La Voix De Sidi Bel Abbes

La chronique de Hafid Derradji Carnaval fi dechra

On a beau écrire, les mots et les qualificatifs restent creux et ne sauraient décrire ce qui se passe dans Algérie « d’Al îzza wal karama » à la veille de l’élection présidentielle. C’est une succession de mascarades qui portent préjudice au poste du Président, au peuple et aux institutions. Elles ont atteint une telle ampleur qu’elles affectent notre réputation, notre histoire, nos martyrs, nos sacrifices et nos multiples valeurs.

La mascarade se matérialise dans cette provocation associée à de l’obstination sous couvert de l’intention de pousser l’Algérie vers l’inconnu et de la faire régresser, de la ramener vers le sous-développement et le recul.  Tous ceux qui, dans le monde se préoccupent du devenir de l’Algérie, sont témoins de ce que je dis et de ce qu’ils voient eux-même.

En Algérie, le mépris pour l’intelligence du peuple et pour ses hommes dignes est devenu une pratique, voire la règle chez les membres d’un gang, pour qui le peuple est un troupeau qui ne cherche qu’à manger, à boire et à répondre à ses besoins biologiques élémentaires. Un peuple qu’on veut bâillonner pour l’empêcher de s’exprimer à propos du Président, des institutions et du devenir du pays. Ils veulent disposer de l’Algérie à leur guise. Installés sur un trône, ils l’ont transformée en propriété privée où ils font tout pour se maintenir et non pour assurer la stabilité du pays, comme ils le prétendent.

Le groupe de mafieux, qui s’est ligué contre le peuple et le pays, a donné une piètre image de l’Algérie entière en diffusant des séquences truquées, floues et indécentes du Président alors qu’il déposait son dossier de candidature au Conseil constitutionnel. Une voix éteinte, comme (depuis sa maladie), on pouvait à peine comprendre les quelques mots qu’il a prononcés en s’adressant au président du Conseil.

De ce fait, l’offensive médiatique étrangère n’est guère surprenante. Les instigateurs de ce scénario sont sans scrupules à pousser un homme malade et complètement affaibli à se présenter pour un quatrième mandat dans des conditions inhumaines et immorales qui risquent d’avoir des conséquences fâcheuses pour l’Algérie et pour la santé du Président.

Par ailleurs, cette situation ne fait qu’ajouter encore aux frustrations et aux déceptions d’un peuple qu’on ne cesse de provoquer et qu’on pousse vers le suicide ou l’explosion. C’est un peuple qui perd tout espoir de jours meilleurs que le Président nous avait promis en 1999.  N’a-t-il pas pourtant admis, il y a deux ans, que sa génération est dépassée ? Aujourd’hui, il semblerait que c’est le peuple qui est dépassé et qui ne mérite même pas la vie.

Entre-temps, la bande de mafieux continue à rédiger un scénario de mauvais goût qui n’en finit pas. Sans scrupules et sans considération aucune pour le peuple, l’histoire et le Président en tant qu’être humain, et en sa qualité d’institution constitutionnelle, leurs actions sont à classer dans le registre des crimes graves et de haute trahison envers la patrie, le peuple et le Président qu’on pousse, ainsi, à briguer un quatrième mandat.

Tenter de nous convaincre de l’éligibilité du Président à briguer un quatrième mandat, en diffusant des images de lui au Conseil constitutionnel pour déposer sa candidature sans pouvoir prononcer quelques mots ou faire quelques pas, ni se tenir debout quelques secondes, était vain.  Ils n’ont fait que s’humilier, humilier l’homme et sa position car, leur scénario était de piètre qualité et la « honte » était grande.

Les images du Président, diffusées par la Télévision nationale, faisaient pitié pour l’homme, pour l’Algérie et pour son peuple qui reste digne en dépit de toutes ces mascarades. Et en dépit des provocations qui vont continuer au cours de la campagne électorale, puisque celle-ci est animée par ceux-là même qui portent préjudice au Président. Elles continueront encore le jour du scrutin lorsqu’ils accompagneront le chef de l’État aux urnes pour exprimer son vote s’ils en décident ainsi, et encore une fois quand il devra se montrer devant les caméras pour prêter serment, s’il en est capable bien entendu, ou peut-être prêtera-t-il serment par procuration ?

Les Algériens, dignes et debouts, refusent d’être classés comme partisans ou adversaires du quatrième mandat et entre ceux qui cherchent la stabilité ou ceux qui veulent le chaos selon les propos des opportunistes. Les Algériens ne sont pas contre le président Bouteflika, ni contre sa candidature, s’il en avait été capable, mais ils sont tous contre ce gang qui veut assurer sa pérennité au pouvoir au nom du Président, un gang qui s’est accaparé toutes les richesses du pays et qui contrôle le destin des uns et des autres, une bande de mafieux qui osent accuser tout opposant de trahison, d’espionnage, voire même de blasphème et d’apostasie.

Continuer à tromper le peuple et à le duper devra être classé comme un crime contre l’humanité. Pour tout cela, nous vous demandons de libérer le Président et de cesser de l’humilier et d’humilier son peuple et les institutions de l’État de cette façon injurieuse et insultante. Au nom de tous les sacrifices, nous vous demandons de laisser l’Algérie tranquille. Si les martyrs revenaient un jour, ils renieraient la liberté pour laquelle ils ont donné la vie, s’ils voyaient les images du Président, ils remettraient en question tous les sacrifices qu’ils ont consentis pour que des mafieux malhonnêtes, sans foi ni loi, sans le moindre respect pour le peuple, disposent du pays à leur guise ; ceux-là même qui veulent réduire au silence toute revendication contre le mal.

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Posté par le Mar 10 2014. inséré dans CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

9 Commentaires pour “La chronique de Hafid Derradji Carnaval fi dechra”

  1. madjid

    honnête et sincére

  2. merwan

    Vous ne devez pas reproduire les écrits de ce laquais des quataris, ni honnête, ni sincère,relisez ce qu’il disait et écrivait lorsqu’il était en poste à l’ Entv, le règne de la médiocrité et de la censure. Il s’est découvert subitement une âme de démocrate, au Qatar, ce minuscule beylic aux antipodes de la démocratie, de la liberté, de la justice sociale et de l’état de droit, avec ses « chefaillons » du désert qui croient qu’ils peuvent tout s’acheter. Ce n’est pas un valet qui peut se permettre d’interpeller les algériens de cette manière.

  3. OUERRAD

    Bien pense bien dit pour ceux qu savent lire entre les lignes pas ceux qui l ont denigrer sur TSA Il a resume ce qui chacun de nous pense .Que ceux qui pensent autrement donnet aussi leur pont de vue sans dengrer,,,HAFID etait ALGERIEN quand il haranguer les foules et pas quand l dit ce qu il pense sur la situaton de sa patre qu il sot a QATA

  4. OUERRAD

    quI l sOit à QATAR OU AU POLE NORD i L A DES DROITS COMME TOUT un chacun et restera ALGERIEN.

    • mus

      qui sont ces gens? MONSIEUR Un question vous étes bien représenté a la mairie a la députation des aouroubis malades de koursi venus par chkaras

  5. mus

    Mais mr il ya des vérités soyez juste devant dieu

  6. Mus

    khouya répondez moi juste sans langue de bois

    • el bedoui

      la caravane passe,passe et tout rentrera dans l’ordre les dunes auront eteint les rumeurs la lune apparait les loups s’y plairont à hurler alors que la caravane poursuit son chemin laissant derriere elle les clameurs qui s’estomperont le 17 avril la caravane, elle, occupera son oasis pour 5 autres annees,d’autres reprendront le baton de pelerin et d’autres cris traverseront le desert ,d’autres vents de sable se leveront mais la tempete se calmera et les rumeurs se seront tues.

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