La Voix De Sidi Bel Abbes

La généreuse et imprévisible rivière de la Mekerra convoquée ce jour par Mr Lekhal Benyahia.

Toujours en attendant qu’un de nos chers amis établis à Paris concrétise une initiative visant à rendre hommage à notre ex maire, René Justrabo, nous avons déjà relevé des disaines de commentaires positivant cette louable démarche qui nous honore tous. Néanmoins, à partir de cet article sur notre ex maire, nous avons pu découvrir d’autres citoyens de notre wilaya profonde (département) précisément dans la paisible localité de Boukhanéfis, et ce par notre ami Bouchentouf Ghalem dans un de ses récents commentaires et que nous avons titré { Quand Miguel de Boukhanéfis parlait de « l’Istiklal (Indépendance) »}. Celui-ci n’a pas manqué d’interpeller un ami commun en l’occurendre Hadj Lekhal Benyahia, le voila se mettre au clavier en nous pendant un beau texte sur la Mekerra que nous avons titré « La généreuse et imprévisible rivière de la Mekerra convoquée ce jour par Mr Lekhal Benyahia», suivez.

Il a tellement plu ces derniers jours sur Messer que nous avons fait du « sarakhoun » notre plat national. Mais cela n’a pas suffit à revigorer la Mekerra qui est plus asséchée que jamais et dont les rives ne retentissent plus des clameurs des enfants que nous étions, l’été durant, en attendant d’aller aux vendanges. Mon ami Ghalem veut que je lui parle de la Mekerra, eh bien ouvre bien tes écoutilles. Hadjitek 3ala bladna ! Ah la Mekerra ! Si généreuse elle savait tout donner sans rechigner, sans rien demander, sans rien prendre. Peut-être épisodiquement un baigneur imprudent. Les roumis avaient compris et assimilé mieux que nous ce verset du Saint Coran qui nous est pourtant exclusivement destiné et qui dit : ″ …et Nous avons désigné de l’eau tout être vivant. Ne croiront-ils donc pas ?″ (sourate ″El Anbia″,verset 30). Ils avaient, les roumis, par un ingénieux système réussi à confier à la Mekerra plusieurs missions : ils avaient dressé en amont du village, sur le cours de la rivière, une petite digue pour prélever une partie de son débit. Judicieusement tracé, ce petit canal serpentait à travers le village pour le franchir de part en part et tenait à restituer à la rivière, en aval, les eaux qui n’avaient pas été utilisées, comme on restitue un trop-perçu. Chemin faisant, ce petit canal et son réseau de nervures revivifiaient l’agriculture en assurant l’irrigation de dizaines d’hectares de petits potagers qui participaient à l’autosuffisance alimentaire des gens du village. Ce canal faisait tourner deux minoteries de taille moyenne, un petit moulin, un abattoir communal et une usine qui produisait de l’électricité (si, si !). Et ce n’est pas fini, puisque les eaux claires de la rivière permettaient aux pauvres et braves bougres qui ″descendaient″ au village des douars environnants d’abreuver leurs montures pendant qu’ils faisaient leurs courses : café, thé, sucre, huile, pétrole, paires d’espadrilles et, pour les plus éveillés d’entre eux, comprimés d’ ″aspro″ et henné pour madame et quand la bourse le permettait du pain francess chez le boulanger pour changer un peu de la galette faite à la maison. Et ce n’est pas fini, puisque les légumes étaient lavés dans ces eaux avant d’être dirigés vers le grand marché de la ville pour y être commercialisés. Et la laine au moment de la tonte des moutons. Et ce n’est pas fini, puisque les militaires français, pourtant d’ordinaire si stupides –ne l’est-on pas quand on compte dans ses rangs de solides gaillards, maréchaux des logis, qui tiennent à punir le courant d’air pour avoir cassé une vitre ?- ces militaires avaient mis au point un astucieux système pour décrasser leurs camions de retour d’une campagne dans les maquis à la poursuite des nationalistes armés. Tous ces services étaient rendus par la rivière sans que personne ne débourse le moindre sou, l’onde (comme l’appelait La Fontaine dans sa fable ″ le héron″) suivait son cours en dehors de toute intervention de l’homme par ses machines ou ses pompes grosses consommatrices d’énergie, mais comme ça, par gravité comme disent les hydrauliciens. Il fallait simplement prévoir le salaire de deux agents communaux chargés d’assurer l’entretien du canal : Ammi Benchinoun dit ″Bechar″ (Allah yerhmah) et Karleskin, quant à la police et à la tranquillité publique, les gardes-champêtres qu’étaient Ammi Merabi Kouider et Ammi Benaoum Bachir (Allah yerhamhoum) y veillaient vigoureusement. Car parmi les plus enhardis parmi les villageois, il y en avait qui organisaient sur les berges ombragées de la rivière, et loin des regards indiscrets, de vrais tripots où l’on s’adonnait à des jeux de hasard et qui la nuit tombée étaient transformés en débits de boissons, à la belle étoile. Eh oui ! On s’amusait comme on pouvait entre braves gens, dans la bonne humeur mais toujours avec la complicité de la Mekerra. Mais voilà que quelques années après l’indépendance et avec le lancement de programmes ambitieux de développement et d’amélioration de la qualité de vie des populations (voilà que je parle comme un rond de cuir !), l’on fit le mauvais choix de réaliser un réseau d’assainissement dans le village, et dans tous les autre d’ailleurs. Les branchements particuliers à l’égout exécutés, où crois-tu que les grands collecteurs devaient déverser les eaux usées et nauséeuses des ménages ? Eh bien dans la Mekerra, pardi ! Sans avoir été préalablement épurées. Et au fil des années, j’ai senti qu’elle l’a vécu comme une profonde offense, un ressentiment à nul autre égal. Elle le fit savoir dès 1966 comme un avertissement aux humains afin qu’ils se ressaisissent et cessent de la traiter comme un exutoire et qu’ils arrêtent de la souiller : elle sortit de son lit et dévasta tout sur son passage, la plaine complètement inondée ainsi que la moitié de la ville de Sidi bel abbes. Ce message ne fut pas perçu comme il le devait. Ils continuèrent leur sale besogne et elle se fâcha en boudant, oui en boudant, c’est-à-dire en devenant à sec. Qui l’eut cru ? La Mekerra est à sec depuis le début des années 1980. Et ses rives ne retentissent plus des clameurs des enfants qui barbotaient dans ses eaux limpides, l’été durant avant d’aller aux vendanges. Mais pour en ajouter à sa rage de vengeance, trois ou quatre fois par an, elle dévale de sa source en furie, à une vitesse diabolique, noyant et emportant tout sur son passage. Les villages ″riverains″ sinistrés, les trois-quarts de la ville de Sidi bel abbes traumatisés : les crues de la Mekerra sont devenues une affaire d’Etat. Bien fait pour notre gueule ! Depuis trois ou quatre ans, avec la mise en service d’un barrage entre Tabia et Boukhanéfis, les choses s’améliorent. Mais le sort en était jeté : elle était définitivement brouillée avec les humains et elle confisqua pour toujours les bienfaits qu’elle leur avait offerts ; alors, imbéciles les humains, ils ont tout saccagé : la prise d’eau, le grand canal, les petites rigoles, les bassins, les minoteries… Alors ils se sont contraints à acheter de la menthe, du persil et de la coriandre en ville. Pour les autres légumes, c’est une toute autre affaire ! Pour eux le travail de la terre est devenu tellement salissant, voire même avilissant : progrès enta3 tekhir ezzaman !!

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Posté par le Mai 11 2012. inséré dans ACTUALITE, SBA PROFONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

78 Commentaires pour “La généreuse et imprévisible rivière de la Mekerra convoquée ce jour par Mr Lekhal Benyahia.”

  1. benhaddou boubakar

    un recit de mon paisible village natal dont je retient quelques souvenirs lointains,tres lointains meme!,parmi ces souvenirs un peu frais:la descente vers l’oued pour faire la grande lessive,habits,laines etc… que reste t’il de cet oued? du sable et des cailloux!!! merci grand frere benyahia de ce beau reportage!

  2. chaibdraa tani djamel

    je sais une chose de boukanefis que ce village était doté d’électricité avant sidi bel abbes mais essayez de rendre visite à un grand personnage de boukanefis que j’ai rencontré à l’hopital il est hémodialisé le pauvre (allah ichafihe) ce monsieur c’est « canada » un trés grand homme (fleuriste) que je lui rand hommage de ce qu’il a fait au sein de la ferme SAGRANDI je me souviens de lui en tant que colon (colonie de vacances) dans cette merveilleuse ferme hélas maintenant vous savez la suite du sors de cette ferme

  3. chaibdraa tani djamel

    pardon,je l’ai rencontré il y a à peu prés 8 mois

  4. l inconnu

    je prefere qu un illustre intervenant puisse nous evoquer une viree vers le lac de sidi mhamed benali en compagnie de la gamine mlle mrah a bord de la nubira blanche

  5. MOHAMED

    La ferme de Sagrandi était parmi les meilleures fermes de notre pays
    la dégradation des fermes à l’échelle nationale a été faite par les colons francais ou par nos citoyens algériens et on continu de laisser le pays gérer par le FLN………………………………………..

    • EL GUELLETI

      Oui t’as raison mon cher mohamed , on s’est comporté comme
      des vandales dans notre propre pays .Pour nous , il s’agit de
      continuer a toucher des doigts des plaies qui deviennent
      gangreneuses chaque jour d’avantage.

  6. Un parmi d'autres

    Ah! Cette Mekerra qui a fait le bonheur des enfants durant les vacances scolaires d’été et la j’ai pense a notre ami Bouchentouf G lui le natif de cette belle commune ,et j’ai sortie une photo du pont de cette Mekerra que j’ai dans les archives ou l’on voit 4belles demoiselles (Josiane Pomedio ,Colette Bigletti , Joceline Sanchez et Paulette Para tout cela est un bon souvenir pour les sexagénaires et les septuagénaires .

  7. madame mostefaoui SAB

    Je trouve trés beau ce nouveau texte d(un lecteur mais avant tout un fils de cette région ou j’ai mes aieux.le site est un cadre vraiment priviligié de montre notre pays dans toutes ses coutures seulement sanshaine car je vois de temps a autre sous des pseudos des attaques qui irrritent mais tout cela est connu et consommé.je veuxaussi parler de la mekerra elle nécéssite une prise en charge perrenne.

  8. gherbi sba

    je trouve que ce texte décrit bien cette grande riviére de la mékérra qui fut troublante Mais trés utile .Bravo pour cet article de notre région.qui est belle Ses enfants aussi

  9. l inconnu

    je crois qu une partie des eaux de la genereuse et imprevisible riviere de la mekerra est detournee de temps en temps vers le lac de sidi mhamed benali pour eviter a la ville d eventuelles innondations c est pour cela qu un certain personnage accompagne d une certaine adolescente se rende au lac pour s assurer que la quantite d eau lachee de la dite riviere est bien arrivee a bon port donc l interesse s identifie de lui meme

  10. colombo dz

    a mr chaibdraa tani djamel je crois que vous faites erreur la ferme sagrandi est situee du cote de ain tellout ou bien du cote de mascara

  11. demeurenpéril

    Précision mais sans polémique . Il se pourrait que dans d’autres contrées , il exite des fermes portant le meme nom.
    La ferme porte la dénomination suivante CASAGRANDE ou maison blanche.La vox populi est habituée à la prononcer  » sagrandi  » . En faite cette ferme se situe dans la circonscription de boukhanifis , route entre sidi khaled et boukhanifis.Hélas de cette ferme il ne reste que le nom.

  12. nabila t sba

    je ne connais pas trés bien cette région mais en passant j’ai remarqué’ la verdure qui existe autour de boukanéfis.Pour la rivier la mekerra est comme un patrimoine de la wilaya.mr lakhal l’auteur la décrit merveillesement on admire davantage ces espaces naturels.

  13. Smiley

    Ce texte et celui de B.L (sans H heureusement) sont tout simplement magnifiques!
    La vie peut nous avoir transformé en vulgaires cornichons mais notre époque a façonné nos existences et je crois que nous n’aurions pas aimé en changer.
    Amicalement!

  14. MOHAMED

    CASA GRANDE signifie en espagnol la grande maison. C’était le paradis terrestre ,on voyait la verdure à des horizons lointains, de l’eau claire et limpide qui ruisselait et on buvait cette eau courante avant qu’elle se terminait dans l’oued de la mekerra , les oiseaux qui chantaient sur les longs arbres qui sillonnaient les bordures des routes et des chemins. C’était le bon environnement et la bonne nourriture bio

  15. lecteur assidu

    Salam Mr Benyahia !Est-il trop tard de supprimer les collecteurs des eaux usées et les détourner ailleurs?N’est-il pas possible avec nos hydrauliciens et spécialistes de trouver des solutions à cet épineux problème qui je pense est national? devrions-nous accepter cet état de fait et pleurer sur ELATTLAL oû tout est devenu ruine et désolation?De toutes les manières merci Sieur Yahia d’avoir abordé ce sujet .Amicalement!

  16. jamel

    un trés beau texte je découvre ma région et ce autrement écrit et surtout par ses fils dans notre journal a nous.

  17. elhadj abdelhamid

    En lisant Bouchentouf Ghalem, je me dis que  » l’art d’être grand-père » de Victor Hugo est aussi algérien. Mais les mots de Ghalem pour son grand-père me font aussi dire qu’il existe également l’art d’être un petit-fils.
    Le texte de Hadj Lakhal Benyahia berce la mémoire sur le doux bruissement de l’eau de la Mekerra d’autrefois.
    Si La Mekerra m’était contée. Bouteflika avait dit : La Mekerra, on l’entend depuis Sidna Nouh (le Déluge). et comme Boudiaf, j’aimerais dire : où va La Mekerra ?
    Mais il y a une note plus gaie que takhir zaman qui finit le texte. Comme il a bien plu cette année et comme je ne manque jamais de m’arrêter souvent pour guetter, sur le Pont Perri ou à Sidi Lahcène,  » les flots de la rivière », j’ai aperçu, il y a quelques jours, un petit filet intrépide ( celui de l’espoir nécessaire), bien rapide, qui semble défier l’onde grise des égouts de la ville.
    La Mekerra renaîtra inchalla , comme El Khadra !

    • Bouchentouf Ghalem

      Bonsoir Elhadj Abdelhamid
      Permets moi d’abord de te présenter mes excuses pour n’avoir pas eu le temps de te rencontrer comme je souhaitais le faire lors de mon dernier passage au bled, mais ce n’est que partie remise in’challah. J’espérais un autographe en due forme sur ton livre « Dar Schlomo un été 62 » que finalement j’ai remis à notre ami Benyahia qui après lecture devrais le remettre à la bibliothèque « Parole et Ecritures » je ne vais pas revenir sur la péripétie de l’avis que j’avais formulé sur VSBA, mais au regard des préparations du 50 iéme anniversaire de notre indépendance, je pense que quelques feuillets choisies seraient d’actualités pour être mises en page sur le journal qu’en penses-tu ainsi que la Rédaction ?
      On espère tous que la Mekerra revivra avec la construction du nouveau bassin d’écrêtement en amont de Boukhanéfis, Allah n’a t’il pas dit dans Sourate Az’Zoumar(les groupes) verset 53: « Oh mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah » Portes toi bien. Amicalement

      • elhadj abdelhamid

        Bonsoir, cousin Bouchentouf Ghalem
        Tu ne peux imaginer à quel point ton message me fait plaisir , à plus d’un titre. Un jour, inchallah c’est moi qui te ramenera, en mains propres, mon petit roman qui t’a beaucoup plu, ce qui m’honore, venant d’un cousin de grande classe.
        Mais aussi, Soubhane Allah, lorsque les coeurs parlent, il y a toujours une porte qui s’ouvre .Ta référence à ce verset du Coran ne pouvait mieux tomber. Voilà, il y a quelques semaines, l’imam de notre mosquée avait axé son prêche du Vendredi sur ce verset  » ya Idadi ladhina asrafou fi anfoussihim , la tay-assou mine rahmati. Il m’a beaucoup plu , tant il gonfle d’espoir les plus désespérés. J’ai cherché vainement, chez moi pendant des heures entières, la sourate de ce verset dans le Coran parce que je ne l’avais pas perçue au prêche. J’y ai renoncé en me suffisant de réciter souvent cet heureux verset, surtout dans les moments difficiles.
        Et grâce à un cousin providentiel, je cours retrouver cette sourate ( Az’Zoumar) que j’apprendrai par coeur, inchallah!
        A bientôt.

        • elhadj abdelhamid

          lire , SVP, c’est moi qui te ramenerai ; la joie distrait souvent la grammaire !

          • Benyahia Lakhal

            @El Hadj Abdelhamid
            Salam cher ami
            Il est vrai qu’à la suite d’un article paru dans la VSBA et consacré à « Dar Schlomo, un été 62 », Ghalem Bouchentouf, après l’avoir lu, a tenté de faire publier un commentaire sur ce qu’il pense de l’ouvrage. Des raisons probablement techniques l’en ont empêché. Alors, il m’a transmis sur ma boite ses réflexions en me chargeant de te les faire parvenir. J’ai pris attache avec Tewfik Adda Boudjellal, un ami très proche, mais néanmoins « saloubri ». Il devait me procurer ton adresse ; j’attends toujours et j’attendrai. Et pourtant aujourd’hui, retournement de l’histoire, pour le remercier de cette incartade, la VSBA lui consacre un article entier, rien que pour lui, avec photo à la clé. Quelle époque !! (je plaisante, bien évidemment)
            Voici le commentaire de Ghalem Bouchentouf que j’ai précautionneusement gardé :
            « Bonjour ElHadj Adelhamid (avis amical)
            Comme on peut le croire à première vue « Dar Schlomo, un été 62 » n’est pas un livre sur les juifs mais une chronique douce amère de la vie d’une bourgade nommé Ténira qui ressemble à s’y méprendre à toutes les bourgades algériennes de l’époque coloniale, avec comme repère des lieux symboliques gravés encore dans la mémoire, telle la maison familiale de l’auteur rachetée à un juif commerçant du nom de « Schlomo » dans laquelle se déroule la trame de ce récit quelque peu historique au nom des siens. L’auteur né en 1956 survole et suit à travers les péripéties de la fratrie des descendants du patriarche Si El hadj Larbi le grand-père et de Ma Zahra Belarbi la grand-mère, les événements d’Algérie vécus sans haine ni vengeance envers la France et les Français en nous révélant vers la fin un pan de son histoire occultée, celle du harki au bon cœur qui laisse filer les prisonniers condamnés, le médecin « roumi » compatissant qui s’inquiète du sort des blessés ou du moudjahid « M’rendi » plus zélé à torturer ses ex frères pour assouvir sa vengeance d’une injuste condamnation à mort pour une faute jamais élucidée. La narration embrouillée par les noms et les prénoms des acteurs, manquait il est vrai d’un peu d’odeur du terroir, du parfum de la forêt de Ténira et du bruit du tréctour ou jarrar qui tracte la rimorqua qui porte la citirna du premier discours de Youcef, premier chef autoproclamé du domaine autogéré auquel le peuple répond par un Tahia Youcef, vivat moutonnier qui augure des moments difficiles pour l’Algérie naissante.
            PS : Le « M’tourni » Bendida dit « Roulema » de sinistre mémoire a une sœur mariée à un cousin germain à Boukhanéfis et il parait qu’il est toujours en vie du coté de Bordeaux mais vu le nombre de personnes qu’il a torturées, il n’est pas prés de réapparaître dans les parages, du moins à Boukhanéfis. »
            Ouf, mission accomplie ! !
            Il est vrai aussi qu’à l’occasion de son dernier séjour parmi nous au mois d’avril, Ghalem Bouchentouf m’a fait l’immense plaisir de me remettre l’ouvrage en question. Un sacré breuvage et un efficace remède contre l’amnésie. Je suis en train de me l’administrer à petites doses homéopathiques, tant il est succulent. Une fois mon traitement, antidote, terminé, je remettrai ton roman à la bibliothèque « paroles et écriture » afin que, dorénavant, nul n’oublie.
            Salutations fraternelles.

            • nabila t sba

              Bonjour comme je suis le journal et surtout les Rencontres SBA ou samedis de belabbes je n’ai pas encore reconnu ce monsieur EL HADJ ABDELHAMID qui écrit bien.le journal doit nous présenter CES ECRIVAINS BELABBESIENS..

            • Benyahia Lakhal

              Je reposte ce commentaire qui m’a semblé n’avoir pas été lu par son destinataire: El Hadj Abdelhamid.
              @El Hadj Abdelhamid
              Salam cher ami
              Il est vrai qu’à la suite d’un article paru dans la VSBA et consacré à « Dar Schlomo, un été 62 », Ghalem Bouchentouf, après l’avoir lu, a tenté de faire publier un commentaire sur ce qu’il pense de l’ouvrage. Des raisons probablement techniques l’en ont empêché. Alors, il m’a transmis sur ma boite ses réflexions en me chargeant de te les faire parvenir. J’ai pris attache avec Tewfik Adda Boudjellal, un ami très proche, mais néanmoins « saloubri ». Il devait me procurer ton adresse ; j’attends toujours et j’attendrai. Et pourtant aujourd’hui, retournement de l’histoire, pour le remercier de cette incartade, la VSBA lui consacre un article entier, rien que pour lui, avec photo à la clé. Quelle époque !! (je plaisante, bien évidemment)
              Voici le commentaire de Ghalem Bouchentouf que j’ai précautionneusement gardé :
              « Bonjour ElHadj Adelhamid (avis amical)
              Comme on peut le croire à première vue « Dar Schlomo, un été 62 » n’est pas un livre sur les juifs mais une chronique douce amère de la vie d’une bourgade nommé Ténira qui ressemble à s’y méprendre à toutes les bourgades algériennes de l’époque coloniale, avec comme repère des lieux symboliques gravés encore dans la mémoire, telle la maison familiale de l’auteur rachetée à un juif commerçant du nom de « Schlomo » dans laquelle se déroule la trame de ce récit quelque peu historique au nom des siens. L’auteur né en 1956 survole et suit à travers les péripéties de la fratrie des descendants du patriarche Si El hadj Larbi le grand-père et de Ma Zahra Belarbi la grand-mère, les événements d’Algérie vécus sans haine ni vengeance envers la France et les Français en nous révélant vers la fin un pan de son histoire occultée, celle du harki au bon cœur qui laisse filer les prisonniers condamnés, le médecin « roumi » compatissant qui s’inquiète du sort des blessés ou du moudjahid « M’rendi » plus zélé à torturer ses ex frères pour assouvir sa vengeance d’une injuste condamnation à mort pour une faute jamais élucidée. La narration embrouillée par les noms et les prénoms des acteurs, manquait il est vrai d’un peu d’odeur du terroir, du parfum de la forêt de Ténira et du bruit du tréctour ou jarrar qui tracte la rimorqua qui porte la citirna du premier discours de Youcef, premier chef autoproclamé du domaine autogéré auquel le peuple répond par un Tahia Youcef, vivat moutonnier qui augure des moments difficiles pour l’Algérie naissante.
              PS : Le « M’tourni » Bendida dit « Roulema » de sinistre mémoire a une sœur mariée à un cousin germain à Boukhanéfis et il parait qu’il est toujours en vie du coté de Bordeaux mais vu le nombre de personnes qu’il a torturées, il n’est pas prés de réapparaître dans les parages, du moins à Boukhanéfis. »
              Ouf, mission accomplie ! !
              Il est vrai aussi qu’à l’occasion de son dernier séjour parmi nous au mois d’avril, Ghalem Bouchentouf m’a fait l’immense plaisir de me remettre l’ouvrage en question. Un sacré breuvage et un efficace remède contre l’amnésie. Je suis en train de me l’administrer à petites doses homéopathiques, tant il est succulent. Une fois mon traitement, antidote, terminé, je remettrai ton roman à la bibliothèque « paroles et écriture » afin que, dorénavant, nul n’oublie.
              Salutations fraternelles.

              • elhadj abdelhamid

                Bonjour, cher ami Benyahia Lakehal
                Je suis heureux de voir mon petit roman plaire à mes amis connaisseurs . Ce n’est qu’un  » journal des miens  » , aussi je m’excuse d’avoir embrouillé Ghalem avec tous les noms et prénoms des Téniriens qui me sont tellement familiers que j’en oublie qu’ils puissent être inconnus des autres. Tewfik l’artiste est sûrement plus photogénique que nous pour avoir sa photo à la  » une  ».
                La critique avisée de Ghalem sur le manque d’odeur du terroir, du parfum de la forêt de Tenira me fait dire qu’il a l’oeil ( et le nez ) du critique littéraire car elle est partagée par un consultant d’une fondation littéraire qui a lu le roman .
                Je vous suis tous reconnaissant pour cette délicatesse de trouver une place pour  » Dar Schlomo, un été 62  » à la Bibliothèque  » Paroles et écriture  », notre académie des lettres bel-abbèsienne.
                A toutes fins utiles, voici ma e-boîte; Tewfik pense te l’avoir transmise:
                abdelhamielhadj2@yahoo.fr
                A bientôt.

      • Mémoria

        La saga de la mythique Mekerra continue…..Sans Reproche !!!

  18. lecteur assidu

    Soubhane allah!j’ai eu la même idée que Mr Houssine Mourad concernant les dons de narration exceptionnels de notre ami Bouchentouf Ghalem.Effectivement,son style nous transporte dans un décors sublime et l’on croit revoir les scènes de son enfance et l’ambiance d’une vie mélancolique mais pleine d’espoir! Amicalement

  19. messaferft sba

    la mekkerra déborde souvent ..elle est ainsi depuis la nuit des temps qui, peut nous raconter plus si ce n’est ses riverains elle fait office singulierement de source d ‘inspiration fertile merci hadj benyahia.

  20. Cheniti Gh.

    Salam mon ami Abdelhamid!Attention en lisant tes commentaires j’ai eu un coup de « jalousie » et je dois dire que j’envie notre ami B.Ghalem (que j’embrasse au passage)…Alors et moi? Je n’ai pas droit à ton livre?Portes- toi bien ainsi que toute ta famille.Fraternellement!

  21. elhadj abdelhamid

    Oui, mon cher Benhaddou,
    Ghalem mérite tous les coeurs de ceux qui ont le bonheur de le connaître.
    On aimerait tous que nos enfants nous ressemblent mais Ghalem restera le modèle idéal pour nos enfants, un homme sain, d’une grande droiture qui était déjà notre fierté alors que nous n’étions nous même que des enfants.

  22. Cheniti Gh.

    Bezzef allia !merci Boubacar et abdelhamid.je crois que cette nuit je ne vais dormir haha! Merci mes amis !Qu’Allah vous protège ,vous et votre progéniture !

  23. Cheniti Gh.

    Abdelhamid avec grand A.Tu as raison Abdelhamid,la joie distrait la grammaire et les bonnes habitudes!

  24. MATRIX

    C’est trés juste , Mr CHENITI GHALEM , c’est un exemple pour tous les belabesiens . Quelle éducation et quelle Modestie , Machaa allah.

  25. Mr ouhibi reda sba

    le texte a été provocateur de grande inspiration et c’est un bon gage

  26. Smiley

    Toute ville qui se respecte naît à la lisière d’un cours d’eau. Le coeur du Caire bat à proximité immédiate du Nil et toute l’Egypte est un don de ce fleuve.
    La Seine a enfanté de Lutèce et le Tibre a rendu Rome Ville Eternelle.
    Nous ne les jalousons pas! La Mékerra les dépasse en fantasmes et en souvenirs qui enjambent le temps, cristallisés dans des écrins de mémoire et qui se déploient longtemps après.
    Benyahia et Ghalem ne convoquent pas une photo sépia aux accents nostalgiques mais disent le bonheur d’être enfant dans une tourmente historique, avec objectivité et sans fard.
    Je me réjouis de les voir arrivés à bon port ,sans avoir jamais ,au grand jamais, viré de bord!
    La réception de leur article par des lecteurs plus jeunes fait écho au commandement Divin: LIS!
    Les premiers musulmans ont tout lu et traduit tout ce qui importait pour permettre au soleil d’Allah de briller sur l’Occident (la formule n’est pas de moi!)
    Ils ont lu et traduit sciences et philosophie grecque et les ont enrichies et amalgamées au corpus universel pour en faire un don à l’humanité. L’Espagne musulmane aussi; a eu ses fleuves: Qualdalquavir et Qualdaljara (Oued el Kharra ainsi nommé à cause de ses odeurs pestilencielles) et ses jardins qui préfiguraient la félicité du Paradis promis aux croyants.
    Le Canada Dry du paradis en quelque sorte!
    Oui, il était possible d’avoir des bonheurs d’enfants sous la nuit coloniale! Les récits reçus sans acrimomie mais avec délectation trancendent la logique générationnelle pour ne laisser place qu’au plaisir de la Lecture: LIS AU NOM de TON CREATEUR!
    Notre pays a connu des orages et le sentiment d’impuissance qu’ils
    imposent.
    De là où nous nous trouvions, nous avons pris une part active pour les dissiper et ne pas attendre qu’ils passent et que le ciel s’éclaircisse.
    Un fois ces instants révolus, nous devons faire face à l’arrogance de ceux qui se sont abondonnés au destin et nous demandent des comptes aujourd’hui.
    Je suis ulcéré par les attaques ad hominen contre Lekhal qui a tenu la boutique et le cap!
    J’espère que l’on ne verra plus voir forcir la tempête et la sentir se déployer pour promettre des dépressions terribles.
    Les moutons se sont-ils assagis? Les rouleaux ont-ils diminué?
    Espérons à l’Algérie de vivre le doux accouchement du crépuscule en jour.

    • Bouchentouf Ghalem

      Salutations distinguées Mr Smiley avec vous le sourire brille de milles feux par sabord. Merci aussi pour votre approche au bord de notre oued évanoui pour contempler avec délectations ses méandres bien au-delà du Nil éternel si j’ose me le permettre car de plus éternel il n’y a qu’Allah qui créa l’homme d’une goutte d’eau, c’est peut être pour cela qu’il s’est toujours installé d’abord autour d’un point d’eau ! Amicalement

  27. madame mostefaoui SAB

    Une fois de plus je ne pouvais rester insensible a cette merveille je parle de ce comentaire Et je trouve pas le mot juste ou adéquat pour qualifier cet écrit qui s »ajoute aux riches commentaires précédents .Monsieur vous répondez de la lumiére sur notre journal et vous rendez trés intelligible le forum de la voix de SBAet ceux qui vous interpellez n’avaient nullement tort.Merci que vous soyez la

  28. G.Mohamed.

    J’ai lu avec beaucoup de plaisir et d’intérêt tous les commentaires de cette rubrique,émanant de nos chers lecteurs (trices),à commencer par le sujet lui-même de Mr Lekhal Benyahia,en passant par Mr BG et Smiley!!! Je ne peut que me réjouir de constater le climat serein et amical,des échanges de belles paroles qui ne font que renforcer la bonne ambiance d’où jaillit…la fraternité!!!Et tous cela loin de toute attaque,agression ou insulte dont on est lassé de lire!!! Continuons tous,chères soeurs chers frères dans la voie  » du rassemblement amical  » et du respect!!

  29. benhaddou boubakar

    bonjour g.mohamed: tu as raison,c’est le rassemblement amical et surtout fraternel qui prime aussi,je te remercie pour ces belles paroles qui rechauffent le coeur

  30. chouia connaisseur

    Bonjour Mr Smiley!merci pour cette intervention que je trouve sublime.Dans tout texte,la première phrase(dont la votre) est très importante (the topic sentence).Je sais que Mr Lakehal Benyahia peut nous dire et expliquer comment se sont construits et crées les bourgs(Sidi Lahcène,Sidi Khaled ,Boukhanefis;Tabia,Sidi Ali Benyoub,Moulay slissen….jusqu’à Ras el Ma).Il peut commencer par:Tout le long du cours de la Mekerra……Amicalement Sieur Smiley!

  31. Smiley

    Trés flatté et un peu gêné par tous ces mots si gentils à mon égard.
    A bientôt et un grand bonjour à tous!

  32. benhaddou boubakar

    on s’estime heureux d’avoir des amis dans la voix de sba qui nous regalent de leur pensee et de leur modestie,smiley,memoria,bouchentouf g,mme ch,un parmi d’autres,karim10,zaidi et autres,rabi yahfadkoum

  33. Mme CH

    Et dire qu’on peut détourner le tracé de l’Oued Mekerra mais pas son histoire. Quand je lis votre article, je me dis que cet Oued à la fois rebelle et charmeur fait souvent parler de lui, non pas uniquement à cause de sa violence au fil des temps, mais comme étant nourricier et limpide au point que la baignade (Chegleb Megleb de notre ami B.G), la pêche et les promenades le long de ses rives lorsqu’il est sage, constituaient ses principales vertus. Mais comme nous savons que l’homme des temps modernes, a toujours participé, directement ou indirectement, à la réalisation du scénario de sa propre hécatombe, alors, on ne peut pas être trop surpris en voyant que le décor de cet oued a complètement changé, puisqu’on y voit des salissures diverses qui ont affecté l’orgueil de cet Oued ainsi que d’autres clichés, nous conduisant tout simplement à parler d’une amnésie générale néfaste….. Y a pas photo !!!!!!!
    D’après nos historiens de l’udl, la région de Sidi Ali Ben Youb est restée réputée pour ses eaux (cuvette naturelle où s’accumulent les affluents des montagnes), au cours de l’histoire. Quand les Hilaliens des Béni-Ameur vinrent s’établir dans la région à l’appel du Roi Yaghmoracen de Tlemcen…une fraction de ces tribus, les Doui Aïssa, occupa le site actuel. Au XIVème siècle, Sidi Ali Ben Youb, un taleb lettré, vint prêcher la bonne parole dans la région. Les Doui Aïssa lui réservèrent le meilleur accueil,lui célèbrent des terres sur leur fief et le saint homme s’établit parmi eux.
    Avant l’occupation française, le site était connu sous le nom de «Hammam Sidi Ali Ben Youb», célèbre pour ses thermes, depuis la cité berbéro-romaine d’Aquilera (les ruines des thermes), et des documents attestent que l’Emir Abdelkader venait souvent dans ce hammam pour se reposer.
    En 1845, Doui Aïssa et les Ouled Sidi Ali Ben Youb, fuyant la terrible répression des armées françaises, quittèrent leur territoire pour émigrer au Maroc, avec le reste des Béni-Ameur. Ce fut une terrible épreuve dont ne se relèveront jamais ces tribus. ça ne peut être que vrai, car la situation géographique, l’abondance de l’eau, la richesse des sols, le climat, ne pouvaient qu’attirer et fixer une intense colonisation de colons bien sûr, au détriment des indigènes qui ont préféré rester; ces derniers constitueront évidement la force de travail indispensable à la mise en exploitation de la région, sous la surveillance de l’armée de l’occupation, Française vous dites ..!!
    Et si la mekkerra généreuse mais imprévisible décide un jour de nous inonder par ses petits secrets d’antan…..!!!!!!

  34. benhaddou boubakar

    si et seulement si chere mme! sait on jamais! l’oued rebondira de nouveau et on fera comme jadis:chegleb megleb et puiser l’eau de source etc… tres belle evocation de la region de votre part, c’est vrai la nature a ses propres secrets dont seul dieu tout puissant en ait le pouvoir,!

  35. Smiley

    @ Sans reproche
    Dernier post avant d’etre privé de clavier pour cause de retard numérique dans la contrée dans laquelle je vais me déplacer! (un coin charmant et vierge au demeurant)
    Culpabilisé par ton adresse, j’ai depuis fait mes devoirs maisons et retrouvé ton texte ‘Le ver était dans le fruit’
    J’ai bien entendu identifié le site maléfique dans lequel sévit un rejeton d’émigrés espagnols, sans doute chassés par la famine et qui répond au nom de Joseh Castano. Peut-être sont-ils arrivés l’année des sauterelles ou autre catastrophe?
    Ce ‘pôvre’ qui avoue avoir été reçu comme un batard de la république en France ou comme un rejeton illégitime dont la vue irritait les souchiens ,se tape l’incruste dans la matrice idéologique Maurrassienne faute de se revendiquer d’une ascendance transparente comme la tienne ou la mienne.
    Il est typique de ces déracinés qui se rêvent en ‘saigneurs’ de la guerre et intègrent la seule écurie qui les accepte.
    Apologiste foireux de la légion, il se rend aux idées lépénistes qu’il incarne à Orange, le fief des racistes FN. Orange amer et oui!
    Comment résoudre le paradoxe de vouloir vivre à côté de millions d’ingènes que l’on abhore et hurler à l’immigration-invasion selon la veille antienne lepéniste?
    Ces recalés permanents de l’histoire n’ont jamais trouvé le moyen de s’assumer français car ils ne le sont pas ou si peu, et encore à l’abri de l’ordre colonial raciste qui procurait une situation de rente à n’importe quel européen d’origine non controlée.
    Ces gens là étaient trop retardés pour admettre le mouvement de la roue de l’Histoire.
    Le bulletin de vote promis sur le tard aux indigènes et aux moukères et les quelques sièges alibis aux melons députés les insurportait. Annonant des fadaises qui chantent le siècle de travail et de sueur pour transformer une terre à moustiques en terre fertile, ils se persuadent de leurs mensonges!
    Nous leur disons que du temps de Charles Martel, la civilisation c’était les Arabes. L’Algérien a démontré qu’il était fait d’un acier plus trempé que celui qui se laissait fondre dans le creuset de l’Assimilation.
    Seule une centaine de pieds recensés professaient des idées libérales et le nombre de leurs filles mariées aux notres se compte sur les doigts d’une seule main.
    L’empire russe aussi a eu ses musulmans mais ils pouvaient devenir généraux ou scientifiques.
    Clôturons définitivement ce chapitre et renvoyons ces sans domicile à leurs divagations.
    Et pour faire bon poids, aidons Camus à rejoindre cette tribu à titre posthume.

    • Mme CH

      Où est mon commentaire adressé spécialement à Mr Smiley, je voulais seulement savoir s’il est comme Camus qui ne pouvait pas choisir son camp ?? Sa neutralité était elle possible lui qui se sentait à la fois Français et Algérien?? Et si on pouvait se révolter à moitié?? En tous les cas, je préfère de loin Mr Camus qui était totalement engagé à la lutte contre les Nazis………

  36. hami sba

    niveau supérieur je ne vous suis plus sahbi

  37. assas el lac

    un malheureux intervenant s adresse un repenti longtemps efface du decor belabbesien et inconnu au bataillon qui rasait les murs et qui resemlait a l eau qui dort profitant de son rang d autorite pour detourner des lyceennes mineures leur prometant monts et merveilles et je crois que maintenant les remords le rongent a un point ou il se rabatte sur n importe quoi pourvu qu il s occupe car il n est pas tranquille et il ne le sera jamais

  38. Mme CH

    Pendant un court instant, je me suis dite, et si le sourire était authentique,cette fois-ci?? J’ai failli vous croire, mais la séquence de Camus m’a ouvert les yeux et j’ai compris que c’était un tour de passe-passe comme toujours……. vous parlez d’une vérité, ensuite vous la cassez en introduisant un gentil leurre, question de nous faire part de votre vérité à vous les manchots…..
    De quel Camus vous voulez nous parler ?? De celui qui s’attaque au colonialisme, au comportement méprisant de la France et au fait que les pieds noirs dirigent les Algériens dans leur pays.???? ou de celui qui a affirmé que les immigrations successives de Juifs, Turcs, Arabes, Français et autres rendent le terme de nation algérienne caduque ???? ou de celui qui a dit que les réels problèmes de son pays natal sont selon lui l’injustice et la misère et que les Algériens ne souhaitaient pas vraiment se désunir de la France à laquelle ils sont liés mais simplement qu’on leur reconnaisse une autonomie propre à tout peuple, avec leurs caractéristiques. ????? ou d’un Pacifiste qui ne souhaite pas voir se séparer Algériens et Français mais voir la haine disparaître entre les deux communautés.???? Tout compte fait, je crois qu’il y a plusieurs Camus sur la VDSBA….!!
    Sa neutralité est elle possible, lui qui se sentait à la fois, Français et Algérien????
    Allons sourire, voulez vous insinuer, que toute l’histoire se résumait à « UNE DISPUTE » entre deux peuples et comme Mr Camus vous êtes déchirés et ne pouviez pas choisir votre camp ???? J’entends quelqu’un dire à Camus, Mr on ne peut pas se révolter à moitié !!!!! Moi, personnellement, je préfère Camus qui était totalement engagé pour la lutte contre les nazis….
    Quant aux divagations, elles ne sont pas valables uniquement pour les sans domiciles que vous avez été obligés de critiquer grâce à Mr sans reproche, sinon le ver aurait complètement « dévoré » le fruit ……….
    Bonnes vacances dans cet endroit charmant et vierge….. Si seulement nos endroits n’ont pas été souillés par ……….
    Pensez à nous Sourire……..

  39. un parmi d'autres

    Pour revenir à notre petit cours d’eau et vu ce qu’il en est resté je ne dirai qu’une chose
    il est évident qu’à l’instar de tous les cours d’eau de la planète, la Mékerra a besoin de soins attentifs autres que mes considérations virtuelles ,et que la municipalité actuelle ainsi que le chef de la magistrature supprème de notre département ,oh! pardon de notre Wilaya face le necessaire avant de s’attaquer au projet de la base de loisir à sidi Med Benali de rendre cette vertèbre intacte comme elle fut jadis ,claire limpide et avec ses bordures verdoyantes et malgrès le manque d’eau tout est possible

  40. Mme CH

    Je suis tout à fait d’accord avec vous, Mr un parmi d’autres ou je préfère les autres en un……. et je pense qu’il y a tout ce qu’il faut pour faire tous les travaux en parallèle: le lac « des cygnes » et le rebelle Oued Mekerra pour qu’il redevienne plus charmeur qu’avant…. mais cette fois-ci, pas de « Chegleb Megleb » car notre ami B.G, que je salue au passage, a choisi les prairies de Normandie et son fromage…..
    En effet, le lac ne retrouvera jamais sa santé ni sa beauté, si des effluents pollués y sont déversés sans traitement au préalable……
    Cordialement !!!!

    • Mémoria,

      Si vous saviez ce que le lac de Sidi Med Benali a englouti comme jeunes éphèbes et nageurs qui se crurent chevronnés…!
      Certains corps ne remontèrent jamais des lianes des…Abysses!
      Ce lac a une histoire séculaire et même certaines égarées,compagnes de légionnaires,y furent offertes en offrande,corps et âme,sur l’autel de la « purification  » historique…!

  41. Zouaoui Benchikh

    Ah, si Benyahia! Que racontes-tu? Tu nous a remis plus d’un cinquantenaire en arrière! Ah les belles gueltas qui portaient les noms des virtuoses et illustres nageurs locaux! Ah les éreintantes courses à contre courant! Ah les fessées reçues de nos parents qui, appréhendant le danger, nous interdisaient toute baignade!

    Si ces souvenirs sont magnifiques, le dernier que je garde n’est pas aussi beau. En effet, j’avais cru bien faire de me frotter à cette impétueuse rivière, voire la combattre. C’était en 1990 lorsque j’étais maire-étoile filante (ou maire « par défaut » comme le dit si gentiment BD). Je te raconte, en précisant que le canal de dérivation n’existait pas encore :

    C’était un peu avant huit heures. Je regagne mon bureau lorsqu’on m’annonce la nouvelle de la crue. Je m’empare aussitôt d’une voiture et me précipite au parc de la commune. Là, mystère. Pas d’engins, pas de véhicules lourds, quatre travailleurs seulement, dont deux employés de bureau.

    Je commence à pester. « Non, Monsieur le Président, ils sont déjà sur place ».

    Il faut dire qu’en ce qui concerne les crues, l’information circule très vite. Grâce à la Protection civile et à ses brigades installées dans les localités situées en amont de Sidi-Bel-Abbès, les nouvelles qui parviennent renseignent sur l’importance des eaux qui se dirigent vers la ville.

    Comme je suis né dans le lit de la Mékerra, je connais le chemin qu’empruntent les eaux et, grosso modo, où pourraient donc se trouver le personnel et les engins de la commune.

    Lors de fortes crues, la Mékerra déborde à Boukhanéfis pour toucher les maisons riveraines et ensuite inonder les jardins du quartier Chabrière. Là, pas trop de dégâts, à part la baignade infligée aux malheureux habitants de la partie basse du village et la perte des petites récoltes de ces mini parcelles.

    Pour Sidi-Bel-Abbès, les choses sérieuses commencent lorsque l’eau enjambe son lit à hauteur de l’ex-ferme Chazzal, juste après celle de Sagrandi, au niveau de Maison blanche.

    Et c’est ce qui s’est passé. Les agents communaux le savaient aussi. Et ils connaissaient également leur rôle. C’est pourquoi ils n’ont pas attendu d’ordre pour agir. Braves communaux !

    Je prends la direction de Boukanéfis, et je défonce un barrage de police qui interdit l’accès à la route.

    Je rencontre les premiers flux au virage de Sidi-Abdallah.

    Là-bas, au loin, les niveleuses et autres engins de la commune travaillent de sorte à ce que les eaux boueuses et froides s’étalent dans les champs. Autant d’eau de dispersée, autant d’eau de moins sur la ville. Peine perdue, car d’autres eaux arrivent et prennent inexorablement leur route vers la ville, sur le bas côté de la chaussée.

    Pour ne pas être cerné, je fais demi-tour vers la ville. Je pars me renseigner du côté du faubourg Thiers, sur la route de Tlemcen. Là j’apprends qu’à partir de la ferme Sagrandi, d’autres eaux se sont dirigés vers Sidi-Khaled qu’elles ont à moitié inondé, l’ont contourné par le sud pour ensuite se déverser dans l’oued Tissaf et s’étaler enfin le long de la route de Tlemcen. Le village de Sidi-Khaled est alors complètement isolé. La situation est donc grave.

    Le seul espoir est que l’eau venant cette fois-ci du côté de l’école d’Agriculture soit déviée par les deux petits canaux parallèles qui contournent la ville par le nord-ouest, au-delà de l’hôpital. Peine perdue également. Les deux ouvrages s’avèrent trop insuffisants.

    Pendant ce temps, une grande effervescence règne en ville. D’autres agents communaux mobilisés également par la crue s’évertuent à extraire carrément les bouchons des regards pour permettre un meilleur écoulement des eaux dans les égouts. Le danger alors créé pour les automobilistes est signalé d’une manière très aléatoire. Tant pis, car ces travailleurs n’ont plus le temps d’aller ramener des plaques de signalisation.

    Vers onze heures, les premières eaux atteignent la voie ferrée qui barre la route de Boukhanéfis. L’eau traverse facilement cet écueil puis descend rapidement vers la rocade.

    Les engins revenus entre temps en ville tentent d’ériger, sur cette même rocade des mini barrages avec de la terre puisée des champs des alentours. Rien à faire. On bouche un côté et l’eau entre de l’autre.

    Soudain, des cris venant d’un riverain qui levait haut les bras. Il nous rejoint en quelques secondes et nous intime l’ordre d’arrêter, car, clame-t-il haut et fort, nos travaux allaient diriger les eaux vers sa demeure. Nous continuons notre bricolage, en faisant mine de ne pas l’entendre. Alors, notre bonhomme s’enflamme et nous balance au visage le contenu entier de la Bible des jurons.

    Déjà, Bab Dhaya, la route du Télagh et celle de la CLO reçoivent les premières eaux. Ces dernières, profitant des dénivellements, s’engouffrent là où elles veulent, atteignant même la route de Mascara. Les eaux dévalent ensuite la rue du cimetière et la route d’Oran.

    Rien n’est épargné, car dans certaines parties basses de la ville où l’eau n’a pas pénétré, ce sont les tampons de regards qui, par le phénomène des vases communicants, sautent en l’air et éjectent leurs eaux.

    De l’autre côté de la ville, la route de Tlemcen est coupée jusqu’aux abords de Sidi-Lahssen.

    La ville est déjà à moitié inondée. On n’y peut rien.

    Vers quatre heures de l’après-midi, les eaux ont commencé à baisser. Vers cinq heures, il n’y avait pratiquement plus d’eau. La crue a cessé.

    C’était l’heure des bilans..

    Le lendemain de bonne heure, tournée pour constater les dégâts.

    Tout le monde qui s’affaire à dégager les eaux et les boues. Parfois, des troncs d’arbres et objets hétéroclites bouchent les fossés. J’essaie de passer inaperçu car ceux qui me reconnaissent m’apostrophent, parfois avec violence.

    Comme si c’était moi qui avais ouvert les robinets du ciel. Et ceux de la Mekerra.

    Mais, pendant que, hier, nous étions focalisés sur la Mekerra, des eaux venues des hauteurs de la route de Mascara, du côté de Tilmouni, avaient affecté toute une partie de la zone industrielle, pour emprunter ensuite la descente de Moulay Abdelkader et se jeter plus bas au niveau du pont de l’Oued Mekerra.

    Ici, un important affaissement à hauteur du cimetière coupait la route de Zérouala et nécessitait des travaux immédiats. Je pars alerter les services techniques et mobiliser les moyens. Stupeur, de retour sur les lieux avec les communaux, je trouve la faille rebouchée et des travailleurs d’une entreprise, que nous n’avions pas sollicitée, y couler déjà le goudron.

    Quelques tournées encore.

    Le nettoyage de la ville a pris quand même une bonne semaine.

    Crue en mai. Mais qui l’aurait cru ?

    • terkmani t gambetta

      Grands remerciements a si zouaoui b pour ce commentaire je l’appelerai témoignage de quoi écrire un livre merci

    • BD

      Cher Zouaoui,
      Je constate alhamdou lillah que la mémoire est intacte mais l’espère pas rancunière. Je reconnais en effet les propos que tu cites, évoqués à l’époque non pour désigner une personne en particulier ( surtout ne la connaissant pas personnellement) mais pour qualifier une fonction. J’ai éprouvé à l’époque un grand malaise à voir des personnes respectables parmi lesquelles se trouvaient certains de mes amis, se fourvoyer avec un pouvoir occulte qui leur dictait les décisions , les orientations à prendre. Certains l’ont payé de leur vie , Allah yarhahoum , dopés par leur nationalisme authentique , ils ont été repérés et approchés en tant que tels pour être utilisés, à la pointe du front.
      Parmi ceux qui ont survécu, il y a les plus malins qui ont su mettre à profit leur fonction pour se constituer de quoi se mettre définitivement à l’abri du besoin en ce bas monde et les autres, les moins futés , les naïfs ,les crédules et ceux qui craignent Allah, qui ont cru au bien-fondé de leur mission et dont ils se sont acquittés parfois avec brio et sincérité et je sais , cher Zouaoui que tu fais partie de cette dernière catégorie.
      Cher Zouaoui, si mes propos de l’époque t’ont blessé, je te demande pardon.
      Merci pour le récit haletant du périple sinueux de la capricieuse Mekkera.

      • Zouaoui Benchikh

        A BD

        Mon cher ami, tu as compris que plaisantais avec toi, bien que ne te connaisse que par la voie virtuelle. Quand tu viendras au bled, tu nous feras signe: On rigolera un bon coup.
        Amitiés.

        • BD

          A Zouaoui Benchikh
          Ce sera avec un réel plaisir cher ami.On organisera un mini samedi bel-abbésien avec Kadiri, Benyahia Lakhal que je souhaitais rencontrer en décembre dernier, mais malheureusement un imprévu de dernière minute m’en a empêcher.
          Ce n’est que partie remise et inch’Allah ,on rigolera un bon coup comme tu dis.
          A bientôt cher ami.

        • Madame mostefaoui SAB

          Voila un trés bon signe de bons coeurs je dis ceci j’avais suivi comme lectrice tout le débat parfois palpitant mais avec ces deux commentaires celui de mr BD et puis celui de mr Bencheikh Z je me réjouie.

          • Kaddous cv retraité

            Moi j’ai su que monsieur BD est en France mais cet ex lycéen a des souvenirs qu’il nous les reconte lui aussi comme nos intervenants Benyahia l Zouaoui b ibouchentouf.G Memoria Abdelhamid…

          • Kaddous cv retraité

            QUE MONSIEUR BD Se mette au clavier lui aussi pour nous raconter des anciens souvenirs Merci.

            • BD

              Cher ami Kaddous,
              Ce n’est pas l’envie qui manque , mais j’avoue que je ne pourrai pas rivaliser avec ces monstres sacrés du clavier et des méninges que sont Ghalem, Benyahia, Smiley, Memoria , CH et tant d’autres que je n’arrive pas à citer de mémoire.
              Je suis sans doute égoïste car je me contente souvent de la lecture des uns et des autres ; un régal dont je ne saurais m’en passer!
              A bienôt cher ami!

            • BD

              Cher ami Kaddous,
              J’avoue que ce n’est pas l’envie qui manque, mais je ne saurais rivaliser avec ces monstres sacrés du clavier et des méninges que sont Ghalem, Benyahia, Smiley, Memoria, CH et tant d’autres que je ne peux citer de mémoire, qu’ils m’en excusent.
              A bientôt mon ami

          • BD

            Bonsoir madame mostefaoui SAB,
            Les bonnes âmes se réveillent et se réjouissent aux son des bonnes actions. Merci pour la touche de sensibilité qui fait parfois atrocement défaut dans les commentaires.

  42. algerien taht meskine walou

    le president de ahd 54 a dit : les listes du FLN style belkhadem et bouteflika sont bourréesz de fils de collabos fils de harki et de caid
    et kil fo une loi pour netoter cette mauvaise graine de fils de traitres

  43. jamel

    ce commentaire est hors sujet le texte publié sur la mekerra est trés beau

  44. ben said

    السلام عليكم
    ممكن تفصيلات عن اولاد بن سعيد والعمارات
    بن سعيد شيخ دوار عيشةdoui aissa
    وعلاقتهم بالامير

  45. ben said

    doui haissa et ouled amara

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