La Voix De Sidi Bel Abbes

Il y a 57 ans, Cheikh El Madani, un ténor, une histoire…

Il y a jour pour jour, 57 ans que le grand chanteur Cheikh El Madani a été rappelé à Dieu. Notre journal observe une évocation pour ce fils de Gambetta, ce ténor cache toute une histoire d’une cité (notre ville) encore méconnue. Lui qui avait demeuré dans la célèbre rue des maures du mythique quartier de la Graba. Gambetta c’est un pan d’une ville, d’une région. Il fut débaptisé Larbi Ben M’Hidi, en postindépendance. Ce héros de la révolution y avait séjourné, hôte des militant locaux encore anonymes. Hélas, avant d’évoquer notre cheikh El Madani, un détour s’impose autours de ce grand faubourg de Gambetta qui n’a pas eu droit suffisamment à des récits, pourtant mérités eu égard a sa résistance, aux actes de bravoure qu’il a connus et faits héroïques qu’il a abrités. Néanmoins, l’isolement dicté par le site et d’autres clichés ont contribué a «l’oubli » malgré le toilé soulevé et debattu.certes depuis l’implantation des cités universitaires. Il y a un changement palpable. Mais cela ne peut occulter les affres d’un club SDF, qui joua tantôt à Tessalah, Sidi Brahim, notamment dans les petites catégories. Quant au stade, il attend….il attend sa réhabilitation définitive, et son homologation, comme les stades d’Oran, ou les clubs jouent et reçoivent chez eux. Ce n’est pas le cas ici malheureusement. Un sentiment de marginalisation était perceptible  dans les propos et discussions .ce sentiment s’est accu le long des années. L’éclosion du mouvement associatif n’a pas trouvé toute l’assistance voulue malgré les louables actions enregistrées …et dans tous les processus, les jeunes de Gambetta ont tenté de faire bonnes figures, pourtant dans le passé les revers, leurs deuils laissent des traces lancinantes. En témoignent les actions :

Actions qui acculèrent l’occupant à prendre les dites mesures (voir «l’écho d’Oran du 19 novembre 1955 page 6 1ere et 2eme colonnes). Les  faits sont nombreux ,dans ce haut lieu de résistance ,a l’instar de toute la casbah .médina jdida et d’autres quartiers , théâtres ,de réalité mal connues ,et de versions complexant des générations de jeunes algériens …mais l’histoire finira par s’imposer .elle est en marche et a déjà ébranlé bien des certitudes .depuis 49 ans, après l’indépendance ,a haï labri ben mhidi ,les traditions du cosmopolitisme, d’ouverture sont toujours de mise. Dans cette «source» culturelle .il est très difficile de dresser une liste.les ambassadeurs du rai local sont en Amérique, en Europe ont fait danser des pyramides humaines .sans oublier les «karkabous» avec leur traditionnelle et hospitalière fête de la «derdba» un autre espace de procession généreuse, et là juste quelques noms : Cheikh El Madani, natif des lieux, le grand Cheikh théologien Zoubir, Hmida El Ayachi (Journaliste), Hamri Miloud, Zoubir Ghalem, Boulahia, Faradji (Paolo) et a notre ami de Lausanne Manseur Abdelkader dit Kadri et que notre confrère Beldjillali le repère par l’écho d’Oran, m’as t’il dit cette matinée lorsque j’avais formulé l’intention d’évoquer nos quartiers autochtones. Il y a aussi feu Hellal, Kouider; Hanifi, Megueni Ghalem, Les Frères Mendil, Ben Zaidi, Ben Grea, et autres Mokades, Habri, le professeur Mekki, Lariche, Ali PTT, Kaddour, Doudia, Benyarou, Abed, Feu Boudissa (ex CNES), les Ouaddah, Rachef Tayeb, Kacha, Bouhmidi, et autres enfants de ce haut lieu ou l’on se rappelle de Bou Hbitra……… Tout un passé, et un présent interpellatif. Revenons à ce terreau culturel local surtout dans la mytique Graba, ou il a fallu attendre très longtemps indiquent nos sources, pour  qu’arrivent à la municipalité des conseillers municipaux du deuxième collège UDMA, aux cotés des communistes tels R.Justrabo pour voir certaines réalisations s’effectuer. En termes de culte, il a fallu recourir aux souscriptions, insuffisantes pour que les croyants puissent bénéficier d’une mosquée « El Aadam » un véritable joyau architectural. D’autres conquêtes et réalisations comme la médersa, sont à citer. Quant aux maisons et édifices, ils symbolisent la pluralité du genre humain, la communion, l’entraide du corps social qui fit face aux hordes coloniales. Terreau du nationalisme montant, la Graba a été longtemps, par le biais de la tahtaha, un espace culturel où des chioukh, des poètes tenaient leurs conclaves. Autour de ces espaces, s’organisaient les métiers de la vie communautaires et individuelle. L’originalité de ces espaces commence à péricliter, faute d’attention et de regards sérieux de la part des pouvoirs publics. Il est vrai que beaucoup de maux minent la société en général, mais pas au point où l’on tourne le dos aux repères identitaires, aux difficultés ou à la spécificité de saisie de cet urbanisme local où chaque haouch a sa propre histoire, même si la maison collective est dotée parfois d’une façade aveugle qui sépare du monde extérieur, mais sans agression symbolique ou autre … Bien au contraire, les rues de ces espaces s’entrelacent, obligeant à la rencontre et à la mesure humaine. Elles freinent les deux possibilités de l’isolement et de l’individualisme des immeubles modernes. Ici, il y a l’unité du tissu social et culturel qui enfanta des élites, des ministres, de hauts cadres de la nation, indiquent nos sources, qui estiment qu’il est temps de voir ce haut lieu de mémoire bénéficier d’avantage d’attention sur tous les plans… La ville arabe, pour reprendre les termes usités par les historiens, a, à l’instar des autres faubourgs, su donner, su sacrifier ses enfants pour la patrie et pour la défense de la République menacée, sans vraiment recevoir, mais tout en gardant son hospitalité légendaire, sa chaleur toute bélabbésienne des « khayis » … et qui se traduit par des actes multiples de générosité qui ont bien survécu aux hécatombes des multiples promesses. Malgré tout, El-Graba s’enorgueillit, quant à elle des cafés qui servait le mouvement national et ses fers de lance politique PPA, MTLD jusqu’au glorieux FLN est l’importante ligne de fidaïs locaux, méconnus des jeunes générations locale et là on vous cite  « Eljamal », « le Nil », « Le Bosphore ». Mais il n’y a pas que l’aspect nationaliste, le culturel avec les géants du melhoun fait partie des références établies en ces lieux de mémoire, ou l’on vous exhibe la boisson, la limonade « Zazou » qui porte le nom de celui qui fit sa réputation légendaire…Aujourd’hui, nous ferons halte à l’occasion de ce 57éme anniversaire du décés du père de fameux *Ya Aaoudi Wech Bik* mais aussi d’une chanson engagée qui lui a value les effets de la foudre coloniale avec son disque consacré a l’Emir Abdelkader : ya Abdelaziz ya Abdelkader qui fut saisi et feu Madani incarcéré. Tout en eu l’occasion d’évoquer deux vieux quartiers de la ville (Gambetta et Graba), Cheikh El Madani s’était Marié en 1913, ou il fut père de deux filles, Madani inscrira à son répertoire les œuvres de Benguenoun, Mostepha, Ben Brahim, Bensouiket, Ali Kora, Bensahla et Mohamed Belahrèche, accompagné de flûtistes comme Bouazza, Oueld Hamou, Mazari et Mesraguini, il va encore enrichir ce répertoire avec ses propres créations comme Gali Guendouzi nydelek, Oueld Mrabet, et liwa nrwaho ya yaoudi. Ami du cheikh Abdelmoula, du docteur Abdelkader Azza, il prisait les chansons, les qacidates des cheikhs El Afrit et El-Anka. Liés d’amitié avec les cheikhs Hadj Larbi Bensari, Abdelkader El-Khaldi et Hamada, les deux pôles du chant bédouin, cet homme modeste et généreux adoptera deux orphelins. Il mourut le 2 décembre 1954 au 5 rue des Maures, dans le mythique quartier de la Graba.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=9551

Posté par le Déc 1 2011. inséré dans ACTUALITE, EVOCATION. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

24 Commentaires pour “Il y a 57 ans, Cheikh El Madani, un ténor, une histoire…”

  1. HAMID OURRAD

    MR kADARI sincerement je ne connaissais pas cette chanson ya abdeaziz ya abdelkader et pourtant j habitais a

  2. HAMID OURRAD

    et pourtant j’habitais a 5 metre du grand cheikh merci si mohamed vous etes la mèmoire de notre plas pays

  3. Abbes

    J’aime beaucoup la chanson  »Li LAH ya aoudi sir bya sir, ma oukeltek chiir ou la charabtek ghdir… ». Cheikh El Madani fait partie de notre mémoire collective comme cheikh Abd El Moula et cheikh Bourahla Allah yarham houm. Je voudrai bien avoir des informations sur Cheikh Bourahla. Si quelqu’un pouvait m’informer je le remercie d’avance.
    Merci à ceux et celles qui essayent de préserver notre patrimoine culturel par ces temps de l’éphémére et des chansons commerciales sans aucun sens même pour leurs auteurs » Comme il a dit lui »

  4. tahar ouggad

    mon pere c est marier en 1950 et habiter la rue des maures ,il nous raconter beaucoup de bonnes choses sur les voisins tel que la famille bedjaoui,,,,emir,,,,touil cheikh el madani,,,la famille megherbi,,,,sedik tass,,bouchiba,,,,,les dribzene.meme zergui habiter la rue des maures.wine rahome wled el bled.

  5. A.Dennoun

    Betete,Ghani et Kadda ‘poussette » Boudjellal faisaient partie.
    A dennoun.

  6. daho

    quel plaisir deseressoucer de bon matin de ce vendredi saint .le jouranl continue de nous abreuver de nostalgie et on en a besoin

  7. AZIZ el Abassi

    Cheikh EL MADANI, n’a jamais été en fils de gambetta, je l’ai connu toujours à la rue des maures, j’ai assister à plusieurs récitales (mariages et circoncisions) la dernière etait faite à la rue du cimetière angle rue des marbriers à la circocision du fils du conseiller municipal que je veux pas cité son nom pour ne pas froisser des personnes???
    je crois juste avant sa mort, c’était au début de la révolution.
    Cheikh EL MADANI, n’a jamais chanter les chansons de EL ANKA, désolés HAJ, a toujours puisé chez les paroliers de l’OUEST, hé oui!!!

  8. lalimi t de gambetta

    cheikh madani est ne a gambetta il est natif il ya eu meme en1997 un film de la station regionale d’oran avec les photos de son domicile.la tant de l’auteur de cet article la defunte zahra etait une ses voisine.personne n’a dit avoir chante el anka et pour la graba c’est dit relisez monsieur aziz el abbssi et c bien ces commentaires de rappel.

    • aziz el abassi

      J’aime bien connaitre sa date de naissance, s’il s’est en 1913, GAMBETTA, ce n’était pas SIDI BEL ABBES comme tu peux dire sidi LAHCENE bel abbes, je suis né en 1948.
      gambetta c’était un tout petit ameau avec quelque spainquoins et une disaine de maison arabe presque (gourbis), je te parle des années 54 55.
      pour moi cheikh Madani est de la rue des maures.
      j’aime bien savoir ou je peux trouver des cassettes ou des cd du cheikh.
      escuse moi j’aime la chanson chaabi, ne mélange pas el anka à nos chanteurs badaouis, merci lalimi t de gambetta, je connais baucoups les familles lalimi de la rue des maures, j’avais mème un copain de classe

  9. blal

    il faut pas oublier 3ami hadri le boucher pere de freh khodja qui a été lui aussi parolier de cheikh el madani.a evoquer a rue des maures,il nous faudra toute une journée pour citer ces habitants,ses moudjaheds,ses intellos,ses chahids,ses ministres,etc.merci a toi kadiri

  10. hamri

    khayi abbes tu es appele a bouger le samedi belabbesien a paris tu n’as pas pas vu l’affiche sur la vitrine du cafe balbek c’est ton chemin vers l’agence alors bouges avertis chahras de paris

  11. hachemi

    monsieur blal fih khoja assiste a un samedi bel bbesien on t ‘as pas revu .je suis partant pour cette journee

  12. un fan de madani

    Cheikh el MADANI fils de ADDA de son vrai nom Mahkouka de ses origines mascara (ouled sidi Kadda Belmokhtar) né le 21/01/1888 à gambetta soit 21 années aprés la mort du cheikh Mostéfa Ben Brahim aprés avoir fréquenté l’école coranique jeune élève assisté par son oncle maternelle cheikh Zafour Zenyekhlef en apprenant le medh qui à son tout a attiré cheikh el zaoui el bachir imam l’encouragea à chanter le bedouin ce n’est qu »en 1938 qu’il habita la rue des maures (graba) cette rue renommée de ses enfants tels que MADANI -ABDELMOULA – BEDJAOUI -AMIR – JILALI LIABES ZERGUI et tant d’autres .L’histoire est longue et ça demande du temps .Cheikh el Madani mourru le 02/décembre 1954

  13. bichr

    Je veux la chanson de cheikh elmadani (mchite nzour ain ba daho goltlha delain mal hyoutake taho…….)

  14. Keroum ELOUJDI

    Pour quand un site pour Abdelmoula El Abassi:
    AIN BA DAHHOU
    ELKOUMRIA
    KHALOUNI NEBKI ALA SAADI
    YA GOUALA ILA THABBOU TAFFASHOU
    JAT EL HOURRIA JAT
    SALA WA SALAM ALIK
    EL JAZAIR RAHA HOURRA BKA HARB ASAHIOUNIYINES
    YA KHOUYA RANI MASAADAM
    TFAKKAR KHATRI BLED TLEMECIN
    YA RASOUL ALLAH
    YA DHALMA
    DKHALT ELMDINA
    HTA GOULT ANAYA THANIT
    JAYA TCHALI
    KAMEL LKHSAYAL
    YA SAYLINI GHIR CHAD SOUALEK
    ZAHI BEYEMI CHBAB SGHIR
    ….

  15. bichr

    kasida li mahafadhach kamla hiya hadi bghite li yssahhaha waykamal
    3liha
    mchite nzour ain ba dahou
    dal3ate rajli wadawni liha lakdar
    wabkite wadmo3i tahou
    wchabe rassi batafkar
    del ain mal hyoutake tahou
    kan hagrouk nass listi3mar
    fine nassak li rahou
    fine chorfa lahrarrazke yfawaze nass yla jahou
    razke ykhadame jnoune bla 3akkar
    razke fi labhour yabrade rihou
    razke ybarrake jmale way3oude houar
    mchite nzour ain ba dahou
    dal3ate rajli wadawni liha lakdar

  16. MOHAMMED

    Bonjour, bonne évocation d’El Madani. Mais y a une grossière erreur. El Madani est natif de Mascara.

  17. GHELLAI Ramdane

    « Là où il n’y a pas d’art, il n’y a pas de civilisation »
    Et oui, ce chanteur a marqué son époque à travers un répertoire très riche, dont nous sommes fiers.
    Dans ses chants, il nous retrace le véritable terroir algérien.
    Qu’Allah l’accueille dans son vaste paradis.

  18. mustapha

    CHEIKH EL MADANI EST UNIQUE DANS SON GENRE.
    QUE SON AME REPOSE EN PAIX.
    SA VOIX EST UNIQUE, SES FLUTISTES DE MEME AINSI QUE SES PAROLES.
    SON BATTEUR A DEUX MAINS.(GALLALEUR.)EGALEMEN
    SI J’ÉTAIS GOUVERNEUR DE SA VILLE NATALE J’ERIGERAIS UNE STELLE EN
    SON HONNEUR.

    DE MEME QUE LA VILLE D’OUJDA ET TOUT L’ORIENTAL DU MAROC SE SOUVIENS DE CE GRAND.
    SES CD ET CASSETTES SONT ENCORE DISPONIBLES DANS LES
    SOUKS POPULAIRES.on peut même l’écouter dans les cafés pop.

Leave a Reply to Keroum ELOUJDI