La Voix De Sidi Bel Abbes

Il y a un an mourait Nelson Mandela, l’Africain capital

Nelson Mandela est mort jeudi à 95 ans.

L’ancien président d’Afrique du sud, prix Nobel de la paix, mourait il y a un an. Nous republions à cette occasion son portrait.

Il disait qu’il n’était « ni un saint ni un prophète ». Il déplorait qu’on le présente comme « une sorte de demi-dieu ». Il insistait sur ses « erreurs », ses « insuffisances », ses « impatiences ». Jusqu’au bout, tandis qu’on le fêtait à travers le monde, tandis que les Etats et les puissants lui tressaient des lauriers, lui dressaient des statues, lui décernaient des palmes et des récompenses, tandis qu’un peu partout on donnait son nom à des milliers d’écoles, d’universités, de rues, de places, de parcs et d’institutions diverses, jusqu’au bout il s’est voulu « un homme comme les autres, un pécheur qui essaie de s’améliorer ».

Nelson Mandela est mort à l’âge de 95 ans à son domicile de Johannesburg, a annoncé dans la soirée du jeudi 5 décembre le président sud-africain Jacob Zuma, en direct à la télévision publique. « Notre cher Madiba aura des funérailles d’Etat », a-t-il ajouté, annonçant que les drapeaux seraient en berne à partir de vendredi et jusqu’aux obsèques qui auront lieu le 15 décembre à Qunu, son village natal. Le 10 décembre, une cérémonie nationale d’hommage se déroulera au stade de Soweto. Sa dépouille sera exposée au siège de la présidence à Pretoria, du 11 au 13 décembre.

On l’a comparé, et on l’identifiera plus encore maintenant qu’il est mort, au Mahatma Gandhi, au dalaï lama, à Martin Luther King. Même charisme, même volonté farouche. L’histoire tranchera. Bill Clinton voyait en lui « le triomphe de l’esprit humain, le symbole de la grandeur d’âme née dans l’adversité ». Il est plus probable que Nelson Rolihlahla Mandela restera, pour l’Afrique, ce qu’Abraham Lincoln fut pour l’Amérique du Nord, ou Simon Bolivar pour celle du Sud : un libérateur.

Il aimait les jolies femmes, les beaux costumes, les chemises bariolées, la boxe, la musique et la danse. Divorcé deux fois, il a fait cinq enfants à deux épouses successives avant de finir sa vie avec une troisième. Il lui est arrivé de mentir, de manipuler des interlocuteurs, de pactiser avec des gens peu recommandables, de se laisser emporter par la colère, de se montrer injuste, indifférent ou dictatorial avec des proches, des collègues, voire avec ses enfants.

ÉLEVÉ POUR RÉGNER ET COMMANDER

Ce n’était ni un messager de Dieu ni un ange descendu du ciel. Pas même un pacifiste. C’était un humain, issu de la noblesse d’Afrique, un fils de chef, né dans l’orbite des étoiles, élevé pour régner et commander. Mandela était un géant comme il en éclot moins d’un par siècle sur la planète. Il faudrait une bibliothèque entière pour restituer l’œuvre du personnage. Et des centaines d’ouvrages ont déjà été écrits à travers le monde sur le destin et la pensée de ce charismatique et énigmatique vieux sage.

Aujourd’hui, on s’interroge sur l’avenir de l’Afrique du Sud, et sur la pérennité de l’héritage démocratique qu’il a laissé. Certains radicaux se demandent si « Madiba » – comme il aimait à être nommé parce que c’était le nom de son clan tribal et qu’il n’avait « jamais su » pourquoi sa première institutrice, une missionnaire britannique, lui avait attribué d’autorité le nom de Nelson à l’âge de 9 ans, alors que son vrai prénom était Rolihlahla – ne s’est pas trompé.

En 2001, lors d'une visite du président cubain Fidel Castro, à Johannesburg.

Au vu des fortes inégalités et des injustices qui perdurent dans la République « arc-en-ciel », le plus souvent au profit de la minorité blanche, certains avancent que Mandela a trop cédé à cette dernière, lui a trop pardonné. Qu’il eût peut-être mieux valu une vraie révolution accompagnée d’une véritable redistribution des richesses, des droits et des privilèges au profit de la majorité noire.

En clair, ils reprochent au « fauteur de troubles » – traduction approximative de « Rolihlahla » en langue xhosa – de s’être montré trop clément avec la minorité blanche, d’avoir assuré une transition démocratique en douceur, d’avoir instauré la règle du « un homme, une voix » et d’être ainsi devenu, le plus équitablement du monde et avec le minimum de troubles et d’affrontements possibles, le premier président noir élu par tout le peuple d’Afrique du Sud. En d’autres termes, on lui reproche ce qui restera à jamais dans l’histoire comme sa plus grande œuvre : avoir évité à son pays sans doute la plus sanglante des guerres civiles d’Afrique.

« UN IDÉAL POUR LEQUEL JE SUIS PRÊT À MOURIR »

Dès avant sa libération, le 11 février 1990, après vingt-sept années d’enfermement, cet homme d’exception était déjà un exemple pour tous les opprimés de la terre, une légende, un mythe quasi universel. Cinq phrases, prononcées en conclusion d’une plaidoirie de quatre heures à son propre procès le 20 avril 1964, lui avaient ouvert à jamais le cœur des hommes.

Ce texte, qui fit le tour du monde avant que le gouvernement minoritaire blanc de l’apartheid interdise sa diffusion et bannisse pendant trois décennies jusqu’au nom et aux traits du célèbre prisonnier de Robben Island, le voici : « J’ai dédié ma vie à la lutte pour le peuple africain. J’ai combattu la domination blanche et j’ai combattu la domination noire. J’ai chéri l’idéal d’une société démocratique et libre dans laquelle tous vivraient ensemble, dans l’harmonie, avec d’égales opportunités. C’est un idéal que j’espère atteindre et pour lequel j’espère vivre. Mais, si besoin est, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. »

Six semaines plus tard, le 11 juin 1964, Nelson Mandela, qui était en prison depuis déjà deux ans, échappait de justesse à la peine de mort et était condamné, avec huit de ses camarades de combat, à la prison à vie pour « haute trahison et tentative de renversement par la force du gouvernement » blanc.

Au cas où la potence aurait été, comme pour tant d’autres, au bout du chemin, Mandela avait préparé pour la postérité une autre petite phrase retrouvée plus tard dans ses notes de cellule : « Je veux que tous ici sachent que je vais à la rencontre de mon destin comme un homme. » Ce courage, ce panache devant une mort si injuste, ne venaient évidemment pas de nulle part. Ces qualités autant que la vision du prisonnier politique le plus célébré de l’univers accompagnèrent toute la longue vie de l’« Africain capital », comme on allait plus tard le célébrer.

LE PÈRE, CHEF DU CLAN MADIBA, BANNI DE SA TERRE

Rolihlahla Mandela naît le 18 juillet 1918 dans une hutte circulaire du village de Mvezo, dans le district d’Umtata. Peu après sa naissance, le père, chef du clan Madiba et membre de la dynastie des Thembu, qui régnait depuis des siècles sur la région du Transkei, est banni de sa terre par l’autorité coloniale blanche au motif qu’il n’était pas assez coopératif. Roi des Thembu, l’une des grandes tribus de la nation Xhosa, seconde en nombre dans le pays derrière les Zoulous, l’arrière-grand-père de Rolihlahla, mort en 1832, avait un fils appelé Mandela, source, plus tard, du patronyme familial.

Déporté dans un autre village proche, nommé Qunu – la hutte familiale existe toujours et Mandela président s’y fera construire une autre maison –, le chef destitué des Madiba, ses quatre épouses et ses treize enfants vivent chichement, mais avec dignité. Les Thembu reconnaissent son rang et, lorsque le père meurt de tuberculose, Rolihlahla, alors âgé de 9 ans, est pris en charge par le régent de la tribu. Il deviendra le premier de sa famille à aller en classe, dans une mission méthodiste.

Président, Mandela ira souvent se ressourcer dans son village, auprès de son clan. Dans ses Mémoires, il évoque « l’enfance heureuse » qu’il y mena au milieu des vaches qu’il avait à garder. « Je me souviens avoir écouté les anciens de ma tribu raconter les histoires d’autrefois, le bonheur d’autrefois et puis les guerres livrées par nos ancêtres pour défendre notre patrie » contre le colonisateur. Madiba est « fier » de ses racines tribales.

A l’ouverture de son ultime procès, le 9 octobre 1963, il se présente drapé dans un kaross, la cape traditionnelle en peau de léopard des dignitaires xhosa. « J’ai choisi de revêtir ce costume pour souligner le symbolisme de l’Africain noir dans un tribunal exclusivement blanc », explique-t-il. Mandela « le grand communicateur », qui fera si souvent merveille plus tard, qui saura, d’instinct, utiliser l’image et les médias pour avancer sa grande cause de la réconciliation entre les races, perce déjà sous le militant.
Il est conscient de son rang « jusqu’à l’arrogance », diront certains de ses amis.

Nelson Mandela, en 2007.

« On peut tout m’imposer, mais détruire ma dignité, jamais ! » Toujours poli et courtois avec ses gardiens afrikaners, à Robben Island comme dans la prison Pollsmoor où il sera transféré en 1982, il exige et obtient, malgré les mauvais traitements que tous les détenus ont à endurer, d’être traité avec respect. A la fin des années 1990, il sera l’un des rares chefs d’Etat du monde à donner du « chère Elizabeth » à la reine d’Angleterre…

« L’UNIVERSITÉ ROBBEN ISLAND »

A « l’école des Blancs », le jeune Rolihlahla, excellent élève, a appris leur histoire, leur culture. Il adore Haendel, Tchaïkovski, adule Shakespeare. Adulte, il étudiera Clausewitz et Che Guevara. En prison, il parfait ses connaissances en droit, obtient deux diplômes d’études supérieures par correspondance, partage ses acquis avec ses codétenus – au point que la plupart évoqueront en souriant « l’université Robben Island » qu’il a mise en place sur l’île forteresse.

En prison, il apprend la langue afrikaans, étudie l’histoire et la littérature de « l’ennemi », invite ses camarades à faire de même, « parce qu’un jour, dit-il, il faudra que tous les peuples de notre pays, Afrikaners compris, se comprennent pour vivre ensemble ». La vision est déjà là, solide. « La souffrance peut engendrer l’amertume ou ennoblir, explique Mgr Desmond Tutu, Prix Nobel de la paix 1984, chef de l’Eglise anglicane sud-africaine et militant infatigable de la lutte antiapartheid. Madiba a développé une générosité, une magnanimité hors du commun. »

La personnalité africaine de Mandela n’y est pas pour rien. Adolescent, il a découvert, auprès du régent des Thembu, la philosophie centrale de la culture xhosa – et de tous les peuples bantous auxquels appartiennent aussi les Zoulous et d’autres peuples noirs : l’ubuntu, une fraternité, une manière de vivre ensemble. Fondé sur un sentiment d’appartenance à une humanité plus vaste, le concept contraint ses adeptes à respecter autrui, à faire preuve de compassion, de compréhension. Il s’oppose à l’égoïsme et à l’individualisme, réputés « valeurs blanches ».

Dans le manifeste que Mandela contribue à rédiger dès 1944 pour la création de la Ligue des jeunes de l’ANC, le Congrès national africain, qui existe alors depuis trente-deux ans mais ne se faisait guère entendre, l’ubuntu, qui interprète l’univers comme un tout organique en chemin vers l’harmonie, est déjà présent. L’idée fera sa route dans d’autres documents politiques de l’ANC et jusque dans la nouvelle constitution de la nation « arc-en-ciel » de 1996.

Les Afrikaners, qui ont institutionnalisé le développement séparé – apartheid – en 1948, qui ont créé les bantoustans, régions autonomes réservées aux Noirs, privés des droits les plus élémentaires, mais ont aussi tué, torturé et emprisonné des milliers de gens parce qu’ils se rebellaient contre cet ordre inique, doivent-ils à l’Ubuntu d’avoir échappé aux massacres postapartheid ? Sans doute en partie.

PAS UN PACIFISTE

Car l’homme qui, après sa libération, poussera l’exemple du pardon jusqu’à serrer la main du procureur afrikaner qui voulait le pendre en 1964, qui rendra visite à la veuve du Dr Verwoerd, l’architecte historique de l’apartheid, le président qui mettra en place à travers le pays, et contre l’avis de ses camarades de combat, ces commissions Vérité et réconciliation, où les leaders, les serviteurs civils, policiers et militaires de l’apartheid, viendront confesser leurs crimes et demander pardon, cet homme-là, on l’a dit, n’était pas un pacifiste.

Nelson Mandela, premier président noir sud-africain.

Il ne le niera pas devant ses juges, c’est lui qui, après le massacre de Sharpeville, au cours duquel la police blanche abat plus de soixante-sept Noirs dans une manifestation en mars 1960, plaide au sein de l’ANC pour mettre un terme à la stratégie de non-violence, qui n’avait abouti, en un demi-siècle de pratique, à aucun résultat ; lui qui allait créer et diriger, à partir de juin 1961, l’Umkhonto we Sizwe, la « Lance de la nation », branche armée du mouvement. En juin 1962, après une tournée clandestine dans une douzaine de pays d’Afrique, dont l’Algérie, il est en Ethiopie.

Il endosse la tenue camouflée des guérilleros, apprend le maniement des explosifs et du pistolet-mitrailleur. Il explique que, dans les luttes pour la justice, « c’est toujours l’oppresseur qui détermine les méthodes d’action » : « S’il use de la force brute contre les aspirations populaires légitimes, s’il refuse tout dialogue significatif et de bonne foi, la meilleure méthode en toutes circonstances, parce que les conflits sont toujours mieux résolus par le cerveau que par le sang, alors les opprimés n’ont d’autre choix que de recourir eux aussi à la force. »

Arrêté dès son retour clandestin d’Ethiopie sur dénonciation d’un agent de la CIA infiltré dans l’ANC, l’homme que la presse blanche avait surnommé « le mouton noir » pour sa capacité à échapper, par des déguisements divers, à toutes les polices qui le poursuivaient depuis des mois déjà, parce que, en tant que haut dirigeant de l’ANC, il avait organisé des grèves et des campagnes de désobéissance civile à fort retentissement, Madiba entre en prison le 5 août 1962, condamné à cinq ans pour ces faits. Et pour avoir quitté le pays clandestinement.

MANDELA REFUSE LA LIBÉRATION CONTRE SON RETRAIT POLITIQUE

Dix-huit ans plus tard, alors qu’il quitte enfin l’« île du diable » pour Pollsmoor, près du Cap, le pouvoir blanc commence à mesurer l’aura particulière de son prisonnier. En février 1985, le président P.W. Botha lui offre la libération en échange de son retrait politique et d’un appel public à la cessation des violences. Mandela refuse. Une fois, dix fois, le pouvoir essaie de le tenter.

Il n’ignore pas, grâce aux rares lettres que le détenu est autorisé à écrire à sa famille – une seule tous les six mois pendant huit ans –, combien Madiba souffre de la séparation d’avec sa jeune et belle épouse, Winnie, ses deux premiers fils, leurs deux filles qu’il ne verra pas grandir. Il sait combien Mandela a souffert de ne pas avoir été autorisé à assister aux funérailles de sa mère, morte d’épuisement en 1968, puis de son fils aîné, son favori sans doute, tué dans un accident de voiture l’année suivante. Mais, rien à faire, à chaque fois, le reclus de Pollsmoor rejette les offres conditionnelles d’élargissement.

En novembre 1985, alors qu’il entre dans sa vingt-troisième année de détention, le pouvoir blanc, qui commence à vaciller, veut ouvrir des négociations directes avec lui. Tenace, il refuse encore : « Seuls les hommes libres peuvent négocier », dit-il. Dialoguer avec les geôliers, voire avec les ministres blancs qui défilent maintenant dans sa cellule, oui. Sauver le régime par quelques réformettes et concessions à la majorité noire, non.

La situation internationale aidant, la montée de l’opprobre mondial et des sanctions internationales contre le pouvoir blanc bouleverse l’équilibre des forces. Ce sont maintenant Mandela et les siens qui fixent leurs conditions à une éventuelle sortie de prison. L’ANC et ses alliés communistes et syndicalistes doivent être légalisés à nouveau. Tous les prisonniers politiques doivent être libérés, les bantoustans créés pour diviser les Noirs et réserver les richesses aux Blancs, démantelés, la règle démocratique, « un homme, une voix », acceptée.

Quatre ans plus tard, virtuellement aux abois, le gouvernement de Frederik De Klerk accepte tout. La suite est universellement connue. Le 11 février 1990, à 16 heures, Nelson Rolihlahla Mandela, en costume gris, se dirige vers la grille de sa dernière prison. La cérémonie est retransmise en mondovision.

PERSONNE OU PRESQUE NE L’AVAIT REVU

Chacun retient son souffle. Il y a plus d’un quart de siècle que personne ou presque ne l’a revu. Pas même en photo. Le héros quadragénaire « posterisé » autour du monde a maintenant 73 ans. Les années de travaux forcés dans les carrières de chaux ont brûlé ses yeux, il ne peut plus pleurer. On craint d’apercevoir un frêle vieillard, voûté, abîmé, malade peut-être. Et c’est un miracle. Il se tient, grave, droit comme un I, prenant son épouse, Winnie, par la main. « Il était la personnification de l’avenir », s’ébaudit Nadine Gordimer, écrivaine sud-africaine, Prix Nobel de littérature en 1991.

Nelson Mandela à sa sortie de prison, le 11 février 1990.

« On avait peur qu’il ne soit pas à la hauteur de son mythe, Dieu merci, ces craintes étaient infondées », s’exclame Mgr Tutu. Son premier discours d’homme libre, au Cap, est à la hauteur de l’événement. « Je me tiens ici devant vous, non comme un prophète, mais en humble serviteur (…). Mes dix mille jours d’emprisonnement sont enfin derrière moi (…). Je place les années de vie qui me restent entre vos mains. » La foule exulte. Partout dans le monde, les opprimés communient. Lui a le sentiment de marcher vers une nouvelle vie. Elle sera compliquée. Le pouvoir est en vue, pas encore entre ses mains.

Il y a des émeutes sanglantes entre les Zoulous et l’ANC, des assassinats et des règlements de comptes par milliers, une tentative meurtrière de coup d’Etat de l’extrême droite afrikaner. Il est sur tous les fronts. Tour à tour, il cajole, condamne, menace. Il s’affirme comme le chef d’Etat qu’il n’est pas encore. Et il finit par triompher.

PREMIER PRÉSIDENT SUD-AFRICAIN ÉLU DÉMOCRATIQUEMENT

Le 10 mai 1994, après quatre longues et difficiles années de négociations pied à pied avec la minorité blanche, de plaidoiries enflammées autour du monde, l’icône prête serment : il est le premier président de la République sud-africaine élu démocratiquement. Son parti a obtenu 62,6 % des voix.

« Jamais, plus jamais, ce beau pays ne vivra l’oppression des uns par les autres, lance-t-il. L’humanité ne connaîtra pas plus grand accomplissement. Que règne la liberté ! » L’homme a rejoint sa légende.

Chef de l’Etat, il donne les grandes orientations, multiplie les gestes symboliques de réconciliation. En prison déjà, « le pardon était une stratégie de survie pour lui », écrit Bill Clinton, président des Etats-Unis de 1993 à 2001. Pour le reste, il laisse son premier ministre, Thabo Mbeki, gérer le pays, plonger les mains dans le cambouis, changer les lois, passer les compromis nécessaires à la paix civile, bref, gouverner.

Madiba a prévenu qu’en raison de son grand âge et de sa soif de découvrir ce monde de jumbo-jets, de satellites et d’ordinateurs qu’il n’a pas connus, il ne ferait qu’un seul mandat. En mai 1999, il se retire de la scène politique. Trois ans plus tôt, évoquant « l’immense solitude » qui fut la sienne après sa libération aux côtés de Winnie, laquelle a multiplié les frasques et encouragé l’extrémisme, il a demandé le divorce. Fin 1993, déjà séparé d’elle, il est tombé amoureux pour la dernière fois de sa vie.

Nelson Mandela aux côtés de Graça Machel, son ultime amour, en 2010.

Douce, intelligente, pleine de compassion, Graça Machel a vingt-sept ans de moins que lui. Elle est veuve du président du Mozambique, Samora Machel, disparu en 1986. Il est, dit-il, « très attiré par cette remarquable femme ». Elle l’aime aussi, ils sont vus partout ensemble, main dans la main. Le 18 juillet 1998, pour le 80e anniversaire du grand homme, Graça dit enfin oui. L’heure du départ approche.

Après 1999, peu à peu, Madiba se retire des affaires du monde, il ne commente plus les affaires politiques. Sauf exception, comme en 2003, lorsque George W. Bush, « un président qui ne sait pas réfléchir », lance l’attaque sur l’Irak. On sait que les déboires de son successeur, Thabo Mbeki, éjecté du pouvoir par ses rivaux de l’ANC, le « désespèrent ».

Mais, discipliné jusqu’au bout, il ne dit mot. Et soutient, en 2009, la candidature à la présidence d’un ex-compagnon de prison, Jacob Zuma. Il honorera encore de sa présence quelques galas de charité pour les fondations – en faveur de l’enfance surtout – qu’il patronne, participe aux campagnes internationales de lutte contre le sida et, en juillet 2010, assiste au match de clôture de la Coupe du monde de football, qui s’est tenue en Afrique du Sud.

Au crépuscule de sa longue vie, Madiba le magicien partageait son temps entre Johannesburg et le Mozambique, coulant ses derniers jours dans la paix et le silence. Auprès de Graça, son ultime amour.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2014/12/05/il-y-a-un-an-mourait-nelson-mandela-l-africain-capital_4535060_3382.html#pZvRBthzhEKGYHXC.99

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Posté par le Déc 5 2014. inséré dans CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

31 Commentaires pour “Il y a un an mourait Nelson Mandela, l’Africain capital”

  1. Mustapha T

    Hhommage à ce grand monsieur , qui a sacrifié sa vie pour son pays !

  2. OUERRAD en squatteur

    IL a collectionne toutes les qualites ; l HOMME , le POLITIQUE , le BATTANT , l HUMAIN ;l INSURGE , le DIPLOMATE , le PERE, le MARI,etttttttcc ma khalla enna wallouu

  3. Fethi

    Je suis la chaine Chourouk privée et la une émission lui est réservée. Bravo à vous

  4. Salah

    Bonjour,
    A son corps défendant ce que ces ennemis lui ont fait subir , il a prôné la réconciliation et le développement de son pays. Bien peu de chefs d’état peuvent en dire autant. MADIBA est un grand prophète de la paix et de la fraternité. Si son enveloppe charnelle n’est plus son esprit demeure pour qui veut bien entendre ses prières et son oeuvre en Afrique , en Asie et jusqu’au bout du monde.
    Elle n’aura pas de fin , jusqu’à ce que les armes tombent une à une et laisse place à la force d’aimer.
    Paix et amour pour MADIBA pour toujours..

  5. un ami.

    Salah Est ce Salah C.un ancien de la société alimentaire Oran

  6. Salah

    Non l’ami je suis un ancien énarque, j’exerce à la chancellerie , j’envisage ma retraite dans un avenir proche.
    inchallah.

  7. Tewfik Adda Boudjelal

    Comment peut-on parler de Madiba sans évoquer son beau pays « l’Afrique du Sud » ? Effectivement, « les Raina-Hak « de Sidi-Bel-Abbès, fut la seule formation à représenter l’une des multiples facettes de la culture Algérienne lors de la coupe du monde de Foot au pays de Mandela en Juin 2010.
    L’Afrique du Sud, est un pays qui vous marque à vie .Un pays tourné vers la modernité malgré une couche sociale qui rame pour joindre les deux bouts. Une sensation étrange qui vous laisse perplexe, si jamais –comme moi -, vous avez déjà visité les Etats Unis d’Amérique auparavant.
    Car à voir Johannesburg, ses quartiers d’affaires, ces quartiers résidentiels etc. , vous vous dites : je suis bien aux états unis de l’Afrique .Les gens sont accueillants , souriants , serviables et à votre écoute .
    J’en garde des souvenirs chers, ainsi que des contacts intacts. Mais le souvenir le plus cher est d’avoir été à la maison de Madiba à Soweto et visiter l’église d’où s’est ébranler la première marche estudiantine le matin du 16 juin 1976, pour protester contre l’apartheid.
    Cette manifestation fut menée par des élèves noirs de l’enseignement public secondaire avec le soutien du mouvement de la Conscience noire. Le but de ces manifestations était de réclamer l’introduction de l’afrikaans comme langue d’enseignement à égalité avec l’anglais dans les écoles locales.
    Ce jour là, la répression contre cette marche pacifique, fut féroce causant la mort de 23 jeunes enfants parmi les manifestants .La suite de l’histoire est connue de tous .L’Afrique du Sud,- à l’image de Madiba-, à pardonner et continue son œuvre de construction d’un pays moderne au grand cœur.

  8. Mme CH

    Dans un article intitulé: « Nelson Mandela la caution noire des juifs mondialistes est mort » (6 décembre 2013), on peut lire ce qui suit:

    Nelson Mandela est mort et c’est maintenant qu’il va devenir intéressant…(….)…Il s’agit maintenant de voir ce qu’il en est réellement aujourd’hui,quel est le résultat réel de son action et au final pour qui il a eu le plus de bienfait.

    Nelson Mandela est une figure de la résistance noire contre l’oppresseur blanc dans un pays riche en minerais et c’est très utile de le rappeler. Car on peut se demander ce que foutent les blancs dans ce pays d’Afrique. Ils font ce pourquoi on les a programmés c’est-à-dire exploiter les richesses du pays à leur profit. Ni plus ni moins. Durant l’apartheid il a bien été question d’exploiter les noirs comme ressources d’esclaves pour permettre l’exploitation minière du pays. Les blancs squattaient le haut de la pyramide puis venaient les chinois, les métis, les noirs sud-africains et enfin les noirs immigrés! C’était bien une pyramide racialiste mise en place pour sauvegarder le pouvoir et la richesse des blancs.

    Qu’en est-il concrètement aujourd’hui du développement économique de ce que l’on présente comme étant la nation arc-en-ciel? L’action de Mandela et autres a-t-il eu un impact sur la constitution pyramidale de la société sud-africaine? Le peuple noir sud-africain vit-il dans des conditions meilleures qu’avant? Pas du tout et c’est même pire! On voit peut-être plus de noirs visibles dans les cercles de pouvoir mais c’est pour protéger le pouvoir blanc en arrière plan. En fait rien n’a changé sauf que l’idée racialiste est visiblement tombée ce qui contente les bien-pensants trotsko-gauchistes du monde entier qui pensent ainsi que tout va bien dans le meilleur des mondes! Comme si le combat principal était l’antiracisme alors qu’il était plutôt sur la répartition des richesses. L’antiracisme n’apporte aucune amélioration de la condition économique et sociale alors que le combat économique apporte inévitablement une amélioration des conditions d’existence. Le combat antiraciste a donc servi à cacher le véritable combat à mener aux populations noires esclavagisées.

    Que penser donc de Nelson mandela?

    L’auteur dit: je ferai une réflexion simple voir simpliste: tout ce que les médias nous montrent est une distorsion de la réalité vécue, un mensonge, un coup de Jarnac. En nous présentant donc Nelson Mandela comme une grande figure de la lutte antiraciste dans le monde et donc pour le bonheur des noirs, il est utile de vérifier directement les résultats sur place et de constater que tout cela n’est que propagande mensongère. Rien n’a changé en Afrique du Sud si ce n’est que certains noirs sont au pouvoir car ils ont vendu leur âme au diable tout simplement. Nelson Mandela n’est finalement que la caution noire pour la petite élite blanche, juive et wasps principalement, qui œuvrent à l’établissement d’un ordre mondial qui ferait d’Israël un pays divin devant lequel tous les autres devraient être soumis.

    Mandela a été pris en mains par les juifs du début des années 1940 à ce jour. Ceci explique tout. Ceci explique que rien n’a changé pour les pauvres noirs d’Afrique du Sud et que les juifs ont gardé le pouvoir sur les richesses minières du pays.

    « En remerciant le Rabbin Goldstein, le Dr Mandela, la fille de Nelson, lui a demandé, tout spécialement, de rappeler à la Communauté juive, que son père chérissait “la relation exceptionnelle et chaleureuse” qu’il a toujours eu avec les Juifs Sud-Africains” et qu’il appréciait profondément à quel point, tout au long de sa vie il avait bénéficié de la chaleur, de la gentillesse et du soutien de la Communauté Juive. »

    Et voilà, c’était Mandela vu sous un autre angle….!!!!

  9. Mohand

    Sur la chaîne O, une émission extra sur Nelson Mandela.

  10. Lecteur

    Ce grand révolutionnaire marquera toujours les esprits. Cette pensée est un devoir.

  11. OUERRAD en squatteur

    Il y a un an mourait la pere de la RECONCILIATION , la VRAIE pas celle des ,,,,,,,,??

  12. Mme CH

    Voulant présenter les hommes « mythes » surtout, sous leurs différentes facettes, j’ai déniché cet article très intéressant, à connaître avant de porter un jugement basé sur la face apparente de l’iceberg et comme vous je découvre: « La franc-maçonnerie : La face cachée de Nelson Mandela  » par Cherokee Gérard (le 6/12/2013), où il dit: « voici un article qui, je crois, va mettre à l’eau toutes les convictions que vous pensiez avoir sur l’Histoire de l’Afrique. Je l’ai dit une fois, sur cette tribune, que Nelson Mandela était un traître pour l’Afrique, vous avez refusé de me croire. Eh bien, voici la lettre ouverte parue dans un journal Sud-africain qui le démontre bien.
    Comme je le dis souvent sur cette page: « Si vous voulez connaître l’Afrique véritable, il faut vous débarrasser au préalable de TOUTES les connaissances antérieures que vous avez de ce continent », car l’Afrique véritable est un TERRIBLE SECRET que les mêmes gens qui nous oppriment ne veulent pas que nous sachions. Mais malheureusement pour eux, j’ai juré de dénicher tous ces petits secrets et de les exposer à la lumière…. »

    Et dans l’article il y a une photo, montrant le « Nelson Mandela, franc-maçon de l’Ordre des chevaliers de Malte »

    Voici la « Lettre ouverte d’un sud-africain noir à Nelson Mandela »:

    Cher ancien président Nelson Mandela,

    J’avais seulement 5 ans quand vous avez été libéré de prison. Je viens d’un milieu pauvre, comme tous les enfants noirs d’Afrique du Sud du temps de l’Apartheid et j’ai été élevé par ma grand-mère. En 1994, l’Afrique du Sud a eu ses premières élections démocratiques, je me souviens que tout le monde, y compris ma grand-mère, était ravi à l’idée de pouvoir voter pour vous et pour le gouvernement de l’ANC. Malheureusement, ma grand-mère est décédée avant d’avoir pu voter en début d’Avril en 1994.

    J’ai cru comprendre que vous aviez des rencontres secrètes entre 1985-1990 avec P. W. Botha (ancien président de 84-89) pour avoir un règlement négocié. Ceci nous a été révélé plus tard par le président de l’ANC, Oliver Reginald Tambo, se référant à vos réunions avec le régime colonial-apartheid dans les années 1980, années cruciales. Il avait déclaré: « Les prisonniers ne peuvent pas négocier leur liberté ». Tambo semblait perturbé sur le fait que des hautS cadres du parti, y compris vous, auraient pu avoir compromis l’organisation.

    En 1990, avant que vous ne sortiez de prison vous aviez assuré vos partisans que la nationalisation des mines, des banques et des minéraux étaient vos objectifs premiers. Cette croyance avait formé la doctrine de base de l’ANC et avait même été inscrite dans un document connu sous le nom « Freedom Charter » (La Charte de la Liberté).

    « La richesse nationale de notre pays, le patrimoine et l’héritage des Sud-Africains, seront rendus au peuple: Les richesses minérales du sous-sol, les banques et les industries qui ont un monopole doivent être transférées à la propriété du peuple dans son ensemble et en entier. Toutes les autres industries et commerces doivent être contrôlés par le gouvernement afin d’aider au bien-être du peuple ». Disait « La Charte ».

    Or il est apparu plus tard que vous et d’autres dirigeants de l’ANC vous étiez affairés à réinterpréter avec créativité l’un des engagements les plus forts contenus dans cette Charte, à savoir « une nationalisation des industries qui conforterait le monopole des capitaines d’industries blancs ».

    A suivre……!!!

  13. Mme CH

    La suite du menu….!!! Très succulent, mais ne sera pas du goût de certaines âmes, j’en suis sûre…!!!! Pourtant, les marchands de sable doivent aussi être démasqués….!!!

    « LA NATURE DE LA TRAHISON »

    Lorsque vous négociez avec le Nationaliste De Klerk (ancien président 1984-89) avec l’intention d’obtenir un compromis qui garantit le maintien du pouvoir Blanc en Afrique du Sud et surtout le maintien des profits tirés des masses noires exploitées, et qui laisse le pouvoir entre les mains des capitalistes blancs dans un avenir prévisible. Comme il le disait fermement: « Je n’ai pas l’intention de négocier quoi que soit qui me fera quitter le pouvoir ». Bien au contraire, les négociations ont eu pour but d’empêcher la victoire des masses noires. De Klerk avait tendu un piège pour les noirs et nous avons été pris dans ce piège grâce à vous, M. Nelson Mandela. Vous le saviez bien que toute « négociation » faite avec le Diable DOIT, par défaut, nous conduire en Enfer! A vrai dire, vous vous êtes fait rouler dans la farine par les nationalistes et nous avec.

    Echec du transfert du pouvoir lors des négociations

    Les négociations ont porté sur deux aspects: l’un politique, l’autre économique. Quand vous négociez avec les Nationalistes, et à partir du moment où vous avez choisi de séparer le pouvoir politique et économique, là était votre plus grande erreur et c’est de là que la trahison du peuple Noir est partie. Le transfert de propriété des richesses et des terres est au cœur d’un transfert de pouvoir. Raison pour laquelle il a été CLAIREMENT stipulé dans la Charte de la Liberté. Mais vous, M. Nelson Mandela, avez choisi de l’ignorer.

    Lors de vos négociations toute intelligentsia sud-africaine avait l’oeil rivé sur les tractations d’ordre politiques et négligeait l’aspect économique. Vous craigniez le fait que si les négociations politiques échouaient, il y aurait des manifestations de masse. Les gens n’étaient pas intéressés par les négociations économiques et lorsque les négociateurs économiques rendaient des comptes au peuple, les gens pensaient que c’était trop technique, du coup personne ne s’y intéressait par manque d’éducation. Mais vous, M. l’ancien président, vous étiez plus instruit que le peuple. Vous auriez dû le savoir que ces deux aspects du pouvoir étaient intimement liés. C’est là que nous avons raté à jamais l’occasion d’obtenir notre liberté totale et vous l’avez vendue aux Nationalistes.

    => Ici, Nationalistes, réfère au fait que le parti Blanc au pouvoir (Afrikaner National Party) ne voulait pas un éclatement de l’Afrique du Sud, même bien qu’ils pratiquaient ouvertement une ségrégation raciale. Comme quoi, on voit qu’un parti politique peut s’appeler « Nationaliste », mais en fait il ne vise qu’a la destruction de la Nation qu’il prétend pourtant défendre….. »

    Poursuivons la lecture de la lettre…!!!!

  14. Mme CH

    Encore la suite….!!! On découvre bien des choses….!!!!

    « Echec des négociations économique et nationalisation de la Banque Centrale Nationale de l’Afrique du Sud. »

    M. l’Ancien Président, votre mandat obtenu par le peuple était de vous assurer que les valeurs de la Charte soient mises en œuvre, y compris la nationalisation des actifs du pays. Mais au lieu de nationaliser les mines vous vous réunissiez régulièrement avec Harry Oppenheimer, ancien président de la géante compagnie minière anglo-américaine et De Beers, la 1ère compagnie Sud-africaine productrice de Diamant au monde, or ces deux compagnies étaient les symboles économiques même du régime de l’Apartheid.

    Peu de temps après l’élection de 1994, vous avez même présenté le programme économique de l’ANC à Oppenheimer pour approbation et fait plusieurs révisions clés pour répondre à ses préoccupations, ainsi qu’à celles des autres grands industriels du pays. Honte à vous pour la vente de minéraux et des terres aux Impérialistes. Les résultats de ces réunions étaient que vous pourriez garder le pouvoir politique, mais l’or et les diamants de l’Afrique du Sud resteraient dans les mains des personnes qui la contrôlaient auparavant. Avez-vous oublié ce que la Charte de la Liberté disait ?

    Je vous le rappelle : « La richesse nationale de notre pays, le patrimoine et l’héritage des Sud-Africains, sera rendu au peuple: Les richesses minérales du sous-sol, les banques et les industries qui ont un monopole doivent être transférées à la propriété du peuple dans son ensemble et en entier. Toutes les autres industries et commerces doivent être contrôlés par le gouvernement afin d’aider au bien-être du peuple. »

    Un des aspects les plus révélateurs de la transition économique a été la propriété de la Banque Centrale d’Afrique du Sud. Sans aucun doute l’institution la plus puissante du pays. Son sort nous a été expliqué par un homme d’affaire de Durban, Vishnu Padayachee, a qui vous aviez demandé de rédiger un document pour votre équipe de négociation sur les avantages et les inconvénients d’avoir une Banque Centrale autonome, gérée en totale autonomie par votre gouvernement.

    Padayachee ne pouvait pas croire ce qu’il entendait : « Quelle question ?!!! Mais bien sûr que nous devons prendre contrôle de cette Banque ». Lui et son équipe ont rédigé et présenté le document avec des recommandations claires de ne pas autoriser la Banque Centrale à rester une institution autonome (!). Mais plus tard, il a révélé, que votre équipe de négociation: « N’avait pas le choix de faire une concession sur cette revendication pourtant centrale ».

    Eh Oui…!!!! ça ne vous rappelle rien…????

    • Mme CH

      On n’est pas encore arrivé au dessert…!!!!

      « M. Nelson Mandela, à l’époque, la Banque Centrale était une propriété privée appartenant aux Blancs et aujourd’hui elle compte quelque 650 actionnaires qui sont à 99% Blancs. Pourquoi avez-vous laissé cette Banque Centrale aux mains des mêmes Blancs impérialistes qui profitaient de l’Apartheid dans notre pays ?

      Au cours des négociations que vous avez accepté et qui non seulement stipulait que la Banque Centrale devait être gérée comme une entité autonome au sein de l’Etat sud-africain, avec son indépendance inscrite dans la constitution Sud Africaine, mais en plus, elle serait dirigée par le même homme qui la dirigeait sous l’Apartheid: Chris Stals. Une autre figure de proue de l’Apartheid, le Ministre des Finances Derek Keyes, a également conservé son poste dans la nouvelle administration. M. Nelson Mandela comment avez-vous permis aux mêmes personnes qui nous ont opprimés d’être en charge de la Banque Centrale du pays ?

      Padayachee a déploré qu’avec la perte de la Banque Centrale, « tout serait perdu en termes de transformations économiques ». C’est bien vrai: Tout a été perdu lorsque vous avez vendu la Banque Centrale, réserve de notre pays !!! L’un des engagements de la Charte était aussi la redistribution des terres, ce qui est devenu impossible à réaliser à cause d’une autre clause que vous avez inscrite dans la Constitution et qui protège la propriété privée.

      Echec du mythe de la Nation arc-en-ciel !

      Vous avez prêché ce mythe de la Nation arc-en-ciel au monde entier, or il n’existe pas; seulement dans votre tête. Réconciliation n’a signifié rien d’autre que « les Noirs doivent pardonner aux Blancs ce qu’ils leur ont fait pendant plus de 300 ans de dépossession, d’humiliation et de souffrance ». Je ressens une douleur indescriptible à chaque fois qu’un Sud-africain Blanc – à la boutique, dans un bar, à la Radio ou sur des forums en ligne – dit que : « Nous devons oublier le passé et nous tourner vers l’avenir. » C’est comme nous dire à nous, Noirs, que nous devons « oublier notre douleur et nos souffrances ». Et surtout venant de gens qui ont bénéficié de ce système raciste et ségrégationniste! Nous avons subi des injures et des abus racistes et nos agresseurs sont aujourd’hui parmi nous. Et vous voulez que tout aille bien ?!!

      Vous et Desmond Tutu, un autre chantre de ce foutu mythe de la nation arc-en-ciel, avez passé sous silence notre douleur et notre peine – au grand soulagement des Blancs. Ces mêmes Blancs qui ne parviennent pas à reconnaître leur tort : notre douleur et notre souffrance – et surtout leur rôle en tant que principaux bénéficiaires de ce système. Vous étiez trop préoccupé à ne ne pas semer le trouble dans la mesure où les Blancs auraient été les principales victimes de représailles. C’est l’unique raison pour laquelle vous faites l’objet d’un véritable culte de la personnalité dans la communauté blanche, plutôt que dans la communauté noire, votre propre communauté.

      Résultat des courses, les Blancs de ce pays croient que vous êtes la seule personne noire honorable tandis que le reste des Noirs, nous autres, sommes des corrompus, des criminels, des violeurs, des ivrognes et des bouffons incultes.

      =>Eh oui !!! Voilà comment les Sud-africains ont été…, sans préservatifs et sans vaseline, par ces gens et surtout, par la faute de quelqu’un qu’on prenait comme l’un des nôtres.

      L’article 94 de la Constitution Sud-Africaine qui garantit un « environnement LIBRE et JUSTE » pour tous les sud-Africains est encore un de vos mythes de la Nation arc-en-ciel: Les Noirs ne sont pas libres (sauf si vous décrivez la liberté comme étant la capacité d’être en mesure de voter et le fait de ne pas avoir à transporter un carte d’identité 24h/24 comme au temps de l’Apartheid). Nous ne sommes pas libres et il existe très peu de justice en Afrique du Sud! Tout cela, grâce à vous. Monsieur Nelson Mandela.

      A suivre….!!!

  15. Mme CH

    Alors le dessert….!!!!

    « L’ETAT ACTUEL DE L’AFRIQUE DU SUD »

    Etes-vous conscient que les Noirs restent sans terres, sous-alimentés, sans abris, sous-employés et mal représentés dans les postes de cadres supérieurs? L’état de santé et d’éducation pour les noirs reste tel qu’il était, si ce n’est pire que durant l’Apartheid.

    Vestiges de l’Apartheid et des structures économiques coloniales, la propriété et le contrôle restent intactes malgré l’acquisition du pouvoir politique dont vous rêviez tant. Etes-vous conscient que la liberté politique sans émancipation économique est vide de sens?

    La crise de l’emploi est également définie selon des critères raciaux en raison du fait que, dans le troisième trimestre de 2010, 29,80% des Noirs étaient officiellement au chômage, contre 22,30% de métis, 8,60% d’Asiatiques et seulement 5,10% de blancs. Environ 12 millions de personnes vivent avec moins de 0,25$ par jour (!!!) , tandis que 16 millions de Sud-africains reçoivent des allocations sociales sur une population totale du pays de 50.59 millions.

    En termes de répartition raciale du revenu par habitant, le niveau de revenu des Noirs et des personnes de couleurs (métis, indiens, chinois) en 2008 n’était que de 13% et 22% du revenu par habitant des Blancs, comparativement à 10,9% et 19,3% en 1993. L’écart de revenu pour les Indiens a diminué, le revenu par habitant indien en 2008 étant à 60% de celui des Blancs contre 42% en 1993.

    => Il faut savoir que sous l’Apartheid, les Blancs avaient établi une société de caste en Afrique du Sud, comme en Inde où il étaient aussi aux affaires. Elle se composait comme suit: les Blancs étaient au sommet de la pyramide des êtres humains, suivi des chinois qui étaient les plus blancs après eux, venaient ensuite des Indiens qui étaient moins noirs que les noirs, et enfin venait les Noirs à la fin de la pyramide. Mais comble des combles, il y avait des individus en dessous de ces noirs: Les Noirs non Sud-africains, les noirs des autres colonies Britanniques – Zimbabwe, Namibie, Nigeria, Ghana, etc – qui avaient été emmenés de force en Afrique du Sud pour construire le chemin de fer et toutes les infrastructures du pays.

    Et avec ça, il y a certaines personnes qui vous diront que la colonisation et autres ségrégations raciales qui ont eu lieu dans l’Histoire étaient des accidents de parcours ??? Ce n’était pas des accidents, c’était des systèmes de pensée bien planifiés et bien étudiés. Ils avaient des gens qui travaillaient afin de perfectionner le système et le rendre optimal. Les Blancs ne nous ont pas fait du mal par accident, c’était un acte conscient et bien pensé (…).

    En tout cas, terminons la lecture de cette lettre, désolé je sais que c’est très long, mais je suis sûr que vous sortirez d’ici plus instruits que la grande majorité de nos frères. Il faut souffrir pour s’instruire n’est-ce pas ? Ça fait près de 6h de temps que je suis en train de traduire et d’écrire ce texte en même temps, alors imaginez à quel point j’ai souffert; je souffre en ce moment pour sortir ce texte central pour notre culture Kamite].

    En 1995, la médiane des dépenses par habitant parmi les Noirs était de R333 par mois par rapport à celui des Blancs qui était à R3443 par mois (1000 fois plus !!!). En 2008, les dépenses médianes par habitant pour les Africains étaient de R454 par mois par rapport R5668 par mois pour les Blancs.

    Source: [Leibbrandt, M. et al. (2010), « Tendances de la Distribution des revenus et pauvreté en Afrique du Sud depuis la chute de l’Apartheid ».

    L’économie n’a pas réussi à créer des emplois au rythme nécessaire pour réduire le chômage extrêmement élevé, et le système éducatif n’a pas réussi à faire en sorte que les dépenses publiques égalisé sur la scolarisation se traduise par une amélioration de l’éducation des enfants noirs pauvres.

    A suivre…!!!

  16. Mme CH

    On ne pouvait pas rater la cerise sur le gâteau…!!! C’est gratuit, c’est la maison qui paye….!!!!

    REFLEXIONS FINALES

    Monsieur Nelson Mandela, la démocratie n’a pas apporté ce qui était promis, vous en tant qu’ancien président de l’ANC et du pays êtes le premier responsable de cette diversion. M. l’Ancien président qu’avez vous fait des Noirs ? Si ce n’est de poser la dernière brique de notre trahison suprême en vendant notre lutte afin de réaliser votre rêve de victoire politique. Votre rêve qui est devenu le pire cauchemar des Noirs dans notre pays.

    Vous nous avez vendus en tant que nation noire pour un « Prix Nobel de la Paix » et c’est la raison pour laquelle il y a ce manque patant de prestation de services et ce manque de prestation de service tout court => en droit, ça s’appelle « Faux, usage de faux et tromperie ».

    Notre Constitution tant saluée comme la meilleure du monde, vu qu’elle fut l’une des dernières écrites sur la planète (1990) ne favorise que les Blancs alors qu’elle opprime les Noirs. Merci pour rien M. Nelson Mandela. Merci d’avoir transformé les négociations de Kempton Park en une solution à huis-clos pour sauver le capital Blanc et le pouvoir de quelques-uns, et qui a conduit à une telle démocratie dans laquelle la souffrance de la majorité noire devrait se poursuivre.

    J’ai un problème avec les gens qui donne un « statut messianique à Madiba » comme un Jésus noir quand nous savons tous que vous avez profondément trahi la nation noire.

    Quand j’ai commencé cette lettre, je vous ai parlé de ma grand-mère qui est décédée avant d’avoir pu voter pour vous. Eh bien, je suis content qu’elle n’aie jamais voté pour vous, comme elle aurait voté pour un traître. Ce que vous avez fait est d’avoir continué le travail que le gouvernement de l’Apartheid avait commencé en laissant et creusant les trous de la pauvreté et de l’oppression profonde.

    Avant de quitter cette terre, je voudrais que vous preniez vos responsabilités et présentiez des excuses pour vos actes et ce que vous avez fait aux noirs. Vous avez vendu notre terre aux impérialistes, si vous ne parvenez pas à vous excuser avant de mourir, cela signifie simplement que vous êtes un complice pour eux.

    Lorsqu’enfin vous finirez par mourir, je vous souhaite de rencontrer des gens comme le Dr Verwoerd Hendrink et P. W. Botha et surtout, je vous souhaite d’avoir du bon temps avec eux et de rire de la façon dont les Noirs continuent de souffrir. Je n’ai que haine pour ce que vous nous avez fait.

    Lettre écrite depuis un des trous de l’Enfer sombre et profond dans lequel vous avez laissé vos semblables Noirs.

    Cordialement.

    A méditer…!!!

  17. Mme CH

    J’ai bien dit à méditer, car l’auteur de cet article ajoute: « Malcolm X nous avait pourtant déjà prévenus « Si vous ne faites pas attention, les médias vous feront aimer les oppresseurs et détester les opprimés ». Et c’est exactement ce qui se passe dans le monde, aujourd’hui. Le nom de Mandela est chanté partout sur toutes les télévisions occidentales, car eux mêmes, ils savent comment il nous a trahis. »
    « Donc pour revenir à la photo que j’ai choisie, et je crois que c’est la réponse à la question que l’auteur de cette lettre pose sans cesse: « Pourquoi nous avez-vous trahis? ». Ici, on voit Nelson Mandela et son grand ami, le Grand Maître de la loge des « Knights of Malta – Les chevaliers de Malte ». Il s’agit d’une des nombreuses société secrètes qui compose la Franc-maçonnerie. »

    Il y a aussi une photo de Thabo Mbeki, le successeur de Mandela, lors de son intronisation à la même secte. Et sachez que la plupart des dirigeants Sud-Africains ont appartenu à cette secte….!!! Il y a des liens consultez-les…!

    Effectivement, on peut se poser la question sur l’ hypocrite attitude des occidentaux qui considéraient Nelson Mandela comme un terroriste…!!! Qu’est ce qui a bien changé….???

    Les choses ne sont pas toujours telles qu’on le croit ou telles qu’on veuille nous faire croire….!!!!

  18. Imène

    Eh bien dîtes – moi ! c’est ce qu’on appelle renverser la marmite sur le couscoussier ! ( t’gelbet el borma 3’la el keskes ! ) démonter les idées toutes faites ..étaler le dessous des cartes ! bravo ..si seulement il pouvait vous lire ! ce pauvre Madiba se retournerait ds sa tombe ! oui tout à fait exact : les choses ne sont pas toujours telles qu’on les croient , ou qu’on veuille bien nous faire croire ..
    les connivences douteuses , la part de l’intrigue , le côté sombre et perfide des hommes – fussent ils des grands chefs historiques – A Dieu -vat !

  19. Mohamed REZOUG

    Mme CH… Tiens ça pourrait etre le debut d’un pseudo tres revelateur …chuuutttt
    Madame , j’ai lu vos commentaires avec grand plaisir et suis agreablement surpris par vos recherches et votre documentation .
    J’ai eu la chance de visiter recemment ce merveilleux pays et çömme disait notre ami Adda Boudjellal , je me demandais si j’etais veritablement en Afrique ou aux USA ! Vs me retorquerez evidemment que ceci n’est que la façade , ou de la poudre jetee aux yeux des incredules que ns sommes .
    Seulement , je peux vs dire que le pays est veritablement developpe – jusqu’a recemment c’etait la 1ere economie africaine . Le peuple sud africain ds son ensemble – noirs et blancs – vouent un grand respect a Mandela – qui fut un grand homme ! Il faut juste demander aux noirs qui peuvent se balader librement ds les quartiers chics de Cape Town ou de Johannesburg , quelle est leur appreciation de l’oeuvre de Mandela !
    Les blancs et les noirs – indifferement aiment leur pays et travaillent pour en faire un pays developpe .
    Que le lobby juif soit puissant , je vs le concede , que les noirs sont les plus touches par la crise economique …je vs le concede egalement …Mandela a reussi une chose merveilleuse a mon sens , il a evite de creer une animosite entre les noirs et les blancs …il leur a appris a pardonner et a accepter leurs differences et a aimer leur pays …Vs – çömme moi – savez que de toutes les façons – ces cercles d’influence sont tres puissants et façonnent souvent le monde a leur maniere …mais ns madame qu’avons ns fait de notre pays ? Riche en matieres premieres , en genie humain …a ns hair les uns les autres , a ns faire hara kiri …a detruire ce que ns avons …et a faire de notre pays …un nain en Afrique alors que ns avons tous les moyens d’etre une geant .
    Dans un grand centre commercial de Johannesburg , il ya une tres grande statue de Mandela ! Elle represente a une moindre dimension la taille de ce grand homme ..de ce geant ! Repose en paix Mandela !

  20. Mme CH

    Mr Mohamed REZOUG salam et merci….!!! Je respecte votre avis, mais, voyez-vous, j’ai cette manie de ne pas croire à tout ce qui brille et ne pas voir la partie apparente de l’iceberg….!!! Est ce un défaut….??? Souvent, je préfère plonger dans les plaines abyssales, et croyez-moi, il y a toute une vie là dessous pourtant sans oxygène….!!!

    Tout d’abord, sachez que je n’ai rien contre cet homme controversé, mais en cherchant on découvre bien des choses jusque là bien enfouies….!!! Une autre facette méconnue du grand public, de Mandela le Franc-maçon qui a été pris en mains par les juifs du début des années 1940 jusqu’à sa mort.

    Alors, je vous dédie le passage d’un article intitulé: « Nelson Mandela, une histoire juive: Sous l’Apartheid, Madiba fut un grand ami d’Israël », publié le 24 décembre 2013 dans Monde.

    « Un document des archives israéliennes classé top secret révèle que, durant son périple africain en 1962, Nelson Mandela a été entraîné à la lutte armée dans les locaux de l’ambassade israélienne à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne. Cette formation était assurée par le Mossad, les services secrets israéliens.
    Au début des années soixante, en effet, Israël entretenait des relations amicales avec les Etats d’Afrique nouvellement indépendants et soutenait les mouvements en lutte contre les régimes coloniaux…..!!! Pourquoi d’après-vous..??

    Dans un autre article intitulé: « Nelson Mandela et les Juifs », on peut lire:

    « Mandela maintenait ses positions d’extrême gauche deux semaines avant sa libération de prison, “La nationalisation des mines, des banques, et le monopole des industries est la politique de l’ANC, et le changement ou la modification de nos opinions sous cet aspect est inconcevable. L’autonomisation des Noirs est un but que nous soutenons et encourageons complètement, mais dans notre situation le contrôle de l’État sur certains secteurs de l’économie est inévitable.” Deux semaines plus tard, Mandela sera relâché de prison par F. W. de Klerk. Le gouvernement Sud-Africain légalisa les organisations politiques telles que l’ANC et le Parti Communiste. Les soutiens communistes de Mandela tels que Slovo, Kasrils, et Marcus seront autorisés à retourner au pays.

    Mandela eut un stupéfiant changement d’attitude après avoir été relâché de prison. Après que Mandela ait commencé à tenir des rencontres régulières avec l’ancien président d’Anglo American et de De Beers, Harry Oppenheimer, ils changèrent du tout au tout la position économique de l’ANC. Dans sa première interview post-élection en tant que président, Mandela déclara : “Dans nos politiques économiques…il n’y a pas la moindre référence à des choses telles que la nationalisation, et ce n’est pas un accident…” Après l’élection de 1994, où Mandela fut élu président, l’ANC soumit son programme économique à Oppenheimer “pour approbation.”

    Ironiquement, entre 1997 et 2004, 18 entreprises publiques ont été vendues par le gouvernement d’Afrique du Sud, levant 4 milliards de dollars. Encore plus étrange, le Ministre des Finances élus pendant les élections de 1994 ne fut rien d’autre que Gill Marcus. En fait, ce fut sous cette nouvelle équipe que la Banque centrale de Réserve Sud-Africaine a été privatisée. Marcus est devenu Gouverneur Adjoint de la Banque de Réserve en 1999, et son Gouverneur en 2009. »

    Ce qui m’a plu, c’est la note de l’éditeur qui explique: « Cet article démontre deux points importants. Un, en Afrique du Sud aussi bien qu’aux États Unis, le rôle des Juifs dans la promotion des « droits civiques » pour les Noirs est essentiellement le même. Ils profitent des même motifs de haine anti-blanche et obtiennent les même résultats : la domination des oligarques juifs sur les Blancs à travers des fondés de pouvoir et des marionnettes noirs. Nelson Mandela et Barack Obama sont passés par le même processus et jouent le même rôle.

    Deux, en Afrique du Sud comme partout, le Communisme Juif et le Capitalisme Juif – l’expropriation communiste et la « privatisation » capitaliste – sont essentiellement interchangeables dans leurs résultats et même de leur personnel. Deux, ils sont simplement des moyens pour que les Juifs s’approprient la richesse et le pouvoir d’une nation et détruisent le meilleur de leurs rivaux.

    N’est elle pas belle la vie….??? La brume de sable embrouille les yeux, Hélas..!

    Cordialement…..! Mais je vais revenir pour vous servir un autre mets délicieux…!

    • Khenfous

      Nous vous concédons et vous excusons volontiers ,Madame ,d’aimer vos cousins qui vous servent de sacerdoce pour nous faire avaler des couleuvres pour chaque sujet qui met nos dirigeants dans l’entonnoir ;et si nous nous occupions de notre pays et de nos gouvernants arabes, amis de tous ,des juifs et des autres sans impact positif sur leurs pauvres peuples ?

  21. Mme CH

    J’ai pêché un autre article dans la mare des Cygnes….intitulé: « LES JUIFS D’AFRIQUE DU SUD ET L’ANC » de Roland S. Süssmann, en voici quelques passages

    « Avant, je n’avais pas le droit de travailler ou de vivre où je voulais, les lois de l’apartheid m’en empêchaient. Aujourd’hui, je peux travailler et vivre où je veux, seulement il n’y a pratiquement plus de travail. » C’est par ces termes simples que le chauffeur du minibus qui me conduisait à mon hôtel de Johannesburg a résumé la situation des Noirs de la « nouvelle » Afrique du Sud. »

    « …….(…) Sur le terrain même, rien n’a fondamentalement changé. Le pouvoir économique est resté aux mains des Blancs et la misère, la criminalité et la violence politique dans les grandes villes et les « townships » n’ont pas diminué. La corruption politique est plus forte que jamais. A moyen terme, tout indique que la grande majorité de la population noire continuera à végéter, que le pays, véritable Europe à la pointe de l’Afrique, deviendra aussi sous-développé que les autres Etats du continent africain. La tiers-mondisation est en cours. En plus, un certain nombre de lois imposant des quotas ont été instaurées: les entreprises sont obligées d’engager un minimum de personnel noir, en général moins qualifié, les universités un minimum d’étudiants noirs avec, pour résultat à moyen terme, une baisse du niveau général, notamment en médecine, l’une des meilleures facultés du monde. Aucun des pays africains ayant acquis l’indépendance n’a jamais disposé d’une infrastructure aussi avancée que l’Afrique du Sud, sans parler des effets bénéfiques de la présence d’une population blanche de près de six millions d’individus.
    C’est dans ce contexte que nous avons voulu savoir comment se présente l’avenir de la communauté juive d’Afrique du Sud. Pour nous en parler, un leader juif a accepté de se confier à nous, JULIUS WEINSTEIN, président de la Fédération sioniste d’Afrique du Sud. Cet organisme planifie les activités sionistes à travers le pays, mais s’occupe également des relations entre le gouvernement sud-africain et le gouvernement israélien ainsi que de la promotion d’activités culturelles et commerciales communes entre les deux pays….. »

    « Les Juifs sud-africains se retrouvent dans la même situation que le reste de la population blanche et ne sont pas traités différemment. Ceci dit, beaucoup de Juifs sont de gauche, ouvertement communistes et membres de l’ANC. C’est notamment le cas du ministre du Logement, Joe Slovo, qui est le président du Parti communiste. Un grand nombre de Juifs sont également des parlementaires de l’ANC occupant des postes à haute responsabilité. Ce gouvernement d’Union nationale a plus de Juifs en son sein qu’il n’y en a jamais eu auparavant. Le « miracle » que vient de vivre l’Afrique du Sud réside bien évidemment dans la manière dont les élections et le passage du pouvoir se sont déroulés. Il était prévu que l’ANC gagnerait les élections, mais c’est une très bonne chose qu’elle n’ait pas obtenu la majorité absolue de 66 et 2/3 %……. » , Notez bien qu’il a dit : Il était prévu que l’ANC gagnerait les élections.??

    « Avant les élections, de nombreuses personnes, et pas seulement juives, ont quitté l’Afrique du Sud. L’émigration vers Israël était assez bonne. Depuis les élections, ayant constaté que rien n’avait fondamentalement changé, les gens sont moins enclins à partir….. » Tiens, donc, pratiquement rien n’a changé, c’était de la poudre aux yeux comme vous l’avez dit Mr Rezoug….!!!!

    « Existe-t-il un avenir pour la communauté juive en Afrique du Sud ?  »

    « Je suis convaincu qu’il y a un avenir pour les Blancs en Afrique du Sud, par conséquent, pour les Juifs aussi. Nous assistons aujourd’hui à un phénomène intéressant, au retour de certains Juifs en Afrique du Sud. L’un des grands drames du judaïsme sud-africain est la dispersion des familles entre l’Australie, le Canada, les Etats-Unis et Israël. En raison de la nouvelle situation qui prévaut actuellement, certaines familles se retrouvent réunies en Afrique du Sud, mais elles ne sont pas nombreuses. Le président Mandela a d’ailleurs lancé un appel depuis la synagogue de Sea Point, au Cap, afin que les Juifs rapatrient leurs enfants partis à l’étranger. Il a dit qu’il pouvait comprendre qu’un Juif aille vivre en Israël, mais pourquoi au Canada ou en Australie ?…. »

    Enfin, ceux qui veulent se contenter de contempler la grande statue de Mabida c’est leur problème…..!!!!!

  22. Mme CH

    Donc, voyons l’autre facette de l’Afrique du Sud à travers un tour dans la presse

    « Les inégalités demeurent un problème important pour le gouvernement même si l’Afrique du Sud maintient une croissance moyenne de 3,2 % depuis 1994 (déclaration du président Jacob Zuma en novembre 2013) « …… »La grande majorité de la population noire continue d’être à la traine en termes de possession d’avoirs de production, d’accès aux capitaux et de ressources financières, d’accès à une éducation de qualité », a-t-il souligné.

    Les ouvriers agricoles ont fait plusieurs grèves, car, ils estiment que le régime du travail ne leur assure pas un salaire minimum décent.
    « Il y a une tension entre cet appel à accroître le salaire minimum et un coût de production pouvant garantir la compétitivité du secteur. Si les salaires sont trop élevés, la production pourrait ne pas être viable économiquement. Ce discours est contesté par les syndicats, qui estiment que les producteurs peuvent absorber le coût d’une augmentation de salaires du fait des profits extraordinaires qu’ils réalisent, notamment en appliquant de très bas salaires.’
    ‘Le contexte est très émotionnel car on touche à des questions sensibles : les difficultés socio-économiques des ouvriers agricoles avec notamment un taux de chômage élevé ; la division entre riches et pauvres ; les questions raciales, notamment dans un secteur où les producteurs sont majoritairement et historiquement membres de la communauté blanche et les ouvriers de la communauté noire. Ces tensions vont être exacerbées si le problème n’est pas résolu rapidement….. » (Janvier 2013)

    « le pays connaît un taux de chômage de 25% au moins, voire plus si l’on inclut les personnes découragées de chercher un emploi. Les plus pénalisés sont la population noire – le chômage des noirs s’est même aggravé depuis la fin de l’apartheid. »

    Brice Couturier déclarait dans sa chronique du 6 décembre sur France Culture que: « « Mandela a imposé à ses partisans une politique économique néolibérale sous le signe « GEAR » – growth, employment and redistribution – qui a sans doute poussé le développement économique du pays mais qui a accru les inégalités entre riches et pauvres. 25% de la population est au chômage. Le nombre de Sud-Africains devant subsister avec moins d’un dollar par jour a doublé depuis 1994, tandis que le gouvernement ANC de Jacob Zuma non seulement favorise ouvertement le big business mais couvre une énorme corruption. »

    « Si le racisme a reculé en Afrique du Sud, le syndicalisme d’État et le corporatisme, eux, restent bien présents. Ils maintiennent un marché du travail à deux vitesses comparable à ce qui existe en France. Il faudrait se livrer à une analyse plus détaillée, mais on peut penser que c’est cette situation qui explique la pauvreté des noirs en Afrique du Sud, le chômage de masse et le niveau de criminalité élevé. Nous devrions en tirer les leçons, aussi bien pour l’économie française que pour l’harmonie de notre société, multicolore également : la société « black, blanc, beurre ». La victoire des Springboks lors de la coupe du monde de rugby en 1995, si bien racontée par Clint Eastwood et Morgan Freeman dans le film Invictus, n’a pas résolu les problèmes de l’économie sud-africaine. Quinze ans après la victoire des Bleus en coupe du monde de football en 1998, la France n’a pas fait mieux. »

    L’Afrique du Sud bat des records en matière de criminalité, on y compte :
    – Environ 20 000 meurtres par an
    – 30 000 tentatives de meurtre
    – Plus de 50 000 viols
    – Environ 300 000 cambriolages.
    Le taux de violence sexuelle en Afrique du sud était, en 2000, le plus élevé au monde.
    Presque tous les habitants d’Afrique du Sud ont une fois dans leur vie fait l’expérience directe de la criminalité.
    L’État sud-africain dispose pourtant de 200 000 policiers et de 60 000 militaires pour rétablir l’ordre et la sécurité mais les agents de police sont généralement mal formés et mal payés.
    En matière de sécurité, le pays a mauvaise réputation.
    Coté agression, c’est surtout les grandes villes qui sont dangereuses et notamment l’agglomération Johannesburg – Pretoria.
    A Johannesburg, il est conseillé de verrouiller sa voiture au départ de ne jamais se laisser bloquer, de ne pas s’arrêter aux feux rouges après 22 heures.
    Toutefois, l’évolution politique du pays est encourageante et le pays devient de plus en plus sur.
    Il faut également faire très attention à Durban et à East London sans relâcher sa vigilance dans les autres grandes agglomérations.
    Il est aussi déconseillé de visiter les centres des grandes villes les samedi après-midi.

    – Indice de fécondité : 2,4 enfants/femme
    – Taux de mortalité : 11%o
    – Taux mortalité infantile : 60,33%o
    – Espérance de vie : 53 ans
    – Pourcentage d’alphabétisation : 86,4%
    – Pourcentage de séropositifs ( adulte ) : 19,9%
    – Accès à l’eau potable : 86%

    En Afrique du sud, 19 % des 15-49 ans sont séropositifs, et de 1990 à 1999 plus de 30 fois des femmes touchées par le VIH, Allah Yahfadna…!!!
    « Bien que l’Afrique du Sud soit considérée comme un pays à revenu moyen en termes économiques, ses résultats en matière de santé sont pires que bien des pays à bas revenu », ont fait remarquer dans le préambule le professeur Hoosen Coovadia, de l’université de Witwatersrand, et d’autres spécialistes.
    Six articles et six commentaires détaillent les fondements du système de santé sud-africain, sa négligence face aux épidémies de VIH et de tuberculose, la persistance des taux élevés de mortalité maternelle et néonatale, l’augmentation de la prévalence de maladies non transmissibles comme le diabète, le cancer et les maladies cardiaques, et le fardeau des violences et des blessures, qui constituent la deuxième cause de mortalité en Afrique du Sud.
    L’eau est généralement potable partout dans le pays, tout du moins en zone urbaine.
    C’est à l’extrême nord est du pays, à proximité du Parc Kruger
    que l’infection engendrée par le paludisme est la plus marquée.

    Etc…..etc…etc…..!!! Alors pourquoi, on veut nous miroiter le « projet  » Sud africain comme étant le meilleur en Afrique…….???? Moi j’ai la réponse….!!!! Ding Dang Dong…..!!!!

    Concernant, notre pays, je partage l’essentiel de ce qu’à dit Mr Rezoug..! AH! Sleeping partner quand tu nous tiens + Connivence….!!!

    • Mohamed REZOUG

      Bonsoir Mme CH…
      Merci pour votre reponse et pour votre courtoisie .
      Vs avez l’air d’etre bien documentee sur le sujet , est-ce le sujet de votre these ? Au risque de me repeter , j’ai ete en Afrique du Sud et j’ai rencontre bcp de gens du monde des affaires – blancs , noirs , « coloured » (asisatiques) . Je vs le concede , la vie economique est aux mains des interets financiers juifs et le lobby israelien y est tres puissant . Mais , montrez moi une seule place où il ne l’est pas ! Les USA en 1er , mais egalement toute l’Europe , et la Russie qui compte le plus d’emigres en partance pour Israel .
      Que Mandela ait ete pris en charge ou manipüle par les juifs , cela reste a prouver …et meme si ça pouvait l’etre . Il a accompli enormement de choses pour son pays ! Et personne ne peut le nier ! Croyez moi Madame , il ya longtemps que je ne crois plus aux mirages , et je me protege assez bien du vent de sable !
      Mandela est un homme adulé dans son pays …oui l’insceurite existe a Johannesburg ,a Cape Town …mais elle existe partout …pas chez ns ? Quand Alger , la Capitale baisse rideau a 18.00 et que la Rue Didouche Mourad est livree aux delinquants et devient un coupe gorge ? Ce que vs decrivez – a propos de l’insecurite – malheureusement – est monnaie courante ds toute l’Afrique , hormis qqs rares pays .
      Seulement ,malgre cela les gens sortent et profitent de la vie d’une maniere ou d’une autre . Ce qui est loin d’etre le cas chez ns .
      Mon intention est vs l’avez compris , n’etait et n’est pas – de vs presenter le projet sud africain ,çömme etant le meilleur , mais seulement de vs dire que Mandela a realise bcp de choses pour son peuple …Oui ,le chomage existe , oui la violence existe , oui….et oui…mais il ya un grand MAIS …C’est un pays en mouvement …et ses dirigeants bougent …meme si c’est pour prendre 7,8 ou 9 femmes !
      Je voulais terminer sur cette note pluıtot …
      Mes respects Madame .

      • Mme CH

        Salam Mr Mohamed Rezoug….!!! Toujours un plaisir de vous lire…..!!! L’article parle de Mandela et par extension de l’Afrique du Sud, c’est pour cela qu’on se concentre sur ce coin du monde…!!!
        Effectivement la pieuvre du mal caractérisée par sa grande intelligence et dotée d’un féroce appétit, chasse en se déplaçant plutôt au ras du sol, qu’elle effleure à peine de la pointe de ses tentacules, et le cas échéant, si un de ses bras est sectionné, il peut repousser, grâce à la connivence des orbitons, des maillons faibles de la chaîne humaine et les loups solitaires semés partout dans le monde….!!!!

        Comme je vous trouve très sympathique (c’est sincère), permettez-moi de vous dédier cet article de François Boutin-Dufresne (11/11/2013) intitulé: « L’Afrique du Sud a mal »:

        Taille économique bientôt dépassée par le Nigeria, taux de criminalité extraordinaire, mise en branle du rêve de réconciliation – tous faits de mauvais augure pour les élections de 2014.
        L’arrivée à Johannesburg est saisissante. L’avion descend doucement au-dessus des terres fertiles du cône sud de l’Afrique pour ensuite survoler les gated communities qui ceinturent la métropole du pays. Signes d’inégalités économiques et sociales grandissantes, ces villes-champignons poussent autour des grandes villes pour assurer la sécurité des plus riches, qui composent un pour cent de la population – souvent blancs, mais de plus en plus noirs. Il est vrai que le taux de criminalité en Afrique du Sud demeure l’un des plus élevés au monde. Le centre-ville de Johannesburg, légèrement décrépit, rappelle fortement leRust Belt des États-Unis: il est fortement déconseillé d’y marcher dans ses rues, et ce, même en plein jour.
        L’Afrique du Sud a mal. La mise en branle du rêve de réconciliation nationale de Nelson Mandela tire de l’aile. Les promesses de la jeune démocratie née en 1994 ne se sont pas encore réalisées. Même la venue de la Coupe du Monde de 2010, qui pourtant annonçait un renouveau, n’a rien pu y faire. Depuis lors, le pays accumule les problèmes politiques, économiques et sociaux. Jadis le fleuron de son continent, l’économie sud-africaine représente maintenant environ le quart du PIB africain et peine à suivre la croissance des pays avoisinants. Elle sera bientôt dépassée en taille économique par le Nigeria. Les perspectives économiques et politiques récentes remettent même en question son sacro-saint statut de membre des BRICS.
        Alors que le reste de l’Afrique subsaharienne est devenu le second pôle de croissance économique mondial, suivant de près l’Asie, excluant la Chine, la croissance du pays de Nelson Mandela a stagné à près de trois pour cent en 2013. Près de 26 pour cent de la population est toujours au chômage – taux qui atteint environ 50 pour cent chez les moins de 24 ans – et le taux de participation au marché du travail demeure parmi les plus bas de tous les pays émergents. Les inégalités de revenus, mesurées selon le coefficient de Gini, étaient les plus larges au monde en 2009 – héritage des politiques raciales du dernier siècle. Le coût de la vie demeure élevé, néanmoins, dans un contexte où la monnaie nationale, le Rand, est demeurée forte malgré le ralentissement économique et une certaine stagnation de la productivité au pays.

        Le secteur minier aurifère sud-africain, représentant six pour cent de la production mondiale, a récemment été paralysé par plusieurs grèves, alors que les travailleurs demandaient des hausses salariales de l’ordre de 60 pour cent. Ceux-ci essuyaient le refus du patronat, qui citait la hausse des coûts de production en raison des nombreuses pannes de courant dans le pays. Les deux parties se sont finalement entendues pour une hausse salariale de six pour cent, soit près du taux d’inflation. D’autres grèves ont également paralysé les secteurs manufacturier et de la construction. Malgré l’abondance d’opportunités dans le pays, il est de plus en plus complexe de faire des affaires en Afrique du Sud dans un contexte où les élections de 2014 suscitent la méfiance des investisseurs locaux et internationaux.

        A suivre…..!!!!

        • Mme CH

          Vous voyez Mr Rezoug, je n’invente rien, cet article a été établi par un économiste en finance et affaires internationales basé à Washington DC….!!! La suite…!!!

          Le multiculturalisme de la société arc-en-ciel demeure dysfonctionnel. Le pays a perdu près de 25 pour cent de sa population blanche depuis la fin de l’apartheid, celle-ci fuyant essentiellement la violence et les horizons économiques évanescents. Même Winnie Mandela, la mère de la nation, avoue que le rêve de son ex-mari est encore à réaliser. Pendant ce temps, une génération entière a quitté le pays, en attente de voir la situation sécuritaire et économique s’améliorer. Certains blogues recensent la mort de quelque 4 000 fermiers blancs à travers le pays depuis 1994, souvent victimes de crimes raciaux (crimes dont traite le grand romancier sud-africain J.M. Coetzee dans sa novella Disgrace). Des sondages récents suggèrent que près de 20 pour cent des gens d’affaires du pays souhaiteraient émigrer en raison du taux de criminalité exceptionnel.
          Il est donc bien évident que le gouvernement a beaucoup à faire dans la lutte contre la criminalité et l’administration de la justice. Le crime est en hausse et 15 000 meurtres sont commis chaque année, et ce malgré les promesses du gouvernement Zuma d’améliorer le climat sécuritaire et social. En effet, la criminalité sud-africaine demeure une taxe supplémentaire dans une économie déjà précaire. Un objectif national de réduction de la criminalité, ainsi qu’une meilleure administration de la justice, devraient rester au centre de la prochaine campagne électorale. Ce faisant, le climat socio-économique deviendrait plus propice aux entrepreneurs qui souhaitent continuer à prospérer au pays de Madiba.
          Reconnaissant que les tensions raciales soient aussi exacerbées par les inégalités économiques extrêmes entre noirs et blancs qui perdurent depuis la fin de l’apartheid, le gouvernement national a redoublé d’ardeur dans la mise en œuvre de sa politique du Black Economic Empowerment. Pretoria souhaite ainsi encourager l’entreprenariat des Sud-africains noirs, notamment par le transfert de propriété des entreprises souvent financées en tout ou en partie par des prêts de l’État en faveur d’un actionnariat noir. Plusieurs ont critiqué l’efficacité de ce programme qui, même s’il a eu pour effet de créer une élite économique noire – dont plusieurs figures sont proches de l’ANC – n’a toutefois pas eu d’impact notable ni sur le taux de chômage général, ni au sein de la population noire paupérisée. Cela dit, plusieurs consortiums d’affaires résolument opportunistes ont réémergé, au cours des dernières années, avec un actionnariat «métissé», dont Gold Fields, la plus ancienne compagnie aurifère du pays, créée par nul autre que le diamantaire Cecil Rhodes…………………….
          L’Afrique du Sud se situe toujours parmi les derniers rangs des classements de l’OCDE en matière d’éducation primaire (132e sur 144 pays) et en sciences et mathématiques (143e sur 155 pays). Les noirs sont toujours sous-représentés dans la plupart des corps d’emplois. Et étant donné la faiblesse du système éducatif, il faudra attendre au moins une génération avant de pouvoir observer les bienfaits des politiques de normalisation économique sur les inégalités raciales……….
          L’un des principaux enjeux sera la corruption, compte tenu des récentes révélations de fraude, corruption et autres méfaits – dont une accusation de viol remontant à 2006 – au sein de l’administration Zuma. De plus, les partis devront rassurer les différents acteurs économiques – notamment les investisseurs, que l’incertitude politique pousse à se montrer prudents – dans le cadre du présent ralentissement économique et la baisse anticipée des cours internationaux des métaux et minéraux.

          Au fait, rien qu’entre vous et moi, j’ai plusieurs spécialités (scientifiques), mais ce sujet n’a rien à voir avec celles là. Cependant, vous pouvez dire que presque tous les sujets de la VDSBA sont des sujets de « mes Thèses »…(rires)…..!!!!

          Je vous lirais avec plaisir…!!! Mes Respects Monsieur et Bonne soirée…!

  23. Mohamed REZOUG

    tiens tiens ….grace a Dieu je me porte a merveille .
    Et vs ? Cela fait un bail …pouvez vs me donner qqs indications ? Cela me ferait plaisir .

  24. Mr Kadiri m

    Bonsoir moi je me souviens de vous si RM. C’était au sein de l’APW de SBA

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