La Voix De Sidi Bel Abbes

La création d’associations à caractère religieux bientôt réorganisée par un décret présidentiel

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La création d’associations à caractère religieux sera réorganisée à la faveur de la promulgation prochainement d’un décret présidentiel, a annoncé récemment à Alger le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aissa. « Il s’agit d’un décret présidentiel qui va réorganiser la création d’associations à caractère religieux, ce qui permettra de prendre en charge l’activité religieuse dans et en dehors des mosquées, mais aussi dans les lieux de culte autres que musulmans », a indiqué M. Aissa qui s’exprimait dans l’émission « L’invité de la rédaction » de la Chaîne3 de la radio nationale. Il a expliqué que l’activité religieuse va être « régulée et encadrée par les lois de la République, la rigueur de l’administration et la bienveillance des imams », précisant que l’objectif consiste à « sécuriser et immuniser l’Algérie dans sa pratique religieuse » (contre les courants extrémistes). Dans ce sens, le ministre a assuré que l’Algérie est « immunisée de la contagion d’utiliser et d’instrumentaliser la religion à des fins politiques », citant à ce propos les effets de ce qui est appelé, a-t-il dit « le printemps arabe ». A une question sur les courants islamistes et extrémistes étrangers qui tentent de s’infiltrer en Algérie à travers les campus universitaires,  M. Aissa a indiqué qu’il y a une « étroite collaboration avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour contrecarrer ces sectes ». « Ce sont des sectes greffées des déviations de pratiques des religions musulmane et autre que musulmane comme l’ahmadisme, le takfirisme, bahaisme, chiismes, a-t-il dit, ajoutant qu’il y a aussi « l’infiltration chrétienne-sioniste qui essaye de prendre place en Algérie ». « Ce sont des courants qui ont profité des perturbations intervenues dans le monde arabo-musulman via ce qui est appelé le Printemps arabe pour conforter leur place en Algérie et tenter de déstabiliser le pays ». « L’Algérie a pu, par le cautionnement des imams et des mosquées, défendre son référent religieux national », a-t-il ajouté précisant que le rite malékite, pratiqué en Algérie, demeure un référent « ouvert et modéré » qui accepte l’ibadisme, le hanafisme et même le hanbalisme. « C’est un référant qui a immunisé les Algérie et renforcé les rangs des Algériens », s’est-il félicité. Dans ce sillage, M. Aissa a fait savoir les imams ont été « interpellés pour que les mosquées soient des centres d’écoute pour les jeunes, lesquels sont exposés à l’enrôlement aux abords des mosquées », soulignant que « cet enrôlement vers des mouvances armées et extrémistes internationales n’engagent pas beaucoup d’Algériens qui sont de plus en plus conscients, suite à ce qui a été vécu par le pays dans les années 1990 ». « Nous sommes très vigilants et nous défendons la sécurité intellectuelle via les mosquées. Nous conjuguons nos efforts avec les institutions de l’Etat, ce qui a fait de l’Algérie une île immunisée contre les tentations de destruction et de déstabilisation », a-t-il affirmé. Le ministre a en outre indiqué que les autorités algériennes détiennent des possèdent toutes les données sur « tous ceux qui ont choisi des doctrines extrémistes » comme le chiisme. Interrogé sur la pratique des autres cultes en Algérie, M. Aissa qui est également président de la commission nationale de la gestion  des cultes autres que musulmans, a rappelé que le président de la République Abdelaziz Bouteflika avait déjà insisté sur une Algérie « multiple et plurielle ». Il a fait observer que « le chef de l’Etat s’est inscrit dans la démarche du FLN qui avait fait appel aux Algériens juifs pour qu’ils regagnent leur Algérie et ne cautionnent pas le colonisateur » durant la Révolution du 1er novembre 1954. « C’est un comportement religieux, nationaliste et patriotique qui s’inscrit dans les loi de la République, la Constitution stipulant que l’islam est la religion de l’Etat qui garantit la liberté de conscience », a-t-il ajouté. S’agissant par ailleurs, des de lieux de culte qui font office de bibliothèques municipales ou autres, il a indiqué qu’il ne s’agit pas d’un détournement et que cet usage bénéficie du « consentement de l’Archevêché d’Alger ». Interrogé sur les lieux de culte d’obédience judaïque qui sont fermés en Algérie, le ministre a précisé qu’ »aucune  demande d’ouverture n’a été engagée ». « Si la demande nous est formulée dans ce sens, nous la soumettrons en fonction des lois de la République et conformément au décret 02-06 qui exige que la présence d’une entité autre que musulmane soit claire, déclarée et enregistrée et que la demande soit rationnelle », a expliqué. « Le nombre de cette entité (juive) en Algérie est très minime et l’ouverture d’une synagogue relève de l’obsolète, selon ce que j’ai compris via des correspondances émanent d’autorités religieuses internationales », a-t-il dit.

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Posté par le Sep 18 2014. inséré dans ACTUALITE, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

11 Commentaires pour “La création d’associations à caractère religieux bientôt réorganisée par un décret présidentiel”

  1. Mohand

    Est ce que ce ministère est vraiment utile ? Je préfère insister sur l’environnement , mais je vois que madame la ministre y est depuis 2001 .
    Il y a plus de boulot en ce qui concerne l’environnement et l’hygiène , quant à la vue des croissants.
    C bon, you CAN close the comments, Sinon on va replonger dans la guerre d’Algérie saison 14 après l’an 2000.

  2. jamel

    Beaucoup de rigueur attend ce ministre

  3. Omar

    Les Algérien-n-es tricotent à l’envers ! en quoi la création d’associations à caractère religieux peut sortir le Pays de ce marasme? Ne dit-on pas la propreté est la foi en soi ? Nous sommes un Pays poubelles où tous ce qui nuit à la société en passe dessus et on nous parle d’associations à caractère religieux mais regardons les problèmes en face les mosquées en veux-tu en voilà mais les fondamentaux sont inexistants,la débauche,l’insalubrité,la corruption,l’hygiène l’éducation, y compris les mosquées sont sales alors ? de quoi parlent-on ? y’a rien qui fonctionne si ce n’est que du (bla-bla-bla) il faut qu’ils y aient des responsables capables de prendre le taureau par les cornes et mettre tout le monde devant leur responsabilité, et ça concerne tous les citoyen-n-es on va droit dans le mur.Quant à la religion chacun est responsable de ces actes,on dit qu’on est musulman-n-es mais dans la pratique ce n’est que du vent à méditer.

  4. Mohand

    Au fait, que Pense ce Monsieur des enfants nés sous X,ont ils
    Le droit à l’héritage, sont ils considérés comme pupilles de l ‘état, quel nom leur donner,……….autant de questions pour que le ministre religieux les considére comme un fruit du pêcher , et que le politicien va distribuer à X.
    Des dizaines de X ont été tués, et pointe de vue va intervenir pour légaliser l’avortement car les x souffrent !
    D’autres solutions existent elles dans un monde très matériel.

  5. OUERRAD

    Le bricolage 62 continue , chacun y va de son idee , et on change les lois avec les gouvernememts . A quoi va servir cette loi , juste à donner l impression que le BLED avance sauf , que c est le contraire qui se passe . GHARDAIA N EST PAS GUERRIE DE SES BLESSURES ?
    Les anciens terro se promenent en caids devant leurs anciennes victimes .
    FAKAKIR est toujours là . Le fauteuil roulant continue de se soigner aux VALSES DE GRACE .Les deracines de l algerie française continuent de deverser leur venin sur la VD SBA .
    ALORS Mr AISSA votre departement ne serty à rien , les mosquees n ont pas besoin de tutelle , ni les fideles d ailleurs . DEGAGE …..

  6. Noureddine issad

    monsieur le ministre mohamed said bon courage vous aite sur la bonne voie

  7. Noureddine issad

    monsieur le ministre mohamed aissa bon courage vous aite sur la bonne voie

  8. Noureddine issad

    monsieur le ministre mohamed aissa bon courage vous etes sur la bonne voie

  9. Mohand

    Quand on n’a pas de vision politique, on construit sur la différence pour exacerber les peurs…
    Tariq Ramadan

  10. Mohand

    Le premier principe en islam, c’est la permission, pas l’interdiction.
    Tariq Ramadan

  11. Mohand

    C’est souvent parce que l’on a le pouvoir que l’on se permet le luxe, ou que l’on se donne le pouvoir, de négliger la question du pouvoir.

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