La Voix De Sidi Bel Abbes

La France veut développer un réseau d’écoles en Algérie

La France veut étendre son réseau d’établissements scolaires en Algérie. Parmi les accords emblématiques qui seront signés lors de la visite d’État de François Hollande figure celui concernant l’implantation d’écoles françaises en Algérie. Le dossier a fait l’objet d’âpres négociations. Selon nos informations, elles ont abouti à un accord : Alger accepte l’ouverture de deux écoles françaises, l’une à Annaba et l’autre à Oran. En échange, le gouvernement français s’est engagé à régler la question relative au statut de l’École internationale algérienne de Paris  (EIAP ) et celui du Centre culturel algérien de Paris (CCA).Actuellement, la France possède un seul établissement en Algérie. Situé à Alger, il accueille des élèves de la maternelle jusqu’à la terminale. Au total, 2 000 élèves, des Français et des Algériens, sont inscrits. La section primaire a été ouverte en octobre 2012. Officiellement, l’accès s’effectue sur concours pour les élèves algériens. Mais l’établissement reste réservé à une certaine élite algérienne. Plusieurs élèves ont ainsi bénéficié d’une dérogation spéciale. C’est notamment le cas de la petite‑fille d’un haut responsable du gouvernement. Bien qu’elle ne remplisse pas les conditions, elle a été autorisée à être inscrite en section maternelle. Ces dernières années, la France a déposé des demandes pour l’ouverture de nouveaux établissements dans la capitale et dans les grandes villes du pays. Mais à chaque fois, la réponse est négative, le gouvernement algérien mettant en avant des problèmes comme le statut de l’école algérienne de Paris et celui du Centre culturel algérien de la même ville, ou encore une affaire de terrain dans la Cité universitaire internationale de Paris pour justifier les refus d’ouverture.En 2009, un projet de classes préparatoires pour les grandes écoles françaises, en partenariat avec le Lycée Louis‑le‑Grand, a été lancé. Mais il n’a jamais abouti. L’ancien ministre de l’Éducation nationale Boubekeur Benbouzid serait derrière ce blocage. Résultat : alors que tous les ans, des dizaines de Marocains (le Maroc possède le plus grand réseau d’écoles françaises au monde) et de Tunisiens se présentent aux concours des grandes écoles françaises après avoir effectué les classes préparatoires dans leurs pays d’origine, les Algériens n’ont toujours pas accès à ces écoles qui forment les élites.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=20556

Posté par le Déc 17 2012. inséré dans ACTUALITE, ALGERIE, EVENEMENTS, MONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

10 Commentaires pour “La France veut développer un réseau d’écoles en Algérie”

  1. Claude.B

    Bonjour ,
    Je peux attester que le nombre d’étudiants marocains et tunisiens croit régulièrement depuis des années dans les grandes écoles françaises ,du fait de leur accession aux concours d’entrée .
    Les grandes écoles d’ingénieurs toulousa

  2. Claude.B

    SUITE :toulousaines ont enregistré une augmentation significative d’élèves venant de ces 2 pays .Celle dans laquelle j’exerce n’échappe pas à la règle ,cette année 1/3 de la promo est étrangère avec une forte représentation marocaine et tunisienne .
    Ces élèves ont été bien formés dans leurs classes préparatoires ,ils suivent le cursus sans problèmes ,et décrochent leurs diplômes .

    Cordialement .

  3. mr ouhibi reda

    Bonsoir je viens de savoir plus sur ces cursus scolaires merci.

  4. kerroum retraité

    Aucun complexe de colonisé .c’est par les pays occidentaux bien développés que le savoir fait progresser. Ceci est une bonne nouvelle

  5. Mohammed.G..

    Bonsoir tout le monde,
    C’est bien beau de savoir qu’une langue, ce sont des sons,du vocabulaire et de la grammaire mais….comment combiner tous cela ??? C’est sur que ce n’est pas en tournant le dos à la volonté d’apprendre qu’on réussira,ne dit-on pas ‘arrêter d’apprendre c’est arrêter de vivre’ ???
    Et pour cela ,que ces écoles soient les bienvenus,on ne va pas être contre le progrès et la science!!!

  6. Un parmi d'autres.

    Les écoles et institut français en Algérie seront ouvert à des enfants de fonctionnaires et de gens du gouvernement comme il est dit dans l’article ( ouvert aux élites sur concours ,de la maternelle aux études secondaires et il est dit qu ‘une petite enfant qui ne remplissait pas les conditions nécessaires pour être admise a pu être inscrite puisque son père est un haut fonctionnaire de l’état .
    Je constate que chez nous tout est fait pour que le petit peuple ne réussisse pas contrairement à la France les cours d’arabe sont dispensés dans les école primais et que mes enfants suivent et il n’y-a aucune discrimination sociale .
    Cela me rappelle le lycée Pasteur d’orant ou il n’y_avait que les enfant de Bourges qui pouvaient y -accéder .pour moi personnellement ces écoles ne seront d’une utilité que pour les Friqués et ne dit-on pas diviser pour mieux régner.
    Est-ce une réfférence de pavoisé sur les écoles de langue française si tout algériens ne peu pas bénéficié d’un apprentissage de la langue?

  7. Claude.B

    Bonjour un parmi d’autres,
    En réponse à votre commentaire et en complément du mien ,je voudrais juste ajouter ceci .Les étudiants Marocains et Tunisiens auxquels je faisais allusion ,sont issus de toutes les classes de la société ,ainsi lorsqu’ils viennent de familles modestes ,voire pauvres c’est le gouvernement de leurs pays respectifs qui règlent les droits de scolarité ,alors que les autres étudiants paient eux même leurs inscriptions .C’est exactement la même chose qu’en France ,ou des bourses d’études sont accordées aux plus modestes pour leur permettre de faire les mêmes études que les enfants de familles plus aisées ,que ces études se fassent en France ou à l’étranger .
    Cela a été mis en place au Maroc et en Tunisie ,et tout se passe très bien ,les échanges sont faciles et puisque cela fait partie ,entre autre ,de mon activité je peux vous dire que des conventions de partenariat sont mises en place ,et nous n’avons aucun problème pour que ces élèves intègrent nos écoles ,leur pays se charge de payer pour eux .
    Pourquoi cela poserait un problème à un pays riche comme l’Algérie de mettre en place des systèmes éducatifs performants et équitables ,de l’école primaire à l’université ?
    Encore une fois c’est une question de volonté politique .

    Cordialement .

  8. Mr ouhibi reda

    Bonjour le commentaire ne soffre d’aucune équivoque Bonn journée

  9. ghosne elbane

    A ma connaissane le personnel des CCF en Algerie est stictement algerien et binational, comme dans les Consulats .Pour ce réseau d’écoles en Algerie le pesonnel enseignant est français?le programme scolaire est français avec la langue arabe comme langue etrangère? c’est pour une mise à niveau du système éducatif algerien? après le Bac ces élèves sont orientés vers les grandes écoles françaises?
    Pour les écoles (missions) il existait le lycée descartes pour Alger, Pasteur pour Oran et Pierre et Marie Curie pour Annaba.Comment doivent se faire ses concours justement!!!! enfin on verra bien!!

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