La Voix De Sidi Bel Abbes

Le Belabbesien Placid llepez s’en est allé lui qui a choisi de rester dans son pays l’Algerie.

Notre amie madame Khalida Taleb qui a ouvert les portes de la bibliothèque Paroles et écriture a notre journal en acceptant la tenue de nos activités / contact avec nos lecteurs dont le samedi belabbesien ou nous avons honoré  près d’une centaine de personnalités belabbesiennes y compris d’autre grands intellectuels tel Kamel Daoud cette dernière vient de nous faire part ce jour du décès de Mr Placid llepez Un enfant de Sidi bel abbés s’en est allé .souligne t’elle dans un bref et succinct écrit:

Placid llepez est né au telagh en 1933. Et en 1962 a l’indépendance il a fait le choix de rester en Algerie. »je reste dans mon pays comme il se plaisait à le dire et n’a jamais quitté bel abbés . Placid et bel abbes c’est toute une histoire il n’a jamais supporté de s’en éloigner plus de deux ou trois mois quand il allait rendre visite à sa famille.quand il est en France et qu’il parle de l’Algérie il dit toujours « chez nous a bel abbés….mais voilà presque quatre ans un accident vasculaire cérébral l’a cloué au lit.bien qu’ayant perdu l’usage de la parole,lorsque ses filles ou son épouse lui parlait de Sidi bel abbés ou lui faisait écouter la musique de la région il versait des larmes qui en disaient long sur ce qu’il pouvait ressentir Placid s’est éteint ce dimanche 9 juin a Marseille entouré des siens mais sans avoir pu revoir sa ville qu’il aimait tant ,Il a beaucoup d’amis a Sidi bel abbés et il me semble qu’un hommage dans notre journal qui n’a jamais oublié les enfant de bel abbés serait un petit réconfort pour sa famille qui le pleure aujourd’hui.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=29138

Posté par le Juin 17 2013. inséré dans ACTUALITE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

83 Commentaires pour “Le Belabbesien Placid llepez s’en est allé lui qui a choisi de rester dans son pays l’Algerie.”

  1. safi

    paix sur ce belabbsien

  2. BADISSI

    il faut lui rendre hommage il est la preuve qu’il y avait pas un danger pour les PN qui aimait le pays ou ils sont née qui n’ont rien fait de mal pour s’enfuir , je rappelle bien de ce grand monsieur , sans oublier monsieur Gilbert le tailleurs monsieur Gonzalez , et madame saint lazzare et sont cafés a qui la VDSBA doit rendre hommage .

    • Claude.B

      @BADISSI ,
      Nous aurions pu espérer une trêve ,ne serait ce que l’espace d’un article sur la disparition d’un vieil homme amoureux de son pays ,et bien ,même pas ce minimum de générosité ;il aura fallu que vous trempiez encore une fois votre plume dans du vinaigre pour laisser entendre que les PN ont « décidé de s’enfuir  » parce qu’ils avaient quelque chose à se reprocher .
      C’est faux ,injuste ,et inconvenant .L’inculture n’a décidément pas de limite !

    • Bouchentouf

      Salem Si Badissie. Je ne sais pas pourquoi, mais à chaque fois que le journal qui se veut conciliateur, invoque les anciens français de Sidi-Bel-Abbès vous sortez votre couteau pour leur trancher la langue. Pourtant vous me semblez bien jeune pour les avoir côtoyé autrefois et rien qu’à voir vos réactions à leur sujet, ils ont bien fait de partir au lieu de s’enfuir dirais-je et que ne l’auraient-ils pas fait dés lors, les islamistes s’en seraient chargés plus tard pour les faire déguerpir presto comme ceux qui sont restés.
      Nous sommes d’accord que parmi ces déracinés, il y avait des militants extrémistes de l’OAS, partisans de la terre brûlée auxquels nous ne pardonnerons jamais les exactions commises à notre encontre à moins qu’ils ne reconnaissent leurs erreurs passés. Ce n’est pas le cas pour l‘instant, puisque parmi eux et leurs enfants revanchards, il y en a qui soutiennent le FN raciste et xénophobe imprégné par la « Nostalgérie » de leurs ancêtres et je ne leur tendrais pas la main à cause de cela, dussé-je reprendre ma valise en sens inverse s’ils arrivaient au pouvoir. Mais on le rappelle souvent et vous feignez de l’oublier, tous les anciens PN n’étaient pas des affidés de cette mouvance, la masse des autres français appliquaient les règles imposés par l’état colonial et vivaient dans l’indifférence sans trop se poser de question, sauf peut être les communistes, les intellectuels de gauche et les hommes de foi dont certains ont combattus au coté des nôtres… Que sont-ils devenus sitôt l’indépendance acquise ? Ils ont certainement suivi le même chemin de l’exil que les autres innocents et c’est normal rien n’était prévu pour leur intégration dans notre communauté malgré les accords d’Evian. Je ne pense pas que les quelques intervenants de ce site comme Mme Claude B ou M Albarracin pour ne citez que ces deux là au regard de leurs commentaires avisés, soient subjugués par le passé coloniale de la France en Algérie sinon que viendraient-ils faire dans cette galère de la VDSBA où ils sont bousculés par le premier venu des rémouleurs. Je ne leur demande pas de se justifier loin s’en faut, mais cela me paraitrait incongru d’aimer un pays, une ville, après avoir martyrisé ses habitants. Et comme je n’ai pas la science infuse, je peux aussi avoir une fausse opinion pour retirer ce que je viens de vous dire à leur sujet et je vous prierais alors d’accepter mes excuses…. Pour finir je n’oublierais pas de rendre hommage à cet homme qui a aimé sa ville natale au prix de milles sacrifices, je n’en doute pas. Paix à son âme ….. Cordialement

      • Mémoria,

        Salam frère Bouchentouf et je vous remercie pour la constance de vos principes et cette donne pédagogique de l’instructeur qui oriente sans arrêt les égarés par le manque d’information(s)…
        Et puis,nous en sommes arrivés …j’allais dire …au Détroit de Gibraltar! On ne peut plus regarder en arrière parce que nous sommes allés trop loin …dans nos convictions d’approcher une certaine Vérité.On ne peut plus passer sous silence certaines données.Je m’explique:

        Personnellement,et cela eu égard à mes expériences de la vie,j’éviterais de mettre dans une même catégorie certaines personnes dont nous ne connaissons rien du vécu….comme nous éviterons de médiatiser au public certaines personnes que nous croyons connaître !!!
        Personnellement je ne pourrais pas comparer les vécus de Mme Claude et de Mr Albarracin.Ils sont incomparables ! Leur seul point commun,c’est qu’ils soient PN tous les deux ;leurs vécus,engagements,cursus sont totalement différents et ils expriment deux plaintes totalement asymétriques….C’est pour cela que clivage et pistes d’approche et de compréhension doivent se déterminer dans une variance que certains de nos lecteurs ne pourraient gérer tant du point de vue cognitif,méthodologique et j’allais dire opératoire pour ne pas écrire opérationnel Si Bouchentouf !
        Ici se pose un véritable dilemme ! Doit -on prioriser un gestion élitiste des problèmes et vécus loin de la presse de proximité,à la limite ségrégationniste mais efficace pour les groupes de personnes ciblées?
        Doit-on continuer à surfer sur place en ne pouvant poser la problématique réelle dans une assemblée / Foule chère à notre camarade Smiley alors que l’urgence réclame une gestion au cas par cas à la limite de groupes expérimentaux ?
        Rassurez-vous Si Bouchentouf la problématique n’est pas l’apanage du psychologue seulement mais elle reste aussi environnementale,idéologique ,culturaliste et demande l’expertise géostratégique des gens que vous devinez!

        Mes Amitiés !

        • La sagesse

          Je ne vois pas comment on va progresser dans la cordialité et l’amitié durable entre nous tous si vous provoquez ces deux français du site qui parlent des articles et ne s’inquiètent pas du Cygne ou de CH…je me pose des petites questions…

        • Claude B

          Bonsoir Mr Mémoria ,
          A vous lire les lecteurs pourraient penser que vous connaissez suffisamment , Mr Albarracin et moi même, pour vous livrer au petit jeu des comparaisons .
          Je précise que ne me connaissant pas ,votre jugement sur moi a une valeur toute relative car basée exclusivement sur l’analyse de mes commentaires que vous lisez avec votre grille de lecture .J’ai évoqué de nombreux souvenirs ,j’ai parlé de ma famille dont je n’ai pas à rougir ,bien au contraire , j’ai voulu parler vrai et sans détours .Pour autant je ne pense pas que cela soit suffisant pour « établir un diagnostic définitif  » .
          Tout cela pour vous dire que malgré le respect que j’ai pour vous ,je vous demanderais de ne pas me considérer comme une souris de laboratoire sur laquelle on se livre à des expériences ,et je vous remercie d’ être plus réservé à l’avenir sur les conclusions de vos recherches sur une espèce en voie de disparition ( le PN ) .
          D’autres thèmes de débat seront certainement plus attractifs .Vous êtes un homme intelligent et certainement très bien éduqué ,je souhaiterais attirer votre attention sur le fait que votre démarche est quelque peu désobligeante .
          Que penseriez vous de moi si j’osais faire de même ?
          Ma franchise ne devrait pas vous étonner ,puisque vous dites me connaitre ,j’espère néanmoins qu’elle ne vous froissera pas !
          Cordialement .

          • Mémoria,

            Bonsoir Claude,
            votre réponse me satisfait même si j’insiste sur le fait de n’avoir pas donné un jugement de valeur sur vous ou Albarracin. Qui suis-je pour me permettre de juger de vécus tourmentés qui ne me sont pas aussi étrangers..? .Quant à la formulation « PN en voie d’extinction »,elle n’a jamais été mienne….Alors de grâce,épargnez-moi cet anathème !
            Votre franchise ne me froisse aucunement car j’ai la conviction que j’ai gagné votre estime ! Mais cela suffit-il pour transcender « les cauchemars » ?
            Bonne nuit !

            • ALBARRACIN de SBA

              Le voyage DES PN/ à SBA

              A Tous , a Claude, a Memoria il serait lamentable que la visite de nos amis P N /S soit un prétexte pour les uns et les autres de porter des jugements lapidaires, qui ne seront en aucune manière utiles à la démarche d’ouverture que la VSBA a permis d’organiser et de promouvoir en signe d’amitié au nom du plus grand nombre !
              Je ne suis pas dans la confidence des motivations et confidences de ce groupe que je qualifierai de « pèlerins » vers la ville qui symbolise les moments merveilleux et cruels d’un temps révolu, ainsi que la pire des expériences qu’un exil dramatique puisse générer !
              Le choc psychologique, émotionnel, est tel qu’il ne peut être ni partagé ni décrit !
              J’ai été témoin il y a quelques années de cela à ST Jacques de Compostelle du stress que peut provoquer une émotion non descriptible !
              Présent sur le Parvis, j’observe le visage radieux d’une jeune fille, portant sac à dos avancé fièrement pour gravir les marches qui conduisent à l’entrée de la Basilique et la voir brusquement s’arrêter, le visage livide et en larmes faire demi- tour pour cacher sa trop grande émotion ! Est- elle revenue sur ses pas ? Sans doute que oui ! Mais les témoins de la scène qu’en ont-ils pensés ?
              Pour nos amis PN/S Bel Abbésiens ? Ce sont des dizaines d’années de vécues antérieures qui ont submergées leurs affects !
              Nos lecteurs « psy » pourront compléter mon propos, je ne suis pas un spécialiste, mais il me semble que le sujet mérite plus que des réflexions passionnels et ou polémiques !
              Relevant des comparaisons de « styles « concernant Claude et moi-même, je regrette, cher ami Mémoria, j’envie Claude pour sa maitrise de la langue mais surtout pour le contrôle de ses émotions !
              Parmi les nombreux lecteurs et intervenants sur le site la VSBA, de nombreuses différences nous distinguent. Mais j’ai la faiblesse de croire que comme dans la chanson de Jacques Brel,
              de nombreux PN et Algériens musulmans pourraient chanter ;
              « On n’était (peut être) pas du même bord/ _On était pas du même chemin/_ Mais on cherchait le même port……
              Cordialement

        • Bouchentouf

          Salem Si Mémoria, je pense que vous m’avez compris ! Mais au delà de connaître ou ne pas connaître les antécédents de nos anciens Abbassis que sont Mme Claude et M Albarracin puisque c’est d’eux qu’il s’agit, je constate que dans le cadre de nos discussions respectives, ils n’ont je crois qu’une seule envie, celle de retrouver à travers nous ce passé qui a marqué leur enfance et qui ne me laisse pas indifférent car quelque part, je suis moi aussi un autre exilé et je les comprends dans le sens où rien ne vaut la terre de ses ancêtres, celle où l’on a poussé ses premiers pas. Ayant probablement le même âge que moi à l’indépendance (12 ans plus ou moins), dans tous les cas de meurtrissure, ils ne seront jamais responsables des actes de leurs parents si bien entendu ces derniers avaient collaborés avec cet OAS de malheur qui n’arrête pas de nous torpiller. Voilà ceci dit franchement, si à chaque fois qu’ils s’expriment pour donner un avis ou un sentiment personnel qui parfois même rejoint le notre sur la gouvernance de notre pays par exemple, on les matraque pour le simple plaisir d’avoir un « gaouri » sous le bâton par les temps qui courent, j’en suis vraiment navré. Heureux de vous lire de temps en temps mais de grâce restez avec nous, même si parfois l’orage déverse ses trombes sur le village de la VDSBA abasourdi. Mes Amitiés

      • BADISSI

        @Bouchentouf
        Bonsoir monsieur, tout d’abord , je suis pas contre tout les anciens français de Bel abbés , je respect par exemple monsieur ALLBARRACINE et je les écrits dans mes commentaires j’ai dit du bien de monsieur GILBERT de madame SAINTLAZZARE , des NICOLAS qu ont connaissent bien ils sont meme venue chez nous en 1974 ,mais certains dans leurs commentaires ont comprenait ont pas idiot a ce point qu’il sont heureux de voir l ‘ALGÉRIE indépendante dans une impasse , ils ont même dit que vous aller être coloniser par les chinois , les lecteurs sont témoin , j’aime bien qu’il se manifeste , pourquoi avoir peur de dire la vérité ont est en 2013 et non pas en 1955 , relisez tout les commentaires de ceux que vous défendez et vous aller comprendre mes respect monsieur .

    • a,dennoun

      madame saint lazzare? on voit de tout a la voix.C’a devient du comic.
      A.D

  3. tewfikhayii

    Salam,
    il ne faut pas oublier les marbriers Ober du faubourg thiers,dont la maison familliale était l,intersection de la rue de Tunisie et la rue alsace Lorraine. C’étaient des Ouled El bled et même sans le crier sur les toits, ils ont fait à leur compte tout le granito de la Mosquée EL KAOUTHER lors de sa construction.
    Il y avait aussi Caparos, le mécanicien – je crois – qui avait dit à ses anciens amis chibanis, que s’il sortait de Sidi Bel abbès, il mourrait. Effectivement, quand il est reparti en Espagne, à cause de la maladie, il n’a pas dépassé 3 mois et il s’en est allé.C’est des personnes qui avaient SBA dans les tripes.

  4. Péas

    Placid ,repose en paix ,toi le Belabbésien qui était aimé par tous,grands et petits
    Un exemple de la fidélité qui ne s’est jamais posé beaucoup de questions sur l’amour de sa terre natale et sur son Sidibelabbès. Il a bien vécu et il est parti sans faire de bruit , doucement ,calmement,sereinement mais surtout paisiblement .Adieu Monsieur Placid l’éternel placide .

  5. s

    le grand niveau de péas et le vrai humanisme de ce beau et actif journal belabb2sien merci Taleb k

  6. berkani

    je suis touché je le reconnais paix sur lui

  7. benali

    Ceci est archi sur khiwani et la voix a vraiment fait du bon travail de Mémoire Je profite pour présenter mes condoléances a la famille du défunt et remercie la dame qui a fait cet écrit

  8. Claude.B

    Bonjour ,
    Je souhaite témoigner toute ma sympathie à la famille de Placid Llepez et lui présenter toutes mes condoléances pour la perte de cet être cher .
    Qu’il repose en paix :il a aimé sa terre natale qui le lui rend hommage aujourd’hui grâce à ce journal qui n’oublie jamais les siens .
    Merci pour lui .

  9. HakemA

    Mes sincères condoléances à la famille Placid Llepez!

  10. hamza

    mes sinceres condoleances à la famille placid liepez . je ne sais pas si sa femme est tjrs vivante je connaissais tte la famille .

  11. Albarracin deSBA

    A la famille LLepez!
    Je m’associe à la grande famille Bel Abbésienne , pour saluer en Placid, un témoin fidele et exemplaire d’une Algérie et d’une France plurielles et compatissantes!
    Sincères condoléances!

  12. BENHADDOU B

    salam tout le monde:tout d’abord je presente mes sinceres condoleances à la famille Placid; je remèmore nos voisins francais de la rue BARRA;mr et mme Nicolas et le mècanicien Caparos; quand notre ballon tombait à l’interieur de la maison des Nicolas;mme Nicolas nous faisait tout un discours avant de nous le donner: »allez y jouer au stade,la prochaine fois je le dechire etc… » et chaque fois elle nous le remet sans le dèchirer! » mais jamais elle ne recut de nous des mots grossiers ni de sa part aussi! c’ètait des braves voisins à qui je tiens à leur rendre homage!

  13. belamri abdelkader

    Restons dans le contexte de l’information et respectons tous nos morts.Mes sincères condoléances à la famille placid llepez et que Dieu apaise leur douleur.Les témoignages de tous ceux qui l’ont connu prouvent combien le défunt était aimé et respecté ,et cela incite à la méditation.Repose en paix.

  14. Mémoria,

    @soeur Cherifa Hakem,

    J’insiste pour que vous ne vous précipitiez plus dans la lecture d’un commentaire,à défaut le relire une seconde fois .Cela vous évitera des jugements de valeur déplacés Je n’ai jamais annoncé la mort de Guy Buschbaum à qui je souhaite longue vie tout en me rappelant que ce fût un excellent joueur de rugby !
    Mes hommages !
    A ….bon …lecteur, Salut !

  15. CHOT

    JE pense que ce Mr Badissi ne pèse pas ses mots ,ou alors il ne connait pas la portée des mots ,ni la sémantique profonde de leurs valeurs////I
    il parle des immigrés en disant qu’ils « encombrent  » l(Europe …qu’ils « surchargent » le chômage en parlant des immigrés ..alors que nombreux d’entre eux qui sont des vrais algériens souffrent …..un discours digne du FN ..il blesse énormément de personnes .soit par inconscience …soit par ignorance de la subtilité de la langue française ….comme si les algériens vivant en dehors du territoire ne sont pas des algériens ….cette personne m’a profondément blessé dans ma dignité ,en me traitant de vieux sénile….50 ans que je suis en France personne ne m’a insulté ….il faillait que je viennes sur ce site pour rencontrer mes frères de SBA….et ce monsieur m’insulte comme un raciste ….je prend témoin tous les belabbessiens que je suis profondément choqué et blessé et touché dans ma dignité d’homme ….ALLAH EST GRAND

  16. BENHADDOU B

    Enfin une lumiere qui jaillit de notre grand frere Mèmoria qui prouve son principe d’amitiè et de fraternitè! on est très ravi de savoir de vos nouvelles! pour mr Chot je lui dit qu’il ne faut pas prendre en considèration les paroles qui vous apparaissent choquantes,l’èxil vous suffit on ne va encore s’ètaler sur ce sujet! qu’ALLAH soit avec mon frère! rendons homage encore une fois à mr Placid!

  17. tewfikhayii

    Salam,
    Sincères condoléances à la famille de Mr Placid.Paix à ton âme l,ami.

  18. Gamra de sidi khaled

    non je n’ai jamais entendu parler de ce monsieur mais avec ce message ou hommage je viens m’y associer en présentant mes sincéres condoléances

  19. DR HARMEL

    Sincères condoléances à la familles de défunt Placid llepes pour la perte d’un être cher à leurs cœurs et bravo encore une fois VD SBA pour son sens du devoir envers ses citoyens surtout ceux de sa ville….MERCI POUR EUX

  20. Arbi

    Docteur le devoir citoyen est bien observé remarquais je sur le journal La dame taleb a été utile

  21. CHOT LAHCENE

    @Benhadou

    je m’étale sur le sujet ,car ce n’est pas une question de personne ,mais la question est sur le « principe » et sur la « mentalité « …acquise par certaines classes de la société algérienne qui pensent qu’ils sont supérieurs à d’autres …les colons sont partis certes ,mais d’autres les remplacent avec leurs morgues et leurs orgueils …la lutte continue et continuera jusqu’a la fin des temps …en 2000 à SBA …une personne faisant partie de cette nouvelle bourgeoisie ,m’a traité de bougnoule ,retourne d’ou tu viens …..pour la seule raison que j’ai donné mon avis sur un sujet sur place ….cette mentalité de domination mes parents arrières grands parents et tout mes ancêtres des nobles chorfa de la famille du prophète (slw) ,ma tribu en parenté avec l’émir Abdelkader ;ont toujours combattu l’injustice ……les paroles et pensées employés par ce monsieur et cette classe de bourgeois arrivistes issu du 19 mars …est à l’encontre de notre pensée révolutionnaire qui a combattu pour la liberté ..et voila le paradoxe ….quand à l’exil je ne me sens nullement en exil mais bien heureux d’être en France car je me sens respecté….ce n’est pas le cas au pays ou personne n’est respecté……je ne suis pas un gamin ….les mots ont un sens très lourds ,ils sont pesés ,soupesés ….traité ces frères immigrés de parias de la société c’est grave venant de la part d’un soi disant algérien…je suis pour le débat sur tout les sujets,avec leurs contradictions ,mais l’insulte gratuite ça jamais …je vous le dis et répète depuis que je suis en France personne ne ma insulté de propos racistes …il faille que ce soit des belabbessiens les derniers arrivés qui emploie ce genre d’insultes ….cet individu attaque les personnes sur leurs dignité ….traité Mr Ghoulamallah ministre des habous…..d’avoir un nom blasphématoire …c’est insensé … j’écris sur beaucoup de forum internationaux ,il a fallut que je vienne sur vsdba pour l’insulte …..comme quoi nul n’est prophète en son pays …..ALLAH EST GRAND

    • tewfikhayii

      Salam,
      Si CHOT LAHCENE,ne vous énervez pas,peut être que les mots ont dépassé la pensée de ce monsieur,et si vraiment il a dit cela dans le sens direct de la phrase, c’est qu’il doit aller consulter et urgemment.C’est vrai,Si CHOT LAHCENE,que nos frères ont tendance à faire culpabiliser les émigrés, qu’ils soient de France ou de Navarre, car c’est la frustration et un peu de jalousie qui les fait réagir. Heureusement que ces personnes ne sont pas nombreuses et que la quasi totalité de nes khayis,sont très courtois et conviviaux avec nous et c,est réciproque.donc, Si CHOT LAHCENE,donnez des circonstances atténuantes et le bénéfice du doute, à ce personnage, qui, j’en suis sûr,si vous étiez en face de lui, vous présentera ses plus plates excuses
      non seulement eu égard à votre âge (car c’est sûr qu’il est plus jeune que vous), et aussi, peut être que vous vous connaisez et que ces maudits pseudo
      ont induit en erreur. Par la même occasion, je rejoins la remarque de SI Belamri Abdelkader concernant les pseudo. Moi, je pense aussi que c’est un manque de respect envers les  »nomminés », que de ne pas donner au moins son prénom, car nous nous trouvons devant le néant en dialoguant avec un Mr X. Merci de m,avoir lu et Si CHOT LAHCENE,ALLAH YAHAFDÈKE ainsi que tous nos khayis(es).

  22. BENHADDOU B

    @Chot;je comprend bien tes rèactions et je n’ai pas dit que vous avez tort,seulement j’ai voulu vous dire que ce n’est pas la peine de vous ènerver,et si vous avez senti qu’on vous a insultè alors là je suis d’accord avec vous;si j’ai dit èxil ca ne veut pas dire que vous ètes quelque chose d’autre? bien sur chacun de nous a sa dignitè et on comprend la riposte instantanèe!!! vous avez dit qu’au pays personne n’est respectè;et bien je vous dit selon les principes de chacun de nous et l’èducation aussi! enfin si Chot rassurez vous personne ne vous veut du mal;des mots passent et on peut s »exuser comme toujours! personne n’est meilleur que l’autre dans la VDSBA! salutations

  23. tewfik adda boudjelal

    J’ai présenté mes sincères condoléances de vive voix à notre amie et fille de Sidi-Bel-Abbès, Marie Pierre Llepez, elle m’a chargé de remercier en son nom personnel et au nom de toute sa famille, toutes celles et ceux qui lui ont témoigné leur compassion suite à la perte tragique et cruelle de son papa le fils du Telagh. Je rappelle qu’il est né le 27/02/1933 et est décédé le 09/06/2013 à Marseille .Cet homme qui s’est battu pour L’Algérie jusqu’à son dernier souffle restera une icône pour celles et ceux qui ont eu la chance de le côtoyer. Un homme simple, honnête, digne et surtout au grand cœur de l’avis même de ses amis les plus proches .J’ai eu moi-même la chance de le connaitre et d’échanger des amabilités bon nombre de fois quand je le croisais sur mon chemin avec sa femme qui la toujours soutenu jusqu’à son départ vers l’eternel , lui l’enfant du bled .Sa façon d’aimer son pays avant et sa région ensuite ,est une véritable leçon de patriotisme .Je n’en doute pas qu’il aurait aimer être enterrer dans sa terre , mais dieu en as décider autrement .
    En quittant Bel-abbés en urgence pour ses problèmes de santé, il n’hésita pas à emporter comme seul bagage un peu de terre de son Telagh natal .Et là, Marie Pierre , m’apprend avec plaisir, que ce paquet de terre repose désormais à ses cotés ,comme quoi il aura garder son Amour infaillible pour sa terre , même pour l’eternel .Je voudrais aussi informer les APPS , que la famille ne souhaitait pas mettre sa photo en ligne par respect au défunt ,et que demain une cérémonie religieuse « intime » aura lieu chez les Llepez ou un poème sera réciter à sa mémoire .

  24. CHOT LAHCENE

    toute mes condoléances à ses patriotes qui ont lutté pour la dignité des droits de l(homme …c’est sur ce principe intangible de la dignité humaine que nous continuons à lutter sur toute la surface de la terre …Mr Tewfick khayi ,je m’énerve jamais ,seulement la dignité d’une personne est très importance…..en tant que bel abbessien de village hirr ,je connais très bien le respect que nous nous portons les uns aux autres …c’est clair ….je pourrais comprendre que cette personne sa parole dépasse sa pensée …mais c’était pas une fois mais plusieurs fois qu’il avance sa théorie anti immigré …..Ce que je dénonce c’est cette mentalité de culpabiliser l’immigré ,en effet ,cette tendance à voir en l’immigré plein les poches de devises qui vient rouler sa caisse au pays ,c’est une mentalité rétrograde ….j(ai toujours prôné la convertibilité du dinar en monnaie internationale pour permettre au citoyen algérien de sortir du pays et voir un autre point de vue ….Mr Benhadou ,c’est sur que les gens qui sont bien éduqués se respectent les uns les autres ,d’ailleurs quand je viens à SBA tous mes amis me connaissent on passe d’excellents moments …..mais je dois dire que par exemple la mentalité générale ,ce que j’ai ressentis il y a pas de respect entre les gens ::::c’est plein d’orgueil ,ds les administrations on est mal reçu à la limite du mépris ..les commerçants limite limite ….donc je vois la différence malgré que la France est une ancienne puissance coloniale ….nous les algériens on se fait respecter on nous donne nos droits …Tandis qu’au pays il existe un certain mépris envers la population par certain ancien pauvres qui se sont enrichis et devenus hautain et méprisants …comme on dit quand le povre il s’enrichit il devient ghoul…….ALLAH EST GRAND
    ..

  25. DR HARMEL

    Parfaitement d’accord avec vous Mr ARBI ..MERCI DE LE RAPPELLER ET MERCI MADAME TALEB

  26. elhadj abdelhamid

    Bonsoir
    Après avoir appris la triste nouvelle de la mort de Placid, tous les amis de la Cité Police m’ont chargé de présenter les sincères condoléances à la famille Llepez.
    Je n’oublie pas de présenter aussi nos sincères condoléances à Mme Janard Praud Christiane d’Aix -en -Provence pour la mort de son frère Claude, mon voisin et mon ami d’enfance.
    Lorsque j’avais accompagné, avec l’USMO et mon fils, Claude à l’aéroport, il nous avait promis de revenir rapidement.
    Placid s’inquiétait beaucoup pour Claude lorsqu’il était malade. Le Bon Dieu a voulu qu’il le rejoigne là-haut. Les deux vont beaucoup nous manquer.

  27. Belabbes

    docteur au moins vous vous parlez vrai et spontané sans double role

  28. Benyahia Lakhal

    Il connaissait dans ses moindres recoins la foret de Tagouraya, de Khachba, de Dhaya et des autres. Pas seulement parce qu’il pratiquait son sport favori, la chasse, mais parce qu’il était né dans cette région qu’il chérissait tant. Cette contrée qu’il a commencé à arpenter dès son jeune âge pour apporter aux siens ce qu’il disait être le « masrouf », la pitance ou si voulez le pain quotidien. A bord de son camion brinquebalant, il transportait du bois pour le compte des scieries de la ville. Le salaire de la peur, que les moins de cinquante ans ne peuvent pas connaître.
    Avec le déclenchement de la guerre d’Algérie, il allait souvent faire, dans ces chemins forestiers, la rencontre des moudjahidine. Ils se garderont de lui faire du tord car ils le connaissaient et savaient ses sympathies pour le pays qui l’a vu naitre et pour ses compatriotes de toutes les communautés. Parmi les combattants de l’ALN dont il faisait fortuitement la rencontre, il se trouvait toujours un qui le connaissait et qui l’interpellait : « 3ammi (mon oncle) Placide, une fois rentré au village, dites à ma mère que vous m’avez vu et que je suis en bonne santé ». Ce dont il s’acquittait dans l’absolue discrétion qui sied à ce genre de situation.
    Un jour que j’ai eu besoin de connaître la définition exacte du mot « passionnément », j’ai découvert ce qu’en disait un célèbre dictionnaire ; « passionnément » : adv. inv. Comme Placide pour Télagh et Sidi Bel Abbes. Seulement cela. Je fus interloqué. Sur le moment, je n’ai pas compris et ai même cru à un canular d’un linotypiste farceur. J’ai, plus tard, saisi le sens de cette allusion après que j’aie eu l’honneur et l’immense privilège de le connaître et de connaître sa formidable famille.
    Il disait s’en remettre à Dieu (khaliha lirabi) quand un ponte de la wilaya d’Oran dont dépendait Sidi Bel Abbes (avant la promotion de Sidi Bel Abbes au rang de wilaya) lui avait confisqué la station d’essence qu’il gérait à Telagh et qu’il avait réalisée au prix de tant d’efforts et de sacrifices. Le fait du Prince, ou plutôt le fait du fils de p… !
    Une autre fois, il disait s’en remettre à Dieu (khaliha lirabi) quand un autochtone, pourtant un ami, croyait-il, avait réussi, milieu des années 90, à faire déclarer « bien de l’Etat » et l’acquérir pour des broutilles dans le cadre de la loi sur la cession des biens immobiliers du secteur public sa maison de Télagh que Placide avait mis à sa disposition pour le « dépanner » momentanément. Haro sur le magnanime ! Haro sur le Placide qui s’accommodait des agissements d’autrui comme s’il se sentait contraint de faire honneur à son prénom : garder son calme en toute circonstance, imperturbable et serein. Mansuétude et générosité.
    Les biens de Placide déclarés biens vacants, trente ans après la fin des hostilités. Quelle horreur ! Quel arbitraire scandaleux ! Lui (Placide) non, il n’en pensait pas autant parce que savait-il probablement ce que disait Marcel Aymé de l’injustice : « L’injustice sociale est une évidence si familière, elle est d’une constitution si robuste, qu’elle paraît facilement naturelle à ceux mêmes qui en sont victimes. » (Silhouette du scandale -Le Sagittaire)
    Il avait l’Algérie, Telagh, Sidi Bel Abbes, Oran, Ain Temouchent (où est enterré son pauvre père) dans les tripes. Une relation obsessionnelle. Il n’a jamais admis de quitter ce pays, même dans les moments tragiques de la décennie noire ou rouge ; peu importe la couleur qu’on lui attribue puisqu’un drame s’y jouait à huis-clos. Allez expliquer ça ( !) aux « harragas » qui versent dans le désespoir tandis que tout leur a été servi et continue de l’être sur un plateau d’argent par les Chouhada morts au combat pour la Liberté. Mais ceci est une autre histoire.
    Il était maaaalaaaade et il en souffrait quand des enfants du quartier trop agités ou un passant incivil martyrisaient le poivrier qu’il avait mis tant de soins à planter et entretenir pour s’émerveiller à le voir grandir.
    Il aimait croquer les fèves crues avec une pincée de sel, les cacahuètes, aussi. « Gouttes moi ces olives », me disait-il. Je les trouvais quelconques mais lui décelait un subtil gout qu’il affectionnait parce que produites en Algérie. « Et ces tomates, as-tu apprécié comme elles sont juteuses et sucrées, il n’y a que chez nous qu’on cultive de tels délices », aimait-t-il dire. D’aucuns seront enclins à dire « bah ! », mais pour lui c’étaient des plaisirs sains, simples, des plaisirs démodés.
    Un jour, de passage devant un atelier de mécanique, j’ai noté que le propriétaire avait apposé au fronton de son garage- taudis une enseigne qui disait : « clinic-auto ». Bien que ne connaissant pas cette personne et n’ayant, a priori, rien contre ce pauvre bougre, je me suis surpris à marmonner : « Toz, clinique-auto de mes .., Placide « ouah » (pour dire assurément) c’est clinique-auto. » J’ai été sévère, voire même méchant envers ce monsieur. Je le confesse aujourd’hui ; mais pouvait-il en être autrement ? Car Placide, sans l’aide de personne, vous démontait, désossait, disséquait et remontait un camion gros comme trois fois le kiosque de la place du 1° novembre (ex Carnot) et le faisait démarrer au quart de tour. Il tirait sa fierté de ça et de s’être tué au labeur, propre, honnête et bien fait.
    Ses enfants, toutes nées en Algérie, n’ont quitté le pays qu’au début des années 90 quand une partie de la population a décidé d’exterminer l’autre. Elles ont choisi Marseille pour les accueillir parce qu’elles ne voulaient en aucune façon se priver des senteurs d’Oran, si proche et à la fois si lointaine, ni des clameurs du stade où évolue le Mouloudia dont leurs enfants sont de fidèles supporters. Ni des mélopées du rossignol local qu’est Khaled.
    « Ne t’énerves pas, khouya Benyahia et ne me cries pas (comprendre ne me réprimandes pas) ; j’ai l’âge de ton père. » Il faut dire que j’avais pris le pli de venir le secouer un peu au début de l’automne pour qu’il se résigne à prendre son billet d’avion et celui de madame Llepez pour rejoindre leurs enfants pour les fêtes de fin d’année, Noel et nouvel an. Chacun sait combien est importante, pour eux, la chaleur familiale et la communion et la ferveur qui l’entourent à l’occasion de ces évènements. Mais lui cherchait toujours à retarder, voire même différer leur voyage. Il ne pouvait ni n’admettait quitter Sidi Bel Abbes, même une seule fois par an, même pour quelques semaines. Alors, tous les ans il vous inventait une astuce. Il feignait d’ignorer que la date de validité de son passeport était dépassée et feignait de ne le découvrir qu’à la veille de leur départ. Une autre fois, il feignait d’avoir égaré leurs titres de transport. Tant est si bien que lasse de ses atermoiements et pressée par ses filles pour qu’ils les rejoignent au plus tôt, madame Llepez sachant les liens d’amitié qui nous unissaient, me priait de l’aider à le mettre énergiquement dans un avion pour Marseille. Ce que je faisais avec beaucoup d’amusement et d’autorité. « As-tu pris les billets ? Bien sur, qu’est-ce que tu crois ! Alors montre les moi ; je vois que votre vol est pour le 18 décembre à 14 heures, alors je viendrai vous saluer ce jour vers 9 heures du matin. Et ton passeport, montre moi qu’il est toujours en cours de validité. Et ta carte de séjour. » Et le 18 au matin, jour de leur départ, je leur rendais visite, le trouvant très agité : mi-heureux d’aller à la rencontre de ses enfants, mi-dépité de devoir s’absenter de Sidi Bel Abbes. Il s’était enfin débarrassé de son bleu de travail. Il était beau dans les habits qu’il portait pour la circonstance : veston en cuir, pantalon jean de haute tenue. Un vrai gentleman. Après que je me sois assuré qu’il était en possession de tous ses documents de voyage et que je sois convaincu qu’il n’allait pas nous inventer une entourloupe de dernière génération pour rater volontairement l’avion, et à la suite de l’arrivée d’un ami commun chargé de les conduire à l’aéroport, je pouvais enfin rentrer chez moi. C’était comme cela tous les ans ; je crois qu’il pestait contre moi qui contrariais ses projets, mais c’est comme ça, tout simplement.
    Une dernière que je me plais à révéler à nos amis : un jour de leur départ pour Marseille pour les fêtes de fin d’année, je me présentais chez lui pour l’ »inspection d’usage ». Tout était en ordre : passeports, billets, petits bagages légers. Toutefois, un sachet noir en plastique a attiré mon attention. « Qu’y-a-t-il là dedans, Placide ? De la terre, me répondit-il. De quoi tu parles ? C’est de la terre que j’ai ramenée du coté de Téghalimet. Il y a quelques jours, je suis parti là-bas et à l’ombre d’un olivier, à l’aide d’une binette, j’ai recueilli cette quantité de terre que je vais amener en France pour au cas où je ne revenais pas ici à cause d’une maladie ou quoi que ce soit, elle me tiendra compagnie dans ma tombe. » Cela se passe à un moment de grande terreur chez nous, un moment où les plus enhardis d’entre nous n’osaient pas dépasser les limites de la ville de peur d’être embrochés vivants.
    Qui dit mieux en matière d’amour de ce pays ?
    A Arlette Llepez, Nicole, Marie-Pierre, Agnès, leurs époux et leurs enfants (la petite Marie-Pierre, Sébastien et les autres que je n’ai pas connus), acceptez mes condoléances attristées et soyez assurés que je partage votre douleur pour la perte cruelle de l’ami, du frère que mes enfants appelaient 3ammi Placide.

    • benali

      Des;textes que l’on veut lire Plus qu’un témoignage Bravo monsieur

    • Bouchentouf

      Salem Benyahia
      Ce n’est pas seulement un témoignage que je lis là l’ami, mais c’est un grand hommage que tu rends à un homme qui chérissait son pays au point d’en prendre un peu de sa terre pour l’accompagner dans sa dernière demeure, l’aurais-je fait au demeurant ? Surement pas, car le symbole du lien indéfectible au bled est plus fort chez lui qui du affronté toutes les humiliations que tu viens de nous citer pour ne pas quitter sur cette terre qui l’a vu naître et grandir. C’est en te côtoyant autrefois que je t’avais entendu parler vaguement de Placide et en découvrant ton texte ce matin là, je regrette sincèrement de ne l’avoir pas connu. Si l’histoire retient de préférence les noms des grands hommes, le Placide de ton hommage nous délivre un message qu’ils en existent aussi de bien plus petits mais avec un grand cœur. Et maintenant qu’il est entre les mains de celui qui l’a crée, Allah soubhanou, nous pouvons seulement témoigner comme toi Benyahia, qu’il aimait son pays l’Algérie.
      Mes sincères condoléances à sa famille et à ses amis.

    • Ahmed Khiat

      Bonjour cher ami Si Benyahia
      En parcourant ton joli commentaire qui est au fond un noble témoignage, j’ai relevé une expression qui m’a replongé dans un passé très lointain. Cette expression a servi de titre au livre de Georges Arnaud que j’avais lu il y a près d’un demi siècle. Les lecteurs de la Voix de Sidi Bel Abbès l’ont sans doute deviné: c’est ‘ Le salaire de la peur ‘. Merci.

    • Christian Vezon

      Merci Benyahia Lakhal pour ton honnêteté ..il convient de présenter ses condoléances à la famille..mais en oubliant de dire que cet homme s’il est resté,cela a été au prix de grands sacrifices..et malgré son attachement à sa terre et aux services qu’il a rendu au Moudjahidines ..on a pas hésité à lui prendre son bien par deux fois.On peut s’étonner du manque de reconnaissance de ce pays qu’il aimait tant. Qui peut imaginer l’humiliation qu’il a ressenti…???
      Si il se trouve encore des personnes sensées sur ce site qui s’étonnent que les PN soient partis,ils ont la réponse dans le commentaire de mon ami Benyahia,un grand témoin….

    • Christian Vezon

      La sœur de Placid Llepez se nommait Edouarde..elle était marié avec Marcel Ségura..le cousin germain de ma mère..Ma mère vient d’apprendre la mort de Placid qu’elle connaissait bien au Telagh avant qu’il n’aille habiter à Sidi Bel Abbés..elle présente ses condoléances à la famille…

  29. tewfikhayii

    Salam,
    Si Benyahia Lakhal, tu m’as fendu le coeur avec ce récit PHÉNOMÉNAL qui sans aucun vient du fond ton être et de tes tripes. Je te jure que durant la lecture de ce récit poignant qui m’a fait aimé le personnage sans jamais le connaitre (comme dit notre proverbe arabe MA3RIFÈTE RJALE KNOUZE), ma vue était troublée par les larmes qui ne voulaient pas se tarir, et même maintenant lors de l’écriture de ces quelques mots modestes qui j’espère arriveront à laisser un témoignage pour ce monsieur exceptionnel digne fils de l’Algérie, Si Benyahia Lakhal, pourquoi ne pas essayer de mettre toute cette tranche de vie avec A3MNA placide, sur papier noir sur blanc, et d’en faire une nouvelle, q,eue nous lirons et ferons lire avec plaisir car les sentiments qui émanent d’elle sont extraordinaires. Heureusement que mes enfants et leur mère sont partis dormir, sinon ils se seraient payé ma tronche en me voyant pleurer comme une madeleine, tant le récit était poignant. STP présentes mes condoléances les plus attristées et les plus humides à sa famille. Adieu l’artiste Placide. Paix à ton âme pure.
    salam.

  30. a,dennoun

    Merci Si Benyahia pour ce poignant temoignage sur feu Mr placid.
    Je presente a toute sa famille et leurs proches mes tristes condoleances.
    A.D

  31. HakemA

    A la lumière du témoignage de Mr LAKHAL Je voudrais que les jeunes ;nos enfants aiment l’Algérie autant et comme l’a aimé Mr Placid !Aimer son pays c’est aimer son voisin son concitoyen l’autre!C’est aussi travailler dur et bien chacun dans son domaine c’est aimer la nature dans laquelle on évolue protéger l’arbre la fleur l’eau c’est balayer chaque matin devant sa porte sa maison comme le faisaient autrefois nos parents également!Encore une fois dort en paix Mr placid

  32. AL HANIF

    Bravo pour ce témoignage poignant.
    En creux, vous démontrez que cet Algérien hors pair ne vivait pas dans un Etat de droit car il s’est retrouvé dépouillé et spolié.
    Qui s’est dressé contre les injustices qu’il a subies?

  33. Claude.B

    Bonjour ,
    Mr Benyahia Lakhal ,vous ne pouviez rendre un plus bel hommage à Mr Placid .
    Votre témoignage plein de respect et d’amitié m’a fait verser quelques larmes tant il était palpable que c’était votre coeur qui parlait de cet homme bon ,honnête et loyal .Ses proches aujourd’hui dans la peine seront à n’en pas douter touchés par vos récits ,émus qu’il ait suscité tant de bons sentiments au delà du cercle familial .
    Mr tewfikhayii, votre émotion est légitime ,on ne peut rester insensible à de tels témoignages ,de telles preuves d’amour de son prochain ,elles ne sont pas si fréquentes ,c’est peut être pour cela que l’émotion nous submerge, nous avons du mal à retenir nos larmes ,nous ne devons pas en avoir honte .
    Les hommes pleurent aussi et ce n’est en rien un signe de faiblesse ,selon moi la sensibilité est une qualité inestimable ,la preuve que l’on est en présence d’une belle personne , d’une belle âme .
    Le témoignage qui nous a ému ,m’a rappelé un vécu personnel .Lors de son retour en 1986 sur sa terre natale ,j’assistais aux préparatifs des bagages de ma mère ,et avant de boucler ses valises et l’amener à l’aéroport ,j’observais une petite boite dans un coin .Elle ne me dit rien ,je ne posais pas de question ,mais avait ma petite idée sur son utilité ,mon père étant décédé 3 ans auparavant sans avoir pu revoir son pays .
    Elle se rendit à Cherchell ,ville ou elle naquit ,puis à l’Arba où sa mère repose ,puis à Alger ville de naissance de mon père .Elle se rendit à Notre Dame d’Afrique et remplit sa petite boite de terre de ce lieu chargé de souvenirs :leur mariage ,le baptême de ma soeur aînée .
    Au retour elle me demanda de la conduire sur la tombe de mon père en Ariège ,où elle déposa la boite que nous avions protégée dans un coffret étanche .Nous étions très émues ,mon père n’avait pu ni revoir ,ni toucher sa terre natale ,nous lui en amenions une poignée pour l’éternité .
    Presque 30 ans après ,cette terre est toujours là ,elle a traversé le temps et les frimas et ne le quitte pas .
    Je soupçonne ma mère de n’avoir fait le voyage que pour cela ,par amour pour mon père et sa terre natale ,notre terre natale .
    Quoique l’histoire ait pu nous réserver ,aux uns et aux autres ,nous sommes tous légitimes à aimer une terre ,celle de notre enfance ,celle des souvenirs ,celle de nos familles disparues .
    Repose en paix Placide ,repose en paix Jean (c’était mon père ) ,reposez en paix tous les enfants d’Algérie sans exception .
    Cordialement.

    • Christian Vezon

      Madame Claude B.un ami d’enfance,aujourd’hui décédé , »Babouche Hocine » (voir sur Facebook le profil de ce grand Homme), est venu un jour m’apporter un pot rempli de la terre de mon village natal, et en plus prélevé à l’endroit même où je suis né…il a fait des photos de ce moment pour me prouver qu’il ne mentait pas.Ce pot est dans ma bibliothèque avec la photo de Hocine dessus.Le jour où je partirai la terre de mon pays et la photo de mon ami d’école primaire me suivront dans mon cercueil pour l’éternité..consignes ont été données à mes filles pour ça…Le parfum de cette Terre à nulle autre pareille…

  34. belabesien de BLAGNAC

    MME CLAUDE B
    Nous,lecteurs discrets de VDSBA mais en contrepartie majoritaires à respecter la communauté PN car ayant vecu jusqu’à notre adolescence avec bon nombre d’amis d’enfance.Nous vous serons toujours obligés MME CLAUDE car bon gre mal gre(pour les opportunistes) vous representez en quelques sortes l’image des reperes perdus.A vous voir accrochée à ce lien belabesien est une preuve que de ces annees passees avec nos voisins,amis de classes il y a quelque part dans vos commentaires que vous nous reservez au moins une grande place dans votre coeur j’espere lors de mon retour à BLAGNAC vous rencontrer

    • Claude.B

      Mr belabesien de BLAGNAC ,bonjour ,
      Mon coeur est assez grand pour que deux pays trouvent leur place qui n’est en rien déterminée par le nombre d’années vécues dans chacun d’eux .Contre toute attente ,l’Algérie occupe une place à part ,la place de choix .
      Dans un cas on pourrait parler de « mariage d’amour  » dans l’autre « de mariage de raison « .
      Vous serez le bien venu chez moi ,n’hésitez pas à me contacter dès votre retour à Toulouse .
      Cordialement .

  35. Belamri abdelkader

    Je connais Mr Lakhal benyahia ,c’est un narrateur de haute facture ,il peut vous faire pleurer mais aussi vous faire rire.En lisant son témoignage,j’ai pu mesurer la profondeur de sa sensibilité,lui qui est une valeur sure pour la voix et que certains lecteurs l’ont fait fuir de par leur petitesse d’esprit et leur esprit claniste excluant tout ce qui tire vers le haut et bannissant la diversité d’opinions pour rester dans la pensée unique.Personnellement ,je ne connaissais pas cette personne,comme décrite par Mr lakhal,alors là chapeau bas post motem.Mais là où je reste éberlué,je me demande d’où il tire ces informations ,justes au demeurant ,nous qui sommes considérés comme des ruraux ,loin des péripéties de la ville et des vérités de ses pseudos belabbbesiens.

  36. belabesien de BLAGNAC

    a mr badissi
    vous pretendez etre un ancien et vous ecorchez le nom de MME SALAZAR en st lazare et en surplus en condamnant des PN d’avoir fui parce qu’ils avaient quelque chose à se reprocher et bien moi je peux attester ici qu’un voisin et ami PN en l’occurence feu PICON un infirmier m’a sauvé la vie en me faisant eviter un attentat OAS à l’hopital car tous les PN de barialto etaient des freres.Malheureusement ce meme MR a dù apres l’independance s’exiler (c’est le mot) car menacés chez lui par nos compatriotes etrangers de la ville qui ne connaissait pas sa valeur dans le quartier car pour eux tous les PN etaient OAS c’est un peu ces excites qui leur ont mené une vie dure et qui pouvaient garantir leur securité tellement la rupture provoquée par L.OAS a fait des degats

    • BADISSI

      @ belabesien de BLAGNACje suis née après 62 je m’excuse pour la faute , je suis jamais contre tous les PN , mais certains nous ont blesser dans certains commentaires , je respect monsieur ALLBARACINE monsieur VEZON , j’ai témoigner de notre relations avec les Nicolas , même mon défunt père étais sauvée de L OAS par un PN monsieur COHEN , ALORS NE JUGER pas TROP VITE ? je prétend pas être ancien c’est mon arriéré grand père qui est venue a bel abbés en 1870 et si vous voulez des preuves l’état civil témoigne cordialement

  37. Mohammed.G..

    Bonjour tout le monde,

    Mon cher Benyahia , votre émouvant témoignage ne peut laisser un cœur vivant indifférent , il y a à peine quelques jours Mr Placide était presque méconnu des lecteurs et avec ces hommages que vous lui avez rendu , on a l’impression de l’avoir déjà connu , vous démontrez là une amitié sincère qui dure et continu même après la mort .
    Ce qui m’a le plus ému c’est ce sachet en plastique qui contenait de la ‘terre’ qu’à emporté avec lui Mr Placide, une irréfutable preuve d’amour pour ce pays qui n’a jamais fait de distinctions entre ses enfants . Le cœur ne peut frémir que pour sa terre natale et quand on sera mort , c’est cette même chère terre qui nous accueille et nous conserve.
    Dans un passé très récent, on a taxé quelques uns de mes compatriotes de haineux , de racistes et de xénophobes , pourtant ces qualificatifs ne sont pas nés ni développés chez nous, cette terre arrosée de millions d’hectolitres de nos martyrs continue à ouvrir grand ses bras à tous ceux qui l’aiment !!!
    De son côté la VDSBA toujours fidèle, en ces derniers temps n’a pas manqué d’élargir et de multiplier ses sujets qui concernent tous les enfants de Sidi Bel-Abbes !!

  38. Lahcène Chot

    toutes mes condoléances à ceux qui ont disparus ….je voudrais également rappeler au bon souvenir mémorial ,Mr Antonio qui était palefrenier à l éperon belabbessien à coté de la caserne des pompiers ….Mr Antonio au pire moment des exactions de l’oas ,et avec la séparation des quartiers arabes et européens est rester dans le quartier arabe à village hirr..sans aucun soucis .A l’indépendance tout en s’occupant des chevaux du club ils nous apprenaient à nous les mômes fils de pauvres les rudiments de l’équitation …..Il faut savoir que déjà à l’époque ,à l(indépendance ) oui messieurs à l(indépendance ,sévissait une ségrégation ,puisque le club était réservé à une certaine bourgeoisie .et qu’il fallait montrer patte blanche pour y accéder …grâce à Antonio et Mr Bennaoum qui deviendra président du club ,que les fils des quartiers populaires ont pu intégrer le club et par la suite faire un stage à l’ANP pour devenir moniteurs diplômes d’états ..les premiers moniteurs algériens sont belabbesssiens ….donc Mr Antonio s’est convertis à l’islam en prenant le prénom d’Ahmed ,il s’est marié avec une algérienne à eu des enfants qui je pense sont toujours à SBA…Allah yarhamou sidna Ahmed Antonio qui nous a apprit l’équitation ….ALLAH EST GRAND

  39. Belamri abdelkader

    Mon commentaire a disparu ,je peux le concevoir à condition de savoir pourquoi.J’ai horreur de la censure subjective et pourtant, nous faisons de notre mieux pour etre objectifs.Si nous dérangeons à ce point,il faut le dire et nous nous éclipserons sans faire de bruit.

  40. Un ami

    C iest une simple question de manipulation de votre ordi et la rapidité du site depuis son changement Ne vous énervez pas cher ami en anticipant…mon salut amical si Abdelkader

  41. BENHADDOU B

    salam tout le monde;en revenant du centre de correction du B E M;j’ai aussitot ouvert mon P C pour avoir de vos nouvelles chers lecteurs(trices);que de commentaires m’ont manquè et j’avoue que je suis très èmu de vos paroles sansexeption;enfin une journèe tranquille et j’en suis très content! et je vous salue tous! VIVEMENT BELABBESIENS!!!

  42. sekkal s

    du labeur des profs du courage et de la volonté vous arriverez

  43. Citoyen

    La spoliation est un principe de haine et de désordre .Elle revêt le principe Odieux.
    Un gouvernement assez fort pour vous donner tout ce que vous voulez l’est assez pour vous enlever tout ce que vous avez.
    Et quand on pense aux années 70 la grande spoliation des biens et commerce de nos frères sous prétexte qu’ils avaient une origine marocaine de leur grand-père ou arrière arrière grand père fure chassés et spoliés alors il n’y-a pas que que ce pauvre Mr qui fut prive de tout ses biens malgrès l’aide apportée à la cause Algérienne .
    Donc l’Histoire continue et ne s’arrêtera jamais .

  44. Benyahia Lakhal

    «A plus d’un titre, Si El Hocine Gadiri est une personnalité historique de la Révolution algérienne, la plus emblématique», diront ses frères d’armes.
    Mort le 5 décembre 1995 à Oran, à l’âge de 76 ans, après avoir consacré toute sa vie pour que l’Algérie soit libre et indépendante, le défunt moudjahid est la personnalité historique émérite de la ville d’Oran. Sur un large panel d’Oranais, jeunes et moins jeunes, interrogés sur l’itinéraire historique de Si El Hocine, rares sont ceux qui le connaissaient.
    Par contre, tous les habitants du centre-ville se rappellent bien de ce gentleman, toujours bien habillé et cravaté qui s’asseyait avec ces retraités, amateurs de jeux de dames, sur les escaliers du marché Michelet, autour de discussions à bâtons rompus. «Le peuple, pour lui, est la vraie valeur de la nation et la modestie de cet homme est incommensurable», diront ses voisins. Cette mémoire vivante de l’histoire de la Révolution est morte incognito, entourée de sa famille, dans le domicile familial, situé rue de Tripoli. A l’état civil, Si El Hocine est né en 1919 à El-Khémis dans la wilaya de Tlemcen. A 20 ans, il adhère au PPA de Messali El Hadj, son mentor qui subjuguait avec sa verve, sa sagacité et sa culture, la nouvelle mouvance des jeunes Algériens. Après la dissolution du PPA, le 8 mai 1945, il rejoint avec le Président Ahmed Ben Bella, le MTLD, pour être ensuite parmi les membres fondateurs de l’Organisation Spéciale (OS), le bras armé du PPA-MTLD et qui était à l’origine de la création du FLN puis du déclenchement de la guerre de libération. La préparation paramilitaire et militaire des jeunes militants lui avait été confiée, au sein de l’OS, ce qui lui avait valu les foudres de l’administration coloniale. Il fut alors arrêté en 1950 à Maghnia et condamné à 5 ans de travaux forcés, dans la prison de Chlef, avec bon nombre de ses compagnons révolutionnaires. Libéré en 1954, il renoue les liens avec les défunts Larbi Ben M’hidi et Abdelhafid Boussouf, et participe aux derniers préparatifs du 1er novembre 1954. Ce trio qui activait dans l’Oranie fut activement recherché par les services français de la DST. Deux mois après le déclenchement de la guerre de libération, Si El Hocine et Boussouf rejoignent la ville de Nador au Maroc, encore sous administration espagnole. Si El Hocine fut arrêté par le Royaume Chérifien pour activités clandestines et trafic d’armes, mais fut relaxé par le Roi Mohamed V et bénéficiera même de l’asile politique. Son sens diplomatique, subtil et visionnaire, lui valu de se voir confier par le bureau central du FLN le rôle de liaison avec le Palais chérifien ainsi qu’avec les leaders du FLN installés au Caire, en plus de la mission de l’acheminement de l’armement…..Si El Hocine s’était lié d’amitié avec les Républicains espagnols et les gauchistes italiens qui avaient inconditionnellement aidé la Révolution algérienne, considérée comme l’émancipatrice des pays du tiers monde….. Il sera désigné par Abdelhafid Boussouf, délégué officiel du FLN avec le Roi Mohamed V, pour régler les différends et les litiges entre l’armée royale et celle de l’ALN sur les frontières. Il fut un brillant négociateur et parvint à persuader le Roi sur différentes questions. En 1956, il est nommé membre du Conseil national de la révolution algérienne (CNRA). Il occupera ensuite plusieurs portefeuilles ministériels dans les GPRA I et II. En 1962, il prendra parti avec son ami de toujours, Ben Bella. Après le «redressement révolutionnaire» du 19 juin 1965, il se retire de toute activité politique et se consacre à sa famille. Si El Hocine, l’homme au parcours complet, comme l’appellent, les moudjahiddine, ses frères, est mort dans l’anonymat. Les Oranais méconnaissent la carrière révolutionnaire de ce moudjahid de la première heure…….. Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika qui a beaucoup vécu avec Si El Hocine Gadiri, a honoré son camarade d’armes, juste après son élection en 1999, du «Wissam El Athir», une décoration posthume pour un homme viscéralement algérien. » (Fin de citation.)
    Ce texte est, à vrai dire, un article de presse, parmi ceux nombreux publiés à l’occasion de l’anniversaire du décès de Si El Hocine Gadiri. J’ai pris la liberté de le reproduire dans le but de faire connaitre cette personnalité à nos amis lecteurs de la VSBA. Mais pas seulement cela.
    Ce me semble, aussi, être une opportunité bénie pour évoquer son parcours militant et s’incliner devant sa mémoire et prier Dieu, dans Sa grande miséricorde, de l’accueillir dans Son Vaste Paradis. Mais pas seulement cela.
    Car enfin pourquoi vous entretenir, aujourd’hui, de ce monument ? Et dans cet article dédié à l’annonce du décès de Placide Llepez. Tout simplement parce que Si El Hocine Gadiri et Placide Llepez étaient liés par une amitié solide comme du roc. Forgée dans les moments difficiles et les épreuves qu’ils durent affronter. Ils avaient les mêmes comportements, et partageaient les mêmes valeurs. Mansuétude, modestie, don de soi.
    Et donc si Si El Hocine Gadiri avait su que ce rond- de- cuir de la wilaya d’Oran avait dépossédé son ami de sa station-service-gagne-pain, il lui aurait fait avaler ses vertèbres cervicales et une fois sa digestion terminée, il l’aurait fait défiler tout nu le long de la rue Larbi Ben M’hidi (ex d’Arzew) sous les vivats des Oranais désabusés par les agissements indélicats de se roitelet minable.
    Placide n’a jamais voulu utiliser ce levier. Parce que c’est comme çà : ne pas déranger (sic), ne pas soulever de vagues, ne pas se mettre au centre d’un scandale qui aurait fait imploser la nomenklatura locale.
    Quant à la perte de sa maison de Télagh et une fois l’affaire éventée, je l’ai supplié de me laisser rétablir cette bourde de l’Administration, très certainement leurrée par les turpitudes de ses agents.
    La cession à autrui de son bien l’a été en vertu d’un acte administratif qui aurait pu être abrogé par un autre acte administratif s’il avait estimé nécessaire d’introduire un recours. Ou dans l’alternative la plus défavorable, en cas de silence de l’Administration, par une décision de justice. J’étais encore en exercice et de là où j’étais, nous aurions pu parvenir aisément à le remettre en possession de son bien. Que nenni ! « Tu n’en feras rien, et puis je te l’interdis, tu m’entends, je te l’interdis ! » Sentence sans appel. Probablement pour ne pas heurter son prétendu ami et le laisser savourer à l’envi son statut de propriétaire. Un ami ça ? toz et retoz ! Quelqu’un, Honoré de Balzac je crois, avait dit à peu près ceci :  » Quand on observe la nature, on y découvre les plaisanteries d’une ironie supérieure : elle a, par exemple, placé les crapauds à coté des fleurs « . Mais, diantre, comment se fait-il que Balzac n’ait pas jugé utile de nous faire remarquer que cette même nature a épargné à ces fleurs, ces nénuphars et ces lotus la corvée d’avoir à répondre aux coassements des batraciens ? Lui, Placide le savait et il avait choisi de se taire et de s’en remettre à Dieu.
    Cette « démonstration » que je me suis efforcé de présenter avec toute l’honnêteté qu’exige le respect du à un disparu ; je l’ai voulue pour dire et convaincre mes amis Ghalem Bouchentouf, Al Hanif, Christian Vezon et citoyen que mon frère Placide n’avait pas été spolié par l’Etat Algérien mais avait été victime de son indulgence et des inconséquences de voyous agissant à titre isolé.
    L’Etat, par contre, aurait pu, au moins, répondre à sa demande d’acquisition de la nationalité algérienne. Au lieu de s’enfermer dans un silence terrible qui a fini par l’emporter. Paix à son âme.

    • Christian Vezon

      Ton honnêteté t’honore mon ami…je raconterai l’Histoire de Placide Llépès auprès de ma famille Ségura avec laquelle il était lié..ma mère saura la vérité sur lui…elle a été troublée par son histoire hier quand je le lui ai raconté,elle le connaissait bien.Mais elle était persuadée qu’il avait la Nationalité Algérienne..ainsi malgré toutes ses démonstrations de fidélité à sa terre natale il n’avait pas été jugé digne d’être Algérien…

  45. sofiane

    le mektoub lire DESTIN mais ces témoignages l’honorent beaucoup monsieur

  46. un fidele

    C’est aujourd’hui que j’ai découvert cet article sur Mr placide, et les divers commentaires oh combien touchant, et pleins d’émotions de messieurs Benyahya,de Toufik,de chott de Vezon,de claude ect….
    Mais un commentateur a attiré mon intention, il parle de Mm Salazar en ajoutant saint, il est né après 62,donc il ne peut la çonnaitre,il juge et condamnes les PN sans les connaitre puis qu’il est né apres 62,et lorsqu’on lui reproche ses ecris haineux il dit  » certain nous ont bléssé dans certain commentaire »

    • BADISSI

      fidele montre ton identité pour que je puisse te répondre , au lieu de se cacher quelle courage heureusement nous sommes indépendant car l’indépendance demande la bravoure

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