La Voix De Sidi Bel Abbes

La lettre de Liamine Zeroual aux algériens

Après 15 ans de silence, l’ancien président Liamine Zeroual, décide enfin de s’exprimer sur la situation du pays à quelques jours de l,élection présidentielle. Ci dessous la lettre qu’il a adressé aux algériens.

COMMUNIQUE

(Jeudi 20 Mars 2014)

Le jeudi 17 avril 2014, le corps électoral est convoqué en vue de l’élection à la présidence de la république. Une élection à travers laquelle le peuple souverain donnera mandat au prochain président de la république d’agir en son nom, pour une période de cinq ans. L’élection présidentielle a toujours constitué un moment fort dans la vie de la nation et un évènement majeur pour le devenir national. C’est là un insigne honneur pour le prétendant à la magistrature suprême mais également une lourde et délicate charge, autant morale que physique. Une charge qui, pour être honorablement assumée, exige d’être entourée d’un certain nombre de conditions dont essentiellement celles qu’édicte formellement la constitution d’une part et celles qu’impose l’éthique des règles protocolaires liées à l’exercice de la fonction d’autre part.

C’est à l’aune d’une aussi importante consultation électorale, et des conditions objectives de transparence et de liberté qui doivent entourer son déroulement, que s’apprécie le degré d’enracinement social de l’Etat et que s’acquiert le respect mérité dans le concert des nations. C’est pourquoi l’adhésion participative des citoyens aux grandes décisions nationales confère une inestimable source de légitimité aux institutions de la république et constitue de ce fait l’immunité la plus élaborée dont pourra se prévaloir l’Algérie pour relever les grands défis d’édification et affronter la menace des enjeux qui la guettent.

En ma qualité d’ancien président de la république, je me suis, jusqu’à maintenant, interdit d’investir intempestivement le champ politique par obligation de réserve et abstenu d’interférer dans l’espace institutionnel par éthique républicaine. Toutefois, cette attitude de réserve ne m’a jamais empêché d’être toujours sensible aux pulsations de la société algérienne et d’observer avec une attention régulière et un intérêt particulier l’évolution de l’actualité nationale. Aujourd’hui, la survenance d’une série d’évènements et de déclarations, autant multiples qu’inhabituels, notamment à la veille d’une importante échéance électorale, m’a mis dans l’obligation morale de m’exprimer et de partager mes sentiments et mes craintes avec mes concitoyens algériens.

Ce qui se passe aujourd’hui sur la scène nationale ne peut laisser indifférent et interpelle la conscience de tout citoyen algérien jaloux de l’indépendance de son pays et mesurant à sa juste valeur le coût exorbitant des sacrifices consentis pour la recouvrer. Il faudra se souvenir également qu’hier encore et à ce même titre, l’Algérie a du payer de nouveau un lourd tribut pour avoir vécu l’une des phases les plus éprouvantes de son histoire contemporaine ; elle s’en est miraculeusement sortie grâce à Dieu et à toutes les forces vives de la nation qui se sont courageusement et dignement mobilisées à ses côtés. Aujourd’hui plus que jamais, le devoir de mémoire doit constituer la source intarissable qui doit invariablement inspirer le peuple algérien dans sa quête nationale à construire le chemin de l’avenir.

Au titre de ce devoir de mémoire, je voudrai, ici et de nouveau, rendre hommage à toutes ces forces vives de la nation et saluer le rôle éminemment salutaire qu’elles ont joué, notamment celui assumé par l’Armée Nationale Populaire et les Forces de Sécurité dans le dénouement de la grave tragédie nationale qu’a vécu l’Algérie. En dépit de la farouche hostilité manifestée à l’endroit de l’Algérie dans sa lutte contre le terrorisme, l’Armée Nationale Populaire et les services de sécurité ont su et pu déjouer toutes les tentatives de déstabilisation du pays et ont réussi le pari inespéré de mettre l’Algérie à l’abri du grand péril qui la menaçait dans ses fondements-même.

Malheureusement et tout récemment, l’institution militaire s’est vue exposée à une regrettable diatribe dont la finalité n’est autre que celle de fragiliser de nouveau l’appareil national de défense et sécurité nationales et d’ouvrir ainsi la porte aux multiples dangers qui guettent l’Algérie. Mais en cette matière, l’Armée Nationale Populaire est parfaitement compétente pour faire face à de tels dangers, compte tenu de la qualité des hommes qui y exercent et qui disposent des capacités patriotiques leur permettant de remplir leur mission et d’accomplir leur devoir au service exclusif de la nation.

L’Armée Nationale Populaire, avec toutes ses composantes, reste avant tout au service de la patrie. Tous les responsables, ayant eu, depuis l’indépendance nationale, à agir en son nom, restent guidés, avant toute autre considération, par le devoir de préserver la cohésion de ses rangs, dans le respect de la loi et de renforcer ses capacités opérationnelles pour assurer la protection de la patrie. La cohésion interne de l’Armée Nationale Populaire, et son essence populaire demeurent, à elles deux, les véritables facteurs de sa puissance.

L’Armée Nationale Populaire a contribué à consolider la stabilité et la sécurité, avec le concours des services de sécurité et le soutien décisif des forces patriotiques. Elle reste engagée dans ce combat vital car elle est consciente qu’elle représente le bouclier armé en mesure de s’opposer à toutes les tentatives cherchant à porter atteinte à l’Algérie, ressuscitée par la glorieuse Armée de Libération Nationale, à sa souveraineté et à l’intégrité de son territoire national

En effet, ce qui se passe aujourd’hui sur la scène nationale, à la veille d’une aussi importante échéance électorale, mérite bien de retenir l’attention de tous les acteurs de la vie nationale et ne saurait être grossièrement éludé au profit de certaines approches dont les intentions cachées ne servent pas nécessairement les intérêts vitaux de l’Algérie.  Il faut se garder de sous-estimer la situation actuelle et de penser que la manne financière peut, à elle seule, venir à bout d’une crise de confiance structurelle. Même fondés, l’étalage des statistiques et des bilans chiffrés à l’adresse d’une opinion nationale exsangue n’est pas pour convaincre son scepticisme exacerbé, ni de nature à contenir l’effervescence citoyenne que connait actuellement la scène politique nationale. Une effervescence citoyenne qui n’a d’autre ambition légitime que celle d’apporter sa propre contribution à l’édification d’un nouvel ordre politique dans la fidélité à l’esprit de la déclaration du 1er novembre 1954 et en harmonie avec les normes universellement consacrées, tout en préservant nos valeurs et nos spécificités.

La révision de la constitution algérienne en 2008, notamment l’amendement de son article 74, relatif à la limitation des mandats présidentiels à deux, a profondément altéré le saut qualitatif qu’exigeait l’alternance au pouvoir et a privé le processus de redressement national de conquérir de nouveaux acquis sur le chemin de la démocratie. Il est éminemment important de rappeler que l’alternance au pouvoir a pour vocation de consolider la solidarité intergénérationnelle, de conforter la cohésion nationale et d’instituer les bases structurantes d’une stabilité durable. L’alternance au pouvoir a également pour vocation de fortifier la démocratie et de crédibiliser les institutions de la république qui en sont la plus précieuse émanation. Enfin, l’alternance au pouvoir a pour finalité d’assurer les meilleures conditions d’avènement, sans grands heurts, d’un Etat moderne.

L’histoire des grandes démocraties dans le monde nous enseigne qu’un Etat fort est toujours consubstantiel decontre-pouvoirs tout autant forts. Cette même histoire nous enseigne également que le principe de transparence dans l’administration des affaires publiques, dans la gestion des ressources du pays et dans l’exercice des libertés individuelles/collectives constitue un puissant gage de bonne gouvernance et permet de lutter efficacement contre toutes les formes d’abus et de corruption, sous l’autorité irréfragable de la primauté du droit et de l’équité de la justice.

A ce titre, il faut souligner avec force à l’adresse de tous ceux qui doutent encore du génie national que le peuple algérien sait distinguer l’essentiel de l’accessoire et sait également offrir gracieusement sa patience légendaire dès lors qu’il s’agit de la mettre au service d’une grande cause nationale. Une cause qui emporte l’adhésion participative du peuple est une cause entendue et déjà acquise.

C’est pourquoi, le prochain mandat présidentiel doit s’inscrire dans le cadre d’un grand dessein national et offrir l’opportunité historique d’œuvrer à réunir les conditions favorables à un consensus national autour d’une vision partagée sur l’avenir de l’Algérie ; une vision partagée par les principaux acteurs de la vie nationale et que doit nécessairement couronner, en dernière instance, l’assentiment souverain de l’ensemble du peuple algérien. Ce mandat-transition constituera la première étape sérieuse d’un saut qualitatif vers un renouveau algérien, plus conforme aux aspirations légitimes des générations post-indépendance et en harmonie avec les grandes mutations que connait le monde. Il est temps d’offrir à l’Algérie la république qu’elle est en droit d’exiger de son peuple et de son élite éclairée.

Dans ce cadre et à ce titre, il faut rappeler en toute objectivité que le droit de vote constitue le moyen constitutionnel le plus pacifique que le citoyen utilise pour exprimer ses choix. C’est également un devoir national que d’exprimer ses choix et de participer ainsi, à travers des élus représentatifs, au processus d’élaboration de la décision nationale. C’est pourquoi la voix exprimée du citoyen doit constituer une précieuse valeur dans la construction démocratique du système politique algérien et dont il faudra se garder d’en amoindrir l’inestimable portée. C’est par l’effet de la voix exprimée du citoyen que se construit l’Algérie de demain. Si le citoyen algérien a le devoir d’exprimer sa voix dans les grandes haltes nationales, il incombe à l’Etat d’offrir les meilleures conditions de transparence et de liberté afin que ce choix soit rigoureusement respecté et pris en considération. C’est de cette manière que s’enracine la confiance et que se perpétue la pratique démocratique.

C’est dans cet esprit qu’il faut considérer que la constitution, la cohésion nationale et l’unité des forces armées de la république constituent les piliers qui portent l’Algérie et le précieux patrimoine commun que les algériens sont en devoir de préserver et de défendre quelque soit le niveau et la nature des sacrifices à consentir.

Indépendamment de ce qui va résulter du scrutin du 17 avril prochain, il faudra surtout retenir que le prochain mandat présidentiel est le mandat de l’ultime chance à saisir pour engager l’Algérie sur la voie de la transition véritable. Tous les indicateurs objectifs militent pour entamer, sous le sceau de l’urgence, dans la sérénité et de manière pacifique, les grands travaux de cette œuvre nationale salutaire à la réalisation de laquelle tous les algériens doivent être associés. En effet, il faut se garder de croire que la grandeur du dessein national peut relever de la seule volonté d’un homme serait-il providentiel ou de l’unique force d’un parti politique serait-il majoritaire. La grandeur du dessein national est intimement liée à la grandeur du peuple et à sa capacité d’œuvrer constamment à conquérir de nouveaux espaces démocratiques. Dans cette perspective, notre pays est indéniablement riche des potentialités et des capacités à même de lui permettre d’aller vers ces nouvelles conquêtes. A travers son histoire, le peuple algérien a de tout temps démontré qu’il est, fort de son unité, capable de relever les plus grands défis.

Vive l’Algérie.

Gloire et Eternité à nos Valeureux Chouhadas.

Mr ZEROUAL LIAMINE

Ancien Président de la République.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=40740

Posté par le Mar 19 2014. inséré dans ALGERIE, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

24 Commentaires pour “La lettre de Liamine Zeroual aux algériens”

  1. OUERRAD

    Sauf le respect que je lui doit il arrive trop tard et si c est pour calmer nos freres chaouis , il se trompe ; il devrait dire à BOUTEF de se corriger en mettant à la porte sellal et benyounes . Sinon nada il ne faut compter sur moi pour aller cautionner une mascarade .J ai beaucoup de respects pour ce monsieur d ailleurs pour moi il est le seul avec CHADLI ET BOUDIAF qui ont repondu à l appel de la patrie par nationalisme et non par interets ,,,

    • Mus

      il insinue a boutef des reproches pas forcément voilés tels la révions de la constitution et surtout le cas de la guégerre entre l’armée et le DRS

  2. Amirouche

    Bonsoir
     » Si vieillesse pouvait et si jeunesse savait ! »
    Quel candidat sera imposé ou élu démocratiquement à la tête de l’État?
    Le peuple Algérien a t-il le droit de remettre les rênes du pouvoir à un jeune ou donnera t-il la gestion du pays à un homme malade et âgé (lui souhaitant un prompt rétablissement) briguant des mandats sans cesse ou à une autre figure qui a déjà été a la tête de ce beau pays tel Monsieur Zeroual « comme on est habitué aux surprises de dernières minutes »?
    C’est aux citoyens d’arrêter ce grenouillage politique et de choisir son président , c’est à eux de s’inviter dans l’arène et dire leur mot .
    . Il est du devoir de tout un chacun de veiller au grain pour que notre futur président ,âgé ou jeune ,concilie harmonieusement l’âge avec sagesse, santé physique et mentale. et surtout honnête ,consciencieux et vertueux.
    @OUERRAD dit qu’il arrive trop tard ,je ne suis pas de son avis , car le 30 janvier 1994 il était arrivé aussi en retard et suite à des pressions reparti avant la fin de son mandat !!! je pense que c’est l’histoire qui se répète.
    Cordialement

  3. BADISSI

    un grand homme architecte de la concorde civil avec El amari ismaiel ALLAH YERHMOU

  4. saoudi a

    Un homme , un vrai , ce Zeroual ! Ah , si Bouteflika et son clan avaient quelques grammes de « rjoulia » de ce « chaoui f’hel  » , on n’en serait pas là aujourd’hui .
    Zeroual mérite tous les respects . C’est un homme politique , sage et patriote .

  5. Ahmed Khiat

    Trois points importants, entre autres, méritent à mon avis, d’être soulignés :
    1°) L’élection présidentielle a toujours constitué un moment fort dans la vie de la nation et un évènement majeur pour le devenir national. C’est là un insigne honneur pour le prétendant à la magistrature suprême mais également une lourde et délicate charge, autant morale que physique.
    2°) Il faut se garder de sous-estimer la situation actuelle et de penser que la manne financière peut, à elle seule, venir à bout d’une crise de confiance structurelle.
    3°) La révision de la constitution algérienne en 2008, notamment l’amendement de son article 74, relatif à la limitation des mandats présidentiels à deux, a profondément altéré le saut qualitatif qu’exigeait l’alternance au pouvoir et a privé le processus de redressement national de conquérir de nouveaux acquis sur le chemin de la démocratie.

    • Amirouche

      @Ahmed Khiat
      Bonjour
      Je pense que M. Zeroual à fait un grand tacle aux sympathisants et clan de
      Bouteflika , je ne pense pas que ce dernier mène les cordes de la gestion du pays !!! on lui a imposé l’idée de ce quatrième mandat au lieu de le laisser se reposer, il a donné toute ces énergies étant valide alors qu’on devrait l’épargner pour sa santé et le dispenser du pouvoir.
      Nous savons tous que l’AVC peut avoir des effets physiques, émotionnels, comportementaux et même sociaux.
      Zeroual a mangé trois pions  » wa dkhel lal dama »
      La question qui se pose maintenant est pourquoi cette intervention quelques jours des élections?
      Cordialement

      • Ahmed Khiat

        @ Amirouche
        Vous vous demandez cher Monsieur pourquoi cette intervention quelques jours des élections. Peut-être que M. Zéroual, après un long silence pendant lequel la situation du pays s’empirait de plus en plus, a jugé utile de ‘ guider ‘ le peuple à choisir l’homme qu’il faut, tout en excluant celui qui n’aurait ni la force morale, ni les capacités physiques. Peut-être aussi qu’il voulait être quitte devant la nation en prenant Dieu à témoin: Allahoumma inni ballaght.
        Quoi qu’il en soit, il n’est jamais trop tard de bien faire, comme nous dit l’adage.
        Cordialement

  6. Khayi

    j’admire ce monsieur Khiat A pour son sérieux en tout comme je le félicite m’a t ‘on dit avant hier pour son meilleur prix de la voix de belabbes pur un travail journalistique littéraire Le journal de la voix est nanti mais quel est son secret par rapport a d’autres,?

  7. OUERRAD

    j ai dit qu il arrivait en retard pour cette fois , le mal est fait , sellal nous insulte , benyounes de meme , les deux lascars sont de retour , la campagne est pour demain ,les des sont pipes .1 DESIGNE et 5 lievres , rien ne va plus faites vos jeux ,,,

  8. Argos

    Zerroual a parlé ou plutôt Zerroual a écrit au peuple algérien après un silence de 15 ans, rendez vous compte si pendant tout ce laps de temps qui n’est pas rien, il n’a rien dit, alors c’est qu’il était devenu muet et le muet tout le monde le sait, il ne parle pas mais il gesticule. Déjà que le peuple algérien est incapable dans son ensemble d’émettre sur les affaires politiques du pays un jugement convenable par manque d’information objective du à l’opacité du régime mais aussi par manque de compétence au regard du désert médiatico-culturel dans ce domaine, alors lui demander de lire entre les lignes de ce pamphlet à la gloire de l’ALN-ANP, c’est trop. Il arrive souvent que ce même peuple s’interroge sur l’intérêt de la politique et se demande pourquoi faire de la politique, puisque ce sont toujours les mêmes ou presque qui reviennent sur la scène depuis l’indépendance y compris Zerroual, preuve en est. Franchement il aurait été plus crédible s’il avait parlé de vive voix à la télévision ou à la radio ou même directement à la foule de Ghardaïa ou de Batna, là où ça dérive gravement en ce moment et où l’on reconnaitra l’homme courageux qu’il fût un certain temps pour calmer les esprits chauffés à blanc. Zerroual utilise la langue de bois à défaut de la langue des signes, mais il signe là le retour de l’enfant prodigue d’une autre grande muette : l’Armée. La cohésion interne de l’Armée Nationale Populaire et son essence populaire demeurent, à elles deux, les véritables facteurs de sa PUISSANCE dit-il, soit, mais l’essence populaire n’est plus ce qu’elle était puisque l’armée est devenue un métier de professionnels où il faut avoir du piston sinon de l’argent pour être recruter et le jour où il y aura un chef d’état-major parmi les brillants officiers de la Marine ou de l’Aviation on pourra parler de cohésion totale. Suivant les circonstances le sentiment de l’algérien envers la Glorieuse ANP oscille entre l’affectueux attachement au Service National et l’irrespect le plus subversif contre les corrompus zélés en vert qui l’agressent sur les routes. Cordialement

  9. OUERRAD

    ON NE PEUT PLUS CLAIR PLUS LIMPIDE MERCI POUR CE POST EXCELLENT.

  10. kaid

    Les posts nous éclairent et cela est avantageux pour nous lecteurs

  11. OUERRAD

    C est tout à l HONNEUR DE LA VDSBA qui asu nous nous reunir de partout ,,,

  12. OUERRAD

    Ce n est pas un peuple bizarre c est un peuple qui veut comprendre ,et il comprend .Alors que , comme ce monsieur ceux qui veulent donner des leçons ou interferer dans la vie politique , le fasse au moment opportun , où etait il en 2008 quand la constitution etait violee , où etait il quand la mascarade demmarait . ON NE PREND PAS LE TRAIN EN MARCHE? On n ecrit pas une lettre on parle au PEUPLE ?

    • Miloud

      Est-ce vraiment la Constitution qui pose problème, alors que l’on sait qu’elle a été amendée selon les procédures normales, par ordonnance et par les représentants du peuple, dans le cadre formel de la légalité constitutionnelle, les deux chambres réunies, ce qui est explicitement prévu par la loi fondamentale.
      On n’écrit pas au peuple, on lui parle! je suis tout à fait d’accord. Mais est-ce que tous les médias publics ou privés lui auraient-ils tout naturellement offert leurs caméras et ouvert leurs micros ?
      De toute façon, si cette lettre devait s’avérer être en fin de compte sans intérêt, elle sera sans aucun doute vite oubliée par l’Histoire.

  13. Hamida Ghoul

    Vous parlez tous de Zaroual , alors que ce dernier avec tous les respects qu’on lui doit a démissionné juste au moment ou le peuple Algérien avait besoin de lui. Maintenant il vient donner son avis a un peuple diviser ne sachant que faire .Pourquoi avoir attendu le candidature de Benflis et que les chaouis se manifeste pour enfin donner votre avis. Moi je dirai qu’on doit faire très attention a ce qui se prépare.

  14. OUERRAD

    En effet , c est la constitution qui pose probleme ,il fallait que ce monsieur interviennes à ce moment là , pour defendre son acquis democratique qu etait l article 74 deux mandats .Aujourd hui se faire ecrire une lettre pour dire quoi allez voter , cautionnez la mascarade , non cela ne peut passer il a fait comme les autres , se taire trop longtemps nous sortir un flop. Meme si la tv n aurait pas accepter , toutes les autres l aurait aider ne serait ce que pour la pub.Sinon pourquoi pas el magharibia ou el asr quoique je ne les cautionne pas .Quant à sa lettre c est dejà du passe plus personne n en parle ,,,GHOUL a raison pas le leur/ HAMIDA ZEROUAL veut dire votez BENFLIS ???

  15. Imène

    Moi ce qui m’interpelle dans cette lettre de L.Zeroual c’est cette phrase du dernier parag :  » il faut se garder de croire….doivent être associés . » en effet, il faut être puéril pour croire que les choses changeront miraculeusement par le simple fait de changer de président, ou de gouvernement : l’homme providentiel ( et son programme aussi probant et ambitieux soit -il ) est une grande illusion..
    si nous persistons ds cette léthargie , cet immobilisme qui nous lie pieds, poings
    et même les têtes ! écoutez : si aujourdhui la corruption est généralisée, institutionnalisée même , c’est parceque nous avons longtemps banalisé la rachoua ds nos moeurs ( pardon la tchipa, el kahoua, el coursa ) le beni 3amis, la maarifa…
    -si nos villes et nos rues croulent sous les ordures ..c parceque nous avons toléré les incivilités, le laxisme, cultivé les détritus ( comme sous d’autres cieux on cultive les fleurs) on s’en débarrasse quand on veut, là où on veut !
    -si notre école est sinistrée, c parceque nous avons longtemps ( ou mazzal ) sous estimé l’enseignant, méprisé les éducateurs, les hommes du savoir..tous relégués à l’arrière-plan au profit de la pègre, des affairistes..si les lois sont bafoués, la justice inexistante, le mal être grandissant..les bras cassés..bref ce n’est pas que la faute des politiques ! nous avons en partie oeuvré pour notre malheur : kama takounou youalla alaikoum !
    Ce dont notre pays a besoin, et ce quelque soit le candidat élu, est un sursaut national salutaire pour assainir la situation présente , émerger du marasme, redresser le pays sur tous les plans à commencer par moraliser les pratiques de la politique..avec l’implication de tous ds l’effort de construction ..l’Algérie a besoin qu’on l’aime !! ce beau pays ne nous mérite pas !! nous lui avons fait trop de mal.. Barakat ! vraiment ..
    il me vient à l’esprit ce verset grandiose de sourat era3d ( le tonnerre, 11 )
     » Dieu en vérité, ne modifie nullement l’état d’un peuple, tant que les individus ( qui le composent ) ne modifient pas ce qui est en eux.. » inna allaha la youghairou ma bikawmin….à méditer absolument.

    • Amirouche

      @Imène
      Ma sœur , rien à dire , vous avez tout dit
      « L’argent ne satisfait pas plus l’avidité que l’eau salée ne désaltère la soif. »

  16. OUERRAD

    En effet on a l impression que tout se résume à un seul homme , le sauveur il n y a pas de MEHDI MOUNTADHAR ? même pour le cas des présentielles , on nous présente des hommes et pas de projets de société , tout est dans les programmes , seulement de programmes on n en entendu que de vagues promesses toutes aussi pompeuses les unes que les autres .Aucun projet de société digne de ce nom , depuis toujours on nous barbe avec des chiffres qui n’ont aucun sens , le citoyen a besoin de concret , lui parler sa langue, sa langue celle qu’il connait pas des promesses en l’ air jamais réalisées . AUCUN BILAN SERIEUX N A ETE FAIT DEPUIS 62 A NOS JOURS . Où sont les trois révolutions de BOUMEDIENE . Où est l’homme qu’il faut à la place qu’il faut .Où est la réconciliation .Où est le million de logements . CECI pour ne parler que des grands chantiers de nos illustres PRESIDENTS ….

  17. Imène

    tous les algériens insultent ( et s’insultent ) mon ami ABASSI ! ( illa man rahima raboka ) – sauf infime exception- notre langage courant est truffé de formules grossières, de mufleries..écoutez les enfants à la sortie des écoles, les altercations ( même amicales ) entre jeunes, parfois même les filles ! et je ne vous dis pas les blasphèmes et les obscénités..une vraie crise morale..nos politiques censés donner l’exemple , s’y mettent eux aussi dans le langage de la rue..ouallahi, c la caritha ..rabbi yostour !

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