La Voix De Sidi Bel Abbes

Jean Filbet, enseignant à Sidi bel-abbes « Mon enfance et mon adolescence »

Avant de parler de coopération, je voudrais parler de coexistence ou mieux du «vivre ensemble» à partir de mon expérience personnelle.

Fils d’ouvrier né a Oran dans un quartier populaire européen, et y ayant vécu et suivi ma scolarité élémentaire, j’ai eu, dans mon jeune âge sur les bancs de l’école publique républicaine, peu l’occasion de rencontrer et encore moins de fréquenter ceux que nos parents désignaient par les «petits arabes». L’explication est simple: l’école inscrivait les élèves du « périmètre scolaire», et la population vivant très souvent, par quartier, les classes étaient peu hétérogènes et, par ex, il y avait beaucoup d’enfants juifs dans les écoles de l’enseignement primaire de ce quartier .La situation était différente en zone rurale où bien souvent il n’y avait qu’une seule école pour tout le village.

Ma scolarité secondaire se déroula au lycée Lamoricière où à ma connaissance je n’ai rencontré qu’un professeur d’origine arabo berbère, un professeur de sciences naturelles dans les classes de seconde à terminale: Mr Hirèche. Il y avait aussi un enseignement de la langue arabe mais je ne sais qui enseignait ni qui fréquentait ces cours. J’ignorais alors que vingt plus tard, ma fille, élève dans ce même lycée rebaptisé PASTEUR y apprendrait cette langue avec Mr Grandguillaume. En terminale seul un algérien dont hélas j’ai oublié le nom fréquentait ma classe de philo.

Vingt ans passés à vivre cote a cote dans des quartiers différents; même dans les jeux de rue, je ne retrouvais que des enfants d’origine européenne surtout espagnole

DE 1952 A 1958 : INSTITUTEUR

Dans les années 50, titulaire du baccalauréat, le service de remplacement des instituteurs en congé géré par l’inspection académique d’Oran, m’amena à exercer dans différentes écoles de la ville.

Ecole de garçons d’Eckmuhl

Ecole de garçons Pasteur en Ville Nouvelle

Ecole de garçons Lamur où je fus inspecté par Mr Max Marchand

Ma «formation» en particulier pour être le plus efficace possible dans les cours d’initiation où je devais me retrouver si souvent; me fut donnée à l’école Pasteur grâce a l’initiative de son directeur et l’excellente formation effectuée par un collègue qui m’initia à la méthode de langage lié à la lecture mise an point par Mr Ait Ouhaya.

De retour de mon service militaire, je demandais et j’obtins un «poste à l’année», à El Bayadh ex «Géryville» dans le sud oranais; c ‘est là que je préparais et obtins mon certificat d’aptitude pédagogique et que , petite anecdote pour l’histoire j’ai eu l’occasion de rencontrer deux collègues qui a l’indépendance de l’Algérie deviendront des personnalités:

M. Bessaih Boualem

M. Baki Boualem

Mais c ‘est aussi dans cette ville que je rencontrai ma future épouse et le directeur du collège Mr Moura Henri qui m’inciteront à accepter un poste de directeur-adjoint dans le centre de vacances familiales des Houillères du Sud Oranais à Ain-Taya pour m’occuper des enfants.

Je compris très vite qu’il était difficile de passer de la fonction d’instituteur à celle d’animateur et des le mois d’avril 1953 je rencontrai les CEMEA l’organisme laïque responsable de la formation des cadres de centres de vacances.

Ce croisement sur mon itinéraire pédagogique allait tout changer: j’y ai découvert que tous les élèves étaient des enfants si par ailleurs il m’était possible de constater que tous les enfants rencontrés sur mon chemin n’étaient pas des élèves.

Ma deuxième découverte, fut le «vivre ensemble» puisque les stages se déroulaient pendant 8 à 10 jours en internat et qu’ils donnaient lieu à des rencontres de personnes d’origines très diverses dont le seul objectif était de vouloir s’occuper d’enfants en vacances.

Cette vie collective en internat, me fit découvrir de jeunes adultes de toute l’Algérie, très souvent bilingues et avec qui les échanges au cours des activités de formation étaient très importants mais surtout des échanges qui se prolongeaient tout au long de la journée et même en soirée. C’est la raison pour laquelle j’affirme que cette rencontre avec les CEMEA, mouvement pédagogique mais aussi mouvement d’éducation populaire, fut pour moi d’une importance capitale et changea le cours de mon existence.

En effet, quittant pour des raisons familiales El Bayadh pour Sidi Bel Abbes (nommé instituteur a l’école Molière où je pris une classe d’initiation), je me rapprochai d’Oran (80km), et pu ainsi participer aux activités de perfectionnement d’anciens stagiaires des CEMEA que Marie Rose Hydulphe délèguée départementale organisait fréquemment à Bouisseville Trouville ou Ain el Turck.

Lorsqu’en 1958, la section Algérie des CEMEA voulut compléter son équipe et trouver un collègue enseignant pour être «mis à la disposition» des CEMEA d’Oran, je fis partie d’un groupe de trois enseignants invités par Mme Madeleine Parcot, déléguée régionale à venir rejoindre l’équipe .je répondis positivement, je fus choisi et dès la rentrée scolaire 1958 je rejoignis Oran où mon épouse obtint un poste d’adjointe à l’école de filles Charles PEGUY de la Cite du Petit Lac.

D’OCTOBRE 1958 A JUIN 1962

Je participai bien sûr à tous les stages mis en place pour les normaliens d’Oran mais surtout faisant équipe avec Marie Rose Hydulphe sur Oran, nous organisions toutes les activités de formation et de perfectionnement. Je peux témoigner que pendant cette période «des évènements», où la vie entre les communautés européenne et musulmane n’était pas toujours facile, jamais les CEMEA n’ont organisé un stage ou une rencontre basée sur ce clivage. Le «vivre ensemble» de ces moments étaient souvent vécu comme un havre de paix pour tous ceux venus quelquefois de très loin : Tlemcen, Relizane, Mostaganem…

Au cours de ces années des solidarités se sont constituées, des amitiés sont nées et l’été 1962 a été une grande période de déchirement mais aussi de travail en équipe de tous ceux qui se sont investis dans le démarrage de l’Algérie nouvelle : ce fut le «stage des 500» à l’Ecole Normale de Bouzaréah au mois d’août 1962 : dirige par Mohamed Tewfik FARES, son président et Remili Smida son directeur l’Association Algérienne des CEMEA a pendant cet été là participé à la formation des 500 premiers moniteurs de l’enseignement qui allaient permettre de réaliser la première rentrée scolaire en octobre 1962. Elle continuera pendant quelques étés, grâce à des chantiers culturels organisés par l’Education Nationale auxquels elle participera pour conforter la formation de base acquise en 1962 et compléter tout au long de l’année par les IDEN et les directeurs d’école.

SUR UN PLAN ADMINISTRATIF

L’Education Nationale française nous avait demandé au cours des années 60 de choisir un département de rattachement en France métropolitaine «au dessus de la Loire» ou dans la «région parisienne».

Avec mon épouse nous avons opté pour le Val de Marne attire par le caractère champêtre du nom de ce département inconnu pour nous. Pendant les années de coopération c ‘est par l’inspection académique de Créteil que me parvenait à Oran mon traitement mensuel. Mais c ‘est avec l’ambassade de France à Alger que je devais régler les problèmes administratifs. C’est enfin avec l’inspection académique d’Oran que nous avions des relations, au moins annuelles, pour formuler nos vœux, dans le fond, obtenir un contrat à durée déterminée d’un an.

La machine administrative fonctionnait bien mais je n’avais pas complètement intégré que j’étais assis sur une branche que je sciais chaque jour : aussi, dure fut la chute, lorsqu’en 1973 le Ministère Algérien de l’Education Nationale mit fin à mon contrat de coopération.

Je dus rejoindre Créteil et le Val de Marne, en laissant à Oran mes parents, mes frères et sœur qui n’avaient choisi «ni la valise ni le cercueil». ….et bien sûr tout le réseau d’amis que nous avions créé

SUR LE PLAN RELATIONNEL ET PROFESSIONNEL

En octobre 1962 de retour du «stage des 500» je me mis a la disposition de M. l’Inspecteur d’Académie d’Oran M. Hirèche (qui fut mon professeur de sciences naturelles au lycée Lamoricière) ; après étude d’une feuille de route prévisionnelle d’activités pour l’année scolaire 1962-63, il me mit à la disposition de l’AACEMEA. J’en profitais pour développer son action dans et autour de l’école : restauration scolaire, colonies de vacances, semaine de l’école, fonctionnement des FDOCE…

J’ai donc eu de nombreuses occasions de coopérer avec les responsables académiques et ceux de la Jeunesse et des Sports… et il va, sans le dire avec tous les responsables des CEMEA et autres associations

Je pense avoir fais mon travail consciencieusement mais c’est aux autres de le dire. Je n’ai jamais rencontré d’hostilité et j’ai toujours pu travailler efficacement dans une atmosphère d’amitié.

COOPERANT DE L’INTERIEUR

Je sais bien que pour les autorités algériennes, il n’y avait pas de distinction entre les coopérants, sauf peut être entre coopérants techniques et coopérants culturels, distinction que ne faisait pas les willayas puisque nos plaques d’immatriculations automobiles portaient toute en majuscules : CT.

Par contre au quotidien, le terme de coopérant fait penser à «venu de l’étranger pour aider au développement du pays». Certains sont venus avec des idées politiques très affirmées et ont quelques fois été qualifiés de «pieds rouges» venus de France et d’Europe.

Des pays n’ont pas joué le jeu et ont envoyé en Algérie des personnes ayant peu de compétences pédagogiques.

Mais s’il est vrai comme l’écrit Pierre Daum dans son livre «ni valise ni cercueil», que 200 000 européens seraient restés en Algérie (1/5) tous ne sont pas devenus automatiquement des coopérants.

En ce qui me concerne, et cela a été le cas de très nombreux instituteurs, je considère avoir coopérer avec mes collègues d’origine arabo berbère ou juive en apprenant pendant les quelques années ou j’enseignais dans les écoles et les collèges, non seulement les notions techniques ., non seulement un peu d’histoire de l’Algérie: j’ai utilisé le livre de Bonnefin et Marchand et j’ai pu apprendre a quelques élèves que leurs ancêtres n’étaient pas les gaulois mais les almohades et les almoravides, mais aussi et surtout les notions de respect, de confiance, d’écoute de l’autre ,de travail en équipe que je continuai à développer au cours des formations avec les CEMEA.

Il me semble ,mais ce n’est qu’ un vague sentiment , que beaucoup de collègues rencontrés entre 1962 et 1972 marquaient une différence entre ceux qui étaient venus de l’extérieur et ceux qui étaient restés à leur poste pour faire démarrer le pays.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=14444

Posté par le Juil 6 2012. inséré dans ACTUALITE, SBA VILLE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

52 Commentaires pour “Jean Filbet, enseignant à Sidi bel-abbes « Mon enfance et mon adolescence »”

  1. terkmani t de gambetta

    la photo de la une c’est l’ancienne école carnot , une photo de moliere aurait été un plus mais ce qui est bien est ce témoignage qui semble s’inscrire avec les précédents article oiu les liens amicaux doivent etre prépondérants

  2. hamidi

    beau sujet qui fait rappeler ces enseignants qui se sont acquittés de leur mission.

  3. Mémoria,

    Témoignage sur le vécu de toute une génération d’enseignants et animateurs qui assurèrent le lien socio-pédagogique que d’autres voulurent rompre des deux côtés de la barricade…Et comme les cursus scolaires ne s’effacent pas comme…un tableau,voilà que resurgissent les livres et témoignages pour remplacer l’autodafé des bibliothèques par l’OAS et la désertification des enceintes pédagogiques et culturelles décrétées par les gourous d’une « arabisation » des cheikhs et rois fainéants du Hedjaz….carburant à l’énergie fossile…

  4. Un parmi d'autres

    Mr Filbet votre récit est très émouvant et il m’a fait revivre mon passage a l’école primaire des annees 50 en le parcourant j’ai reconnu le nom d’un personnage que j’ai bien connu en 1977 et qui était devenu réalisateur de cinéma et de TV et il travaillait beaucoup pour l’ICEI (Information Culture Et Immigration ) c’est Tewfik Fares .
    Quand a ce que vous aviez dit sur la coopération,c’est vrai que certains pays n’ont pas vraiment joue le jeux ,ils nous ont envoyé des bras casses et des ringards surtout en ce qui concerne les enseignants démunis de dnotions pédagogique ,surtout ceux qui nous arrivaient du moyen-orient . Quand a votre mutation dans le val de Marne et son académie c’est un département Et un rectora que je connait très bien car j’ai failli servir auprès du président de l’universite de Créteil

    • filbet jean

      moi aussi ,je me souviens d’une émission de TV française »mosaïque » que réalisait Tewfick FARES .Mohamed FARES fut ,non seulement le président des CEMEA en Algérie mais il fut aussi un responsable important des Scouts Musulmans Algériens

  5. R. TARI

    Ce témoignage montre les qualités de coeur et la très grande conscience professionnelle de cet enseignant qui a su, et pu, en ces heures troublées, poursuivre une oeuvre bénéfique, tant sur un plan humain que pédagogique, auprès de ses jeunes élèves Algériens. Il est regrettable et très dommageable que cette possibilité n’ait pas été donnée à la majorité des enseignants pieds-noirs de cette époque qui avaient à coeur de transmettre leurs savoirs à tous leurs élèves.

    • Mémoria,

      Vous savez Régine que Mr Filbet n’est pas le seul à être resté en Algérie.Je me rappelle des Garcia ,Ortega,Rouchon de Sidi-Bel-Abbès et mes Ouled Bled doivent en connaitre pas mal d’autres qui restèrent.C’est vrai aussi que j’en ai connu à Oran qui devinrent(ou revinrent) coopérants techniques comme Mr Lajara,Galipienzo,Mme ou Mlle Riou,Mr Lacoste et Mr Lopez.C’était hier…Je pense que ces gens là ont vécu intensément et le traumatisme de…la séparation ne fût pas aussi fort que le vôtre !

      Amicalement !

      • Un parmi d'autres

        Bien pense Mr Memoria les tous profs Mr Garcia (français)Denis et son AMI 8 (français ) Rouchon (géographie )et qui était le gendre de Tari magasin d’article electro ménager face au monument aux morts,étaient mes profs au lycée et son restes après l’indépendance et ont continue a exercer dans la joie et la bonne humeur et nous étions contents de les avoirs pas comme certains venus d’ailleurs ou nous stagnions dans les matières comme par exemple la langue arabe avec les palestiniens,les égyptiens et les iraqiens ,enfin vous m’aviez compris . Et de la la décadence de l’éducation de faisait sentir,et nous voilà dans le sauve qui peut et le sauve pouvait.
        Salutations a tous les anciens de ce temps passe.

      • hamza

        je me rappel de mr tora et sa femme a l école pasteur toba actuellement adim fatiha

      • Kharroubi

        Moi, j’ai connu Mr Gutterez qui avait enseigné avec moi à Hassi Ben Okba ( 15 km d’ Oran ). Quelques années, plus tard, dans la circonscription de Sidi Bel Abès j’ai eu la grande joie de connaître Mr Paul …( Paulo ) natif de Ténézara ( SDB ) ; il enseignait dans ce même village qui, pour des commodités pratiques à l’organisation de son oral du certificat d’aptitude pédagogique j’ai accepté une permutation en quittant l’école de Ténira pour rejoindre celle de Ténézara. Il avait quitté l’algérie avant de subir son oral. Deux années, plus tard, j’ai fait de même ; aujourd’hui, après une vie bien remplie dans les assurances je coule mes jours de retraité …
        La relation humaine, entre les deux communautés, était une réalité ; malheureusement, la réalité politique n’allait pas à sa rencontre …

  6. Bel Abbés

    J’ai eu le plaisir de connaître Jean Filbet en 71 . Il a fait ce qu’il a fait , c’était une locomotive , une belle , et des wagons suivaient . Il faut dire aussi que l’environnement était favorable ! des gens compétents et intégres et une politique de l’éducation qui a donné ses fruits . Il était plus facile d’avoir le bac Français ( différence dans le programme dans certaines disciplines ) que le bac Algérien . Certains cadres (cerveaux pour certains) issus de cette génération (lycée Azza notamment ) sont chouchoutés à travers le monde ! et pas de moyenne 18 ou 19 au bac :ridicule et zid ya Bouzid ! ah si Merabténe (Slim ) ! bravo Filbet ! nous ne sommes pas ingrâts et tu es des nôtres ! Arab (brillant caricaturiste à la défunte République ) a tiré ton portrait à l’école normale de filles d’Eckmuhl ! un de ces jours peut être !

    • filbet jean

      merci à vous ancien stagiaire CEMEA;vous venez de faire résurgir un souvenir vieux de plus de 50 ans…….mais hélas ,je n’ai plus ce portrait fait par Arab…….dommage ! ! !

  7. Hadj dekar sd

    Je suis ravi de lire ces témoignages et leur publication est bien choisie par la voix qui fait entendre des voix

  8. Danielle B

    QUEL PLAISIR CE TEMOIGNAGE
    je l’ai relu plusieurs fois avec toujours autant de plaisir
    Merci Monsieur

    • filbet jean

       » La voix de Sidi-Bel- abbès » et les media en général n’en étaient pas destinataires ;mais la parution sur ce site provoque des commentaires que je lis avec beaucoup d’ intérêt ;ils vont aussi me permettre d’enrichir un chantier en construction depuis longtemps sur l’action des CEMEA et des mouvements d’Education Populaire en Algérie de1945 à 1962

  9. miloua

    TEMOIGNAGES SUR MR JEAN FILBET
    Ancien stagiaire des AACEMEA puis instructeur de stages je peux ici apporter un temoignage vivant de l’oeuvre entreprise par mr Jean Filbet.En effet au lendemain de l’independance nous etions de nombreux pionniers de l’enseignement à prendre la releve pour ouvrir les portes de nos etablissements scolaires des octobre 1962.Sans aucune formation nous devions assurer et assumer c’est ainsi que nous decouvrames au cours d’un stage de moniteurs de centre de vacances à l’ecole d’agriculture de ain temounchent cette fameuse equipe d’animateurs dirigée par mr Jean Filbet.Si au depart la curiosité de vivre en mixité nous attirait c’est surtout ces valeurs humaines ,pedagogiques,ces methodes actives qui nous ont permi de nous faire sortir de notre coquille,de croire en nos possibilites,d »apprendre à « vivre ensemble ».Cette decennie vecue avec les AACEMEA ‘(Lire association algerienne des centres d’entrainement aux methodes d’education active) nous a completement transformé et dans notre vie professionnelle et dans notre vie courante.Les CEMEA ont participe à former au cours de leurs chantiers culturels d’ete des dizaines de promotions d’enseignants de l’ecole normale.En dehors de cela les CEMEA nous ont permi de nous former dans des stages specifiques tels ceux des marionnettes,des travaux manuels,des veillees de centres de vacances,des activitees de bord de mer et de montagnes avec mises en valeur des elements naturels ,tout un programme qui nous a permi à sidibelabbes de former un groupe pour donner un nouvel elan à « l’ecole aux nouvelles methodes actives ».Le passage helas tres court des Cemea a permi quand meme de faire emerger pas mal de cadres tel feu Hakem mohamed conseiller pedagogique qui pendant plus de trente annees inculqua à ses cadres scouts cette pedagogie sans oublier Mr Dedouche Bachir inspecteur d’academie qui pendant son mandat exploita ces methodes pour vulgariser le programme du « Projet de l’etablissement » puis ensuite du « Projet de l’eleve ».MERCI LES CEMEA ET MERCI MR JEAN FILBET vous pouvez etre fier de vous votre semence obtient ses resultats meme de nos jours avec toutes les generations que nous avons formé

    • filbet jean

      quel plaisir de te lire Miloua;j’ai encore dans mes oreilles le son de ta voix et dans ma mémoire non seulement les marionnettes mais aussi « la danse des bâtons » mais l’info concernant HAKEM Mohamed me fait beaucoup de peine;A un de ces jours surement

      • miloua

        et quel plaisir reciproque d’avoir de tes nouvelles mon ami Jean et pour ne pas perdre ce contact mon e.mail j’aimerai avoir tes coordonnees sait-on jamais (hadrimiloua@yahoo.fr)
        a propos Rem nous rend visite a belabbes de temps à autre je monte à oran pour voir Amara Ghaouti et Benahmed Yahia celle dont je suis à sa recherche c’est bien cette sympatique yamina.Bien le bonjour à mme Filbet parle t’elle toujours aussi bien la langue arabe? a bientot

  10. Claude .B

    Bonjour ,et merci ,Monsieur Filbet pour votre émouvant témoignage qui vient illustrer le vécu de ces enseignants qui ont donné tout ce qu’ils avaient en eux comme compétences pédagogiques ,amour de leur métier et surtout amour des enfants .
    Votre récit me rappelle celui de mon grand père instituteur d’abord à Mercier Lacombe ,puis à Maillot en Kabylie avec ma grand mère , institutrice aussi ,qu’il venait d’épouser ;puis enfin à Alger . Eux aussi nous parlaient avec passion de leur métier ,de tous ces enfants auxquels ils pensaient avoir donné le gout d’apprendre .Je souhaitais embrasser le même métier tant ils m’en avaient donné l’envie ,puis des études juridiques m’ont amenée vers d’autres cieux .
    Je suis ravie de revoir l’école Carnot que j’ai eu le plaisir de fréquenter pendant 4 ans ,avant de quitter SBA ,pour la France .
    Cordialement .

    • Danielle B

      Il est vrai que nos enseignants de l’époque , pour ma part jusqu’en 1961 avaient une foi extraordinaire, ils nous donnaient envie d’apprendre encore et toujours plus, leur foi était inébranlable et ça se sentait dans leur manière de nous éduquer, ils se donnaient corps et âme à cette noble cause qui est de transmettre le savoir aux enfants et adolescents, loin de nous l’idée de les contredire, de les offenser , même si parfois nous étions un peu insolents (privilège de la jeunesse) ça n’était jamais méchant et ils savaient vite nous remettre sur les rails car ils étaient entre autres de grands pédagogues, je les ai toujours comparés à des religieux qui entrent dans les ordres,

      • filbet jean

        il est vrai que certains qui font ce métier ou d’autres comme « éducateur » croient en Dieu :mais il faut et il suffit d’ avoir foi en l’homme comme disait un de mes formateurs

    • hami de sba

      heureux que vous soyez vous aussi ravie de cettez photo de votre école dénomé maintenant Aicha oum el mouminines

    • Mr ouhibi reda

      Du plaisir a voir le site aux réels lecteurs qui sont connectés pour le seul but de communier de placer des mots , des belles phrases additives a d’autres Ravi de voir la voix aux reéls lecteurs.

      • benhaddou boubakar

        mr ouhibi reda,vos phrases sont reconfortantes a plus d’un titre,allah a dit « kounou 3ibad allah ikhwana » c a d « soyez tous freres » , c’est agreable de sentir qu’on est tous regroupès autour d’une table qu’est la voix de sidi belabbes

  11. un moniteur CEMEA

    Je ne suis pas formé directement par les CEMEA mais j’ai encadré en tant que moniteur de centre de vacances une colonie en 1966 au centre « Mer et Soleil » a bouiseville avec comme encadreur Mr Miloua et Mr Benahmed yahia les activitees basees sur les methodes actives des CEMEA ont porté leurs fruits meme actuellement dans un centre d’handicapés a sidibelabbes d’ailleurs Mr Miloua actuellement adjoint maire continue à nous prodiguer ses conseils

    • filbet jean

      je connais bien le centre « mer et soleil » où les CEMEA organisaient souvent des stages;repris par la FDOCE nous avions avec cette fédération de l’Inspection Académique organisé un été un centre familial de vacances ouvert en priorité aux familles d’enseignants de l’Oranie.
      Mes meilleurs souhaits de réussite pour votre action actuelle auprès des handicapés

      • ghosne elbane

        Mr filbet que de beaux souvenirs dans ce centre de vacances pour les enseignants et les inspecteurs formaient une seule famille ,les veillées du soir et les inpovisations des sketch des enseignants . c’était le bon vieux temps ! cordialement

        • filbet jean

          dans le projet ,l’important était ,tout en passant des vacances au bord de la mer , de favoriser des relations entre membres de l’education nationale en oubliant les barrières hiérarchiques mises en place par les fonctions de chacun ;je crois que nous y sommes arrivés

  12. benhaddou boubakar

    en primairej’ai eu comme institutrice francaise mme pasquet; en moyen mr dormieu (prof de sciences),en secondaire,messieurs renaudin,toussaint ,lenedlec,de bons souvenirs avec eux,sans oublier bien sur nos maitres algeriensqui nous ont bien instruits! hommage a tout ce monde de l’èducation!!!

  13. Mme CH

    Eh! bien Messieurs, moi je n’ai eu comme profs que des Algériens, depuis le Cp1 jusqu’en Terminale, et permettez-moi de leur rendre aussi un vibrant hommage, car c’est grâce à eux aussi: ‘que je suis ce que je suis actuellement…’ Merci à vous Tous et à vous toutes. Allah yarham Li Matou w Ya3te Essaha li mazalou Hayine……

  14. Mme CH

    Mr, si vous utilisez le terme progressiste pour qualifier toute personne faisant des progrès dans tous les domaines et dans le droit chemin, nous sommes d’accord, car « Pour progresser, il ne suffit pas de vouloir agir, il faut d’abord savoir dans quel sens agir. » (de Gustave Le Bon), mais si ce mot veut dire pour vous tout ce qui se trouve dans le « Manifeste progressiste », alors moi je dis non Mr, car je préfère le manifeste de Dieu tout puissant, càd du Créateur, car les Minus ne pourront jamais réaliser un manifeste parfait et sans failles, bien au contraire……..D’autant puiser à la source c’est beaucoup mieux….. Vous pouvez constater vous même, ce qu’est devenue la planète et l’humanité à cause justement de ces humains qui se croient futés…..!!!!!
    C’est vrai Mr, nous n’avons pas été assis sur les mêmes bancs et tant mieux pour l’un de nous !!!!!!!
    Cordialement !!!!!

    • Mémoria,

      « Tant mieux pour l’un ou…. l’une de nous ?!? »

      J’attends toujours de vous…votre confirmation mail PS ! Autrement comment continuer à jouer sans masque…pour …l’un de nous ?
      Bonne journée !

  15. Mme CH

    Pour l’ouverture, nous sommes d’accord Mr, pour le reste ce n’est pas le mot lui même qui m’ hérisse, car qui n’aime pas le progrès? Mais c’est la signification donné à ce mot par ceux qui prétendent être des progressistes qui m’irrite…donc nuance !!!!
    Quant aux valeurs humanistes, elles sont bien définies dans le Coran et la Sunna, et ce n’est pas les soi-disant progressistes qui vont me les faire apprendre…….
    Je vous remercie Mr pour cet échange amical !!!!! Bonne nuit

    • Nathalie

      Mme CH je pourrais avoir une adresse pour vous parler en privé?

      • Mme CH

        Eh bien chère Nathalie je suis navrée, pour le moment je ne peux vous communiquer aucune adresse, mais si le journal possède un no de téléphone, je pourrai peut être vous contacter très prochainement….. salam à vous et à toute l’équipe du journal !!!!

        • issad a

          Ah mes amis je viens ce jour vous dire a quoi riment ces sorties…il ya messieurs dennoun ,abbes memoria abbassi 22 benhaddou nasri etc et cette CH qui sur ces colonnes a maltraite l »ancien maire justtrabo rene et a qui vous voulez parlez et elle vous dit non .Faites le avec le dernier arrivé sue le journal etildira oui vous etes trés gentils la voix desba mais ne perdez pas votre temps.

          • un parmi d'autres

            Mr issad a ,les personnes qui ne connaissent pas Mr rené Justrabo et son passé ne peuvent en aucun cas approuver les dires de certains lecteurs qui l’honnorent ,quand à moi je discute souvent avec cet homme pour qui j’ai une profonde estime et il me fait sentire l’amour qu’il porte a notre belle ville lui natif de Mascara ,je m’abstiendrai là de porter les affirmations de ce sage bonhomme qui n’arrête pas de me dire après chaque discussion : » »transmettez toutes mes amitiées à sidi bel-abbès et à ses enfants « ce que je ne manque de faire
            Salutations à tous

            • Mohamed.G...

              Bonsoir,un parmi nous,
              Il y a quelques jours,vous avez évoquez un ancien groupe de musique du nom « des vautours ».Est ce que vous pouvez m’en fournir plus de détails ? Membres fondateurs etc..Merci !!!

              • Un parmi d'autres

                Mr Mohamed G j’ai appris plusieurs annees après mon départ de sba qu’un groupe dénomme les vautours avait existe mais ce n’etait pas le mien car moi j’avais donne ce nom de volatille a mon groupe en1965 et la caisse claire que nous avions mon copain djaffar (djo) qui fut notre batteur l’avais acheté de chez mon ami saoul le batteur des drefters

                • Un parmi d'autres

                  Pardon ce n’est pas saoul mais zaoui (qu’il repose en paix )le batteur des drifters le groupe des frères Abbora .

                • Mohamed.G...

                  Et certainement,vous vous souvenez des Basils Session,des Figures,des Red Stars,des Aigles Noirs…et des trois frères Attar dcd Réda ,Kamel et Faiçal ,de Fadlo Sekkal,de feu Badsi,des frères Boughrara (Halim et Mansour) et la liste est longue.

          • Mme CH

            Maltraiter vous dîtes, mais Mr issad d’où est ce que vous puisez la définition des adjectifs qualificatifs que vous aimez tant coller aux gens, ça aurait été plus simple de dire que Mme CH n’était pas du même avis que nous concernant le sujet de Mr René Justrabo. Si vous partagez avec ce maire la même idéologie, c’est votre problème mais c’est mon problème à moi aussi d’approuver ou de désapprouver telle ou telle action, je suis libre non….Alors ne perdez pas votre temps aussi à attaquer les personnes, focalisez surtout sur les articles et apportez nous vos arguments….
            Mes excuses…..

  16. Mme CH

    Eh bien! Mr ne sous-estimez pas le zéro, car son apparition va ouvrir la voie au développement de l’algèbre et des techniques de calcul et donc à l’essor des sciences et des techniques. Il est conçu comme le plus petit des entiers naturels. Il sépare les nombres réels en positifs et négatifs, tient lieu d’origine pour repérer des points sur la droite réelle.
    Vous savez, Mr, je ne voudrai pas me livrer à une bataille philosophique ou autre, concernant le néant, mais je voudrai juste dire que même ce néant a un sens pour l’homme, et il est fortement chargé de valeur affective. L’homme se sent toujours épié par le néant, parce qu’il sait que son existence a des limites, il est soumis à la mort et il redoute l’anéantissement. Toutefois l’équation reste toujours compliquée pour les autres car pour un musulman après la mort il n’y a pas de néant mais bien une vie….. bref..!!!!!
    Et puis parfois ne dit-on pas que « TOUT DEVIENS POSSIBLE A PARTIR DE RIEN ».
    Vous m’avez fait penser à Mr Hakim 0 que je salue au passage, d’ailleurs je ne sais pas s’il est toujours avec nous sous un autre pseudo coucou….!!!
    Cordialement !!!!!!!

  17. BENGHALEM AEK

    frère jean tout ce que j’ai lu est vraiment nostalgique . pouvez vous me donner les noms de quelques élèves europeens qui ont frequenté l’ecole de fille de telagh de 1960 au 1962 (50 km au sud de sidi belabbes)
    gentillement merci

  18. youb

    j’ai étudier au carnot en 1984

Répondre