La Voix De Sidi Bel Abbes

L’Algérie est «l’invitée spéciale» du 16e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la francophonie qui s’ouvre aujourd’hui à Antananarivo, à Madagascar.

Elle sera représentée par Ramtane Lamamra, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Un communiqué du ministère des Affaires étrangères, cité par l’agence APS, a rappelé que l’Algérie participe, depuis le Sommet de Beyrouth de 2002, en qualité d’invitée aux conférences de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). L’Algérie n’est pas membre de l’OIF pour des considérations politiques. Alger considère, depuis le début des années 1970, l’Organisation de la francophonie, qui a pris plusieurs dénominations au fil du temps, comme un espace plus politique que linguistique ou culturel.

A son arrivée au pouvoir en 1999, le président Abdelaziz Bouteflika a tenté un rapprochement avec la francophonie, mais sans plus. A Paris, l’adhésion de l’Algérie, présentée comme l’un des «plus grands pays francophones au monde», est plus que souhaitée. Les experts évoquent la forte présence de la langue française dans l’administration publique, le commerce, l’éducation, l’enseignement supérieur, les médias, le système de santé et l’édition littéraire. Le français demeure la première langue étrangère enseignée à l’école, loin devant l’anglais, l’espagnol et l’allemand. Dernièrement, des appels ont été lancés en Algérie pour que l’anglais soit enseigné dans les classes primaires.

L’argument avancé est que la langue de Shakespeare est la plus utilisée au monde, y compris sur internet et dans l’enseignement des sciences. Alger et Paris ont constitué depuis plus de quatre ans une commission mixte pour «évaluer l’enseignement du français» en Algérie et «accélérer les programmes de formation pour les enseignants» de cette langue. La thématique retenue pour le sommet d’Antananarivo est «Croissance partagée et développement responsable : les conditions de la stabilité et de l’espace de la francophonie».

Un rapport sur «Les jeunes dans l’espace francophone» sera présenté à l’occasion de ce Sommet.
Un sommet qui se réunit tous les deux ans pour statuer sur l’adhésion de nouveaux membres de plein droit ou en observateurs. «Le Sommet définit les orientations de la francophonie de manière à assurer son rayonnement dans le monde, dans un cadre stratégique décennal. Il adopte toute résolution qu’il juge nécessaire au bon fonctionnement de la francophonie et à la réalisation de ses objectifs», est-il précisé sur le site de l’OIF.

Créée en 1970, l’Organisation des «pays ayant le français en partage» regroupe actuellement 80 Etats. Selon des études, plus de 80% des francophones au monde seront des africains vers 2060. Globalement, le français est en perte de vitesse dans le monde par rapport à d’autres langues telles que l’anglais, le chinois, l’arabe, le russe, l’espagnol et le hindi.

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Posté par le Nov 26 2016. inséré dans CE QUE DIT LA PRESSE, MONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

6 Commentaires pour “L’Algérie est «l’invitée spéciale» du 16e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la francophonie qui s’ouvre aujourd’hui à Antananarivo, à Madagascar.”

  1. Mémoria

    Salam ! Si Ramtane Lamamra reste un parfait bilingue,et c’est un honneur pour l’Algérie d’être représentée par un vétéran des protocoles diplomatiques et culturels…Quant au chasseur syndiqué des écrivains francophones et adepte de la civilisation orale,il sied mieux aux accolades enfumées de méchouis festivaliers…

  2. SBA

    Bonjour la position de notre pays est demeurée constante Les arguments sont signalés dans le texte. C’est ce que j’ai saisi.

  3. Amirouche

    L’Algérie ne veut pas adhérer à cette organisation mondiale de la francophonie, elle n’est même pas membre observateur, pourquoi participera-t-elle alors à Antananananananarivo si elle n’est pas d’accord avec les » principes » de l’espace francophone, d’autant plus qu’elle dit que la » francophonie » est un instrument de la diplomatie française. Pourquoi cette ambivalence ?
    Au fait, connaissez-vous ces adages ?
    – » Ch3ele mel koba tanzar we moulaha fel nar » ou » houwa fel moute we aynihe fel houte » ou » li yakssed, yakssed khayma kbira, ida ma taacha ybete dafi » ou » MA YHOUKLEKE GHIRE DOFREKE, WE MA YABKILEKE GHIRE CHOFREKE » ou
    « La politique, c’est pas compliqué, il suffit d’avoir une bonne conscience, et pour cela il faut juste avoir une mauvaise mémoire ! »…
    Salam

  4. Hamza

    Salam, une organisation a toujours un but l’argument (apprendre ) est un bon argument, moi j ai toujours vu la cerise se pose sur le gâteau jamais vu le gâteau sur la cerise je préfère une coercition 5 sur l arabe puis 1 sur les cerises la l argument est justifié je suis fière de lire Mme CH en anglais ..français parce que je sais quel maîtrise l arabe j ai mes enfants qui parle français ,anglais ,,espagnole, et un même l allemand mais je suis pas comblé parce que leurs langues littéraire ne la maîtrise pas, je me suis fait le reproche comme je le fait à notre enseignement un algérien qui ne peu pas répondre à des journalistes arabes c est un peu limite salammm

  5. chaibdraa tani djamel

    Arrétons ces rocades et cet agrandissement de notre ville ,prenez l’exemple d’el marhoum Dr HASSANI ABDELKADER qui voulait faire de son vivant en tant que maire une rocade d’arbres (genre de forét) autour de la ville pour donner un bol d’air journalier à la population, la méme idée d’el marhoum HOUARI BOUMEDIENNE qui voulait faire du barrage vert, un arrét de sable entre le nord et le sud.

  6. chaibdraa tani djamel

    Ce commentaire devait étre éditer sur la page » de la nouvelle rocade » (milles excuses) faute de frappe.

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