La Voix De Sidi Bel Abbes

Le dernier procès de l’Algérie française, par notre ami Mémoria.

Ce Sujet a été proposé par notre ami Mémoria avec nos pensées qui vont à notre frère Albarracin à qui nous souhaitons un prompt rétablissement !

Le 5 mars 1993, à Montpellier, trois pieds-noirs nostalgiques abattaient Jacques Roseau de trois balles. Ils reprochaient au président du Recours, association opposée à la leur, sa modération et son chiraquisme. Les trois papys va-t-en-guerre répondent de leur crime.

Le premier est à demi aveugle, le second perclus d’arthrose, et le troisième n’a pas beaucoup de cervelle: ce sera le procès de trois papys qui se sont pris pour Zorro, de trois pieds nickelés empêtrés dans leurs ratages et leur ressentiment. Mais pas seulement. Le 9 décembre, devant la cour d’assises de Montpellier, Marcel Navarro, 63 ans, originaire du village algérien de Marnia, Jean-Claude Lozano et Gérald Huntz, 61 ans et amis d’enfance de Mostaganem, vont comparaître dans une cage de verre pour avoir voulu stupidement régler son compte au passé. Et l’on assistera sans doute, trente-quatre ans plus tard, au dernier grand procès de la guerre d’Algérie.

Le 5 mars 1993, souvenez-vous, ils ont tiré trois balles: une par initiale pour OAS, Organisation armée secrète, a expliqué l’un d’eux. Et Jacques Roseau, leur cible, porte-parole du Recours-France, l’une des plus importantes associations de rapatriés, est mort pour avoir affiché sa volonté de « tourner la page sans la déchirer », c’est-à-dire « trahi » aux yeux des ultras de la communauté pied-noir, qui s’interdit de pardonner, qui se refuse à oublier.

A Montpellier, ils viendront tous, les amis et les adversaires de Roseau, dire leur vie, leur nostalgie, leurs plaies à vif, leur Algérie. Et chacun désignera plus ou moins explicitement qui, à ses yeux, a armé le tireur de mots, ou de haine. Les uns accuseront l’extrême droite pied-noir. Les gaullistes et leurs suppôts, répliqueront les autres. Il y aura ceux qui, comme Gilbert Roseau, cousin de Jacques et élu montpelliérain, diront qu’il faut en finir avec l’extrémisme. Il y a ceux qui, comme Guy Forzy, délégué aux rapatriés, prêcheront une union de circonstance. Effarant come-back, il devrait même y avoir, cité comme témoin par la défense, l’un des acteurs de l’attentat du Petit-Clamart contre le général de Gaulle, le 22 août 1962, Alain de La Tocnaye, condamné à mort et gracié. Et il y aura surtout Eugène Ibanès, le bouillant président de l’Union syndicale de défense des intérêts des Français repliés d’Algérie (Usdifra), le mouvement extrémiste auquel appartenaient les trois accusés. Ce même Eugène Ibanès qui, au lendemain de l’assassinat de son rival, déclarait délicatement à L’Express, en guise d’épitaphe: « Roseau ne représentait même pas sa cravate. » Aujourd’hui, Ibanès précise: « L’autre, c’est fini, il ne fait plus partie de ce monde. Qu’est-ce que vous voulez qu’on y fasse? » Et il menace: « Les responsables, ces bâtards, n’ont qu’à payer. Ce ne sont pas ces trois individus, victimes d’un coup de folie. C’est le procès de la France qu’on va faire. On va remonter à la Seconde Guerre mondiale! »

Les trois papys, dans ce théâtre d’ombres, joueront sur le mode tragique les Guignols de l’Histoire. Pas très brillants, ils n’ont même pas eu le courage d’assumer leur geste. Ils ne sont pas parvenus à se mettre d’accord sur l’identité du tireur, et se retrouvent aujourd’hui accusés d’homicide avec préméditation « en coaction ». Oseront-ils, comme certains les y incitent, charger leur victime, à qui, disent-ils, ils étaient juste venus « donner une correction »? Oseront-ils répéter qu’à la vue de cet être honni leur sang n’a fait qu’un tour? « J’ai eu un coup de foudre négatif », a dit l’un d’eux. Car ce Roseau – n’est-ce pas? – était le diable.

« Mon père était un type extraordinaire, soupire François Roseau, 23 ans. Chaleureux, ouvert, courageux, intéressant… et ce n’est pas exhaustif! » De ce père à qui il ressemble tant, François n’a que des souvenirs de tendresse et de foi militante: les meetings pour la cause, les communiqués vibrants qu’on portait le dimanche à la rédaction du Monde, et les sempiternels regrets: « Ah, ça ne vaut pas les oranges de mon village de Novi! » François Roseau ne comprend pas, ou trop bien, pourquoi cet arrière-petit-fils de pionniers, cet ex-leader des lycéens d’Alger, cet ancien de l’OAS – lui aussi – a été supprimé. Amer, il s’insurge: « Pour les Français métropolitains, sauf Le Pen, il n’y a pas d’équivoque: il s’agit d’un effroyable assassinat. Pour une frange de la communauté pied-noir, ce serait presque normal: mon père l’aurait bien cherché. C’est une dialectique bizarre, non? »

Jacques Roseau a été assassiné parce qu’il était devenu une figure symbolique. Il incarnait, sur la scène publique, des tribus rapatriées par ailleurs déchirées entre le passé et l’avenir, le chagrin et la fureur, l’esprit de revanche et la miséricorde raisonnée. Objet de menaces répétées, il était devenu le bouc émissaire favori d’une extrême droite effervescente qui le trouvait trop encombrant, trop modéré, trop médiatique, et trop marqué par ses sympathies à l’égard de Jacques Chirac, un gaulliste. Il avait arraché à ce dernier la promesse d’édifier le monument aux morts d’Algérie – « On le verra du périphérique », espérait-il – qui a été inauguré le 11 novembre dernier. Il a été abattu sur des lieux symboliques: devant la Maison des rapatriés, offerte par Georges Frêche, le maire de Montpellier, que Roseau avait contribué à faire élire en 1977. La date aussi était ciblée: à la veille de la convention du Recours-France, pendant laquelle il devait rendre public le soutien du mouvement aux candidats UDF-RPR pour les élections législatives, sauf dans deux circonscriptions, celle du socialiste Frêche et celle du radical Jean-Michel Baylet. On lui reprochait d’avoir prétendu kidnapper le vote pied-noir: en réalité, selon l’historien Benjamin Stora, les voix des rapatriés ne sont vraiment repérables que dans le Midi, « où elles nourrissent le Front national, où il faut être aveugle pour ne pas le voir ». On lui reprochait d’avoir monnayé son entregent: cet as du lobbying vivait confortablement de ses activités de « consultant » pour Carrefour et la Compagnie générale des eaux. On lui reprochait surtout d’avoir accepté de rencontrer, sur un plateau de télévision, en octobre 1991, le mal absolu: Youssef Saadi, l’un des leaders de la sanglante bataille d’Alger.

Ils disent avoir été choqués par ce spectacle, les trois papys. Mais leur pureté idéologique passe moins la rampe que leur rancoeur d’hommes mutilés par un déracinement et une humiliation dont ils ne se sont pas remis. Comme tant d’autres, ils sont issus de milieux modestes, ont flirté avec l’OAS, ont débarqué en 1962 en métropole et y ont essuyé, sous le regard dégoûté des anticolonialistes, échec sur revers.

Après leur arrestation, c’est d’abord Huntz qui s’accusera d’avoir tué Roseau, ce « proarabe », ce « pro-FLN ». Radiotélégraphiste à la sous-préfecture de Mostaganem, Huntz aurait rendu quelques services à l’OAS, mais il n’a guère laissé de souvenirs à ses dirigeants. En France, refusé par la gendarmerie, il intègre l’armée, qu’il quitte adjudant, dix ans plus tard. Il crée une société de transports puis fait faillite. On lui prend ses camions. Les huissiers menacent sa maison. « Il voulait prouver à sa famille qu’il pouvait réussir, et se plantait tout le temps, raconte un proche. Il était enfantin. Une partie de lui était restée là-bas. »

Face aux policiers, Huntz clame: « Je tiens à préciser que l’OAS continue à vivre pour faire un barrage efficace à l’intégrisme qui menace la France et ses enfants. Vive la France? Vive l’OAS! » Il se prend pour un héros, Huntz, et son ami Lozano fait aussi le fiérot, revendiquant le caractère politique de leur démarche. L’avocat de Huntz, Jean-Marc Nguyen Phung, expliquera que son client, induit en erreur par un bluff policier mettant en cause sa famille, s’est sacrifié en vertu d’un code de l’honneur insensé. En tout cas, très vite il se rétracte. Comment aurait-il pu manier un 11.43? Il n’est pas très costaud. A demi-mot, depuis, Lozano et Huntz chargent Navarro, le plus valide du trio, le moins futé aussi.

Fils de petits agriculteurs, Navarro a vu sa mère mourir dans un attentat à la grenade, en 1957. Chauffeur, puis gardien de la paix, il est condamné pour « détention d’arme en faveur de l’OAS », et rentrera en métropole menottes aux poignets. D’abord routier, il gère une station-service à Provins et dépose son bilan en 1980. Il devient représentant automobile dans deux garages qui font faillite. Comme Huntz, surendetté, il ne voit qu’un responsable à tous ses maux, le gouvernement: celui d’hier, qui a « lâché » les pieds-noirs; celui d’aujourd’hui, qui ne les soutient pas assez. « Je suis le dindon de la farce, je n’ai pas tiré », répète-t-il en prison. Et son avocate, Ratiba Ogbi, dira qu’il s’est fait piéger.

Lozano est l’intellectuel du trio, tout étant relatif. Titulaire d’un CAP et d’un BEPC, postier puis engagé, il deviendra régisseur d’un domaine agricole de 120 hectares et fera partie, dit-il, des unités spéciales de l’OAS. Sa vie après 1962 est trouée de zones d’ombre: il dirigera des complexes sportifs, se livrera à des activités mystérieuses au Venezuela, puis fera carrière dans la surveillance, avant de tomber malade. Lozano n’a sans doute pas tiré. Mais c’est lui qui a envoyé les deux autres chercher l’arme. C’est lui qui, devant le juge d’instruction, ordonnera en arabe à Huntz: « Ferme-la, je t’expliquerai! »

Lozano et Huntz étaient responsables départementaux, l’un à Perpignan, l’autre à Béziers, de l’Usdifra. Ils ont d’abord pris le même avocat, René Blanchot, l’un des fondateurs de ce mouvement. Las, Blanchot et Ibanès se sont brouillés pour d’obscures querelles de pouvoir. Le très obéissant Lozano a donc pris pour avocat Henri Juramy, auquel l’Usdifra, en rangs serrés, rend fréquemment visite. Mais le tonitruant Ibanès n’a pas non plus laissé tomber Huntz. Il a même fait savoir, par voie de presse, qu’il s’occupait des deux familles. En revanche, pas un mot sur Navarro, qui a demandé l’assistance judiciaire. « Je ne le connais pas, dit Ibanès. Il a pris sa carte une semaine après l’assassinat. » Le président de l’amicale de Marnia, l’un de ses amis, proteste: « Marcel est entré à l’Usdifra deux mois plus tôt. Il a même fait une action commando avec Huntz et Lozano, en tentant d’empêcher une vente aux enchères. » Il soupire: « Pauvre Marcel, il s’est fait manipuler. »

Réflexe de déraciné, réflexe humain, les trois hommes avaient toutes les raisons de chercher des excuses à leurs malheurs et des victimes expiatoires. Mais leur aversion, nourrie de détresse affective, a été captée par d’autres sous un prétexte idéologique et dirigée sur un rapatrié – un frère, donc – pour des raisons moins glorieuses. Certes, déjà en 1962, Roseau avait été condamné à mort par l’OAS, disait-il, parce qu’après les accords d’Evian il avait refusé la politique de la terre brûlée. Certes, la compassion qu’il affichait à l’égard du gâchis algérien ne suscitait que hoquets sur sa droite. Mais ce sont des querelles intestines, des rivalités minables qui ont rongé la communauté depuis l’indépendance. En 1975, douze associations de rapatriés avaient fait alliance et porté à leur tête Jacques Roseau, Eugène Ibanès et Guy Forzy. Déjà, à l’époque, le triumvirat explose sur une question vitale: qui va représenter les rapatriés à l’émission Les Dossiers de l’écran? Depuis, chaque progrès médiatique de Roseau est salué d’insultes. A partir de 1991, c’est le délire: on ne pardonnera pas à ce « rat-pas-trié », à ce « Jacques-pote » d’avoir le premier prêché l’autocritique – pour les années 50! – au nom des Français d’Algérie. L’Usdifra, en particulier, n’a pas pardonné à Roseau d’avoir voulu s’évader un peu du registre convenu de la paranoïa gémissante pour défendre l’espoir d’un nouveau lien avec l’Algérie. « Il faut l’abattre », grondaient ses dirigeants. Trois papys dont la raison était restée de l’autre côté de la mer ont pris l’ordre au pied de la lettre.

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24 Commentaires pour “Le dernier procès de l’Algérie française, par notre ami Mémoria.”

  1. BADISSI

    Intéressant comme sujet , pour mieux connaitre certains pied noirs

    • Mémoria

      Bonjour !
      Il y a lieu de préciser Si Badissi que cet article a été tiré du titre éponyme du journal l’Express du 05 décembre 1996 en tant que rappel événementiel et enseignement historique déterminant dans la relation inter communautaire et entre les deux pays.J’ai pris cette liberté avec la Rédaction de le proposer à notre lectorat des deux rives pour lever le voile sur cette problématique des séquelles du conflit le plus atroce du vingtième siècle.Nous sommes conscients que les séquelles perdurent même sur ce site et nous comprenons les traumatismes de tout un chacun.C’est pour cela que la meilleure thérapie pour réguler reste une meilleure information loin de l’officielle et bien plus proche des témoignages de la mémoire recoupés par les archives de l’Histoire.Si Karim 10 sera d’accord avec cette implication de la presse documentaire des deux rives pour un consensus sur certains événements qui méritent d’être soumis au lectorat et à l’opinion publique avec cette prescription qui ne marche pas encore pour certains cartons du SHAT de Vincennes qui sont déclassifiés au gré des campagnes médiatiques et électorales de deux côtés de la Méditerranée.Et comme ces campagnes sont interdépendantes puisque l’une dépend de l’autre,attendons-nous à des surprises au risque d’être les dindonneaux de la consommation intérieure ces mois à venir…
      Tombe la pluie…..!

  2. mus

    A mon avis c’est la morale qu’il faut retenir ce ce récit

  3. Membre de la h'cira

    L’angle de lecture est déterminant pour s’imprégner des enseignements à tirer de ce récit véridique,car l’approche peut être favorable ou non à la nécessité de reconsidérer la relation entre les deux pays.Cette sempiternelle guerre qui dure est unique dans l’histoire comme si l’homme est né pour être pacifique alors que depuis la nuit du temps ,il ne cesse d’être hégémonique et conquérant.Il serait intelligent d’aider ceux qui prônent la paix et le rapprochement,car le passé est écrit pour ne plus se répéter et l’avenir des générations naissantes ou récentes doit transcender les contingences pour avancer et considérer le futur avec plus d’espoir et de paix.L’aigreur ne doit en aucun s’inscrire dans la durée;l’Europe par un passé récent était en feu et en sang et a compris que l’intelligence doit servir la paix et a trouvé en deux « antagonistes » aux multiples guerres destructrices,le guide vers un destin commun et incontournable.Plus de deux millions d’algériens se trouvent sur le sol français et partagent des liens de sang et de sol sur les deux rives,comment peut-on ignorer cela sous prétexte que quelques brebis galeuses essaient d’empêcher toute pacification entre l’Algérie et la France,deux peuples libres, autonomes et indépendants;cette problématique doit nous inciter à réfléchir du pourquoi du comment ,au lieu de s’indigner bêtement de chaque réaction hostile.

  4. BADISSI

    ce n est pas a cause de deux millions que quarante doivent être humiliée sans réagir !!!

    • Mémoria

      Il n’y a pas plus grande humiliation pour le général Giap que d’être ressuscité dans l’antenne médicale de la forteresse de Fort Bragg !

      A bon lecteur,salut !!!

  5. Med Telaghi

    YA Hcira ton commentaire composé de mots extras de Mr Dictionnaire ne te conviennent à ta personnalité car votre « Impolitesse » s.est dégagée de votre CHIFFON rédigé . Je vous répondrai pas Mr le « nostalgique  » de la France raciste haineuse .Que vive notre ALGERIE malgré ses multitudes MAUX..Sache que je suis qu.un retraité modeste et HAMDOU LI ALLAH

    • Danielle B

      bonjour mr MED TELAGHI
      comme le dit si bien Claude B je vous plains sincèrement vous et mr Badissi de continuer à vivre dans la haine plus d’un demi-siècle après votre indépendance, vous nous insultez à longueur de temps et à chaque fois que vous intervenez sur ce forum en nous accusant d’être racistes et haineux?????? c’est vous qui étalez votre méchanceté et votre mépris, messieurs relisez-vous , non seulement vous entretenez les malentendus entre nos 2 communautés mais vous finissez vraiment par faire pitié, et vous croyez qu’avec une telle méchanceté de votre part Dieu vous écoute et vous prépare une place auprès de lui??????????? SINCEREMENT J’EN DOUTE

      • BADISSI

        @Danielle B
        alors la vous dépasser les limites et la ligne rouge de la politesse , on réponds a votre guignole de président et non a vous les faits sont la j ai mon opinion et je suis libre je haie la france tant que cette dernières ne reconnait pas ces crimes ok , regarder l Allemagne qui reconnue ces soit disons crimes , et votre pays jamais pour votre information hier des travailleurs on trouvé un charnier dans le centre ville de khenchela des morts enterres par le colonisateurs POUR LE PARADIS C EST PAS UNE PERSONNE COMME VOUS QUI DÉTIENT LES CLÉS HEUREUSEMENT

        • Danielle B

          bonjour mr BADISSI
          les limites c’est vous qui les dépassez
          vous haissez la france??????mais c’est votre droit seulement ne racontez pas n’importe quoi pour vous dédouaner , je ne vois pas le rapport de l’Allemagne avec la france et vous
          vous parlez de charniers, vous voulez qu’on parle de celui du petit Lac à Oran?????????????????????????????????????????????????
          pour ne nommer que celui-là, votre président mr Boumédienne avait dit à l’époque qu’il détenait des centaines de prisonniers PN enlevés lors de l’indépendance et que pour les récupérer il fallait payer trés cher, nous ne les avons plus revus que sont-ils devenus, vous qui savez tout mr Badissi pouvez-vous nous en parler
          quant aux clés du paradis comme vous dites heureusement que ce n’est pas moi qui les ait, car vous n’auriez aucune chance d’y figurer

        • Danielle B

          rebonjour mr BADISSI
          la ligne rouge de la politesse vous la franchissez allégrement lorsque ça vous convient
          je n’ai pas exprimé d’opinion sur la plaisanterie de Mr Hollande c’est Claude B qui l’a soulignée, d’ailleurs je ne savais même pas qu’il en avait faite une, ceci dit soyez respectueux des autres présidents si vous voulez qu’on respecte le vôtre, il y a un proverbe qui dit
          « ne fais jamais aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse »
          vous êtes constamment injurieux, incorrect, et vous ne voyez que le mal chez les autres (surtout les français et les PN)

          • hamid

            Dépassons ce stade je sais que chacun pourrale faire chére dame

            • Danielle B

              à monsieur HAMID
              je ne demande pas mieux mais il faudrait que certaines personnes prennent conscience que la haine n’a jamais rien résolu et qu’ils ne font qu’envenimer le ressentiment ,(pour ma part il n’y en a pas, la page est tournée, même si je souffre toujours d’être loin de ma terre natale et que je trouve cela injuste)
              cordialement, bonne journée

      • Mémoria

        Bonjour!
        Les événements du 05 juillet 1962 à Oran ne sont plus un sujet tabou et je vous renvoie au Site de la LDH de Toulon dans cette communication « L’Histoire face à la mémoire :Oran le 5 juillet 1962 » par Fouad Soufi,Archives nationales d’Algérie,CRASC Oran présentée par notre historien au Colloque sur la guerre d’Algérie dans la mémoire et l’imaginaire,organisé à Paris du 15 au 16 novembre 2002…et publiée en 2004 par les Editions Bouchène à St Denis .Le fil des événements y défile,les causes de cet engrenage de la violence urbaine et suburbaine aussi où on en arrive à deux massacres tabous pour nos mémoires où deux charniers sans sépultures restent à gérer dans l’histoire contemporaine d’Oran: Celui de la Sebkha du 5 juillet 1962 après celui de la Montagne des lions(Djebel El Qahar)où les ossements d’un millier de prisonniers FLN-ALN du camp-DOP proche de Fleurus gisent encore dans les entrailles de cette montagne-cimetière!Lire « L’ennemi intime » de Patrick Rotmann.
        -Voir aussi « L »évènement dans l’histoire récente de l’Algérie-1945-1962 » dans les Colloques internationaux sur la Révolution Algérienne de l’Université 20 Août 55 Skikda-
        Aussi il serait demandé à tout le monde de ne plus tomber dans le piège des affrontements désuets devant l’ampleur de cette tragédie humaine et d’avoir un minimum de respect pour la mémoire des suppliciés de deux bords! Les historiens et chercheurs ont déjà « cerné » le dossier des disparus…des deux côtés!Ils ne sont en vie….que dans l’inconscient collectif et les affects.La gestion du deuil se fait aussi dans la VDSBA et nous espérons en arriver à une compréhension mutuelle et de la sagesse entre enfants de chouhadas et enfants de PN que nous espérons….adultes aujourd’hui!!!!
        « Rendons à César ce qui est à…César ! »

        Allah Yarham Chouhadas!

        • Danielle B

          bonjour mr MEMORIA
          tout à fait d’accord avec vous, mais j’en reviens toujours a la même conclusion et vous m’en excuserez
          que certains intervenants s’informent avant de parler toujours à sens unique du malheur des uns et pas des autres
          le sang a la même couleur dans le monde entier et les larmes versées par les épouses, les mères, et les enfants de ceux qui ont disparu sont aussi salées les unes que pour les autres
          c’est ce qui me met hors de moi, aux yeux de certains nous sommes toujours les méchants, les salauds , je ne crois pas que la guerre de votre côté ait été faite avec une fleur au fusil, il n’y a pas de guerre propre alors laissons nos morts reposer en paix, c’est le minimum que nous leur devons
          cordialement

  6. mus

    la haine ne sert a rien Les pages sont tournées sans être déchirées L’avenir est important

  7. Karim10

    @Mémoria. Ce n’est pas le SHAT qu’il faudrait voir, plutôt le CDHA lien intergénérationnel sis Fondation Maréchal JUIN. Et là vous trouverez un chic type qui s’appelle John (Un anglais) qui ne pratique jamais la « censure » sur les Paroles d’Exode en Pays d’Aix. Faites ce qu’il vous dira. Il vous guidera dans vos recherches. La Vérité si je mens ! Mr Albarracin vous conduira dans toute la vérité.Souhaitant lui « ensemble » un bon rétablissement.
    Au fait ! Je vais bien, ne vous en faites pas.

    • Mémoria

      Salam Si Karim,
      Je ne suis pas un chercheur en Histoire comme vous et je ne puis empiéter sur vos compétences et prérogatives .Je reste un chasseur de mémoire(s) et témoignages pour référencer et illustrer cette littérature mémorielle que les censeurs veulent encenser parce qu’ils n’ont pas leurs pages…
      Votre dernière phrase m’a intrigué Si Karim!Je n’ai jamais douté que vous alliez bien.Je me suis peut être trop inquiété pour notre camarade Albarracin que Dieu le protège!

  8. Med Telaghi

    Bonjour Mme Claude Avouez que les « Français » résidant » en Algérie vivent respectueusement parmis nous alors que nos fréres au.dela de la midéterranée sont traités de tous les MAUX . Mme aprés plus de 50 ans l’esprit colonialiste existe toujours dans leur « cabessa » (la téte). Alors soyez la Bienvenue chez NOUS !!!!!!!!!!! Mon pays l ‘ Algerie vous acceuillera à bras ouverts.MERCI…

  9. H Bouasria

    Freres Badissi et Med Tlaghi amis Claude B et Danielle B notre dieu dit: Nous vous avons crées en nations et en tribus afin que vous vous connaissez ;il n’a pas dit pour vous vous envahir ou pour vous vous insulter en plein conseille ou plein réunion et a dit ina akramakoum i3nda allah atqakoum Alors Messieurs qui sait qui franchi et dépassé les limites? Amis claude et danielle ne faut pas nous en vouloir puisque vous basez tjr sur les proverbes il y en a un qui dit celui qui remue à la ………………………………………………………………………………….

    • Danielle B

      bonjour mr BOUASRIA
      nous n’avons pas l’insulte aux lèvres comme mrs Badissi et Telaghi
      mais nous ne pouvons pas laisser pareilles énormités de leur part, vous en conviendrez nous ne faisons que leur répondre, nous aussi nous avons des griefs, nous aussi nous avons nos chagrins ce n’est pas pour ça qu’on vient à chaque post remettre sur le tapis le passé , pour cela il ne faudrait qu’il n’y ait pas matière à discussions, mais alors on ne parle plus de rien, le passé on ne pourra jamais l’effacer mais faisons en sorte que l’avenir des 2 rives soit plus serein
      il faudrait que la rédaction y mette le hola, sans censurer car ça ne change rien , faire en sorte que certaines personnes soient respectueuses de leur prochain
      cordialement

      • BADISSI

        il y a des malheurs des deux cotés mais il y a l envahisseurs et l envahie il faut faire la différence je haie toujours celui qui ne reconnait pas ces crimes

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