La Voix De Sidi Bel Abbes

L’étiolement de la cause arabo-musulmane et le spectre de sa disparition L’implication des Chrétiens arabes et des Juifs. Par Mohamed Senni

Après l’ultime contribution de notre ami  Mr Senni Mohamed sur le grand révolutionnaire et intellectuel, le   martyr Zeddour Belkacem qui fut suivie de multiples commentaires .Nous avons,  aujourd’hui,  le plaisir de livrer à nos aimables lecteurs une nouvelle contribution de notre  ami Mohamed Senni qui aborde un aspect plutôt rare, voire inexistant, dans les écrits des plumes de notre pays. Il s’agit du rôle que peuvent jouer les Eglises chrétiennes du Moyen-Orient dans la sauvegarde de la cause arabo-musulmane avec un éclairage qui permettra à ceux qui sont intéressés de saisir l’évolution historique, avec des repères précis et un résumé bien cerné, de certaines étapes franchies par les différentes Eglises. La VDSBA élargit par cette contribution  le champ des  thèmes dont elle veut faire profiter ses fidèles lecteurs et répondre ainsi à leurs multiples attentes.

par Kadiri Mohamed

بسم الله الرحمن الرحيم

لًََتًجِدَنً أَشَدً النًََاسِ عَدَاوَةً للذين آمنُوا اليهودَ والذين أَشْرَكُوا وَلََتَجِدَنً أقربَهم مَوَدًة مِنَ الذين آمَنٌوا الذين قالوا إٍِنا نَصَارَى (سورة المائدة 5-84)

Monseigneur Georges Khodr

« Vous découvrirez que les Juifs et les idolâtres sont les plus violents ennemis des Croyants et vous trouverez, très proches en affection pour eux, ceux qui disent qu’ils sont Chrétiens. (Sourate La Table, Versets 84/85).

Il y a quelques jours nous avons publié une lettre adressée le 25 juillet 2012 à Monsieur François Hollande par le prêtre Elias Zahlaoui de l’Eglise Notre-Dame de Damas Koussour. Cette lettre magistralement écrite, comme les deux adressées à Monsieur François Juppé  en 2011 ainsi qu’à Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, donne froid au dos par sa pertinence, sa clairvoyance, sa lucidité, son incontestable vérité et  sa saisissante humanité. L’analyse qu’elle étale de manière inattaquable en fait plus qu’une simple lettre mais plutôt un cinglant avertissement et peut-être considérée, à juste titre et par de nombreux aspects, l’ultime bréviaire salvateur pour tous les arabo-musulmans pour endiguer le plan arrêté au début des années 80 : la dislocation totale par Israël de l’ensemble du Monde arabe d’abord et une partie du monde musulman. Un simple retour sur les récents événements que certains pays ont connus montre que ce plan, machiavéliquement pensé, réglé comme du papier à musique, a déjà connu ses premiers succès sur le terrain, le plus gros restant à venir et il viendra rapidement et immanquablement tant que la léthargie à laquelle ont succombé les dirigeants arabes ne se dissipera pas. Mais enfermés dans leurs bulles respectives et trop préoccupés par compter nos sous, ils ne voient pas venir le tsunami qui les emportera tous. N’étant pas qualifié pour dire comment le conjurer, je m’interroge sur l’aveuglement de ces mêmes dirigeants – dont  les nôtres – qui semblent avoir totalement déserté leur rôle en se focalisant, par l’entremise d’un faux patriotisme destiné à contenir le mécontentement qui sourde, sur d’autres fronts où l’effet de boomerang, faute de maîtrise et de vision saine, ne manquera pas d’avoir raison de beaucoup d’entre eux. Aussi, dans ce propos nous nous proposons de faire apparaître le rôle de certains Chrétiens et Juifs pour la défense de la  cause des pays arabo-musulmans et notamment celui, parmi eux, qui constitue un danger pour l’ensemble de l’Humanité : la Palestine, « Terre de tous les messages divins » pour reprendre le titre d’un livre de notre frère Roger Garaudy que le lobby juif a empêché, dans un pays comme la France qui se veut chantre de la liberté, de respect de tout être humain et de défenseur des causes justes appréciées à l’aune où il mesure lui-même le degré de justice, d’avoir une sépulture selon les pratiques musulmanes, pour subir inhumainement une crémation, dans un terrible silence coupable et même complice de tous les responsables arabo-musulmans y compris leur classe intellectuelle dite engagée et souvent trop prompte à réagir pour beaucoup moins que çà surtout en caressant l’espoir d’émarger à un strapontin sur un plateau de télévision occidentale. Aucune organisation des Droits de l’Homme, aucune personnalité qui s’affiche en champion du rapprochement interreligieux n’ont élevé la moindre protestation. Quant à nos hommes de culte, trop occupés à soigner leur docilité vis-à-vis de  leurs bienfaiteurs, le temps leur manquait pour s’intéresser à un sujet inintéressant et qu’ils ignoraient totalement.

I. Quelques nécessaires et brefs rappels.

L’Eglise catholique, telle que nous la connaissons aujourd’hui, n’est qu’une imparfaite image héritée du message de Jésus. Elle est surtout le produit de réajustements à travers les siècles et ce chaque fois que ses assises, fragilement posées, subissaient des secousses menaçantes. Ainsi a-t-elle connu des phases de développement au gré des hommes et des événements avec ce paradoxe que la spiritualité ne tenait pas l’avant de ses préoccupations si ce n’est pour contenir les faibles. Rappelons que le qualificatif « Chrétien » apparut en l’an 50 chez les habitants d’Antioche (ville de Turquie sur l’Oronte, fondée en 300 avant Jésus Christ, qui fut une grande cité de la Chrétienté). Les premiers disciples de Jésus furent dénommés par les Juifs « Nazaréens » ou «  Galiléens » en souvenir de la ville et de  la région qui  furent honorées par l’avènement du Christ, Verbe et Esprit de Dieu selon les Evangiles et le Coran puisque celui-ci nous enseigne que :

(إنما المسيح عيسى بنٌ مريمَ رسولٌ الله وكلمتٌه ألقاها إلى مَرْيَمَ وروحٌ منه)

pendant que les Chrétiens eux-mêmes se nommaient « frères », « fidèles », « saints » ou « élus » entre eux. L’Eglise catholique reconnaît dès ses débuts, l’autorité du Pape – et la papauté siège à Rome depuis Saint Pierre (dont le véritable nom est Simon), avec quelques éclipses notamment à Avignon (deux), Pise (deux). Saint Pierre fut un des douze apôtres du Christ, qui le renia trois fois et  qui fut le premier évêque de Rome où il périt en martyr en 64, thèse qui fait unanimité chez les Historiens bien que la vérité semble être tout autre. Volontairement ou involontairement il institua le clergé comme intermédiaire entre Dieu et les humains s’écartant ainsi de l’enseignement des Evangiles écrits du temps du Christ par saint Matthieu (Lévi), saint Marc, saint Luc et saint Jean. Les Evangiles des trois premiers apôtres cités étant scrupuleusement identiques sur la vie du Christ furent dénommés « les Synoptiques ». L’Eglise connut environ deux cents papes dont certains exercèrent cette fonction suprême plus d’une fois. Parmi eux figuraient des  antipapes (papes usurpateurs) aussi bien à Rome, Avignon et Pise. Certains de ces papes étaient arabes et d’autres juifs notamment les Borgia. De même qu’elle connut quatre vacances du Saint Siège allant de deux à quatre ans. Cette absence de régularité dans la désignation des papes laisse penser que le pouvoir temporel avait son mot à dire dans l’exercice du pouvoir spirituel. Seuls les intérêts des premiers peuvent expliquer cette union contre nature. L’Histoire reconnaît de fait, même en termes choisis, ce qui précède au motif d’éviter de fâcheuses répercussions sur les simples croyants. Je livre ci-après un entretien que j’ai eu en 1991 en Espagne avec une directrice d’entreprise auprès de laquelle j’ai été chargé par mon employeur d’alors de négociations commerciales. En l’attendant, dans le salon d’entrée de l’hôtel où elle devait venir me chercher, j’étais entrain de lire « Les confessions » de Saint Augustin (354-430), Algérien et jugé comme le plus grand des pères de l’Eglise. En arrivant derrière moi, ma partenaire m’interpella, dans une forme interrogative, par mon nom et lui répondis que c’était bien moi. Après dix heures de travail, nous nous retrouvâmes pour dîner ensemble avec son mari. C’est alors qu’elle me dit : « J’ai remarqué ce matin, en venant vous chercher, que vous étiez entrain de lire les confessions. Je serai franche avec vous : cela m’a surprise ». La discussion tourna autour de l’Evêque de Thagaste (Souk Ahras), de ses « confessions », de son « aventure de la grâce », de « la Cité de Dieu », sur le Christianisme et l’Islam et surtout son volet social, très présent dans notre religion alors que le Christianisme, tel qu’enseigné par l’Eglise, n’effleure à aucun moment ce volet. Je lui faisais remarquer qu’en lisant les écrits apocryphes chrétiens – c’est-à-dire ceux qui ont été rendus caducs pour des motifs très discutables- tenaient compte de cet aspect. Alors elle me dit : « Je suis chrétienne, catholique, croyante et pratiquante et lis tous les soirs l’Ave Maria avant de m’endormir. Répondez-moi à une seule question : si on distribuait tous les immenses trésors qui existent dans toutes les Eglises du monde, il n’y aurait plus de pauvres pendant des siècles. Pourquoi ne le fait-on pas ? Je lui répondis : « Questionnez saint Pierre ». Son regard, intensément soutenu durant une poignée de secondes qui semblaient être des heures, me convainquit qu’il y avait une foule de questions qui tournaient dans sa tête. Elle se leva, me tendit la main en me disant « merci ». « Je n’y suis pour rien Madame » lui répondis-je.

II. L’éclatement de l’Eglise et l’avènement de celles du Moyen-Orient.

L’absence d’une ligne jurisprudentielle dès les trois premiers siècles du Christianisme et l’évolution du monde étant résolument tournée vers des horizons demandeurs de réponses précises à des questions qui surgissaient, l’Eglise décida, pour pallier l’absence de réponses dogmatiques, de tenir des réunions pour traiter de ces problèmes. Ainsi vint l’ère des conciles. Parmi eux il y avait les conciles généraux qui ne sont commandés que par le pape et où ne siègent que les cardinaux, les évêques et les abbés mitrés (ceux qui portent la mitre). Nos amis chrétiens du Moyen-Orient désignent le concile général par « المَجْمَعٌ المَسْكٌونِي ». Les décisions qui étaient prises s’appellent « décrets » ou « canons » cette dernière appellation correspondant au mot arabe « قانون ». Tous les évêques qui y participent portent alors le titre de « pères ». Chaque concile débattait d’un thème précis. L’Eglise a connu 19 conciles auxquels certains ajoutent deux.

Le premier eut lieu en 325 à Nicée en Turquie et le dernier, Vatican II en 1962 à Rome. Celui de Nicée devait faire obstacle à la doctrine d’Arius le libyen, prêtre jugé hérésiarque qui prônait l’arianisme; celui de Vatican II fut consacré au « renouveau de l’Eglise et œcuménisme » alors que Vatican I (1869-1870) fut consacré à « l’infaillibilité pontificale ». Lorsqu’un problème se pose à une région précise du monde, le concile devient régional et prend l’appellation de synode.

En 451 se tient le quatrième concile en Chalcédoine (aujourd’hui Kadiköy en Turquie sur le Bosphore). Nous sommes alors en pleine période des grands schismes (divisions) qu’a connus l’Église. Ce concile, qui allait mettre fin à la mainmise de Rome sur le Christianisme, traita du monophysisme. De quoi s’agit-il ? L’Eglise proclamait alors deux natures du Christ, l’une divine et l’autre humaine ce qui est contre la doctrine des Monophysites (أصحاب الطبيعة الواحدة). En effet le monophysisme ne reconnaît dans le Verbe incarné qu’une seule nature. Ainsi surgirent des Eglises de rite syrien : les Maronites  (adeptes de Saint Maron, mort vers 420) , les Sabéens de Bassorah qui se réclamaient de Saint Jean le Baptiste (النبي يحيى ) dans la grande salle des prières de la Mosquée omeyyade de Damas, les Nestoriens en Mésopotamie (fidèles de l’hérésiarque chrétien Nestorius banni par le Concile d’Ephèse – ville turque sur la mer Egée- en 431 pour avoir soutenu la séparation des deux natures, humaine et divine du Christ, les Coptes ( Chrétiens autonomes  d’Egypte et d’Ethiopie, depuis le Concile de Chalcédoine, les Jacobites formant l’Eglise syrienne orthodoxe monophysite et, entre autres, les Melkites ou Melchites. Ces derniers sont des fidèles orthodoxes et catholiques de rite byzantin. Leur langue de liturgie est l’arabe et le grec. Cette Eglise se scinda en deux il y a trois siècles : l’une orthodoxe séparée de Rome, l’autre catholique avec, à sa tête un seul patriarche dont le titre est « Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, d’Alexandrie et de Jérusalem » avec résidence à Damas ou au Caire. C’est à cette dernière qu’appartient le prêtre Elias Zahlaoui.

III. Le rôle des Eglises du Moyen –Orient dans le devenir du monde arabo-musulman.

Toutes ses Eglises se caractérisent par une maîtrise totale et inégalée de la langue arabe en plus, selon leur obédience religieuse, du syriaque, de l’araméen (qui fut la langue du Christ), le grec, l’arménien en plus des langues parlées dans les divers pays où elles se situent ou ceux dans lesquels elles exercent leur culte. En lisant les mémoires de Mikhaïl Nouaïmeh, nous apprenons que les Eglises orthodoxes dispensaient des cours du cycle primaire de leur pays et, à l’issue de ce cycle, tous les élèves connaissaient par cœur la « Alfia »  d’Ibn Malik (toute la grammaire arabe en 1000 vers) avec commentaire !! Et ce qui existait du temps de Mikhaïl Nouaïmeh existe plus que jamais de nos jours. Nous portons à la connaissance des aimables lecteurs que, dans la grammaire arabe enseignée chez nous et dans les pays arabes, ne figurent pas certaines subtilités de cette matière bien qu’elles se retrouvent toutes dans le Coran. Je n’ai jamais rencontré ces subtilités chez les plus grands littéraires ou Oulama musulmans sur cinquante années de lecture. Par contre, je les ai croisées dans des textes écrits par des Arabes chrétiens du Moyen Orient. A l’exception du poète égyptien Hafidh Ibrahim qui fut l’auteur d’un poème sur la peu reluisante situation de la langue arabe-déjà à son époque-un autre texte écrit à la fin du XIXème siècle à Boston par le libano – syrien Gibran Khalil Gibran, arabe Chrétien originaire de Bechareh (Liban), pose, noir sur blanc, les raisons de la dépréciation de l’arabe et les conditions sociologiques incontournables pour sa renaissance et  son évolution. Le texte était titré « l’avenir de la langue arabe ». Je me rappelle parfaitement de sa douloureuse conclusion où il disait que si les conditions n’étaient pas réunies rapidement pour garantir ce renouveau, l’arabe rejoindra ses deux sœurs : l’hébreu et le syriaque ! La richesse de cette langue est ignorée par ses propres enfants aidés par des bien-pensants du monde occidental et l’incurie de leurs dirigeants. Nous donnons trois exemples pour illustrer cette richesse :

  1. Morphologiquement et pour ne prendre que les verbes, nous rappelons que presque tous ont une origine trilitère, c’est-à-dire qu’ils sont formés de trois consonnes sur le modèle فَعَلَ lequel admet six combinaisons. Et nous savons que le verbe arabe admet, avec des rajouts, autres que les lettres, qui sont au nombre de neuf ce qui nous donne pour un verbe simple de trois lettres 54 verbes avec des sens tous différents les uns des autres ou se rapprochant légèrement. En tenant compte des verbes de base on arrive à répertorier pas moins de 320 000! alors que la langue française n’arrive pas à ce chiffre (verbes, noms, adverbes etc. compris). Ajoutons à ces verbes les substantifs, les adjectifs, les adverbes circonstanciels de temps et de lieux et les dérivés linguistiques et nous serons sidérés par l’étendue de cette langue.
  2. Si la langue arabe n’était pas riche, jamais la philosophie ancienne n’aurait pu être portée au monde occidental. Le vrai précurseur de la grande période des études arabes fut le deuxième Khalife abbasside, El Mansour, qui, gouvernant de 136 à 157 – 754 à  770, fonda Baghdad en 150 / 763, et mit tout en œuvre pour y faire venir les scientifiques de toutes confessions et de toutes les contrées en s’attelant à acquérir le maximum de supports ramenés, à grand frais, de tous les pays où il pouvait se les procurer. Le  septième Khalife abbasside, Al-Mamoun,  fondateur en 217 / 832 de Dar El Hikma (Maison de la sagesse), qui gouverna de 197 à  218 – 813  à  833 mena ce travail à son apogée : ce fut une déferlante qui détrôna la suprématie détenue, jusque – là, conjointement par Athènes et Alexandrie. Il a été écrit que Baghdad fut dénommée à cette époque  « la Mecque scientifique ». Nous dirions plutôt, sans parti pris, la capitale mondiale de la Culture, une vraie locomotive qui allait tout tracter derrière elle, en faisant rejaillir une torrentielle lumière culturelle sur l’ensemble du bassin méditerranéen et l’Asie, culture à laquelle contribuèrent, il est important de le souligner, des Arabes non musulmans (Juifs, Chrétiens et Perses) des non Arabes musulmans (surtout Perses) et des non Arabes non musulmans tous placés au plus haut niveau des pouvoirs en place et vivant dans l’intimité des Khalifes et des Princes. Contrairement au contenu de certains écrits occidentaux, volontairement réducteurs et non dénués d’arrière-pensées, cette culture ne fut pas le monopole des Princes ni destinée exclusivement pour eux : dans chaque maison, chaque mosquée et même dans les lieux publics, elle rivalisait avec celle qui dominait  dans les palais. Dans un long article intitulé « Quand les Arabes étaient les meilleurs », adapté par Raouf  Kahak, l’auteur rapporte, entre autres, qu’« un  voyageur qui se rend à Baghdad en l’an 981 (Ibn Sina avait alors un an) raconte, à son retour, qu’il a dénombré plus de  cent bibliothèques publiques dans la ville. La plus modeste cité d’Orient a la sienne où n’importe qui peut venir consulter les ouvrages. Celle de Nayah, une petite ville d’Irak, comporte 40 000 ouvrages. Dans tout l’Occident, à la même époque, les monastères, seuls à détenir les livres, en ont une vingtaine tout au plus. Et parce qu’ils sont si rares, ils sont enchaînés et gardés jour et nuit ». Quatre siècles après, en 1386, la faculté de médecine de Paris ne disposait que d’un seul ouvrage pour son enseignement : c’était Al-Haoui fi At-Tib (le réservoir de la médecine) d’Abou Bakr Razi (864-932). Pour rester dans l’esprit de notre propos, signalons que c’est à cette période (qui allait s’étaler sur trois siècles intensément pleins) que s’érigèrent les grandes écoles de traduction. Leurs chefs de file n’étaient pas de simples traducteurs mais des érudits polyglottes dont les travaux propres cumulés à ceux des philosophes arabes allaient relier l’antiquité au Moyen Age et asseoir les socles sur lesquels s’érigera la Renaissance.
  3. Meilleurs textes, meilleures traductions des chefs-d’œuvre arabes sont incontestablement aujourd’hui l’apanage des arabes Chrétiens du Moyen – Orient. Or il n’y a pas que cela. Il y a plus noble et plus utile que certains Juifs et Chrétiens arabes ont apportés pour la cause arabo-musulmane où les plus concernés sont devenus des larbins à la solde de l’oncle Sam quand ils ne collaborent pas avec les Sionistes. Le père Elias Zahlaoui en parle dans les deux lettres qu’il a adressées en 2011 à Monsieur Alain Juppé et à celle envoyée à Monsieur François Hollande le 25 juillet 2012 et celle adressée à Sa Sainteté Benoît XVI. En ce qui concerne les Juifs qui sont farouchement contre l’existence d’un état hébreu nous recommandons aux lecteurs de feuilleter « « Les mythes fondateurs de la politique isrélienne »» du regretté Roger Garaudy. Restent les Chrétiens. Leur nombre est tel qu’un article comme celui que nous souhaitons livrer sera tellement exigu qu’il nous fera courir le risque de conduire involontairement les lecteurs vers des conclusions contraires à la réalité. Aussi avons-nous choisi de parler d’un seul : il s’agit de l’évêque orthodoxe libanais Georges Khodhr, né le 6 juillet 1923 à Tripoli (deuxième ville du Liban), qui poursuivit ses études à l’Université Saint Joseph de Beyrouth. Fidèle à ses convictions, sa vie est un combat pour ses deux patries : le Liban et l’Humanité. N’était-il pas au premier rang le 11 novembre 1943 lors des manifestations  anti-françaises ? De ce grand homme, j’ai lu trois livres « l’Espoir en temps de Guerre » « الرجاء في زمن الحرب », « attitudes du dimanche » « مواقف أحد » et Loubnaniates » « لبنانيات ».
  4. Les Libanais considèrent le deuxième livre comme étant celui « qui brûle les doigts ». Ces trois livres-parmi d’autres du même auteur-ont été écrits en arabe (et quel arabe !) parce que Monseigneur Georges Khodhr considère que c’est la langue qui restitue le mieux les aspects ayant trait à la foi, à la liturgie, au dialogue dénué d’arrière-pensées, à la prière et à la dévotion. Ce n’est pas un hasard si dans le domaine de l’Education, il brilla comme professeur de la Culture Arabe au point où, mondialement, il fut une source incontournable. Mais il se distingua, par un franc-parler qui donna mauvaise conscience à beaucoup de dirigeants arabes, véritables potentats dans leurs pays, par sa volonté de fer à rapprocher les religions abrahamiques, et à déclarer « l’état » sioniste comme l’unique ennemi des arabo-musulmans et des chrétiens et tous ses efforts dans ce noble combat, il le mena  en pleine guerre civile qui déchirait son pays, cette guerre, il faut le rappeler étant celle des autres ayant choisi le Liban comme théâtre des opérations.

Ses livres que nous avons lus renferment une longue série de thèmes dont les titres, à eux seuls, sous-tendent toute une littérature et, à vouloir chercher tout ce qui pourrait s’y greffer, nos pensées nous dépasseraient et nous feraient déboucher sur des horizons si vastes qui ont quand même le mérite de nous faire prendre conscience de notre petitesse et de notre nanisme. Commémore-t-il une fête chrétienne, il ne faut pas être surpris de trouver dans ses interventions des versets du Coran, des Hadiths et des noms comme ceux d’Ali Bni Abi Talib, de Abi Houraïra et beaucoup d’autres. Pour donner un aperçu sur sa fécondité spirituelle, nous nous limiterons à citer quelques thèmes abordés-avec leurs dates de parution- dans les livres que nous avons cités :

« L’espoir en temps de guerre » : Ceux qui sont experts en terrorisme ne peuvent être terrorisés que par la douceur (22/11/1978) ; Le cèdre et le palmier (30/11/1980) ; La gloire et la paix (25/12/1981) ; Le Liban du peuple et le Liban de l’Etat (17/1/1982) ; La Paix Reine (25/7/1982) ; La langue des larmes (21/10/1982) ; Tripoli (7/11/1983) écrite lorsque cette ville connut les premières et terribles meurtrissures de la guerre. L’auteur écrit : « Où sont les Arabes ? Sont-ils simples spectateurs regardant la deuxième capitale livrée à un grand incendie après avoir été spectateurs de la première capitale alors qu’ils excellent par leurs plumes dans les oraisons funèbres comme si les décombres étaient plus proches des paradis que ne l’est la poésie ? Les thèmes de la poésie chez nous sont la poésie d’amour, le panégyrique (المدح), la diatribe et la guerre c’est-à-dire tout ce qui peut blesser celui qui les dit ou celui à qui ils sont destinés comme si l’élégie était  la seule expression des sentiments arabes. Bâtir et être joyeux, qui les chantera ?… Comment un frère combattant peut-il concevoir que par la mort de Tripoli il pourra occuper Jérusalem ? Dans une déclaration, Monsieur Yasser Arafat a dit qu’il tenait d’une main un fusil et de l’autre un rameau d’olivier. Aba Ammar ! Ceux qui te financent et tes adversaires ne voient-ils pas que le fusil palestinien est sur le point de brûler tous les oliviers du Nord, cet arbre par lequel Allah a juré dans son Livre (Coran) ? ; 1984 (1/1/1984) ; Il lance : «  Aucune chose n’est utile dans ce monde si elle n’est pas partagée entre tous les humains, partage qui commence par une confiance puis s’épanouit jusqu’à devenir toute la confiance » ; Réflexions au temps de la mort (27/5/1984) ; L’animal politique (12/8/1984) ; L’auteur cite ce passage qui va comme un gant à tous les pays qui vivent dans le mépris de leurs dirigeants : « Le Liban est une forêt d’animaux politiques qui ont « dévoré » Dieu. S’Il revient à ces animaux pour en faire des humains, alors apparaîtra un nouveau pays et la catastrophe prendra fin » ; etc.

« Attitudes du dimanche ». Il s’agit là de thèmes qui paraissaient chaque dimanche dans le plus grand quotidien en langue arabe du XXème siècle : An-Nahar. Une Cause plus énorme qu’elle-même (3 mars 1970) ; L’homme de Jérusalem (13 avril 1971) ; Ton jour Ô Gaza! Le Ramadhan et la paix. Plusieurs articles sont consacrés à ce mois de jeûne. Dans l’un d’eux, Monseigneur Georges Khodhr écrit : « Nous acceptons les Musulmans parce que Dieu les accepte dans leur culte. Il n’est pas juste pour un musulman de pratiquer son ascétisme et pour nous de ne pas le soutenir par la prière ». Témoignage de Taïf (1/2/1981) ; Mériem (15/08/1980) ;  Mériem et El Hallaj (11/08/1985) qui mérite une étude à part puisqu’étant un pur article de mystique.

« Loubnaniates ». Sur les 132 thèmes traités dans ce livre nous n’en retiendrons qu’un ayant pour titre « Le grand danger ». L’idéal eût été de traduire le texte en entier mais, conscient de la difficulté de la tâche nous nous limiterons à livrer quelques passages : « Les penseurs chrétiens tels le docteur Khalil Saâda et Youssef El Hadj ont été de ceux qui se sont dressés contre le sionisme dès son apparition. Et si nous retournons aux années que nous avons vécues nous- mêmes, nous constaterons que les littératures sionistes nous ont fait découvrir que ce qu’ont écrit les Chrétiens arabes (qui représentent le dixième du monde arabe) équivaut-en quantité- à ce qu’ont écrit les Musulmans, en d’autres termes les chrétiens ont été plus fermes dans le combat face à la colonisation juive… Et puis pourquoi cette assertion : l’importance du Liban émane du fait qu’il soit un espace de présence chrétienne ? Celui qui soutient cela aujourd’hui alors que la conviction dominante est que, quoiqu’il en soit du problème des Chrétiens arabes, ceux qui se précipitent aujourd’hui pour se rapprocher d’Israël ne sont pas eux… Nos âmes sont convaincues que nous avons avec Israël une cause de vie ou de mort ».

Où sont passés les arabes ? Leur reste-t-il quelques atomes de dignité ? Ne seraient-ils pas mieux en harmonie avec eux-mêmes et envers les autres à dissoudre la Ligue Arabe dont seule l’Egypte profite pour son seul intérêt ? Moubarak a servi les USA et Israël : c’est une vérité consacrée. Que feront ceux qui ne s’expriment que par le Coran alors que certains actes sont plus éloquents que les paroles ? De quelle substance est composé le qualificatif « Arabo-musulman » ? Le dernier mot revient à Dieu :

إن الله لا يغير ما بقوم حتى يغيروا ما بأنفسهم

La plus grosse difficulté consiste à s’y conformer, ce qui n’est pas évident.

Par Mohamed Senni

Contact: mohamedsenni@yahoo.fr

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=15850

Posté par le Août 28 2012. inséré dans ACT OPINIONS, ACTUALITE, HISTOIRE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

30 Commentaires pour “L’étiolement de la cause arabo-musulmane et le spectre de sa disparition L’implication des Chrétiens arabes et des Juifs. Par Mohamed Senni”

  1. hami de sba

    Une nouvelle contribution sur un téhmé que beaucoup évitent Merci monsieurSENNI M de nouveau éclairage.

  2. hami de sba

    Priére me lire théme aulieu ce téhmé.

  3. Mme mostefaoui SAB

    Je me réjouie de voir nos amies participer au débat faisant fi aux intrus en mission; et je refélicite l’auteur de cet écrit.

  4. kerroum retraité

    Un grand sujet qui honore son auteur qui nous livre des écrits trés interrssants .je crois que le débat concernerait des politiciens et des spécilistes en histoire quise sont ces jiurs ci éclipsés ou en vacances.le souhait de faire rencontrer les jeunes avec les contributeurs est reformulé. »

  5. hanene

    Moi je suis du meme avis que vous monsieur.Remercions de nouveau mr senni m.

  6. Hamidi

    Félicitations monsieur SENNI MOHAMED.

  7. Ahmed Khiat

    Ayant posté un commentaire sur ‘ le martyr Kacem Zeddour ‘ avec un peu de retard, et vu que l’article en question a été remplacé une heure après par le présent, à savoir ‘ L’étiolement de la cause arabo-musulman ‘, article non moins intéressant, je me suis permis de l’insérer ici et ce, dans le but de permettre aux chers lecteurs d’en prendre connaissance.
    En effet, j’avais écrit:
    Qu’on me permette d’apporter ici un témoignage vieux de 30 ans.
    En effet, la première fois que j’ai entendu prononcer le nom de Kacem Zeddour – Mohamed -Brahim, c’était au début des années 80, exactement lors d’une réunion tenue à l’APC de Sidi Bel Abbès à laquelle j’avais assisté en ma qualité d’Inspecteur de l’Enseignement.
    Y étaient présents des Responsables de l’APC et de la Kasma FLN, et deux ou trois collègues de l’Education Nationale.
    L’ordre du jour: Choix de noms pour les nouvelles écoles primaires.
    M. Tréa Mohamed, Directeur de l’ITE – Rahimaho Allah – proposa la candidature du Chahid Kacem Zeddour – Mohamed –Brahim en présentant tout un dossier à l’appui. Les Responsables d’alors refusèrent sans prendre la peine de consulter les documents justificatifs.
    Personnellement, je n’ai pu défendre la cause de cette grande personnalité pour la seule raison que je ne la connaissais point, ne serait-ce que de nom. Ne dit-on pas d’ailleurs que ‘ celui que tu ne connais pas, tu ne tires pas de lui un quelconque profit* ‘ ? C’était bien dommage !
    Tous mes compliments vont à mon cher ami Mohamed-Senni pour avoir revalorisé cette illustre figure, l’intellectuel et le patriote, Kacem Zeddour – Mohamed -Brahim, que Dieu l’agrée en Son vaste Paradis.
    • اللّي ما تعّرفوش تخّسره

    • Dekkiche de Paris

      merci ousted khiat.le rigiureux inspecteur cele ne courre plus les rues des cadres pareils et bien sur Felicitations a si Senni m.

  8. Hanifi K

    Camille Chamoun, président maronite chtrétien de 1952 à 58 a mis volontairement le Liban au ban de la nation arabe en refusant de rompre avec la France lors de l’agression de Suez et en cautionnant la repression en Algérie.
    Le Patriarche Sfeir, contrairement à Raymond Edde , vrai symbole de la fraternité islamo-arabe, a engagé le leadership maronite dans une collaboration etroite avec Israel alimentant la suspicion de la loyauté des chrétiens envers leur environnement.
    Les massacres de Sabra et Chatili ne peuvent s’expliquer qu’à la lumière de la voloonté éradicatrice des maronites chrétiens et de leur volonté à s’afficher comme occidentaux de culture et de foi.
    L’écrasement des forces libanaises phalangistes a permis finalement l’emergence de responsables chrétiens honorables (dont les généraux Aoun et Lahoud ) pour dépasser les clivages confessionaux et echapper à l’instrumentalisation du communitarisme sponsorisé dès l’origine par le Mandat français du Liban.

  9. Claude.B

    Bonjour Monsieur Mohamed Senni,
    Vous nous faites profiter ,nous lecteurs ,de votre érudition et de vos analyses ,soyez en remercié .Je suis attentive à vos interventions qui me permettent d’enrichir mes connaissances à chacune de mes lectures .On se cultive tout au long de sa vie ,merci de m’y aider .
    Au plaisir de vous relire .
    Cordialement .

  10. malika d prof

    Bonsoir ; il ya rien a ajouter ou a commenter,sinon féliciter mr Senni mohamed pour ses recherches et son sérieux doublé de rigueur.

  11. Mr arbi zazou sl sba

    je retrouve mon journal aprés une absence forcée et je trouve que le niveau est rehaussé par ces bons sujets.

  12. Mellali Mostefa

    Nos sincères condoléances à notre ami B D
    ( Bedrani Jillali le psychologue qui a assisté à la rencontre du samedi belabesien à Paris) suite au décès de sa mère qui nous a quitté ce jeudi 30/08 /2012 et enterrée au cimetière de Sfisef (إنا لله وإنا إليه راجعون) à dieu nous appartenons et à lui nous retournerons .

    • Mohamed.G...

      En cette circonstance douloureuse,je présente mes sincères condoléances à notre ami BD et à toute la famille Bedrani !!
      Allah yerhamha !!!Inna lillah wa inna ilayhi raji3oun !!!
      Merci,Si Mellali,pour l’information

    • Mémoria,

      Sincères condoléances à notre ami BD !

    • Bouchentouf

      Salem Djillali
      Je savais que tu avais des soucis concernant ta regrettée mère et maintenant qu’elle a rejoint son maître dans sa dernière demeure, sois en sûr de sa bénédiction. Les mères ça pardonnent toujours car elles disent souvent que nous sommes la prunelle de leurs yeux et qu’y a t-il de plus précieux que la vue ? Je me joins à tous nos amis du journal pour te présenter mes sincères condoléances « A Dieu nous appartenons et à lui nous retournerons » et que l’épreuve de la disparation d’un être aimé que tu vis en ce moment te sois supportable. Je voudrais par la même occasion saluer toutes nos mères qui nous ont portées dans leurs entrailles et qui nous ont accouchées dans la douleur. Ces mamans affectueuses qui nous ont allaitées de leur lait nourricier et qui ont veillées toutes les nuits où la maladie laminait nos corps fragiles de bébé au bord de l’agonie, ces mères courages qui nous racontaient des histoires drôles devant la cheminée éteinte quand notre cœur avait du chagrin et qui avaient supporté toutes nos facéties et nos mauvaises humeurs. Amitiés. Merci Mr Mellali pour cette information.
      Allah Yar’Hame Oummét Mohammed. Amine

  13. Christian Vezon

    Si BD mes condoléances

  14. A. Ghomari

    Djillali mon ami , allah yarham el walida .. Bon courage mon ami

  15. benhaddou boubakar

    salam; mes sinceres condoleances mon cher BEDRANI;allah yarham elwalida!

  16. Hamid T de Paris

    Mes sincères condoléances à la famille Bedrani .

  17. Un parmi d'autres

    Quoi dire de plus à Mr Djillali Bedrani si ce n’est que nos rituelles codoléances auxquelles je dis: » »(« Les condoléances ne ressuscitent pas le défunt mais elles entretiennent la confiance entre ceux qui restent. »
    Inna li Allah oua inna illayhi raji3oun

  18. Redaction et Admnistration

    Nous tenons en cette douloureuse circonstance; a adresser nos sincéres condoléances et ce au nom également de nos lecteurs a notre trés bon ami et frére Djillali B.Nous saisissons cete journée pieuse pour observer une pensée a la défunte.A Dieu nous appaerenons et a lui nous revenons.

  19. Benyahia Lakhal

    Mon cher ami Djillali,
    Très affligé par le malheur qui vous frappe, toi et les tiens, en raison du décès de ta maman, je partage ta douleur, m’associe à ton deuil et prie Le Tout-Puissant pour qu’Il l’accueille en Son Vaste Paradis. N’est-ce-pas que l’asile le plus sûr est le sein d’une mère ?
    « Ce qui est effrayant dans la mort de l’être cher, ce n’est pas sa mort, c’est comme on en est consolé ». (Henry de Montherlant). Mais alors, nous prions tous Dieu, en ce jour de Vendredi saint, pour vous donner le courage, toi et les tiens, de surmonter cette pénible épreuve.
    Je te conjure de me compter parmi les tiens.
    Merci à Si Mostéfa d’avoir donné la nouvelle.
    Inna li Allah oua inna illayhi raji3oun.

    • Benyahia Lakhal

      Prière lire: « je t’adjure de me compter… » au lieu de « je te conjure de me compter… »

    • BD

      A la rédaction et aux chers amis ( Benyahia, Ghomari , Ghalem, Abbes , Kamel « Smiley », Christian, B.Boubakar, Mostéfa Mellali, Memoria, Mohamed G? Hamid T…) qui m’ont soutenu par leurs touchants témoignages en cette douloureuse circonstance, j’adresse mes vifs remerciements et les prie de bien vouloir m’excuser de leur répondre si tardivement, car en réalité je viens juste de consulter mes boites-mails et le site du journal.
      Je ne manquerai pas de témoigner en retour à chacun,
      personnellement toute ma gratitude à la mesure du sentiment de solidarité que j’ai pu éprouver à la lecture de leurs messages.
      Merci à tous.

  20. benhaddou boubakar

    un bon theme a lire,merci mr SENNI , on continue a te lire et apprecier tes debats !

  21. Augustin

    Augustin un algérien ? Quelle enfumade ! Augustin était un berbère de Numidie. Dois-je vous rappeler de quand date le terme Algérie : du XIXe siècle quand l’ancienne régence d’Alger fut réunifiée.

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