La Voix De Sidi Bel Abbes

Illizi : Un mort et des blessés lors d’un affrontement entre tribu,s partagé par Mémoria

La ville d’Illizi a connu, hier, des affrontements violents entre deux tribus touareg et arabe.

Des batailles rangées et des rixes sanglantes ont été vécues, tout au long de la journée, dans cette région qui s’empêtre dans le gouffre de l’insécurité, notamment depuis la crise libyenne. Six personnes ont été blessées, dont une grièvement et qui aurait succombé à ses blessures durant son évacuation vers l’hôpital du chef-lieu de wilaya. Il s’agit de Boughrari M., originaire de In Salah, dans la wilaya de Tamanrasset, précise notre source, qui impute les cause de ce terrible incident à un vieux conflit opposant les deux tribus dont la rivalité se serait exacerbée par un problème de foncier.

Les autorités ont eu recours aux brigades antiémeute et mobilisé d’importants moyens pour disperser les belligérants qui ont fait usage d’armes à feu et contenir ce brasier qui risque de prendre des tournures gravissimes. A l’heure où nous mettons sous presse, la situation n’a pas été totalement maîtrisée dans la ville qui a été, rappelons-le, dimanche soir, le théâtre d’une manifestation inédite qui avait ciblé le wali d’Illizi. Pour de plus amples informations sur cette action, nous avons essayé d’approcher le premier magistrat de cette wilaya du Grand Sud, mais nos tentatives sont restées vaines. Néanmoins, nous avons pu savoir que le chef de l’exécutif n’a, contrairement à ce qui a été rapporté par certains médias, pas été agressé physiquement lors de cette manifestation.

Article partagé par Mémoria et qui précèdera de quelques jours une contribution sur la problèmatique !

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=55529

Posté par le Oct 15 2014. inséré dans ACTUALITE, ALGERIE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

13 Commentaires pour “Illizi : Un mort et des blessés lors d’un affrontement entre tribu,s partagé par Mémoria”

  1. fethi

    cela nous permet de bien suivre

  2. Mme CH

    Il y a la partie apparente de l’iceberg qui ne m’intéresse pas toujours, puisque je préféré la profondeur des abysses…..!!!!
    La « révolution » initiée par BHL et ses sponsors en Libye a entraîné non seulement la déstabilisation de ce pays mais aussi l’aggravation et l’amplification des complications sécuritaires de toute la région du Maghreb-Sahel, puisque les conséquences de cette guerre dépassent largement, les frontières de la Libye. L’Algérie est le premier pays à être concerné par ces problèmes vu sa situation géostratégique au cœur de la région…!!!
    En plus de devoir faire face à l’affluence de milliers de réfugiés, le pays risque de faire face au problème du trafic d’armes provenant de l’arsenal libyen et « d’armes parachutées par des avions français lors des combats dans l’ouest de la Libye, sans que l’on en connaisse ni la quantité ni la nature. Sur ce dernier point les déclarations se différencient : tandis que le porte-parole de l’état-major français parle d’armes légères pouvant être facilement maniées par des civils pour assurer leur protection, le quotidien français Le Figaro évoque lui de lance-roquettes, fusils d’assaut, mitrailleuses et missiles antichar Milan (Le Figaro, 28 juin 2011). »…. !!!! Ces armes serviront bien sûr, à alimenter les Bouloulous créés par les pays des Trois Nord pour déstabiliser la région à leur bonheur, puisque le remodelage de la région oblige….. !!!! Le reste de la grande vadrouille, tout le monde la connaît maintenant…. !!!!
    Le 27 février dernier, le quotidien algérien Al Khabar révélait la saisie de 30 roquettes de type Katioucha et 17 missiles anti-aériens Strela à Illizi, près de la frontière libyenne. Selon ce journal, ce convoi avait pour destination… le nord du Mali. Donc Illizi se trouve dans l’œil du cyclone… !!!! Il faut agir avant que ce ne soit trop tard, car le cyclone risque de faire des ravages…. !!!
    « Les élus et notables de la région d’In Amenas, théâtre en janvier dernier d’une opération terroriste médiatisée dans le monde entier, n’ont pas retenu leur colère. Face au Chef de l’Exécutif, ils ont dressé un constat alarmant car le sud bouillonne et les langues se délient. Un autre élu d’une localité voisine d’In Amenas a déploré le “manque de moyens dans les secteurs de la santé et de l’environnement”. “Il y a manque flagrant de médecins spécialistes. Nos enfants meurent par défaut de prise en charge par des spécialistes, alors que l’insalubrité règne dans toute notre région connue pourtant pour ses activités touristiques”, s’est-t-il écrié. Un autre citoyen n’a pas hésité, lui aussi, à interpeller Sellal pour lui demander un peu “plus de considération à la jeunesse sudiste”. “Donner aux jeunes de la région la priorité au travail. Intégrez-les en priorité dans les différents corps de sécurité. Ils sont les mieux placés pour défendre leur région qu’ils connaissent très bien”, a affirmé encore ce citoyen qui n’en peut plus d’assister les bras croisés à la déperdition de la jeunesse de sa région. »…… !!! Alors qu’attendez-vous, à moins que…………. ????
    En effet, toute la région est prise en otage par des mercenaires multinationaux. Ce sont les conséquences de l’ingérence des occidentaux et l’intervention militaire de l’OTAN, ensuite, ils viennent nous chanter l’hymne de l’amour et au pire de l’amitié… !!!! Quels Hypocrites…. !!!!

    Merci Mr Mémoria..!

    • Mémoria

      Bonjour Mme CH !
      Il y a lieu de préciser Madame que je n’ai fait que partager et l’article et son titre publié(s) par le quotidien national à grand tirage EL WATAN en date du 15 octobre 2014 et signé Ravah Ighil .Donc à tout seigneur,tout honneur !

      Mes hommages !

  3. Claude.B

    Madame,
    Croyez vous vraiment rendre service à vos concitoyens en les intoxiquant chaque jour avec vos analyses souvent sujettes à caution . Vos suppositions de départ se terminent toujours en certitudes que vous imposez avec talent ,peut être ,mais avec une grande malhonnêteté . Nous connaissons tous votre haine consommée pour l’occident ,mais en tout ,il faut raison garder ,sous peine de ne plus être crédible si d’aventure vous disiez vrai .
    Connaissez vous l’histoire du Berger qui criait au loup ,et inquiétait les villageois qui accouraient pour le secourir ,le jour ou le loup surgit pour de bon ,il cria mais personne ne vint !!!!
    À ce stade on ne plus parler chez vous d’information ,c’est du matraquage ,mais vous prenez vraiment les lecteurs pour des imbéciles !!!
    Pensez vous qu’aimer son pays c’est le dresser contre les autres ? Le protéger oui,le défendre oui ,mais des vrais ennemis ,attention à ne pas se tromper de cible
    Je ne vous souhaite pas bonne chance dans votre « entreprise  » car j’aime trop nos deux pays .

    • lecteur sba

      Madame vous voulez changez une option figée que nous abstenons à tomber dans ses refrains rayés Personne n’est dupe. Je vous souhaite autre meilleur débat sur les centres d’intérêt sociaux et autres comme le font les autres lecteurs qui ne mangent pas de ces brioches qui possède une toute poignée de consommateurs suivistes

  4. Mme CH

    Winston Churchill a dit: « Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre. »

    L’Expression: La région de l’Azawad est-elle autonome culturellement malgré les frontières politiques….?????

    Rachid Belli: Les Touareg en Algérie, Libye, Niger, Mali et Burkina Faso partagent la même culture et les institutions politiques traditionnelles ainsi que le fonctionnement économique. Dans la littérature du milieu du XIXe siècle, le terme Azawad n’était pas mis en valeur.
    Les grands groupes sont les Touareg du Tassili qui regroupent ceux de l’Algérie et de la Libye. C’est la France qui les a séparés: Touaregs de l’Ahaggar, de l’Adagh, les Iwlamaden et les Touareg de Tombouctou, les Kel Aïr et Kel Gress au Niger, ceux de l’Oudalan au Burkina Faso. Chaque groupe était dirigé par un aménokal. La région que revendique le Mouvement national de libération de l’Azawad n’était pas un territoire unique. Il y avait plusieurs unités politiques et différents aménokals coiffant l’ensemble des tribus sur son territoire. Après les indépendances, n’importe quel nomade peut aller dans n’importe quel territoire. Cependant, les Touareg définissent même ces territoires. De ce fait, le désert n’est pas vacant.

    Est-ce que l’idée de création d’un État touareg a été envisagée par la France??

    Le pouvoir colonial avait une stratégie de création d’un État tampon entre l’Algérie et les pays du Sahel. La création de ce nouveau pays était stratégique pour la France à cause de la découverte du pétrole et des minerais. On a appelé ce territoire l’Organisation commune des régions sahariennes (Ocrs). L’administration coloniale avait proposé l’idée aux chefs traditionnels touareg et avait reçu une fin de non-recevoir. L’aménokal Bay ag Akhamouk avait refusé de jouer le jeu…. » tant mieux, mais jusqu’à quand….??? A vous de jouer…!!!

    Churchill a dit aussi: « La grande leçon de la vie, c’est que parfois, ce sont les fous qui ont raison… »….C’est bien dommage, car on voit bien où est ce qu’ils nous emmènent; tout droit au fond du gouffre….!!!

    Le Dr Rachid Bellil est un anthropologue diplômé de l’Institut national des langues et civilisations orientales de Paris. Il est maître de recherche au Centre national de recherche préhistorique anthropologique et historique d’Alger (Cnrpah). Il a effectué de nombreux séjours à Tamanrasset, Illizi et Djanet et dans les campements de nomades l’ayant aidé dans son ouvrage de recherche Mutations touarègues.

  5. J

    Il est scandaleux et dangereux de poser le problème en termes de ‘touaregs’ et d’arabes’ en reprenant des catégories sémantiques qui gomment le statut d’Algérien.
    Cela revient à ethniciser la question et à préparer le terrain pour toutes les manipulations. Il est temps d’ouvrir les yeux et de ne pas vouloir exister à tout prix en devenant un supplétif de ceux qu’on prétend condamner.

  6. Mme CH

    Vous avez raison Mr J, d’attirer l’attention sur le problème de l’ethnicisation et les différentes manipulations qui en découlent…d’ailleurs on essaye de déstabiliser l’Algérie en usant de cette carte…..!!!! Mais mon but est tout autre, c’est justement d’ouvrir les yeux sur les anciens-nouveaux plans concoctés par la pieuvre du mal pour remodeler la région…!!! Donc, lisez mon intervention sous un autre angle…!!!
    Pour continuer dans le même sens puisque ce qui se trament aux frontières algériennes nous concernent à plus d’un titre, voici ce que pensent nos amis africains sur la situation au Mali….!!!

    Boubacar Boris Diop et Aminata Dramane Traoré, deux intellectuels africains, proposent leur éclairage sur les actions de la France dans ses anciennes colonies dans un livre, La Gloire des Imposteurs. Boubacar Boris Diop, écrivain sénégalais, a répondu aux questions de JOL Press.

    JOL Press : Un an après le lancement de l’Opération Serval, quel bilan tirez-vous de l’intervention française au Mali ?

    Boubacar Boris Diop : Personne n’a eu le temps de tirer le bilan de cette première intervention qu’une deuxième a déjà été lancée en Centrafrique et pour moi, ces deux opérations s’éclairent mutuellement et nous font prendre conscience de certaines habitudes françaises.

    Vu de Paris, nous avons l’impression que l’opération Serval a été un véritable triomphe, caractérisé notamment par la célèbre visite de François Hollande à Tombouctou et cette phrase, « c’est le jour le plus important de ma carrière politique ».

    Vu du Mali, les problèmes sont toujours là. Certes, les Maliens ont agité des drapeaux tricolores et ont accueilli les soldats français en libérateurs, mais on se rend compte, notamment avec le cas de Kidal, que cette intervention dont le prétexte était la restauration de l’intégrité du Mali, a en fait déclenché une nouvelle partition car Kidal est toujours une ville interdite aux troupes maliennes. Le pays a été divisé, tout comme la société malienne par un appui français donné au Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), l’élément touareg qui n’est pas représentatif de toute la communauté touarègue.

    Nous sommes désormais dans une situation de « ni guerre ni paix » et de temps en temps des attentats meurtriers surviennent. Il n’y a donc aucune raison de pavoiser.

    JOL Press : Dans votre livre La Gloire des Imposteurs, sorti le 9 janvier, vous dénoncez une forme de néo-colonialisme par la force. Qu’entendez-vous par là ?

    Boubacar Boris Diop : C’est le moins que l’on puisse dire. J’aimerais que la société française se pose quelques questions sur le fait suivant : jamais l’Angleterre n’est intervenue au Kenya, au Nigeria, au Zimbabwe depuis les indépendances, pas plus que le Portugal dans ses anciennes colonies. La France, avec l’opération Sangaris, mène sa cinquantième intervention.

    Il est temps pour les Français de se demander pourquoi ils sont les seuls à agir ainsi.

    Il est également temps que la politique africaine de la France devienne un sujet de politique intérieure. Tout le monde se raconte une sorte de fable de la générosité, mais en fait tout ça ne sent que l’uranium et le pétrole…..!!!

    A suivre…!!!

    • Mme CH

      La suite du menu…!!!

      JOL Press : Quels seraient alors, selon vous, les grands axes d’une diplomatie équilibrée qui permettrait à chaque pays africain de s’autodéterminer ?

      Boubacar Boris Diop : Il faut d’abord que ces pays soient dotés d’un Etat et d’une armée, au minimum. Le Mali avait une démocratie mais quasiment sans Etat et qui s’est effondré du jour au lendemain.

      « La sécurité précède le développement », comme disait Cheikh Anta Diop. Une armée continentale est sans doute une utopie mais les pays peuvent néanmoins se doter d’une armée digne de ce nom qui ne soit pas mise en déroute en quelques jours par une poignée de terroristes.

      JOL Press : Pour vous, il s’agit donc du travail de chaque pays africain, un travail qui n’est pas du ressort de la communauté internationale…

      Boubacar Boris Diop : Oui, en tout cas pour les pays qui ont été décolonisés. Cependant, la décolonisation à la française c’est « partir pour mieux rester », selon les termes d’Edgar Faure.

      On n’a jamais entendu les Nigérians ou les Kényans rejeter leurs problèmes sur le dos du Royaume-Uni. La Françafrique est d’ailleurs un terme qui n’a pas d’équivalent en anglais.

      Le fait colonial a un début et une fin et cette fin doit être aujourd’hui acceptée.

      Vous avez raison messieurs, mais la fin n’est pas encore pour demain…!!!

      Il y a une phrase TOP dans ce récit: « Cependant, la décolonisation à la française c’est « partir pour mieux rester »…Ohhhhhhhhhhhhhhh…quelle phrase…..!!!! Elle résume toute la situation, je fais un bisou sur le front à son auteur…….!!!!

      Je parle du Mali car selon le Quotidien l’Express, « la situation sécuritaire aux frontières algéro-maliennes inquiète au plus haut point, dans un article intitulé « UN ARSENAL DE GUERRE DÉCOUVERT PAR L’ANP: Des missiles sol-air et des roquettes à Illizi »….. »Cet arsenal découvert à Illizi est le premier de son genre. Il est d’autant plus dangereux puisqu’il contient des missiles pouvant s’attaquer à l’aviation et aux hélicoptères. Sachant que le seul moyen d’opération efficace des services de sécurité dans le désert est l’aviation. Ce moyen de supériorité est sérieusement mis en danger. A cela, il faut ajouter la menace d’attaque par les terroristes de l’aviation civile maintenant que les islamistes disposent de ces moyens d’attaque…. »

      « Une autre action d’envergure de récupération d’armes a été opérée par les forces de l’ANP, en janvier 2012, aux frontières algéro-nigériennes. Des unités de l’Armée nationale populaire (ANP) relevant de la 4e Région militaire, en opération, ont récupéré une importante cargaison d’armes et de munitions. Ces unités de l’ANP ont intercepté un convoi composé de quatre véhicules tout-terrain transportant des individus de nationalité africaine qui tentaient d’acheminer une importante cargaison d’armes et de munitions. L’intervention «efficace» de ces unités a permis la neutralisation des quatre véhicules composant le convoi et la récupération d’un important lot d’armes et de munitions constitué de 71 armes de guerre de type Pmak, de 38 fusils- mitrailleurs, de deux lance-roquettes de type RPG-7, de quatre mitrailleuses 14,5 mm, de cinq fusils à lunettes ainsi que de 16 fusils- mitrailleurs, de huit Pmak et un RPG-7 calcinés….. »…etc…

      Au fait, ce ne sont pas « mes analyses sujettes à caution » comme veulent faire entendre certains défenseurs de la pieuvre du mal, mais des faits avérés qui risquent de porter atteinte à notre pays…!!! Alors ne nous chantez pas les chansons de la dormette, car même si certains fument du thé, ils restent éveillés……!!!!!!

  7. J

    Mon intention première était surtout de faire réfléchir aux lignes de clivages profondes qui voient certains s’enrichir de la rente gazière et des régions dépérir alors qu’elles à à jet de pierre de Hassi Rmel et de Hassi messaoud les deux vaches nourricières historiques.
    Le problème de la redistribution ou plutôt de la mauvaise redistribution débouche sur la question sociale qui son tour se traduit par un movement social qui a une réalité sociale avant d’avoir une existence médiatique.
    Ethniciser la question dispense de réfléchir et participe de la construction d’une prise de parole dévoyée qui devient dangereuse dans le cadre d’un manip tout azymut.

  8. Mme CH

    Merci J, je vous ai compris et OK avec vous sur toute la ligne de clivage…..!!!

    il est impératif que les stratèges (s’il y en a) incluent dans leurs approches le développement des régions frontalières, comme Illizi, qui a quand même acquis le système d’établissement du passeport et de la carte d’identité biométriques….!!!
    Mais cela nécessite aussi l’implication de tous les citoyens dans la gestion de ces régions très sensibles pour éviter les ondes de choc provenant des pays environnants, causées par la lutte des grandes puissances pour le butin africain…!!!!

    « La stratégie foccarto-gaullienne, fondant la présence et l’influence françaises en Afrique sur un système clientéliste, le patrimonialisme (2), instaurait une confusion des intérêts publics et privés. Il était jugé naturel que la double rente, des matières premières et de l’aide publique au développement (APD), construise là-bas des fortunes inouïes (Houphouët-Boigny, Moussa Traoré, Mobutu,… ), puisque le taux de retour en France était, lui aussi, faramineux (3). Mais l’on aurait pu prévoir qu’un tel processus était tout, sauf durable : il stérilisait la production intérieure, légitimait la corruption, lançait la course à l’endettement – sans guère de contrepartie autre que des investissements de prestige, des  » éléphants blancs « , et des comptes en Suisse -, aiguisait enfin le clanisme. Avec la chute des cours des matières premières et l’inéluctable  » ajustement structurel « , la rente s’est faite plus rare, donc plus violemment contestée. Lorsque sont confondus le politique et l’économique, intérêts publics et privés,  » la lutte pour le pouvoir, c’est la lutte pour la richesse, la lutte pour la richesse, c’est la lutte pour le pouvoir (4) ».  » En période d’abondance, les retombées, même les miettes du gâteau, suffisaient à contenter tout le monde, mais, une fois la crise arrivée, les luttes politiques « démocratiques » se sont transformées en batailles au couteau pour l’accès à la rente (5) ».

    Quand les recettes des exportations agricoles, minières et pétrolières, plus les commissions sur l’APD, alimentaient directement des comptes à l’étranger (comme en Côte d’Ivoire, au Mali ou au Cameroun), on en était déjà au stade de l’illégalité systématique. Une récente note d’experts du ministère de la Coopération et de la Caisse Française de Développement, travaillant avec des consultants indépendants (6), a examiné l’aide française à six pays d’Afrique et de l’Océan Indien entre 1980 et 1990. Elle liste les caractéristiques de ce  » modèle  » :  » la corruption, les transferts à l’extérieur, l’absence d’industrialisation, des dépenses non productives, une classe de prédateurs dans l’administration et le commerce d’import-export, un environnement hostile aux industries privées… « . Cette illégalité s’apparentait même à un  » crime contre l’humanité  » (selon l’expression utilisée par les ONG suisses signataires de la Déclaration de Berne) lorsque, comme au Zaïre, elle menait à la ruine le système de santé publique et vouait à l’extrême misère des dizaines de millions…… » extrait d’une article intitulé: « Du clientélisme aux pratiques mafieuses » Archives /1er MAI 1995 / Voltaire net

    Depuis le jour où l’Oncle Sam est devenu le gendarme du monde, toutes les cartes ont été chamboulées, y compris celles de l’Oncle François qui n’a pas su préserver sa ligne de conduite plus ou moins équilibrée….!!!!! Quand le Truand et la Brute s’associent, ce sont les Bons qui payent la sauce, mais pas pour toujours Inchaallah….!!!

    Bonne soirée…!

  9. KARIM

    Soyez brève et précise , des commentaires qui sont plus longs que le texte lui même, sinon passez à la rédaction d’articles sur la voix et ça sera plus intéressant..

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