La Voix De Sidi Bel Abbes

« Labours et pacages interdits dans les zones steppiques de la Wilaya de Sidi Bel Abbès.

Par    M Noui

 

                     Une commission mixte de daïra de protection de la steppe, vient d’être installée tout récemment à Marhoum, 110 km au sud de Sidi Bel Abbès, a-t-on appris d’une source autorisée. Composée de membres de la commune, d’éléments de la gendarmerie nationale, d’agents forestiers , de représentants du haut commissariat de protection de la steppe et ceux des services de l’agriculture, cette commission, selon notre source, a comme seul objectif principal de lutter contre les labours aléatoires ,l’agriculture inadaptée et les surpâturages entrepris ces derniers temps, dans cette  zone steppique par des bandes occultes d’exploitants furtifs ,agissant dans des intérêts communs. Ces surfaces subarides sont devenues par la force des temps, un espace défavorisé, voire marginalisé, ayant  subi un processus de dégradation continue qui a contribué  par conséquent à l’avancée alarmante du désert et aux déséquilibres écologique et climatique.

État des sols dans le sud de la commune de Sidi-Chaïb. [cliché : B. METERFI]

Les enjeux en matière de contrôle de la steppe étant purement politico-économiques, les membres  de la dite commission n’auraient donc pas tardé à passer à l’acte: 20  P.V  auraient été élaborés depuis l’entame de la campagne  »labours-semailles’’, par les agents forestiers et 10 autres par la gendarmerie nationale, à l’encontre des contrevenants originaires du chef-lieu de daïra et de  Bir Hmam. D’autres sorties mensuelles, conclut notre source, sont programmées et devraient toucher des zones steppiques étant le théâtre de ces dépassements, à l’image de Oussra, Jahfa, Khouifra, Srir et El Mekmen.
Source écrite/lien: M. Noui
https://www.reflexiondz.net/SIDI-BEL-ABBES-Le-labour-et-le-pacage-interdits-dans-les-zones-steppiques_a53542.html

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=75089

Posté par le Nov 26 2018. inséré dans ACTUALITE, CE QUE DIT LA PRESSE, ORANIE, SBA PROFONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

5 Commentaires pour “« Labours et pacages interdits dans les zones steppiques de la Wilaya de Sidi Bel Abbès.”

  1. Mme CH

    Très bonne décision, il était vraiment temps d’interdire ces pratiques sur des sols fragiles qui contribuent fortement à la dégradation des écosystèmes steppiques.
    Justement, les vents de sables que Sidi Bel abbés a connu et connaîtra sûrement encore, sont dû (entre autres) à la désertification dans les steppes environnantes.
    Il faut faire respecter cette décision sur le terrain sinon cette action sera vouée à l’échec, et ce serait vraiment dommage pour l’homme et l’environnement.

  2. b200

    Il faut traiter ce probléme dans un cadre de développement et non de sanction;dans le plan de développement tu introduis des lois d’ interdictions.. Sachez que le mouton n’est pas une espèce endémique en Afrique elle a été introduite des pays asiatiques, nordiques froids; beaucoup de laine et beaucoup de graisse..

  3. Bz

    Merci M. Noui. Enfin, on pense aux zones steppiques.
    La première fois que je suis parti à Béchar (début des années 70) j’ai été profondément déçu de ne trouver, sauf la dune séculaire d’Ain-Sefra, que de la verdure (alfa et végétations de toutes sortes). Point de chameaux et point d’oasis que j’imaginais.
    Le hasard a voulu que je travaille dans les hauts plateaux à la fin des années 90. Là, c’est autre chose. On ne trouve que du sable, rien que du sable et de la pierre. Adieu verdure.
    Au gré des contacts que j’ai eus, on me fait découvrir une instruction de l’administrateur français qui gérait la région.
    Il était question :
    – de diviser un bloc de terrains en trois parties. La décision était de permettre le pacage dans un bloc donné tous les trois ans. Disons que c’est le bloc 1. Dans les blocs 2 et 3, on assiste à une régénération de l’alfa qui pouvait être cueillie à sa 3°année. Le pâturage s’effectue après cueillette. Et ainsi de suite.
    – D’interdire formellement l’ouverture de pistes.
    – D’interdire également les labours et l’ensemencement de céréales sur des terres non autorisées pour cela.
    Tout le monde trouvait son compte et l’alfa était cultivé. Même une ligne de chemin de fers destinée au transport de l’alfa fut créée (Tabia-Redjem Demmouche, anciennement Crampel).
    M. Rodriguez (qui possédait l’actuel hôtel face au Trésor) avait d’ailleurs une unité de traitement de l’alfa à Sidi-Bel-Abbès, au Maconnais. Les anciens s’en souviennent.
    De leur côté, les éleveurs ne pouvaient qu’être satisfaits puisque la nourriture de leurs bêtes était assurée.
    Maintenant, point de tout cela. Chacun fait ce qu’il veut. Les pistes sont ouvertes au gré des humeurs, les camions envahissent la steppe, la transhumance n’est plus contrôlée et l’alfa a disparu. Des labours sont entrepris un peu partout. En considération du climat, la récolte ne ramènerait peut-être même pas ce qui a été ensemencé.
    Autre question concernant l’avancée du désert. Du temps de feu Boumédienne, il y a eu le fameux barrage vert. Cet ouvrage a carrément disparu faute d’entretien. Constitué de pins d’Alep, il fut ravagé par les chenilles processionnaires. Ne demeurent qu’une vingtaine de kilomètres après Saida, ou quelques arbres situés dans le creux des rivières. Pourtant, il existe des espèces qui s’adaptent aux rigueurs des hauts-plateaux, tels que le caroubier, le faux pistachier etc.
    Cette avancée, on n’en parle que très peu. En attendant, et vu d’en haut, on constate que les dunes sont déjà dans le proche sud de Saida, de Tiaret, de Tissemsilt etc. Il ne reste qu’une petite bande de 120 à 150 kilomètres à vol d’oiseau de la mer où vit l’immense majorité de notre population.
    Il y a péril en la demeure. Il faut, à mon sens, penser à cette urgence. Encore merci M. Noui.

  4. b200

    merci bz pour ce commentaire je rajoute enfin d’apres ce que j’ai entendu de nos parents, le probléme ne datait pas que depuis 1830, si vous retournez bien arrière il est fort possible que l’invasion des mongoles et des iraniens les fatimides ont introduit les ovins en Afrique du nord, ils avaient tout le sahel comme zone de paturage, car comme vous le savez a leurs époque y’avait pas encore la decouverte du tissu dite synthetique. en europe on s’habillait encore avec le cuir ya que les egyptiens qui avaient pu introduire le coton. a peu le reste habit et tapis etaient une culture de l’asie centrale. parce que il fait trop froid.
    puisque le tapis et la laine etaient fortement demandés ce qui a conduit a une surproduction ou une surexploitation du sahel et sur la nappe alfatière qui etait tombée entre les mains des europeens qui ont continué le massacre..n’en parlant pas des guerres en europe et la famine qui obligaient les armeés d’utiliser les ovins non pas pour produire la laine mais pour se nourrir. les bergers ne comprenaient pas comment on peut manger l’agneau..manger l’agneau était contre productif..parce que les gens cherchaient la laine pas la viande…donc c’est sans doute plus ancien dans l’histoire,
    jusqu’à maintenant on a pas mesuré de l’invasion des asiatiques sur l’algerie
    tant sur le plan économique commerciale et surtout religieux ..c’est une simple remarque aux historiens de dire leurs avis. je ne fais que dire ce que j’avais entendu
    mais je le trouves logique

  5. Mahfoud

    « Que je sois condamné ou innocent, ma vie elle est n….. ».
    Somptueuse citation de Jawad Bendaoud, le nouveau Proust de la francophonie.
    À quand une nouvelle parodie de cet aigle méconnu ?

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