La Voix De Sidi Bel Abbes

L’apport d’un belabésien ( si Senni Mohamed) à l’œuvre de l’éminent Abou-al-Kacem Saadallah. Par Ahmed Khiat

Avant de laisser nos amis lecteurs (es) prendre connaissance de ce devoir de reconnaissance ,c’est la notre humble avis sur le papier de si Khiat ahmed sur l’apport de notre ami commun si Mohamed Senni et qui est très respecté et apprécié par nos lecteurs Nous avouons avoir quelque peu retardé ;la publication de ce précieux témoignage qui butta sur une hiérarchisation obligée de sujets d’actualité internationale notamment le énième impair en général du président Français François Hollande et celui qui concerne notre pays fait dernièrement a l’occasion du 70 anniversaire du C R I F (conseil représentatif des institutions juives de France) qui aurait pu occulter l’intérêt de notre lectorat Et comme il n’est jamais tard pour bien faire

 

Suivons ce que nous réserve si Khiat A   « En feuillant l’un des nombreux ouvrages1 de cet illustre homme de savoir que vient de perdre l’Algérie, mon attention fut attirée par un nom et un prénom cités aux pages 21 et 25 par l’auteur en guise de remerciements pour services rendus.

 Pour moi, la personne remerciée ne pouvait être qu’un de mes amis. Voulant en avoir le cœur net, je joins sur le champ M. Mohamed  Senni puisqu’il s’agit bien de lui.

 En effet, cet homme de lettres reconnaît avec humilité être la personne en question et me révéla les relations culturelles qu’il a entretenues avec Abou-al-Kacem Saadallah – Que Dieu ait son âme – dès 1981.

 C’est ainsi que j’ai appris que le Docteur Saadallah, grand géant dans tous les domaines culturels, a été présenté en 1980 à notre belabbésien par le Professeur Mahmoud Bouayad, une autre grande figure algérienne, qui était le premier Directeur de la Bibliothèque Nationale d’Algérie. Ils se rendaient mutuellement visite, tantôt dans le bureau de l’un, tantôt dans celui de l’autre et situés tous les deux à Alger. Et lorsqu’il lui avait dédicacé son livre édité, une première fois, en 1981, en trois tomes intitulé «  Histoire culturelle de l’Algérie », Mohamed Senni, à l’instar d’autres, épris de culture nationale, lui fit cordialement observer, après l’avoir parcouru,  que son œuvre, quoiqu’édifiante, reste incomplète pour la simple raison qu’elle fait abstraction d’un très grand nombre de personnes emblématiques notamment de l’Ouest algérien. Il lui en cita quelques uns qui méritent bien d’être profondément étudiés par un chercheur hors de pair comme l’était ce professeur.  C’est alors que notre affable historien, convaincu du bien-fondé des remarques pertinentes qui lui ont été faites par les uns et les autres, a réécrit son encyclopédie, d’abord en 9 tomes, avant de la compléter par un dixième.

 

Cet important entretien, bénéfique aussi bien pour l’écrivain que pour  les lecteurs que nous sommes, n’est pas rapporté mais reste connu de certains. En revanche, Abou-al-Kacem Saadallah souligne à deux reprises dans «  Rihlat Ibn Hamadouche », le grand service que notre ami a été honoré de lui rendre, celui-ci le qualifiant même, dans ces mêmes colonnes, « d’adorable punition », et sans lequel le livre n’aurait sans doute pas vu le jour d’autant plus qu’il était quasiment achevé depuis environ dix ans mais c’était sans compter sur la ténacité et la passion de l’éminent Professeur. Dans la page 21, il dit2 : «  … Il restait la grande partie de la page 93, ainsi que quelques expressions illisibles sur la photocopie,  parce que cette partie, se trouvant à l’extrémité de la page, le photographe n’a pu la filmer. J’avais adressé à  ce propos plusieurs correspondances, et à chaque fois la même photocopie me retournait, identique à celle déjà en ma possession, jusqu’à ce que… « notre ami ».., l’Algérien, sollicité par l’intermédiaire de Monsieur Mahmoud Bouayad, Directeur de la Bibliothèque Nationale Algérienne, eût l’amabilité de copier de sa main ladite page à partir de l’original de l’unique manuscrit déposé à la Bibliothèque Générale de Rabat – Maroc, sachant que Mohamed Senni se fit aider dans son entreprise par Cheikh Mohamed Ibrahim El-Kattani, l’un des Responsables de la Bibliothèque Générale. » Cela se passa au cours de la première semaine d’août 1981.

Pour ceux qui ne connaissent pas notre ami Mohamed Senni, je dirai que c’est un homme de grande culture, un parfait bilingue, conférencier, bien que de formation scientifique.

 Ancien élève du Collège Leclerc puis du Lycée El Djala qui deviendra par la suite Lycée Azza, il a vu le jour en 1947, dans le Douar d’El – Gaada à 8 km à l’Est de la cimenterie de Zahana. Il fut bachelier en 1968. Bien qu’il ait suivi une Terminale Math, il se prépara seul à passer le Bac série B « Economique et Social » français institué pour la première fois par la France. Il poursuivit ses Etudes Supérieures en France à Lyon au Centre d’Etudes Supérieures Industrielles de 1970  à 1973 où il obtint le Diplôme d’Ingénieur en Réalisations Industrielles où il se spécialisa en traitements thermiques des métaux ferreux (métallurgiste). Il occupa de nombreux postes de responsabilité technique dans le secteur mécanique de 1973 à 1984 où il termina Directeur Commercial des Equipements Industriels pour tout le pays.

En sus, il est le petit-neveu du Fqih Si Tayeb El- M’haji, éminent Cheikh qui, outre sa qualité de membre cofondateur de l’Association des Oulama Algériens, a enseigné bénévolement pendant 63 ans à des centaines d’étudiants dont Cheikh El Azhari Abderrazzaq El- Mansouri, Rahimahou Allah, Cheikh Maatallah, Rahimahou Allah, Si Ahmed Chekroun que Dieu lui prête longue vie, le propre père de Mohamed Senni, Cheïkh Zoubir  ainsi qu’à un nombre impressionnant d’Imams d’Ouled Slimane,  et de nombreuses contrées d’Algérie..

 Mon ami Mohamed Senni a enrichi la Voix de Sidi – Bel – Abbès par ses nombreux articles3 et commentaires fortement appréciés par les lecteurs et lectrices de notre Journal électronique. Par modestie, il préférait se suffire de son prénom qu’il tient de son grand-père paternel de la cinquième génération et qui fut le premier Grand Imam de la Mosquée dite « du Pacha » construite par l’avant-dernier Bey d’Oran.

 1 L’ouvrage intitulé : Rihlat Ibn Hamadouche El-Djazaïri (pérégrination d’Ibn Hamadouche)

2 La traduction de l’Arabe vers le Français est faite par Ahmed Khiat.

3 Entre autres : Le sac du Palais d’été ; Ahmed El-Maqarri ; Itinéraire d’un génie : Chahid Si Kacem Zeddour ; Frontière algéro-marocaine : sésame où es-tu ? L’Emir Abdel-Kader (arabe et français), Le Chahid Adda Boudjelal, Majida Roumi, Nedjma : l’arnaque etc.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=35771

Posté par le Déc 23 2013. inséré dans ACTUALITE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

21 Commentaires pour “L’apport d’un belabésien ( si Senni Mohamed) à l’œuvre de l’éminent Abou-al-Kacem Saadallah. Par Ahmed Khiat”

  1. abbes

    Grâce a l’inspecteur et écrivain khiat ahmed nous apprenons cela sinon monsieur senni mohamed discret et modeste comme les intellectuels racés ne l’aurait pas crié sur les toits hormis peu être ses amis

  2. gherbi sba

    Mes remerciements a monsieur khiat ahmed pour son réflexe clairvoyant

  3. Membre de la h'cira

    Les plus prédisposés à la philosophie et la

  4. Membre de la h'cira

    Les plus prédisposés à la philosophie et la littérature en général,sont les matheux ou les scientifiques ,car leur esprit cartésien les pousse à la curiosité du comment du pourquoi sur la complexité de ce qui constitue l’existence,les rapports humains et même de faire des projections sur qui est virtuel et fictif pour inciter leur imaginaire à devancer le temps.Je ne connais pas personnellement Mr Senni ,mais la lecture de ses commentaires sur des sujets divers et la qualité de leur contenu tant au plan de la rhétorique que la pertinence des arguments me laisse adhérer au profil ,car j’aime la culture générale surtout quand elle nourrit l’esprit et contribue à l’acceptation de la vie.
    Le CESI ,j’en connais un bout et comme il sort de ce centre,il ne peut que briller.Merci de nous nourrir ,de temps à autre ,de sujets divers et nous permettre d’apprendre à travers la contradiction ,c’est à dire le débat.

  5. jamel

    CET INTELLECTUEL ANIMAIT BIEN

  6. fouzia T

    Réel plaisir et fierté se mêlent a lire ce paragraphe de témoignage

  7. mekri mustapha

    cher ami hadj mohamed senni.
    Au regard de la précieuse et combien grande opportunité que nous offre l’équipe de la vsba (que je remercie au passage) je me dois de rapporter un témoignage te concernant.En effet lors de l ‘ année scolaire 1959_1960 on était en classe de 6ème M2 au lycée LECLERC,tu étais le plus fort de la classe particulièrement en arabe littéraire.Les livres de Amar DHINA et de PERES n’avaient aucune utilté pour toi car tu maitrisais toutes les règles de NAHOU « grammaire » et qui nous posaient des difficultés vu les quelques hizb coraniques appris grâce à nos parents.
    Un jour tu as ramené un texte en arabe et tu nous as demandé de l’apprendre par cœur car dorénavant il remplace MIN JIBALINA C’était KASSAMAN!!!!!
    Pour apprendre ce texte il fallait connaitre la signification des termes.Pour enazilet on a déduit le sens;mais pour MAHIGATE personne n’a eu de réponse.Le groupe me chargea de le demander à notre prof d’arabe Mr FROUDA Mohamed ALLAH YARHMOU.Je l’ai fait à la fin du cours et MR frouda me fit tenir le serment de ne pas divulguer son aide.ALLAH YARHAM ECHOUHADA.
    Tu vois cher ami HADJ MOHAMED déjà en 6ème tu faisais de bonnes actions pour la collectivité !! Donc je te prie de continuer.
    Avec mes sincères remerciements , mes grands encouragements et ma sincère gratitude. Fraternelles salutations…

    • Douar

      un témoignage historique émouvant de Mr Mekri et si j’avais le choix j’aurais choisi vivre durant votre periode .la periode des sacrifices pour la patrie et pour le savoir.

  8. s y oran

    Le témoignage est honorable

  9. Hamid ourrad

    Merci monsieur Khiat pour ce témoignage de notre frère et voisin SI Mohamed de son vrai nom Zeddour Mohamed ,il habitait la rue ali ben Ali taleb,son père était imam à la mederssa du quartier Graba en1966 juste après la mort de si miloud ben OURRAD qui exercait la fonction de mouadin et imam et qui était mon père .
    Depuis son jeune âge ,si Mohamed était cet intellectuel racé,très modeste,et très estimé par les gens du quartier ,je me rappelle lorsque en 1961 monsieur MIMIS lui a demandé de lui écrire (ALIMENTATION GENERAlE)en arabe pour son magasin,on étaient tous très fiers de si Mohamed pour cette belle écriture en arabe qui était une nouveauté pour beaucoup d’entre nous

  10. gheroui n

    A la voix de sba la qualité des articles est un régal Ce témoignage en est un autre signe du savoir académique des lettrés locaux

  11. ya mma!

    ESst- le frère ou le cousin de Si boubakar notre imam infatiguable quand vous dites le fils de l,imam de la medersa.
    En tout cas ,la famille Zeddour est une famille trés connue de par leur savoir ,leur culture et éducation et pour les ainés ,ils vous diront qu’ils ont tous contribué à la revolution et à l’indépendance .
    Il y aurait un autre Zeddour actuellemnt à Air algerie si mes souvenirs sont bons.
    des Khiat j’en dirais autant, ainsi est constituée notre chère ville .
    La photo nos montre combien les personnes soucieuses de promouvoir la culture et el mahabba peuvent faire de la ville de SBA la ville « la plus épanouie » et me rappelle .même si je n’en suis pas natif , qu’elle peut devenir un lieu attractif pour toutes les manifestations culturelles .
    El hamdoulillah les penseurs il y en a ,les artistes il y en a ,les sportifs il y en a aussi ,les politiques émérite il y en a ….. les noms je peux en citer mais là où il faudrait creuser peut- être c’est le rassemblement de toutes ces forces et énergies .
    A vec toutes ces bonnes volontés et bien sûr des appuis pour faire entendre ces voix ,Bel abbes devrait disposer de certaines infrastructures de base tel un musée , une grande bibliothèque ,une grande librairie et pourquoi pas une maison d’édition.
    Côté sport, les champions ne manquent pas mais point d’infrastructure …..
    Est ce que nos étudiants / nos profs d »,université peuvent relever le défi ? cela reste à savoir mais encore une fois barak allahoufil jamii et uine dernière proposition .
    Faisons une surprise à notre cheikh .!

    • Mohamed2231

      assalam 3alikoum khaoutis , zeddour boubakar m a enseigné l arabe à l ecole primaire , abdallatif (son frère ) qui travaille à air algerie est mon camarade de classe , nous avons fait la 6ème ensenble au cem azza , leur père allah yarmou était imam à la maderssa , avant qu il monte sur  » elmanbar  » pour  » khoutbate el djoumou3a  » c etait Boubakar qui donnait  » addarse « 

  12. Mémoria

    Merci Si Khiat de nous permettre d’avoir une meilleure « traçabilité » d’un intellectuel émérite ,Mr Senni Mohamed,au vu des vécu et cursus présentés que je ne connaissais pas assez personnellement.Il est vrai que nos média nationaux n’ont jamais brillé dans la prospection des intellectuels du terroir et du peuple….Ils auraient fait de l’ombre aux caciques de la nomenklatura/haikala alphabétisés et « cravatés » en urgence pour les besoins du film officiel.
    Dans le même ordre d’idées,il serait judicieux d’apprécier encore le rôle de Mr Senni avec cette éventualité que Feu l’historien Abou Al Kacem Saadallah ait écrit des livres sur la période 1954-1962,malheureusement non publiés pour les raisons que vous connaissez !

  13. Hakem Abderrahmane

    Je ne le connais pas personnellement mais la qualité de ses commentaires sur la Voix de Sidi Bel Abbès prouvent que Mr Senni Mohamed est un vrai intellectuel en ce sens que le contenu de ses écrits nous montre que c’est une personne qui lit énormément et qui utilise son savoir à bon escient!Il faudra peut être qu’il intervienne un peu plus sur notre site !

  14. k faraoun

    Si ya mma Bonjour
    Messieurs Zedour boubakar, Mohamed et Abdelatif que vous venez de citez ont été éduqués sur les principes de notre religion puisque qu’ils sont des frères et leur père allah yarmah était bien l’imam de la medersa et c’est à grace à la fonction de leur père que les fils étaient en avance dans la langue arabe.
    Quand à si Makri Mustapha que je salue au passage, je suis très content de le voir poster un commentaire sur notre journal et je lui demanderai de rester fidèle à ce site pour s’imprégner des nouvelles de la Mekerra. Si Mustapha vous aussi vous avez participé à une bonne action pour la construction d’ un logement pour l’imam de l’ancienne mosquée de Ain El Berd .
    Mes félicitations à si Khiat qui nous gate de temps à autres par des beaux articles et je remercie si ya mma pour son beau geste que j’admire et qui demande à rassembler toutes les énergies bélabésiennes dans le seul but est l’épanouissement de notre ville pour la rendre plus attractive comme par le passé.

  15. Ahmed Khiat

    A M. Hassan en particulier, et à tous les chers lecteurs ( trices ) en général.
    Loin de me substituer à notre ami Mohamed Senni, je ne pense pas que le grand sprinteur que vous nommez soit la même personne que Md. Senni, car ce dernier, vu son âge ( 1947 ), ne pouvait être déjà au Collège en 1956. En outre, M. Mekri Mustapha ( voila une belle plume nouvelle ) dit avoir fréquenté ensemble la même 6° durant l’année 59-60.
    Je profite de cette occasion pour remercier tous les commentateurs ( trices ) pour leur gentils mots et leurs grands encouragements, et du coup, j’invite notre ami Senni de nous donner, en guise de réponse collective, d’autres informations le concernant. Sachant que mon humble article n’est qu’une partie minime apparente de l’iceberg.

  16. BADISSI

    rencontre de deux intellectuelles de notre ville ne peut donner que satisfaction , avec messieurs Mohamed Senni et Ahmed Khiat on ne peut que élargir nos connaissances merci

  17. benali

    c vrai badissi la voix est riche par cette diversité d’intervenants

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