La Voix De Sidi Bel Abbes

Le Bosphore, haut lieu de la convivialité. Par Mohamed Sellam.

Une évocation lue sur les colonnes du quotidien national Ouest-Info dans son édition du 16 Novembre 2016, et que la rédaction du journal La Voix De Sidi Bel Abbes a décidé de partager avec ses lecteurs. On vous laisse admirer cette plongée dans les souvenirs de avec Monsieur Mohamed Sellam :
« Il ne s’agit point du détroit du Bosphore, illustré sur les cartes du monde entre la mer Egée et la mer noire, séparant l’Europe de l’Asie, mais, du Bosphore des humbles gens, un haut lieu de rencontre connu de tous les Belabesiens, et des visiteurs du dimanche, le café Bosphore situé à Tahtaha, aujourd’hui place des martyrs.
Qu’il pleuve ou qu’il vente, qu’il fasse froid ou qu’il fasse chaud, le café ouvre ses portes très tôt avant le petit matin. On venait de tous les quartiers. Il y règne une ambiance très conviviale que, seuls les humbles gens savent en produire. Dans ce brouhaha de ces matinées glaciales, bien lotis sur leurs chaises, les habitués passaient commande presque à la criée. Tout le monde était servi. Le personnel de service qui, ne sortait d’aucune grande école de tourisme, maitrisait cette « chose » le sourire aux lèvres. Et, Djilali, tel un chef d’orchestre, dirigeait son personnel avec un impressionnant doigté, lui qui, dès votre accès, dans ce chaleureux lieu, « lance » votre commande. Il connaissait tout le monde. Et, en quelques secondes vous voilà servi. A cette époque, le café au lait de vache, était savoureux et, servi avec des croissants de la boulangerie industrielle de Sidi Brahim, un régal.
C’était le bon vieux temps de l’insouciance. Nous étions heureux. Hélas ! Je ne saurai définir ces souvenirs qui remontent à chaque fois que tombe la pluie de Novembre. Que des fois « cette » pluie mouilla mes cheveux un peu partout ailleurs. Mais, la pluie de Bel Abbes, est tellement douce et tellement tendre que je la perçois imprimée autrement dans ma mémoire. C’est l’extase. Et, cela attriste mon âme quand je suis loin.
Nous étions quatre amis, et notre point de chute, était le Bosphore, notre accueillant « café » avec cette sublime saveur qui vous chatouille les narines à chaque petit matin. C’était si douillet à l’intérieur, alors qu’il faisait noir et froid dehors. Savourer le premier café ensemble, était la devise du groupe. C’était le pli qu’on avait pris avant que chacun de nous ne regagne son lieu de travail.
Aujourd’hui, Miloud B, retraité de l’ex Sonacome, se souvient aussi de ce jeune Oranais qui, presque chaque matin était là, en cette saison des pluies. Epris follement de la beauté de la ville et de la sympathie de ses habitants, il devient un ami fidèle. Il prenait le premier car en partance pour Sidi Bel Abbes pour être au « café » vers cinq heures du matin. Il adorait cette ambiance qu’il trouvait si exceptionnelle. En parlant de Sidi Bel Abbes, dont, il aimait tant le doux gris de son ciel hivernal, il dira avec une grande émotion que, dans cette merveilleuse cité, se sont tissées beaucoup de liens fraternels et d’amitié, et se sont évanouies jalousie et rancœur, et qu’il n’oubliera jamais d’avoir été bercée par une amitié qui n’a point d’égale que la félicité du ciel ». Mohamed Sellam.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=69900

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33 Commentaires pour “Le Bosphore, haut lieu de la convivialité. Par Mohamed Sellam.”

  1. BENHADDOU BOUBAKAR

    c’est un coin mythique de notre chère « tahtaha » ,un repère à conserver

  2. SBA

    Encore des sincères remerciements pour nous faire un sujet de nostalgie de l’un des anciens coins des plus prestigieux de notre chère cite Merci à vous

  3. LOULED ABDELKRIM

    Que ceux qui ont des souvenirs dans ce lieu mythique qu’ils les partagent avec nous

  4. Hamza

    Salam, BOSPHORE!!!! GRABA ‘EH OUI,, J ai eu le plaisir de remplacer Mr Alaoui Kouider j ai connus dès gens très bien et respectables deux ans de de bonheurs inoubliables le hammam du matin j ai écouté cheikh qui comparaît les époques(maida avec des roues qui a remplacé taifor hiya tejri ouanta tejri mouraha ) etc. .. je me suis acheté mes premiers habits à Graba et le plus choquant je travaillé avec deux ou trois millions dans la poche qui correspond à dix ou quinze fois mon salaire jamais, ca n a même pas traversé l éspris la peur et je profite pour remercier les commerçants pharmaciens qui mon gâté bref j aurai bien aimé les nommés MERCI

  5. bouatra

    SALAM a tous et TOUTES ,je vois toujours le souvenir de cette ancienne place en face du café que je ne peux oublier jusqu’à la fin de mes jours,une table vers 18 h ou sirotait un verre de THÉ un ensemble de personnalité que je ne peux les décrire comme exemplaire a une société de l’année 60 en premier monsieur ABDELKADER SALAM, ( le fondateur du café) monsieur ABADAIEM ALI (boulanger) monsieur ALLAL DAHO ( boulanger dit zouaoui) monsieur BENSAID BOUZIANE (vendeurs d’Électro ménager.) ainsi que d’autres,une table de 6 a 8 personnes et du même coins.الهم إرحمهم جميعا و أجعلهم من أهل الردوس

  6. bouatra

    SUITE BOUATRA ils y avaient autour de cette table des fois monsieur SALAM le frere du fondateur du café et l’exemplaire éducateur MONSIEUR ABDELKRIM CHIALI (l’HOMME a la bicyclette)

  7. elabbassi

    C.est.vrai une mythique placette..avant c.etait.bien animè le marchè se tenait
    Qu.une fois par semaine..car.avant y.avait pas de transport
    Et comme les gens se deplaçaient sur chevaux
    Ils ne venaient qu.une fois par semaine..donc pour eux c.est
    Une journèe memorial..il fallait s.occuper des arrivants
    On leur offre tous les service de dètente hamame cafè resto
    Mosquè et surtout bijoux et jouets.car les femmes.et enfant
    Attendaient patiement le retours des parents qui se dèplaçaient en groupe..
    Maintenant le transport a presque tout boulversè et la tahtaha est redevenu un marxhè
    Journalier..les cafès sont vides les hamame n.ont plus l.utilitè
    Et les.bijoutiers s.ennuient…
    La voiture a tout gachè..et elle a aussi beaucoup
    Sercie surtout le transport des malades..ou l.embrassades de l.aid..
    On peut dire que la voiture a laminè cette placette et la pousse vers
    La disparition si la.wilaya ne s.engage pad a restaurè au moins en peinture
    De. Façade comme le fond les.vieille.ville d.europe..
    Et puis enfin la friperie a completement dèfigurè la placette
    Tu ne trouve que la khourda surtout les chaussur comoletement
    Dèfoncè et tordu alors ru vois que la placette est redevenue une place de la
    Misère…faudra peut rèaorganiser.cette place avec la direction
    Du commerce pour.n.autoriser la khourda qu.un jour
    Par semaine c.est mieux car il y.aura plus d.influence et plus
    D.echange…si l.individu rate cette journè il doit attendre une semaine piur faire des affaires et puis il sera unterdit d.occuper une place a l.annè le jour de la friperie est ouvert a tout le monde
    Quiconque a quelques choses a liquider il descendera a tahraha..donc interdit
    De poser des etalagr en fer..

  8. DOUAR

    Ce texte fait renaitre des souvenirs exaltants… Le café de ma jeunesse s’appelait le Moretti en face de la place carnot, il n’existe plus. Comme je suis villageois, je devais me rendre en ville, au lycée ElHaoues en prenant, par manque de transport, le premier et le seul Car qui venait de Sig. Le Moretti, je le fréquentais surtout tôt le matin, dés fois, au temps de l’hiver, je me pointais avant salat sobh, à cette heure l’endroit est très calme, pour me concentrer dans les devoirs de mathématiques, aidé par une tasse de café fument et une cigarette Afras. Merci Mr Sellam .

  9. chaibdraa tani djamel

    Ce n’est plus le BOSPHORE d’antan où l’on trouvait les NMICHE (allah yarhamah),DJILLALI, le patronSELLAM MOHAMED(allah ichafihe) avec leurs sourires et surtout l’accueil chaleureux de tout les membres de ce café, sans oublier le mois sacré du RAMADHAN, aprés SALATE ETARAWIH où les gens prenaient leur thé avec un morceau de harrissa (chamia pour d’autres) ou de ZLABIA en écoutant les chansons de FARIDE EL ATRACHE qui venaient des baffes installés au niveau de ce café.Dommage,on ne peut plus retrouver ce bon vieux temps de la TAHTAHA de ses CHIOUKHS et GUA3DATES.

  10. Mémoria

    Salam à Si Sellam !

    Je ne sais pas si je n’ai pas rencontré Monsieur Sellam il y a des décennies à Ain El Turck mais s’en souviendra-t-il tant les années se sont diluées! Il venait d’Arzew ! Est ce la même personne ou un homonyme qui se présentait comme originaire de Bel-Abbès ? MErci Si Sellam pour ce Revival de Sidi Bel Abbès d’antan comme d’ailleurs cette corniche d’hier qui plairait à Mesdames CH et Imène ainsi que Amirouche pour un éventuel diner à l’espadon sans… l’Espagnol qu’a dû connaître notre cousin Smiley l’émigré !!! Salutations à la Diaspora.dz à l’étranger !!!

  11. Ayadoun

    Que l’on veuille ou non la VDSBA reste un site de référence et de données fiables de grands messieurs de la plume qui se sont investi et nous permettent encore de se ressourcer sur les différents écrits concernant d’abord le quartier mythique de la GRABA héroïque et résistante et également culturelle ou est implanté ce grand café du Bosphore Et là je citerai un monsieur auquel la VDSBA a rendu visite il y a six mois de cela dans le cadre des BESSMA NET avec l’apport de notre frère ainé hadj kadiri Mohamed il s’agit de Cheikh Benaoum, qui est le doyen actuel des Imams, et qui a toujours la mémoire fraîche, nous rappelant de hauts faits historiques a limage de la date de 1930 où Messali Hadj avait fait une conférence sur l’indépendance de l’Algérie dans ce café Bosphore de Sidi Bel Abbés. D’autres personnalités politiques, sont à citer mais je contente que cet exemple juste pour signaliser l’impact social de nos anciens cafés qui sont des pans d’histoire à faire

  12. elabbassi

    un sujet croisé sur le bosphore peut etre cette place de la graba avait subit une influence turque pour l’importation..d’ailleurs jsuqu’a maintenant les djinns turcs sont étalé
    lire l’article sur >temoignages.re
    Au moment où le monde commémore le 100e anniversaire du début de la Première guerre mondiale, une nouvelle crise émerge dans cette région stratégique.
    En effet, les détroits du Bosphore sont le seul débouché des navires russes souhaitant se rendre en Méditerranée. C’est la route du Moyen Orient et de l’Afrique qui serait brutalement coupée.

    Pendant la guerre de 14-18, une sanglante bataille avait eu lieu dans cette région appelée les Dardanelles. Elle opposait les Alliés, dont la France, à l’Empire ottoman. L’enjeu était la prise de contrôle des détroits, afin de faire la liaison avec la Russie. Des ***Réunionnais**** ont participé à ces combats qui ont fait des dizaines de milliers de morts. Les Alliés durent rembarquer.

    Il a fallu attendre la fin de la guerre et l’effondrement de l’Empire ottoman pour que la Convention de Montreux règle la question de la navigation dans les détroits. Depuis, ils sont neutralisés. Tous les navires de commerce peuvent y naviguer librement à condition de respecter des règles de sécurité.
    Les bateaux de guerre ont aussi un droit de passage, à condition de s’annoncer à l’avance.

    Si jamais la Turquie décidait d’aller au bout de sa menace, alors ce serait la fin de la neutralité des détroits et le signe d’une extension de la crise ukrainienne à un conflit plus large. Pour agir de la sorte, la Turquie doit être une puissance belligérante, ou alors elle doit s’estimer menacée dans sa sécurité.

    • Mémoria

      @Elabassi :Il n’y eût pas que des Réunionnais à la Bataille des Dardanelles(1915) mais aussi beaucoup de tirailleurs algériens(Turcos) à Gallipoli et jusqu’en Crimée(Sébastopol) .Ils reposent dans des cimetières à ce jour en Turquie
      Guerre de Crimée (1853-1856) .Nos touristes le savent-ils ???
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      À propos des tirailleurs algériens, le baron des Lyons de Feuchin écrit en 1924 dans son Rapport sur le Bilan des Pertes en Morts et en Blessés des Nations Belligérantes : « Le rôle joué pendant la grande guerre par les indigènes algériens a été grand, leur sang s’est mêlé au sang français sur tous les champs de bataille, leur acquérant des droits légitimes par des sacrifices communs… ». Les tirailleurs sont aussi engagés en mer Noire, en 1919, lors de l’intervention française dans la guerre civile russe contre les Bolcheviques. Ils stationnent à Odessa et à Sébastopol. » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » »In Source:Turcos Algériens morts aux Dardanelles(Turquie) » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » »
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      Et oui Si El Abassi,l’Histoire objective et factuelle revient soutenir cette mémoire orale diffuse qui avait fait croire à Mémoria que la lointaine mort aux Dardanelles(1915) de l’oncle de sa défunte belle mère originaire d’une tribu du Tessala…était mythologie !

      @Si Chaib Drâa tani ! Merci pour le complément d’information sur El Hadj Sellam !

      • SBA

        Le lieu fait partie d’une ville peu connue dans le domaine de ses innombrables faits d’armes, des ses enfants recroquevillés pour une bonne partie et qui par modestie surtout ne veulent pas trop en parler Pourtant le devoir de memoire les interpelle aujourd’hui avant qu’ils s’en aillent.. C’est la toute une problématique Merci à la VDSBA et ses fidèles contributeurs

  13. mohamedDD

    J’ai aimé à le lire et même c’est à relire, merci mille fois mais j’ai regretté dans le récit l’omission des fameux msemen tout frais, mbesses, .. que j’allais de temps en temps me régaler, …mémoire mémoire c’est la place et le quartier mythiques de tous les belabbésiens ALLAH YARHAM tous ceux qu’on a perdu une grande tante qui habitait la place, les Belkaid aux articles ménagers, souna pas trop loin, mon grd père,…
    qui se rappelle du four banal à côté de la medersa pour sa karentika et des petits pains hummm

  14. chaibdraa tani djamel

    A Mr MEMORIA , Mr SELLAM Mohamed propriétaire du café BOSPHORE est BEL ABBESIEN originaire de MASCARA et son pére (allah yarhamah) est l’un des créateurs du club phare USMBA.

  15. chaibdraa tani djamel

    A Mr MohamedDD ,on se rappelle bien du four banal du coté de la MEDERSA et de la maison des AZZA et des ZOUAOUI dit MOUSSIKA avec sa délicieuse KARANTIKA ,c’était 3AMI ABDELKADER qui la faisait, ce four existe toujours mais en four rotatif ,il n’est plus banal ,dommage et j’aimerais bien connaitre le nom de ton grand pére, je suis un fils du quartier « GRABA ».

    • Amirouche

      chaibdraa tani djamel

      Salam si Djamel,

      Pourriez-vous nous dire un peu plus sur  » MOUSSIKA  » ? SVP, ou quelqu’un d’autre l’ayant connu.
      Merci

  16. mohamedDD

    Salem à tous, Si Djamel, j’ai passé mon enfance à Sidi Bel Abbès, très belle ville en gros dans les quartiers Graba, Monplaisir, Sidi Yacine, Turgot et Azza, que les études et le travail m’ont éloigné depuis. Que je reconnais pas aujourd’hui, peut être un peu notre faute à tous qui se sont séparés d’Elle et pour ses résidants trop passifs, en la délaissant aux « étrangers » qui n’ont pas su l’aimer et l’estimer comme c’était le cas pour nos parents (qui se sont battus et mourus pour Elle, comment ne pas se sacrifiait pour ce qu’on aime?). Mes origines ne sont pas de SBA, et pourtant, que depuis mon arrière grand père, on avait un ‘hammam’ sur l’artère principale du même nom du Quartier Graba.
    Et, qui se souvient de l’Alhambra (de Fasla, post indépendance):
    Les salles de cinéma de la ville.
    C’est probablement en 1908 que la première salle « théâtres –cinémas » ouvrit ses portes à Sidi Bel Abbés. Vingt années plus tard, dans les années trente, Sidi Bel Abbés est parmi les rares villes d’Algérie et peut être de France à compter au moins cinq salles de cinéma. La population européenne et son élite bourgeoise se dota très tôt de toutes les commodités d’une cité moderne : théâtre, conservatoire, installations sportives et bien sur cinémas. La salle Empire Casino fut inaugurée le 16 septembre 1927. A la veille de la guerre de libération nationale, en 1954, la ville comptait six salles de cinéma : Le Versailles, le Rio, l’Empire, l’Olympia, le Palmarium et le Vox.
    Quant aux indigènes fraîchement prolétarisés par une féroce colonisation, ils sont « cantonnés » à a périphérie de la ville européenne, dans ce que les Européens appelaient le « village nègre » et les indigènes « El Graba », où ils tentent de refaire revivre ce qui reste de leur culture. Il faudra attendre les années cinquante pour que leur quartier soit doté d’une salle de cinéma : l ‘Alhambra ou ils pourront enfin, voir quelques films arabes.
    Toutefois pour Azza Abdelkader: «l’usage du cinéma comme instrument d’éducation ne fait que commencer.» Ou encore : « Le cinéma influe profondément sur les indigènes algériens, particulièrement sur les jeunes. Leur engouement pour les films d’aventures, le genre américain en particulier est extraordinaire».
    4 – L’Alhambra, « un cinéma pour les arabes ».
    Au début des années cinquante, un algérien réussit à ouvrir dans le quartier « arabe » des Grabas une petite salle de cinéma pour les indigènes, la mythique Alhambra. Désormais les Algériens pouvaient voir des films arabes et constater que les techniques cinématographiques étaient accessibles aux « Arabes ». La culture cinématographique s’installait parmi les jeunes algériens. A l’indépendance, en 1962, l’Algérie comptait 450 cinémas dans l’ensemble du pays. La ville de Sidi bel Abbes comptait déjà quelques sept salles de cinéma. Citons Le Versailles, le Rio, l’Empire, l’Olympia, le Palmarium et le Vox.
    Ce sont les jeunes et adolescents de cette époque qui quelques vingt années après, dans l’Algérie indépendante allaient faire leurs premiers pas dans l’art cinématographique. Parmi eux, les Bachir Belhadj, les Brahim Tsaki , Kada Kader. Chacun de ces enfants du pays a porté à sa manière sa pierre à l’art cinématographique de l’Algérie indépendante. C’est cette ville (Sidi bel Abbes ) qui a été choisie par le réalisateur Belkacem Hadjadj pour son film remarqué « une femme taxi »

    Algérie, riche par ses potentialités, dévaloriser par ses « enfants » pour les méchants, « crise en crise » = « indigénat » de la population?????
    Des « intrus » volent et le peuple paye, Ya Allah protège nous de ces malfrats et élève les algériens sincères et braves kheir bi Yadi Allah

    • ABBES.2

      Bonjour Mr DD
      Mais ou se trouve les salles : Le RIO et le Palmarium?
      Vous n’avez pas cité le cinéma Moksi.

      • SBA

        Le Rio c’est le moksi’qui est une nouvelle appellation de cette ex salle de cinéma promue cinémathèque. Quant au cinéma Palmarium situé dans l’avenue lieutenant Khelladi il n’existe plus.

  17. chaibdraa tani djamel

    @MrAMIROUCHE ,salem khayi ,les ZOUAOUI dit MOUSSIKA sont mes voisins de la rue » de la mosquée », des grands propriétaires terriens ,méme au temps du colonialisme ils tenaient téte aux colons méme. Parmis ces ZOUAOUI , se trouve un des premiers députés du pays ZOUAOUI MUSTAPHA (allah yarhamah) dit « LE NOIR »,ce n’est pas un noir de couleur mais un surnom qui lui a été donné en temps que révolutionaire avec l’organisation secréte « OS » en FRANCE. Parmis cette famille se trouve aussi le medecin chef de la CNAS (en retraite) ZOUAOUI Mohamed, une de leur fille avait le grand magasin « B B » en face le batiment « PRADO ».

    • Amirouche

      Chaibdraa tani djamel

      Salam khayi Djamel

      Décidément, il n’y a pas que messieurs Boudjakji et Aous, je me rends compte que toi aussi, depuis que je te lis, tu connais presque tout le monde des wled Sidi-Bel-Abbès…Chapeau bas et bravo khayi.
      Pour Moussika, j’ajouterai qu’il était le copain de mon grand-père, il avait aussi des terres de la carrière jusqu’au Amarnas, ces enfants ont tout vendu ou presque. Le magasin « B B » en face du Prado appartenait à son gendre.
      Allah yarhamhoume ajma3ine.
      Fraternellement

    • Mémoria

      Hommage posthume à un héros bien de chez nous !

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      «  » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » »UN DES ARCHITECTES DU 17 OCTOBRE

      Mohamed Zouaoui, nom de code «Maurice», alias «Mustapha le noir»

      Par Abderachid MEFTI
      Publié le 27 sep 2012 http://www.memoria.dz/oct-2012/dossier/lun-des-architectes-17-octobre
      Mohamed Zouaoui

      Après les manifestations du 17 octobre 1961 à Paris, les services du renseignement français, en l’occurrence la Direction de la surveillance du territoire (DST), ont lancé une véritable chasse à l’homme pour tenter de retrouver les principaux organisateurs de ce vaste mouvement qui a fait trembler l’État français. Parmi ces Algériens, il y avait un certain Mohamed Zouaoui, élément important au sein de la Fédération de France du FLN, chargé de coordonner la collecte de fonds et les actions armées dans l’Hexagone, et non moins l’un des principaux organisateurs des manifestations de l’automne 1961.

      Figure emblématique du mouvement national algérien, Mohamed Zouaoui, dit «Mustapha le Noir», dont le nom de code était «Maurice», est né le 8 mars 1920 à Sidi Bel Abbes au sein d’une famille de militants nationalistes. Après des études primaires et secondaires dans sa ville natale, il poursuivra sa formation à la faculté d’Alger puis à l’Université de Toulouse (Sud de la France). Ses débuts dans le militantisme politique, il les effectue à Sidi Bel Abbes en créant à l’échelle régionale les premières représentations du Parti du peuple algérien (PPA) et de l’Organisation spéciale (OS) ainsi que la mise en place d’un bureau du Comité révolutionnaire d’unité et d’action (CRUA). Après un parcours militant très actif en Algérie, alors que la révolution était en pleine préparation, il décide de se rendre en France où sa détermination de s’engager dans le combat libérateur du pays a grandi. Après avoir terminé ses études universitaires à Toulouse, il monte à Paris où il retrouve des compatriotes imprégnés de la volonté de mettre leurs compétences, leur savoir-faire au profit de la révolution algérienne. Il poursuivra sa mission dans la clandestinité et accèdera à des responsabilités importantes au sein de la Fédération de France.

      C’est au début de l’été 1959 qu’il est nommé responsable contrôleur de la wilaya 3B (région de Marseille), avant de se retrouver à Paris en qualité de chargé de l’information. À la fin de l’année 1960, les principales structures actives de la Fédération du FLN seront mises en place et c’est au début de l’année 1961 que sera créé, sur proposition de Amar Ladlani, dit Kaddour, un comité composé de quatre responsables contrôleurs, présidé par Mohamed Zouaoui en qualité de responsable fédéral.

      Selon l’analyse de Neil Mac Master sur la Fédération de France et l’organisation du 17 octobre, ceux qu’on appelait à l’époque les porteurs de valises du FLN étaient fascinés par le rôle de Zouaoui, (…) «dont ‘‘l’invisibilité’’ témoigne de la sophistication et de l’étanchéité de l’organisation du FLN à Paris à cette époque (…). »

      «Mustapha le noir» était le coordinateur entre le comité fédéral installé en Allemagne et les chefs de régions disséminés à travers la France, auxquels il transmettait les ordres venus de Cologne. Le réseau Zouaoui était devenu une véritable plaque tournante de toutes les actions, aussi bien politiques que militaires, sur le territoire français.

      Après la mise sous couvre-feu de la communauté algérienne vivant dans la capitale française et ses environs, le 5 octobre 1961, par le préfet de police, Maurice Papon, le comité des quatre a convoqué une réunion d’urgence au cours de laquelle devaient être prises des décisions destinées à contrecarrer cette mesure discriminatoire. Le 7 octobre, il transmet une lettre au comité fédéral, dont le siège était à Cologne (Allemagne), dans laquelle il lui demande l’autorisation d’organiser une marche pacifique à travers les quartiers de Paris. Après moult consultations, le comité fédéral se réunira à son tour le 10 octobre et donnera son accord pour l’organisation immédiate d’une protestation de grande ampleur.

      Il pleut en ce mardi 17 octobre. L’organisation mise en place par Zouaoui se révélera efficace au point que les principaux quartiers de Paris furent subitement submergés par un nombre impressionnant de manifestants variant ente 40 000 et 50 000 Algériens, hommes, femmes et enfants, habitant la capitale ou sa banlieue.

      La répression des forces de l’ordre qui s’en est suivie fera des centaines de morts et des milliers de blessés, alors que les arrestations et les expulsions vers l’Algérie seront comptées par milliers entre le 17 et le 21 octobre.

      Lors de son arrestation, le 10 novembre 1961, Mohamed Zouaoui, alias «Mustapha le Noir», fut reconnu comme étant le chef des opérations du FLN en France, agissant au sein d’un réseau sous le nom de code «Maurice». De son côté, la presse de l’époque a été unanime à considérer qu’il était doté «d’une intelligence et d’un savoir-faire exceptionnels».

      Il sera emprisonné puis libéré en mars 1962, après la signature des accords de cessez-le-feu.

      Après l’indépendance, il est élu député à l’Assemblée constituante et, à la fin de son mandat, il prend sa retraite pour se consacrer pleinement à sa famille.

      Mohamed Zouaoui est décédé le 3 octobre 2000 à Sidi Bel Abbès à l’âge de quatre-vingt ans. » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » »—————————————————————-

    • ABBES.2

      D’après un récit de notre Ami DR DOUAR; il y avait un autre MOUSSIKA qui était coiffeur à Sidi Brahim.Il faisait en parallèle la fonction d’infirmier et projectionniste du cinéma toujours à Sidi brahim bien sur.

  18. chaibdraa tani djamel

    A MohammedDD, salem KHAYI, j’aimerais bien savoir le nom du hammam de ton arriére grand pére

  19. chaibdraa tani djamel

    AMohammedDD, la premére salle de cinéma de SIDI BELABBES,c’est la salle SPLENDIDE en face de la prison civile où se trouve maintenant une école primaire,sur le méme trottoir de l’ex imprimerie « MENEAU »

  20. mohamedDD

    mohamedDD
    27 novembre 2016 – 10 h 48 min
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    Salem à tous, mes respects Si ABBE S.2, c’est en restant dans le sujet (mémoire de SBA) que j’ai repris cet article (sur net) au sujet des salles de cinéma de notre chère ville, c’était pour parler en connaissance de cause de la salle de cinéma ‘L’Alhambra’ dans le début des années 60, mon paternel était commerçant à 100 m au plus et même que j’ai suivi étant très jeune, au moins une séance de projection, pour les autres salles de cinéma pré-coloniales (désolé et sans prétention, de ne pas avoir l’âge de la colonisation, mais l’âge de la dernière révolution avec moins de savoir concernant les salles pendant le faste des colons qui possédaient gracieusement de nos meilleures terres et disposaient aisément d’une main d’oeuvre (« indigène ») à bas prix – bien sûr que ces mêmes colons (sont collants) parlent de leurs « biens » pieds-noirs surnom donnait par leurs compatriote, pour nous ce sont des spoliateurs. Je remercies Si SBA pour sa prompte réponse, et meilleure connaissance du sujet, Allah te Protège. Je prie Allah de nous donner la science bénéfique et non la science maléfique et surtout surtout pour nous algériens, de nous unir avec nos différences dans la Voie Droite et pour la communauté musulmane (algériens, marocains, égyptiens, nigériens, séoudiens, jordaniens, syriens, palestiniens, iraniens, pakistanais, indiens,japonais, européens, américains, brésiliens, ..) et pour l’humanité toute entière QUI NOUS SEPARENT, LES VORACES VEREUX, BOYCOTTAGE SERA NOTRE ARME.
    + …. dans ces espaces de l’ex cinéma Rio devenu MOKSI pour connaitre une autre vie en Cinémathèque qui refuse la vie aux associations rayonnantes voulant marquer le 50 anniversaire de notre indépendance Bien révoltant ce blocage. Nous y reviendrons sur ce blocage caractérisé.
    URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=14099
    Posté par Belhadj Nadir le Juin 16 2012. inséré dans ACTUALITE, SBA VILLE.
    Bien le bonjour d’ici

  21. mohamedDD

    Salem à tous, mes respects Si ABBE S.2, c’est en restant dans le sujet (mémoire de SBA) que j’ai repris cet article (sur net) au sujet des salles de cinéma de notre chère ville, c’était pour parler en connaissance de cause de la salle de cinéma ‘L’Alhambra’ dans le début des années 60, mon paternel était commerçant à 100 m au plus et même que j’ai suivi étant très jeune, au moins une séance de projection, pour les autres salles de cinéma pré-coloniales (désolé et sans prétention, de ne pas avoir l’âge de la colonisation, mais l’âge de la dernière révolution avec moins de savoir concernant les salles pendant le faste des colons qui possédaient gracieusement de nos meilleures terres et disposaient aisément d’une main d’oeuvre (« indigène ») à bas prix – bien sûr que ces mêmes colons (sont collants) parlent de leurs « biens » pieds-noirs surnom donnait par leurs compatriote, pour nous ce sont des spoliateurs. Je remercies Si SBA pour sa prompte réponse, et meilleure connaissance du sujet, Allah te Protège. Je prie Allah de nous donner la science bénéfique et non la science maléfique et surtout surtout pour nous algériens, de nous unir avec nos différences dans la Voie Droite et pour la communauté musulmane (algériens, marocains, égyptiens, nigériens, séoudiens, jordaniens, syriens, palestiniens, iraniens, pakistanais, indiens,japonais, européens, américains, brésiliens, ..) et pour l’humanité toute entière QUI NOUS SEPARENT, LES VORACES VEREUX, BOYCOTTAGE SERA NOTRE ARME.
    + …. dans ces espaces de l’ex cinéma Rio devenu MOKSI pour connaitre une autre vie en Cinémathèque qui refuse la vie aux associations rayonnantes voulant marquer le 50 anniversaire de notre indépendance Bien révoltant ce blocage. Nous y reviendrons sur ce blocage caractérisé.
    Lavoixdesidibelabbes ?p=14099
    Posté par Belhadj Nadir le Juin 16 2012. inséré dans ACTUALITE, SBA VILLE.
    Bien le bonjour d’ici

  22. mohamedDD

    khayaou j’ai aimé donc je partage sur youtu.be/-5UhqB8pXRg

  23. SBA

    Avant une dizaine de salles de ‘e’e’e »cinémas existait Et pratiquement une spécialité concernait chacun d’elles Dans le périmètre urbain si je ne trompe pas six Le Versailles ‘l’empire’ l’olympia’le vox’et celui près de la piscine en face du jardin public En plus de l’alambra et du palmarium.

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