La Voix De Sidi Bel Abbes

Le conservatisme a t’il tué le Raï ?

A quelques jours  des journées consacrées a la chanson belabbésienne a laquelle s’activent des amis et sur lesquelles on y reviendra.Notons qu’ aprés avoir il y a une année consacré des pages entiéres sur la chanson Rai a Sidi Bel Abbes. Nous reprenons un article d’un confrére Khiwani qui dit cela mais se focalise sur Oran..Alors QUE BIEN DE CHOSES ONT DU SE PASSER.
« Poussé vers la marge et la clandestinité par le puritanisme, le Raï s’exprime désormais dans des cabarets d’Oran, où les chanteurs s’affrontent dans des duels. Un business lucratif au risque que la musique y perde son âme. Second volet de notre enquête sur la mort du Raï.
Avec une industrie qui se meurt, les chanteurs Raï new génération à Oran vivent d’autre chose que de contrats avec de éditeurs: les cabarets, les discothèques. On peut même faire les deux comme pour Sunhouse, l’une des dernières maisons d’édition encore en bonne santé de la ville: avoir une «boîte» qui produit des chanteurs le soir, et leur CD la semaine qui suit.

Les chebs -les chanteurs-, se font donc pigistes.

«Ils gagnent surtout mieux dans les boîtes de la corniche oranaise: un simple musicien peut s’y faire ses 60.000 dinars algériens (environ 500 euros) par nuit», nous explique une source qui connait bien le milieu.

C’est le retour à l’époque du King Khaled version 16 ans: à cette époque, avant que le Raï ne devienne une industrie, les chanteurs vivaient de leur tour de chant dans les cabarets et les mariages. «Aujourd’hui, c’est « money »: les chanteurs, ceux qui ne peuvent pas partir en France pour faire carrière, savent qu’ils ne peuvent survivre face aux pirates. Donc ils reviennent à la formule des anciens», nous dit-on.

Des zones off-shore
Pendant les dix dernières années, ce fut la mode d’Oran chaque été: lancer une chanson de la saison chaude, saison des mariages et des fêtes, se faire inviter par les plus riches et dans les meilleures boites, puis plonger dans l’anonymat ou partir en France poursuivre un prétendu élan.

Que reste-il à Oran donc? Presque rien. A l’est de la ville, une gigantesque mosquée-université est en voie d’achèvement depuis trente ans. La mosquée Ibn Badis. A l’ouest d’Oran, c’est la corniche, la ligne de mer avec des villages touristiques en bord d’eau et des cabarets autrefois célèbres.

C’est là que sont nés les grandes stars du Raï qui maintenant chantent dans le reste du monde une ville d’Oran qui n’existe plus. Sauf que ces cabarets sont repoussés puissamment vers la marge obscure, l’underground le plus noir, la clandestinité et l’illégal.

«C’est un milieu investit, souvent, par le racket, les réseaux et les clans. Certaines boites se voient fermées cycliquement par les pouvoirs publics avant d’ouvrir à nouveau, on ne sait comment.»

La pression se fait dure car les boites sont devenues les zones off-shore face au conservatisme ambiant: on y boit de l’alcool, on y voit les femmes sans voile et en micro-jupe, on perd l’argent, on y chante. Les pires métiers de Dionysos.

Ces dernières années des milliers de bars et de resto-bars ont été obligés de fermer en Algérie. La priorité étant à la grande mosquée d’Alger et aux alliances avec les conservateurs et le conservatisme bigot.

«Du coup, les boites sont désertées par la bonne clientèle et investit par une autre, plus riche, plus douteuse, plus dure: fonctionnaires corrompus, détourneurs de crédits bancaires, nouveaux riches…»

Les chanteurs Raï s’y adaptent.

Un solo pour un duel
Les horaires sont connus: de 23 heures jusqu’à 4 heure du matin. Videurs, parkings, tristesse parfois et sourde violence.

«Sauf pour un ou deux cabarets, le reste c’est terne: les chanteurs ne chantent même plus et se contentent de ramasser le fric des duels entre les tables.»

Cela s’appelle Teb’rah en Algérie. Explication: un groupe de clients «bloque» le chanteur sur scène, lui donne 1.000 ou 2.000 euros et lui demande une chanson «contre» une table voisine, un autre groupe. Ce dernier réagit, surenchérit et ainsi de suite.

Le chanteur gagne une masse d’or mais chante, réellement à peine deux ou trois phrases toute la soirée. De la joie terne, de la violence pure. Les duels se font avec l’argent sale, l’argent gratuit, l’argent des banques, l’argent de la corruption ou l’argent de la rente.

Cela se voit encore plus dans les cabarets à flûtes: des boites genre traditionnel bédouin, avec danseuses algériennes version années 30, turbans et instruments des années 20. Là, c’est l’argent des récoltes et des soutiens à l’agriculture et les airs des riches du milieu rural. Pour sa dernière campagne électorale, Bouteflika, grand seigneur, avait décidé d’effacer toutes les dettes des agriculteurs algériens. Cela se fête, encore aujourd’hui.

Le Raï a survécu au terrorisme
Du coup, pris entre pirates et argent sale, le Raï «s’est salit», nous disent les puristes à Oran:

«Aujourd’hui, on ne contrôle plus rien. L’ONDA (l’Office national des droits d’auteur en Algérie) dit elle-même qu’elle ne contrôle pas les paroles des chanteurs».

C’est ce qui explique la naissance d’une sorte de Raï violent, agressif et outrancier ces dernières années. Il y a quelques années, une chanson de Reda Taliani avait fait scandale: «Les algériens sont tous des kamikazes, celui qui ne nous aimes pas, son œil sera crevé», disaient les paroles. Version soyeuse de ce qui suivra des années plus tard avec Tahya khiachate Espania qui veut dire Vive les pickpockets d’Espagne.

«Là on chante le sexe cru, les couteaux, les machettes fétiches. Des chanteurs ont même diffusé des albums dans lesquels ils s’attaquent à des personnes qu’ils citent nommément. Parfois, c’est un homme riche, du «milieu», qui commande un album à un chanteur qui va citer son nom à l’entame de chaque chanson ou en composer à son honneur. C’est le Raï sale çà, et c’est ce qui se vend sous le manteau et rapporte le plus d’argent aux pirates.»

Dans ce système solaire de l’encanaillement généralisé, rares sont les chanteurs qui arrivent à émerger. «Il en existe mais c’est l’industrie porteuse qui n’existe plus», nous dit-on. Pour d’autres, c’est le contraire:

«Le Raï a perdu des stars. Ce que le terrorisme n’a pas réussi, le conservatisme ambiant l’a fait.»

Music haram
Nuit d’un ramadan 1995. Début de la soirée, un coup de fil: on vient d’assassiner Rachid Baba Ahmed, l’un des pionniers du Raï et de l’édition en Oranie. Sur place, une grande flaque de sang et du silence.

Septembre 1994, à Oran toujours, c’est cheb Hasni qui est tué à bout portant pas un islamiste présumé à Oran. Cet homme mort jeune, auteur de 83 albums, reste une icône et une star adulée jusqu’à aujourd’hui: ses portraits sont parmi les plus vendus en Oranie et en Algérie.

Le Raï, comme les autres cercles de création, s’exile donc pour échapper à la guerre civile des années 90. Les algériens qui connaissaient le Khaled des mariages dans les villages, le verront sur les TV françaises. Lui, Mami, Zahouania, Sahraoui et les autres. C’était la génération dorée. Celle qui a réussi à succéder aux pères fondateurs des années 50, la génération du malaise de l’exode des pauvres vers les villes coloniales, à Sidi Bel Abbes, Mostaganem, Mascara, Saïda…

Malgré la violence, malgré l’exil, le Raï n’est pas mort. A la génération de Khaled succèdera celle des années 1990-2000: Kader Japonais, Reda Taliani, Cheb Abdou le sulfureux et les autres femmes aux voix puissantes comme celle de Chebba Djanet. Les pseudos sont très révélateurs. C’est l’époque de la harga et de l’immigration clandestine, mais aussi de la première tentative d’assurer une relève commerciale des ainés: on verra venir sur la scène des Hasni et des Khaled juniors; les albums ne sont alors plus illustrés par les portraits des chanteuses, mais par ceux de mannequins quelconques…

Non, le terrorisme n’a pas tué le Raï. Le conservatisme si. Durant les années 90, un tube avait fait l’effet d’une bombe: Derna l’amour fi berraka m’rinaka (On a fait l’amour dans une baraque en ruine). Aujourd’hui, on ne doit même pas penser à fredonner la rime: une époque est morte.

Oran, Ô Raï
Une anecdote: si le berceau du Raï est Sidi Bel Abbès, à 600 kilomètres à l’ouest d’Alger, officiellement, sa maternité se fait à Oran. C’est là que naquit (1985), a grandit puis s’est fait viré le festival du Raï qui se devait être l’institution du genre et sa vitrine face au monde. Un wali (Préfet) en décidera ainsi fin 2007 pour «sauver Oran de la saleté», dira-t-il à ses proches collaborateurs. Le festival du Raï passible de devenir un grand évènement international après que le pouvoir ait fini par admettre le genre, sera chassé vers Sidi Bel Abbès justement et remplacé par un «festival de la chanson oranaise» très puritain, selon les critères de la «culture nationale authentique» du régime.

Sauf que le public ne sera pas au rendez-vous. «Alors on a fait revenir les chanteurs Raï pour les faire chanter sous le slogan de « chanson oranaise » et non plus « chanson Raï »», explique, amusée, l’une de nos sources.

Curieux suicide culturel: au moment où le genre commençait à s’internationaliser avec gloire, et pouvait constituer un bon produit d’appel algérien, le régime et ses cercles ont choisis le de le détruire. Il y aura donc un festival Raï à Oujda, ville marocaine, ou en Tunisie, mais pas de festival Raï à Oran même! La doctrine de la chanson «propre» exilera le genre dans l’illégalité et le monde sauvage, celui des cabarets de l’outrance, et le remplacera par son genre à elle.

Warda contre Rimiti
La preuve. Une diva de la chanson arabe vient de mourir. Elle s’appelle Warda El Djazaïria, elle est morte à 72 ans, au Caire où elle a vécu et chanté. El Djazairia (traduire l’algérienne), qui n’a presque jamais habité en Algérie, est une chanteuse de la génération dorée égyptienne. Le régime algérien l’aime parce qu’elle chante le patriotisme en Algérie, et l’amour en Egypte.

Elle rappelle au régime de Bouteflika sa jeunesse, le nassérisme, le panarabisme et l’arabisation forcenée des algériens. A la mort de Warda, la télévision algérienne annoncera la nouvelle comme une perte nationale. On lui organise des obsèques grandioses et on l’enterre dans le cimetière VIP de la nation, à El Alia à Alger. Warda était aimé par le régime et représentait pour lui la chanson authentique, la culture nationale puritaine, la chanson propre comme il l’aime.

Quelques années avant, mai 2006, une autre algérienne etait morte. Elle s’appelle Rimiti. C’est l’une des mères, sinon la mère première du Raï Algérien. Elle est mort en anonyme en France. Son nom? Il vient d’une déformation éthylique: «Remettez», disait-elle au serveur quand son verre était vide.

Elle qui a chanté l’Algérien jusqu’à new York, et partout dans le monde, qui exprima le mieux la rébellion et la constance, sera enterrée dans l’anonymat en Algérie, boycottée par la télévision et les médias du régime.

C’est aussi la vie du Raï que sa façon de mourir. Le cas exprime au mieux la vision qu’a le régime algérien du Raï : musique sale, malhonnête, pornographique, «pas familiale»…

C’est cette vision qui tuera le Raï à Oran et en fera un produit de contrebande au lieu d’un produit de prestige pour l’Algérie. Du coup, le Raï est vivant, partout ailleurs, sauf dans son berceau.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=15764

Posté par le Août 24 2012. inséré dans ACTUALITE, CULTURE, SBA PROFONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

31 Commentaires pour “Le conservatisme a t’il tué le Raï ?”

  1. R. TARI

    Trouvé sur Google :
    Cheikha Rimitti, son père est originaire de Relizane et sa mère oranaise. Ses grands parents maternels sont originaires de la région de Sidi-Bel-Abbès. Cheikha Remitti, née le 8 mai 1923 à Tessala, près de Sidi-Bel-Abbès et décédée le 15 mai 2006 à Paris est une chanteuse populaire algérienne du de raï traditionnel.
    De tradition paysanne, Saïda a baigné dans le chant rural. Orpheline très jeune, élevée par des « patrons » qu’elle a quittés à l’adolescence pour suivre une troupe de musiciens nomades, la jeune Saïda connaît la misère avant de se lancer dans la chanson dans les années 1940, à Relizane, Oran et Alger.

    Après l’indépendance, ses chansons lui valent d’être censurée par certains politiques algériens. Rimitti provoqua à la fois en effet le gouvernement censeur et l’Islam strict. Chantant l’amour, la femme, l’alcool, les corps emmêlés, la liberté, le féminisme… et présidant des fêtes arrosées, elle a très vite été ignorée par l’Algérie officielle.

    Elle s’attire une réputation sulfureuse dès son premier succès, en 1954, avec « Charrak gatta », dans lequel certains voient une attaque contre le tabou de la virginité.

    Cheikha Rimitti arrive à Paris en 1979, où elle anime les soirées dans des cafés communautaires. Bien que mise à l’écart par les siens, elle devient peu à peu l’ambassadrice internationale, paradoxalement, du raï; alors qu’elle ne supportait pas tous « ces jeunots tricheurs », comme elle le disait elle même.. Elle atteint même un nouveau public à la fin des années 1990 composé d’Algériens de France, leurs enfants et même des européens et des spécialistes ès musique.

    Certains diront qu’elle a été mal managée ces dix dernières années puisque son agent refusait, sans qu’elle le sache, des concerts internationaux, demandant « pour elle » des cachets astronomiques. Un concert Place de la République à Paris, notamment.

    Cheikha Rimitti sort un dernier album, « N’ta Goudami » (littéralement, « toi,devant moi »).

    Cheikha Rimitti s’est éteinte le 15 mai 2006, deux jours après son concert au Zénith (Paris) où elle chantait avec les « chebs », notamment Khaled. Avec son humour légendaire, elle disait qu’elle comptait bien les remettre à leur place.

    • madame mostefaoui SAB

      La chanteuse selon des infos recueillies dans ce site se nomme Bendiaf .Honorable famille belabésiene ele a connu la célébrité comme tout artiste Son pére est belabbésien ; de son premier lit avec un de ses admlirateurs Relizanais.On l’appela la Relizania en référence a cette ville. Je dis ceci pour rétablir seulement un faut connu par les anciens de Sidibelabbes.il ya eu d’autres célébrités LILI EL ABBASSI que vous avez certainement entendu chanter et aussi les célébres.DJENIA et HABIBA el Abbassia…

  2. docteur Reguieg menouar

    c est une musique faite pour dévergonder toute une jeunesse ,ce phénomene RAI s est implanter profondément dans notre societé ;a voir juste comment nos mariage sont célébrer ca vous donne une idée,alors qu il y a d autre musique plus propre tel le chaabi ,le diwane …..( le rai est devenue un moyen pour divertir cette jeunesse en la noyant avec de la bierre d importation) ainsi le pouvoir est bien tranquille pour tout la durée de l ivresse qui risque d etre tres longue

  3. elhadj abdelhamid

    Bonjour
    Oser un parallèle entre La Diva Ouarda et Cheikha Rimiti ( ou remitii, ou remmiti, de toute façon, il s’agit d’un nom commun français, remettez qui ne peut devenir un nom propre arabe ) est , à mon avis, blasphématoire.
    Rimiti est un produit de la misère coloniale qui a choisi de noyer sa décrépitude sociale dans la décrépitude morale ( l’alcool …)
    Depuis le début, les années 40, elle n’a jamais chanté son pays, elle qui pouvait être entendue dans les profondeurs de  » Tessala  » et ailleurs.
    Culturellement, elle n’appartient pas à l’Algérie. Dire qu’elle  » exprima mieux la rébellion  » est simplement farfelu ou dangereusement irresponsable.
    Ourda est née à Paris d’un père de Souk Ahras et d’une mère libanaise et loin d’être dans la misère, elle qui pouvait opter pour un destin français de premier choix, s’engagea pour l’ Algérie , sa patrie et le FLN à qui elle versait les recettes de ses galas et dut quitter Paris pour le Maroc puis pour l’Egypte, terres d’exil des Algériens.
    Rimiti a été reniée par sa propre famille et les journalistes qui sont venus à Tessala sur les traces de la Cheikha doivent en savoir quelque chose

    • bendouina sofiene

      bonjour,
      remitti à chanter avec sa langue, la langue algérienne, elle a chanté naouri yel ghaba pour les moudjahidine, oued el choulli sur la mort de ben allel, alors que warda a chanter en égyptien, les égyptiens qui ont brulé le drapeau algérien, le problème que nous avons nous algérien c’est qu »on accepte pas notre culture nos tradition et nous coutumes, le rai fait partis de notre âme, c’est comme ceux qui disent que khaled est un Agoune, alors qu’il a conquis la planète et les chanteurs égyptiens et arabe s’arrachaient l’honneur de chantés avec lui.
      vive le rai et vive la culture algérienne la vrais la réelle.

      • Redaction mekki b

        Monsieur Bendouina s; on a besoin de la photo de votre défunt péte et une bibliographie.succinte pur une pensée que de nombreux belabbésiens nous la demandent.Lui et si c ‘est possible celle de si tayeb ex élu APC.merci d’avance.

    • idir

      YA SI EL HADJ ABD EL HAMID WA FAKHAMATAHOUM, RAIS KASMAT VILLAGE BOUTERBOULAT. VOUS OSEZ CRITIQUER CHIKH RIMITI CONNUS MONDILEMENT.

      ECOUTE BIEN WACH GAL SI BENDIOUINA SAFIANE. OU KIMA QAL EL HAGJ M’HAMED EL ANKA IDIR HALO/ ROUH TAAOUED TAQRA. JE SUIS SUR QUE VOTRE FAMILLE ELLE VIENT BIEN CHEZ NEOCOLONIALISME.RIMITI TOUT LE MONDE LADMIR ET WARDA DILEK , ghir régime li yasmaaha; tarbah. dailleur je vais é rimiti CHARAG OU GATAA

  4. Mohamed.G...

    Parler du raï actuel et le glorifier,c’est comme participer à un cataclysme contre notre société qui est déjà malade,avec toutes ces paroles qu’on n’ose pas écouter en famille et qui donnent à rougir même si on est seul.On devrait même interdire cette industrie qui a fait des ravages parmi notre jeunesse.
    Personnellement je considère le raï actuel et des dernières années,comme un fléau qui s’ajoute à la drogue,aux psychotropes,à l’alcool…il ne fait qu’amplifier nos malheurs en induisant notre jeunesse en erreur,tout en faisant stagner ou régresser toute une éducation!!!
    D’autre part,comparer Warda El-Djazairia à Chikha Rimitti,c’est comme confondre entre « amour et tambour ».!!!!

  5. un parmi d'autres

    Ah! cette culture musicale dite RAÏ dont les paroles perverses n’intéressait qu’une minorité d’individus qui accouraient pour s’envoyer aux extases et fantasmer sur des paroles perverses aux son de la Gasba et du Galal et de la chanteuse et de la Ragassa et puis elle fut reprise par des jeunes avec une musique moderne et acoustique avec des instruments électriques aux sons des Trémolos ,vibratos et des pédales wahwah .
    Alors Les idées préconçues sont des rails sur lesquels les individus se déplacent mais n’oublions jamais que le RAÏ est une idée qui laisse les jeunes sans aucune IDEE donc sans déplacement

    • hanene

      Bonsoir;monsieur un parmi d’autres; pourqoui dit on sidibelabbes berceau du rai , vous semblez le mieux placé.je suis avec une cousine d’oran et je veux bien répondre.

  6. Sokato de ALICANTE

    c’est la vérité

  7. Mr ouhibi reda

    Entiérement d’accord avec vous cher lecteur.la méconnaissance du patrimoine culturel dont le rai d’abord traditionnel puis de lui des années 70 a 80 est un tare Moi je vous renvois sue ce site il ya un long papier sur le rai local signé par une plume qui connait un bon bout et je crois que c’est un phénomeme mondial dont les vagues de fans s’y référent sans parfois pipé un mot.le bonjour UNE DAME.qui pourrait se reconnaitre.Bonne soirée

  8. merabi

    Un sujet d’ordre sociologique et le RAIcompte des martyrs le saviez vous?

  9. Mohamed.G...

    Où êtes-vous Mr Houssine Mourad Salim ?? Et votre projet que nous attendons avec impatience?? Fini,mon cher,l’hibernation (lol) !!!
    Et tous nos chers lecteurs-trices qui ont déserté sans explication,on comprend,la canicule,Ramdhan,les vacances…mais ce ne sont pas des raisons,on peut jeter un oeil.
    Je souhaite un bon et grand retour à tous nos amis,sans oublier ceux qui sont toujours présents!!!

  10. un parmi d'autres

    Mon cher Mohamed G slm alykm ,
    Hoy en mi ventana brilla el sol, y el corazón
    Aujourd’hui à ma fenêtre le soleil brille, et mon coeur
    Se pone triste contemplando la ciudad
    S’attriste en contemplant la ville.
    Voilà ce que je peux dire en voyant des photos sur un site bel-abbésien et quelle fut ma consternation eu parcourant ces photo du cimetière de sidi bel-abbès souillé pars des déchets de toutes sortes .Allah yehdihoum .
    Je survole les 3 journaux électroniques de ma ville et les photos et vidéos misent au jour le jour me laisse à réfléchir .
    Je dirai que c’est l’hécatombe .
    Toutes mes amitiées

  11. benhaddou boubakar

    moi aussi je suis la GISELLE ! je lis les commentaires,seulement mon cerveau est un peu fatiguè d’ècrire! on va se resaisir nchallah!

  12. Mohamed.G...

    Ah!! Te voilà la VDSBA? tu nous a manqué,j’espère que ce n’est qu’un petit problème technique ,et tout va bien renter dans l’ordre??

    • Claude.B

      Bonjour ,
      Devant le silence du site ,toute cette matinée ,j’ai bien évidemment pensé à d’éventuelles actions néfastes de ces « fauteurs de troubles »,qui bien que minoritaires ,s’emploient à essayer de nuire au journal ,en agressant par leurs propos malveillants les lecteurs /trices ,et même les contributeurs .Seuls remparts à ériger contre la bêtise et la méchanceté :la solidarité et la fraternité entre nous ,les lecteurs ,pour dire ,non à ces agissements minables,nous ne les laisserons pas abîmer cet excellent journal ,qui nous offre tous les jours des articles de qualité .Nous serons vigilants !
      J’espère donc ,tout comme vous Monsieur Mohamed G ,que tout rentrera dans l’ordre .
      Cordialement .

      • dr Reguieg y menouar

        combien l amitié mérite de respects et d éloges !c est elle qui fait naitre ,qui nourrit et entretient les plus beaux sentiments de générosité dont le coeur humain soit capable .J BOCCACE pour cela il est normal d etre vigilant afin d agrandir la famille de la vdsba de ne pas faire cas des commentaires insultants

  13. houcine.a

    DES JOURNEES MUSICALES DE LA CHANSON LOCALE
    DU 29 AU 31 AOUT 2012 AU THEATRE DE VERDURE
    « SAYEM LAKHDAR

    LE PROGRAMME
    Journée du 29 aout 2012 :
    – En ouverture : des chants patriotiques par ZERHOUNI MOHAMED CHAKIB
    – Allocution du commissaire
    – Présentation du programme
    – Groupe folklorique « EL WIAM et MOUSSALAHA »
    – Cheb YAZID
    – Poète GATTER
    – Cheb BENHBIB
    – Cheb FETHEDINNE
    – Cheb MOHAMED SGHIR
    – Cheb AYMEN
    – Riad NAAM
    – SAHLI MOHAMED
    – Cheb YASSINE
    – Cheb BELEMOU EL ABBASSI
    Journée du 30 aout 2012 :
    – Groupe folklorique « AHL EL BLED »
    – Cheb DANI
    – Cheb KOUIDER
    – CHARKI
    – Poète ATTOU
    – Cheb HAMIANNI
    – ABBES MARHOUM
    – Cheb BOUSSMAHA
    – Cheb MIMOUN
    – GHENIMI BRAHIM
    Journée du 31 aout 2012 :
    – Cheb MRABET
    – Cheb ALLAM
    – MOHAMED SAHRAOUI
    – Poète HARMEL
    – ASSOU OMAR
    – HANITETE MOKHTAR
    – MOHAMED EL ABBASSI
    – LOTFI RAINA RAI
    • Clôture des journées par le groupe folklorique « BENI AMEUR »
    • Remise des prix

    • Mohamed.G...

      Bonjour Houcine.A,
      Vous n’avez pas préciser l’heure!!!
      Salutations à mes amis Zerhouni Med Chakib et Hanitet Mokhtar que j’espère bien voir sur scène.
      Et le plaisir de revoir aussi Lotfi et Raina Rai !!!
      Si tu es bien Houcine.Ab. je te ferais la surprise!!!

  14. lecteur assidu

    Salam frère Mohamed.G…! j’espère que vous allez bien ainsi que votre honorable famille…Effectivement « les malfrats finiront par se dissiper comme un brouillard’ et vous le décrivez si bien que je me permet d’ajouter que les gens de BAS niveau essayent ,sans relâche,de ramener les gens de HAUT niveau à leur niveau, pour ensuite les écraser sans scrupules…..et d’ailleurs le chacal trouve toujours le raisin amer quand il ne peut l’atteindre….Fraternellement…..Au fait les avez-vous vu,ces énergumènes commenter les belles choses que nous offre la VDSBA (la littérature et les productions de Mr Senni,Mme Maïssa Bey , Smiley,MOI ,Mémoria,Mourad Houssine,Hadj Abdelhamid………..)? Re-Fraternellement

  15. lecteur assidu

    Bonjour! Claude.B merci pour votre intervention à laquelle j’y adhère totalement!bonne journée!cordialement!

  16. ghalem

    tout d abord bonsoir cher lecteur et lectrice de la voix de sidi bel abbes tout d abord je voudrais rendre hommages a cheikha rimitti que l on veuille ou non elle est une legende de la chanson algerienne c est un monument de sidi bel abbes comme nos horloges .le conservatisme ne tue pas que le rai mais il tue toute la population algerienne le puritanisme wahabite prend racine dans chaque quartier a croire que c est une grippe aviaire.le rai le vin les femmes chanter par nos chebs ne traduit que la pensees des jeunes leur seul fenetre vers un ailleur fantasmer.cordialement

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