La Voix De Sidi Bel Abbes

Le docteur Amir Benaïssa, il y a 21 ans déjà.

Nous observons ce soir une pensée à la mémoire du docteur Amir Benaïssa, ex ministre du travail et pendant de longues décennies secrétaire général de la présidence de la république sous feu Houari Boumediene. Ce dernier nous quitta un certain 25 Décembre 1990, il y a 21 ans déjà. Les deux personnalités Houari Boumediene et le fils de notre Graba, berceau de la culture et de la révolution Amir Benaïssa, sont décédées en cet indélébile Décembre.

Il y a lieu de relever d’abord le premier novembre 2010, le nouveau hôpital militaire a été baptisé au nom de l’ex-ministre sous feu Houari Boumediene et qui fut secrétaire général de la présidence de la République, le docteur Amir Benaïssa qui nous a quitté jour pour jour il y a déjà 20 ans de cela, en ce mois indélébile de décembre qui n’a pas la glorieuse de l’éternel novembre, mais a vue cet éminent cardiologue, militant de la cause nationale, rejoindre dans l’au-delà son frère de combat Houari Boumediene durant le même mois, mais a quelques années d’intervalle  Notons que l’actuelle maison de la presse de SBA porte le nom du défunt militant de la cause nationale. A cet effet, nous entreprenons ce modeste flash-back sur son itinéraire qui est pour nous juste un petit devoir de mémoire, mais aussi une marque de respect et d’hommage pour cette personnalité, qui mérite amplement l’évocation. Le regretté docteur Amir a édité, après l’indépendance, plusieurs revues, périodiques et ouvrages, dont sa thèse de doctorat en médecine sous le titre «Le front de la santé» encore considérés comme un précieux document politique et historique. Plusieurs fils et filles de la région, auteurs de hauts faits d’armes, tels que les Boumelik, Tayebi, Nedjadi, Abdelkrim et bien d’autres dont certains avaient influé sur le cours de l’histoire. Feu Amir est né à Sidi Bel-Abbès le 8 octobre 1926. Sa scolarité primaire fut au sein de l’école Voltaire en ville actuellement IBNOU ROCHD, en parallèle à cela, il fit l’école Coranique. Ses études secondaires dés 1940, sont signalées selon notre source au collège Laperrine, actuellement AZZA AEK. Feu Amir fut SMA scout au sein du groupe EL AMEL du 1941 à 1950. Il fut d’ailleurs commissaire local a partir de 1945. Obtient son BAC première partie en 1946, série Mathématiques Latin. La deuxième partie l‘année d’après. L’étudiant en médecine à la faculté de Paris était responsable de la section universitaire du MTLD et membre du «groupe des neutres» dès janvier 1954. Signalé comme membre du premier nouveau de la fédération FLN de France, il fut arrêté le 6 novembre de la même année. Il devint, par la suite, le représentant des étudiants algériens en Europe et à la tête de l’association des étudiants nord-africains en France (AEMNAF). Ce fut par la suite la création de l’UGEMA. Contraint a l’exil, il rejoint l’ALN à partir de 1957, comme médecin chef du DGIO responsable des services de l’ALN. Fondateur de l’EMI (école militaire d’infirmier). D’autres activités : missions  lui fit confier. Ses activités militantes se poursuivront après la libération du pays. Il occupa, successivement, plusieurs fonctions importantes au sein du jeune Etat algérien, tel que ministre, secrétaire de la présidence de la République, directeur central de la Santé militaire, président de la cour des comptes et bien d’autres postes élevés. L’année de la naissance a coïncidé avec celle de la création de l’Etoile nord-africaine, dont le leader Messali Hadj est largement évoqué dans l’ouvrage que le docteur Benaïssa Mohamed a consacré à l’étude de la santé. Le bachelier en mathématiques apprit de son père, qui était un militant discret et efficace, les plus grandes vertus que lui reconnurent aisément ses camarades du lycée Azza Abdelkader (ex-lycée Laperrine), dont Ali Aboura, A. Aïssaoui, Mustapha Allal, B. Bensafir, F. Chiali, Dj. Rahal et les autres. Ils étaient 10 «Arabes» sur les 775 lycéens de l’époque, cinq d’entre eux venaient de Mascara, 2 étaient de Tlemcen, 1 de Relizane et 2 de Sidi Bel-Abbès. Tous les 10 ont eu leur bac et réussi leurs études universitaires. Ce fils du célèbre quartier révolutionnaire de Graba, qui avait un sens très vif du patriotisme, n’avait pas manqué de faire partie des SMA, ni d’adhérer au cercle de la «Jeunesse littéraire musulmane», qui fut un tremplin pour une grande destinée. L’un des membres fondateurs de l’UGEMA que fut Amir abandonna ses études en cardiologie, lors de la grève des étudiants algériens déclenchée le 19 mai 1956, et rejoignit l’armée de libération nationale, à l’instar d’autres médecins comme Ali Aït Idir, Y. Damerdji, Y. Farès, A. Bedjaoui, R. Belhocine, A. Belkharroubi, Benosmane, L. Hassani, L. Mecheri, M. Nekkache, les Haddam et la liste est bien trop longue de tous ces intellectuels, médecins, pharmaciens ou chirurgiens-dentistes qui ont abandonné leurs situations bien confortables pour aller braver les risques de croupir dans une geôle, subir les atrocités de l’ennemi ou perdre la vie. Tels les Benseghir (Lakhdar) de l’ex-Descartes, aujourd’hui Benbadis, qui fut guillotiné dans la DOP (bd Zabana, SBA) en face du secteur militaire, à ce dernier l’on ajoutera d’autres figures militantes qui connurent des destinées diverses pour leur amour à la patrie tels que les M. Benzerdjeb et Farès, Bakir, Gadi, Issad, Benbadis, Tedjini, Oujai et autres Rahal, Nadir et Aït Idir. Parmi les publications et créations de feu Dr Amir, qui ont jalonné sa carrière militante (SMA, PPA, FLN), militaire (ALN, ANP), politique (comité central FLN et membre du BP du dit parti) figurent sept (07) revues et périodiques spécialisés. Feu Amir fût ……….directeur central de la santé militaire, Secrétaire Général de la présidence, Président du COMEDOR, du CNAT, des Archives Nationales du CNEH, de la GSE, de la F.P, Ministre du travail et de la formation professionnelle, Président de la cour des comptes : MAGHREB ETUDIANTS (1955), Revue du SERVICE de SANTE de l’ANP (1965), Revue des ARCHIVES NATIONALES (1972), revue des ETUDES HISTORIQUE MAJALLAT ETTARIKH (1973), Revue de l’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE et de l’URBANISME (1973), Revue de la FORMATION PROFESSIONNELLE (1978), ANNALES DE JURISPRUDENCE de la COUR des COMPTES (1981), ainsi que ce document pour l’HISTOIRE de la SANTE, marqué lui-même par une date, celle du 19 mai 1956, du début de la GREVE des ETUDIANTS et LYCEENS du FLN.

Il a écrit pour les BULLETINS SCOUTS SMA, ‘’l’ALGERIE LIBRE’’, ‘’L’ETUDIANTS’’, ‘’CAHIERS ALGERIENS’’, ‘’MAGHREB ETUDIANT’’, ‘’BULLETINS de la DGIO-ALN’’ et toutes les revues qu’il a fondés. Il est l’auteur d’ouvrage et écrits dont  ‘’AIDE MEMOIRE de L’INFIRMIER de l’ALN’’, ‘’MANUEL de L’INFIRMIER de l’ALN’’, de nombreux documents sur ‘’l’ORGANISATION DES SERVICES DE SANTE MILITAIRES’’, ‘’L’AVENIR DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE’’, ‘’LA SITUATION SOCIALE en ALGERIE’’, ‘’les PROBLEMES d’URBANISME’’, ‘’LES SALAIRES et la SITUATION des TRAVAILLEURS’’, ‘’L’INFORMATIQUE en MEDECINE’’, ‘’L’ECONOMIE PARALLELE‘’. A cela, voire production du défunt l’on nous citera un ouvrage inachevé sur la traduction du SAINT CORAN. Pour les besoin de la parenthèse concernant sa famille a Sidi Bel Abbes, l’on relèvera que durant la guerre de la libération, ni les familles ni les biens du défunt n’avaient été épargnés pendant qu’il était en exil. Les plastiquages ont visé leurs maisons, leurs pharmacies et d’autres commerces. Cela ne pouvait en rien altérer la résistance de Sidi Bel-Abbés qui décuplait ses actions par les hommes et les femmes du Fida pour répondre à la violence de l’armée colonialiste. La mère du médecin de l’ALN prit courageusement soin de ses 10 petits-enfants pendant une période très difficile. Beaucoup d’hommes et de femmes de Sidi Bel-Abbés et de sa région, à l’image du docteur Amir, ont par leur sacrifice, participé à la réalisation du miracle, indique-t-on. Leurs progénitures prirent le relais en servant honnêtement et consciencieusement l’Algérie indépendante. Le défunt Dr Amir s’éteignait le 25 Décembre 1990 à l’âge de 64 ans. Tous ceux qui l’ont côtoyé dans sa longue mission, gardent de lui l’image d’un homme intègre, d’une grande modestie et de rigueur au travail.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=10145

Posté par le Déc 25 2011. inséré dans ACTUALITE, EVOCATION, SBA PROFONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

21 Commentaires pour “Le docteur Amir Benaïssa, il y a 21 ans déjà.”

  1. benhaddou boubakar

    une tres grande pensée pour notre docteur,la biographie citée en haut nous a fait connaitre encore plus la vie combattante du defunt allah yarhamou.les bonnes oeuvres d’une personne l’immortalise au fil des generations,leurs actes de bravoure pour leur pays se finalise par l’acces au paradis inchallah.on envie ces gens la.

  2. chaib draa tani djamel

    le dr benaiissa amir etait fils du quartier graba rue des maures,à coté de lui un autre ministre mohamed bedjaoui des affaires étrangéres(juge de la cour internationale de la haye),à coté d’eux un autre ministre djilali liabés(allah yarhamah) trois ministres du méme quartier (graba) quelle fiérté ma houma (mon filaji)

  3. benhaddou boubakar

    les heros ne meurent jamais.nos pensées a eux ne fait qu’accentuer notre devoir envers notre ville.

  4. blal

    a elle seule la rue des maures est un pan de l’histoire de sidi bel abbes.

  5. hadj dekar s d

    nous ne n’arreterons pas de decouvrir les grandes personnalites de sidi bel abbes et surtout la graba.qui hélas n’a pas connu de rehabilitation é.Regarez l’etat de la rue des maures allez y a village abbou.c’est le bengladesch.allh yerhmah doct amir je pense a son free ghaouti artiste lui aussi a la limonade qui était fabriqué.trop de vieux souvenirs chers aux belabbésiens

  6. messafer fthiers

    un fils de la rue des maures un medecin specialiste et un na tionaliste aussi que Dieu le bénise.

  7. Jamel

    Salam,

    En ce jour du 21e anniversaire de la mort de feu le Dr AMIR Benaïssa  » Que Dieu ait son âme « , je tiens à m’incliner devant sa mémoire. Ce fils de Sidi-Bel-Abbès fut un authentique et vrai moudjahid à qui nous devons notre liberté face au joug colonial français. Son souvenir restera gravé, à jamais, dans nos mémoires. J’ai bien connu ces deux jeunes frères, Ghaouti et Zine el Abidine. Mais que devient ce dernier, ex-policier et magistrat, que j’ai fréquenté le plus à l’époque des années 60 ?
    Merci de vos nouvelles à son sujet !

    Amicalement,

    JAMEL

  8. Mekki b de vdsba

    bonjour monsieur Jamel, je tacherai de vous fournir une réponse, si je pourrrai trouver une source fiable ., a bientot.

  9. Noureddine

    Vous taisez son passage au MNA de Messaali Hadj . Pourquoi ?

    • AMMOU

      COMME TJ LES MORTS ONT SOIT LEUR DEFAUT OU LEUR PECHE

    • samir

      Le docteur Amir n’a jamais fait partie du MNA, cette information érronée vient du livre de Stora (dictionnaire des nationalistes algeriens),messaliste au départ il a choisi d’integrer le groupe des neutres aprés la scission ppa-mtld, ce groupe peu connu des historiens n’a pas tenu longtemps car ses actions de conciliation n’interessait aucune des parties en conflit. Le docteur Amir avait rendu plusieurs fois visite à Messali, introduit par des amis proches de ce dernier et qu’il avait connu lors de ses activiés syndicales du temps ou il présidait L’AEMNAF association des etudiants nord africains de France ( la confusion vient peut etre de la ), lors d’une derniére visite un article paru dans la presse locale tirait: le dr amir tente de rallier messali à la cause du fln(fuite?)…quelque temps plus tard un de ces amis suscité lui sauve la vie en l’avertissant d’une descente des tueurs du mna vers son domicile, celui ci décida alors de precipiter son depart vers le maroc par un itineraire détourné afin d’eviter la police francaise qui etait a sa recherche. comme quoi l’histoire ce n’est pas soit blanc soit noir, donc éviter les racourcis.

  10. Smaïn

    Les Amir ,sont trois frères ;Bénaissa l’ainé,ghaouti et zine el abidine qui était procureur a Mascara.Ce que je voudrais rectifier c’est l’adresse de leur maison familiale qui se trouve a la rue du soudan avec un style Mauresque .Zine el abidine il va bien.La rue des Maures c’est la demeure de Ghaouti.Déja en 1940 Bénaissa était scout au côté de Bendaoudi mohamed ,Bendimérad djamil,Benghazi chekh, Mokadem bel abbes etc….A paris ou il poursuivit ses études de médecine ,il était responsable de la section universitaire du MTLD puis 1954 il est devenu premier membre du nouveau de la fédération FLN de France.

  11. chaib draa tani djamel

    bonsoir mr jamel, pour mr amir zine abidine il habite a coté du stade adda boudjelal je pense c’est l’ancienne maison de son frére benaissa il est en retraite si tu veux le contacter envoi tes cordonnés je les lui fournirais chaque jour je le croise

  12. Karim10

    Une pensée pour Dr Amir Med Benaissa d’une famille de nationaliste.Né le 26 Oct 1926 au 13 rue du soudan au quartier Graba-sba. Son père Ali Ibn Abdselam fut conseiller municipal de notre ville entre les deux guerres.
    Le surnom de BENAISSA était le prénom de son arrière grand père qui a participer à la résistance au coté de l’émir Aek. Son grand père ABSLM était aussi l’ami de L’émir Khaled. Dr Amir Med étudiant et scout musulman du groupe AMEL de sba avec BENDIMRED et M.BENDAOUDI .Il était aussi l’ami de Malek BENABI. Grand Militant nationaliste malgré sa grave maladie (du cœur) il nous a comme même léguer un remarquable ouvrage sur l’Histoire de la santé en Algérie en 1986.
    Plusieurs documents étalent les prouesses de la vie du Dr AMIR, voir notamment :
    1-Les Témoignages de Kasdi MERBAH 1997 et Med YAZID 2003.
    2-Les revues et journaux ;Maghreb étudiant,Quotidien d’Oran,El-Watan…Voir aussi revue adwaa du musée de sba – n°2(1998) et la Revue infos de MEKKERA (juin 2000) par la plume de l’infatigable , notre ami et frère Med KADIRI.
    3-Les ouvrages de ; AINAD TABET,HARBI Med,GUENTARI Med,HAMADI A (1985 en arabe) et Amar HALLAL (1986).
    4-Thèses de Magistère (Univ –Oran-),voir aussi thèse la remarquable Mémoire de Mastère de Mr Reffas (2011)sous la direction de notre Collègue le Pf MEDJAOUD Med Soutenue dernièrement au département Histoire-Université Djillali- Liabes.
    Je ne terminerai pas ,sans évoquer sans insistance auprès du premier Président de l’Algérie Mr Ahmed BENBELLA pour lui laisser l’Honneur de restituer les « clés » de la caserne de la légion (LALIJOU) de SIDI BEL-ABBES (Baptisée Si-Belahcen) et d’accomplir ainsi un rêve d’enfance de tous les Bel-ABBESIENS.
    Cordialement : Mr OULDENNEBIA Karim .

    • Karim10

      -Errata : lire “son” insistance au lieu de “sans”.
      Merci à « T » les amis de VDSBA.

      • Karim10

        Si cette « caserne coloniale réputée pour être la résidence des légionnaires du képi sois disant (blanc) mais surtout un lieu de torture durant la guerre d’Algérie : Le karti baby la torture » était vite devenue la première grande école de santé militaire : Je pense que c’est « aussi » grâce à lui ou en tout les cas grâce à des « Hommes » comme lui.

  13. Karim10

    Je viens d’apprendre que notre pharmacien ALLAL Mostapha inhumé aujourd’hui a lui aussi habiter la rue des maures au quartier Graba .Selon un témoignage recueillit de la part de Mr ZENAIDI Faycal (Le frère de l’ex-maire de la ville). Sachez aussi; que l’épouse de feu Dr Amir Benaissa est une Allal ?! (Madame ALLAL Abbasia née en 1940).Exclusive coïncidence ; La VDSBA est belle et bien le carrefour des Bel-abbésiens.

  14. kaddous cv sba

    la voix de sba est composée de bons lecteurs trés pontanés et trés objectifs le carrefour qui n’exclut personne monsieur karim 10.el kamel li illeh protegéons la.est un devoir de tous.

  15. Hadia sba

    Bonjour à tous. De source sûre, je me permet de rectifier certaines paroles de Mr karim10 en affirmant que l’épouse de feu Dr Amir Benaissa n’est pas une Allal. Madame Allal Abbassia (née bien avant 1940 et épouse de Amir Lala ) est en fait la mère du Dr Amir Benaissa et la soeur de feu Allal Mustapha. Ce dernier et son neveux, décédèrent (à intervalle de 21 ans et trois jours) durant un mois de Décembre !!

  16. Encore Merci

    Effectivement, et encore merci (Hadia-sba) pour cette actualité rapportée au bon moment.
    Je vous rappelle que j’ai déjà répondu Merci Mr SMAIN.
    Merci donc pour avoir révisé l’information du texte, mais aussi pour voir amélioré le contenu.
    Cordialement.
    Mr : O. Karim

  17. docteur reffas mohamed

    j’ai fait une biographie du docteur benaissa dans un cadre universitaire mais ce que j trouve ici est tellement riche
    encors une fois merci

Leave a Reply to Jamel