La Voix De Sidi Bel Abbes

j’ai eu mon BAC / Par Mr Taieb Oulhissane .

11033393_867553123286115_1054435160156776776_n  Vers la fin des années 90, mon collègue Touhami, inspecteur d’orientation scolaire et professionnelle, responsable du COSP de SBA, me remit une copie du suivi de cohorte qu’il venait de réaliser.
Je n’ai jamais vu un tel travail aussi complet, aussi parfait et, en plus, très instructif. Reconnaissons aussi que c’était un travail de fourmi. Qu’en est-il au juste ?
Il s’agissait de collecter des informations et de rendre compte des différents parcours des élèves dans un cycle d’enseignement donné, de la première année jusqu’à la fin du cycle.Mr Touhami engloba dans son enquête les 3 cycles du fondamental, et le secondaire. Ce qui fit de la lecture du rapport final une belle chevauchée le long des 12 années du parcours éducatif.
Une enquête drastique, à l’extrême, et qui fait ressortir les fluctuations du nombre des élèves d’année en année selon leur situation d’étude, à savoir : passage en classe supérieure, redoublement, abandon, succès dans l’examen de fin de cycle, poursuite des études dans le cycle suivant… Il y avait des hauts et des bas entre les établissements de même cycle et de cycles différents. Une vraie carte de topographie scolaire qui nous aide à déterminer la portée, la valeur et l’efficience de l’effort fourni, et des moyens – financiers et matériels – engagés.  C’est alors que je découvris, ahuri, qu’une école primaire n’avait aucun de ses élèves dans le cycle secondaire ! Je n’arrivai pas à le croire, et je ne cessai de reprendre le cheminement de ces enfants qui ont eu la malchance de suivre leur enseignement dans ce parcours. Il n’y pas de doute. Aucun des élèves de cette école ne refait surface dans le cycle secondaire ! Tous disparaissaient à la fin du 3ème cycle de l’enseignement fondamental sans laisser de traces. Une fin de scolarité étrange, je dirais : tragique. Un conte fantasque ; celui du scorpion et la grenouille. Un film de science-fiction où tout le vaisseau spatial disparut.

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Que fait-on dans cette école ? Qu’a-t-on fait de ces élèves au CEM ? Une vraie énigme !

Dans de telles conditions de faillite, dire que l’enseignement est obligatoire et gratuit pour chaque enfant cache bien des carences, des incapacités et des revers regrettables. Cet enfant est gardé en attente de ses 16 ans pour être exclu. Il ne profitera d’aucune méthode de soutien, de repêchage. Il est condamné d’avance. Il attend son heure. Est-il humainement possible qu’une cohorte, toute entière, soit rayée de la carte scolaire de cette façon ? De pareils cas – et il doit y en avoir – ne suscitent ni inquiétude, ni mécontentement, ni soucis, ni sollicitude. Rien n’est fait, rien ne se fera. Tout va bien.
Une deuxième observation attira mon attention : dans 2 CEM, à Sidi Djillali, situés dans le secteur du même lycée ; le taux de réussite au BEF dans l’un est le plus élevé, tandis que dans l’autre, c’est le taux de réussite au BAC qui est le meilleur !  Ce chamboulement dans le nombre des élèves qui réussissent plus au BEF et moins au BAC, et ceux qui, à l’inverse, réussissent moins au BEF et plus au BAC, pose  aussi des interrogations quant au sérieux, à la justesse, et à la pertinence du travail accompli. Les critères d’évaluation sont censés être les mêmes dans chaque cycle.
Moralement, on se poserait des questions sur l’honnêteté, la rectitude, la fermeté dans l’évaluation du travail.
Jusqu’où, dans le proche et le lointain futur, va aboutir l’impact du travail accompli aujourd’hui ?
Il est vrai que ce genre d’observations ouvre la voie aux commentaires les plus subtiles, les plus erronés aussi. Certains trouveront mieux encore ; des caricatures, des satires, et des canards déchaînés.
Mais – entre nous – que faire, face à ces chiffres qui affirment qu’aucun élève de tel établissement n’arrive à passer au cycle secondaire ? Le poids de la déperdition scolaire dans ces situations est très lourd pour le trésor public. Qui se soucie du trésor public, yerham weldik ? Le coût financier de l’Éducation est totalement méconnu chez nous.
Et dire que la croissance économique, dans bien de pays, est évaluée à 2 chiffres après la virgule !
Les chiffres vous tournent la tête, vous donnent la nausée, vous arrachent le cœur, vous font découvrir des bobards, vous font pleurer d’oignons…Ne vous en approchez pas trop. Il y a danger d’électrocution.
Détendez-vous mes amis, vous trouverez toujours des gens qui, à la place de ces chiffres éloquents qui dénoncent la gabegie, vous parlent de leurs bonnes intentions. Ils le disent et gardent la face « rouge » !
Un ami en a fait l’expérience à ses frais. Dans un carrefour, un automobiliste lui a cédé aimablement sa priorité. Celle qui est instituée par le code de la route et qu’il considéra comme étant sa propriété. Il est donc libre de la céder à qui il veut.  Son choix tomba sur mon ami.
En acceptant l’offre qui lui a été faite, mon ami s’est trouvé en situation de non-respect du code avec le conducteur d’une autre voiture sortie brusquement on ne sait d’où.  « Je ne l’ai pas vu venir ! Il a surgi comme un chitane ! »
Depuis, cet ami se méfie des bonnes intentions. Il les refuse catégoriquement, sans en rougir. Il s’en prend presque à ceux qui lui offrent leur priorité gratuitement : – Gardez vos bonnes intentions pour vous ! Respectez le code !
Pour respecter le code et éviter de croiser le chitane, il faut lire. Pour lire, il faut aller à l’école et apprendre à lire : Cp1, Cp2, Ce1, Ce2, Cm1, Cm2…
Ainsi donc, un suivi de cohorte dans un établissement, commencerait par noter le nombre d’élèves inscrits en première année du cycle, et suivre de près leur situation d’étude jusqu’à la fin du cycle.  Il va de soi que le nombre d’élèves de chaque cohorte diminue d’année en année. Ce qui nous fait dire que le taux de réussite au bac, ne constitue pas le seul indicateur du rendement pédagogique de l’établissement.
On calcule ce taux de réussite aux examens de fin de cycle au vu du nombre des élèves qui ont été reçus par rapport au nombre des élèves qui se sont présentés à l’examen, multiplié par 100. Ce qui donne une appréciation insuffisante, si ce n’est un leurre dans du beurre. Une franche étude sur le rendement propre d’un lycée se pencherait plutôt sur le nombre des élèves qui ont réussi au bac par rapport au nombre des élèves de 1ère année secondaire, inscrits dans la cohorte même. Le quotient multiplié par 100.
Ne seront pas pris en compte le nombre des redoublants, celui des nouveaux inscrits venus d’ailleurs, et tous ceux qui ne font pas partie de la cohorte pendant l’année de sa création. ,Un vrai travail de fourmi.
Il est vrai que ce calcul n’intéresse que les experts. Mais il est vrai aussi qu’il est un outil performant qui sert à déterminer « objectivement » le rendement d’un établissement. Des élèves sont éjectés hors de l’enseignement de la 1ère année à la 3ème année secondaire… qui assumera la responsabilité de leur échec ? Il est abusif de les considérer comme étant les seuls auteurs de cet échec. Le mieux est de nous enquérir de la part de responsabilité de l’établissement dans cet état de fait. Il ne peut pas être blanc comme neige. Cherchons !
Ils vous diront que ces élèves ont « épuisé » l’âge prescrit pour l’enseignement obligatoire. Sinon, que c’est leur moyenne générale qui en a décidé de leur sort. Ils sont bons à orienter vers la porte de sortie.
Comme un produit périmé ; il ne relève plus de la responsabilité de son fabricant. La date est catégorique.
Un prof de psycho nous disait : «Le développement corporel et mental de l’enfant est une rude épreuve pour lui. Il devient plus difficile encore quand les adultes n’arrivent pas à concevoir ses conséquences sur ses comportements ».

Qui donnerait raison à un ado en ébullition ?

Ces élèves sont victimes de l’incompréhension. Il n’y a qu’à voir avec quel déni ils sont traités durant leur scolarité.
Au vu de ces attitudes qui s’inspirent de solutions radicales, la question qui devrait se poser au sujet du rendement est la suivante : Que devrait-on faire pour assurer un bon taux de passage en classe supérieure aux éléments d’une cohorte définie, et les amener à passer leur bac avec un bon taux de réussite ?
La question qui se pose ces jours-ci est celle-ci :
Que doit-on faire pour qu’un bon nombre d’élèves scolarisés (70%) en classe de terminale décrochent leur bac ?
Ce n’est pas la même vision des choses.
La première question réinitialise le rôle attractif de l’école dans le domaine de l’enseignement et engage sa responsabilité sur tout le cycle. Pour la deuxième question, il est inutile de rappeler la réponse. Les parents la connaissent, et déboursent le prix à chaque mois. Que fait-on dans l’établissement pour réaliser un bon rendement ?
Remarquez qu’un bon rendement suppose un travail de profondeur et de longue haleine. Il ne se limite pas seulement à réaliser un bon taux de réussite au bac durant l’année de la terminale. Il faut du temps pour obtenir un résultat satisfaisant. Ce temps, pour les cohortes, débute dès leur constitution en 1ère année secondaire.
Le résultat ne peut être le fruit d’un heureux hasard, ni de réussites réalisées à l’aveuglette, ni de lauriers tombés du ciel. On ne peut jamais expliquer l’avènement du hasard et le truchement de ses mécanismes. Donc, on ne peut pas réunir une seconde fois les conditions qui ont mené à ce bienheureux résultat. Ce serait un miracle.
Que fait-on au juste ?
Dans certains établissements, l’année scolaire est un banal écoulement d’élèves de niveau en niveau. On se fie aux notes, aux coefficients, à la moyenne, aux diverses opérations de calcul : addition, division, multiplication, pour en décider du profil, du devenir de l’élève. Le taux de perdition ne suscite aucun souci, ne lance aucune alerte. Normal.
Il paraît qu’Alfred Binet, l’inventeur du fameux QI, aurait dit : » finalement, l’intelligence ; c’est ce que mesurent mes tests ! »
Seuls les élèves de fin de cycle (terminale dans un lycée) bénéficient d’une attention « rapprochée », mais, qui n’oserait jamais annuler l’obligation de prendre des cours extra-scolaires.

 

18402732Cour du lycée El Haoues .

Les parents, tenus au chantage de leur progéniture, payent ces sensations d’être tout près du bac, pour se désengager, plus tard, de leur responsabilité. Une vraie responsabilité rendrait à l’école ce qui lui appartient : La préparation aux examens de fin de cycle. On a l’impression de vivre un changement de climat d’un autre genre : la préparation du bac n’est plus du ressort de l’établissement scolaire.
Elle se fait à l’extérieur, pendant les heures libres des élèves. Ne se sentirait pas candidat au bac celui qui ne prendrait pas des cours hors lycée. Un fâcheux filigrane qui taillade l’esprit en oblique. Désormais, se faire préparer au bac fait partie de nos mœurs. C’est comme se faire propre au hammam, ou se faire couper les cheveux dans un salon de coiffure.
Le bac se prépare dehors, dans la rue, à l’intérieur d’un local non conçu pour cette activité.
Le parcours scolaire n’est plus indispensable. Le travail en classe aussi. Les notes sont vides de sens. Rien n’invite à rester en classe. On s’absente. Le taux d’absence des élèves aux cours révèlent l’ampleur de ce phénomène. Pour freiner son avance, le ministère agite la menace de rayer les élèves absentéistes des listes des candidats au bac, alors qu’ils se sont acquittés des droits d’inscription, tout au début de l’année scolaire, pour passer l’examen. C’est un droit acquis. Qui peut le nier ? La ponctualité relève du règlement intérieur de l’établissement. Le bac relève de la compétence de l’Office National des Examens et Concours. Ce sont deux domaines différends.
Menacer de radiation est la réponse du berger au loup. Un coup de feu en l’air. On garde toujours cette manie de « faire peur » aux enfants en leur parlant du loup. En réalité, il n’y a pas de loup, et les enfants le savent. Ils ne sont pas si enfantins que ça.
L’établissement est, lui aussi, responsable de cette situation. Pourquoi ne pas chercher de ce côté-là ? Il suffit de connaître les causes de cet absentéisme effréné pour en décider de la réponse qui convient le mieux.
Après l’école, il y a l’école. Pour se reposer, les élèves grillent des cours. C’est cette école après l’école qui décide du résultat au bac, bien avant que le jury d’examen se prononce. Que reste-il à notre infortunée école ? On se le demande.
Nos enfants sont privés de leur temps libre, de détente. Parler à leurs parents de loisirs est un sacrilège. Des loisirs en classe de terminale ? T’es fou ? On leur promet beaucoup. On les appâte pour qu’ils réussissent. Selon leur formulation, ces promesses dorées peuvent être perçues comme un véritable chantage.
On se presse dans les lieux où l’on dispense des cours payants. Peu importe les conditions dans lesquelles ils se déroulent. On choisirait bien dans la mêlée les belles pommes pour nous, mais, les meilleures têtes, on ne les garderait pas pour le pays. L’important est que la sensation de préparer le bac soit là. Et on paye pour l’avoir, ce que j’appelle le « bac vert », c’est à dire un fruit qui promet de mûrir, mais sans être sûr !
Au lycée, c’est un bac blanc qu’on expérimente pour habituer les élèves aux horaires de chaque matière. Il est bien blanc.
Certains parents gardent l’argent payé pour le « bac vert » comme alibi, car ils savent d’avance que ces cours sont un temps pour rêver. De plus, quelques enfants n’ont pas besoin d’études poussées pour assurer leur avenir. Ils souhaitent juste mettre leur diplôme dans un cadre et l’accrocher fièrement au mur, dans un bureau de la société à papa. On a vu ça dans des films.
Remarquez que les parents évaluent le bac de leurs enfants en coût financier. Ce qui n’est pas le cas pour les établissements publics. Le prix de revient de chaque bachelier différerait d’un lycée à un autre. Ce ne serait plus alors le même classement. Ça sentirait autre chose ; la marionnette qui prend feu ! Comme quoi, on n’est jamais parfait.
Des établissements, il y a ceux qui ont bâti leur renommée sur un taux de réussite au bac très élevé. Leurs indicateurs de réussite ? Autorité. Constance. Inflexibilité.(ACI) comme « assis ! »
Un triptyque digne de stoïcisme de secte. Le coût financier reste toujours inconnu.
Aux élèves, deux attitudes sont à observer rigoureusement, à savoir : travail – soumission. Le trait d’union est une expression d’interdépendance. Qui travaille, se soumet. Et, qui se soumet, travaille. Deux faces d’une même pièce où se joue l’avenir des études, pas celui de l’élève. L’élève étudie pour échapper aux ombres qui le poursuivent. Il est prêt à traverser la Méditerranée à la nage pour leur filer entre les doigts. Seulement, cette mer qui lui fait barrage n’est pas la Manche si docile à franchir. Soumission absolue au bac. Tête baissée, comme dans une cérémonie d’allégeance au Roi des temps lointains. Le bac est roi sans trône.
La formation de l’esprit n’importe pas. La meilleure de toutes les intelligences est celle qui permet de décrocher le bac. Alors… travaillez et soumettez-vous. Les nuits blanches vous seront rendues pleines de grâce et de beaux rêves. Les bâillements, attention ! Étouffez-les ! Emmagasinez le maximum de connaissances. Et, une fois l’examen fini, bâillez à gogo ! Débarrassez-vous, au plus vite, des savoirs encombrants pour libérer de l’espace dans votre mémoire. Baillez, encore ! Évitez de faire la tête dure !

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Le bac est l’une des trois journées joyeuses que nous, algériens, avons dans cette vie sur terre. Ne vous en privez pas. Heureux, soyez donc ! Aucun diplôme après lui ne pourrait l’égaler dans ses goûts et ses dégoûts, ses illusions et ses désillusions, ses gels et ses dégels, ses nuits longues, ses journées chaudes, ses attentes interminables, ses tempêtes rugissantes, son silence qui se fond dans l’infini, son verdict implacable…
L’avoir est un jaillissement de joie qui nous fait pleurer. Un long cri de triomphe qu’on entendrait au pôle nord : « J’ai eu mon bac ! » En être privé est un autre qui nous fait aussi pleurer.
– Pleurer d’amertume, yek ?
– Oui ! Comment ne pas pleurer, quand, après tant d’années de marche, la cohorte se retrouve brusquement bloquée, à quelques pas de l’arrivée, par des monolithes dressés en barricades à travers la route, et obstruant le passage ?

A suivre….

 

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Posté par le Avr 29 2015. inséré dans ACTUALITE, ÉDUCATION. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

14 Commentaires pour “j’ai eu mon BAC / Par Mr Taieb Oulhissane .”

  1. chaibdraa tani djamel

    Avoir son bac ,c’est bien , la suite c’est « la licence » , la suite « le magister  » la suite ,la suite et la suite ,mais sans piston pour l’embauche tout ces suites pour rien ,et ça fait mal au coeur pour voir ces jeunes qui sont nos fils d’ALGERIE soufrirent ALLAH EM3AHOUME

  2. Ali

    Belle contribution. Hélas les résultats du bac ne sont exploités que pour classer les etablissements soit par filière avec des stastistiques sur le sexe des candidats enfin des généralités et surtout que c’est relatif. Le nombre de candidats différe d’une localité a une autre et continue d’être un paramètre de « jugement et d’appréciation « tant externe de la part de la société en général et même au niveau de la tutelle. Je trouve que les débats seront mieux avec les personnes du terrain et surtout s’ils veulent bien s’impliquer dans cette rubrique.

    Blbbli

  3. Benattou

    Merci si Tayeb pour toutes ces informations.

  4. boiteras

    j’aurais souhaité un sujet qui traite la problématique
    , »dans l’économie de marché faut il avoir un bac?
    votre article est interessant sauf qu’il est un peu polué
    par le discours des journaliste genre syndicalistes

    salutation

  5. oulhissane

    Ami Boiteras, bonsoir…
    Vous me faites trop d’honneur en me décrivant comme étant un »journaliste syndicaliste ».
    À la place du courage de l’être, je n’avais que l’amour du métier.
    Merci à vous de m’avoir offert ce regard autrement.

  6. ABBES

    Tres chere OULHISSENE un ami que vous connaissez tres bien on lappeler MR LIVRE me disait toujours quant nos collegues arrivent a bien metriser leurs methodes educatifs on les mis a la retraite

  7. boiterfas

    si oulhissane bonsoir
    désolé, je ne vous montre pas comme un journaliste syndicaliste loin de la
    votre texte fait preuve d’un esprit d’analyse remarquable, c’est visible
    comme je l’ai dit le texte est chwiya polué par le style de nos journaliste
    syndicaliste, qui diminue la valeur du travail, dans l’hestetique, car a force de les lires on prend leurs maniére d’ecrires c’est tout
    en fait nous sommes tous polué , …on attend pas une suite mais d’autres suites..
    merci

  8. oulhissane

    Abbes, salam,

    Je l’ai reconnu, il était un très bon éducateur. Je vous salue.

  9. boiterfas

    mise a la retraite ou a l’ecart? ou les deux a la fois..
    situation a forteme’t évolué et les pouvoirs en place sont entrain de voir de nouvelle
    methode de gouvernance…donc mettre a l’ecart ou a la retraite c’est une ancienne methode du 15 iemme siecles lorsque les barrons les princes les kaid et les bachagha essayaoent de trouver des methodes softes pour tirer l’impot sans usage de force…
    actuelement les etats so’t en face du monstre de l’internet  »le geant google » , du point de vue religieux  »les portes du jihade par le stylo et clavier n’ont jamais été fermé, ils restent ouvert pour ceux qui veulent faire un peu d’argent pour le paradis….chaque bon article Dieu te met un dollars en or dans le compte..pensez au sadaka jariya..apres ta mort le compte se rempli d’avantage…leseul probléme de la sadaka jariya tu seras ressusité qu’aprés la fin de la sadaka pour faire le compte final…le mieux c’est de faire comme on dit  »darba bel fésse khir man 3achra bel gadoum » …

  10. Mohammed

    Bonsoir ça réchauffe le cœur de lire ces papiers emprunts de sincérité issus du vécu de l’expérience professionnelle doublée d’honnêteté intellectuelle. Franchement un orgueil positif nous embarque à relire ces anciens de l’école tels des modèles des exemples ne manquent pas je ne citerai personne. Mais désormais le bac est juste synonyme d’un tremplin et puis la galère dans la fac…c’est difficile de comprendre ce qui se passe aujourd’hui Seuls des états généraux ou assises nationales extraordinaires peuvent au moins situer les maux pour que nous puissions placer des mots qu’il faut. Merci sis el moufatich Ihtiramatimi. Pour tout ce que vous partagez.

  11. Votre ancien élève

    Maintenant, je comprends mieux ce qui se cachait entre les lignes. Je tiens toujours à vous dire que ça nécessite un grand débat afin de sortir avec des solutions efficaces. Vous avez ce que vous pouvez donner. Et vous donnez ce que nous avons besoin.
    Il est inquiétant de constater qu’à la veille du XXI e siècle le nombre des enfants qui, dans les pays en développement, n’ont aucune possibilité de s’instruire est plus élevé que jamais, sans parler même de leurs parents démissionnaires. Après des années de débats et d’analyses nourris de bonnes intentions, le problème consistant à offrir aux enfants un minimum de possibilités éducatives n’est toujours pas résolu. Les défauts des systèmes d’enseignement traditionnels tendent même à l’aggraver. En effet, l’enseignement de type classique est coûteux et élitiste, et dénie toute possibilité d’éducation à la majorité des enfants d’âge scolaire. C’est surtout un enseignement théorique, sans rapport avec la réalité environnante, qui tend à fabriquer des chômeurs « instruits ». Enfin, cet enseignement néglige l’implication des parents. Dans ces conditions, il est fort probable que la plupart des enfants actuellement défavorisés resteront privés, dans le proche avenir, de toutes possibilités d’instruction, même minimales.

  12. Abbassi

    Le sujet proposé est profond et révélateur. Le Bac est un grand moment pour les candidats même l’État fait de ces jours d’examen un événement particulier pourtant ailleurs il ta moins de fixation sur le déroulement et même la correction. Alors vivement la suite.. T’es génial cheikh Tayeb. O. C’est le début des débats cela viendra douga’douga

  13. fares

    salam….il n’est question ni de ceci ni de cela….nos eleves autant que nos enseignants ne fournissent aucun effort pour etudier et preparer correctement leurs examens….1970 j’ai passé mon BEG …on travailler a la lumiere du poteau d’en face avec deux camarades …en 1973 on passe le BAC…on travaille a la lumiere du méme poteau….90 % de nos prof etaient francais ….il fallait rsussir …nos parents etaient illetrés…. alors de grace ..evitz ce discours oisif pour vos enfants ..sensibilisez-les a leur avenir qui ne sera pas forcement en Algerie…..un Abbassi du Canada / du lycée El Haous /

  14. zlaoui

    @fares
    apres 50 ans d’indépe’dance tout est maintenant claire..la secheresse croisé par la nationalisation des terres avait des co’sequence terrible..en l’espace seulement de 10 ans entre 74 et 82 tout l’ouest est sous la canicule et la secheresse..le machinisme agricole a tué le reste..c,est l’exode masif du sud vers le litoral…une bande s’est organisé pour destabiliser les lois sur le foncier afin d’heriger des habitations souve’t cahotique..pour neutralisé les lois qui etaient de languae française il fallait s’attaquer a cette langue sous couverture nationale de la pangue arabe..en fait il n’o’t rien avoir avec la langue arabe, ils s’en fiche éperdument, le probléme c’etait les regles du foncier du commerce des impots du code civile qui etaient rédigé en majorité en français..en s’attaquant au français uniquement pour neutraliser c’est poirquoi ceux qui etaient considéré comme ba3thiste ne comprenanit rien ce qui se passait au niveau de la la’gue arabe  »toite tentative de traduction ou toute politique qui incite la traduction pour developper la langue arabe ont été occulté et neutralisé..
    ce sont donc des exodés qui ont une part importante dans la desorganisation de l’algerie..
    parceque si tu laisse la la’gue arabe se developper en ayant recours aux traductions  »les textes et lois qui refissait l’algerie ava’t 74 seront traduits et réaplique par des algeriens ..
    ça veut dire qu’on revient a la sitiation ou le berger etait interdit de lacher ces moutons sur le domaine arboricole ou cerealiers ou forestiers ou meme touristiques….en absence de la la’gue française et arabe, n’importe qui fera du nord ce qu’il voudra…tu vends n’importe ou, tu etales ta marcha’dise n’importe ou, tu construie un hangar n’importe ou, tu construit n’importe ou n’inporte comment, tu recrutes n’importe comment, tu travaille n’importe comment…donc dire que l’ecole ne fournit pas d’effort c’est faux..si la langue francais ou arabes est attaqués comme’t voulez vous que l’ecole se développe? ..
    faites un test dema’der au gouvernement de voter une lois qui consacre un budget pour la traduction en installant des (laboratoire de recherche en traduction) aux ecoles au cem aux lycees et aux universités ..c’est un simple teste pour le pouvoir de voir ou se situe le vrai probléme de l’algerie..et pourquoi cette agitation orchestré qui perdure depuis 74..

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