La Voix De Sidi Bel Abbes

Hocine Ait-Ahmed, homme politique et figure emblématique de la Révolution, n’est plus

Hocine Ait-Ahmed, décédé mercredi à Lausanne (Suisse) à l’âge de 89 ans, était un des dirigeants historiques de la Révolution algérienne et leader charismatique du Front des forces socialistes (FFS), dont il est père fondateur.

Le défunt dont l’état de santé s’est détérioré ces dernières années, a été victime d’une série d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) en janvier dernier ayant affecté notamment le centre de la parole. Il se soignait à Lausanne où il était établi.

Né à Ain El Hammam (Tizi Ouzou) en 1926, Ait Ahmed a été l’un des principaux chefs du Front de libération nationale (FLN) durant la glorieuse Révolution du 1er novembre 1954.

Auparavant, il avait intégré le Parti du peuple algérien (PPA) où il avait suggéré la création de l’Organisation spéciale (OS), qu’il avait dirigée, en succédant à Mohamed Belouizdad.

Militant de la cause nationale depuis sa jeunesse, Aït Ahmed a présenté, en 1948, un rapport qualifié de décisif sur les formes et la stratégie de la lutte armée pour l’indépendance.

Après l’indépendance, il se démarque du FLN, en créant en 1963, son propre parti, le FFS, le plus vieux parti de l’opposition en Algérie.

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Posté par le Déc 23 2015. inséré dans CE QUE DIT LA PRESSE, NECROLOGIE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

19 Commentaires pour “Hocine Ait-Ahmed, homme politique et figure emblématique de la Révolution, n’est plus”

  1. SBA

    Un leader historique. Paix sur lui.

  2. Mme CH

    Da El Hocine n’est plus, je présente mes sincères condoléances à toute sa famille…!

    « Hocine Aït Ahmed : mort du dernier historique » (TSA, 23/12/2015, par Sonia Lyes)

    Il refusait, peut-être un peu par humilité, mais aussi par la haute idée qu’il se faisait de la Révolution, le vocable dont beaucoup auraient volontiers abusé : « historique ». Hocine Ait Ahmed, l’une des dernières grandes figures historiques de la Révolution, décédée ce mercredi à l’âge de 89 ans, restera comme l’homme politique algérien au parcours atypique, n’ayant jamais troqué ses principes ou négocié ses convictions.

    Il est parti sans jamais avoir cédé, ni renié, sur les principes qui ont guidé son parcours depuis son adhésion au PPA au milieu des années 40. Défenseur acharné des droits de l’Homme, sujet auquel il a consacré une thèse de doctorat, Hocine Ait Ahmed a combattu pour l’indépendance du pays, avant de militer pour la démocratie et la liberté dans l’Algérie indépendante.

    Organisation secrète:
    C’est au sein du PPA qu’il s’affirme très jeune en proposant la création de l’Organisation secrète (OS), pensée et destinée à préparer la Révolution armée et dépasser les clivages et les tiraillements qui minaient alors le Mouvement national. Héritant de sa direction en remplacement de Mohamed Belouizdad, il signe un premier fait d’arme : l’attaque de la poste d’Oran, un acte dont il dira au début des années 1990 que « si c’était à refaire, il ne l’aurait pas fait ».
    Victime en 1949 de ce qui est communément appelé la « crise berbériste »,…. Ait Ahmed s’installe en 1952 au Caire et représente le PPA-MTLD en exil. Convaincu de la pertinence et de l’efficacité du travail diplomatique, il sillonne plusieurs pays de l’Asie pour plaider la cause de la Révolution algérienne. En 1955, il dirige la délégation du FLN à la conférence de Bandung où il réussit à faire accepter, par les pays participants, le droit des peuples du Maghreb à l’autodétermination.

    Détournement d’avion
    En septembre 1956, il ouvre et dirige le bureau du FLN à New-York avant d’être arrêté un mois plus tard par les autorités françaises dans le premier acte de « détournement d’avion dans l’histoire » en compagne de Ben Bella, Lacheraf, Boudiaf et Khider alors qu’il se dirigeait à Tunis depuis le Maroc.
    Emprisonné avec ses compagnons dans la prison de la Santé en France, Ait Ahmed n’interrompra pas ses contacts avec les dirigeants du FLN jusqu’à sa libération. Ayant pris la mesure des graves divergences qui minait la direction, en raison notamment des résolutions du Congrès de la Soummam, il plaida pour la création du GPRA.

    Création du FFS
    Attaché à la légalité et à la démocratie, il s’oppose au coup de force de l’État-major militaire à l’été 1962. Après avoir démissionné de l’Assemblée nationale constituante, ayant constaté des dérives totalitaires, il décide alors de créer le Front des forces socialistes (FFS) en 1963, un mouvement qui sera combattu par le pouvoir d’Alger. Bilan : plus de 400 morts, à ce jour non reconnus en dépit de l’entreprise du FFS d’introduire un projet de loi pour les ériger en martyrs. Alors que le FFS est reconnu comme parti d’opposition pendant 4 jours, Ait Ahmed sera emprisonné à la faveur du coup d’État de Boumediène en 1965. En 1966, il s’évade de la prison d’El Harrach dans des circonstances à ce jour entourées de secret et s’exile en Suisse d’où il poursuivra son militantisme pour la démocratie et les droits de l’Homme en Algérie.

    Pacte avec Ben Bella
    Grâce à l’entremise de son ami et conseiller, ancien formateur au MALG et avocat émérite, Ali Mecili, Ait Ahmed scelle une réconciliation en 1985 à Londres avec Ben Bella. Un rapprochement qui n’était pas du goût d’Alger. Mecili sera tué deux années plus tard par un truand et Ait Ahmed pointe du doigt les services d’Alger, avec la complicité des services français, d’être derrière l’assassinat. À l’ouverture démocratique en 1989, Ait Ahmed rentre au pays, avec un accueil digne des grands chefs d’État et le FFS est reconnu officiellement. Après l’arrêt du processus électoral en 1992, peu après le premier tour où son parti est arrivé derrière le FLN et le FIS, Ait Ahmed organise une marche le 2 janvier, sans doute la plus importante après celle de l’indépendance du pays. Ait Ahmed plaide pour la poursuite des élections. Mais les militaires décident d’annuler le scrutin.

    Retour à l’exile
    Après l’assassinat de Boudiaf en 1992, Ait Ahmed repart en exil pour ne revenir qu’en 1999 pour participer à l’élection présidentielle, mais à laquelle il renonce à la dernière minute en compagnie de cinq autres candidats. Entre-temps, il prend part à la conférence de Rome. Ayant constaté le refus du pouvoir à toute forme d’ouverture, Ait Ahmed écrit un mémorandum au début des années 2000 où il dévoile sa vision d’une sortie de crise. Il ne connaîtra aucune suite. Même si son premier problème de santé en 1999 l’avait quelque peu affaibli, Ait Ahmed ne manquait pas de revenir de temps à autre au pays pour retrouver ceux avec lesquels il partageait la même vision : Mouloud Hamrouche et le défunt Mehri. Mais depuis quelques années, ses interventions devenaient de plus en plus rares, l’âge aidant et ses AVC révélés par sa famille il y a une année ont sans doute fini par l’affaiblir davantage. Même s’il a écrit beaucoup de livres, donné beaucoup d’entretiens, milité sans relâche en faveur de la liberté de ses concitoyens, Ait Ahmed n’aura pas eu la chance de voir l’Algérie qu’il a rêvé et pour laquelle il a sacrifié sa vie. Mais il a été une grande école. « Le militant politique n’est pas un faiseur de miracles. Ni un gladiateur des temps modernes. Il est au mieux et quand les conditions de sa société le permettent un citoyen conscient des enjeux du moment », disait-il.

    Allah Yarham Jami3 El Mouslimine….!

  3. Kadour

    Combattre pour l’indépendance et vivre, pendant cette indépendance, entre la prison et l’exile; INA LI LEH WA INA ILEYHI RAJIÔOUN

  4. ABBES2

    C’est vraiment malheureux de voir les leaders algériens devenir ennemies juste après l’indépendance et après d’avoir accompli le but qui n’était qu’un rêve au yeux de la majorité.
    Il est vraiment malheureux de voir beaucoup de nos leaders vivre ou mourir dans l’exil ou sous la résidence surveillé malgré l’indépendance: Ait Ahmed,Boudiaf,Ahmed Benbella,Bachir ibrahimi, Moufdi Zakaria etc…etc…..
    نسأل الله تعالى أن يتجاوز عن سيئاتهم ويثبّت لهم حسناتهم ويسكنهم فسيح جنانه إنه سميع مجيب
    Mes sincères condoléances à la famille du leader et ses fidèles.

  5. SBA

    Oui vous avez raison. Un deuil national de 8 jours à été décrété. C’est ce que j’ai lu.

    • OUERRAD

      trop tard il est decede le 23 et non le 25 decembre pour cela il falklait tres rapide et decreter un deuil des l annonce ,,,, les chaines algeriennes continuent de danser et chanter …. HCHOUMAH FI BLED ???EL MILLIONN CHAHIDS

  6. Mme CH

    « Algérie : mort de l’opposant historique Hocine Aït-Ahmed » (Le monde.fr, 23/12/2015).

    « Libéré au moment du cessez-le-feu, en mars 1962, il prend très vite ses distances à l’égard de ses anciens compagnons d’armes dont il juge sévèrement les querelles. Dès la fin de juillet, il refuse de siéger au bureau politique, rend son portefeuille de ministre d’Etat au sein du gouvernement provisoire de la République d’Algérie et s’exile à Paris, puis en Suisse. Elu député de Sétif en septembre, il revient à Alger siéger au Parlement où il entend jouer le rôle de chef de l’opposition. Mais Ben Bella ayant déclaré au début de l’été 1963 « qui n’est pas avec moi est contre moi », Hocine Aït-Ahmed dénonce « le régime policier socialo-mystificateur », puis la Constitution qui « ne vise qu’à légitimer le pouvoir personnel » et enfin « le FLN, qui est une fiction et un parti coupé du peuple et de ses meilleurs cadres populaires ».

    Après l’assassinat du président Mohamed Boudiaf en 1992 et la montée des violences qui marquent le début de la décennie noire, il quitte à nouveau l’Algérie. Pour ses partisans, convaincus que Boudiaf a été éliminé par le régime, sa sécurité physique n’était plus assurée et il n’y a plus de marge de manœuvre pour l’action politique. Hocine Aït-Ahmed reviendra au pays pour participer à l’élection présidentielle d’avril 1999. En pleine campagne, il est victime d’une crise cardiaque. Il est contraint de réduire son activité politique, mais de Lausanne où il réside, reste toujours présent dans la vie politique à travers les médias.

    On a souvent, à tort, présenté l’homme, comme étant le « représentant des Kabyles ». Hocine Aït-Ahmed, dont le père était caïd et la famille liée au cheikh de la zaouia du village, à Aïn El-Hammam en Haute Kabylie, connaissait parfaitement la langue arabe. Il n’a jamais été « berbériste » mais aura, au contraire, œuvré pour maintenir la question berbère dans un combat pour les libertés démocratiques, refusant tout débordement vers les thèmes « ethno-culturalistes ». Une constante dans le combat politique de Hocine Aït-Ahmed. Retiré de la vie politique depuis le printemps 2013, l’homme avait été victime d’un AVC en janvier 2015. « 

  7. Mme CH

    « Lettre de Mohamed Boudiaf à Hocine Aït-Ahmed » (Liberté-algérie.com)

    Le texte de la lettre qu’il a adressée, le 29 septembre 1964, à Hocine Aït Ahmed. Il y évoquait un sujet qui, 60 ans après, reste encore d’une actualité brûlante : l’union des forces de l’opposition pour imposer le changement démocratique souhaité.

    Cher Hocine,

    Je t’écris cette lettre de Paris où je suis arrivé il y a environ une vingtaine de jours. Ma sortie a été décidée en accord avec Si Moussa pour des raisons majeures. Il a été question de t’informer en temps utile de l’événement mais le manque de liaison joint aux difficultés inhérentes aux débuts de l’action ne nous l’ont pas permis.
    Comme tu as dû le savoir, Si Moussa (1) et moi-même, forts de l’accord intervenu lors de ta rencontre avec la délégation que nous t’avons envoyée, lequel accord a été confirmé par ta lettre manuscrite, nous avons décidé de passer à l’action le 6 juillet dernier sans plus attendre avec l’idée de te rencontrer après, comme tu l’as suggéré en vue de régler les problèmes de coordination et d’arrêter d’un commun accord une position sur le seul point resté en suspens entre nous et se rapportant à l’inclusion du frère Saddek (2) dans le comité, point sur lequel nous étions en principe tous les deux d’accord. A cette occasion, un appel signé de Si Moussa a été diffusé et jamais en notre esprit nous n’avions pensé que ses termes contredisaient en quoi que ce soit l’optique générale. En prenant donc le chemin de l’extérieur, je m’attendais à trouver les frères unis et travaillant ensemble comme je m’attendais à commencer immédiatement le travail sérieux en partant d’une situation claire et normale. Hélas ! Il n’en était rien. A deux reprises, j’ai pris contact avec Daniel (3) qui maintient tout ignorer du CNDR (4) comme de tout ce qui touche à ce problème essentiel de l’Union. Excipant du principe que tant que le pays, autrement dit toi, ne lui donnerait pas de directives précises il continuerait à activer séparément au nom du FFS.
    J’ai, personnellement, la nette impression qu’il en sait beaucoup plus et que les fameuses directives ne sont qu’un prétexte derrière lequel il s’abrite pour se refuser à engager la discussion sur l’Union qui doit, comme entendu, nous faire dépasser les vieilles et fausses contradictions de chapelle et de sigle. Il m’a laissé également entendre que les contacts du pays (sic) ne signifient aucunement la fusion. Nous revoilà chacun de son côté ! Ce rapide historique fait, je me permets de te signaler que le temps presse et que le monde nous observe et attend de nous des décisions dignes de patriotes que rien ne doit plus séparer pour engager dans l’Union et la confiance, le dernier combat contre la dictature du gang de Ben Bella. Par ailleurs, je suis maintenant convaincu que si par malheur chacun continuait à se revendiquer de telle ou telle appartenance il y a lieu de s’attendre à un échec certain pour tous. Nos adversaires sont nombreux ainsi que nos détracteurs pour sous-estimer leur force ou faire semblant de les ignorer. Un autre danger et non des moindres est représenté par tous les pêcheurs en eau trouble qui ne manqueront pas de profiter de la confusion pour multiplier les manœuvres, et accentuer les divisions de ceux qui, sur le terrain et ailleurs, sont confrontés aux mêmes difficultés et partagent les mêmes responsabilités. Du côté du Constantinois, du Nord au Sud, la volonté est unanime de parvenir à l’Union qui signifie la fusion à tous les niveaux et dans tous les domaines. Pour notre part, conscients de cette profonde aspiration des masses et des militants, nous ferons tout pour que cette Union se réalise le plus rapidement possible.
    Sache que depuis longtemps et surtout depuis la concrétisation de la formule d’Union, il n’a plus été question du PRS pour mes amis et moi-même; aujourd’hui je suis en droit de me poser la question s’il en est de même pour les autres. Imagine un instant que chacun s’amuse à se cantonner dans son fief, si fief il y a, et à se réclamer d’une étiquette politique particulière ?
    Je me refuse à formuler la réponse ni à concevoir, même en pensée, une telle éventualité parce qu’elle est synonyme de trahison et de fatalité.
    J’espère avoir tout dit et j’attends de toi une réponse nette allant dans le sens de cette Union sacrée que notre peuple attend avec impatience. Je m’excuse si mon langage te paraît dur par contre je te donne l’assurance que mon vœu le plus cher est que tous, nous nous mettions à l’œuvre sans arrière-pensée et sans calcul.
    Il reste à préciser que le CNDR, sigle que nous avons adopté en tenant compte de tes remarques n’est pas en réalité notre création propre ni encore moins la propriété de tel ou tel personne.
    En notre âme et conscience, nous l’avons arrêté en partant de l’idée maîtresse de dépasser les questions de personnes et de régions qui ont, qu’on le veuille ou non, été les écueils sur le chemin de l’entente et de la compréhension.

    Salutations fraternelles.
    M. B.

    (1) Le commandant Moussa avait dirigé les forces de l’opposition dans l’Oranie.
    (2) Le colonel Saddek, membre fondateur du FFS.
    3) Daniel : Mohand Akli Benyounès, fondateur du FFS, actuellement sénateur du tiers présidentiel de Bouteflika.
    (4) CNDR: Conseil national pour la défense de la République.

  8. Amirouche

    Salam

    « Mine kene hay chteg temra, mine mette 3algouleh 3arjoun !  »
    Des hommes de la révolution sciemment oubliés, exilés, emprisonnés et écartés de tout, certains ne figuraient même pas dans l’histoire officielle !…Une fois morts, on dépoussière leur beau passé et leur contribution très active pour notre indépendance…
    Allah yarhem el chouhadas
    Mes sincères condoléances à la famille Aït-Ahmed ainsi qu’à toutes et tous ceux qui sont morts dans l’oubli…
    Salam

  9. Vortex

    Dans l’ hommage qu’il rendait en 2004 au valeureux Commandant Si Moussa ,( Allah yerhmah), Boualem Bessaih concluait ainsi son témoignage :

    « Tu vois, Si Moussa, le monde est ainsi fait. C’est seulement lorsque le cercueil est fermé qu’on le couvre de fleurs. »

    Ait Ahmed n’aura pas échappé à cette règle. Il en a toujours été ainsi pour les Grands Hommes.

    Inna lilahi oua inna ilyahi radji3oun

  10. SBA

    Je ne cesse d’apprendre sur nos valeureux révolutionnaires.

    • Mme CH

      Effectivement, mon ami Reffas, le Président Houari Boumediène est mort le 27/12/1978, mais selon des sources, il a été empoisonné en Syrie.

      « L’ex-ministre des affaires présidentielles et étrangères irakiennes, Hamed El Djabouri, affirme que le président Houari Boumediene est mort empoisonné suite à sa visite dans la capitale syrienne, Damas où il a assisté à son dernier sommet arabe. L’ex- ministre des affaires étrangères algérien Mohamed Seddik Benyahia, aurait lui, été victime d’un tir de missile irakien.
      El Djabouri, qui témoignait dans l’émission «Chahid ala el Asr» (Témoin de l’Epoque), sur la chaine «El-Djazira», relate qu’il avait vu le président Boumediene se transformer en fantôme suite à l’effet du lithium. Il précise : «Boumediene a commencé à maigrir jusqu’à ressembler à un fantôme, ses cheveux sont tombés et ses os sont devenus si fragiles qu’ils se brisaient facilement». El Djabouri poursuit: «je savais de quoi souffrait le président Boumediene; il a été empoisonné avec un type de poison ravageur: le lithium, et j’ai eu à voir un cas similaire ici en Irak et l’issue est la mort pour quiconque en consommerait».

      El Djabouri révèle qu’il se tenait constamment au courant de l’état du défunt président étant donné la place de l’Algérie dans le cœur des irakiens, et que le docteur Ahmed Taleb El Ibrahimi le renseignait sur l’évolution de la santé du président Boumediene –dieu ait son âme- et qu’il lui a confié, lors des derniers jours du président, que le «siège» s’est durci en ce qui concerne les visites quotidiennes de sorte qu’il était le seul à le voir ainsi que quelques personnes très proches car Boumediene avait réellement l’air d’un spectre.

      D’autre part, El Djabouri, a levé le voile sur le meurtre de l’ex- ministre des affaires étrangères algérien Mohamed Seddik Benyahia, le 03 mai 1982 suite à l’explosion de l’avion qui le menait de l’Irak vers l’Iran. Rappelons que feu Benyahia agissait en médiateur pour faire cesser la guerre entre les deux pays.

      Selon le témoin d’El Djazira, quelques mois après l’assassinat de Benyahia, l’ex- président Chadli Bendjedid aurait délégué son ministre des transports en Irak où il s’est réuni avec le défunt président Saddam Hussein et lui-même.

      El Djabouri déclare que le ministre algérien des transports portait un grand registre qu’il a présenté à Saddam et qu’il l’a informé que l’Algérie avait ouvert une enquête sur l’assassinat de son ministre. Pour cela, l’Algérie a procédé à des prélèvements des débris de l’avion et du missile qui l’avait descendu. Des expertises ont été réalisées à l’aide d’experts et de militaires russes, et il est apparu que le missile était irakien, de fabrication russe et ses débris trouvés du côté de la frontière iranienne prouvent qu’il a été tiré à partir du territoire irakien.

      Donc, continue El Djabouri, il a été prouvé par la suite que l’avion de Benyahia a été touché par un missile terre-terre tiré à partir d’un avion irakien. Pourquoi, s’interroge El Djabouri, le ministre algérien des transports a-t-il remis le registre à Saddam en lui disant que l’Algérie pensait que son ministre a été tué par des mains irakiennes ?

      Saddam est resté pantois et n’a proféré aucun mot mais il était visiblement décontenancé et sur ces entrefaites, le ministre a pris congé en disant: «Au revoir Monsieur le Président».
      El Djabouri est amer lorsqu’il relate l’entêtement de Saddam à s’engager dans une guerre avec l’Iran et son rejet de toute médiation musulmane ou africaine qui aurait pu le convaincre que cette guerre était fomentée par les américains. Saddam aurait refusé d’écouter le président Chadli lorsqu’il l’a rencontré, selon l’ex ministre irakien.

      Chadli aurait confié à El Djabouri qu’il avait en vain tenté de convaincre Saddam de renoncer à la guerre contre l’Iran. L’ex président irakien avait également fait fi de la médiation pakistanaise, puis guinéenne. Pour El Djabouri, la guerre irako-iranienne a englouti les enfants des deux pays et gelé le processus de développement de l’Irak
      (Le Matindz, 26 Jui 2008 )

      Aussi, « un rapport secret de la CIA confirmerait la mort par empoisonnement » ( 12 Novembre 2014): «La manière avec laquelle son corps a changé au moment où il était déjà tombé dans le coma prouvait qu’il y avait quelque chose d’anormal. Et si l’on voit ce qui est arrivé à Arafat plus tard, on peut sérieusement croire à un empoisonnement de Houari Boumediène», a déclaré Ahmed Taleb Ibrahimi. Le documentaire cite un rapport secret de la CIA sur l’état de santé de Boumediène, où il était mentionné que le chef de l’Etat algérien avait souffert de coagulation du sang et d’une perturbation non ordinaire de son métabolisme. «L’état de santé de Boumediène s’était détérioré au moment-même où il était en soins intensifs».

      • Mme CH

        « Boumediene est mort empoisonné, selon Ahmed Taleb Ibrahimi » (Algérie-Focus,Juin 24, 2013 Djamila Ould Khettab)

        Houari Boumediene est-il oui ou non mort de façon naturelle ? La question est de nouveau posée après la sortie de son ancien médecin et ministre, Ahmed Taled Ibrahimi. Pour ce dernier, il ne fait aucun doute que l’ancien président d’Algérie a été victime d’un d’empoisonnement.

        «Personnellement, je ne crois pas que l’ancien président de la République, Houari Boumediene, est décédé de mort naturelle. Il aurait été, vraisemblablement, victime d’un empoisonnement, tout comme Yasser Arafat, d’ailleurs». C’est ce qu’a soutenu l’ex-ministre et médecin de l’ancien président algérien Ahmed Taleb Ibrahimi au micro de l’émission Hiwar fi edakira, diffusée dimanche soir sur les ondes de la Chaîne I de la radio Algérienne. Si ce proche de Boumediene est convaincu des causes du décès de l’ancien raïs, il ne s’est toutefois pas étendu sur les circonstances de cet «empoisonnement».

        Empoisonné par Israël ?

        Ce n’est pas la première fois qu’une telle hypothèse sur la disparition du Président Houari Boumediene en septembre 1978 est soutenue. Selon certaines sources, à l’instar de l’ancien Président Chadli Bendjedid, l’ex-chef d’Etat algérien a commencé à se plaindre de maux de tête continus au retour de son séjour en Syrie. Il présentait alors les mêmes symptômes qui ont emporté, quelques années après, Yasser Arafat, le leader historique de la cause palestinienne. D’après l’hebdomadaire britannique Sunday Express, le Mossad l’aurait contaminé avec le flash d’un appareil photo déposé par de jeunes officiers.

        Mais d’après la version officielle, les médecins ont détecté une hématurie, caractérisée par des traces de sang dans les urines. Après des soins dispensés en Algérie, Boumediene a été évacué à Moscou, la capitale soviétique connue pour sa discrétion. C’est finalement quelques semaines plus tard, en décembre 1978, que Houari Boumediene s’est éteint à l’hôpital Mustapha Pacha d’Alger d’un cancer du sang.

  11. Ayadoun Sidahmed

    « J’étais président de l’OS de 45-49, je n’ai pas voulu soulever le problème arabo-berbère parce qu’il y avait l’ennemi français en face. J’ai préféré une Algérie arabe qu’une Algérie française, mais j’ai ….la certitude qu’il y avait beaucoup de gens qui préfèrent une Algérie française qu’une Algérie berbère  » Mes sincères condoléances à la famille Aït-Ahmed

  12. mohamedDD

    « Lorsque les hommes travaillent ensemble, les montagnes se changent en or. »proverbe chinois, mais « C’est l’ambition qui perd les grands hommes. » proverbe français ou encore « Ce qui est passé a fui; ce que tu espères est absent; mais le présent est à toi. »Proverbe arabe ou « On est plus le fils de son époque que le fils de son père. Proverbe africain ou « yaghati chems bel gharbal – La vérité est souvent éclipsée mais jamais éteinte » proverbe algérien ou « les héros ne ‘meurent’ jamais, les lâches sont déjà morts » proverbe inédit
    Allah yarhamouk wa yarham jamii mouslimines
    (Si SidAhmed, tu étais président bien avant ma naissance?? -moi, je suis la dernière révolution-)

    bonne soirée

  13. Imène

    Azzul !
    Le dernier historique vient de tirer sa révérence ..
    Un grand militant de la cause nationale , un opposant intransigeant et un symbole de la lutte pour la liberté , la justice sociale , la démocratie , les droits de l’homme dans une Algérie nouvelle…
    Oui , Vortex c’est seulement lorsque le cerceuil est fermé qu’on le couvre de fleurs !!!
    Reposes en paix Da el Hocine , Allah Yarhamou birahmatihi el wassi3a .
    Mes condoléances à toute sa famille e proches .

  14. Mme CH

    Salam chère Imène…!!! C’était juste un petit coucou car tu m’a manqué…!!!!

    « Hocine Ait Ahmed et Ferhat Abbas, deux trajectoires philosophiques différentes, mais un même combat : le développement des libertés » (Algérie.1, 25/12/2015 par Professeur des Universités, expert international Dr Abderrahmane MEBTOUL).

    -Au moment où je rédigeais une modeste contribution en l’honneur du 30ème anniversaire le 24 décembre 2015, de la mort du grand Moudjahid Ferhat Abbas, méditant le livre « la nuit coloniale » où il écrivait « je hais la violence, je hais encore plus l’injustice et le conservatisme des castes repus », j’ai appris avec une grande tristesse, le décès du grand moudjahid Hocine AIT AHMED, compagnon d’armes de mon défunt père, grand militant de la défense de l’unité nationale, des droits de l’homme et de la Démocratie. J’ai eu l’honneur de le rencontrer plusieurs fois et lors de nos discussions, j’ai été impressionné par sa vision du devenir de l’Algérie qu’il chérissait tant, des débats contradictoires productifs qu’il encourageait, car me disait t-il « personne n’a le monopole du nationalisme, nous aimons tous l’Algérie ». A cette occasion, je m’incline humblement à sa mémoire, je présente à sa famille et à mes amis du parti FFS, mes condoléances les plus attristées. A Dieu le Tout Puissant, nous appartenons et à Lui nous retournons.

    2.-Pour en revenir à ma contribution , lorsqu’en septembre 1992, au moment fort où le gouvernement de l’époque préconisait l’économie de guerre et le retour au tout Etat appuyé par des intellectuels organiques aux ordres selon l’expression de Antonio Gramsci, nous avons décidé de fonder l’Association Algérienne de développement de l’Economie de Marché ADEM ( agréé par le Ministère de l’Intérieur) avec des cadres, des universitaires et des opérateurs publics et privés de l’Est, du Centre, de l’Ouest et du Sud. Nous avons décidé à l’unanimité que l’ADEM vivrait sur les cotisations de ses adhérents algériens, n’ayant jamais émargé sur le budget de l’Etat que ce soit au niveau local ou national , afin d’être indépendant. Ce programme de 50 pages disponible en langue nationale, en anglais et en français, opérationnel embrassant au niveau international , les nouvelles mutations économiques mondiales et les enjeux géostratégiques mondiaux et au niveau interne, le politique, l’économique, le social et le culturel, datant de 23 ans, se fondant sur la social -démocratie est d’une brulante actualité. Il a été diffusé entre 1993/1996 par la presse indépendante naissante de l’époque, El Watan, le Soir d’Algérie, El Khabar et le Quotidien d’Oran. Je le mets en ce mois de décembre 2015 à la disposition du gouvernement algérien.

    3.- Avant le dépôt de notre agrément au Ministère de l’Intérieur, l’ensemble des adhérents ont décidé en préface de notre programme de choisir une personnalité algérienne comme symbole de l’ action de notre organisation . Le choix s’est porté sans aucune hésitation sur Ferhat Abbas de son vrai nom Ferhat Abbas El Meki, est né le 24 août 1899 au douar Hadjar El Misse, dans la localité de Bouaâfroune, relevant de la commune de Oudjana, dans la wilaya de Jijel. . Lors d’une large tournée dans les universités algériennes, aux Etats Unis d’Amérique, au Canada et en Europe lors de différentes conférences ce programme a été largement diffusée en arabe , anglais et en français. J’ai tenues, au nom de notre organisation, à lui rendre un vibrant hommage et ce pour trois raisons essentielles :

    4.-. Premièrement c’est un militant de la première heure de la cause nationale. Diplômé docteur en pharmacie en 1933, il s’établit à Sétif où il devient rapidement une importante figure politique en devenant conseiller général en 1934, conseiller municipal en 1935 puis délégué financier. Il adhère à la « Fédération des élus des musulmans du département de Constantine » en tant que journaliste au sein de son organe de presse, l’hebdomadaire. Il devient le promoteur de l’Amicale des étudiants musulmans d’Afrique du Nord, dont il est vice-président en 1926-1927, puis président de 1927 à 1931, date à laquelle il transforme l’amicale en association. Il est également élu vice-président de l’UNEF lors du Congrès d’Alger de 1930. Le 14 mars 1944 il crée l’association des Amis du manifeste de la liberté (AML) soutenu par le cheikh Brahimi de l’Association des oulémas et Messali Hadj. Au lendemain des émeutes de Sétif de mai 1945, tenu pour responsable, il est arrêté et l’AML est dissoute. Libéré en 1946, Ferhat Abbas fonde l’Union démocratique du manifeste algérien (UDMA). En juin, le parti obtient 11 des 13 sièges du deuxième collège à la seconde Assemblée constituante et Ferhat Abbas est élu député de Sétif. Après le refus à deux reprises de son projet sur le statut de l’Algérie, il démissionne de l’assemblée en 1947. Il lance le 1er novembre 1954 les premières actions armées qui marquent le début de la « révolution algérienne ». Dès le 20 août 1956, à l’issue du congrès de la Soummam, il devient membre titulaire du CNRA (Conseil national de la révolution algérienne), puis entre au CCE (Comité de coordination et d’exécution) en 1957. Ferhat Abbas devient ensuite président du premier Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) à sa création le 19 septembre 1958, puis du second GPRA, élu par le CNRA en janvier 1960 et démissionne le 15 septembre 1963 pour des raisons à la fois politiques et d’orientations économiques.

    5.- Deuxièmement c’était un intellectuel. qui croyait fermement au primat de la connaissance sur la distribution de la rente, auteur de nombreux ouvrages et publications
    nationales et internationales dont « Le Jeune Algérien dont il dénonce notamment 100 ans de colonisation française où il insiste sur l’algérianité. Je le cite : « nous sommes chez nous. Nous ne pouvons aller ailleurs. C’est cette terre qui a nourri nos ancêtres, c’est cette terre qui nourrira nos enfants. Libres ou esclaves, elle nous appartient, nous lui appartenons et elle ne voudra pas nous laisser périr. L’Algérie ne peut vivre sans nous. Nous ne pouvons vivre sans elle. Celui qui rêve à notre avenir comme à celui des Peaux-Rouges d’Amérique se trompe. Ce sont les Arabo-berbères qui ont fixé, il y a quatorze siècles, le destin de l’Algérie. Ce destin ne pourra pas demain s’accomplir sans eux ».

    6.- La troisième raison est que c’est un défenseur algérien de l’économie de marché à vocation sociale. Il était contre tant contre un étatisme intégral qu’un capitalisme sauvage devant lier l’efficacité économique e tune profonde justice sociale et pour un Etat régulateur fort mais fort par la démocratie c’est-à-dire par la concertation et la participation des citoyens à la gestion de la Cité, intégrant la femme signe de la vitalité de toute société. Il a toujours mis en relief les liens dialectiques entre les libertés politiques, économiques et sociales sans renier notre authenticité. Ce que l’on appelle aujourd’hui bonne gouvernance. C’était un démocrate convaincu qui lui vaudra un emprisonnement à Adrar entre 1963 et mai 1965, assigné à résidence entre mars 1976 et le 13 juin 1978. Dans son ouvrage en 1980, il publie ses mémoires dans « Autopsie d’une guerre » puis en 1984, dans « l’Indépendance confisquée », où il dénonce la bureaucratisation de la société et la corruption. Or nous sommes en fin décembre 2015 et ce sont toujours ces problèmes qui font l’actualité en Algérie. Pour l’ensemble de ces raisons je tiens à rendre un grand hommage à ce grand patriote et intellectuel qui m’a inspiré. L’histoire étant le fondement de la connaissance tout en préparant l’avenir, nous devons rendre un grand hommage à toutes les figures qui ont marqué l’historie millénaire de l’Algérie..

    Même si je ne partage pas tout ce qui a été dit par le Pr Mebtoul, mais il y a beaucoup de bon sens de son article…!!! On a besoin de toutes les compétences algériennes, alors Messieurs, jetez au moins un coup d’œil sur son programme, La3alla Wa 3assa..prenez les bonnes choses et laissez le reste….!!! Non…!???

    • Mme CH

      « Ali Haroun : « Aït Ahmed a refusé d’être président » après l’arrêt des élections »
      TSA, 28 décembre 2015, Riyad Hamadi ).

      Ali Haroun a confirmé avoir rencontré Hocine Aït Ahmed après l’arrêt du processus électoral de 1991. L’ancien membre du HCE (Haut comité d’État) était en compagnie de Khaled Nezzar. Les deux hommes ont proposé à Hocine Aït Ahmed le poste de président.
      « Mais il ne le voulait pas. Il a refusé d’être président car il pensait que l’arrêt du processus électoral était un coup d’État. Or, nous avons essayé de le convaincre que ce n’était pas le cas. Il nous a suggéré d’aller au deuxième tour. On lui a dit que si on le faisait, le Front islamique du salut (FIS) allait remporter les élections avec un risque d’avoir plus des trois quarts des sièges de députés. Ce qui lui aurait permis de changer la Constitution », explique Ali Haroune dans un entretien publié ce lundi par le quotidien El Watan. Depuis les deux hommes ne se sont pas revus.

      « Je n’ai malheureusement pas revu Aït Ahmed depuis 1992, car je n’ai jamais compris sa position. Je n’ai pas compris non plus sa participation à la conférence de Sant’Egidio en présence du FIS. Je peux me tromper, mais c’est mon opinion. Au-delà, c’est un homme que je respecte beaucoup pour tout ce qu’il a donné à l’Algérie », a ajouté M. Haroun.
      Lors d’un débat à Paris, il y a quelques années, Hocine Aït Ahmed avait expliqué pourquoi il avait refusé l’offre de Khaled Nezzar et des militaires après l’arrêt des élections.

  15. SBA

    C’est qu’après son décès que l’on ne cesse de connaître sur ce grand leader historique.

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