La Voix De Sidi Bel Abbes

L’ancien président et père de la révolution cubaine Fidel Castro est mort à 90 ans

Pour d’autres, il n’était qu’un dictateur accroché au pouvoir. L’ancien président cubain et père de la révolution est mort vendredi 25 novembre, à La Havane, à l’âge de 90 ans, a annoncé samedi son frère Raul.

De tout temps, « El commandante » a déchaîné les passions. « Sa personnalité est si complexe que chacun peut repartir d’une même entrevue avec lui avec une impression différente », a dit de lui son ami et écrivain colombien prix Nobel de la paix, Gabriel Garcia Marquez.

Mais tous s’accordent sur l’intelligence du personnage qui se révèle dès son jeune âge. Brillant aussi bien dans les matières académiques que sportives, Fidel Alejandro Castro Ruz, fils d’un propriétaire terrien d’origine galicienne, part étudier à 19 ans le droit à l’université de La Havane. Promis à une belle carrière, l’étudiant rebelle et patriote se découvre une passion pour la politique.

Sa première lutte : trouver tous les moyens légaux pour invalider le coup d’État du général Batista en 1952. En vain. Inspiré par les écrits de Marti, héros de l’indépendance cubaine, et Marx, il juge alors que l’unique recours est la prise révolutionnaire du pouvoir. Il organise une insurrection avec un groupe armé contre la caserne de Moncada le 26 juillet 1953 qui tourne au fiasco. Arrêté, Castro choisit d’assurer sa propre défense lors de son procès. « L’histoire m’acquittera », lance-t-il lors de sa plaidoirie, véritable discours enflammé contre le pouvoir politique. Condamné à 15 ans de prison, il sera amnistié en 1955.

En sortant de prison, Fidel et son frère fondent le Mouvement du 26 juillet et s’exilent au Mexique pour organiser une insurrection armée. Castro rencontre un médecin argentin, du nom d’Ernesto « Che » Guevara, avec qui il partage des affinités idéologiques. Le 25 novembre 1956, les trois camarades embarquent avec 78 autres hommes à bord d’un navire baptisé Granma. Mais ils sont attaqués par surprise par l’armée de Batista lors du débarquement. Une poignée de survivants, dont Fidel, Raul et le Che, se réfugie dans la Sierra Maestra. Durant deux années, la guérilla se renfloue d’une centaine d’hommes, qui finit par prendre le dessus sur l’armée… au point que Batista, lâché par les États-Unis, fuit l’île à l’aube du 1er janvier 1959.

Arrivée triomphale à La Havane

Huit jours plus tard, les barbudos emmenés par Castro font une entrée triomphale à la Havane. La révolution est en marche. Grand et charismatique, l’homme au treillis vert olive bénéficie d’un indéniable soutien auprès des Cubains qui voient en lui un héros de la démocratie. Il mène une politique de nationalisation et de collectivisation agraire et se rapproche dans la foulée de l’Union soviétique en signant des accords commerciaux. Washington ferme son ambassade à La Havane. Quatre mois plus tard, Fidel déclare le caractère « socialiste » de la révolution cubaine.

Au même instant, il apprend que se prépare un débarquement orchestré par la CIA. Sous le nom de brigade 2506, 1 500 exilés cubains arrivent sur la Baie des Cochons au sud de l’île, mais sont rapidement déroutés. « El Commandante », qui s’est révélé être un véritable chef de guerre sur le terrain, gagne en popularité.

En pleine guerre froide, Cuba devient le théâtre d’affrontement entre les deux blocs. Moscou place, en 1962, des missiles sur l’île afin de dissuader Washington de toute tentative d’attaque. En découvrant les installations à quelques kilomètres de ses propres côtes, les États-Unis y voient une agression. La crise dure douze jours et le monde tremble jusqu’à ce que Khrouchtchev décide du retrait des lance-missiles, en échange de la promesse américaine de ne pas envahir l’île.

Le 3 février, John Fitzgerald Kennedy décrète un embargo économique contre l’île. Mais l’économie cubaine, arrosée de subventions par l’URSS, peut se targuer de résultats florissants dans les années 1970 : l’analphabétisme est quasiment éradiqué, le nombre de médecins multiplié par quatre, le système de santé nationalisé permettant à chacun d’accéder aux soins. C’est l’époque du castrisme glorieux qui cherche à se répandre sur la scène internationale. Des soldats cubains interviennent de façon directe dans des conflits pour soutenir les nations socialistes, notamment en Angola (1975) et en Éthiopie (1978).

Plus de 20 000 prisonniers politiques en 1965

Mais l’économie s’essouffle durant les années 1980 et le gouvernement autorise le départ de 125 000 candidats à l’exil vers la Floride. L’île impose un rationnement de tous les biens de première nécessité. L’image de Castro est écornée par les critiques internationales qui dénoncent la censure. Seule la presse officielle est autorisée. Les détenus politiques remplissent massivement les prisons. Le régime en dénombrait officiellement plus de 20 000 en 1965. En 1988, la commission de l’Onu rend un rapport accablant de 400 pages sur le respect des droits de l’Homme. Fidel est de plus en plus isolé sur la scène internationale.

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Le socialisme de Castro est remis en question avec la chute de l’Union soviétique. Cuba qui réalisait 80 % de ses échanges extérieurs avec le bloc soviétique est brutalement amputé de ressources stratégiques. Entre 1991 et 1994, le PIB s’écroule de 35% et le revenu par habitant chute de 40 %. Cuba entre dans la « période spéciale », la révolution castriste s’érode.

Fidel ouvre alors l’île aux investisseurs étrangers et au tourisme. Les Cubains sont autorisés à recevoir des devises. L’économie se redresse timidement. Mais les promesses de Castro n’empêchent pas plusieurs milliers de « balseros » de rejoindre la Floride à bord de barques.

L’idéologie de Castro trouve écho hors des frontières de l’île. En Amérique latine, le président du Venezuela Hugo Chavez se présente comme son héritier.

En raison d’un cancer du colon, Fidel est contraint, le 31 juillet 2006, de céder « à titre provisoire » le pouvoir à son frère Raul, vice-président du Conseil d’État. Après de longs mois de rumeurs et de démentis, il quitte ses fonctions définitivement en février 2008 et désigne Raul comme héritier. Le pragmatique, spécialiste de l’économie, succède à l’idéologue. Mais Fidel reste « El commandante », le leader du parti. Soucieux de rester présent dans le débat politique, il reçoit régulièrement des chefs d’État, et publie ses réflexions dans la presse nationale.

Au cours de sa vie, Fidel a échappé à plusieurs centaines de tentatives d’assassinat. Le général Fabian Escalante, ancien chef des services secrets cubain, en a recensé 638. Seul le temps aura finalement eu raison de lui.

Chronologie :

– 13 août 1926 : Naissance de Fidel Alejandro Castro Ruz à Horin, à l’est de Cuba.
– 1945 : Études le droit à l’université de La Havane.
– 1952 : Coup d’État du général Batista en 1952
– 26 juillet 1953 : Insurrection contre la caserne de Moncada. Condamné à 15 ans de prison, Castro sera amnistié deux ans plus tard.
– 25 novembre 1956 : Il embarque sur le Granma, avec 80 hommes.
– 1er janvier 1959 : Batista, lâché par les États-Unis, fuit le pays.
– 8 janvier 1959 : Arrivée triomphale de Castro à La Havane
– 1960 : Début de la politique de nationalisation et de collectivisation agraire
– 3 janvier 1961 : les États-Unis rompent leurs relations avec Cuba et ferment leur ambassade.
– Mai 1961 : Fidel Castro déclare le caractère « socialiste » de la révolution. Débarquement de la baie des cochons.
– Janvier 1962 : Crise des missiles
– 3 février 1962 : Kennedy ordonne l’embargo économique, commercial et financier sur Cuba.
– 1989 : Chute du régime soviétique
– 31 juillet 2006 : Castro cède « à titre provisoire » le pouvoir à son frère Raul.
– 19 février 2008 : Il quitte définitivement le pouvoir et désigne Raul comme héritier.
– Août 2010 : Sort ses mémoires sur la Sierra Maestra.

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Posté par le Nov 26 2016. inséré dans CE QUE DIT LA PRESSE, MONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

20 Commentaires pour “L’ancien président et père de la révolution cubaine Fidel Castro est mort à 90 ans”

  1. SBA

    Un grand révolutionnaire qui a marqué l’histoire C’est un ami de l’Algérie et du peuple Algérien Nos condoléances.

  2. Hamza

    Salam, il a eu l honneur de premier homme d état a visité la base de Mers el kebir sur invitation du président Houari Boumediene qui vener de liberté en avril 1972. Après la visite Castro a nommé le lieutenant qui commandé la base en commandant Allah yerhamhoum et dieu seul est juge .salam

  3. chaibdraa tani djamel

    Fidel CASTRO lors de la féte de son 90 éme anniversaire a porté le maillot vert de notre équipe nationale ainsi que le survétement de couleur blanche avec inscription « ALGERIE », c’était un grand ami de notre révolution.

  4. SBA

    L’Algérien vient de décréter un deuil national de huit jours. Reste à dire que notre lectorat qui nous as habitué à de longs commentaires ne s’est pas manifesté pour dire son avis. Très bonne journée.

  5. abbassi

    Dommage tout le reve des peuple de redevenir enfin riche et membre des notables
    C.est èvaporè chez les pays socialiste..au dernier jour du rève les.caisses des etats
    Sont redevenues vides..tout le monde est redevenue Fonctionnaire a la france Napoleene
    Ragda et tmangie. Mais chez les napoleens ils avaient napoleon et sa bande qui sortaient
    Des.villes le matin en chasseur de toute sorte de choses. Chasseur de prime et de tva imposè sur les indigenes algerien egyptien et meme europeens..
    La russe doit donner la tva avant .cetait sa reserve de fromage..20g de fromage sur
    100 gramme preparer…cela peut etre ne se voyait pad..
    Mais une fois les solialistes a la place des napolien. Je crois
    Ils ne l.ont rien compris..enfin certain plus futè mariè a des etrangeres
    Faisaient deja la chkara..pendant que les vraies socialistes
    Peinent a produire l.administration a la napoleene demande plus
    Meme trops..y.a pas d.argent?ils s.en fiche il faut imprimer..
    Alors les rotatives s.enballe.
    Y.a que les algeriens qui ont eu le genie de savoir
    Ou va aller la chose chez les napoliens..
    Alors ils ont laissè ce dicton pour le model napoleen

    ..**anta mir wana mir
    Chkoun issoug el hmir**
    Tout le monde voulait redevenir Maire et bien
    Qui va tirer les anes pour produire de la richesse?
    Je crois que la france mere de ce systeme.doit trouvet une solution
    Apres tout les français sont connus par leur genie de maquiller les fonction
    Au lieu de nommer l.ouvrier esclave il ne nomme fonctionnair
    Il fait le meme travail sans fuire le titre insuportable ..
    Maintenant vue que leurs campagnes se vident et tous les franCais veulent
    Acceder au napolianisme. Il doivent encore changer de noms
    Et ainsi dans peu d.annèe vous allez devoir entendre des titres et diplome de la sortr
    Direcreur de la semence. Sous directeur du tracteur..pdg des cucateurs
    Sous directeur des bouteilles de bierre secretaire general des vaches secretaire general des frimages…mais comment leur enfiler des cravate ça c.est lle role des haute couturière de Paris
    Avant y.avait un problème.chez un de nos hommes politiqur
    Il disait que la cravate pose probleme a la mosquèe elle fait la pendule lors de la prosternation
    C.est pourquoi Paris doit trouver unr solution. Un papillon?
    Oui bonne idèe la campagne française napolènne en papillon?
    Oui c.est une solution ..mais qui sortira le matin des ville français pour
    S.adonnet a la chasse en afrique chez les peuples isolè pas nombreux et pas armê..
    Ah ça c.est un grand problème..je ne pense oas qur la couturiere de Paris va lui trouvet
    Une solution…l.africain ça y en entrant dans les.villes il est redevenue un napileen..
    Et.cimme napoleon etait un loup on dit un loup ne peut dejouet un loup
    C.est finit l.epoque des agneaux et des moutons des africains.
    Place aux papillons……

  6. Amirouche

    Que peut-on retenir du passage de Fidel Castro dans cette vie? Pour moi, c’est un homme qui a renversé la dictature de Batista pour être lui-même dictateur, d’autres diront non il était juste le maitre révolutionnaire. Oui, révolutionnaire depuis 56 ans !, sentant la mort, il donnera son pouvoir à son frère Raùl, un autre Castro qui passera certainement, à son tour, Cuba à Antonio Castro le « golfeur » ou à un autre fils de la grande famille régnante des Castro. D’ailleurs ce processus dynastique n’est pas « spécifique » que pour ce pays. La “Dictature : un régime où l’opinion publique ne peut s’exprimer qu’en privé.” (Winchell)…
    Et si on ose critiquer à Cuba ou ailleurs, ceux qui ont mené les révolutions alors qu’ils n’avaient même pas la trentaine, vous diront « chut ! Tu es encore jeune »
    Au fait d’où vient l’expression  » Mon œil, oui ! « ?
    Salam….Rahe el smikri hna

  7. mohamedDD

    Salam, si Amirouche hna shana taghdi (rires) Hamdoulilah aala kouli haal
    Un dictateur, c’est qui? C’est la personne seule qui cherche le pouvoir et dure longtemps pas tout seul, on l’appelle chez nous zaim bon ou mauvais, donnant satisfaction à une minorité et insatisfaisant la majorité, qui a beaucoup de « moutons ». Il doit avoir l’élitéphobie, et être xénophobe, technophobe, squalophobe, octophobe, musophobe, maskaphobe, ohclophobe, pantophobe,… et au gré des délais, gomme et dégomme les textes et les hommes

  8. Amirouche

    mohamed DD

    Tu as tout bien résumé, surtout ta dernière belle phrase « …il gomme et dégomme les textes et les hommes « , et dont le nombre n’est connu que par Allah Soubhanou. Salam

  9. Al Hanif

    Bonjour à la liberté d’expression’ Made In Sidi Belabbes’.
    Une exception unique et à conserver pour qui est désireux de privilégier le message.
    J’exhume le condensé d’un papier du professeur Piero Gleijeses ( John Hopkins School of Advanced International qui atteste des liens historiques de Cuba avec l’Algérie.
    J’en donne traduction pour le bénéfice du lecteur désireux de s’informer;
    ‘ L’engagement révolutionnaire de Cuba à l’étranger a commencé en Algérie.
    Jusqu’au renversement du président Ben Bella in 1965, L’Algérie était le proche allié de Cuba sur le continent africain. Cuba a fourni une assistance militaire et civile non seulement à la République Algérienne indépendante mais également au FLN.
    L’amitié entre les pays était sincère, indépendamment des alliances stratégiques nécessaires.
    Le 16 octobre 1962, dans l’organe ‘ Révolution’, l’ex président Ben Bella écrivait:
    « Nous n’oublierons jamais ce que vous avez fait pour nos orphelins au Maroc et en Tunisie
    Nous n’oublierons jamais les soins prodigués à nos bléssés. Camarade Fidel Castro, le Front de Libération national n’a accordé qu’une seule médaille de l’Honneur. Et nous vous l’avons accordée. »
    Guévara et Raoul Castro furent envoyés par le Lider Maximo ( toujours lire texte et contexte) au Caire en juin 1959 et juillet 1960 et Fidel prononcera un discours Aux Nations Unies en 1960 pour plaider la libération du continent africain et soutenir tous les mouvements de libérations à travers le monde..( le fameux droit à l’auto-détermination)
    Gleijeses note que l’attachement aux valeurs révolutionnaires et anti-capitalistes du Cuba de l’époque ne doivent pas faire oublier que l’Algérie fut la première passion étrangère de Cuba, un pays frère.
    L’assistance apportée durant l’agression marocaine de 1963 en hommes, armes et dotation opérationnelle prouveront le lien de solidarité indéfectible et agissante comme le disait la langue (pas encore de bois) de l’époque.
    L’idylle entre Cuba et l’Algérie continuera et je connais au moins un Khiat, ancien moudjahid soigné et éduqué à Cuba après exfiltration du Maquis et amoureux de la langue de Cervantes. Et un autre, révolutionnaire romantique, spécialiste de la langue de Goethe..
    Une pensée pour ces camarades et ex collègues.

  10. Mémoria

    @USMBA!

    Merci à cette équipe mythique et populaire à la fois qui a tenu l’écran aujourd’hui !

    Mythique parce qu’elle a une histoire documentée et livresque (Hadj Belaid Lacarne).
    Populaire parce qu’elle est issue des milieux populaires et n’a jamais bénéficié des crédits non remboursables de la Khalifa Bank qui ont entretenu tout un tissu associatif et sportif (Dumping) pour faire courir les lièvres de la périphérie .La mort pathétique et fière de l’artiste Amar Ezzahi (Ait Zai) est là pour nous rappeler que la connivence même organisée ne peut pérenniser un système …apolitique.Fidel en reste l’exemple vécu et trop temporel !

  11. James

    Vive le peuple qui a la liberté et le savoir de choisir.
    Vive le chef qui sait se présenter pour améliorer, se retirer pour éviter le chaos et l’échec.

  12. James

    Le pouvoir, qu’il soit fasciste ou capitaliste crée un monde de crainte, de trahison, de tourment. Un monde d’écraseurs et d’écrasés. Un monde de haine.

  13. Al Hanif

    REQUIEM POUR L’ILLUSION D’OPTIQUE

    Il en est des révolutions comme des hommes. Elles finissent par secréter leur propre poison.
    Dès les années 1920,beaucoup étaient revenus de la Russie des Soviets et de ses illusions.
    Graduellement la Révolution du siècle se transformait en grimace et l’ héroïque république Bolchevique ( déjà amputée de la Foi) sombrait dans la paranoïa. Moscou manquait de tout sauf de discours et d’exécutions.
    Cuba manquera de tout sauf de discours et de sentimentalisme révolutionnaire.
    Heureusement l’Algérie n’aura manqué ni de martyrs ni de pétrole.
    Les trains de propagande nous avaient happé à la sortie de l’adolescence et nous avons failli presque succombé aux pièces de théâtre livrées en vrac et qui nous appelaient à la Révolution Prolétarienne.
    On s’obligeait à croire. On nous obligeait à croire. C’était le fond de l’air.
    Heureusement pour nous, notre guerre de libération nous avait arrimés au terroir, à notre foi et coutumes, et nous ne tenions à ne succomber à aucun village Potempkine.
    Les révolutionnaires qui vivent vieux tuent l’idéal révolutionnaire.
    La révolution Sandiniste au Nicaragua ne montrait plus que le visage désolant d’une couple de prédateurs mettant le pays en coupe réglée et veillant aux intérêts des sept rejetons.
    Le magistère moral, désormais confié au très conservateur archevêque Murilla Saveeda qui fera oublier les prêtres de la théologie de la libération qui avaient fait partie des premiers gouvernements de Daniel Ortega.
    En Afrique du Sud, les combattants de L’ANC, et à leur tête le sinistre Jakub Zuma,se livreront à une appropriation familiale du pouvoir et transformeront le parti de Mandela en une vulgaire association de malfaiteurs.
    Maduro au Vénézuela anéantit par milliers ‘ces ennemis du peuple’ et refuse d’endosser le constat d’un pays riche de ressources et failli dont les habitants quêtent des bribes de calories dans la Colombie voisine.
    Les fascismes de toute couleur, ont un vrai savoir-faire pour nettoyer derrière eux tout ce qui ne porte pas arme mais stylo.
    La terreur rouge promise par Lenine avait montré la voie en fusillant ouvriers réclamant du pain, anarchistes libertaires, intellectuels lorsqu’il en restait.
    Le slogan ‘lutte contre les ennemis du Peuple’ que l’on peut réactualiser par un autre slogan,peut donner aux assassins le sentiment qu’ils sont » le peuple » et sa main vengeresse.
    Qu’il est bon de penser et d’exprimer ses idées sans risquer la potence!

  14. Al Hanif

    merci de lire ‘ succomber »

  15. Hassan

    La révolution dans le monde a permis à des millions de miséreux de pour avoir accès à l’éducation , aux soins et à la culture. La révolution d’octobre a permis à l’URSS , pays de moujiks analphabètes et marchant pieds nus de devenir une grande puissance et de posséder un trés haut niveau scientifique, technique et culturel.
    Le premier droit de l’homme est d’avoir accès à l’éducation et à la santé: En URSS les études et les soins étaient gratuits pour tous. L’être humain était la pièce centrale de toute la politique sociale. par exp: Le citoyen soviétique était pris en charge pour les soins depuis qu’il était dans le ventre de sa mére jusqu’à sa fin . S’il était malade il lui suffisait de téléphoner et immédiatement un médecin et une infirmière arrivent chez lui pour l’ausculter et prendre les dispositions nécessaires pour l’évacuer vers un hôpital en cas de besoin. Tout ça gratuitement. Le téléphone coûtait 2 kopék autant dire rien.
    Pour les études les étudiants recevaient une bourse et les livres ne coûtaient pas grand chose.
    Tout travailleur avait droit à un séjour dans une maison de repos au bord de la mer pendant un mois pour se ressourcer à une somme dérisoire. L’ouvrier comme l’intellectuel pouvait aller au théâtre, musique classique, opéra ou cinéma à son choix. Les prix des billets étaient abordables. Le transport dans les bus, tramway , métro étaient presque gratuits: Le tramway -2 kopeks. le bus et le métro 5 kopeks. C’est l,équivalent de 2 et 5 centimes.
    Le chômage inconnu aux pays des soviets.

    Concernant la religion: Les gens étaient libres de croire dans la religion de leurs choix ou de ne pas croire du tout. A Léningrad par exemple il existait une mosquée plus belle que celle de Sidi Bel Abbés.
    La révolution cubaine a permis au pays d’avoir des médecins reconnus par le monde et un système d’éducation performant.
    En Algérie grâce à la révolution nous avons pu nous libérer du système colonial et les enfants des fellahs ignorants devenir des scientifiques, ingénieurs et techniciens. Sinon un fils ou une fille de balayeur seraient restést des cireurs de souliers dans les rues. Grace à la révolution nous pouvons actuellement critiquer ce qui ne nous plait pas. Au temps des féodaux (caids, Bache Aghas etc.). les gens étaient battus avec un fouet pour un oui ou un non.
    La dialectique montre que l’histoire évolue en dents de scie ou en spirale. L’âge de l’esclavage a était remplacé par le féodalisme , ce dernier par la bourgeoisie et cette dernière sera tôt ou tard remplacée par un nouveau stade d’évolution de la société vers plus de justice sociale et de liberté.
    Le droit d’expression n’est qu’un droit formel: Le chien aboie et la caravane passe. Le véritable droit de l’homme est le caractère économique: Il doit avoir droit à se soigner, s’éduquer et de travailler. Le capitalisme est source de crises cycliques dues a la spéculation parasite et improductive, de guerres pour s’approprier toujours plus de marchés et des ressources naturelles dans le monde. L’impérialisme n’est que le stade suprême du capitalisme.
    La petite bourgeoisie algérienne est versatile et n’a aucun rôle dans l’histoire c’est pourquoi actuellement elle cherche a accumuler le capital par tous les moyens (vol, corruption et, fuite des capitaux vers l’étranger etc…) . On voit sous nos yeux apparaître des oligarques qui grâce aux détournement des biens de l’Etat , à la complicité de politiciens véreux , les marchés publiques, s’approprier du capital puis de l’investir en France, en Italie , au Brésil en Éthiopie et ailleurs.
    S’attaquer à la révolution c’est s’attaquer aux pauvres . Quand aux révisionnistes tels Gorbatchèv ils sont toujours jetés dans la poubelle de l’histoire.

  16. Al Hanif

    Camarade Hassan
    Ne me faîtes pas le coup de la pyramide de Maslow inversée.
    Bien sur que les besoins vitaux ( nourriture, abri et vêtements) doivent déboucher sur santé et éducation…….et sur la liberté de s’exprimer librement dans une autre phase historique.
    Le bilan globalement positif et les intentions de la révolution d’octobre ne sont pas en débat!
    Ce qui l’est, c’est la mutation vers des systèmes bureaucratiques, liberticides, et l’avatar RDA , système policier de la Stasi où tout le monde espionnait tout le monde et dégommait au premier chef les idéalistes, les premiers des croyants dans l’éthique révolutionnaire.
    Devenir adulte, c’est voir les deux faces de la médaille , avec le recul historique nécessaire.
    Côtoyez-vous les nouveaux millionnaires russes à l’étranger, anciens nomeKlaturistes et qui sont la négation des idéaux? moi oui!
    Cordialement

  17. Hassan

    Camarade Al Hanif, permettez-moi de vous appeler par ce qualificatif comme vous avez eu l’obligeance de me l’attribuer. .Comme vous l’avez constatez vous même le bilan est globalement positif. La Révolution d’octobre es la mére de la libération des peuples opprimés et surtout colonisés. L’URSS était encerclée et en état de guerre froide avec les impérialo-capitalistes et dans ces conditions , l’État socialiste a été obligé de faire comme l’affirmait De Gaulle: »Les choses étant ce qu’elles sont, et ne pouvant être autrement, il faut agir en conséquence » La RDA comme FRG étaient des avants-postes de part et d’autre de la ligne de séparation de deux systémes antagonistes. Dans les deux cas les SR encadraient la lutte contre le systéme adverse. La construction du socialisme est une lutte permanente contre la pieuvre capitaliste:Si l’on coupe un bras un autre apparaît a sa place. L’individu est de nature égoïste et aspire à exploiter le plus faible. Les millionnaires russes et algériens sont la négation des idéaux socialistes;Ceux sont les contre-révolutionnaires de notre époque.
    Salutations Fraternelles.

  18. elhadj abdelhamid

    Bonsoir
    Bouteflika, El Commandante AbdelKader Le Malien nous « rougit le visage » de gratitude pour avoir décrété 8 jours de deuil pour le frère d’armes Castro qui a porté les couleurs nationales de l’Algérie pour son dernier anniversaire. Comme Benbella qui avait baptisé une place d’Alger à la mémoire de l’autre frère d’armes d’outre-Atlantique, Kennedy.
    En Algérie, pays des miracles, le roi Fayçal est reçu avec la même ferveur que Castro et le Che et en 1978, à la fin du règne de Boumediene le socialiste, plus de 1000( mille) sociétés américaines travaillaient en Algérie en toute quiétude à proximité des kasmas du parti unique, l’ancien FLN, qui arboraient, sur leur fronton, A bas l’impérialisme US.
    Fayçal a toujours défendu la cause algérienne et le premier document officiel qui saisit l’ONU sur l’Algérie est la lettre de l’Arabie Saoudite au Conseil de Sécurité en Janvier 55, 2 mois après le 1er Novembre 54. Le Prince Salmane, l’actuel Serviteur des Lieux Saints , Gouverneur de Ryad pendant 50 ans, a créé, en 1955, un fonds de soutien aux Algériens pour financer la guerre de libération. Le FLN reçoit, de l’Arabie Saoudite qui verse Cent Millions pour l’achat d’armes, le premier soutien financier arabe. Salmane avait aussi ouvert le premier Bureau du FLN à Djeddah. Nasser était hostile à la participation de l’Algérie à Bandung et les autres pays arabes avaient aussi déçu Mohamed Khider, chargé de plaider l’affaire algérienne à ses frères.
    Fayçal et Boumediene constituaient le fer de lance du combat contre les Sept Sœurs, le cartel des 7 grandes compagnies pétrolières mondiales et les artisans du premier choc pétrolier qui a bouleversé l’Occident. C’est à Alger que se réunit, le 4 Mars 1975, le premier Sommet de l’OPEP.
    Fayçal meurt, assassiné dans des circonstances douteuses, le 25 Mars, quelques jours après la tenue du sommet d’Alger.
    Boumediene aussi est mort dans des circonstances douteuses après un sommet arabe.

  19. OUERRAD

    tout cela de l histoire ,,, qu ont ils laisse aux ZGHABA de leur pays respectif ,,,,, yaw fakou ,,,, chacun jouait un role juste pour son ,,, EGO …

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