La Voix De Sidi Bel Abbes

L’association locale du 8 mai 1945 : moyens rudimentaires et actes intangibles

L’association locale du 8 mai 1945, qui possède peu de moyens juste rudimentaires n’a pas manquer depuis sa création il y a plus d’une décennie  d’avoir des actes intangibles. Son président actuellement est Mr Belouladi K, mais l’épine dorsale est le secrétaire général, l’écrivain Nehari Ali. Cette association est pour beaucoup de raisons liées à l’écriture de l’histoire locale et nationale qui refait surface grâce au travail des historiens, journalistes et autres chercheurs beaucoup de zones d’ombre ont malheureusement occulté des vérités historiques,par exemple celles des manifestations massives des Bel-Abbésiens et Bel-Abbésiennes ce 8 mai 1945 ,il y a de cela 65 ans où plus de 4.000 manifestants officiellement reconnus par un rapport confidentiel de la police, indiquent nos sources ont parcouru les artères principales de la ville et ont défié l’ordre colonial. Ceci a entraîné une réaction énergique des occupants qui ont arrêté des dizaines de militants, dont certains sont morts pour la patrie (Chahids), d’autres les ont suivis dans l’au-delà tel le dernier Feu abbes Mekki en date 24 février 2009 : les témoins oculaires subsistent et nous indiquerons à titre indicatif la liste des militants arrêtés et jugés à Oran :
– Attar Bel-Abbès,
– Taleb Mustapha,
– Djellas Boumedienne,
– Guellai Abdelaziz,
– Benghazi Cheikh,
– Taleb Hamida,
– Djellil Houcine,
– Amir Med,
– Chikhi Med,
– Aïnat-Tabet Mustapha,
– Belhadj Abdelkader,
– Kadi Saïd (chahid),
– Othmane Tani Abdelkader
– Afif Mohammed.

Cette manifestation qui avait pourtant surpris les dits services de renseignements généraux qui firent un rapport confidentiel chiffré fait part de 600 mauresques parmi les 4000 manifestants qui scandaient les morts d’ordre d’indépendance . 600 femmes est un chiffre énorme, comparé à la population de l’époque et surtout par rapport à leur condition de femmes cloîtrées, marginalisées et exclues de la vie politique. La même année, le droit de vote est accordé aux Françaises. Mais ce n’est que deux ans plus tard que le statut de l’Algérie, octroyé, stipulera : « Les femmes d’origine musulmane jouissent du droit de vote. Une décision de l’Assemblée algérienne… fixera les modalités de l’exercice de droit de vote ». Mais pour que les modalités de ce droit de vote soient fixées, il faut attendre 1958, en pleine guerre, lorsque les autorités coloniales, face au militantisme inattendu des femmes, essaient vainement de se les concilier, écrira une combattante Bel-Abbésienne. Cette manifestation des Algériens était une réaction face aux promesses d’indépendance non tenues par l’état Français après la deuxième guerre mondiale où les Nord Africains furent dans les premières lignes du Front.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=138

Posté par le Mar 5 2011. inséré dans HISTOIRE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

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