La Voix De Sidi Bel Abbes

Kamel Daoud chez les khayis..la bonne foi du chroniqueur et écrivain;un gisement intarissable

Photo de l’assistance présente dimanche après-midi dans la bibliothèque paroles et écritures

Les nombreux khayis comme nous ont certainement décelé cet après midi  la bonne foi, une des forces du talent de l’écrivain et chroniqueur du quotidien d’Oran monsieur Kamel Daoud que nous considérons en toute modestie comme un témoin d’une époque. l’assistance nombreuse qui a répondue à l’invitation de l’association paroles et cultures a été très enthousiasmée et impressionnée  par  la spontanéité et l’immense talent de l’hôte de Sidi bel abbes qui au passage fit un bref aperçu sur son itinéraire ,son enfance dans  son bled natal  mostaganem ,ses débuts journalistiques au quotidien d’Oran son passage comme rédacteur adjoint, puis sa démission un role qui ne lui sied pas reconnait il. le débat avec le chroniqueur a été très instructif,ou tout y passa la censure dont il fait objet souvent mais qui ne l’empêche pas de rebondir toujours plus fort ; le système en place ,les haragas ;les généraux;les ministres les walis ..ect tout une panoplie que nous ne pouvons ranger dans ce résumé .En quelques mots l’assistance découvrit Kamel Daoud le jeune citoyen Algerien et Kamel Daoud le témoin de son temps sans concession sans répit en tant que critique d’un ordre etabli rappellons que c’est l’association paroles et ecritures présidée par Mme Khalida Taleb qui a ete l’organisatrice de cette rencontre culturelle.Par ailleur lavoixdesidibelabbes a tenu au nom de tous ses lecteurs (ces) dont une bonne partie y etait ce jour la a honorer Mr Kamel Daoud tout en souhaitant un prompte établissement a son père très fatigué ces derniers temps  .

Mr Kadiri en compagnie de son confrère Kamel Daoud honoré par la voix de sidi be labbes

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=14526

Posté par le Juil 10 2012. inséré dans ACT OPINIONS, ACTUALITE, CULTURE, SBA PROFONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

48 Commentaires pour “Kamel Daoud chez les khayis..la bonne foi du chroniqueur et écrivain;un gisement intarissable”

  1. Sohbi 22

    Il est utile que Sidi Bel Abbes accueille des gens de la culture des écrivains comme Kamel Daoud et des cinéastes renommés au lieu de gaspiller de l’argent pour rien .

  2. nabila t sba

    Dommage nous étions loin de belabbes hier soir .le journaliste écrivain est trés talentueux c bien de l’avoir honoré.

  3. gherbi sba

    les khayis comme vous dites sont contents et fires de voir chez eux des kamel daoud.A d’autres rencontres.

  4. giseille de Marseille

    Bojour je connais kateb yacine et yasmina khadra dont j(ai lu trois de leurs ouvrages mais je suis bien curieuse de lire ceux de monsieur Kamel daoud .Les PHOTOS SONT SUPERBES.

  5. merabi

    Honorer cet écrivain est un trés bon geste de la part du journal.Il faut dire que les chroniques sont magnifiques; avec des critiques acerbes et une grande liberté de ton.

  6. hami de sba

    sidibelabbes est bien honorée par cet écrivain Unsalut a mr kadiri mohamed et a toyte la voix de sba

  7. Dekkiche de Paris

    Bonsoir la présence de ce grand écrivain rebelle et engagé est un beau prélude.les gens qui ont fait cela sont a encourager enplus je revois mon prof monsieur kadri mohammed qui lui a beaucoup fait pour notr belle cité qu’il aime beaucoup.Bonne soirée abbabssas.

  8. Dekkiche de Paris

    Bonsoir une bonne chose; pour notre ville qui doit rester en contact avec le ghota de la culture; et un bonjour a mon prof et cousin mr Kadiri m qui fait de belles choses pour notre belle ville qui me manque; surtout en été et durant le ramadhan Bonne soirée.

  9. un parmi d'autres

    Mon cher ami benhaddou puisque nous sommes dans la rubrique « Culture » et j’ai bien reçu ton message sur  » Le Vieil homme et l’Enfant  » d’Hernest Hemingway  » qui fut une histoire vrai et qu’Ernest a écrit en 1951 .
    le romancier qui se trouvait à Cuba part en mer avec son ami et en voyant un vieil homme accompagné d’un enfant sur une barque de fortune en train de se battre contre un gros poisson arriva à hauteur du vieillard pour lui prêter main forte qui lui a été refusée avec véhémence ce gros poisson était un bel espadon .Et en 1958 un film fut tiré de cette histoire et le réalisateur était John Sturges avec pour principal acteur le superbe Spencer Tracy .
    Et voici la réplique de Spencer Tracy le vieil homme du film qui se battaiT avec le gros poisson .

    Tu veux ma mort, poisson, pensa le vieux. C’est ton droit. Camarade, j’ai jamais rien vu de plus grand, ni de plus noble, ni de plus calme, ni de plus beau que toi. Allez, vas-y, tue-moi. Ca m’est égal lequel de nous deux tue l’autre ».
    A

  10. un parmi d'autres

    Alors mon cher benhaddou très belle réplique n’est-ce pas ,toi qui est parti à la mer aujourd’hui as-tu péché un poisson et qui a eu le dessus .Amicalement

    • benhaddou boubakar

      bonsoir un parmi d’autres, pas de poisson,mais que du raisin et pasteque de hamam bouhjar, je te laisserai ta part nchallah; pour l’occasion,j’ai assistè a la conference de kamel daoud hier avec si nour et mr kadiri!

      • Mme CH

        Si Benhaddou salam !!!! spécialement pour vous, voici quelques citations célèbres….
        « Si on avait toujours des cerises et des raisins, on pourrait se passer de médecin. »
        « Belle vigne sans raisin ne vaut rien. »
        « Le centre de gravité, la clé de voûte, le milieu de l’empire, le pivot du problème, le point G, le coeur de la pastèque. Alger est tout cela et plus encore. » ( de Chawki Amari)
        Bonne soirée !!!!!!

        • elhadj abdelhamid

          Salam Si Benhaddou,
          Les citations de Mme CH ne laissent pas indifférent.
          Moi, j’abandonnerais volontiers mon job si l’on me donnait un verger (de cerises) et une vigne, gratis , c’est à dire si l’on faisait de moi un  » haykali » .
          Belle vigne sans raisin ne vaut rien mais raisin non pressé se fane vite.
          Alger, avait dit Boumediène, n’est pas une géographie mais toute une philosophie.

          • Mme CH

            Et voilà, l’autre miroir de Mr elhadj abdelhamid, je le remercie d’avoir bien voulu nous y montrer une toute petite « ombre » …… « Wa Ma khafia Kana A3dham »…….
            Avec mon profond respect Mr.!!!!!

            • sliman t

              Dar Schlomo, un été 62 est  »l’Histoire » de Ténira, réalisée par Abdelhamid ElHadj au nom des siens, ou plutôt les histoires de la terre natale des siens, les fils du marabout. Il y développe la morale, la tolérance qui transcenda la douleur des  »Evènements d’Algérie » et finalement, le pardon nécessaire, car pour Abdelhamid ElHadj, au cœur vaillant des fils de son pays, nul ne peut apprendre la haine.

              • Mme CH

                Mr Sliman t salam.!!!! J’ai l’impression d’avoir à faire à l’autre petit côté de l’ombre …bref !!!! Entre-nous, et ce n’est que mon humble avis, je n’aime pas beaucoup le titre et vous savez pourquoi !!! Je n’ai pas eu la chance de lire cet ouvrage, mais cette notion de Pardon nécessaire doit être accompagnée d’une repentance nécessaire…c’est une équation simple et qui arrange tant bien que mal tout le monde….
                Quant à l’histoire de » la tolérance qui transcenda la douleur », alors là il s’agit de toute une autre histoire…. tenez du coup, je ne sais pas pourquoi je pense à Mme Danielle que je salue au passage….
                Cordialement Mr !!!!

                • Danielle B

                  Bonsoir Mme CH
                  pourquoi cette phrase vous fait-elle penser à moi en particulier??? please
                  j’apprécie quand même (rires)
                  je vous souhaite une bonne soirée, amicalement

                  • Mme CH

                    Bonsoir Mme Danielle B !!!! Je vois que vous suivez bien les débats !!!! c’est bien……Bon je ne pouvais pas rester indifférente au please anglais !!!!!!
                    Cette phrase doit bien vous signifier quelque chose que vous n’avez pas encore atteint je présume et ça vous devez bien le savoir au fond de vous même…..!!!! Et nous sommes toutes les deux dans le même cas, il n’y a qu’à voir le contenu de nos commentaires…………Je sens que cette douleur persiste même si « on souffre en silence » ( cette phrase est celle d’une personne qui m’est très chère) et on fait semblant que le temps est bien passé…….le temps ne passera jamais Mme, seule la mort peut tout arrêter…..enfin une autre vie nous attends bien sûr ……
                    Toute l’histoire c’est qu’on a appris à vivre avec cette douleur quelqu’un a dit: »Chaque douleur est une mémoire. »
                    C’était simplement un avis …..
                    Bonne soirée à vous aussi Mme…..

                    • Danielle B

                      La douleur??? est un bien faible mot comparé à ce que je ressens, vous avez raison on fait comme si!!!!!! mais avec le temps au lieu de s’atténuer elle s’accentue à en devenir certains jours INSUPPORTABLE, non le temps ne peut rien arranger hélas, je n’arrive pas à faire le deuil de mon pays, de ma ville et le manque se fait chaque jour plus cruel que la veille,je n’ai même pas besoin de dormir pour rêver d’elle et lorsque je me retourne et que je constate que je l’ai quittée il y a déjà un demi-siècle je n’en reviens pas et comme vous le dites si bien, seule la mort pourra apaiser ma souffrance , une autre vie??? oui pourquoi pas??? il suffit d’y croire, bonne soirée à vous Mme CH, amitiés

                    • Mme CH

                      Voilà Mme Danielle B, c’était ma façon à moi de vous dire qu’on arrivera jamais à s’entendre sur le colonialisme et ses atrocités, mais que j’arrive quand même à comprendre votre douleur…….et quand je parle de la mienne, ne me traitez plus de haineuse….car vous savez ce qu’est la douleur,une mémoire.
                      S’il n’y a pas une autre vie, celle-ci n’aurait aucun sens Mme……
                      Amies dans la douleur !!!! Bonne soirée

                    • Mémoria,

                      A Mmes CH et Danielle B …et tous(es) les autres :

                      «  »L’Histoire est derrière nous;la douleur est avec nous;le salut est devant nous ! » »

                    • Mme CH

                      Pas tout à fait d’accord Mr Mémoria !!!! surtout en ce qui concerne l’histoire et le salut……!!! car il y a beaucoup de choses à tirer au clair….!

                    • Danielle B

                      bonjour mme CH
                      c’est juste nous n’arriverons jamais à nous entendre sur ce sujet car nous campons chacune sur nos idées sans vouloir en démordre pensant chacune que nous avons raison, par contre je suis tout à fait d’accord avec ce que dit Mémoria, l’histoire est derrière nous etc etc…..si nous n’arrivons pas admettre que le salut et l’avenir est devant et pas derrière nous à quoi bon continuer à vivre???vous dites qu’il y a beaucoup de choses à tirer au clair?? 50 années ont passé et les archives en france commencent à s’ouvrir aux yeux de tous, peut-être réussiront-elles à éclairer les zones d’ombre qui nous ont échappées jusqu’ici, moi je veux croire en des lendemains meilleurs ne serait-ce que pour notre descendance pour qui c’est plus que nécessaire, sinon que nous reste-il??? que de la douleur?? de la rancoeur??? pour ma part je ne veux pas mourir sans avoir dit « j’aurai au moins essayé »
                      bonne journée et amitiés mme CH et bonne journée aussi à vous tous mes amis algériens de ce forum

                    • Mémoria,

                      Mesdames,Danielle et CH,

                      Par esprit d’éthique et de déontologie,je suis obligé d’apporter une précision aux lecteurs.
                      Le dicton que j’ai auparavant cité « L’Histoire est derrière nous;la douleur est avec nous;le salut est devant nous! » a comme source Mr HOUSSINE Mourad Salim,écrivain et psychologue.
                      Bonne journée !

  11. hanene

    j’ai assisté a la rencontre je n’apparais pas sur la

  12. hanene

    la photo générale ou ceux et celles assis dans les premiéres rangées apparaissent Ceciest bien secondaire mais ce qui est riche est cette grande rencontre de gens lettrés Monsieur un parmi d’autres aviiez vous lu les ouvres de monsieur Kamel DAOUD ?

  13. terkmani t gambetta

    la voix de sba sait faire la part des bonnes traditions hospitaliéres en honorant notre hote kamel daoud..on appele cela la guemmna il fallait y penser et j’ai appris qu’il « était ému puisque c’était destine a son papa gravement malade.

  14. daho

    un grand écrivain dommage j’ai raté cette rencontre.

  15. Nasri

    Salam un parmi d’autres
    sorry I was absent when calling

  16. Hanane 2

    Nous sommes nombreux à avoir raté, pour une raison ou pour une autre, cette rencontre avec Kamel Daoud. Cependant, il faut l’avoir surtout connu dans ses écrits, ses chroniques, ses lettres. Une recontre avec un écrivain talentueux a lieu dans ses oeuvres, entre les lignes de ses écrits, en premier .

  17. Nabil

    Celui qui veut avancer en regardant sans cesse derrière lui, va tout droit dans le mur.
    Un coup d’oeil au rétro… et pour le reste, continuer à défricher la voie qui a été tracée pour être digne du travail de ceux qui nous ont précédés. A condition, bien sûr, qu’on ne nous mette pas des oeillères!

  18. Tifleless

    La parole ne s’octroye pas mais elle se prend pour refuser d’être emprisonnée dans la guange de la langue de béton et les débats sables mouvants qui n’auront comme objectif que de conforter le citoyen réactionnel au détriment du citoyen critique qui veut vivre son temps et faire son histoire a dans sa quotidienneté sans avancer avec les oeuillères pour ne pas s’apercevoir qu’il n’est que cheval de bois dans un manège recyclé de province plutôt que pur-sang arabe appelant à la réminescence de la gloire passée et trépassée.
    Ouf! Il est temps que je finisse cette phrase!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  19. Arbi zazou sl sba

    je dois dire que la voix de sba a fait un trés beau geste en pensant a honorer ce grand chroniqueur.C’est ce que je pense avoir la suite dans les idées et franchement cela s’est deja vu a plusieurs reprises.

  20. yahia

    Dommage pour nous tous qui ny étaient pas à ce grand rendez-vous littéraire moi personnellement j’ai suivi de loin mais avec un grand interet. Je pense qu’un rendez-vous pareil aurait été souhaitable de le programmer avant les vacances car la plupart ne sont pas chez eux.Bravo la vdsba pour cette belle initiative qui en rappelle d’autres.

  21. salat b

    Cela arrive rarement de par le monde, mais c’est arrivé en Algérie: un matin, un général algérien sort en compagnie d’un autre, tous deux à la retraite dorée, pour rendre hommage à un président assassiné durant leur heure de gloire.

    Au cimetière, les deux rencontrent un groupe de jeunes Algériens qui leur posent brutalement les questions que tout Algérien rêve de poser au régime, depuis vingt ans: qui a tué Boudiaf?

    Peut-on dormir tranquille, après avoir provoqué une guerre civile et 200.000 morts? Qu’est-ce que vous avez ressenti en donnant l’ordre de tirer sur la foule le 5 octobre 1988, pendant le soulèvement contre le parti unique avec 500 morts et de la torture légalisée à cause de vous? Qui a tué, en 1993, le patron des services secrets algériens? Quant est-ce vous allez payer ou demander des excuses?

    La scène s’est passée le 29 juin 2012, au cimetière d’El Alia, à Alger, là où sont enterrés les grands du pays, ses femmes ou hommes favoris ou pas.

    L’occasion était l’hommage rendu à Mohammed Boudiaf, Le président algérien assassiné il y a vingt ans. Un hommage discret et pas du tout officiel.

    Bouteflika n’aime pas Boudiaf

    La raison? Le second aurait traité le premier de malfrat. Et le cas Boudiaf reste un malaise pour le régime de Bouteflika: personne ne croit à la thèse de l’acte solitaire d’un tueur islamiste, caché sous la peau d’un sous-lieutenant du Groupe d’intervention spécial corps d’élite et «Secret service» de la protection présidentielle.

    Lambarek Boumaarafi, l’inculpé, condamné à mort après un procès étrange, faisait partie de l’élite des «Services», et avait été affecté à la garde, alors que ce n’était pas sa mission ni son corps habituel et la veille du départ de Boudiaf vers Annaba, capitale de l’est algérien, lieu du crime.

    Le 29 juin 1992 un homme tire, de derrière un rideau sur le président Mohammed Boudiaf, en plein discours, sous les caméras. Aussitôt après, un homme est poursuivi, pourchassé dans les rues, rattrapé, emprisonné, inculpé, jugé et accusé puis «occulté».

    C’est Lambarek Boumaarafi, le Oswald algérien. Le procès du bonhomme ne convaincra personne et pas même le fils et l’épouse de Mohammed Boudiaf ni la Commission d’enquête indépendante créée à la suite du meurtre.

    Cet homme, fondateur du FLN, héros de la guerre de libération avait été tué dans le dos, par un «Rideau» et pas par Boumaarafi qui semblait même s’amuser comme un fou lors de son procès surréaliste.

    L’énigme Boumaarafi

    Selon les conclusions officielles, il s’agissait d’un acte solitaire. Selon les Algériens, c’est un meurtre collectif.

    A l’époque, le pays était gouverné par un cartel, le Haut comité d’Etat créé après le coup d’Etat soft contre le président «dégagé» Chadli Benjedid et l’interruption du processus électoral qui a vu gagner les islamistes.

    Un cartel dont faisait partie un général qui écrit des livres, parle en public, «assume» et se lave les mains: Khaled Nezzar.

    Le général est connu pour ses frasques et ses chances et ses techniques de répression. Ses livres se vendent bien au pays, mais pas ses explications et ses excuses.

    De temps à autre, l’homme glisse entre les gouttes et arrive à échapper à des actions judiciaires internationales: en octobre 2011 lorsqu’il a été, par exemple, interpellé à Genève par la police suisse et inculpé par un tribunal pour «suspicions de crimes de guerre», commis entre 1992 et 1999.

    Douze ans auparavant, une plainte contre lui avait été déposée au parquet de Paris en 2001, mais classée sans suite.

    Le général sera alors discrètement exfiltré, par avion spécial, de nuit, par ses «amis» français. C’est que le général a été à la tête du pays pendant la mauvaise décennie: responsable des répressions d’octobre 1988 avec 500 jeunes Algériens tués par l’armée. A la tête de l’Etat pendant l’assassinat de Mohammed Boudiaf.

    Idéologue de l’éradication sanglante et de la guerre contre les islamistes pendant la décennie 90. De quoi laisser trace dans la mémoire collective.

    Celle justement des jeunes du MJIC, mouvement algérien de jeunes, post-printemps arabe, très actif et très surveillé et harcelé par la gérontocratie de Bouteflika et l’équipe des plus de 70 ans qui a main mise sur le pays et son histoire.

    Ce matin là, la scène était parfaite: le général, avec son chapeau de vieux jardinier paisible est vivement interpellé par un jeune du nom d’Abdou Bendjoudi qui lui pose alors toutes ces question que 36 millions d’Algériens promènent même durant leur sommeil:

    «Vous êtes responsables de ce nous vivons aujourd’hui et l’armée et les islamistes assassins, vous êtes tous, non mais, vous êtes tous responsables de cette crise.»

    L’échange est vif:

    — Qui a tué Boudiaf?

    — Personne, répond le général.

    — Je trouve indécent que vous veniez à la commémoration, poursuit alors Abdou, selon les comptes rendus de presse et la vidéo.

    — J’ai écrit six livres, vous n’avez qu’à les lire!

    Une scène de rêve. En Algérie on s’imagine cette occasion unique, à défaut de justice libre, de journaux vraiment indépendants, d’historiens pas peureux: coincer l’un des actionnaires du pays pour un interrogatoire dur, mené par un peuple sévère et où c’est le régime qui gémit sous la «torture».

    Un vrai procès toujours en attente

    Un beau rêve mais qui a ses limites: le général Nezzar a été coincé parce qu’il est un ex-général. La scène est une fiction improbable, quand il s’agit de ceux qui en poste: Bouteflika ou le général Toufik, l’énigmatique père des «Services» algériens ou Ahmed Ouyahia, le Beria de l’administration algérienne et ses rentes.

    Mohammed Boudiaf est mort assassiné à plus de 70 ans. Mais il reste un «jeune» et une sorte de héros national pour les jeunes algériens. La raison? Il parlait en Algérien, contrairement à Bouteflika. Il aimait la simplicité contrairement à Bouteflika et ne semblait pas mépriser les Algériens comme Bouteflika. Il a eu un mandat de six mois, contrairement à Bouteflika. Il est mort en martyr.

    On l’aura compris, Boudiaf est l’anti-Bouteflika par excellence. Dans les esprits et surtout sur le Net où il a des milliers d’amoureux et d’adeptes qui usent de son portrait comme d’un timbre ou d’une photo d’identité collective.

    La scène rappelle aussi l’essentiel : après dix ans de guerre, des centaines de milliers de morts, des centaines de milliers de torturés, des « disparus », des exactions, des tirs sur la foule, personne n’a été jugé, ni iniquité pour crime.

    Le régime s’en est sorti, avec ses islamistes assimilés, par une loi sur la réconciliation.

    Dans la réalité, la demande de justice est persistante. Les Algériens, même ceux qui étaient enfants durant la décennie 90, attendent le procès, le vrai.

    Celui de l’indépendance ratée ou de la guerre provoquée.

    De tous les hommes du régime de cette décennie, aucun n’a été inquiété, jugé, interpellé ou poussé à demander le pardon.

    Tous bénéficient de l’impunité et de l’immunité par effet de cette loi. Du coup, quand on peut coincer un général algérien, même à la retraite, c’est l’aubaine pour un bon procès du peuple.

    Surtout quand le bonhomme est l’ex-ministre de la Défense qui a tiré sur la foule en 88, sur les islamistes en 90 et sur tout ce qui bougeait pendant les années suivantes.

    Dernière conclusion des Algériens: les cimetières. C’est là où on peut parfois croiser, les gens du régime. Ils s’y rendront tous, un jour ou l’autre.

    • Amyna

      C’est tellement inimaginable ce que nous avons vu à la chaine  »EL NAHAR » que nous croyons rêver! Interpellez ce vieil homme du système relève de la fiction. On m’aurait raconté cette scène, je ne l’aurais jamais cru. Mais voilà, les faits sont là et on a réellement vu cette interpellation. Un réel moment de plaisir. Un tribunal en plein cimetière. Presque un jugement au bon endroit. Cette scène presque loufoque m’a fait pensé à la citation de W. Churchill: « Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre. »

  22. Fakou

    Abdou Bendjoudi n’est un quidam ordinaire qui aurait parlé au nom du peuple pour demander des comptes au vieux retraité de la grande muette.
    Ce monsieur est un militant et coordonne toutes les oppositions qui s’abrite à l’ombre de Face-book et qui sont convaincu de précipiter la chute d’un régime non réformable par l’action de contestation radicale.
    Les médias de droite, le Monde et le Figaro, bien connus pour leur animosité envers l’Algérie leur ouvrent les colonnes et les poussent à utiliser les techniques d’amplification utilisés par les laboratoires en Europe de l’Est et au cours du dit printemps arabe.
    Convaincus d’être la crème de la crème, ils sont si peu les interprètes du peuple et sont absent de tout conflit social.
    Leur supposé apolitisme est le dernier avatar de la subersion/

    • Nasri

      Salam Mme CH
      La mémoire des peuples est vive et reste toujours en quête de vérité, et de justice quelles que soient les circonstances. Les politiques français doivent arrêter de se faire manœuvrer par les nostalgiques.
      Quant à la mémoire des frimeurs de politique, elle est courte et souffre d’amnésie rétrograde.
      bonsoir.

      • Mme CH

        Salam Hadj Nasri!!!!! Je vous ai adressé deux ou trois messages profitant de l’occasion pour vous souhaitez une bonne Omra, mais je crois que vous ne les avez pas vu…Enfin le dernier c’était relatif qui rendait hommage à votre humble famille !!!!! Je suis tout à fait d’accord avec vous et avec Amyna, quand elle a rapporté la citation de W. Churchill: «Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre.», et c’est parfois pour ça , que je suis traitée de tous les adjectifs qualificatifs…….et c’est pour cela que dans tous les pays développés y compris les sionistes, ils donnent une très grande importance à l’histoire géographie dans leurs écoles ainsi que la sociologie, par contre chez nous, ils font tout pour gommer de nos mémoires une bonne partie de notre Histoire………
        Bonne soirée Mr et mes amitiés à Bentkhalti……!!!!!

        • Nasri

          RE-SALAM Mme CH
          Si j’ai lu tous les messages des lecteurs qui m’ont écrit ,et je devrai répondre collectivement au moment opportun pour les remercier .
          Merci

  23. El-katib el-andaloussi

    Pardoner mon intervention sur cette rubrique littéraire que j’affectionne énormément ,pour dire tout simplement
    « Pourquoi faire difficile lorqu’on peut faire facile avec des mots qui sont les nôtres et que tout lecteur peu lire avec compréhension .
    La clarté est brouillée comme cette eau limpide qui rencontre ldéversement des eaux usées ,et v’la qu’on plonge dans psychologie,la psychanalyse et autres que le simple lecteur qui
    vient pour se ressourcer et prendre des nouvelles de sa ville se
    voit noyer dans des discussion d’intellos qui viennent nous
    relater la métamorphose de l’intelligentsia bien de chez nous .
    Alors je dis que c’est bien de commenter ,mais tout simplement
    avec des paroles sur la vie du social vécu a Sba .
    A lire certains je dirai que notre société est politisée et que la vie
    sociale du citoyen a été mise au placard.
    L’ecrivain ,romancier et poète français qui fut membre de
    l’académie française (1911) avait je cite :
    (Les psychologues me font souvent penser a des horloges habiles et a démonter une montre qui oublierai de regarder l’heure qu’elle marque .

Répondre