI, LE MOUVEMENT EST, POUR LE MOMENT, INDEMNE DE TOUT TRAVERS, DE TOUTE MALADIE; MAIS AU CONTRAIRE, UNE FOIS NOTRE BUT ATTEINT, NOTRE INDEPENDANCE ACQUISE, LA, SEULEMENT LA, SURGIRONT LES PROBLEMES ENTRE NOUS ». Une annonce sur l’avenir qui, malheureusement, se réalisera.

  2. hocine de kouba

    je remerçie MR mouar wahab pour ce papier qui vient a point nommé pour rappeler le sacrfice de notre peuple surtout ces joures ci avec le combat politique de nos frere palestiniens

  3. souhabi alicante

    du beau travail mais agissez plus pour cette biennale

  4. nassima h

    on vous salue bien pour ce rappel de ce film culte

  5. ET POURTANT

    Benyahia ya Khayi pourquoi la mémoire te manque pour dire que quant le 19 juin 1965, les chars sont entrés dans Alger, les algérois ont cru que c’était pour les besoins du film.
    EN FAIT, la vraie bataille pour le koursi d’Alger commençait ce jour là
    Plus tard Saadi déclarera devant témoins:
    ‘Si j’avais su ce que l’Algérie allait devenir, je n’aurai envoyé mes moussabilines à la mort.
    J’en perds encore le sommeil »
    Il est vivant et vous pouvez le contacter pour avoir confirmation.
    Sans rancune

    • Benyahia Lakhal

      J’ai simplement voulu attirer l’attention de mes compatriotes sur un détail significatif contenu dans ce film et auquel le plus attentionné des cinéphiles pourrait ne pas y préter attention, emporté par le rythme soutenu de la narration. Je crois qu’il ne m’appartient pas de rappeler des evènements historiques de l’Algérie contemporaine au risque d’évoquer certains et en oublier d’autres. Cela est le travail des historiens. Et puis comment pourrais-je parler du 19 juin 1965, date à laquelle vous attribuez le commencement de la « bataille pour le koursi » alors que je n’étais meme pas né ? Certains de mes ainés m’ont dit, et je les ai cru, que les dissensions sont nées bien avant et elles se sont exacerbées au Congrès de Tripoli (tiens, tiens, un bégaiement de l’Histoire) où les congressistes ont évacué, en deux temps, trois mouvements les questions importantes de politique générale, économique, sociale; en somme tout l’avenir du pays qui se préparait à savouver la paix et la liberté et se sont violemment accrochés sur des histoires de « koursi » précisemment. Et mes ainés m’ont parlé, aussi, de l’été 1962 qui a vu deux camps s’entredéchirer pour la conquete du pouvoir devant des peuples frères et amis ébahis. ET POURTANT, cinquante ans plus tard, ce n’est pas encore fini. Allah yerham Larbi Ben Mhidi et tous ses compagnons d’armes morts pour l’Algérie.

      • Christian Vezon

        Les premières dissensions eurent lieu en 1958 entre le Colonel Amirouche ,combattant de l’intèrieur et le GPRA , »les révolutionnaires de palace » comme il disait.Amirouche se livrait à une lutte anti Gpra.Après les épurations de Kabylie,Amirouche devait se présenter à Tunis en 1959,son itinéraire fût transmis à l’armée française par un opérateur radio du MLAG,sur un ordre de Boussouf.C’est comme ça que le colonel Amirouche tombait dans une embuscade et f^t tué,les premières luttes internes ,suivi de quelques autres,entre Aln et Mna qui menèrent à des moments tragiques pour la population algérienne que je passe sous silence,datent donc bien avant votre naissance ,d’autres ont eu lieu en été 1962,dès le début de l’Indépendance.Mais je laisse le soin à notre ami Historica,plus féré que moi en histoire de se renseigner sur les dissensions entre les Piliers fondateurs de la Révolution.Il faut dépasser ces évènements,se tourner vers le futur,envisager les meilleures conduites à tenir pour améliorer la condition des Algériens et éviter les errements fratricides du passé.La Révolution française,une fois l’euphorie tombée a vu des combats fratricides pour le pouvoir qui se sont rêglés sur la guillotine,
        Amitiés à tous,et bonne soirée

      • Dziri

        Mr. Benyahia.
        Votre nom me rappelle celui d’un autre qui était bien aimé par tout les algériens: Il s’agit de notre regrétté Seddik Benyahia . Allah yarhmou. Ceci dit je peux vous parler du 19 juin et d’autres événements qui ont eu lieu bien avant, puisque j’ai vécu ses événéments. Pendant la révolution il y avait plusieurs courants politiques à l’intérieur du FLN . Il ne faut pas oublié que le FLN était un front et non pas un parti politique. A l’aube de l’indépendance de notre patrie deux courants politiques s’affrontaient pour la direction de la révolution:
        1 Le premier courant voulait une indépendance de façade avec une socièté bourgeoise avec le maintient des pieds-noirs (Les fermes) et des juifs(Le commerce intérieur et extérieur) .
        2. Le deuxième courant était à tendance socialiste qui prônait la distribution de la terre des colons aux fellahs , la nationalisation du commerce extérieur et la création d’une armée nationale à caractère populaire qui serait le bouclier de notre pays.
        L’écrasante majorité des moudjahidines étaient des fellahs.
        La lutte avait pour base l’orientation économique du pays.
        On sait tous que c’est le courant progrèssite qui a gagné la bataille en employant la théorie de Mao Tsédoung: L’asseau de la campagne sur la ville.
        Après la victoire de ce courant, deux tendances apparurent en son sein:
        1.la tendance dirigée par le Président Ben Bella voulait un socialisme à l’image de celui de la Yougouslavie c.a.d. basé sur l’autogestion
        2. la deuxieme tendance guidé par le Président Haouari boumédiene voulait un socialisme à la stalienne c.a.d. basé sur l’industrie lourde et le capitalisme d’État.
        Toute lutte politique a pour base l’économie , il en est de même de la contre- révolution dirigée par le Président Chadli Bendjadid qui a instauré en Algérie le néo-libéralisme et son cortège d’injustice.
        le peuple algérien a toujours aspiré à la justice sociale et ce depuis Jugurtha, Massinissa, Juba II, Moussa Bnou Noussair, l’Émire AEK et notre éminent patriote Messali el hadj etc…
        La lutte à caractère économique et social ne s’arretera pas car la socièté est un organisme en perpétuel mouvement. Tout évolue, tout se transforme c’est pourquoi notre ville aussi évolue . Un palais ne peut pas vivre entouré par un bidon ville. Notre ville est une des rares villes algérienne qui a été dirigée par des communistes et ses habitants jusqu’à présent se rappelent du nom de leur maire. Notre ville a était aussi un pôle important du soufisme et beaucoup se rappellent encore de la Tarika Ederkaouia et son cheikh Essenhadji. Cette tarika a fourni beaucoup de combatants pour la libération de notre patrie et prônait une justice entre les membres de la Ouma.
        Notre histoire est beaucoup plus riche qu’une lutte pour le koursi.
        Croyez-moi que le progres finira par gagner la présente bataille , parceque le bien à toujours en fin de compte gagné contre l’entropie : Ou sont les turcs…..400 ans d’ocupation?
        Ou sont les .français….130 ans de colonialisme de peuplement.
        Soyons optimistes et ayant foi dans le génie de notre peuple. Nous ne sommes ni mieux ni inférieurs aux autres peuples.Notre devenir est entre nos mains.
        Salutations à toute personne qui se sent bel abbésienne de coeur ou de sol.

  6. ET POURTANT

    De cette histoire est née Chadli président, le Fis et peur sur la ville pendant 10 ans.
    Quand j’entends sursaut révolutionnaire, je me bouche les oreilles!

  7. retraite

    voila les vieux faite confiance a sidi said et consorts bravo pour l augmentation de latripartite a tres bientot bonnefete de l aid

  8. ET POURTANT

    Khayi Benyahia, n’insultez pas notre intelligence de citoyens moyens en laissant penser que nous ignorions les dissenssions présentes dans le mouvement de libération dès sa naissance.
    Un grand merci à Dziri qui en fait un rappel salutaire!
    Christian nous démontre aussi que le France avait déjà préparé sa troisième voie en faisant liquider les militants de première heure et en installant au pouvoir des dirigeants selon son coeur et ses projets post-coloniaux.
    Oui je maintiens que les pieds ont été aussi les cocus de l’histoire car devant les enjeux et la détermination du peuple (seul vrai héro),
    De Gaulle voulait se débarasser de  » ce sac de chagrin » qui menaçait la Métroppole dans ses institutions et qui allait y exporter une vraie guerre civile entre ultra de l’Algérie Française et francaouis qui ne voulaient plus que 500.000 de leurs enfants soient confrontés aux traumatismes de la guerre et perdent leur magistère moral en ayant été impliqué dans des tortures et des assassinats exta-judiciaires( cf la corvée de bois et les hommes précipités des hélocoptères)
    Ayons aussi la décence de reconnaître que plus de 200.000 supplétifs furent enrôlés dans la harka et se montrèrent plus sadiques que les roumis envers leurs corelégionnaires.
    Toujours prêts à torturer les militants et en tirant une jouissance.
    Enfants nous parents nous apprenaient le travail de mémoire en nous faisant chanter:
    YA EL HARKI RAK MARKI »
    D’accord avec tous ceux qui disent que l’urgence est au développement économique et à la paix avec les voisins pour jouer une carte économique maîtresse et ne plus conforter le choeur des pleureuses et les souvenirs avec ornières.
    Sans rancune.
    De Gaulle n’avait qu’une obsession la France Metropolitaine et perenniser la domination de l’Afrique sous d’autres formes.
    L’abondon des pieds set des harkis s’interprète à la lumière de ces enjeux.
    Je suis également surpris de la rancune tenace envers « la grance Zohra » et le ralliement politique à ses héritiers politiques: Le RPR et maintenant l’UMP dont certains élus sont les vestales et les bastions de la pensée coloniale style:
    ‘les bougnouls nous on les connaît! Il n’y a que le b$aton qu’ils comprennent!’
    L’Algérien a toujours hélas été jugé illégitime par les tenants du pouvoirs anciens et pur sucre algériens.

  9. M S

    Que reste-t’il aujourd’hui de la bataille d’Alger? dans la mémoire collective ? Sans doute le souvenir d’une victoire militaire des paras .
    Des berets rouges sur le FLN ,mais aussi le souvenir d’une immense défaite politique et morale qui devait sceller le sort de l’Algérie Française.Une défaite de l’honneur et de l’éthique qui révéla au grand jour la pratique de la torture par l’armée française ,
    une défaite stratégique enfin qui servit de ferment à la mobilisation du peuple Algérien contre l’occupant français.
    Fin des années 50 alors que la France est toujours sur le sol Algérien, la formation d’un front de libération nationale est désormais connue de tous, le FLN prend l’ampleur et parvient à soulever la population algérienne contre le pouvoir français et sa rébellion, sous états d’ames, sans réfléchir, les combattants se lancent à corps perdus dans la lutte pour l’indépendance, appuyés par une foule grandissante et par l’emblématique Ali Ammar dit « Ali la pointe ».
    La bataille d’Alger à longtemps dérangé la France, la réalisation Gillo Pontecorvo, au coeur de la Casbah, s’est entouré d’anciens combattants pour livrer une oeuvre à la fois symbole de liberté artistique et témoignage d’une période sombre de l’histoire française.

  10. ET POURTANT

    DZIRI mon cher cher et vieux compagnon comme dirait le grand Charles.
    J’ai encore en mémoire les discussions avec Seddik Benyahia autour d’une bière et qui portaient sur l’opportunité de faire de l’entrisme et prouver la carence structurelle du FLN ou bien refuser de servir de caution.
    Benyahia était l’intelligence en fusion, un être hors catégorie et tout le corpus révolutionnaire de Boumedienne vient de lui entre autres.
    Ayant ‘échappé’ à plusieurs accidents d’avions, il laissera la vie car impliqué dans la résolution pacifique du conflit entre Iraniens et Irakiens.
    Le plan d’Alger, issu du cerveau de Benyahia comprettait les stratégies impérialistes qui préparait les guerres du Golfe avec la complicité des monarchies religieuses arabes.
    Merci de te manifester plus souvent!

    • Dziri

      Et Pourtant! Et Pourtant!…..
      Malgré tout et pourtant elle tourne. la roue tourne soyons optimistes pour notre patrie. Je me rappelle de Sanhadji le cheikh de la Tarika Ederkaouia qui nous disait »Bni ou ali ou rouh ou khali »
      Sincèrement on n’y croyait pas. Et pourtant…….
      Je me rappelle le soir autour du feu à la lueur d’un quinquet à pètrole assis en demi cercle on écoutait le commissaire politique(Caid El Arch) qui nous disait en tenant un vieux Matt 44,
       »Demain lorsque nous aurons notre indépendance ces terres que vous voyez en contre bas , ces terres des fermes des colons seront restituées aux fellahs ». On avait de la peine à y croire surtout le matin quand on rencontrait les GMC et les Alftrachs bouraient de légionnaires. Et pourtant ….
      Le chef militaire de l’ALN comandant la zone 5 nous disait  »Vous les jeunes vous serez les instituteurs, les ingénieurs et les médecins de demains. Étudiez pour être utiles à notre Patrie. Sincèrement on avait de la peine à nous imaginer qu’un fils d’indigène puisse un jour piloter un avion, cocurencer les fils de colons dans le domaine scientifique et même enseigner à leurs enfants les mathématiques, la physique etc… Et pourtant….(Véridique:des algériens enseignent dans les universtés françaises).
      Alors! Comme disait un certain Charle, qui ordonna de massacrer 45 000 algériens, alors disant la même chose que notre Saim , allah yarhamou » Ya galbi la tgoul mouhal ».
      Notre peuple en a vu de toutes les couleurs et ce depuis les Romains , le Vendales, les Bizantins etc… Mais on s’est toujours redressé.
      Nous sommes ceux qui vont jusqu’au bout
      Toujours debout.
      Mon salut fraternel à tout algérien qui aime son pays et ce depuis Alger à In Azzaoua.
      Merci de m’avoir accepter pour compagnon le long de cette route qui est la vie.

  11. ET POURTANT

    merci de lire,,,,,,,, qui préparaient et planifiaient

  12. dekkiche paris

    monsieur waheb mouar un article sur le theatre pour enfants est le bienvenu je vois que vous etes verse dans la culture.

  13. adda

    la bataille d’alger c l’otan qui a combattu notre indépendance c’était oui une révolution mais le printemps arabe est une contre révolution qui vivra verra! c des sattelites qui vont s’aligner sur leur dieu amérique …la bataille d’alger justement est anticoloniaste et antiimpérialiste …ne nous trompons d’ennemi …etre contre un régime c démocratique , vendre son pays c de la trahison…alors un peuple avertir en vaut deux!!!

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