La Voix De Sidi Bel Abbes

Joseph et Aicha : L’Histoire d’un mariage mixte de 1852 . Par Dr Douar

Dans la (Revue de l’Orient et de l’Algérie) publiée en 1854 , une histoire sociale m’a sublimé énormément dont sa scène se déroulait entre Alger et Sidi Bel Abbés vers les années 50 du 19eme siècle, c’est l’histoire d’un mariage mixte d’un catholique français–Joseph et d’une musulmane algérienne– Aicha , j’ai osé changer le style de la narration dans un but uniquement d’abréger et d’en faire de Aicha le sujet principal de cette histoire mais sans affecter les détails originaux racontés par un militaire français Mis de Massol.
Aicha était une très belle fille, descendante de la tribu des ouled Ezzine dans commune mixte de st Lucien, actuellement Zahana (entre Oran et Sidi Bel Abbes) son père Mohamed Mathar Bachi était, en temps des turques, le chef de musique du Bey d’Oran . La jeune Aicha fut mariée à Mascara à Ahmed Boukalikha l’agha de l’Emir Abdelkader, dont elle a eu un fils nommé Abdelkader.
Durant la prise de la Zmala de l’Emir Abdelkader en 1842, Aicha fut prisonnière par les Français avec beaucoup d’autres femmes et enfants, son mari qui commandait les troupes de l’Emir, fut tué sur le champ d’honneur. Ensuite elle a été conduite à Boghar , puis entraînée à Médéa.
La jeune veuve se retrouvait déracinée et seule dans une ville très loin des siens dont elle ignorait totalement l’itinéraire très long du retour à sa région natale, elle avait du accepter les plus dures corvées pour vivre dans l’espoir de retourner un jour chez elle, et c’est ainsi qu’elle avait rencontré un européen qui s’appelait Joseph.
Joseph parvint après de longues difficultés à s’approcher peu à peu de Aicha tout en lui faisant croire qu’il pourrait l’aider à trouver et la ramener dans sa famille. elle suivit son sauveur qui l’a conduisit à Alger .son sauveur amoureux d’elle ne parvint pas à la toucher en dehors du lien sacré du mariage ,et en 1845 Joseph a pu épousé Aicha selon le rite catholique.
Joseph arriva en Algérie en 1833 comme maçon puis ouvrier d’art, devenu, quelques années après, contremaître des travaux du génie à Médéa.
Il possédait alors assez d’argent et une belle maison à la campagne, il chargeait donc un arabe au nom de Mohamed Kharoubi pour la recherche de la famille de son épouse mais ce dernier lui trompa et il ne chercha pas sa belle famille. La crise économique qui vint frapper Alger de 1846 à 1848, a ruiné Joseph et bientôt il tomba gravement malade, et le pauvre malade cessa ses recherches.
Enfin, aux cours de 1852, quelques membres des Ouled Ezzine vinrent à Alger pour des affaires, ils s’informèrent d’Aicha; et parvinrent finalement à découvrir où elle se trouvait. A leur retour la nouvelle se propagea dans toute la région.
L’agha Abdelkader qui résidait aux Ouled-Ali, à quelque km de Sidi-Bel-Abbès,décida alors de reprendre sa nièce ,il envoya à Alger son fils Kaddour et son frère Chaht ,et là ils furent très surpris de trouver Aicha unie à un chrétien,Chaht et son neveu essayèrent de ramener le couple et ses enfants avec eux mais le mari était malade et ne supportait pas l’effort du voyage. A son retour Chaht annonça aux Ouled-Ali qu’il avait retrouvé Aicha.
L’agha Abdelkader chargea alors Ben-Aouda, le propre frère d’Aicha, d’aller convaincre sa sœur à renoncer à un tel mariage qui jetait le plus grand discrédit sur sa famille .Ben-Aouda devait coute que coute ramener sa sœur à la tribu il a pu convaincre Joseph de laisser Aicha et ses enfants rentrer chez eux seuls d’abord, ensuite il les rejoindra dans un second temps, Ben-Aouda lui promit un envoi d’argent comme frais de voyage.
A leur arrivée parmi sa famille, Aicha et ses enfants furent très mal accueillis comme étant femme et fils de chrétien.
Quelques mois après, Ben-Aouda revint à Alger pour remettre à Joseph 300 Fr. comme il a été promis. Il partit en lui disant de le suivre à vingt jours de distance et sa famille viendra le retrouver à Oran.
Une déception pour Joseph ,arrivé à Oran il n’y trouva personne, continua son voyage pour Sidi Bel Abbes et là il rencontra l’agha dans un café à Graba .il lui annonça son identité : Je suis l’époux d’Aicha, l’agha ordonna à son subordonné de conduire Joseph à l’hôtel de la ville, et qu’il soit bien traité à ses frais.
Toute la famille de Aicha était contre cette union, exigeait impérieusement l’abolition de ce mariage.
Joseph put voir a peine sa femme et ses enfants et après beaucoup d’angoisse et de tribulations, il a sollicité le bureau arabe et les autorités militaires qui lui font restituer sa femme, mais avec des concessions destinées à lui rendre favorable à une famille arabe par un habillement, il adopta un burnous et une amama et dans cette tenue Joseph avait l’air d’un Turc.
Les autorités militaires lui accordèrent des terres à Sidi-Bel-Abbès, exactement à Mouley Abdelkader, connu aussi sous le nom de camp des Spahis ou Campo, actuellement cité Boumlik. Une grande et belle maison se bâtit pour lui par les soins du bureau arabe. Il fut dans la suite garde champêtre de Mouley Abdelkader.
Aicha fut surnommée aussi Oum el Hassen , elle a eu de cette union quatre enfants François, Antoine, Aicha, Marie qui reçurent une éducation mixte.
L’auteur de cette histoire concluait :
Mais tous (les enfants de Aicha), plus tard, abandonnèrent la religion catholique et se fondirent dans l’Islam.
Cette conclusion induit à poser une seule question :
La progéniture des quatre fils de Aicha, existe toujours parmi nous et adopte parfaitement l’Islam comme a conclu l’auteur ?
La réplique n’a pas trop tardé, puisqu’il m’est parvenu, suite à la publication de cette histoire dans mon blog, une bafouille en double voici son contenu intégral :

1- Cher Monsieur, je pense que vous êtes l’auteur de la chronique sur Joseph et Aïcha sur internet. Je vous en remercie car je suis un descendant français de Joseph. Et grâce à vous j’ai pu compléter des recherches que je mène avec une de mes cousines depuis de longues années sur mon ancêtre et Aïcha que l’on surnommait Oumma. Joseph et Aïcha ont eu d’autres enfants que ceux que vous citez, dont mon arrière grand-père Jean qui a eu de nombreux enfants et de nombreux petits enfants. Nous sommes tous chrétiens. J’espère avoir l’occasion un jour vous remercier de vive voix d’avoir pu aider notre famille à compléter notre histoire familiale. Gabriel Joseph-Dezaize, fils de René Joseph, fils de Jean Joseph, fils de Joseph et Aïcha.

2- Bonjour, je suis un des descendants français de Joseph qui a, comme il apparaît dans l’extrait de naissance ci-dessus eu un fils qui s’appelait Jean et qui a eu une descendance en Algérie, puis en France après l’indépendance. Merci beaucoup au Dr Douar Hadj Benamar d’avoir retrouvé le texte original publié en 1854 que ma famille et moi ne connaissions pas. Cette belle histoire humaine qui est une grande histoire d’amour est, je l’espère, prophétique pour l’union entre nos deux pays. Signé : Gabriel Joseph-Dezaize fils de René fils d’Eugène, fils de Jean fils de Joseph et Aïcha.

Dr Douar Hadj Benamar .

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Ces copies de l’état civil représentent une preuve formelle que cette histoire est réelle.

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URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=69911

Posté par le Nov 22 2016. inséré dans ACTUALITE, HISTOIRE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

11 Commentaires pour “Joseph et Aicha : L’Histoire d’un mariage mixte de 1852 . Par Dr Douar”

  1. Mme CH

    Sans rentrer dans les détails de la romance, de l’Amour, de l’histoire….etc…etc…. où des choses comme ça peuvent arriver -(l’exception ne fait pas la règle)-…cette histoire ne me sublime pas, car une musulmane n’a pas le droit d’épouser un non-musulman s’il ne se convertit pas à l’Islam…point final…!! Dommage pour Aïcha qui était dépassée et affaiblie par les durs événements….!!! Nos filles doivent le savoir, car une histoire comme ça peut leur faire tourner la tête par les temps qui courent…sans foi, ni loi, ni repères, ni morale, ni valeurs, où tout est permis….par les Minus Créatus..du manifeste des gens heureux…!!!

    « Je suis un descendant français de Joseph »…….. » j’ai pu compléter des recherches que je mène avec une de mes cousines depuis de longues années sur mon ancêtre et Aïcha » Aïcha est reléguée au 2ème plan, pourquoi, il n’a pas dit sur mes ancêtres tout court…??

    Il dit: « Nous sommes tous chrétiens », voilà qui est clair….!!!

    Cette histoire me rappelle, nos femmes qui ont été violées et torturées par les colonisateurs barbares, c’est peut être cette histoire qu’il faudrait raconter à nos jeunes filles pour qu’elles sachent ce que leurs aînées ont enduré pendant 132 ans d’horreur et de terreur….!!!

  2. mohamedDD

    Salem, Si Douar, un remake si je trompe pas. Je suis entièrement d’accord avec Mme CH, sur le récit même si c’est vrai, on ne vantera pas (ou ne glorifiera pas) quelques choses ou actes illicites ou répulsives; pour dire qu’on est responsable entièrement par nos paroles, nos écrits et actes devant Allah. Comme pour les blagues qui sont racontaient ça et là pour faire rire, alors qu’ils font du tors à notre religion ou à une tierce personne, les gens sont totalement distraits pour ne pas dire très différents. Entre nous, une histoire drôle qui vante l’alcool ou la drogue, vous la racontez à un être cher à vous de 10 ou 15 ans???
    Un mot qui réjouit, est meilleur à un récit qui afflige (proverbe local)
    Avant de parler faites neuf tours de votre langue dans votre bouche (proverbe )
    Ne laisse jamais l’obscurité guider ta pensée (proverbe local)
    tebsima malakia (angélique), kheir ma dahqa chaytania (démoniaque)

    Allo, ici c’est Lavoixdesidibelabbes visite 24/24 et 7/7 par les bons et les autres.

  3. Mémoria

    Salam !

    Le Dr Douar que je salue a l’art de nous rapporter des histoires du terroir tantôt récits subjectifs et vécus où nostalgie et introspection se combinent pour mieux nous situer,tantôt Histoire documentée et visible pour ne pas dire traçable.De là à irriter des donneurs de leçons s’érigeant en censeurs pour faire du révisionnisme historique au nom d’une Histoire officielle ou idéologique qui n’est plus au menu,il y a matière à bûcher…On a tellement masqué la vérité factuelle aux jeunes générations lobotomisées que l’histoire orale est devenue plus crédible que celle des canaux officiels .Et si nous racontions l’histoire des centaines de belabbésiennes puis algériennes mariées à des…chrétiens pour avoir des papiers à l’étranger ,chrétiens qui sont devenus tout à coup musulmans pour un temps…Quant aux autres centaines de locales et nationales vendues sous couvert de réseaux de relations aux harems du Golfe pour égayer les cours à pétrodollars ? Merci Dr Douar pour votre histoire très référencée !!!

  4. bb

    mr douar nous a raconté une histoire qui date de 164 ans je voudrais dire à certains que le mariage mixte existe depuis que le monde est monde sans démagogie ni calculs ni religion salafiste et sans arrière pensée il s’agit d’amour point barre

  5. DOUAR

    @MohamedDD salam mon frère
    En relisant cette histoire que j’ai publiée dans mon blog et dans la vdsb, il y a de cela 4 ans, je n’ai pas trouvé un passage glorifiant les faits ou incitant à applaudir les actes. Je n‘ai fait que rapporter une histoire qui m’a sublimé par son ancienneté et par son lieu de déroulement prés de chez nous et surtout quand elle s’est révélée réelle après une simple fouille dans les registres de l’état civil et la réplique de l’un de ses descendants me confirmant que les faits rapportés sont crédibles.
    Mme Ch vous avez entièrement raison, nos valeureuses femmes les martyres, les torturées par la machine barbare doivent être à tout l’éloge et méritent toute considération.

  6. Mme CH

    « LES VIOLS COMMIS PAR LES SOLDATS FRANÇAIS PENDANT LA GUERRE D‘ALGERIE : Un si long silence » (Réflexion,10 Juillet 2011)

    « Vous pouvez violer, mais faites ça discrètement… » Dans les mechtas éloignées ou à Alger, dans les centres d’interrogatoire, les sévices sexuels étaient fréquents. Mais le poids de la honte a longtemps étouffé les témoignages.

    « Ils ont violé des gamines de 10, de 11, de 12 ans et plus.
    Certaines unités sont particulièrement sauvages, comme le commando de chasse dénommé P16 (partisan 16), harkis dépendant des chasseurs alpins : « Ce commando, c’était les SS en Algérie, raconte toujours Zéo, pourtant endurci. Ils ont violé des gamines de 10, de 11, de 12 ans. On voyait des pères venir nous voir en pleurant : « Ils ont cassé ma fille. » » Dans certains villages, le viol n’est plus un « accident », mais une pratique quasi habituelle, la plaie et la honte d’une région. Mouloud Feraoun, instituteur et écrivain, ami de Roblès et de Camus, assassiné par l’OAS en 1962, a tenu un Journal en Kabylie : « A Aït-Idir, descente des militaires pendant la nuit. Le lendemain, douze femmes seulement consentent à avouer qu’elles ont été violées.

    A Taourirt-M. Dans un village des Béni-Ouacifs, on a compté cinquante-six enfants né d’un viol collectif.. Fatma a vu sa fille et sa bru violées devant elle. » On viole avec le consentement des gradés. Mais quand ceux-ci s’y opposent, les appelés obéissent. Tout dépend du chef, de son autorité, de sa morale. Contre-exemple : « Trois moudjahidates infirmières ont été faites prisonnières. Le colonel fait aussitôt déménager trois de ses officiers […] et aménager leurs chambres pour les trois captives, raconte un militaire, Jean-Yves Alquier. Louisette Ighilahriz est arrêtée le 28 septembre 1957 au cours d’un accrochage. Blessée de plusieurs balles, elle est transférée à la 10e division parachutiste, sur les hauteurs d’Alger, entre les mains d’un certain « Grazziani » : « Il ne pouvait pas me violer, j’étais trop dégueulasse ! En revanche, il m’enfonçait toutes sortes d’accessoires. » On retrouve les mêmes méthodes dans un centre dont le nom est devenu synonyme d’horreur : la célèbre « villa Susini », superbe demeure mauresque sur les hauteurs d’Alger, où un jeune appelé, Henri Pouillot, a vécu dix mois d’enfer quotidien . Dans les caves, quinze à vingt cagibis à claire-voie, deux mètres sur deux, contiennent chacun jusqu’à six personnes qui assistent aux tortures ou entendent les cris à côté d’eux : « Les coups n’étaient généralement que les hors-d’œuvre, venaient ensuite les brûlures de cigarette, le viol, l’électricité, l’eau. » Viols de femmes, viols mécaniques : « C’était surtout l’introduction dans l’anus de bâtons (manche à balais par exemple), de canons de pistolet, avec souvent la menace de tirer une balle… » Et aussi viols d’hommes pour humilier très profondément le supplicié. » Pour les appelés qui logent à la villa, le viol devient « le moment de distraction de très loin le plus attendu », et il arrive que des soldats d’un autre cantonnement viennent « profiter de ce défoulement ». En dix mois, Henri Pouillot comptera, horrifié, « entre une soixantaine et une centaine de femmes qui ont dû subir ces viols collectifs ». Qu’elles viennent d’un douar ou d’une famille bourgeoise, le traumatisme est énorme pour ces femmes musulmanes dont Mouloud Feraoun dit que « leur honneur était un trésor plus précieux que leur vie ».

    Longtemps, très longtemps, Louisette n’a rien dit…
    Quand la mère de Louisette Ighilahriz découvre l’état de sa fille, victime de viol mécanique, elle s’effraie : « Ma fille, ils t’ont violée ! Les salauds… »
    « En lui disant que je n’avais pas été violée, je ne mentais pas, mais maman a néanmoins compris le genre de sévices auxquels j’avais eu droit. « Bon, tu gardes tout pour toi, m’a-t-elle dit. Surtout, ne raconte rien à personne. Tu me promets ? » […] Elle aurait préféré me savoir coupée en morceaux plutôt que torturée à ce point. » Alors, longtemps, très longtemps, Louisette n’a rien dit..

    Le tabou du viol des femmes pendant la guerre d’Algérie
    De toutes les exactions commises par l’armée française pendant la guerre d’Algérie, le viol est la plus cachée, la plus obstinément tue depuis quarante ans.
    Il n’y eut jamais d’ordres explicites de viol, et encore moins d’ordres écrits. Mais, loin d’avoir constitué de simples « dépassements », les viols sur les femmes ont eu un caractère massif en Algérie entre 1954 et 1962.

    Les anciens appelés interrogés par « Le Monde » témoignent du caractère massif de l’humiliation des femmes entre 1954 et 1962.
    Selon l’un d’eux, les détenues subissaient ce sort « en moyenne neuf fois sur dix ».
    Un homme né en 1960 du viol d’une Algérienne par des soldats français demande aujourd’hui réparation.
    Certains commencent pourtant à lever ce tabou, confirmant peu à peu ce que l’écrivain Mouloud Feraoun dénonçait autrefois dans son journal comme étant une pratique courante…. »

    Elles s’appelaient aussi, Aïcha, Fatma, Kheïra, Taouès, Sekkoura, Djadjiga,……!!

  7. Amirouche

    Salam,
    Comment se fait-il que Joseph arrivé en 1833 en Algérie, aurait pu devenir contremaitre de travaux à Médéa, alors que cette ville n’a été occupée qu’en 1840, sauf s’il y était un « sans-papier »?!
    Nonobstant la bafouille, j’ai un grand doute sur la véracité de cette histoire de Mis de Massol vu ses dates contradictoires et ses lieux. En effet, la prise de la smala d’Abd el-Kader par le duc d’Aumale datait du 16 mai 1843 alors qu’on parle ici de 1842. Sur Youtube, Aïcha est Tlemcenienne, elle n’aurait donc aucun lien avec la tribu Wlad Ezzine de Saint Lucien …….Les anciens de Zahana (selon un commentaire de 2015) n’ont jamais entendu parler de cette histoire sinon ils l’auraient sue.
    Dans la revue de l’Orient (Gallica page 221 à 225) on peut lire que Ouled Ali est le village de la famille d’Aïcha et non de Zahana !
    Dans l’histoire, Joseph dit : »Je vécus avec elle jusqu’en 1845, époque à laquelle je la conduisis à Alger où je l’épousais selon le rite catholique, après qu’elle eut été baptisée par monseigneur l’évêque d’Alger ……..Leurs enfants ont été tenus par un colonel, une fille par un capitaine », mais on ne cite jamais leurs noms afin que le lecteur puisse faire des recherches. Et la totale, c’est Aicha qui fait appeler sa fille Aïcha !!!…Elle est une vraie ratatouille pour moi…
    On dit que “L’histoire est écrite par les vainqueurs.” …Mais elle finira, avec le temps, par se savoir si elle est vraie ou simple légende imaginaire.
    Savez-vous que les salons fumoirs du Haschich se sont multipliés en toute fin du 18 ème siècle en Europe ?

    Cordialement

  8. Mémoria

    Le déni d’Histoire peut-il voiler la pudeur de dire aux jeunes générations que les commandos de chasse comme Commando Georges,P 16,Cobra n’étaient pas des soldats français mais des supplétifs bien algériens au service de l’armée française et qui commirent les pires exactions sur la population locale avec des crimes sexuels sur des fillettes qui feraient frémir les fraulein de Cologne…! D’ailleurs ils ne suscitèrent aucune pitié de la part de la population lorsqu’ils furent capturés après le cessez-le-feu ! Ils avaient fait trop de mal à leurs compatriotes .Ceci dit comme le souligne Dr Douar,l’armée française se comporta à la …Pélissier jusqu’en 1962 !

  9. Mme CH

    Salam Grand Frère Mémoria…!!! Hé bien, justement, ce sont ces Orbitons nauséabondes qui ont trahi le peuple et parmi ceux là, il y a ceux qui ont été placés par De Gaulle et ses tentacules après l’indépendance pour garder le temple, la vache laitière et veiller sur l’application stricte du « Sleeping Partner »..!!! Qu’est ce que je vous disais…!!!

    Cependant, il ne faut pas croire que tous les Harkis qui sont restés en Algérie, ont été assassinés par leurs compatriotes, ils se la coulent douce et il y a même ceux qui ont une carte d’ancien Moudjahid Hacha El Moudjahidins et les Martyrs qui ont sacrifié leur vie pour que vive l’Algérie algérienne…!!! Quant aux Harkis qui ont ont suivi leurs Maîtres comme des Ch……., leur histoire est bien connue…..!!!

    Tahiyati

  10. Mme CH

    Viols, voiles, corps de femmes dans la Guerre d’Algérie (TV5Monde, le 31/10/2014,Sylvie Braibant)

    ……….des viols, dévoilements forcés, et autres tortures spécifiques infligées aux combattantes algériennes hantent encore les deux pays, la France et l’Algérie.

    C’était en 1981, à Washington. Tourya, juriste algérienne à la réputation internationale, était allée voir « Les désarrois de l’élève Törless », un film du cinéaste allemand Völker Schlöndorff, adapté du roman éponyme de Robert Musil, récit de tortures dans un collège, sous l’oeil indifférent des élèves. Ce fut comme un déclic et cette femme délicate se mit à raconter les sévices des tortionnaires de l’armée française qu’elle avait affrontés durant la guerre d’Algérie.

    Cette ancienne combattante du FLN (Front de libération nationale) avait été arrêtée alors qu’elle transportait des documents pour le compte des indépendantistes. En détention, à l’isolement, lorsqu’elle avait ses règles, on lui interdisait de se laver, et elle restait des jours durant ainsi souillée. Soumise à la question, elle subissait des actes de torture spécifiques, sur ses s…. et son s….. de femme. Mais ce qui la déstabilisait par dessus tout, c’était la galanterie avec laquelle son tortionnaire lui offrait sa main pour l’aider à descendre de la table des horreurs. Elève de Germaine Tillion, elle appela à l’aide l’ancienne résistante, l’ethnologue des Aurès, favorable à l’indépendance de l’Algérie. C’est ainsi que Tourya fut sauvée.

    Comme elle, près de 11 000 combattantes algériennes (chiffre du recensement proposées par la chercheure Emilie Goudal) affrontèrent la sanglante répression coloniale, aux côtés de leurs frères, maris ou pères. Le viol fut utilisé contre elles (et parfois aussi contre les hommes) comme arme de guerre. Comme le dit l’universitaire Catherine Brun, coorganisatrice du fort stimulant colloque Guerre d’Algérie, le sexe et l’effroi, et qui étudie les résonances entre littérature et politique, en particulier au temps de la guerre d’Algérie, « cette arme-là n’est pas spécifique à la guerre d’Algérie, la plupart des guerres passent aussi par la sexualité. Comme les viols génocidaires en Bosnie par exemple. Mais en Algérie, la guerre a réactivé des germes existants, ceux d’un discours raciste sur les indigènes, ces sauvages, qui fantasme une hystérie des femmes et une hyper-virilité des hommes. Ces viols étaient aussi intégrés dans une stratégie militaire de terreur. Et de ces exactions là, les Algériennes, telles Louisette Ighilahriz, qui finit par briser le silence dans la douleur, n’ont pu parler pendant des décennies. »

    Ayayay…..!!!

    Je dois remercier Khouya Amirouche pour tous ces éclaircissements, qui donnent à réfléchir, nous rappelant que tous les moyens sont bons pour faire la guerre y compris psychologique et religieuse….pour faire douter les benêts et les maillons faibles de la chaîne…et il y en a plus qu’on ne le croyait….malheureusement….!

  11. Imène

    Azzul !‎
    Dans une histoire il ya plusieurs versions, on ne peux pas se cantonner à la seule interprétation fournie par ‎Limassol , donc source Fr , par souci d’objectivité , il faut les considérer toutes ( pour ceux que ça intéresse ‎évidemment ) en plus des incohérences relevées dans le récit (com de 3mirouche ) Qui nous dit que Aicha était ‎consentante à ce mariage ? ? elle était prisonnière de guerre , otage entre les mains de ses ravisseurs , en ‎même temps les vainqueurs , et colonisateurs de son pays , le tout dans un contexte particulièrement ‎difficile , la défaite de l’émir , la prise de la smala..‎
    ‎-elle était isolée , loin des siens .. l’auteur du récit , dr. Douar a fait en sorte pour que Aicha soit le sujet ‎principal de cette histoire , mais à aucun moment on nous dit ce qu’elle pensait vraiment ?? ( et là ,je pense à ‎la vox populi à la fois sourde et inaudible évoquée par Mémoria ) elle fille d’une grande famille ( et tribu ) , ‎veuve d’un commandant des armées de l’émir , et mère d’un enfant nommé , justement Abdelkader ! aurait ‎elle subi des pressions ? avait elle été violée ? les soldats français , n’ont jamais respecté les traités et ‎conventions relatifs aux traitements des prisonniers de guerre , les exactions et viols étaient des pratiques ‎courantes ( les com de Mme CH sont particulièrement édifiants ) Qu’est ce qui empêcherait ces porcs de ‎commettre ces forfaits et de disposer d’elle et des autres comme ils l’entendaient ?? ‎
    ‎-La famille , la tribu de Aicha , selon la version fr , une fois qu’ils aient retrouvé leur fille , étaient à la limite « ‎conciliants « en quête de compromis , d’un arrangement à l’amiable pour « étouffer le scandale « ! qui n’en ‎ai pas un en fait , vu par Limassol : c’est archi faux ! On est au 19 eme S, et l’union d’une musulmane avec un ‎mécréant ( en plus un ennemi : kaffer ou 3adouw ) était chose impensable , un affront que rien ne saurait ‎laver…et Limassol continue dans ses délires ! Pour restituer sa « femme « la famille lui paye le voyage au ‎sieur Joseph , et lui exige de porter – si môsieur veut bien – une tenue arabe burnous et 3amama , mais à ‎aucun moment on ne lui demande de se convertir à l’islam afin de rendre licite « hallal « son mariage avec ‎leur fille ???? ..et du coup faire taire les ragots les plus crades , les plus abominables que toute la famille ( et la tribu ‎‎) subissait ..pardonnez moi c’est totalement absurde ! je dirai même du foutage de G… !! Et limassol y va jusqu’au bout , Joseph restitue la belle , ‎le bureau arabe lui construit une petite maison dans la prairie , où ils vécurent heureux , et eurent bcp ‎d’enfants ..‎
    Une belle légende ! Salem.‎

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