La Voix De Sidi Bel Abbes

L’association Culturelle Cheikh Rédouane Bensari de Sidi bel abbès Par K.Benkhelouf

1017310_175067942671428_385845384_nL’association Culturelle Cheikh Rédouane Bensari, a été agrée le 5/12/2006 par Bensari Kouider (un petit fils du maitre),avec comme président Mr Bedjaoui Nour eddine –Benhallal Ghazi puis se fut Kouider Bensariqui était aussi bien président, enseignant et Chef d’Orchestre. Cette association a consenti d’énormes efforts dans la formation musicale andalouse. Elle est connue pour ses prestations de haut niveau et son travail de base qui consiste à transmettre aux nouvelles générations tous les secrets et l’amour de ce genre musical et de chant pour sauvegarder cet héritage plus que séculaire. .. Elle fut crée en hommage à ce grand maitre de la musique andalouse, dont elle porte le nom. Cheikh Kouider Bensari, nous signalera que la manière d’interpréter les chansons et jouer de l’instrument dans l’andalous du Maitre Cheikh Rédouane était unique et pour conserver l’école de Tlemcen Il rénova la musique et le chant andalous dans un style propre à lui, et différent de celui de son père Cheikh Larbi Bensari. Il est d’un genre particulier et différent de son père, de cheikh Briksi, ou d’autres encore. Le maitre a vécu une histoire des plus triste, il fut alors négligé dans son art par ville natal et les maitres qui y existait, se qui lui a valu de partir en exil en 1958 à Casablanca au Maroc, dont il en revint jamais. Par contre c’est dans le pays d’exil et d’accueil que le titre de « Maitre », lui fut accordé. Malgré qu’il fût sollicité par des hommes de culture de revenir au pays, il préféra mourir dans son exil en 2002. 1239520_195090710669151_1349956279_nTout juste après sa création, l’Association, s’acharnait dans la formation des jeunes passionnés, par cet art musical ancestral, que seule l’oralité et certaines techniques de manipulation de l’instrument, pouvait permettre d’en acquérir les secrets. Trois (3) classes furent crées, ( La classe d’Initiation 473 élèves ont été formés depuis 2006/2007/2008/5009//2011/2012/0013, La classe Moyenne avec 37 élèves et la classe Supérieur avec 26 élèves soit 106 chanteurs et musiciens activent en 2003). Cheikh Bensari Kouider, tenait à nous préciser, que la création de « l’association Cheikh Rédouane Bensari » avait pour mission de faire perdurer cet art, qui est un patrimoine national et universel, non destiné à une simple région ou une seule catégorie de gens. La relève est l’une des priorités du musicien, qu’il était. Après un long silence, Kouider Bensari estime que sur le plan technique la relève existe. Il y a des nouveaux talents qui sont mieux que les anciens. Pourquoi ? Parce qu’ils commencent jeunes, à l’âge de 6 ans. Il faut justement mettre les moyens et les compétences adéquates, en défendant le patrimoine musical ancestral et faire en sorte que les maîtres soient reconnus à leur juste valeur. Nous saurons alors, selon Kouider Bensari, que depuis l’indépendance, un nombre important de maîtres ont disparu sans que l’on songe à récupérer ce qu’ils possédaient. Il nous apprendra qu’il n’avait d’autre moyen que d’aller écouter certain maitre et se voire dans l’obligation de « voler », se que le maitre, n’a pu communiquer. Et puis concernant la transcription des œuvres, Cheikh Kouider Bensari sera très clair et avouera : « Nous sommes loin de trouver la technique idoine pour le faire, à l’exception de l’oralité. » Deux ans après sa création, l’association se voyait en mesure de faire les grandes scènes et démontrer au public ses capacités et ses valeurs. C’est alors qu’en 2008, elle obtenait le 1er Prix de la Chanson andalouse à Oran et pour un début dans la compétition, l’association démontra sa grandeur. En 2009, elle devenait Organisatrice, des soirées andalous (الليالي الأصيلة من نفحات الأندلس الطبعة الأولى ) au mois de Ramadan le 10-11-18-24-25 septembre 2008au « Layali El Assala Min Nafahati El Andalouse », ou assistèrent environ 20 groupe de divers horizons du pays, fut leur première expérience des organisations des regroupements, au théâtre plein air Saim Lakhdar à Sidi bel abbès-Puis l’association assista au festival de la musique andalouse à Tlemcen le 15/07/2009- Suivit par un autre festival National de la musique Andalouse à Mostaganem en 2009, et dans ces deux festivals, elle marqua son passage- Capable pour bien faire en 2010, la 2iem édition de « Layali El Assala Min Nafahati El Andalouse », eut le même engouement auprès du public et des participants. Organisations des soirées andalous (الليالي الأصيلة من نفحات الأندلس الطبعة الأولى ) au mois de Ramadan le 2012 au théâtre plein air Saim Lakhdar à Sidi bel abbès En 2012 à Blida lors du Festival National du Haouzi et du Hadri, l’association obtint le 3iem Prix Participation au festival andalous au Maroc Fès en 2012 – Participation festival du malouf à Constantine 2012. Participation aux journées de la musique andalous à Cherchell été 2012. Participation soirée d’ouverture au festival international du livre à Alger 2012. Production d’un album CD hawzi de l’association année 2012. En 2013, le groupe participa au festival International du Haouzi- Concours National du Festival Haouzi à Tlemcen- Organisations des soirées andalous (الليالي الأصيلة من نفحات الأندلس الطبعة الأولى ) au mois de Ramadan le 2013 a la maison de la culture Kateb Yacine à Sidi bel abbès. Les journées du hawzi 19° édition à Blida 2013 l’association a eu le 3ieme prix Quatrième prix au festival du hawzi a Tlemcen 2013. Premier prix au festival andalous a Tipaza aout 2013 Plusieurs autres gala ont été effectués à travers la wilaya, en plus de ces évènements qui marquèrent, leur passage.

A la question de savoir quelle définition exacte donne-t-il à la musique andalouse, le président de l’association rappelle qu’il a été convenu de l’appeler « Musique classique algérienne ». Cela fait 9 siècles, que cette musique d’origine arabo-andalouse a quitté l’Andalousie et a sillonné tout le Maghreb avec 52.000 morceaux du répertoire andalous. C’est une musique qui a pris, avec l’évolution un caractère maghrébin mais il y a un fond andalous certain. Elle n’est plus ce qu’elle était du temps de Zyriab. Modernisée cette musique savante et l’appeler autrement, serait impensable pour, notre jeune chef d’orchestre Kouider Bensari- Il nous rappela que l’Andalou est un patrimoine National et Universel, qui possède dans notre pays la chance d’avoir 03 écoles ( Gharnati à Tlemcen, le Sanaa Kortobi à Alger et le Ishbilia (Séville) –Malouf à Constantine. Il nous signala qu’en Tunisie et la Lybie possède 1 seul style le Maalouf et le Maroc « Tarab Al Alla El Andalousie »…Dans son explication passionnée C’est sacré, on n’y touche pas. On ne peut apporter un changement dans un morceau existant déjà. » Créer une nouba personnelle est du domaine du possible.. On ne peut pas empêcher les gens de créer ; cependant, il ne faut pas confondre avec ce qui existe déjà dans le patrimoine. La Nouba est le nerf de la musique andalouse, il en existe 24 Noubas – Chaque Nouba correspond à une heure et à un état d’esprit- J’en apprenais avec Cheikh Kouider Bensari et je comprenais que dans l’Andalousie, ces 24 noubas laisse volontiers croire que les princes et notables de cette époque, vivaient à leur rythme. Il est aisé d’imaginez comment elles nous sont parvenues ? Si les poésies ont traversé le temps par le biais de l’écriture, qu’en est-il des mélodies ? L’andalous était une musique des Rois non accessible au grand public, que seule la transmission orale héréditaire y agissait. Le chef d’orchestre a un regard pessimiste sur le devenir de la musique andalous, « si on continue à ne pas respecter, la musique andalouse telle que les maitres nous l’on légué et de prendre à la légère les noubas dans les conditions actuelles, dans quelques années on ne reconnaîtra plus notre patrimoine musical. Son secret est immense et à titre d’exemple Tchaïkovski est venu en 1978 en Algérie il a voulu écrire l’Andalou, mais il n’a pas pu…L’on devrait favoriser l’éclosion de l’andalou à travers les centre culturel, les écoles et récompenser les gens qui travaillent pour sa préservation. L’on devrait, permettre au public d’avoir des concerts d’Andalous car il s’agit de sauvegarder un patrimoine que l’on ne peut comparer à une prestation musicale qui revient extrêmement cher. Les maitres de ce style sont des vedettes à respecter, pour leur savoir être et savoir faire ». Et il reviendra sur l’exemple de Maitre Rédouane Bensari qui fut reconnu à l’extérieur de son pays, alors que chez lui, on le déconsidéra. Il continu à ne pas comprendre, pourquoi aucun hommage n’a été réservé au Cheikh se plaint-il. ..Nous saurons que l’ »Association Culturelle Cheikh Rédouane Bensari », est plein de projet, pour 2014- dont la 4ieme édition de « Layali El Assala Min Nafahati El Andalouse »- ainsi que faire partie du programme de Constantine capital de la culture- Projet d’enregistrement d’un CD…En guise de conclusion, Kouider Bensari avec toute la sagesse qu’on lui connaît, affirme que sa plus grande satisfaction, c’est de voir ses élèves continuer sur la même lancée. « Je crois faire tout ce que je devrais faire. Il me semble que je travaille inlassablement, pour laisser une relève, même si cela peut être contesté par certains », confie-t-il. Cheikh Kouider Bensari est à lui seul une école, a ne pas négliger !!

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Posté par le Jan 26 2014. inséré dans ACTUALITE, CULTURE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

10 Commentaires pour “L’association Culturelle Cheikh Rédouane Bensari de Sidi bel abbès Par K.Benkhelouf”

  1. houssine

    bensari kouider continue a sauvegarder cette musique et il a su le faire voit on

  2. gherbi sba

    Cela est un riche patrimoine artistique a aussi conserver

  3. abbes

    cette troupe de musique est bien encouragée par cet article qui met en valeur le boulot des mélomanes

  4. BADISSI

    bien avant celui qui a former des musiciens andalous a Bel Abbés c’est le regretté Abdelkader Bedjaoui ALLAH YEHMOU la troupe s’appeler ANGHAME EL ANDALOUSE qui a rafler beaucoup de prix ,comme le premier pris des arts populaire a Alger en 1982 , il faut la VDSBA CONSACRE UN ARTICLE SUR CETTE TROUPE ET L ARTISTE ABDELKADER BEDJAOUI

  5. fouziaT

    J’ai entendu parler sans pouvoir assister bonne continuation

  6. Ghosne

    Depuis 1972 il n’y a plus eu de Festival de la Musique Andalouse pourquoi?

  7. madjid

    Les pouvoirs publics doivent savoir plus

  8. kazouz

    C’est encourageant de voir cette troupe évolué avec ses jeunes ,bonne continuation

  9. benali

    @kazzouz Nous aussi khiwani on est avec toi

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